Une journée à Shinjuku : VR zone et parc

Le 18 octobre – Nous avons un dilemme : tenter ou non d’aller voir le Mont Fuji, sachant que la météo n’était définitivement pas de notre côté. Victor tranche : on laisse tomber. Pourtant, quand on se met en route, le ciel est limpide. J’hésite à proposer de faire un tour vers le Sky Tree, la Tour la plus haute de Tokyo (celle que je confondais au départ avec la Tour de Tokyo). Mais je laisse la main à Victor qui, lui, n’a qu’un seul but : la VR Zone Shinjuku. Lors de nos différentes soirées à trouver que faire, il avait repéré différentes zones VR à Tokyo, ce qui nous permet de nous occuper un long moment en intérieur  vu qu’on devait avoir de la pluie. Ok, et bien, allons-y.

Tokyo, quartier de Shinjuku

Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps : c’était génial. Vous pouvez acheter un pack de 4 tickets + l’admission, chaque ticket de couleur vous donnant accès à un jeu parmi trois proposés. Pour le ticket jaune, aucune tergiversation : c’est parti pour Mario Kart VR. Le gros avantage du casque VR utilisé ici (le Vive), c’est qu’il te permet de jouer avec tes lunettes, la myope que je suis a fortement apprécié. Donc Mario Kart, je disais. Assis dans une sorte de baquet, un volant, deux pédales, on doit attraper les objets avec les mains (sur lesquelles on a des capteurs) et c’est parti. Ok, c’est ultra cool même si le premier vol (on arrive sur un saut et on se retrouve avec des ailes de deltaplane*) est légèrement flippant. On joue 4 mn mais ça passe hyper vite et je termine 3e ou 4e (sur 4. Je vous préviens que le résumé de ce petit passage dans le monde virtuel sera vraiment “je suis une quiche”). En tout cas, Mario Kart VR a un goût de reviens-y de ouf.

Shinjuku VR zone

Les toilettes de la Shinjuku VR Zone avec ses bonhommes qui ont l'air un peu flippants

Les toilettes de la Shinjuku VR Zone avec ses bonhommes qui ont l’air un peu flippants. Non ?

Mario Kart VR

Deuxième attraction : Evangelion. Il faut savoir que j’adore cette série (la série, pas le film qui est tout nul) et comme j’ai découvert qu’ils avaient sorti une nouvelle série (j’arrêtais pas de voir des illus avec une child que je ne connaissais pas du tout), je sais ce que je vais mater à mon retour. Le but du jeu : tuer un ange. Je serai Asuka, Victor, Shinji. Le set up est ultra cool parce qu’on commence dans les locaux de la NERV avec mise en route des EVA,a arrivée du liquide amniotique et propulsion de la ville et après… grosse merde. Le jeu est ultra dur, je ne parviens pas à changer d’arme malgré les instructions que j’avais lues et l’Ange tire de façon aléatoire donc à un moment, je fais ma bonne vieille technique de jeux vidéos : je bourrine. On finit donc mangés par l’ange (bon, pour le coup, Victor a bien galéré aussi, ça me rassure). Petite pause hydratation avec des boissons “fantôme de Pac Man” (pourquoi pas), on mate des gens sur des murs d’escalade pour une simulation de canyoning mais on ne tente pas l’aventure.

Evangelion VR

Espace canyoning Shinjuku VR Zone

Une fois l’escalade réussi, on avait le droit de faire un toboggan vénère pour atterrir là.

On a encore deux tickets, on va faire un peu de sport , genre du vélo. On embarque donc sur un ride sur vélo volant et attention, ça envoie. Le but est de s’envoler vers un château en pédalant. Donc moi, je pédale  sauf qu’en fait, il y a un parcours à suivre et je ne comprends rien à ce que me dit la femme qui gère l’attraction (j’ai eu pas mal de soucis de communication au Japon, nos anglais ne matchent pas), surtout que je n’avais pas du tout compris cette histoire de parcours et je ne voyais pas pourquoi elle s’entêtait à me faire passer par une grotte en bas alors que je voulais aller en haut. Les décors sont magnifiques, l’expérience hyper plaisante. On devrait installer ça dans les salles de sport, ça marcherait mieux que tous les mangerbouger du monde !

Shinjuku VR zone

J’ai pas de photos du vélo donc une attraction qu’on n’a pas faite, un shoot them up, je crois

Et voici la dernière attraction : le ski. On pouvait aussi choisir “pêche”  mais, curieusement, ça me motivait moyen. Donc on monte sur un appareil “ski” avec bâtons et skis, donc, le mec nous fait tester, ça marche très bien. Go ! Ca va vite. Ca va trop vite. J’essaie de slalomer comme je peux pour réduire la vitesse  mais je tombe dans la falaise… et je me recroqueville un peu sur moi-même. Une autre fois, je finis dans un mur, je ferme les yeux juste avant l’impact.C’est hyperprenant. Bon, j’ai même pas réussi à faire 200 mètres (Victor non plus pour le coup, il a voulu slalomer comme moi et a fini dans la falaise, pareil).

Shinjuku VR zone : Halloween

Shinjuku VR zone : tilt brush

Bien, il est temps de sortir, le temps s’est couvert. On traverse Shinjuku, quartier que nous avions découvert de nuit  et qui est beaucoup plus calme en journée. Alors sachez que dans certains restos, quand vous commandez un soda (au melon car la curiosité)(oui, j’en avais déjà bu à Takayama mais chut), on vous sert un demi-litre… Evidemment, j’ai pas réussi à le finir. Prochaine étape : le jardin “Shinjuku Goen”. Assez sympa : des petits lacs, des petits ponts, des jardins d’inspiration japonaise, française et anglaise avec une pelouse toute fluffy hyper agréable pour se promener même si nous n’avons pas pu nous mettre pieds nus car il pleuvait. Oui, on s’est pris des amplitudes thermiques en 3 semaines, on est passés du temps “il fait trop chaud, mon jean a déteint sur ma culotte tellement j’ai transpiré” (vraie histoire) à “mes deux pulls ne me suffisent plus, je vais mourir ici, adieu”. Et d’ailleurs ce jour là, j’avais laissé mon cuir à l’appartement car il faisait beau et chaud quand on l’a quitté, j’ai tellement regretté.

Shinjuku, vitrine de restaurant

shinjuku salle d'arcade

Shinjuku Goen Shinjuku Goen Shinjuku Goen Shinjuku Goen

Shinjuku Goen

La nuit tombe, on retrouve Shinjuku qui s’agite bien désormais. Ca clignote, les écrans crient,on repasse devant le petit restaurant de brochettes du 1er soir… J’ai l’impression que c’était il y a une éternité. Après un petit café, dernière destination de la journée : Odaïba. Qu’on a déjà fait, oui, mais de jour et on avait envie de voir le Rainbow Bridge de nuit. On monte dans le Yurikamome et on chope les places devant pour profiter du spectacle. Et Odaiba, de nuit, ça mérite l’aller-retour, oui. Même si pour le coup, le rainbow Bridge n’était pas du tout rainbow ce soir-là, contrairement au building de la Fuji TV. On hésite à faire un tour à Joypolis, la salle d’arcade vénère de Sega mais le temps passe et finalement, on renonce. Après un petit détour dans les couloirs de la station Shimbashi où on a du mal à retrouver notre chemin, retour à l’appart pour notre dernière nuit Tokyoïde… et japonaise.

YurikamomeOdaiba : rainbow bridge Odaiba : rainbow bridge Odaiba Fuji TV Odaiba de nuit Odaiba : rainbow bridge

* Au moment où j’ai écrit ce récit, je n’avais pas joué à Mario Kart depuis 10 ans. J’ai rejoué depuis avec la Switch et j’ai bien le côté “deltaplane”, je ne sais juste pas depuis quand ça existe donc pardon si j’explique une évidence)

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Pourquoi j’ai peur de Macron ?

Et que je vais vous le dire maintenant avant le second tour des législatives même si je me doute bien que je ne ferai pas changer d’avis les gens. Mais au moins, ce sera fait. Donc oui, j’ai peur de Macron et ce n’est pas une métaphore ou un titre putassier pour vous attirer ici. On entre vraiment dans une ère qui m’inquiète au-delà même du sarkozysme et je vais vous expliquer pourquoi. Attention, c’est un article cri du coeur et je me rends compte qu’il est très long donc un petit café ou thé (je vous conseille le yoggi tea, je sais bien que c’est sans doute de l’attrape nigaud mais il est trop bon), quelques biscuits ou fruits séchés et on est partis.

Quelques tasses de café

En 2007, ce fut une belle gueule de bois quand Sarko remporta l’élection même si sa victoire étant sans surprise, la machine était parfaitement rôdée. Alors évidemment, on pourrait s’attendre à ce que j’ai eu la même réaction pour Macron, élu produit marketing de l’année mais j’avoue que non. Je me targue souvent d’être assez fine dans mes analyses politiques mais j’oublie souvent deux points essentiels : les gens n’ont aucune mémoire et surtout, beaucoup d’électeurs ne sont, de fait, pas politisés. Comme ils n’y connaissent rien ou presque, ils préfèrent voter pour un visage familier et rassurant qu’un projet d’avenir. Sans voir que derrière le joli sourire et la mise en pli impeccable se cache un avenir très sombre pour la plupart d’entre nous. Pas forcément moi, d’ailleurs, mais que voulez-vous, j’ai du mal à m’en foutre du sort de mes petits camarades.

Solidarité

Le problème avec un Macron, c’est qu’on ne le voit pas venir. Un Trump, un Sarko à l’époque, un Berlusconi, on sait qu’ils sont potentiellement mauvais et les banderoles sont prêtes à sortir du placard à la première occasion. On attend le moindre pas de travers pour mordre, on le guette. Alors qu’un Macron, on va toujours lui laisser le bénéfice du doute. C’est un centriste, un “gentil”, il fait le beau gosse avec Trudeau à Taormine, il fait du wordart pour tâcler Trump, ce même Trump qu’il a trollé et à qui il a donné une poignée de main bien virile genre il a révisé avec un coach broyage de main pendant une semaine. Ah oui, parce que c’est ça, Macron : c’est pas de la politique, c’est juste de la comédie. D’ailleurs, le mec a beau jouer les mecs autoritaires “ahah, t’as vu comme je l’ai maté Trumpounet ?”, l’autre s’en bat les coussinets et sort, comme il l’avait prévu, des Accords de Paris. Bon, ok, les Accords de Paris, ce n’est pas un réel engagement écologique, ce n’est pas un réel engagement tout court. Non parce que la COP21, c’est quand même la répression des militants écolos et des tapages dans la main pour dire que ouais, allez, on va essayer de limiter (non pas stopper voire carrément renverser, juste limiter, ce qui nous occasionnera, si tant est que cette gentille promesse soit respectée, des milliers et des milliers de morts. Mais pas chez nous donc ça va) le réchauffement climatique et si on ne fait rien pour que ça arrive, bé, c’est pas grave. Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Mais c’est cool car grâce à Trump, Macron, le pro-nucléaire qui veut relancer les chasses présidentielles, est devenu un héros de l’environnement. On avale tellement de conneries, c’est dingue.

Pourquoi j'ai peur de Macron

En un mois de Macronie, on voit déjà les lourds nuages menaçant se former sur notre modèle social, sur notre stabilité professionnelle, sur notre liberté d’expression. Sur notre liberté tout court. J’exagère ? J’ai plutôt envie de dire que vous vous réfugiez dans le déni : toujours moins de cotisation “ouais mais c’est cool, on va avoir plus de sous à la fin du mois et moi, je ne suis jamais malade”. Moi non plus, la pêche… mais c’est vrai que je suis myope, que j’ai des dents fragiles, que je multiplie les rhinites allergiques, que je commence à être un peu dure de la feuille, que je me casse un genou en faisant la fo folle ou que je me fais un peu mal à toujours ce même genou en faisant du foot. Et je ne veux pas d’enfants alors que je suis toujours fertile. Ouais, je suis en bonne santé mais parfois, la vie te prend un peu en traître et je n’ai pas forcément envie qu’à terme, mon entreprise fasse des économies sur ma santé tandis que les mutuelles privées s’engraissent méchamment. Je n’ai pas envie qu’on offre à nos petits frères et nos petites soeurs, voire à nos enfants, un passeport à vie pour la précarité. L’ubérisation de la société est une catastrophe, le rêve de demain, tous patrons, n’est une bonne chose que pour ceux qui en ont déjà les moyens. Si je lançais mon entreprise demain et que je me plantais, c’est mon ego qui souffrirait le plus : mon mec pourrait m’aider, mes parents aussi et même ma banquière. Mais ceux qui n’ont rien à la base, ils font quoi ? Et puis paie ton rêve d’être ton propre patron quand c’est la crise parce que tu as décidé de prendre quelques jours… Salariat déguisé bonjour ! Et salariat où tu payes pour avoir tes propres moyens de production, tellement génial ! D’ailleurs, pour rejoindre mon histoire de santé du dessus, un petit article sur la réclamation des “entrepreneurs” Uber, Deliveroo and co sur les cotisations santé. Formidable non ?

Uber manifestation au siège

Et la liberté d’expression ? Au pays des Charlie, les rédactions se font remonter les bretelles par un Ministre voire carrément traînées en justice parce que la protection des sources, OSEF ! Ah, vous êtes où, tous ceux qui ont clamé au droit à la caricature, qui avez défilé avec des crayons le 11 janvier 2015 ? Quand tu vois qu’aujourd’hui, le “t’es pas Charlie” sert surtout aux oppresseurs de tout poil pour justifier toute “vanne” homophobe ou raciste aux heures de grande écoute, on est bien. On continue de reculer dans le classement RSF sur la liberté de la presse mais ça n’a pas l’air d’inquiéter.

C'est l'encre qui doit couler, pas le sang, question sur la liberté d'expression en France

(c) Benoît Tessier pour Reuters

Et la liberté tout court, enfin. En constitutionnalisant l’Etat d’urgence, aura-t-on encore droit de manifester demain ? “Votez pour Macron, vous pourrez manifester contre lui alors que Le Pen, non !”. Vos gueules, putain, vos gueules. Depuis le fameux Etat d’urgence, on interdit aux syndicalistes, militants d’extrême-gauche ou écologistes de manifester, on interdit à un journaliste, certes très engagé, de faire son travail. Vous vous sentez toujours aussi bien en fRance ? Et puis maintenant, fini les perquisitions autorisées par un juge, ce sera juste sur autorisation du préfet. On va rigoler avec toutes les bavures, moi, je vous le dis ! Oh ben oui, je sais “moi, je m’en fous de l’Etat d’urgence, je suis honnête, j’ai rien à me reprocher !”. Oh bah tu sais, beaucoup de perquisitionnés surprise non plus, n’avaient rien à se reprocher. Mais pas de bol, on (qui “on” ?) les a soupçonnés alors les flics ont débarqué, tout cassé, insulté, avant de partir sans un mot d’excuse. Je n’affabule pas, hein… Et puis Macron nous annonce sans trembler qu’il va ficher tous les militants d’extrême gauche… sans même préciser ce qu’est un militant d’extrême-gauche. Est-ce que mon mec va se faire ficher car il est abonné à la newsletter de France insoumise ? Moi parce que j’affiche clairement mes opinions (que je ne définis pas comme d’extrême gauche au demeurant mais y a pas de définition claire). Risque-t-on un jour de voir débarquer les flics chez nous pour une perquis’ si on se montre trop ? J’exagère ? Oh bah tiens, encore un lien.

Institutionatiolisation de l'état d'urgence, un risque de voir de plus en plus de perquisitions abusives ?

Je ne décolère pas depuis avril, je suis anxieuse, paniquée… et vraiment méprisante face à ceux qui laissent faire parce que ça les concerne pas. “j’ai rien à me reprocher”, “j’ai un travail”, “y a du travail, ceux qui sont au chômage, c’est parce qu’ils ne veulent pas travailler”. J’en peux plus de cette fRance qui harcèle les femmes qui se couvrent la tête ou les femmes Noires qui veulent rester entre elles pour des ateliers mais qui laisse faire les fachos qui veulent condamner à mort des Migrants ou des dîners entre Blancs. J’en peux plus de cette fRance qui vote pour que les Riches soient toujours plus riches parce que tu comprends “une fois, j’ai connu un mec qui fraudait les allocs”. J’en ai marre de ces fRançais qui avalent tout et n’importe quoi, tellement sensibles à la forme qu’ils n’en voient pas le fond (et vouent au nues un Obama qui a un bilan bien décevant ou un Trudeau plus libéral que jamais mais il met des chemises roses et y a un Ministre Sikh dans son gouvernement alors il est cool. Alors oui, y aussi du bon chez Trudeau, notamment sur l’accueil des migrants même si, en grattant un peu, l’histoire n’est pas si belle… En clair “oui, Trudeau est un beau gosse qui fait des trucs cools mais ça ne fait pas forcément de lui un bon politicien ». Comme Obama, comme Macron. Aujourd’hui, je suis plus paniquée par Macron que par Sarko. Parce que Sarko, on était prêts à descendre dans la rue. Macron, il passe mieux, il fait moins colérique. Et puis de toute façon, pourra-t-on encore manifester dans quelques mois ?

Manifestation du 11 janvier "je suis Charlie"

J’écris cet article sans nuance, un cri du coeur. Un long cri du coeur. J’espère que dans 5 ans, vous me le collerez sous le nez en me disant “mais comme tu avais tort ma pauvre fille”. Oui, vraiment, j’aimerais parce que mon petit ego n’est rien comparé au modèle social français et à notre liberté. Mais y a presque 9 ans, j’avais dit toute la méfiance que j’avais pour Obama, ce président trop cool. L’histoire a prouvé que j’avais pas eu tort… Alors pour me donner tort, on ne laisse rien passer. Levons le poing, le combat débute maintenant.

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Basse-Terre, Guadeloupe : Soufrière, rhumerie et bananeraie

Il y a toujours un truc qui me frustre un peu quand je pars en vacances plongée: je visite plus les fonds marins que la terre ferme. Dans le souci d’un peu nous cultiver, l’UCPA prévoit toujours un petit temps de découverte du pays dans lequel on s’active. Mesdames et messieurs,je vous propose donc de nous suivre dans notre folle journée “découverte Gwada” avec au menu : soufrière, rhumerie et bananeraie. Bon, on a aussi fait un marché mais j’ai moins à dire sur le sujet (quoi que…)

Terre basse vue de la mer, Guadeloupe

Etant une incurable curieuse et une photographe amatrice compulsive, je ne peux rater une occasion d’aller découvrir un peu du pays. Anaïs m’ayant brieffé sur la journée découverte Gwada, je décidais que nous irions. Dieu merci, Victor est aussi curieux que moi (mais ne prend pas de photos, va falloir que je travaille là-dessus, d’ailleurs), nous voici donc dès potron-minet* sur un bateau, direction Trois-Rivières. Après un petit déjeuner local dont je ne garderai pas un grand souvenir, nous voici au pied de la Soufrière, moment que j’attendais avec un peu d’impatience  car les volcans, c’est toujours un grand moment de “prends-toi en plein les yeux”. Bon, ok, j’ai fait que l’Etna mais quand même. Nous voici donc sur un parking et c’est parti pour une heure trente de randonnée avec un dénivelé de pas loin de 300 mètres… Woah ça va, easy. Sauf que non. Parce qu’une bonne partie de la balade se fait sur un charmant petit chemin en pierre volcanique. Des pierres bien lisses et mouillées vu qu’il pleut (et qui a oublié son kway au centre ? Dieu merci, j’avais pris une serviette de plage au cas où…)… Or sachant que j’ai une peur panique de la chute (parce que je tombe beaucoup. Genre la dernière fois que je suis allée me balader dans une petite jungle, j’ai cru avoir assassiné mon objectif…), cette partie a été pour moi une légère source d’angoisse (même si le décor était somptueux). Arrivé en haut… rien. En fait, la Soufrière est très souvent “coiffée”, cf ces quelques images :

 

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Donc on était pile dans le nuage. Il pleuvait… tellement que j’ai fini par enlever mes lunettes car j’y voyais mieux sans qu’avec (j’ai une myopie moyenne, 3 de correction, c’est à dire que je n’arrivais plus à distinguer précisément le sol sur lequel je marchais). Déluge et odeur de souffre… Ah tiens, l’enfer doit légèrement ressembler à ça. Mais ne croyez pas que j’ai détesté la balade, bien au contraire : ça restait impressionnant, beau… et vu comme on se faisait bouffer par les moustiques dès que la pluie s’arrêtait, finalement, on a apprécié de traverser la petite jungle sous la pluie…

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Etape suivante : le marché. Tout mignon, tout petit, on fait le plein d’épices et surtout de rhum arrangé, qu’on nous faisait goûter pour bien nous convaincre… Bon, donc, déjà, là, j’avais perdu quelques points de fraîcheur mais rendons nous sans transition à la rhumerie, hihi. Bon, en guise de visite, on a surtout visité la boutique où on a pu déguster quelques rhums… Pour ma part, j’ai craqué sur la crème de rhum, une tuerie, mais le rhum coco et le rhum de Noël n’étaient pas mal non plus. Après, on a visité vite fait un entrepôt servant à distiller le rhum puis direction la bananeraie où il devenait urgent de manger… Pendant notre déjeuner, un monsieur arrive : c’est le propriétaire de la bananeraie qui est bien décidé à nous apprendre des choses. Nous servant un smoothie du tonnerre et nous offrant une banane particulièrement goûteuse, il nous raconte que la banane soigne tout : les brûlures, les piqûres d’insecte, les problèmes de peau, c’est bon pour la digestion, le sommeil et même la solitude (hin hin hin !!). On part ensuite faire un tour dans la bananeraie dans un vieux camion aménagé en petit bus…

Le sucre de canne, indispensable pour un bin rhum

Le sucre de canne, indispensable pour un bin rhum

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… et c’est là que ça devient super intéressant car le monsieur nous fait un exposé sur la biodiversité, le zéro chimique, l’utilisation des troncs de bananiers pour faire du papier… Mais c’est génial, la banane en fait. Je vais en remanger (j’ai arrêté avec mon régime IG bas, il ne faut manger que des bananes peu mûres et vu la vitesse à laquelle elles se gâtent… bon voilà) et me pencher sur la culture de la banane, parce que c’est peut-être l’avenir (bon, ok, nonobstant l’empreinte carbone que ça génère pour nous les expédier par avion)… Je vais planter des petits bananiers chez moi, idée déco et plantes d’intérieur (ça se reproduit hyper facilement, en fait… sauf que je suis pas tout à fait sûre de vivre dans les bonnes conditions climatiques à la base, woké…). La banane, l’avenir de la planète ? J’aime l’idée.

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Bref, ok, mais que retenir de tout ça ? Je dirais : vert, nature luxuriante et jamais plus j’oublie mon Kway. Mais aussi “je tiens vraiment plus l’alcool” et “la banane nous veut du bien et lutte contre la solitude, hin hin hin !!”

bananes

Une fois prochaine, je vous parlerai plongée mais je sais pas trop quand (le but étant de finir les articles sur la Guadeloupe avant mon prochain voyage pas encore planifié mais qui devrait tomber vers février-mars)

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* Oui enfin potron-minet de chez nous car à 7h, là bas, il fait grand jour depuis longtemps

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La ceinture masculine, ta pire ennemie

(article léger pour les 3 du fond qui traîneraient ici en ce long week-end)

La première fois avec un homme, toujours une grande aventure. Les doigts caressent, fébriles, le corps de l’autre, découvrant ses coins et recoins. Dans les magazines féminins, on vous explique que la femme craint que l’homme n’apprécie guère son corps sans emballage (non mais faudra un jour m’expliquer comment des vêtements pourraient m’enlever 10 kilos qui réapparaîtraient dès que je suis nue !). Moi, c’est pas d’être nue qui m’angoisse… C’est la ceinture.

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Dans la version féminine des ceintures, y a une boucle, un trou, une languette et fin de l’histoire. Une ceinture masculine, y a toujours une boucle à la con. Je vous jure, je sais plus lequel de mes ex avait une ceinture que je n’arrivais jamais à détacher, ça devenait limite un running gag ! Du coup, à l’heure de l’effeuillage, je stresse. Mes doigts commencent à tâter la bête, caresser la boucle, soulever l’air de rien un coin ou l’autre pour essayer de déclencher quelque chose. Surtout que je ne suis pas censée regarder car je fais ça tout en faisant autre chose (genre mélanger ma langue avec mon partenaire. Allez regarder discrètement une ceinture quand on vous roule une pelle… Surtout quand on est myope !). Multitâche, oui, mais encore faut-il que je maîtrise les dites tâches.

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Mais pourquoi sont-elles si compliquées, ces ceintures ? Pour vous démarquer des weshs avec les pantalons aux genoux ? Parce que vous avez bien remarqué que dans le Da Vinci Code et toute la série des bouquins de Dan Brown, le Professeur dont j’ai oublié le nom arrive à choper facile avec des histoires d’énigmes et de casse-têtes ? Mais messieurs, si je suis en train d’essayer de vous enlever la ceinture, c’est certainement que je suis déjà conquise, inutile d’en rajouter, hein… Et puis à la limite, filez-moi un Rubik’s cube pendant la levrette…

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Ou alors, c’est pour jouer avec ma patience, en mode cadeau de Noël avec tout un tas de scotch. Oui, je déchire pas le papier, moi, je décachète. Et je fais pareil avec les hommes, imaginez leur tête si je déchirais leur pantalon ! Surtout si nous sommes chez moi… Quoi qu’il en soit, il y a des moments plus indiqués pour jouer avec ma patience, surtout que j’en ai pas des masses.

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Et là, les hommes s’insurgent. Eux aussi, ils doivent se battre. Non pas avec notre ceinture mais avec nos pantalons. C’est vrai quoi, pourquoi les pantalons féminins ont toujours des boutons à l’intérieur, des agrafes, des fermetures éclairs un coup sur le côté, un coup sur le devant. Pareil pour les robes, les fermetures éclairs sont toujours cachées. Alors oui, il est possible de passer dessous mais avouons-le, le peau contre peau, ça reste le must. Et puis les soutien-gorges impossibles à défaire, les collants qu’il ne faut pas déchirer… Vous, femmes, osez vous indigner d’une ceinture un peu taquine à enlever. Mais il faut bien que vous gagniez votre Graal, vous aussi, pas de raison qu’on soit les seuls à galérer !

strip-tease

Oui, oui… Mais nous, on n’est pas responsable de la galère du collant ou du soutif, y en a pas de plus simple (quoi que jeune ado, j’avais un ravissant petit soutien gorge qui se fermait devant avec un bouton pression). Alors que vous, pourquoi vous ne prenez pas une ceinture toute simple à base d’une boucle, une languette, un trou dans lequel on glisse la languette (cette phrase me paraît terriblement ambiguë). Promis, personne ne vous volera le pantalon dans la rue !

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Vaincre sa peur : la chute

J’ai quelques petites phobies dans la vie, comme tout un chacun. Je vous avais parlé de ma peur de l’avion, étrangement envolée. Par exemple, lors de notre départ en Sicile, on a décollé direct dans d’épais nuages, Zenobie me tenait la main de trouille et moi, j’étais à la cool « non mais une fois les nuages passés, ça ira, tu verras. » Mais j’ai d’autres phobies comme une à la con : j’ai peur de la chute.

Quand je dis chute, je ne parle pas de déchéance, je parle bien d’une perte d’équilibre et pouf ! Par terre. Ce qui fait que je crie dès que quelqu’un à l’idée saugrenue de me porter ou de me faire grimper sur un bar. Par contre, j’ai pas eu la bonne idée d’en descendre immédiatement, notez… Je suis la fille qui ne court jamais dans les escaliers, qui aime la rando sur terrain plat sans caillou qui roule sous les pieds. Bref, je suis pas trop une aventurière (et ça me désole car y a quelques randos qui me font méchamment de l’oeil à l’UCPA). Ajoutons à ça un problème de vue qui me fait rapidement perdre la profondeur… Bref, je suis le boulet de toute balade hors macadam ou chemin damé.

Je ne sais pas d’où ça vient. Selon la mère, j’ai du faire une mauvaise chute durant ma prime enfance car j’avais commencé à marcher et du jour au lendemain, pouf, plus rien. Quel boulet…

Mais y a des fois, comme ça, je me dis que ça suffit, les phobies à la con. À la limite, je garde ma peur des serpents, elle m’handicape peu au quotidien… Mais si je veux un jour me payer la rando à Hawaï ou en Islande, celle de la chute est plus dérangeante. Sans parler de quelques métros ratés car je cours pas dans les escaliers. Alors le 17 juin 2012, je l’ai un peu prise entre 4 yeux, cette peur de merde (oui, la peur a deux yeux, voilà) et je lui ai infligé une défaite : j’ai crapahute sur l’Etna.

C’est pas que ce soit difficile en soi, pas besoin d’être alpiniste mais marcher sur de la roche de lave qui roule sous le pied ou les cendres où tu t’enfonces bien, on est loin du bitume auquel je suis habituée (et sur lequel je tombe aussi des fois, d’ailleurs). En fait, faut savoir un truc : l’Etna, tu le montes pas vraiment, tu le descends en fait. Première grosse descente, je me la joue de côté genre je fais du ski. Sauf que mes pieds ne sont pas des skis (révélation) donc je tombe 3 fois. Arrivée en bas de cette première descente, Nino notre guide m’explique que je dois pas me mettre de côté mais face à la pente en plantant les talons. Ok, Nino mais bon, elle est finie la pente hein…

Mais le pire nous attendait car nous avons descendu ça :

On était censés être tous en lignes mais les gens se croisant, j’étais toujours derrière quelqu’un ce qui fait qu’à la fin de la descente, je ressemblais à ça :

Bref à un moment, y en a qui commencent à courir dans la descente, je me dis « mais pourquoi ils font ça ? ». Réponse : parce que c’est rigolo. Et à un moment, je suis prise d’une impulsion subite, je me dis que je dois le faire, je dois me prouver que je suis pas une chochotte. Alors je cours et je crie. Hihi, je vais vite, c’est drôle. Hihi, ça va vraiment très vite. Hi… Heu… Je m’arrête comment ? Je m’arrête pas, je m’arrête pas, aaaah ! Putain je suis vraiment trop conne, pourquoi j’ai couru, je vais me péter la gueule, une dent, un os, meeeerde !

Finalement, le terrain s’est aplani et j’ai réussi à m’arrêter SANS tomber. Non parce que petite, au ski, pour m’arrêter, je tombais exprès (à petite vitesse, dans la neige, du haut de mon mètre et vraiment pas beaucoup plus). Ce qui était peu malin vu que j’arrivais jamais à me relever puis un jour, j’ai maîtrisé la chasse-neige puis le ski parallèle. Bref, mission courir sur l’Etna : remplie.

Double victoire : celle sur moi-même mais aussi celle sur la vie. Car oui, j’ai omis de le signaler : 365 jours plus tôt, le 18 juin 2011, je me pétais le plateau tibial. Quelle meilleure façon de célébrer l’événement que d’aller me promener sur l’Etna ? Moi, je vois pas.

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De la baisabilité en milieu sportif

L’autre jour m’est venu une constatation pour le moins étrange. Je suis chez le kiné donc dans une tenue ne me mettant guère en valeur : pas de maquillage, un jogging qu’on confond quasi systématiquement avec un pyjama (bon, ceci étant, y en a un, c’est bien un pyjama), les cheveux attachés un peu à l’arrache (alors qu’en ce moment, ils sont d’une souplesse remarquable). Je suis pas canon. Sauf que, en fait, si.

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Déjà, je me démarque sur un premier point : je suis la seule fille de moins de 30 ans. Oui, pardon, j’en ai 31 mais ça se voit pas et même que mon voisin de table, l’autre jour, il m’a demandé si j’étais étudiante en histoire car je lisais un bouquin sur les Borgia. Oui tu vois, je fais jeune (mais je crois qu’il m’aime bien le rugbyman alors je sais pas s’il cherchait pas à me flatter, surtout). Donc forcément, quand je suis la seule à avoir moins de 30 ans en apparence et à ne pas dégager de testostérone, je me sens légèrement matée. Par le rugbyman, le jeune qui travaille ses bras quand je fais du vélo et un monsieur d’un certain âge (50 ?) qui  a toujours l’air content d’être à la piscine en même temps que moi. Faut dire que j’ai piqué un maillot à ma mère qui me gaine et me fait une silhouette de rêve. Faut que je lui pique pour la plongée l’an prochain (on ne sait jamais). D’ailleurs, ce sont les trois seuls à m’adresser la parole en dehors des kinés et d’une vieille dame qui a un problème aux mains et que j’aime bien.

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Bien entendu, au départ, tu ne fais pas attention. Je veux dire qu’il me semble que mon potentiel de séduction de chez le kiné vire au négatif, cf description du premier paragraphe. Et pourtant, alors que je bossais mes ischios l’autre jour, je me suis regardée discrètement dans la glace et malgré ma myopie (ou grâce à), je me suis dit « oh ma fille, t’es bonne ! ». Oui, je suis la seule personne à avoir le droit de me dire que je suis bonne sinon, c’est vulgaire. De fait, j’étais penchée sur la table de massage, le buste bien gainé (je bosse mes abdos), le dos cambré, les fesses en arrière et je levais et baissais ma jambe. Mon t-shirt se soulevait légèrement, laissant entrevoir un peu de peau de bas de mon dos. Hey girl, you’re to sexy for your jogging, ouais ! Je me suis soudain sentie appétissante, sensation que je n’avais plus eu depuis le mariage de ma sœur… Oui, bon, ok, ça fait pas si longtemps.

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Lundi, rebelote, me voici accrochée aux espaliers à m’étirer dans tous les sens, tirer, me tendre, me replier, le tout avec une certaine grâce (je me mate dans la glace en le faisant, hein). Le rugbyman semblait ravi de me regarder faire et c’est là que j’ai senti toute la magie de la baisabilité en milieu sportif. De 1, en m’étirant de la sorte, je montre mon corps sous son meilleur jour, tous muscles saillants. Et ça va, j’ai pas du muscle de culturiste, ça fait pas peur, on voit pas les grosses veines. De 2, ça illustre ma souplesse qui n’a pas trop souffert de mon immobilité (mais va quand même falloir travailler bien dessus, le yoga sera mon ami à la rentrée). Or si j’arrive à faire des choses avec un espalier, imagine avec ton corps, mmmm. En 3, le plus étonnant et pourtant : la sueur. Moi de prime abord, la sueur, j’aime pas ça, ça pue. Surtout la mienne, quand elle vient se nicher sous mon nez, posée tranquillement sur l’ourlet de la lèvre supérieure, yeurk ! Mais la sueur, c’est moite, c’est torride (enfin, dans un contexte sportif et sur une personne propre à la base parce que la sueur millésimée, c’est infect), la petite goutte qui perle le long d’une épaule en plein effort… Mmmm, pardon, je m’égare mais deux mois de réclusion sexuelle, ça commence à m’agiter les hormones.

Oui, même en plein effort physique, la séduction opère car on démontre ce que notre corps peut faire, nos muscles saillent et qui y a-t-il de plus émouvant qu’une belle épaule en pleine action ? Oui, j’adore les épaules. Et je vous dis pas quand c’est la séance de piscine ! D’ailleurs, hier, la dame à côté de moi, du haut de ses 70 ans à minima, ça l’excitait un peu l’eau chaude, elle a pas arrêté d’allumer le kiné… Qui a répondu « Ahah, oui, oui… Bon pédalez, Madame Michu ». Lui, la baisabilité en milieu sportif, il est vacciné (oui, bon, ok, elle avait un certain âge mais c’est pour ma chute). Triste.

PS : La photo de mon pyjama que je mets comme un jogging, ça fait illusion, non ? Et puis surtout, notons une chose essentielle sur cette photo : j’ai renoué avec la bipédie !!

 

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Les rivales

C’est un matin du mois de mai que vous avez croisé le regard de braise du beau Jerome qui vous a crucifié d’un sourire des plus séducteurs. Oh mon Dieu, je le veux ! Vous êtes sous le charme et vous êtes bien décidée à le conquérir. Sauf que, pas de chance, Jerome et vous ne vivez pas sur une ile déserte et autour de vous il y a d’autres femmes… Les rivales.

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Autant je ne suis pas jalouse une fois en couple, autant quand j’ai un mec dans le viseur, je peux démolir toute greluche qui oserait s’en approcher. Aaaaaah, elle lui a effleurée le bras ! Aaaaaah, elle glousse en se caressant la gorge ! Mais quelle sale pétasse, c’est MA proie. De fait, je suis parfois (souvent?) victime de paranoïa. Peut-etre une sorte de prétention qui me pousse à penser que j’ai tellement bon goût que tout le monde a les mêmes que moi. En même temps, depuis que j’ai des lunettes à ma vue, mon moi bien voyant est drôlement
fier des choix de mon moi myope. Enfin bref, Jerome le bellâtre, je le veux comme 100% des filles célibataires (et des mecs aussi). Et ça me gonfle.

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Je me souviens, quand j’ai eu mon crush pour l’Ex, avant qu’on ne sorte ensemble, il y avait une fille qui lui parlait tout le temps, nous empêchant d’être seuls pour que je puisse user de mon rire de gorge tout en me tortillant les cheveux. Non mais sérieux, comment envoyer mes signaux « moi vouloir toi » si une autre femelle me parasite hein ? De 1, il pourrait penser que toutes les femmes sont comme ça et ne pas comprendre le message sous tendu et de 2, comment lui prouver que je suis la fille qu’il lui faut si je peux pas lui causer peinard ? Les rapprochements en groupe, ça complique vraiment la donne.

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Le problème, c’est que certaines rivales n’en sont pas. Dans le cas de l’Ex, l’autre fille n’était pas attirée par lui et d’ailleurs aujourd’hui, ils ne se parlent plus. De mon côté, c’est devenu une bonne amie. Parce que les rivales en temps de crush, une fois que je suis parvenue à mes fins (quand j’y parviens), je ne ressens plus une once de jalousie vu que je fais confiance. C’est juste que pendant la parade nuptiale, j’aime avoir ma marge de manœuvre.

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Et arrêeeeeeete de lui toucher le bras ou je te pète une dent !

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Jamais je n’épouserai un pompier

(sous titre : enterrement de vie de jeune fille de ma soeur et de son futur mari).

Comme vous le savez parce que j’en ai déjà parlé, ma soeur se marie cet été. Dans 2 mois précisément, elle dira oui et j’en pleurerai certainement. De joie, hein, je suis heureuse pour elle. Je commence vraiment à réaliser en fait, ça me fait un peu bizarre. Ma petite soeur, le petit bébé joufflu avec sa coiffure à la Mireille Matthieu qui butait sur un tas de mots, la petite Alice qui traînait partout son « manteau », une vieille couverture est aujourd’hui une femme et va épouser l’homme qu’elle aime. Mais où sont passées ces 28 dernières
années ? Mais trêve d’envolées lyriques de supermarché, passons à la narration. Ca vous inspirera peut-être.

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Les témoins ont super assuré, nous avons régulièrement reçu des mails nous tenant au courant de l’évolution de la situation. Le matin, on prend Anthony tandis que les garçons s’occupent d’Alice puis on récupère notre jeune fille pour l’après-midi pour se retrouver en fin de journée tous ensemble. Sauf que je sais pas s’il s’agit d’une loi universelle immuable ou c’est parce que c’est une histoire dans laquelle je suis impliquée mais y a eu couilles dans le potage. Au pluriel. Le vendredi, Alice descend de Paris avec son Anthony et un quintet
de pompiers survoltés. 5h de train et une cinquantaine de bouteilles de bières décédées (!!), la troupe arrive très joyeuse. Alice rentre chez mes parents, Anthony chez les siens et les pompiers sont dispatchés chez les copains des futurs mariés. L’alcool aidant, les plus courageux décident de sortir. 5h45, le téléphone sonne chez Adrien, un pote de ma soeur convié à la fête « ouais, Adrien, c’est Guillaume, j’ai planté la voiture… ». Donc on a perdu une voiture (ça aurait pu être pire, la voiture est apparemment morte dans l’opération, une histoire de virage jamais négocié donc pam le mur). On se retrouve donc en retard sur le planning. Alice devait être tirée du lit à 7h30 par les garçons, elle ne l’a été qu’à 9h. A la même heure, on se rend, nous les filles, chez Anthony. Nous sommes accueillies par son père qui nous fait une révélation fracassante : « Ah ben Anthony, il est parti à la pêche! ». Oui, c’est véridique. Donc on l’appelle et il nous rejoint quelques minutes après. Le voici parti pour une matinée fille : café ou nesquick et viennoiseries avant de passer à la confection de muffins. Il a pas bronché, il a exécuté sa mission avec brio, il faut le dire, ses muffins avaient bonne gueule et sentaient bon. On file ensuite au marché où on retrouve ma soeur dans un état pas possible : bourrée (elle a eu droit à un petit déj
campagnard avec du vin), à moitié à poil car les pompiers ont ruiné son jean (en gros, il ne restait qu’une jambe, tout était arraché au niveau des fesses, l’obligeant à porter un truc autour des fesses pour ne pas exhiber sa culotte. Pendant la matinée, elle a dû pécher des poissons et les vendre au marché. A l’arrivée, elle a récolté 32 € sans que personne ne lui prenne le moindre poisson. Par contre les muffins sont partis tous seuls. 

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On récupère donc ma soeur, saoule, dépenaillée et trempée après avoir pris une rafale de vent alors qu’elle se penchait dans la fontaine pour y jeter ses poissons. Après un déj très sympa dans un salon de thé, on va buller au spa. Jacuzzi, hammam et sauna, elle revit (et ne sent plus le poisson car les pompiers l’ont un peu trempée dans le canal dégueu). 2h
de pure détente avant de partir pour Toulouse pour retrouver les garçons… pour un laser quest. Truc auquel j’ai pas joué depuis 10 ans. A l’arrivée, Anthony a été le meilleur (alors que je l’ai quand même descendu 4 fois), Alice aussi. Je m’en sors pas si mal, 24e sur 34, devant quelques pompiers vraiment pas doués parce que rappelons que je suis myope et mes lunettes ne sont plus trop à ma vue. De là, on file manger dans une bodega : tapas puis danse au programme.

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Une très belle journée qui a joué les after dimanche quand le très gros de la troupe a débarqué à la maison pour déjeuner. Dont les pompiers de Paris qui ont encore bu comme des trous (y en a quand même eu un qui a vomi sur la portière d’une voiture le samedi soir). Franchement, ils sont super marrants et très sympas mais tous ensemble, ils sont tout simplement ingérables. Compréhensible quand on connaît la discipline militaire à laquelle ils sont soumises (ils sont tous pompiers de Paris donc militaires, justement) mais pour ma soeur, la matinée a été looooongue. Elle a super bien joué le jeu, notons, mais la pauvre quand même. 

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Il n’empêche que ce fut un EVJF comme je les conçois : drôle sans être vulgaire ou pénible pour qui que ce soit avec une part belle faite au plaisir et au chouchoutage. Je regrette juste que les pompiers ne nous aient pas offerts un petit strip tease… Non parce que mine de rien, à force de faire la planche deux fois par jour (se tracter à la force du bras sur une planche, en tenue de sport puis en tenue de pompier), y avait du biceps et du pectoral à ne plus savoir qu’en faire. Et je le confesse, ça émoustille un petit peu quand
même…

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Quand je serai grande, je serai écrivain

[Article qui aurait pu s’articuler sous la forme “cher moi d’avant” mais j’ai pas envie]

L’autre jour, je devisais gaiement sur Twitter avec ma folle communauté parmi laquelle Florence Porcel qui se lamentait de ne jamais pouvoir lire la suite de Millenium. Je lui conseillais donc d’écrire la suite, lui précisant que j’avais envisagé un temps de réécrire Lost. J’ai même écrit 4 pages mais le temps est à jamais mon ennemi. De là est revenu mon fantasme de fin d’adolescence : devenir écrivain. Genre comme vrai métier.

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J’avais imaginé pas mal de choses. Déjà, je me voyais travailler sur un atelier péniche pour pouvoir écrire, certes, mais aussi faire de la couture ou autres travaux manuels si l’envie m’en prenait. La belle vie s’il en est. Connaissant ma légère tendance à la procrastination et à la sérendipité, j’avais prévu d’écrire plusieurs romans durant ma fin d’adolescence et années d’études pour avoir de la marge. Genre quand j’aurais publié le premier Technopolis, le second serait déjà fini, etc. Pas de télé dans ma péniche, juste de la musique. Et
un hamac parce qu’il faut se reposer parfois.

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Doux rêve. Etudiante, je pensais que le soir, en rentrant du boulot, j’aurais tout loisir pour écrire mais finalement, une fois salariée, le soir quand je rentre (si je rentre), il est soit juste l’heure d’aller se coucher, soit je ne fais rien, le cerveau hurlant qu’il a, lui aussi, le droit de se reposer. Et je vous parle même pas de mes yeux, myopisés par un usage trop régulier d’un ordinateur. Oui, j’invente des mots si je veux. C’est comme les licornes, les mots inventés, je les mets en scène quand j’en ai envie, regarde : . Bref, le soir, je suis vermoulue des neurones, l’imagination en berne. Même si elle a tendance à se réactiver au moment où je m’endors, vous connaissez ce phénomène ? “Aaaaah, dodo ! Dormir… Oh, je viens d’avoir une super idée!”. Idée obsédante que vous vous empressez de tisser au détriment de votre sommeil. Puis le dilemme : “bon, allez dors… j’ai plus sommeil, je veux écrire… Mais il est tard et je me lève demain… Bon allez, j’écrirai demain!”. Sauf que le temps manque, cercle vicieux.

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Et puis, j’ai réalisé un truc, un truc essentiel. Reprenons mon histoire de réécrire Lost. Imaginons que j’ai le temps de le faire et que je ponde un petit pavé de 200-250 pages word (j’ai tout le squelette et autant vous dire qu’il est solidement charpenté). Une fois le point final posé, qui ça va intéresser ? Moi. Eventuellement quelques amis. Et ensuite ? C’est totalement invendable, je pense. Même si en préface, je joue carte sur table : “Ca vous fait penser à Lost ? C’est normal!”. Mais les fan fics, c’est toujours globalement décevant, ça ne
séduit que son auteur et ses amis, les autres crient au sacrilège. Surtout qu’en l’espèce, je gardais juste l’idée d’une île mystérieuse mais je virais les Jack, Kate, Sawyer, les crashes d’avion et de bateaux. Bref, à l’arrivée, ce n’est pas vraiment un fan fic, plus une libre adaptation que j’écris pour moi, parce que j’ai été quelque peu frustrée de la fin de la série. Et je me demande s’il n’en va pas de même pour la plupart de ma prose. Parce que j’écris avant tout pour moi et je me fiche un peu que mes romans soient lus, ça me fait juste plaisir de coucher par écrit toutes les histoires qui fourmillent dans ma tête. Et Dieu sait qu’il y en a, j’ai actuellement en tête la suite et fin de Technopolis (y a 4 tomes, il m’en reste 2 et demi à écrire, tout va bien) ainsi que 4 autres romans et la revisite de Lost, donc. Ca fait 7 et demi…

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Bien, ne me reste qu’une chose à faire : trouver un mari très riche qui me paiera une péniche pour que je puisse jouer à l’écrivain toute la journée.

 

PS : J’ai décidé que la licorne allait devenir un mème de ce blog. Fallait pas la kiffer dans l’article sur les hommes mariés.

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Qu’il est bon d’être déraisonnable

Comme je l’avais annoncé, l’année 2009 continue son show et je suis tellement en zone de turbulence que je préfèrerais limite le crash une bonne fois pour toute histoire de respirer un peu. Métaphore foireuse, je le concède. Mais bon, vu qu’il reste encore 41 jours que je suis bien obligée de les subir en attendant 2010, je deviens déraisonnable.

Suite à ma période alcoolique d’il y a quelques années, j’avais une certaine aversion pour l’ivresse et ne buvait que de façon occasionnelle. Ce qui me rend d’ailleurs très sensible à l’alcool. Pour peu que je sois fatiguée, un Martini et je ne sais plus comment je m’appelle, pour dire.

Seulement, ces derniers temps, ma consommation d’alcool a pas mal augmenté. Déjà un peu cet été suite à de nombreuses rencontres à caractère sexuel qui impliquent parfois un premier verre. D’ailleurs, il est étonnant de constater que je marche beaucoup plus facilement avec mes chaussures compensées avec 3 mojitos dans le baba. Et que l’alcool me rend excessivement affectueuse ce
qui avait donné une scène hallucinante (et très drôle cet été). J’étais dans un bar avec un jeune homme (j’ai baissé mes exigences en terme d’âge de mes amants, je tape dans le jeune vingtenaire maintenant. Ma propre angoisse de la trentaine ?) quand une dame pas bien plus sobre que moi commence à me parler pendant que le jeune homme paie (6 mojitos, il a la classe). Elle me raconte deux ou trois conneries quand soudain, elle se tourne vers mon compagnon « elle vous regarde avec les yeux de l’amour, elle est très amoureuse de vous, c’est beau ! ». Comment dire ? Le connaissant depuis environ 4h, je vais avoir du mal à être transie d’amour. Par contre, la myopie (et l’alcool) rendant le regard trouble, ça explique des choses.

 

Bref, ma consommation d’alcool en ce moment devient de plus en plus régulière mais j’ai de bonnes raisons (que j’expliquerai un jour, rassurez-vous… ). Et en plus, j’ai ma cops de beuverie, ma chère et tendre Vicky. Un petit exemple de nos vies dépravées du moment.

Un jeudi soir : on se retrouve à Opéra, on découvre un bar trop bien qui a un concept d’happy hour très élastique (c’est-à-dire que s’il s’arrête officiellement à 20h, une commande prise à 20h50 est encore en happy hour). Au bout d’un mojito pour moi et de deux pour elle (elle avait pris de l’avance), on se retrouve dans la rue à rigoler sans bien savoir pourquoi.

Le lendemain soir : on se fait un apéro virtuel : chacune avec sa vodka chez elle (la mienne était à la fraise, je vous conseille), on papote en rigolant et en commençant à mélanger les lettres (voire un peu les mots). Un train demain matin, faut que je me lève à 6h30 ? Ah, oups, c’est vrai !

Mercredi de cette semaine : Après une virée H&M où on a rigolé très fort du rayon déguisement (ah non, pardon, über tendance), on a récupéré une Sweet Ange et retour à notre bar fétiche. Et on a rigolé très fort.

Jeudi (hier) : Mango, re H&M (re-rigolade, on n’avait pas tout bien vu), re notre bar. On est repérées puisqu’en partant, la serveuse a dit « A très vite », ce qui nous a un peu terrorisées. Mais est-ce réellement notre faute si leur basil mojito est juste fameux ?

Et encore, je ne vous parle pas du resto avec Simon et Ioulia avec apéro et vin. Là où je suis franchement déraisonnable, c’est que je suis actuellement sous anxiolytique donc je ne devrais pas boire mais j’avoue que le sérieux, là, je vais m’en passer. Ces soirées sont ma bouée, mon shoot de bonne humeur et c’est juste une question de survie (je pompe des paroles, là, je sais). Et ce week-end, on champ’ un petit coup. Promis, dès que les turbulences se sont calmées, je redeviens sage.

Ah oui, faut aussi que je reprenne un peu mes orgies sexuelles, ça me détendra. (ou pas, j’ai surtout envie de dormir avec toutes ses conneries).

NB : Je sais que ça partira d’un bon sentiment mais ce n’est pas trop la peine de me dire que c’est mal les mélanges anxiolytiques et alcool, je le sais puis j’espère très vite ne plus en avoir besoin (des anxio, j’entends)

NB bis : un clip nase mais vu que j’ai plagié les paroles…

Tiens, j’avais jamais réalisé que ce clip était un peu une vilaine copie de celui des spice girls qui se passait dans le désert…

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