37 ans, l’âge des questions… ?

Si j’en crois ma carte d’identité, ça y est, j’ai 37 ans. Bien. Et… ben je sais pas trop quoi dire. Bon ben salut !

Cupcake d'anniversaire

Non bien sûr que j’ai des choses à dire. Si vous me lisez un peu régulièrement, vous savez à quel point je me délecte de ces moments de bilan et perspectives (sachant que le prochain est à la rentrée scolaire, je vais en profiter là).

Faire le bilan

Faire le bilan

Donc que s’est-il passé pour mes 36 ans ? Mon Dieu mais tant de choses. Ah oui, juste avant de poursuivre, je vais pas parler de ma vie pro ici parce que je vais fêter mes 10 ans de carrière le 16 et j’ai trop de choses à dire sur le sujet pour le balancer ici (spoiler : j’ai eu une épiphanie de ouf), je le garde pour un article en entier.

Ampoule brisée par un projectile

Donc 37 ans, je disais. Je suis sereine. Faut dire que si on en reste sur ma vie perso, y a pas trop de quoi se plaindre. Vie commune réussie, ma vie avec Victor et nos deux chats, c’est quasi que du bonheur. “Quasi” ? Oui parce qu’on a la voisine du dessus qui est revenu nous saouler (mais plus de news depuis, elle a dû réaliser qu’elle était dans l’abus total et n’avait aucun recours, je sais pas, je m’en fiche) mais surtout, surtout, on a une bête noire absolue : les courses à l’hypermarché le samedi. Tiens, j’écrirai un article là-dessus parce que ce lieu est un aspirateur surpuissant à bienveillance et patience. Mais putain, pourquoi tous les vieux y vont le samedi alors qu’ils ont toute la semaine pour y aller ? Ce truc est une épreuve, un cauchemar, je crèèèèèèèève à chaque fois. Non mais vraiment, comparons : quand je dois sortir pour aller à un atelier couture, un atelier yoga, j’y vais en courant alors que le supermarché, je fusionne avec le canapé, LITTERALEMENT. Et je viens de faire plus de trois phrases sur mon cauchemar de l’hypermarché dans l’article sur mon anniversaire, gasp.

Yoga sur la plage

Mais du coup, mes 36 ans, ce fut beaucoup d’explorations et mes 37 ans le sauront d’autant plus, surtout quand j’aurai sorti mon mythique blog Nina feels good, le truc dont je parle depuis une éternité sans me lancer. Mais le fait de ne pas écrire sur le sujet ne m’empêche pas d’expérimenter, de vivre. En fait, j’ai décidé qu’il était temps de vivre de nouvelles vies. Au pluriel, oui. En fait, je suis en train d’inverser le paradigme. Pendant des années, je me servais de mon travail comme base de (très relative) stabilité dans ma vie et je butinais dans ma vie perso, me créant des dizaines d’aventures… pas toutes incroyables, loin de là mais bon, c’était là ma nouveauté. A présent que j’ai mon Victor et notre appart du bonheur, où pouvais-je donc puiser ma nouveauté, mon aventure ? Et bien, dans ma vie “professionnelle”.

écrire sur des documents

Parce qu’en ce moment, je fourmille de projets. Comme d’hab, oui, ok, mais là, je touche du doigt quelque chose. Je sais que mon kiff, c’est apprendre, me cultiver. Et il faut que je le fasse plus souvent, pour moi. Il y a quelques temps, je me posais un peu la question de l’intérêt de m’investir dans des activités annexes et aujourd’hui, j’ai ma réponse : parce que ça fait vivre plusieurs vies. Parce qu’à un moment, je peux être une plongeuse, une yogi, une étudiante en langues étrangères, une couturière, une artiste en papier, une photographe, une vidéaste, une ce que je veux. Parce qu’en fait, on s’en fout de ce que ça pourrait m’apporter demain ou après-demain, c’est ce que ça me rapporte maintenant qui compte car comme dirait Teresa “être ou ne pas être, moi, je suis” (philosophie).

Paper art

C’est tellement cool le paper art

Alors évidemment, y a toujours la question du temps qui manque mais je me mets petit à petit au Morning miracle (se lever à 6h le matin… normalement, c’est 5h30 mais on va pas pousser mémé dans les orties non plus) et in fine, j’espère y arriver.

Lever de soleil parisien

37 ans, nouvelle page, nouvelle vie… ?

PS : je me rends compte en relisant mon article de l’an dernier que j’avais quasi écrit les mêmes choses… Ok.

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Pour une bonne année 2017 : mes résolutions !

Aaaaaaah, mon article préféré de l’année, celui où je m’imagine une vie parfaite avec tout un tas de bonnes résolutions qui me permettraient d’être encore plus heureuse ! Un truc où je me mets un peu la pression pour rien… je dois être tellement maso !

Amy Poehler en femme d'intérieur parfaite fait griller ses toasts avec son fer à repasser

Alors, avant de faire ma liste 2017, reprenons ma liste 2016, pour voir :

  • La check list de la journée parfaite : jamais réussi à en tenir une et pire, ça fait depuis juin que j’ai abandonné l’idée mais je vais reprendre en aménageant un peu.
  • Meilleur équilibre entre vie pro et vie perso : Mouiiiiiiiiiii…
  • Arrêter de se faire bouffer par le boulot : ahahah. Echec total, la workaholic est toujours bien trop là.
  • Sport et manger mieux : alors j’ai arrêté d’aller au sport à midi, globalement, vu que j’ai arrêté de boycotter mes collègues donc en ce moment, le sport, c’est salle le lundi soir avec Anaïs et parfois yoga le vendredi plus du foot à 5 une fois par mois. Va falloir revoir un peu ça ! Manger mieux par contre, grâce à mon régime, c’est un but atteint (même si ce dernier mois, re catastrophe mais on va recadrer ça en janvier).
  • Ecrire : bon rattrapage sur la fin d’année parce que sinon, c’était pas brillant…
  • Devenir une gauchiste éclairée : miiiiiiii, y a encore du taf. Mais globalement, je crois que je vais un peu laisser les débats stériles de côté, j’en ai un peu marre de “me battre” contre des murs, même si je convainc éventuellement la personne qui lit sans intervenir. Je vais plus écrire des articles ici sur certains sujets, je pense, mais me contenter de bloquer les cons sur Twitter. Ou ne leur parler que par questions, tiens, ça peut être intéressant…
  • Le “nous” : carton plein mais je savais déjà que ça allait arriver, j’avais triché.

Bon, globalement ça va. Je laisse les bonnes résolutions du blog pour demain, j’avais totalement oublié que j’avais fait ça, je sais même plus ce que j’y racontais, on verra demain et on rira ensemble, je pense.

blog_lettres-perles

Alors du coup, 2017, on fait quoi ? En fait, on va pas faire PLEIN de résolutions, on va en faire une globale qui s’appellera “le voyage intérieur”. En fait, ce que j’aime dans la vie, en dehors d’écrire, des maths, de Victor et de nos chats, c’est expérimenter. L’autre soir, au yoga, la prof avant le cours nous dit que pendant une heure, nous allons embarquer dans un voyage “à l’intérieur de soi” et j’ai trouvé que ça allait être un très bon concept pour 2017. Longtemps, j’ai hésité à me lancer dans certaines activités, me demandant “à quoi bon ?”. La plongée m’avait permis de répondre “pour partir à l’autre bout du monde, par exemple”. En fait, la question n’a pas d’intérêt : il ne faut pas faire les choses par but mais par curiosité et la curiosité, c’est bien mon moteur. Donc en gros, cette année, je me résous à :

Photo de l'adorable cabinet de curiosités de Mr Honoré à Paris

  • Faire toujours plus de loisirs créatifs : continuer couture et tricot pour avoir un look bien à moi (quoi que sur le tricot, le look bien à moi va rester à la maison pour le moment) et me lancer dans le paper art. Pourquoi donc ? Tout simplement parce que ça me détend, en fait. Me sentir bien, c’est aussi simple qu’une Nina et un Victor sur un canap’ à mater séries ou vidéos Youtube, un tricot à la main pour moi, éventuellement un petit verre de whisky (ça par contre, faudrait mettre la pédale douce). Posés, au calme, bieeeeeeeeeen.
  • Expérimenter toujours plus en cuisine : cette année, grâce à mon régime IG bas, j’ai découvert de nouvelles farines, de nouvelles saveurs (j’aime l’épeautre), testé de nouvelles recettes et c’était plutôt cool. L’an prochain, je vais tenter de me lancer un défi : mixer cuisine IG bas et veganisme. Non, je ne me résous pas à devenir végane mais à réduire vraiment drastiquement ma consommation de produits animaliers pour diverses raisons, la première étant écologique. Et franchement, le steack vegan quinoa-epinard-chapelure de la cantine était tellement à tomber… Donc en 2017, je vis un voyage initiatique culinaire.
meringue vegan ig bas

Ceci par exemple est mon premier essai de meringue vegan IG bas qui a tout foiré

  • Autre voyage initiatique qui m’interpelle depuis des années mais que je n’arrive pas à faire : la vidéo. Sauf que là, ma prof de sophrologie m’a donné une idée. Nous parlions l’autre jour des signes qui permettent de déclencher un souvenir, une émotion. Elle expliquait que quand elle rentrait de vacances, elle montait des vidéos sur la musique qui représentait le mieux ses vacances et du coup, dès qu’elle entendait cette musique, elle se retrouvait aussi sec là où elle était partie. Pour ma part, j’ai déjà ancré New York sur Again d’Archive (et ça marche extrêmement bien) et Montréal sur Ouverture pour Québec de Jorane (oui, bon, là, j’ai pas cherché 107 ans). Par contre, j’ai rien pour notre périple en Europe de l’Est et pour la Guadeloupe, c’est… les tourments d’amour de Francky Vincent. Un peu dur (mais matez le clip, c’est hilarant).
  • Un voyage dans la connaissance aussi : reprendre mes duolingos en rajoutant quelques exercices histoire de récupérer les 3 bribes d’espagnol que j’ai perdus (donc on n’acquiert pas bien avec Duolingo mais ça reste une bonne base), devenir la reine de l’english pour arrêter de transpirer à grosses gouttes dès que je dois le parler (alors que j’y arrive très bien en plus)(enfin, ça me stresse au niveau pro, hein), reprendre un bon niveau d’italien ET d’allemand (oui, Duolingo m’a permis de me rendre compte que j’aimais assez bien l’allemand, finalement) et jouer sur les Duolingos suédois, peut-être grecs et croate (je sais pas s’il existe celui-là) mais le grec risque d’être aussi chiant que le russe rapport au clavier…

Apprendre les langues, main tendue sous des drapeaux

  • Et enfin voyage dans mon corps et dans ma sérénité : comme évoqué quelques lignes plus haut, j’ai entamé la sophrologie et c’est extrêmement intéressant (je pense beaucoup trop, je vous en reparlerai), je veux poursuivre le yoga, bien sûr, tenter d’autres sports, aussi. J’ai découvert le foot à 5 cette année, peut-être que la vie me permettra de découvrir d’autres disciplines et constater que non, niveau endurance, j’ai pas à rougir, finalement (par contre, arrêter de jouer avec mes lunettes, je me suis ramassée un petit cocard). J’ai lu récemment le bouquin de Zermatti “Maigrir sans régime” qui est extrêmement intéressant sur pas mal de sujets. J’y reviendrai, tiens. Sur le sport, il dit que non, le sport n’est pas tant un allié minceur que ça, quoi qu’on en dise. Par contre, c’est un excellent catalyseur d’émotions grâce à son côté défouloir et sa production d’endorphines et c’est ça dont j’ai besoin, je le savais déjà, d’ailleurs. Mais je veux aussi vivre des sensations donc en 2017, je teste absolument les caissons d’isolation sensorielle, la soufflerie pour faire comme du parachute, si j’ai l’occasion un petit baptême en parapente et surtout, je vais voir pour suivre une petite formation soit de shiatsu soit de massage ayurvédique car c’est une philosophie qui m’intéresse.

massage ayurvédique bien être bonne année 2017

Et sinon ? Côté coeur, pas de grands projets cette année : on profite, on voyage (liste provisoire : Séville, Amsterdam, Japon et un autre truc mais on sait pas quoi entre Amsterdam et le Japon avec de la plage et du repos), on s’aime… et non, pas de bébé. Déjà parce qu’on vise le Japon pour fin septembre-début octobre et je pars pas à l’autre bout du monde enceinte donc voilà.

Côté pro ? On va voir, j’ai des ambitions mais… on verra.

Bref, 2017… Sérénité et voyages initiatiques. Sympa, non ?

 

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La to do list des vacances

Application abusive de PowerPoint ou addiction à la performance ? Je ne sais mais force est de constater que je suis dépendante de mes to do list. Je liste consciencieusement tout ce que je dois faire et coche avec soin chaque tâche effectuée. Le petit frisson limite orgasmique en plus. Et comme ça marche bien pour le boulot, j’applique le principe à ma vie privée.

Donc les vacances arrivent et je me dis : profitons en pour :
– lancer mon blog week end sac à dos
– ranger mon appart pour un éventuel réaménagement de l’espace
– lancer mon blog loisirs créatifs
– écrire mes articles sur la Sicile
– cuisiner des trucs Siciliens
– refaire mon netvibes
– retaper mon blog
– me lancer dans la couture

Bref, une liste plus longue que mon bras dont je n’ai pas coché la moitié des points, bien entendu. C’est le drame de ma vie : je suis toujours trop ambitieuse dans mes prévisions. Non parce qu’en vacances, j’aime bien aussi lire, glander, voir mes amis, dormir… Du coup, je ne fais pas tout ce que j’avais ambitionné de faire. C’est mal docteur ?

Septembre 98 (je crois), je traîne avec Rachel et Yohann, mes meilleurs amis de l’époque. On discute dans ma chambre en listant tout ce qu’on avait planifié de faire et qui n’a jamais vu le jour. Et Yohann, fataliste « C’est toujours pareil les vacances, on prévoit toujours de faire plein de choses et finalement… »

Pourquoi vas-tu me demander, lecteur en manque d’un guide à la vérité facile dans ta vie. J’ai justement une théorie pour te répondre. Vois-tu, petit agneau, le temps, c’est comme l’argent : on se plaît toujours à rêver de ce qu’on fera quand on en aura. Qui n’a jamais joué adhérant une pub du loto à « que ferais-je de ces millions ? » (faudra vraiment que je joue un jour quand même, on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise). Et bien le temps, c’est pareil. Prenons la semaine lambda du salarié moyen : au moins 35h sont consacrées au travail. Donc sur une semaine de vacances, on gagne au moins 35 heures à dédier aux loisirs. Alors évidemment, si on profite des dites vacances pour voyager, on va pas avoir trop de temps pour écrire ou cuisiner (quoi qu’en Sicile, j’ai pu écrire dans le bus). Mais on a parfois quelques jours de congés à domicile et là, on fourmille ! Puisque j’ai le temps, je vais pouvoir faire ça, ça puis ça ! Ébullition et enthousiasme du nouveau riche étourdi par tant d’opulence.

Seulement à dépenser nos minutes, à disperser aux quatre vents, le compteur file et nous voilà le dimanche soir pré rentrée, la gueule enfarinée. Tout ce que j’avais prévu et que je n’ai pas fait. De quoi nourrir l’éternelle langueur du « ah si j’avais le temps… ». Mais puisque le temps ne se multiplie pas, tu n’as plus qu’une solution : être raisonnable dans la to do list des vacances.

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Constat d’échec…?

Il y a parfois des articles qu’on écrit avant de les repousser dans un coin en se disant qu’ils n’intéressent que moi. Comme celui rédigé y a 15 jours sur mes rêves récurrents. Non parce que j’aime voir ce blog comme un psychanalyste. J’ai écrit l’article, je l’ai relu, je n’y ai plus vu le moindre intérêt, je ne l’ai pas publié. Or pourtant, il contient quelque chose d’intéressant : mes mauvaises nuits sont hantées par mes échecs.


On en connaît tous, des échecs, ça n’a rien d’extraordinaire en soi. Et je ne vous infligerai pas la liste de ce que je considère être les échecs de ma vie, on s’en fout un peu. Par contre, ce qui m’intéresse, c’est la définition précise d’un échec. Pas celle du dictionnaire mais celle intime, celle de nos têtes et de nos tripes. Parce que de mon point de vue, ce n’est pas la même.

Revenons à mes rêves. Quand je suis en période de stress professionnel, je rêve toujours peu ou prou la même chose : je dois passer le bac ou rendre un mémoire ou passer un diplôme dans une matière que je ne maîtrise absolument pas et il me reste très très peu de temps. Le rêve se déroule en général en 3 temps : panique, recherche d’une solution, renonciation. Et quand je me réveille, une vague déception : je ne me suis même pas battue.

Là est pour moi l’échec, le cuisant, le destructeur. Je n’essaie même pas, je renonce à partir du moment où je me dis que j’y arriverai pas. Et je trouve ça particulièrement intolérable. Nous avons tous d’inatteignables sommets, nous avons tous nos limites. Et nos envies : je sais que jamais de ma vie je ne courrai un marathon mais j’avoue que j’en ai pas la moindre envie. Mais pour certains domaines, si je ne me lance pas, je saurai pas. Typiquement les loisirs créatifs. J’ai eu le « courage » de me lancer dans le tricot et il s’avère qu’en fin de compte, je suis douée. Je dois tenter la couture à présent. Ceci étant, les loisirs créatifs sont un mauvais exemple car je ne crois pas que l’on puisse parler d’échec si on rate un tricot. À moins qu’on ne soit tricoteuse, je suppose…

Mais revenons aux grands projets. Des fois, j’ai envie de me mettre des claques de pas oser tenter ce qui me fait rêver. Genre oser écrire un roman que j’enverrai aux éditeurs, par exemple. Arrêter de dire, je vais faire, je vais faire et ne pas se bouger le cul. Là est l’échec. Ne pas tenter, ne pas faire… Sans doute par peur. Peur de l’échec ? Autant donc ne pas tenter. Comme ça au moins, on sait pourquoi on échoue. Je vous ressortirai pas la fameuse phrase de Sénèque « Ce n’est pas parce que c’est difficile que l’on n’ose pas, c’est parce que l’on n’ose pas que c’est difficile ». Ah si, je l’ai ressortie finalement…


Du coup, j’ai un goût de revanche dans la bouche. Cette éternelle envie de reprendre mes études et me prouver à moi-même que je peux le faire, que je ne céderai pas. Pourquoi pas retenter un concours d’école de journalisme ? Pas pour y entrer, juste pour le faire, pour me prouver que je peux. À ceci près qu’il me semble que je suis trop vieille pour me présenter…

Bref, l’échec, le vrai, n’est-il pas un simple renoncement ? Ne peut-on pas tirer fierté d’avoir essayé quelque chose sans avoir de résultats à l’arrivée ? Après tout, ne pas réussir quelque chose, c’est juste admettre que malgré nos efforts, nous ne sommes pas capables de tout. Mais qui l’est ?

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Cuisiner n’est pas anti féministe

Episode 2 de “je suis féministe cette semaine”.

Mardi, j’ai lu un article fascinant (ahem) sur une demoiselle se définissant anti féministe parce qu’elle aime bien faire la cuisine, qu’elle veut devenir femme au foyer et que si son mec lui dit de la fermer, elle le fait. Passons sur le dernier point qui est inintéressant en soi (l’article est assez maladroit dans sa rédaction donc je ne suis pas sûre qu’il faille le lire au sens premier du terme, il aurait plutôt fallu comprendre « j’insiste pas bêtement pour avoir le dernier mot ») pour revenir sur les deux premiers points.

Une femme féministe doit donc fuir à tout prix une cuisine et avoir une carrière. Je suppose qu’elle est priée de ne pas faire de ménage ou tout ce qui pourrait s’apparenter à un attribut féminin supposé. Je me souviens d’un cours de sociologie des femmes quand j’étais à la fac, une fille s’exprimait avec véhémence sur le fait qu’elle refusait absolument de faire le repassage ou cuisiner pour son mec en signe de non soumission et de rejet du rôle traditionnel de la femme. Je crois que c’est ce jour là que j’ai développé une certaine méfiance, si ce n’est une aversion, pour le féminisme. Puis j’ai découvert que le féminisme n’est pas forcément synonyme d’hystérie.

Pour ma part, si on s’en réfère à mes petites activités, je suppose que dans le monde blanc et noir de ces demoiselles, je suis une anti-féministe. J’aime cuisiner (quand j’en ai le temps), je tricote, je compte me mettre à la couture. Je chante aussi, telle une jeune fille du XIXe siècle prête à courtiser. En fait, depuis quelques temps, j’acquiers des compétences qui font (presque) de moi une fille bonne à marier. Me reste mon bordélisme ambiant et mon relatif désintérêt pour la déco intérieure sinon je ne serais qu’un cliché ambulant. Pourtant, si je fais toutes ces choses ce n’est que pour une seule et même personne : moi. J’aime bien cuisiner (surtout quand je réussis mon plat), tricoter et chanter me détendent. Et j’aimerais être ordonnée et avoir du goût en matière de décoration, vraiment. Me conforme-je à un idéal féminin suranné ? Non. Ma récente passion pour le textile et la laine est plus associé à une envie de me créer des petits vêtements. Ahah, je suis soumise aux diktats de la société machiste qui impose aux femmes d’être toujours coquettes et apprêtées ! Oui ou alors on peut aussi dire que j’aime les jolies choses et que j’aime m’en parer. Et que si c’est moi qui les fabrique (si j’y arrive, hein), on peut dire que je ne suis pas des masses victime de la mode puisque ma mode, je la crée moi même.

En fait, j’ai parfois l’impression qu’on ne sait pas ce qu’est le féminisme quand on en parle. Le féminisme ne t’interdit pas d’entrer dans une cuisine préparer un plat pour ton mec, le féminisme n’est pas l’antonyme de fer à repasser et si tu préfères rester chez toi plutôt que de travailler, c’est ton choix. Après tout, certaines sont faites pour s’épanouir dans leur vie privée, d’autres dans leur carrière, on a aussi le droit de choisir. En fait, une fois de plus, on nage en plein clichés. La femme soumise cuisine, coud et élève les gosses, la femme libérée travaille, achète des fringues tous les deux matins et a une nounou pour sa progéniture. Il paraît inenvisageable qu’une femme au foyer puisse être féministe. Et pourtant, qu’est-ce qui l’en empêche ? Le fait qu’elle ne gagne pas d’argent la rendrait forcément perméable aux questions d’égalité des salaires ? A l’égalité des droits en général ? Je sais bien qu’on vit dans une société très égocentrée qui ne se mobilise que pour des problèmes la touchant directement. J’exagère peut-être légèrement mais si on pouvait avoir la même colère et la même indignation face à la paupérisation de la société, au chômage ou, tiens, à l’inégalité homme-femme que ce qu’on a vu lors de la fermeture de Megaupload, peut-être qu’on avancerait un peu plus. Mais non, mater des séries gratuitement, c’est plus important que tout. J’y reviendrai tiens.

Bref, l’égalité homme-femme, c’est avant tout le droit pour chacun de choisir, de pratiquer des activités par goût et non par obligation, choisir sa carrière (ou l’absence de…) parce que c’est ce qui nous convient et pas parce que c’est la société qui nous l’impose. Et n’oublions pas l’existence d’hommes aux foyer, ce n’est pas une exclusivité féminine.

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La liste de la fille qui ferait mieux de dormir

En ce moment, je dors pas, c’est mal. Mais le soir, j’ai jamais sommeil aussi ! Le matin par contre… Bon, je reviens sur Noël et mes résolutions, ne soyez pas surpris.

– Cette année, le CE nous a offert des plantes, nous avions le choix entre yucca et des anthuriums, j’ai pris le yucca par sécurité. Maintenant, notre open space ressemble à une forêt tropicale, j’adore ! (et ça fait du bien, c’est tellement déprimant un open space).

– Soirée de Noël de ma boîte, j’hésite à y aller car je suis pas bien à cause d’un rhume qui m’épuise. Mais bon, c’est soirée corporate, quoi. Dans un ancien club échangiste qui plus est. Bon allez, j’y vais et je repars à 22H. Ah, j y vais et je repas en taxi avec ma soeur qui, je cite “doit partir tôt car elle a un rendez-vous le lendemain matin”. Résultat, on est partis à 2h, me suis couchée à 3h. Sachant que je devais me lever à 6h le lendemain pour prendre le train pour les vacances.

– Taxi pour aller à la gare justement. La chauffeuse tombe en amour avec Kenya “c’est bien la première fois que j’entends un chat miauler de bout en bout”.Je suis très à l’aise… Arrivée à la gare, elle me dit “Ca fera 23.60”. Heu ben oui, ok… Elle tape la somme sur le terminal carte bleue et me sort “voyez, c’est pour ça que les chauffeurs de taxi refusent les animaux, parce que les gens ne donnent pas de pourboire”. MALAISE. Surtout que bon, je suis un peu formatée par le resto “tu donnes pas le pourboire sur la carte bleue” et j’avais bien une pièce de 1 € pour elle dans ma poche.

– Le seul avantage d’être malade en vacances, c’est d’être bichonnée. En 1, tu as la meilleure place sur le nouveau canapé qui s’allonge : hop, je m’allonge, je me mets une couverture dessus, face à la cheminée allumée, je lis (Voici), je tricote et j’attends mon vin chaud ou mon grog. Trop dure ma vie. D’ailleurs, mon père est le nouveau préposé au grog (ainsi qu’aux crèpes, omelettes et oeufs brouillés). Le seul hic c’est que le canapé en position allongé avec la couverture, la cheminée devant un film, ça donne “j’ai vu 20 mn de la Princesse de Montpensier. Un peu du début, quelques scènes du milieu et la fin. J’ai rien compris. Mais je me laisserais bien trousser par Gaspard Ulliel et Raphaël Personnaz.

– Sinon pour finir sur mon histoire de cadeaux de Noël en retard, ils sont bel et bien arrivés… le 26. Joyeux Noël. L’an prochain, je les commande en juillet. Ce qui ne serait pas une mauvaise idée en soi au vu de l’état de mon compte en banque suite au mois de décembre. Faudrait aussi que j’apprenne à me calmer quand je fais des cadeaux…

– Des fois, tu trouves un cadeau et tu fais “ouah, quelle bonne idée!”. Tu t’empresses de l’acheter. Puis quand vient l’heure d’emballer, tu te dis qu’en fait, tu as été très con… Du genre : un panier rigide chez Maison du monde pour ma maman (cadeau qui n’avait pour seul intérêt d’y avoir un Union Jack imprimé dessus puisque le vrai cadeau de mes parents était un week-end à Londres, devenu week-end à Amsterdam car ils préfèrent), un bus londonien pour mon papa (cf parenthèse précédente) ou un lot de 40 tubes de peinture acrylique pour ma maman emballé dans son étui d’1m à 1m20 de long. J’ai réussi ou à peu près (le panier, c’était pas trop ça).

– Pendant les vacances, j’ai tricoté de 1/ pour ma petite Emma adorée et de 2/ pour Larcenette, je vous rappelle au passage que vous pouvez tricoter des écharpes pour des sans abris. Evidemment, j’ai montré mon travail à ma maman. J’avais pas été aussi stressée de montrer le fruit de mon travail manuel depuis le collège, les cours d’EMT. Ouais, moi, j’avais pas techno, j’avais EMT, je cousais et je fabriquais des boîtes en carton et j’étais complètement nulle. Et en plus, la prof était méchante, elle m’avait collée mais j’ai séché la colle (avec la bénédiction de ma maman). Bref, résultat : “tu tricotes serré mais c’est très régulier. Dis donc, je suis impressionnée”. Mazette, je suis super fière, je suis adoubée tricoteuse par ma maman qui m’a fait des milliards de fringues quand j’étais petite. Hiiiiiiiiiii ! Prochain défi : la couture.

Je coupe ma liste ici, je la finirai demain, j’ai trop de trucs à raconter en fait. Genre la fin de mes vacances chez mes parents, mon réveillon, mon 1er janvier et ma première semaine de janvier. Quelle bavarde !

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La semaine de 8 jours

Discussion entre collègues lors d’une pause, Salima nous expose sa théorie de la semaine des 8 jours et je trouve ça tellement génial que j’ai décidé d’en faire un article pour promouvoir cette théorie. Ouais, je fréquente des gens intelligents, moi. Voici donc la théorie :
– une semaine travaillée de 4 jours, c’est la course, on doit faire en 4 jours ce qu’on fait en temps normal en 5. Donc la semaine 4 jours travaillés ne colle pas. Et prendre un 4/5e, ça fait des sous en moins.
– un week-end de 2 jours passe trop vite. Trois jours permettraient de 1/ passer un jour à ne rien faire d’autre que de se reposer, 2/ sortir faire la fête et 3/ faire son ménage et son administratif.

5+3 = 8, le chiffre magique d’une vie équilibrée. Voilà, voilà, c’est ça qui me la que dans ma vie, ce 8e jour pour se reposer. Moi, je le crois pas que Dieu a créé le monde en 7 jours, on nous a caché le 8e jour, celui où, pour se donner du courage avant de terminer son oeuvre, il est allé faire la fête. Non mais je vous résume mes trois premiers week-ends de décembre :
– week-end 1 : AG de la plongée puis anniversaire de Loxy_more. Couchée 3h, ménage le lendemain.
– week-end 2 : osthéo à midi, shopping-balade avec Anna, soirée anniversaire d’Isa Rousse, couchée à 3h du mat chez Anaïs. Lever 13h, papote jusqu’à 17h30, retour chez moi vers 18h30.
-week-end 3 : soirée de la plongée le vendredi soir, nuit chez Anna, brunchounet chez elle, petit shopping avec elle, courses du week-end puis retour chez moi vers 18h. Dimanche ménage, visite d’un pote de 16h30 à 19h.

Et là, je te pose la question : c’est quand que je :
– écris pour le blog
– travaille sur des projets annexes
– me mets à la couture
– tricote
– avance dans mon roman.

Bon, j’ai peut-être trop de projets persos… Mais avec la semaine de 8 jours, je pourrais me permettre d’avoir tous ces loisirs et l’argent de mes 5 jours de travail. Imaginez comme nous serions heureux dans cette configuration. Après 5 jours de dur labeur, trois jours, trois jours entiers pour récupérer, faire des choses, profiter de ceux que l’on aime. C’est tellement évident que c’est la solution.

Alors unissons nous camarades. Prenons nous la main et réclamons d’une seule et même voix la création de ce 8e jour que nous appellerions Neptedi par exemple. Là, on a une ouverture, on court tête la première vers l’effondrement de notre système actuel alors c’est le moment idéal pour agir, proposer notre idée, attendre que tout s’écroule et en faire u axe de notre recontruction. J’y crois, nous pouvons avoir une vie équilibrée entre travail et vie privée ! Oui ! Rejoignez-nous ! Levez-vous et dites oui au Neptedi !

Non mais sérieux, depuis que Salima m’a suggéré cette idée, je trouve tellement que c’est la solution rêvée pour sortir de ma perpétuelle frustration de ne pas avoir de temps que j’ai envie ce croire qu’on appliquera ça un jour. Un jour de mon vivant de préférence.

Bon, je crée la page Facebook de l’idée, vous êtes chauds ?

 

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2012 en haute résolution

Savez quoi ? Comme chaque année, je vous gratifie d’un article sur mes résolutions, résolutions que je ne tiendrai sans doute jamais mais j’ai besoin de ce rituel, surtout à l’heure où s’égrènent les dernières heures de ce que l’on peut désormais considérer sans exagérer comme la pire année de ma vie. Tout a été détruit ou presque dans tous les domaines : amoureux, amical, professionnel et même sanitaire puisque pour la première fois de ma vie, je me suis cassée quelque chose. En 2011, j’ai découvert que, non, je ne pouvais pas toujours me sortir bien de toutes les situations. En 2011, mon bisounoursisme en a pris un sacré coup. Alors à l’heure où mon cynisme explose, je dois faire des projets, je dois avoir un phare dans la nuit. Mes résolutions.

Reprenons celles que j’avais formulées l’an dernier à la même date, histoire de constater que je n’ai tenu aucune de mes résolutions, certainement. C’est parti :
– développer ma fibre artistique. Si on considère que tricoter est un art, j’ai un peu tenu cette résolution et j’ai entamé la chorale donc c’est pas un échec total. Par contre, pour la photo, j’ai pas plus développé que ça, mon flickr est pour ainsi dire mort et j’ai toujours pas dessiné.

– devenir égoïste. Clairement pas assez encore, je me suis laissée polluer par des problèmes de personnes ne méritant pas que je me préoccupe d’eux. Ceux qui me parlent de notre amitié des étoiles plein les yeux quand ils ont besoin de moi mais omettent de prendre de mes nouvelles quand je suis hospitalisée. Ou ceux à qui tu dois faire des révélations pénibles mais tu sais que même preuves à l’appui, tu n’auras pas gain de cause. Alors laisse tomber. Désormais, les gens pour qui je répondrai présente au moindre pépin seront sur une liste réduite, la plupart sera d’ailleurs au réveillon de samedi, na ! Bon, par contre, niveau sommeil, gros échec prévisible, mes nuits de 7h sont exceptionnelles et le snoozing n’a jamais quitté ma vie. Quant au rituel du matin, il se résume à ça : « encore 5 minutes, encore 5 minutes… Putain, je suis à la bourre! » et hop, brosse à dent en bouche, savonnage, tartinage, habillage, coiffage, maquillage, faire le lit, croquettes au chat, ouverture volets, salut à ce soir !

– écrire et lire. Echec total ou presque. Ecrire, ma production littéraire, tout cumulé, doit atteindre les 50 pages. Mais pas sur le même roman et grosso merdo, j’avance pas. Reste le blog mais la qualité littéraire n’y est que rarement, c’est de la chronique plus que de la prose soignée. J’aime ce style mais il n’y a somme toute que peu de choses à récupérer. Quant à lire, j’abandonne la plupart de mes abonnements sauf Management car j’aime vraiment et j’ai décidé de m’acheter Philosophie magazine de temps en temps en kiosque. J’abandonne Grazia et Pour la science, je me résouds à ne pas tenter de lire le Nouvel Obs en entier. Et je renoue avec mes amours romanesques. Et je m’investis dans le livre électronique, pour voir.

Bon, alors, en 2012, concrètement, je fais quoi. En 1, je reprends sérieusement le sport, je fais du gras en ce moment. A la plongée, on fait du secourisme donc on ne nage plus donc à part mes 30mn à 1h de marche quotidienne (selon si je rentre du boulot ou non), je fais pas de sport. J’ai envie de formuler une petite résolution que je ne tiendrai jamais : me mettre au jogging. Comprenez que je déteste courir, que ça va me tuer les articulations et que je vais me prendre les seins dans les dents mais c’est la meilleure façon pour moi de vraiment régler mon problème de respiration qui m’handicape un peu en plongée et en chant. Idéalement (vous pouvez rire à la fin de cette phrase), faudrait que quand je rentre chez moi à pied, à mi chemin, je me mette à courir, ça me ferait une course d’une quinzaine de minutes, tranquille.

Je ne le ferai jamais, je le sais.

Sinon, je me suis offert une Wii donc exercices tous les jours (j’ai que des just dance pour le moment).


Sinon, j’ai des projets de travaux manuels, des trucs qui m’emballent vraiment. J’en parlerai un peu plus tard quand je me serai lancée. Déjà, j’ai bien progressé en tricot, je dois débuter la couture. J’oublie pas mon ambition de devenir super tatie puis Anne, ma meilleure amie d’enfance, étant enceinte, je dois préparer quelques petites choses pour son petit bout.

Côté sommeil, je vais essayer de trouver des techniques pour être super en forme avec moins de 7h de sommeil (il y en a). Dormir moins, dormir mieux pour faire tout ce que j’ai envie de faire, sans frustration.

Côté boulot, m’activer sérieusement sur un projet « perso » pour progresser dans ma boîte et attraper une promotion même si les choses vont déjà bouger avec certitude dans ce domaine (mais en bien normalement).

Côté appart, faire du vide pour refaire le plein (il paraît que j’ai trop de fringues, tsssss !)

Côté mec, arrêter les ringards et autres pauvres types ou les mecs qui seraient géniaux si seulement le timing était bon.

Et une grande résolution, la plus importante, la seule à tenir je crois : trouver un contrat freelance annexe pour gagner des sous pour me payer des voyages et un nouvel appareil photo. Et du matos pour mes projets créatifs. Et des fringues. Parce que même si je vais toucher des sous suite au décès de ma mamie, j’ai envie de mériter certaines choses. Cette année, voyages programmés : Thaïlande, Corse, Provence pour sûr. Voyages souhaités : plongée en Méditerranée cet été (Croatie ou Egypte), Rome, Amsterdam. En attendant 2013 pour la Russie et/ou l’Islande mais je vais avoir un petit souci de jours de congés à un moment donné, aussi.

Bref, en 2012 je REVIS.

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Pourquoi il ne faut pas acheter de tenues bleues aux bébés filles

De toute façon, ça n’existe pas.

Je l’ai évoqué récemment, ma cousine est maman. Je suis grande cousine pour la 7e fois mais cette naissance là est la plus importante du lot puisque c’est le premier de ma famille la plus proche. C’est donc logiquement que je suis descendue voir la petite crevette pour célébrer la vie. Surtout qu’à coté, ma dernière grand-mère est en train de mourir donc il était nécessaire de compenser car un pouponage en règle.


Veille de mon week-end, je file dans une boutique pour bébés conseillée par Hana, ma collègue deux fois maman. Vendredi midi, j’y cours, j’y vole, retenant bien la leçon number one : prends pas de fringues taille naissance, ils ne le gardent que très peu et y a même des bébés qui ne rentrent pas dedans. Sauf que j’avais pas pensé qu’Emma devrait encore être dans le ventre de sa mère à l’heure actuelle, d’où le doux sobriquet de crevette (elle arrive aux 3 kg, ouais !). Je rentre et là, stupeur : bleu pour les garçons, rose pour les filles. Avec quelques dégradés dans les parmes et violets pour les unes, tout un camaïeu de bleus pour les autres. Alors je n’ai pas d’avis tranchés sur les histoires d’imposer ou non des vêtements genrés aux enfants vu que j’en ai pas mais quand même… Le bleu, c’est une belle couleur ! Je zieute un peu et les imprimés ne me laissent pas de marge de manoeuvre. Je vais quand même pas offrir une grenouillère bleue où il est marqué « je suis le roi » à ma petite cousine… Je me rabats donc sur une grenouillère violette, un bonnet violet (TELLEMENT adorable) et deux t-shirt violets/gris et gris/rose. Pas de fuchsia. C’est pas que j’aime pas, au contraire, mais la cousine a fait du beige son uniforme alors bon… J’ai failli craquer pour une petite robe en laine blanche mais je me suis ravisée. De çe que je sais, un bébé, ça régurgite.


Je passe en caisse en m’interrogeant au passage sur la mode enfantine que je trouve trop « adulte ». Genre le short à noeud, ils l’auraient fait à ma taille, je l’aurais pris. Et je ne vais pas trop polémiquer sur le manteau en fourrure pour mini-pouce qui me rend littéralement hystérique. Le manteau de fourrure, c’est pour les vieilles. Je ne vois tellement pas un enfant avec ça sur le dos… Bref. En rentrant au bureau, je me dis que je vais tout plaquer et créer ma marque de fringues qui propose aussi du bleu aux filles et du rose aux garçons, bordel. Mais bon, rassurez-vous, j’ai tous les jours des idées fantaisistes comme ça mais en vrai, je vais rien plaquer du tout.


Je vois bébé Emma, je la prends même dans mes bras (j’ai une photo qui le prouve), je fais des « hiiiiiii » devant ses toutes petites menottes trop mimiiiiiiis, je craque quand elle se met à bailler et je plisse le nez devant tant de mignonnerie. Du coup, mercredi, en allant acheter une ampoule au Monoprix (une histoire fascinante), je passe au rayon bébé et voit des babygros bleus sans inscriptions genrées dessus. Bon, si j’en prenais un ? C’est là que m’est revenu une anecdote racontée par ma cousine.
Là tu m’imagines la tête penchée, les yeux regardant en haut à gauche, l’index droit posé sur mon menton puis tu fais un effet de vague sur ma figure avec une musique de harpe pour lancer le flashback.


Ma cousine tient Emma dans ses bras, la petite est vêtue d’une grenouillère blanche à liserés roses. « Et là, y a une infirmière qui rentre dans ma chambre, Emma était habillée comme aujourd’hui, on voit bien le rose quand même ! Et là, elle me demande si c’est un petit garçon ! » Indignation et stupéfaction de la jeune maman. Bon, entre nous soit dit, il me parait clair qu’Emma est une fille mais je le savais dès le départ et je vois pas assez de bébés pour vous affirmer qu’on discerne facilement les garçons des filles. Tiens, ça va être mon nouveau jeu dans le métro, ça.

Fin du flash back, retour au Monoprix, je délaisse le babygros bleu, estourbie par cette incroyable compréhension des choses qui fut la mienne tout à coup. En fait, si on habille les filles en rose et les garçons en bleu, c’est pas pour les « genrer », si j’ose dire ou pour les enfermer dès le départ dans des stéréotypes. Non. C’est tout simplement pour indiquer aux adultes le sexe du bébé et éviter de froisser la susceptibilité des jeunes mamans.

Par contre, j’ai pas encore compris pourquoi le vert était banni… Mais je crois que je suis une des seules filles au monde à raffoler de cette couleur alors qu’elle ne me va pas forcément très bien… Mais bon, quand je serai forte en couture (quand j’aurai commencé déjà), j’achèterai un babygros bleu et j’y ajouterai un gros noeud joli. Comme ça, on comprendra que c’est une fille et je lui apprendrai dès le biberon à ne pas se laisser enfermer par les diktats de la mode.

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Quand je serai grande, je serai écrivain

[Article qui aurait pu s’articuler sous la forme “cher moi d’avant” mais j’ai pas envie]

L’autre jour, je devisais gaiement sur Twitter avec ma folle communauté parmi laquelle Florence Porcel qui se lamentait de ne jamais pouvoir lire la suite de Millenium. Je lui conseillais donc d’écrire la suite, lui précisant que j’avais envisagé un temps de réécrire Lost. J’ai même écrit 4 pages mais le temps est à jamais mon ennemi. De là est revenu mon fantasme de fin d’adolescence : devenir écrivain. Genre comme vrai métier.

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J’avais imaginé pas mal de choses. Déjà, je me voyais travailler sur un atelier péniche pour pouvoir écrire, certes, mais aussi faire de la couture ou autres travaux manuels si l’envie m’en prenait. La belle vie s’il en est. Connaissant ma légère tendance à la procrastination et à la sérendipité, j’avais prévu d’écrire plusieurs romans durant ma fin d’adolescence et années d’études pour avoir de la marge. Genre quand j’aurais publié le premier Technopolis, le second serait déjà fini, etc. Pas de télé dans ma péniche, juste de la musique. Et
un hamac parce qu’il faut se reposer parfois.

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Doux rêve. Etudiante, je pensais que le soir, en rentrant du boulot, j’aurais tout loisir pour écrire mais finalement, une fois salariée, le soir quand je rentre (si je rentre), il est soit juste l’heure d’aller se coucher, soit je ne fais rien, le cerveau hurlant qu’il a, lui aussi, le droit de se reposer. Et je vous parle même pas de mes yeux, myopisés par un usage trop régulier d’un ordinateur. Oui, j’invente des mots si je veux. C’est comme les licornes, les mots inventés, je les mets en scène quand j’en ai envie, regarde : . Bref, le soir, je suis vermoulue des neurones, l’imagination en berne. Même si elle a tendance à se réactiver au moment où je m’endors, vous connaissez ce phénomène ? “Aaaaah, dodo ! Dormir… Oh, je viens d’avoir une super idée!”. Idée obsédante que vous vous empressez de tisser au détriment de votre sommeil. Puis le dilemme : “bon, allez dors… j’ai plus sommeil, je veux écrire… Mais il est tard et je me lève demain… Bon allez, j’écrirai demain!”. Sauf que le temps manque, cercle vicieux.

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Et puis, j’ai réalisé un truc, un truc essentiel. Reprenons mon histoire de réécrire Lost. Imaginons que j’ai le temps de le faire et que je ponde un petit pavé de 200-250 pages word (j’ai tout le squelette et autant vous dire qu’il est solidement charpenté). Une fois le point final posé, qui ça va intéresser ? Moi. Eventuellement quelques amis. Et ensuite ? C’est totalement invendable, je pense. Même si en préface, je joue carte sur table : “Ca vous fait penser à Lost ? C’est normal!”. Mais les fan fics, c’est toujours globalement décevant, ça ne
séduit que son auteur et ses amis, les autres crient au sacrilège. Surtout qu’en l’espèce, je gardais juste l’idée d’une île mystérieuse mais je virais les Jack, Kate, Sawyer, les crashes d’avion et de bateaux. Bref, à l’arrivée, ce n’est pas vraiment un fan fic, plus une libre adaptation que j’écris pour moi, parce que j’ai été quelque peu frustrée de la fin de la série. Et je me demande s’il n’en va pas de même pour la plupart de ma prose. Parce que j’écris avant tout pour moi et je me fiche un peu que mes romans soient lus, ça me fait juste plaisir de coucher par écrit toutes les histoires qui fourmillent dans ma tête. Et Dieu sait qu’il y en a, j’ai actuellement en tête la suite et fin de Technopolis (y a 4 tomes, il m’en reste 2 et demi à écrire, tout va bien) ainsi que 4 autres romans et la revisite de Lost, donc. Ca fait 7 et demi…

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Bien, ne me reste qu’une chose à faire : trouver un mari très riche qui me paiera une péniche pour que je puisse jouer à l’écrivain toute la journée.

 

PS : J’ai décidé que la licorne allait devenir un mème de ce blog. Fallait pas la kiffer dans l’article sur les hommes mariés.

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