Une journée détente en catamaran

Le 14 mars – Journée farniente en catamaran ! Je suis moyen motivée à l’idée de passer la journée en plein soleil mais la promesse de snorkeling me convainc d’y aller. Réveil à 6h50 pour m’offrir le lever de soleil. Raté, il fait encore bien nuit, à peine une petite touche plus claire au fond. Je m’habille et y retourne… Toujours pas. Finalement, j’aurai droit à un petit résidu en allant au bus, pas si mal…

Lever de soleil à Guajimico, Cuba Lever de soleil à Guajimico, Cuba

Nous prenons donc le bus, rendez-vous à 8h mais ça traînasse un peu. La vie de groupe est parfois un peu compliquée… On se rend à la marina de Trinidad pour prendre un catamaran. Nous sommes vingt-et nous récupérons un groupe d’une quinzaine de personnes. Bon, ça rentre car le filet central est sursquatté. Je choisis une place en dur, papote un peu, lis aussi. On a dit journée détente, j’applique.

Journée catamaran à Cuba Journée catamaran à Cuba

Première étape, le snorkeling. J’aime cette activité, ça crée une sensation de flotter encore plus forte qu’en plongée et j’ai même vu un poisson flûte. Il y avait des sergents majors (bagnards), des demoiselles bijoux, poissons papillons et surtout un très beau corail. A peine remontés sur le bateau, on file sur l’île avec des iguanes un peu partout… Dégueu. Des crustacés plein la plage aussi. Le lieu est très sympa ! Un léger micro-climat au vu des nuages alentours, une paella pas mal, une plage agréable. Une petite baignade, un paressage sur un transat… et évidemment des coups de soleil en pagaille. Un jour, j’apprendrai à me crémer correctement un jour en arrêtant d’oublier des zones. Et je vais arrêter la crème en spray aussi, c’est de la merde. En plus, je crame de partout mais mon visage reste pâle… Je veux du doré ! Quoi qu’il en soit, cette petite journée sur un îlot perdu avec une heure rien qu’à moi sur mon transat me fait un bien fou. Non parce que partir en groupe a certains avantages, le premier étant de ne me préoccuper de rien, mais il n’y a jamais de réelle solitude. Je voulais écrire, je n’ai tenu que ce journal (et encore, là, je suis dans l’avion du retour) et je n’ai même pas beaucoup lu : un roman terminé, quatre magazines épuisés… C’est aussi pour ça que j’aime la plongée : pendant une heure, personne ne me parle, je suis seule avec moi-même, n’adressant que quelque gestes à mes camarades pour dire que ça va (ou pas, parfois…), que j’ai encore plein d’air et que je ne sais pas où est le bateau. En fait, la plongée n’est pas loin de la méditation, j’aime laisser filer ma pensée… et graver dans ma mémoire ces paysages incroyables. Il faut que j’en fasse quelque chose… C’est marrant comme je n’ai jamais intégré la plongée à l’un de mes récits… Mais j’ai une idée d’une histoire d’un royaume fantastique qui est assez proche de la Cité et que j’ai bien envie d’écrire en ce moment (six mois plus tard, j’ai pas écrit une ligne là-dessus mais j’ai bien avancé sur Uchronia que je n’avais pas du tout imaginé à l’époque)… Surtout que mes lectures de vacances m’ont déverrouillé un point d’intrigue que je n’arrivais pas à passer (six mois plus tard, je n’ai aucune idée de quoi il s’agissait). Bref, je digresse sur papier comme j’ai laissé divaguer mon esprit sur cette plage.

Une plage à Cuba Un iguane à Cuba Un îlot à Cuba Décor pour snorkeling à Cuba

De retour au bateau, je continue de lire, ma coloc est assise à côté de moi mais elle ne dit rien, elle ne fait rien. Elle est enfermée dans son introversion et je n’ai pas la clé. C’est drôle que malgré sa très grande timidité, elle m’ait propose spontanément de partager la chambre… Un peu comme Anaïs au club de plongée quelques années plus tôt. Y a peut-être un truc à creuser.

Catamaran amarré à Cuba

Retour à l’hôtel, je me douche et file au bar pour écrire mon carnet de plongée, ce journal, trois pages d’Augura, trois pages de Kleo (ah, oui, ce truc totalement abandonné depuis) et peut-être un peu de Technopolis. Arrivée sur place, les grumeaux sont là, je m’installe à part. Mais le couple sympa arrive rapidement et je les rejoins. Je les aime trop, ils sont vraiment supers. Le groupe s’étend, on redescend faire signer nos carnets de plongée, on rit, on picole un peu, je vexe le beau gosse de service en lui disant qu’il a une tête de dessin-animé. Mais comme il est bourré, il aura certainement oublié.

Des nuages se reflétant dans les marais Des nuages se reflétant dans les marais Epave de bateau à Cuba Boire et écrire

Et voici la soirée de l’improbable, la soirée langouste. Je rigole beaucoup avec mon petit gang. Le repas est joyeux, la fin de soirée va être anthologique. Me voilà sur une piste de danse avec de (très) jeunes hommes à virevolter dans tous les sens en riant un peu niaisement, ne comprenant pas trop ce qu’il se passe. Faudrait que je me mette à la salsa, même si je crains un peu des dragueurs… Là, c’est hyper respectueux même s’il y en a un qui a jeté son dévolu sur une fille du groupe qui lui répète qu’elle a un mec mais comme ce petit jeu lui plaît, elle cultive l’ambiguïté. On danse en riant, on picole et on finit par rentrer à 1h du matin. La danseur dragueur nous rattrape rapidement et on l’abandonne avec la fille qui lui plaît (je n’aurai jamais le fin mot de cette histoire). On discute avec les filles qui me font part de leur aversion pour les grumeaux. Moi, à part une qui m’insupporte vraiment, il y a quelques “moments de grâce” où je peux échanger avec eux… mais voilà, à trop vouloir attirer l’attention, ils attirent l’aversion, surtout une qui glousse tout le temps et nous critique à portée d’oreille. Ah, les voyages en groupe…

Coucher de soleil à Cuba

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La romance, ingrédient indispensable du roman ?

J’écris. Je gratte, gratte sur les feuilles blanches, tape avec frénésie sur les touches de mon clavier. J’ai mon histoire en tête, mes personnages en place. J’imagine naturellement que John et Annabelle finiront ensemble sauf que parfois, les lignes de texte les éloignent l’un de l’autre, jusqu’à ce que leur relation devienne illogique, inattendue… et non souhaitée. Mais est-ce que la romance est indispensable dans un roman ?

Spencer et Caleb dans Pretty little liars

Pas compris la pseudo liaison créée entre ces deux là

En ce moment, je réécris Technopolis. Dans la version 1 du truc (que je dois mettre en autoédition un jour, ça doit faire un an que je me dis que je dois le faire mais faut que je fasse ma couv et prffffffffff), il y avait une histoire d’amour au coeur du truc. Je réécris et je fais démarrer l’histoire avant, quand Oceany rencontre les rebelles et du coup… ben plus j’avance, moins je vois l’intérêt de la maquer avec Ethan (alors que Juan se positionne plutôt bien). Mais encore, Oceany, je peux la caser avec quelqu’un d’autre, au pire. Alors que voici Madeleine. Je lui avais prévu une petite histoire sympa mais plus j’avance dans mon écriture, moins cette histoire n’a de raison d’exister. On serait à la limite du rebondissement malhonnête, un peu le côté “ah mais j’arrive sur la fin du roman et j’ai oublié la romance… bon bah embrassez-vous, les deux-là, merci”.

Joey et Rachel s'embrassent

Et au fond, est-ce grave ? Je me pose vraiment la question, je n’ai pas un avis tranché. Si je prends la liste des derniers romans que j’ai dévorés, il y a parfois des romances (L’amie prodigieuse), parfois sans grand intérêt (La zone du dehors), parfois sortie un peu de nulle part parce qu’on a l’impression que ça faisait partie d’une liste à cocher (Le pouvoir de Naomi Alderman dont je dois vous parler, d’ailleurs), des fois pas du tout (Metro 2033). Et y a des fois où vraiment, c’est agaçant cette sensation que chacun doit trouver sa chacune (chacun/chacune, oui). Genre Un monde après l’autre ou encore la saga La ballade de Pern de Anne McCaffrey où un des romans qui liait John et Jane en mode “ah bé ils restaient qu’eux deux, de toute façon”, m’avait lassée et je crois que je n’ai jamais fini la saga parce que bon, à un moment, les romances forcées, ça me gonfle un petit peu…

Les dragons de Pern

Seulement, est-ce qu’on ne regarde pas un film ou ne lit-on pas un livre en espérant sa petite dose de romance ? Faut dire que dans les années 80-90 (là où j’ai constitué mon imaginaire, en fait), le héros ramassait toujours l’héroïne à la fin, le personnage féminin n’était généralement qu’un love interest sans grande épaisseur, belle et c’est bien tout ce qu’on lui demande. Sauf que moi, j’ai pas envie de reproduire ce schéma là vu que c’est pas super féministe, déjà… Si romance il y a, ce sera entre deux personnes parfaitement indépendantes qui ne seront ensemble que par envie et non par besoin ou par nécessité  mathématique de chacun veut sa chacune.

Dolores, le love interest par excellence

Seulement, la romance peut ajouter un enjeu. D’abord scénariser une montée en tension érotique entre deux personnages et si c’est bien foutu, le lecteur ou la lectrice va dévorer les pages jusqu’à ce premier baiser tant attendu. Bon, peut-être plus des lectrices mais je n’en sais rien, en fait, est-ce qu’il existe une étude là-dessus ? Bref, ça peut encourager de pages en pages et puis… ça peut rajouter une raison d’agir. Alors une fois de plus, attention au cliché de la demoiselle en détresse, ce n’est pas tant le sujet, mais l’amour peut donner une raison de se battre, quelqu’un à protéger. Ca pourrait faire un article intéressant, les MacGuffin des personnages…

Princess Bride, une romance rigolote

Mais la semaine prochaine, on va parler des petits gestes ambigus, toujours dans cette idée de romance, j’ai pas mal de choses à développer, encore.

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Demain, tous philanthropes

Bonjour, ceci est un article sans base concrète mais une petite utopie pondue au débotté parce que des fois, ça fait du bien de croire en des lendemains meilleurs. Et je n’ai bien que mon imagination pour envisager encore un futur riant. Alors je rêve. Je rêve de revenu universel et que nous deviendrons tous philanthropes si nous n’avions plus à travailler pour survivre.

En route vers l'utopie

Imaginez, imaginez. Demain, l’état nous donne à tous un millier d’euros pour vivre. Bien sûr, certains (la majorité je suppose) va continuer à travailler pour compléter ce premier salaire mais on ne bosse pas autant pour gagner 1000 euros que pour en gagner 2000, etc. Ou alors on peut partir sur l’idée de la semaine de 32h, aussi. On bosse 8h par jour 4 jours par semaine et hop, à nous le week-end de trois jours. En fait, choisissez le scénario que vous voulez. J’avais pour ma part démarré une utopie où chacun était à mi-temps : la moitié du temps passé au travail, l’autre moitié à faire ce que l’on veut.

Salarié à temps partiel : la liberté ?

Et justement, c’est quoi qu’on veut ? Imaginez. Alors on va tous se dire “se reposer”, “voyager”, s’adonner à une passion quelconque… En tout cas, moi, si ça arrivait demain, je commencerais par ça. Mais après ? Je veux dire, on parle de toute une vie comme ça. Une fois qu’on s’est reposé, qu’on a voyagé et pris l’habitude de lire, écrire, faire du paper art, des perles hama ou je ne sais quoi, on fait quoi ? Et c’est là que je m’avance à mort mais je crois sincèrement que tous autant qu’on est, ce temps gagné, on le donnerait.

Lara Croft en perles hama

Oui, c’est moi qui l’ai faite et j’en suis très fière

Pour ma part, je m’imagine sans soucis donner des cours pour les enfants. Peut-être des cours d’écriture collective avec eux où l’on créérait une histoire avec toute la classe et on ferait des dessins pour l’illustrer (eux, pas moi, je dessine vraiment très mal, pire qu’un enfant de 8 ans, oui). Bon, moi, je me projette là-dessus parce que c’est mon petit talent. Peut-être aussi que je m’impliquerais dans les cours de français qui sont donnés aux migrants (vu que j’aurais le temps de me former correctement pour donner ce type d’enseignement), sans doute un peu dans la politique locale sur certains sujets, m’impliquer dans l’écologie, notamment. Et ne croyez pas que je me la joue meuf coeur sur la main parce que je suis vraiment persuadée que ce serait un élan général.

Demain tous philanthropes  : tendre la main aux autres

D’où me vient cet incroyable espoir ? D’abord de mon envie d’y croire. Ensuite, d’une sensation, d’une intuition. Aujourd’hui, j’ai envie de m’engager plus. Non mais c’est vrai, j’ai un avis sur tout mais je fais pas grand chose pour faire bouger les choses. En ce moment, mon militantisme se limite à une vidéo tournée un dimanche après-midi (j’étais derrière la caméra, si jamais…) et une petite manif. Alors il y a des raisons politiques à ce léger ras-le-bol (je déteste les politiques, en vrai) mais aussi un manque d’énergie. La semaine, je rentre chez moi un peu vidée et le week-end, j’essaie de récupérer l’énergie perdue dans la semaine dans un espèce de grand cycle merdeux. Le week-end, j’essaie aussi de faire ce que je n’ai pas pu faire pendant la semaine : éventuellement les courses, le ménage, écrire mon blog, écrire tout court, prendre le temps. Déjà rien que ça, prendre le temps. Quand je faisais de la sophrologie, la prof nous avait dit un jour “vous voyez, quand vous êtes en vacances, tout ce que vous avez de changer dans votre vie… c’est parce que vous avez le temps et l’énergie”. Ou alors je l’ai lu dans Flow mais voyez l’idée.

Prendre le temps

Or ici, avec notre temps gagné, on peut s’occuper non seulement de soi et de nos proches mais éventuellement du reste. Bien sûr, ce ne serait pas unanime mais j’y crois pour une majorité. Evidemment, dans un cadre où le revenu universel ou la semaine de 32h nous permet de vivre tous à minima correctement, supprimant du même coup une bonne part de notre charge mentale. Oui parce que la charge mentale, c’est pas uniquement les femmes qui s’occupent des tâches ménagères, ça marche aussi sur tout ce qui est préoccupation vous empêchant de fonctionner correctement et les problèmes d’argent arrivent assez haut dans la pile. Si en même temps on arrive à un peu calmer le jeu de l’hyperconsommation, on partirait sur une société beaucoup plus jolie.

Stop le béton, pour une ville verte

Vous pourriez dire que je suis une rêveuse et… bah oui. Vous me direz que plus de congés n’a jamais rimé avec philanthropie ou alors juste à la marge et ce n’est pas faux. Mais je m’en fous. J’ai envie de croire en cet avenir là. Ce qui ne coûte pas grand chose vu qu’on crèvera tous du réchauffement climatique. Bonne semaine !

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Ce livre que je lis… et qui ressemble trop à ce que j’écris

Ceux qui passent régulièrement par ici le savent, j’aime lire. Je ne le fais pas assez à mon goût car j’écris aussi, je dors, parfois, je travaille, surtout. Mais j’essaie de me ménager quelques instants de lecture, histoire de m’évader un peu, découvrir une histoire à la cool et parfois, je suis troublée… Ce livre, là, il ressemble trop à ce que j’écris… possiblement en mieux.

Ma pile à lire

J’ai exactement ressenti ça en lisant deux livres  La cité d’un côté et La zone du dehors de l’autre, je vous avais dit que j’en avais pas fini avec ce roman. Parce que pendant sa lecture, même si je sortais parfois du récit à cause du style, je me disais “mais… c’est quand même pas mal Augura”, ma dystopie du bonheur. Evidemment, il n’y a pas à chercher si loin pour comprendre : nous avons les mêmes influences dystopiques. 1984 notamment, parfaitement, assumé par Damasio avec un clin d’oeil limite trop appuyé en début de roman qui se passe en 2084. A ça, je rajouterais le Meilleur des mondes (même si l’influence est plus forte pour Technopolis dans mon cas). Est-ce que les dystopies se suivent et se ressemblent ? Forcément, il y a des socles communs, peu importe comment on va jouer la partition. Sauf que là, y a quand même pas mal de proximité entre mon histoire que j’écris depuis pas loin d’un an (j’écris pas vite, cf premier paragraphe) et tout à coup, tu te poses la question : est-ce que j’ai pas un peu tort de persévérer, vu que c’est déjà fait ?

Ce que j'écris

Et bien pas forcément. D’abord, comme dirait Joseph Campbell dans Le héros aux mille et un visages, toutes les histoires sont des déclinaisons d’un même mythe, le monomythe. J’ai pas lu le livre (du moins pas encore,on l’a à la maison) et je suppose qu’on peut y apporter mille et unes nuances mais dans les faits, les histoires ont toujours une structure similaire. Une romance, c’est A et B qui se rencontrent et qui s’aiment, avec ou sans péripétie. Ca peut finir bien, ça peut finir mal mais ces histoires n’ont pour but que de raconter le lien entre A et B, resserré ou distendu par la vie. Ca marche pour les amitiés, d’ailleurs (je suis en train de lire la saga prodigieuse d’Elena Ferrante, on est complètement là-dedans). Pour les thrillers, polars and co, tout amène à la résolution de l’enquête via la collecte d’indices, souvent encouragés par quelques rebondissements. Une dystopie n’a de sens qu’à partir du moment où les personnages qui la subissent prennent conscience de ce qui ne va pas et décident de réagir. Et d’ailleurs, si j’enlève la dimension “société futuriste”, finalement, il n’y a pas tant à voir : Cerclon I est sur un satellite de Saturne, Augura est sur Terre, le leader de la révolution, Catpt, est un intellectuel qui pérore beaucoup alors que dans Augura… ben ce qui est censé faire office de leader de la révolution est Iris, une femme qui n’agit que dans son intérêt propre, sans mentir à qui que ce soit sur le sujet, et refuse d’endosser un costume trop grand pour elle.

La liberté guidant le peuple de Delacroix

Et la Cité, alors ? Là, pour le coup, j’étais dégoûtée en le lisant car j’y voyais une histoire que j’avais en tête depuis bien quinze ans et que je n’ai jamais écrite parce que pas le temps. Ca me rend ouf quand on me pique mes idées sans savoir que je les ai eues. Non mais à une époque, j’envisageais de faire des vidéos sur ce blog en coupant mon bla bla par des extraits de séries ou films… un peu comme tous les gifs qu’on utilise désormais pour illustrer nos tweets ou, à l’époque, permettait de créer un blog Tumblr assez comique… Vous n’imaginez pas les soirées que j’ai passées sur Tumblr mais ça me permettait de réviser mon anglais (à peu près). Mon idée, là, je l’ai eue en 2011, j’avais téléchargé plein de séries TV pour isoler mes petites vannes, notamment les Xena (que j’avais entrepris de mater pour écrire un jour un article dessus mais au bout de 6 épisodes, j’ai laissé tomber). Et du coup, j’envisageais un roman un peu épique assez inspiré de Angel Sanctuary une nouvelle fois (j’avais écrit un roman un peu inspiré déjà, qui a dû disparaître dans les limbes informatiques mais c’était nul donc bon) mais je ne savais pas trop comment l’articuler et là, en lisant la Cité, j’ai lu ce que je n’avais jamais réussi à mettre correctement sur pied.

Angel Sanctuary

Du coup, j’ai eu une folle envie de reprendre cette histoire, celle d’Emma que j’ai envisagé un temps de nommer Iris avant de le refiler le prénom à la meuf d’Augura, là (il faut savoir que j’ai une certaine obsession pour les prénoms, je pourrais créer un roman juste pour coller un prénom… Ce que j’ai fait dans Uchronia vu que je m’étais réveillée avec le nom de l’héroïne qui se répétait en boucle dans ma tête ou créer un roman juste parce que j’avais envie de mettre le nom dans le roman. J’ai donc déjà écrit 12 pages de Taylor Rent, quand même). Mais j’ai son histoire, me resterait qu’à l’écrire. Quand j’aurai fini un de mes romans. Parce que oui, l’envie d’écrire vient souvent de la lecture d’un roman ou le visionnage d’une série…

Pretty little liars

Même celle-à, oui

Inspiration ou plagiat… Un sujet intéressant à voir une prochaine fois.

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Passion Shinkansen

Et voici mon dernier article sur le Japon (je parlerai de matcha dans un cadre plus général). Quasi un an après être partie mais j’avoue que je ne me lasse pas d’allonger la sauce. Next step : l’album photo et la vidéo. Mais avant, j’ai envie de vous parler d’un des points forts de ce voyage : le Shinkansen, le TGV local. Ce train magique qui m’a fait rêver quelques heures de vivre ma vie dans les trains.

Les plus attentifs d’entre vous auront noté une passion certaine pour le train chez moi. C’est vraiment mon moyen de transport préféré et je rêverais de faire un tour du monde en train, si cela était possible (pas trop en fait, pas mal de pays n’ont pas un réseau ferré très développé). Je trouve le train plus confortable que l’avion (deux sièges côte à côte vs 3 dans l’avion, plus de place au global, seul bémol : le carré de quatre et le fait de devoir caser ses bagages comme on peut à droite, à gauche), on voit les paysages défiler et si j’ai quelques jolis souvenirs de vues à travers le hublot, c’est le plus souvent au décollage ou à l’atterrissage puis on disparaît derrière les nuages, merci, au revoir. Bon, il est vrai que dans l’avion, dans les longs courriers, on a des films, c’est pas mal ça. Mais le train, les gares sont toujours en centre-ville (sauf la gare TGV d’Aix qui fait chier tout le monde, il me semble), on n’est pas obligés d’arriver trois heures à l’avance et si on arrive trop en avance, on peut aller prendre un café à proximité pour tuer le temps. Et puis c’est plus écologique. Alors oui, on ne peut pas traverser la planète en à peine 19h de trajet (pour aller au Japon par exemple) mais le train m’offre, plus que n’importe quel autre transport, une bulle à moi : je peux lire, écrire, dormir, mater des films sur ma tablette ou mon ordi dans une ambiance relativement calme. Sans devoir tout remballer avant la fin parce qu’on va atterrir par exemple. Bref, j’aime le train et je ne cesserai jamais de rêver qu’on parvienne à pousser ce moyen de transport partout dans le monde pour me permettre de réaliser ce rêve absolu de tour du monde en train (durant les trajets, j’écrirai des romans)(je rêve tellement ma vie des fois)(j’ai un souci pour l’Islande et la Nouvelle Zélande, par contre, je sais vraiment pas comment la relier. Le Japon ou l’Australie, on pourrait peut-être faire de grands ponts qui les relient au continent mais avec les séismes…)(je suis au-delà du hors sujet, là).

Et de tous les trains que j’ai pris, le Shinkansen arrive en tête niveau confort. Tout est pensé pour que vous passiez un bon moment : largeur des sièges et surtout vous pouvez poser vos bagages à vos pieds car ils ont laissé de la place exprès et la tablette vient jusqu’à vous. Je vous jure, quasi un an après ce voyage, j’ai un souvenir très fort de notre premier trajet Tokyo – Osaka : regardant à travers le hublot du train (oui, c’est un hublot, ça crée un effet sympa mais pour le coup, je donne l’avantage aux larges baies vitrées du TGV) si j’apercevais ce foutu Mont Fuji, écrivant dans mon journal le récit de ce voyage tout en dégustant un bento de bonne facture. A ce moment précis, j’étais juste bien, je m’imaginais tellement dans la peau d’une écrivaine des trains : passer ma journée dans les trains pour écrire parce que lever le nez quand on sèche sur une phrase et se perdre dans la contemplation de paysages défilant à toute vitesse, je ne connais pas grand chose de plus stimulant.

Ecrire dans le shinkansen

Bento mangé dans le Shinkansen Bento mangé dans le Shinkansen Mont Fuji vu du Shinkansen

Les trains japonais sont spacieux

Bon, ça, c’était même pas le Shinkansen, pour vous donner une idée de la place qu’on avait.

Ce qui est formidable avec les Shinkansen, et avec les trains japonais en général, c’est leur look. On sent bien que c’est un mode de transport important pour eux : ils sont parfois customisés à certaines couleurs (j’avais vu la pub pour le Shinkansen aux couleurs d’Evangelion, j’ai vu des photos d’un aux couleurs d’Hello Kitty), je crois que je n’ai pas vu une seule gare où, quand il entrait en gare, personne ne dégainait son téléphone pour le prendre en photo… Bon, ok, les trois-quarts du temps, c’était moi mais bon… Ce train a un look… On dirait qu’il a été conçu pour crier au monde entier “regardez comme je suis conçu pour aller vite”.

Le shinkansen Hello Kitty Le shinkansen Evangelion

Et je vous parle des Shinkansen mais on a eu quelques autres petites surprises dans d’autres trains. Le premier point, ce sont les dossiers à bascules, un pur génie : dans pas mal de wagons, vous pouvez faire basculer les dossiers, donc, pour vous mettre dans le sens de la marche ou vous constituer un club 4. C’est pas du pur génie, ça ? Plus de gens qui essaient d’échanger leur place avec vous parce qu’ils sont malades s’ils ne sont pas dans le bon sens ou ces longs face à face gênant avec cet.te inconnu.e parce que vous avez hérité d’une place dans le club 4 et que vous allez en plus passer le trajet à vous battre pour les 2 cm² disponibles pour les jambes. Je hais tellement ces places , le pire étant le Club 6 du Teoz où vous pouvez carrément vous retrouver sans tablette. On a également vu un train bizarre avec un aménagement rétro pour un voyage à thème. En résumé ? Lors de notre retour à Kyoto, j’irai visiter le musée de la locomotive. Parce que vraiment, ce pays aime les trains.  

Train Japon Train rétro Japon Train multicolore Japon Train Mont Fuji Japon

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Ce personnage, c’est moi

Je suis une personne empathique. Il y a des personnages qui trouvent une certaine résonance en moi, j’ai des identifications assez fortes. Certains personnages sont de toute façon écrits comme ça, ça nous permet de rentrer plus facilement dans un récit. Tiens, faudra un jour que je vous fasse un article sur “mon prof remplaçant de remplaçante de seconde nous a expliqué Se7en en quelques minutes”, ça m’a marquée. Mais aujourd’hui, je veux vous parler d’un personnage qui me choque… parce que je crois que cette fille, c’est moi.

Panneau la belle au bois dormant

Je vais donc en appeler ici à ceux qui ont lu ces romans pour me dire s’ils ont ressenti la même chose ou non, histoire de voir si tout n’est dû qu’au talent de l’auteur ou si, vraiment, j’ai un caractère semblable, voire identique à ce personnage. Mais de qui je parle donc, de façon si énigmatique ? Let me introduce Lenù. Lenuccia. Elena. c’est la narratrice de “la saga prodigieuse” d’Elena Ferrante, une suite de roman (quatre pour le moment, je n’en suis qu’au 2e que je devrais finir dans les prochains jours) qui se passe dans l’Italie post guerre dans un quartier populaire de Naples. Elle raconte surtout la vie de Lila, l’amie épouvantable (je la déteste) de Lenù mais ce n’est pas tant d’elle que je veux parler que de Lenuccia (j’adore cette façon qu’ont les Italiens de trouver des tas de surnoms affectifs à partir d’un seul prénom). Et surtout d’une phrase qui m’a fait tilt et dont j’ai envie de parler.

Naples dans les années 50

De façon générale, Lenù est une fille plutôt brillante et très appréciée de son entourage. Son principal souci dans la vie, outre l’image déplorable qu’elle a d’elle-même (surtout à l’adolescence mais qui lui en voudrait ?), son amitié toxique avec la personne la plus infecte du monde. Je vous jure, y a des moments, j’ai envie de secouer Elena en lui hurlant “putain, mais c’est quoi cette demi-vie que tu vis, tout ça parce que tu passes ton temps à t’effacer devant Lila qui n’en mérite pas tant ?”. Je vais essayer de pas trop spoiler mais à un moment, Lenù est folle amoureuse d’un garçon qui va lui préférer Lila. Alors qu’elle a le coeur en miette, elle réalise soudain “non mais c’est mérité, en fait, j’ai pas voulu accueillir la passion alors il en a choisi une autre”. Et là, je me dis “mais carrément, en fait !” Aujourd’hui, je vis une belle histoire mais pendant longtemps, j’ai été prudente en amour. Je vais en faire un article à part entière (parce que j’en ai parlé à Victor et du coup, j’ai de quoi faire un article). Mais avant de lire cette phrase, de lire cette histoire de fille qui marche sur la plage, mi dégoûtée, mi réaliste, je n’avais pas percuté.

Sur la plage d'Ischia

La plage d’Ischia où il se passe quelques scènes du roman, ça me l’a fait aimer encore plus

Alors il est vrai qu’aujourd’hui, je n’ai pas besoin d’analyser ma vie sentimentale, il n’y a plus de questions et je passe donc un peu plus de temps à guetter les petites accointances des uns et des autres, écouter des histoires qui ne sont pas miennes pour avoir un peu de matière à réflexion (j’aime réfléchir). Mais à ce moment là de ma lecture, j’ai été comme frappée par cette révélation, comme si ma vie amoureuse passée venait de subir un nouvel éclairage, cru mais qui permettait d’emboîter toutes les pièces d’un coup. Alors ça me sert pas à grand chose dans l’absolu mais c’est si troublant de suivre un personnage dans lequel on s’identifie à la perfection, au point qu’on ressent les mêmes agacements et colères qu’elle…

dessiner un personnage

(c) Le blog apprendre à dessiner

Et du coup, je me demande : comment qu’on arrive à provoquer ce sentiment ? Est-ce un génie d’écriture ou juste que c’est tombé pile sur quelque chose qui me parle. Encore un truc à analyser.

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Procrastination : mon grand talent

Aujourd’hui, j’ai envie de parler bêtises parce qu’on ne peut pas être sérieux tous les jours. Surtout qu’en ce moment, mon sérieux est monopolisé par mon nouveau taf parce qu’en fait, j’ai un peu changé de métier, c’était pas prévu. C’est cool mais usant. Du coup, pour le reste, je baigne dans la procrastination.

Procrastination

Bon, c’est pas tout à fait vrai, j’écris pas mal. A l’heure où je vous parle, j’ai un roman qui comptabilise 72 pages, un autre 30, un troisième 22 pages et un quatrième 12. Pas mal mais voilà : entre le nouveau boulot et mes mauvaises habitudes, j’écris pas autant que je ne le voudrais et je ne parle même pas de mes autres projets de type artistiques ou culinaires. Le sport ? Une fois en passant. Not perfect.

La flemme de faire du sport

Et mes histoires de blogs, là. J’avais annoncé la fin des vingtenaires en mai et… hmmm… Le pire, c’est que j’ai acheté le nom de domaine, il ne me reste qu’à tout préparer et go mais je traîne, je traîne. J’ai de bonnes excuses, hein, la première étant donc que je change de métier par surprise et ça implique de beaucoup apprendre et réfléchir et ça me vide. Sauf qu’avoir une bonne explication ne calme pas la frustration…

Frustration

Parce que ça m’agace. J’ai réussi à me débarrasser de mon addiction pour Candy Crush… mais au lieu d’écrire le soir, je passe mes soirées sur Instagram à regarder des gens réaliser des trucs que j’aimerais faire (et aussi faire des truc que je pige pas comme manger de la craie, écraser de la craie avec une voiture, faire et jouer avec du slime). Bon au moins, j’écris dans les transports saaaaauf que… depuis lundi, je fais la moitié du trajet avec mon adoré donc 15 bonnes minutes d’écriture en moins. Donc à un moment, faut arrêter de glander parce que ça ne me rend pas très épanouie.

La procrastination : ne rien faire de sa vie

Souvent, je me dis que mon plus grand problème, c’est vraiment que j’en veux trop. Si je résume mes désirs, je voudrais écrire, lire, faire du sport et accessoirement travailler, tout le même jour, en n’oubliant pas l’essentiel : profiter de mon amoureux. Du coup, je m’obsède sur mon emploi du temps, je me dis que je devrais me remettre au morning miracle, me lever à 6h pour aller à la salle faire un peu de vélo, tapis, elliptique, vibre-couenne en écoutant un livre audio mais… ben la flemme quoi. Surtout que me lever à 6h, ça veut aussi dire… pas de câlinous du matin vu que mon adoré ne se lèvera pas si tôt donc bon… Et puis après il y a la journée, je dois bien passer une heure (minimum…) à traîner sur Twitter à picorer l’actu et m’énerver sur la connerie de plein de gens (même si je suis assez fascinée par la capacité de  certains à être systématiquement à côté de la plaque) alors que je pourrais utiliser ce temps pour écrire. Je me suis mis comme objectif d’écrire une page par jour sur chaque roman (deux sur Augura qui est le plus avancé) et je pourrais si je ne perdais pas de temps. Et le soir, c’est cata, je fais rien, je fusionne avec le canapé en regardant des gens manger de la craie. A peu près.

Manger de la craie

Mais… est-ce si grave ? A la limite, le seul truc un peu gênant, c’est d’être sur Twitter plutôt que d’avancer sur mon travail parce que ben… c’est ce qui me permet de manger, m’acheter des trucs et surtout partir en vacances, une de mes grandes passions dans ma vie. L’écriture, de mes romans ou de mon blog (bientôt au pluriel), c’est du loisir. De la passion, ok. Mais j’ai la chance que ce ne soit pas mon métier justement et de n’avoir aucune pression pour le faire mais… j’ai la plume qui gratte en ce moment. Je veux écrire sur tout, tout le temps, j’ai des phrases qui m’envahissent en permanence et je me dis… Et si je testais l’écrit marché ? Après tout, en cumulé, je dois avoir bien trente minutes de marche par jour… Mmmm

Marcher pour sa santé

C’était pas du tout la chute prévue de cet article, en vrai, je voulais juste dire que je traîne de ouf sur mes projets persos. Deux lignes pour résumer un article plein de vide mais j’assume.

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C’est trop d’amour

Petit aparté personnel parce que raconter les jolies choses, ça fait du bien. Le week-end dernier [en vrai début juin mais ma vie est beaucoup trop chargée en ce moment], Victor et moi sommes partis sous le soleil breton (c’est pas une boutade, j’ai même bronzé) pour assister au mariage de Joy et Isa… Et j’ai beau ne pas aimer les mariages, je fus fort émue.

Arzon sous le soleil

En règle générale, je m’ennuie toujours un peu, voire beaucoup, à un mariage. C’est long, on se tape des diaporamas et des jeux qui ne font que casser la conversation qu’on tentait d’entretenir avec son voisin, le temps se dilate, s’écoule lentement, poisseux, tu regardes l’heure de plus en plus régulièrement, te demandant à quelle heure il devient socialement admis de s’éclipser. Et à chaque fois que je suis invitée à un mariage, mon cerveau est partagé : heureuse pour les futurs mariés (dans le cas où je suis relativement proche des mariés, je me suis retrouvée à des mariages “amis de mon mec que j’ai vu 2 fois dans ma vie” et là, c’est la déprime totale) et le fait que je vais passer une longue soirée où je ne vais pouvoir rien faire pour tromper l’ennui. Et ce même si je suis avec mon mec.

Jolie déco de mariage

Du coup, j’étais un peu détachée. Heureuse de voir mes amies vivre ce si beau moment, heureuse de voir quelques camarades perdus de vue… Mais j’avais peur de cet ennui, du fait que j’étais dépendante de quelqu’un pour rentrer, du fait que je n’allais pas trop voir les mariées… et le fait que je savais déjà qu’il y avait au moins un powerpoint de prévu. On galérait pour savoir comment s’habiller vu que mariage en Bretagne à la ferme (j’ai choisi la stratégie de l’oignon avec plein de couches à mettre/enlever pour être parée à toutes les situations et j’avais mon joli K-way), bref… Comme souvent avant d’y être, tout te semble être une équation à triple inconnues.

Mariage 'd'amour en Bretagne

Et en vrai, tout ça, on s’en fout. Les mariages me saoulent jusqu’au moment où l’on bascule dans l’émotion. Isa, je la connais depuis 8 ans, Joy depuis 7 (depuis qu’elle est en couple avec Isa, donc). J’ai passé des week-end en Irlande avec elles, j’ai craqué mon slip et suis allée les voir au Canada, elles vivent un peu la vie que j’ai pas les couilles de tenter. C’est pas juste des copines. Isa, je l’ai connue juste après sa rupture avec son ex, j’ai vécu ses errements entre l’ex et Joy. Et là, je ne m’y attendais pas mais de les voir toutes les deux arriver en calèche dans le village, de les voir dans leurs belles robes, amoureuses l’une de l’autre comme jamais… Et bien j’étais à CA de pleurer.

Amour et mariage

Je ne suis pas trop une émotive sur ce genre de trucs vu que le mariage est ce qui m’inspire le moins au monde. Le seul truc que j’aime un peu bien dans les mariages, ce sont les photos et les trucs trash the dress mais après, bof… Trop de conventions, trop de culs pincés, trop de temps morts aussi. Il paraît qu’il faut savoir s’ennuyer dans la vie mais là, l’ennui est si poisseux qu’il en ralentit le temps. Je suis par conséquent assez ravie d’avoir des amis peu intéressés par le concept. Mais là, c’était juste le bon équilibre, entre émotion et légèreté, papotage avec des visages connus mais pas vus depuis des années, chants à tue-tête sur des vieux tubes (c’est quand même la première fois que j’entends du Francis Lalanne dans un mariage. Typiquement ce genre de chansons que j’adore chanter mais que je ne pourrais pas écouter). Des rires, pas de chichis.

Arrivée des mariées, cérémonie laïque

Et ça fait juste du bien. Ces derniers temps, ma vie a été plus marquée par le sceau du conflit que par celui de l’Amour. J’avais besoin de souffler, de savourer, d’oublier que la vie, ce n’est pas un éternel jeu de stratégie entre les N++ et toi pour survivre à cette infinie partie de ce jeu cruel et sans règles justes que l’on appelle le travail… Je vais récupérer cette phrase pour mon futur livre sur l’enfer du travail, j’aime bien cette idée de jeu. Mais je digresse. En ce samedi ensoleillé de juin, j’ai juste pris un bain d’amour et de sincérité, j’ai vu deux femmes qui s’aiment depuis un septennat, qui ont vécu ensemble à Paris, Dublin, au Canada et en Bretagne. C’est ce genre de couple qui te paraît être une évidence. C’est comme si elles étaient ensemble depuis toujours, comme si elles étaient la moitié d’une même pièce (coucou Platon !), comme si on était dans une série et qu’à la fin, ce couple devait être réuni sous peine de voir une horde de fans venir incendier les studios.

Sense8, Kala et Wolfgang

Et il faut écrire ces moments là. Les immortaliser, les consigner dans sa boîte à souvenirs. J’essaie comme ça d’avoir un petit album mental des jolis moments à se repasser en cas de coup de blues (ou si j’ai une scène de mariage à écrire un jour, on ne sait jamais).

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PS : J’ai écrit cet article en 2 temps et j’ai bien remarqué que je me répétais mais on va laisser ça comme ça. Je profite de ce PS pour « faire un point » sur l’histoire de la fin des vingtenaires : c’est toujours prévu, j’ai juste pas le temps de m’en occuper, je le ferai sans doute début juillet pendant mon intercontrat.

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Travailler, c’est gagner de l’argent ?

Vous l’aurez remarqué, la question du travail m’interpelle énormément. A l’occasion des présidentielles et de la question du revenu universel se pose la question de ce qu’est le travail précisément. Il paraît que tout travail mérite salaire donc si je ne gagne pas d’argent sur une tâche, ce n’est pas du travail. Mmm, pas si simple.

Tout travail mérite salaire

Je vous parlais l’autre jour de ce blog que j’écris plus ou moins régulièrement depuis 13 ans. Environ 2850 articles pondus sur des sujets divers et variés, parfois pondus à l’arrache, parfois un peu plus référencés. Ce que je fais sur ce blog, est-ce du travail ? Si je prends en considération ce que ça m’a rapporté pécunièrement parlant, non. Si je considère que c’est ce qui m’a aidé à décrocher un ou deux postes, ça se discute. Quant à l’investissement…

Femme travaille sur ordinateur

C’est toujours un peu le problème du travail tel qu’on l’entend : tout ce qui ne rapporte pas salaire ne compte pas. Si je prends mon petit cas personnel, mon travail de coeur se passe justement dans les moments où je ne suis pas payée : dans le métro, à la pause dej, dans le métro encore, dans les réunions qui m’emmènent au bout de l’ennui, le soir, le week-end. J’écris. Ecrire, c’est pas que coucher des mots sur un support en espérant que ça fera une histoire pas trop bancale, y a un peu de recherche aussi, histoire de ne pas sortir une énormité qui ferait sortir ceux qui savent s’ils lisaient ce récit… Si jamais un jour je me sors les doigts du cul pour relire mon manuscrit terminé et l’envoyer à quelques éditeurs. Mais voilà, si écrire ne me rapporte pas un kopek (essentiellement parce que je n’essaie pas, ok), ça n’en reste pas moins du temps investi.

Joli bujo

Et je pense que vous avez tous un exemple de ce type. Je pourrais parler de ma maman qui passe des heures à peindre un tableau pour nous les offrir ou juste pour le plaisir. Vous-mêmes, vous partez peut-être à l’assaut de Paris ou d’ailleurs, un sténopé à la main ou votre reflex flambant neuf, pour réaliser de belles photos, peut-être que vous écrivez, vous dessinez, produisez de la musique, cuisinez avec soin, toutes ces choses… pour le plaisir mais avec rigueur. C’est du travail mais ça n’en est pas. Parce que vous aimeriez y consacrer plus de temps, voire tout votre temps, mais que la société n’y voit aucune utilité. Du moins, pas autant que les émissions débiles où des gens qui n’ont rien à dire s’épanchent pendant des heures, par exemple. Ou que ce cadre de votre boîte entré par copinage et qui passe ses journées à lire le journal, par exemple.

Lire son journal au bureau

Si le revenu universel permettrait de régler une partie du problème, ce n’est pas tellement mon sujet aujourd’hui. Je me posais juste la question : est-ce que tous ces mots que je tisse ici, en attendant un ailleurs, sont du travail vain ? Est-ce que ça aboutira un jour quelque part ? Est-ce qu’il faudrait que je trouve une façon de gagner un peu d’argent pour atteindre, au maximum, de quoi passer en mi-temps ? Ou juste admettre que c’est un travail pour le plaisir. Comme faire du jogging qui entretient la forme, qui permet de se satisfaire de faire mieux mais qui n’entraînera jamais le gain d’aucune médaille… et au fond, ce n’est pas bien grave..

Courir pour le plaisir

En attendant, faut que je “travaille” sur mes nouveaux blogs… j’arrive déjà pas à trouver un thème qui me plaise, on est mal barrés !

 

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Chers endormis, réveillez-vous…

Je vous ai parlé semaine dernière d’une pièce de théâtre que j’ai vue et qui pose des questions. A un moment, une femme d’un certain âge dit “j’ai toujours voulu vivre dans une époque où tous les signaux passent au rouge mais je me demande… est-ce que l’on s’en rend compte ?”. Françaises, Français, je crois qu’on vire au rouge incandescent… Réveillez-vous !

La France en rouge

Je me pose toujours, comme la dame, la question des signaux rouges… Moi, je parle plus de la chute des dominos. Quel fut le premier domino qui entraîna les autres jusqu’au désastre. Parce que bon, c’est facile de réécrire l’histoire, de se dire que tout était si évident et que personne n’a cherché à arrêter le cheval fou furieux des événements. Ou quelque chose comme ça. Sauf que non. D’abord, l’Histoire n’est pas une route linéaire où il suffit de lever la tête pour voir l’horizon. Ensuite, l’Histoire, telle qu’elle nous ait enseignée, tout du moins, ne se concentre que sur les faits et pas sur les individus. Croire que tout le monde laisse faire, que l’Histoire ne s’écrit qu’entre Grands de ce monde, c’est un mensonge… Les citoyens bougent, les citoyens disent non, les citoyens se révoltent.

La prise de la bastille en tableau - révolution française

Sauf qu’on nous apprend toujours que ça ne sert à rien. L’Histoire française regorge d’exemples où la colère du peuple a totalement changé la donne, allant jusqu’à faire tomber une monarchie pluriséculaire mais non, on vous dit que manifester, ça ne sert à rien, les grèves, ça ne sert à rien. Se battre ne sert à rien. Alors, c’est ça, votre démocratie ? Glisser un bulletin dans une urne de temps en temps et fermer sa gueule parce que : tu as voté pour le gagnant donc assume, tu as voté pour le perdant donc tu es aigri.e et pas objectif/ve, tu n’as pas voté, tu fermes ta gueule. Des discours répétés en long, large et travers pour nous inviter à attendre sagement que le berger nous mène… dans une jolie prairie ou au fond d’un ravin, la surprise sera totale.

Moutons, réveillez-vous !

Est-ce que tout ce qu’il se passe vous convient vraiment ? Pas de malaise face aux répressions sanglantes d’une quelconque opposition ? Ni devant le projet de loi Asile et Immigration ? Le silence face à ce qu’il se passe au Yémen ? L’islamophobie décomplexée ? Tant mieux pour vous, moi, j’en ai la nausée. Et je ne vais même pas parler de la suppression de l’ISF, la loi travail 1 et 2, la hausse de la CSG… Et je pense en avoir oublié plus de la moitié. L’image de la France dégringole jour après jour : les eurodéputés se sont payés la tête de notre Président, empêtré dans sa langue de bois, on se fait allumer par toutes les ONG… Mais non, il faut se taire, il faut subir parce que “c’est lui qu’a gagné les élections, faut l’accepter.” Mmmm, alors déjà, on va se souvenir deux secondes dans quel contexte ce monsieur a pris les rênes du pays mais surtout… on va subir ça encore longtemps ? Macron, c’est juste Sarkozy avec un peu de chantilly sur la tête pour le rendre plus appétissant. Pire, Sarkozy n’aurait jamais osé aller aussi loin, aussi vite. Mais parce que Macron a une plus jolie tête et se prétend “ni de droite, ni de gauche”, il endort bien comme il faut. Ca n’existe pas, ça, ni de droite ni de gauche. Vous l’avez avalé parce que vous ne connaissez rien en politique et que ça vous rassurait un moite-moite. Pourtant, suffit de se pencher deux secondes sur sa politique pour voir de quel côté il balance.

Macron président de droite

Il faut arrêter de croire que la messe est dite. C’est trop facile de se réfugier derrière un “non mais le peuple a dit, à dans cinq ans…” . Il y a des dizaines et des dizaines façon de lutter. Déjà en arrêtant de pourrir ceux qui se battent pour nos acquis. Nos acquis, oui, parce que ne croyez pas que le rouleau compresseur s’arrêtera aux retraités et aux cheminots, hein. Chaque barrière qui cède rapproche le couperet de vous, n’en doutez pas. Vous pouvez écrire, parler, manifester… les voies sont nombreuses. Mais l’Histoire ne se joue pas que dans les urnes, surtout en France…

Histoire de la France

Réveillons-nous et arrêtons de les laisser faire de la France un pays dont on a honte.

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