La télé est-elle malsaine ?

Quatre ans. Ca fait quatre ans que je ne regarde plus la télé. Pas une démarche volontaire au départ, une simple histoire de télécommande cassée jamais remplacée. Et je vis très bien sans, notamment grâce à Netflix, Youtube… et Spotify, la musique, c’est bien aussi. Mais quand je vois passer des scandales télévisuels, je finis par me demander : est-ce que ce n’est pas un média franchement malsain ?

La télé est-elle malsaine ?

A dire vrai, je considère que non parce que la télé n’est à mon sens qu’un outil. Comme Internet : vous pouvez l’utiliser à bon ou à mauvais escient. Regarder de bons reportages (je précise “bons” parce que y a aussi ses kilotonnes de merdes dans l’univers des documentaires), vous ouvrir, vous cultiver ou juste vous divertir dans la joie et la bonne humeur. Ou vous pouvez regarder des reportages qui vous expliquent que les extraterrestres sont là depuis toujours et qu’on vous ment, vous abrutir en vous moquant de pauvres gosses enfermés dans une maison qui s’engueulent en espérant avoir un avenir doré ou encore des “divertissements” ne reposant que sur l’humour oppressif. Du coup, je suis toujours un peu mal à l’aise quand il s’agit de tirer sur le medium et non sur le message, vous voyez ? La télé n’est donc pas malsaine en soit… mais y a paquets de producteurs qui aiment remuer la merde pour en tirer de l’oseille à profusion.

Thierry Ardisson, producteur dégueulasse

Et je commence à être agacée de voir que ce cirque n’en finit jamais. Honnêtement, à chaque scandale à la con, à chaque fois que Ruquier ou Ardisson obtient son petit buzz et que je les imagine, ricanant et tellement fiers d’eux, je vous en veux, à vous, qui regardez ces émissions. Déjà, j’aimerais savoir qui vous êtes. L’an dernier, quand Ardisson avait sorti la composition de son plateau de Salut les terriens, j’étais tombée dans des abysses d’incompréhension. Du gauchiste, du bobos, du réac, du hyper réac, du… blogueur people, je suppose… Alors je ne suis pas opposée à la pluralité d’opinion à la base mais expliquez-moi quel est l’intérêt de tous les mettre sur un même plateau ? Ca donne quoi ? Tout le monde se crie dessus et chacun a droit à 2 à 5 mn de paroles à peu près distinctes ? Qui ça intéresse ? Quelles idées intelligentes ou même juste intelligibles peuvent être sorties de là ? Le pire, c’est chez Ruquier où des gens viennent se faire écharper sur leur métier. Non mais imaginez la violence… Je ne vais pas prendre la défense des 150 000 artistes de tout genre et de tout bord passés là-dedans mais j’ai quand même du mal à comprendre le point. On peut critiquer un artiste qui fait les choses pour de mauvaises raisons (aka le pognon) mais à partir du moment où quelqu’un fait quelque chose avec sincérité mérite-t-il de se faire clouer violemment au pilori parce que… parce que vous aimez le sang ?

Scream, lécher le sang

Parce que désolée mais c’est ça. Regarder ces émissions me fait le même effet que m’asseoir sur le bord de l’autoroute et attendre un bon gros carambolage avec, les bons jours, un ou deux membres détachés de son corps d’origine voire une bonne décapitation, ahah. Dégueulasse ? Bah la violence symbolique que nous sert ces émissions ne me paraît pas beaucoup mieux. Tout est réuni pour que ça gueule, ça pète, que quelqu’un quitte le plateau bouleversé ou… au pire, rit jaune en serrant tellement les dents qu’il est quitte pour cinq séances chez le dentiste direct. Il y aura toujours des insultes, des obligations de faire bonne figure face à quelque chose qu’aucun de nous ne supporterait. Toute cette agressivité en permanence, ces cris, ces mensonges, ces jeux de dupe…

Laurent Ruquier aime le sang

Et un manque total d’humanité. La semaine dernière, la chroniqueuse Hapsatou Sy qui officie (officiait ?) dans l’émission de l’odieux Ardisson (je hais ce mec) s’est fait insulter par l’épouvantable Eric Zemmour. Dans le genre “mec très fier de lui de foutre la merde”, regardez comme il suinte l’auto satisfaction dès que ça dérape, il me dégoûte. Donc dans un échange peu amène, Gargamel a expliqué à Hapsatou que son prénom était une honte car “même pas français”. Il est vrai qu’Eric, c’est très gaulois (non). Moi même qui suis tellement de souche que j’ai limite des racines fossilisées, mon vrai prénom a des origines latines… ou grecques ou germaniques, ça dépend du dictionnaire des prénoms utilisé, je suppose. J’avoue ne pas avoir vu la séquence parce que je n’ai aucune envie de voir ça mais quand Hapsatou Sy a décidé de ne pas laisser passer en diffusant une séquence coupée au montage, elle a eu droit à de nombreuses réactions dédaigneuses à base de “oh ben si tu te choques de ça, tu connais rien à la vie, pauvre fille”, sans parler des “soupçons” comme quoi elle aurait tout orchestré… et devinez quoi les mecs, c’est pas elle qui invite les gens dans l’émission. Il n’y a aucune compassion et on en redemande. Alors que rappelez-vous que Hapsatou Sy est dans un cadre professionnel. Remettez ça dans un contexte de bureau et dites-moi encore qu’elle fait du bruit pour rien.

Hapsatou Sy

Alors, est-ce que la télé est malsaine ? Non. Par contre, vous qui regardez toutes ces émissions en vous régalant de tous ces cris et de cette fureur… Oui.

 

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Peut-être que la sécurité ne doit pas être une priorité

Cet article ne parlera pas du tout de police, cet article parle toujours de choix de vie, dans la droite ligne de mon article précédent sur le tempo. En écrivant le dit article, je me suis rendu compte que je priorisais systématiquement la sécurité. Et c’est peut-être là que j’ai tort ?

La sécurité _ casque de chantier

Je suis de la génération “passe ton bac d’abord”. Je me souviens, quand j’étais jeune (genre 19-20 ans), je regardais Pop star et une jeune fille disait qu’elle consacrait sa vie à la musique, je ne sais plus quoi et je disais à mon mec de l’époque “non mais ma fille, elle ferait ce qu’elle veut… mais son bac d’abord !”. J’ai grandi dans ces discours là : il faut s’assurer un avenir… Alors bon, déjà, en partant à la fac, je détonais un peu par rapport à ma soeur qui a  choisi la voie école de commerce mais bon, la règle est claire : assure-toi un bon avenir, tes rêves d’artistes attendront.

Le rêve de Jérôme Bosch

Tout est toujours question de choix et de ce que tu es prêt à investir, finalement. J’ai toujours pensé à me mettre d’abord à l’abri avant de jouer à m’imaginer des carrières qui ne sont pas les miennes et ne le seront peut-être jamais. C’est vrai que l’avantage, c’est que, si je me plante, seul mon ego sera en jeu et c’est pas bien grave. L’inconvénient, c’est ce que je n’admets toujours pas que je ne peux pas mener trois vies de front. Enfin trois… Entre le boulot, mes envies de vie saine (L.O.L), l’écriture, mon amour, mes amis, mes ambitions de vidéaste (double L.O.L piqué), mes occupations politiques… Des fois, je me sens un peu comme une jongleuse amatrice qui part direct avec cinq balles en se disant qu’en se concentrant un peu, ça devrait le faire. A un moment, faut avoir conscience du carrefour où l’on est : choisir toujours la sécurité et devoir renoncer à quelques éléments de ma vie rêvée ou se lancer dans le vide car dans la liste de mes nombreuses vies, le boulot n’est pas ma partie préférée. Ou l’audace.

Bullet journal

Alors dit comme ça, on va tous dire “bé choisis l’audace, c’est un faux choix ton truc !”. Alors bon, déjà, point 1 : je ne vis pas seule et nous construisons un avenir à deux, il serait compliqué de tout faire reposer sur ses épaules, surtout au vu de nos projets prochains. Et puis la sécurité a quelque chose de confortable, en fait. Le but est évident, les doutes marginaux. Je veux dire au moins, on sait ce qu’il y a au bout : le salaire. De l’autre, choisir la voie du risque, c’est se battre beaucoup, longtemps, pour un gain incertain.

Battante fatiguée

Alors la sécurité parce que c’est confortable ? Il est vrai que je suis parfois jalouse de la vie de mes ami.e.s qui ont eu l’occasion de tout envoyer bouler et tenter autre chose. Avec plus ou moins de succès. Après tout, je ne manque pas de ressources, y aurait toujours moyen de se démerder… Ah mais, les occasions…

Daisy la débrouillarde

J’en parle la semaine prochaine, c’est intéressant comme sujet.

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Dead Landes : quand la fiction française déboîte

Je sais pas comment ça se passe à l’étranger mais en France, on aime bien cracher sur nos fictions. Et j’ai quand même parfois tendance à crier avec la meute. Une comédie française majoritairement oppressive (sexisme, racisme, homophobie… mais allez, c’est de l’humour, roooooooooh), des fictions où les acteurs sont en roue libre neuf fois sur 10… Non mais pardon mais suite à un passage dans ma belle-famille, j’ai eu droit au prime de Plus Belle la vie (alors déjà qu’on connaît pas les personnages, imagine la violence du truc) et… putain, mais ils jouent tous comme des quiches ! Chacun a l’air de faire ce qu’il a envie “tu as un texte, fais en ce que tu as envie… et oublie pas l’assent, steuplé !” (quoi que dans Plus Belle la vie, tu dois avoir deux personnages avec l’accent marseillais). Mais parfois, la fiction française te réserve de jolies pépites comme Dead Landes

Casting de la série Dead Landes de François Descraques diffusée sur France 4

Comme j’ai déjà dit ça ou là, j’ai une certaine culture Youtube, c’est ma télé à moi. Fin novembre, Antoine Daniel annonce qu’il va bientôt apparaître dans une série de François Descraques et François Uzan. Alors je sais pas trop si je dois présenter ces deux personnes… Si vous avez vaguement traîné sur Youtube, vous ne pouvez que les connaître mais je vous ai mis un lien sur leur nom pour découvrir un peu leur travail. Bref, c’est parti pour Dead Floor, une petite série diffusée sur Youtube a raison d’un épisode par jour, l’histoire de jeunes gens coincés dans une discothèque suite à un étrange séisme. Au bout de 5 épisodes, on découvre qu’il s’agit d’un préquel à une série qui sera diffusée sur France 4 : Dead Landes.

Casting de la web série Dead Floor de François descraques et François Uzan avec Antoine Daniel , Julien Josselin, FloBer

Alors Dead Landes, ça raconte quoi ? Tout commence dans un camping filmé pour un reportage au coeur des landes “l’escapade”. Alors que tout va bien, un étrange séisme survient, des colonnes de feu montent dans le ciel. Après le drame, les survivants vont découvrir qu’ils sont encerclés par un étrange brouillard infranchissable. Durant dix épisodes, nous allons donc suivre les aventures des “escapés”, cette bande de survivants pris au piège, filmés en permanence par les cameramen du reportage TV, parfois par des mobiles, caméras de surveillance…

Dead Landes saison 1, Agathe, Sam, Michel, Natalia et Clovis

Ah oui, y a Sören Prevost , aussi, très bon

Dis comme ça, ça ressemble à REC (enfin, je crois, je n’ai évidemment pas vu le film) et honnêtement, le jeu avec la caméra est très bon, les personnages interpellent régulièrement les cameramen pour nous rappeler que oui, il y a bien quelqu’un derrière la caméra, quelqu’un qu’on ne verra d’ailleurs jamais.

Dead Landes saison 1, Agathe et Sam

Le rythme est savamment dosé entre tension et humour. Ah oui parce que si je devais comparer Dead Landes à ce qui existe déjà, j’aurais tendance à évoquer un peu Kaamelott. Un tout petit peu, c’est pas forcément le même humour mais pour ce subtil mélange qu’il peut y avoir entre humour et tension (ah oui Kaamelott de la fin, j’avais oublié de préciser), le tout appuyé par une musique très tonitruante qui n’est pas sans rappeler du Hans Zimmer (le mec qui fait la musique de tous les films d’action, j’ai l’impression).

Tournage de la série Dead Landes de François descraques et François Uzan

Et franchement, ça fait du bieeeeeeen. On n’est peut-être pas les plus objectifs du monde vu qu’on est assez fans des productions “from Youtube” mais on a vraiment pris du plaisir avec Victor à mater cette petite série et j’espère très fort que ça va marcher car de la fiction française de ce niveau, j’en veux tous les jours ! Et surtout, je trouve très prometteur cette utilisation multimédia (websérie + série tv) pour développer un univers étendu en peu de temps. Encore, encore !

 

Ah et au fait…

Joyeux Noël, ouiiiiiiiiii !

sapin de Noël, boule en verre avec un renne et guirlandes lumineuses

Photo prise dans le sapin de ma chère Amy parce que moi, j’ai pas de sapin cette année

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Le pouvoir de la carotte

Cet article ne traitera pas des bienfaits de la carotte, le légume, je suis pas nutritionniste.

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L’autre, je vous racontais que je galérais grave pour quitter mon lit adoré. Peu importe l’heure du coucher, c’est tous les matins le même drama. Le réveil sonne, je snooze, snooze, snooze jusqu’à l’ultime limite… qui ne cesse d’être repoussée. Parce qu’on ne me dit rien si j’arrive bien tard, il m’arrive parfois d’exagérer et je me sens toute minable après. Et comme j’ai une tendance naturelle à l’autoflagellation, je vous dis pas comme je me fais plaiz “non mais t’es qu’une merde ma pauvre fille ! Heureusement que tu avais prévu de te lever tôt”.

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Alors je dis stop, ça suffit les conneries. D’abord, j’arrête de vouloir me lever dès l’aube pour faire des trucs avant d’aller bosser car je sais que je le ferai pas. Comme m’a dit Anaïs “ça sert à rien les résolutions que tu sais que tu tiendras pas à part te donner un sentiment d’échec” (admirons sa sagesse). Je suis une couche tard même quand je me résous à me lever tôt, faisons donc plutôt les choses le soir, basta. Point 1 réglé.

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Il n’en reste pas moins que je dois arrêter de traîner au lit gratos. Oui, j’aime rêvasser, me rouler dans mes draps, m’étirer à n’en plus finir… et me rendormir, ce qui me fait rentrer dans le cercle vicieux et malsain du snoozing honni. Je dois donc trouver une carotte pour me lever plus tôt, d’autant que j’y arrive sans soucis si j’ai un rendez-vous à respecter, allant même à me lever à 5h30 un dimanche matin pour aller photographier le soleil levant sur le pont Alexandre III. Ou respecter un rendez-vous client. Et pourquoi, là, j’arrive à me lever : car j’ai une raison précise de le faire (respecter une horaire).

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Donc je réfléchis et je cherche comment ne pas me rendormir, quitte à savourer quelques minutes de doux réveil. On m’a proposé quelques solutions mais j’y trouve toujours un mais :

  • La masturbation : plusieurs personnes m’ont expliqué que quand elles dormaient seules, elles s’adonnait à la masturbation, profitant de l’énergie provoquée par l’orgasme pour se lever. Sur le papier, je trouve ça tout à fait charmant pour débuter la journée du bon pied mais moi, vu que je m’en sers plutôt pour m’endormir sereine, je suis pas sûre que mon cerveau décrypte correctement le message.
  • Mettre un réveil loin : le matin, je suis d’humeur “pas de bruit, merci”. Un réveil qui sonne au loin et me force à me lever vite pour l’éteindre, ça va forcément me mettre de mauvaise humeur.
  • La musique : là, je pense que je tiens un truc intéressant mais je sais pas programmer mon ordi pour qu’il me lance une playlist “bonne humeur”. Non parce qu’à une époque, j’avais une appli qui lançait mes mp3 en guise de réveil… et bien je peux vous garantir que la BO de requiem for a dream les jours de pluie, ça vous donne plus envie de vous pendre que de vous lever. Et accessoirement, j’ai plus de mp3 donc j’attends avec réelle impatience que Spotify propose une fonction “réveil” dans son appli.
  • La télé. Non. Juste non. D’abord parce que ça fait 6 mois que j’en ai plus pour une sombre histoire de télécommande qui ne marche plus et que je pense pas à appeler SFR pour en obtenir une nouvelle. Mais surtout la télé le matin, je peux paaaaaaaaas ! Et si je mets des vidéos rigolotes, ce sera pire que tout, je les regarderai au lieu de me préparer.

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J’ai d’autres idées, plus farfelues :

– la tirelire du réveil : à chaque lever réussi, je mets une certaine somme (1 ou 2 euros) dans la tirelire comme ça, à la fin, je m’offre une récompense. Le seul souci de cette idée de génie (au moins), c’est que a/ j’ai jamais de monnaie et b/ j’irais forcément casser la tirelire quand les agios tombent. Donc bon…

– écrire au lever : à une époque, je plaçais ma tablette près de mon lit pour écrire dès le lever. Je ne l’ai, bien sûr, jamais fait…

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Je cherche la motivation, la carotte. Le truc qui me donne envie de quitter mon lit au plus vite, arriver pas trop tard au boulot, fraîche et sereine. L’idée de faire du yoga me paraissait pas mal mais c’est un échec retentissant. Idem pour tout autre sport, je suis toujours plus motivée le soir que le matin alors même que j’ai parfaitement conscience du bien que ça me fait.

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Je ne trouve pas ma carotte, ça m’agace. Alors peut-être que toi, derrière ton petit (ou grand) écran, tu as trouvé la recette miracle, la petite astuce magique qui t’aide à quitter tes draps en chantant la vie dès le réveil. Et comme tu m’aimes bien (mais si, je suis sympa en vrai), tu vas partager… Allez, steuplé, aide-moi à en finir avec les réveils chiffons !

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Faut-il draguer à la salle de sport ?

Le sport nous offre des possibilités de dragues infinies… Sur le papier. Vous avez fait chou blanc à la piscine ou en lieu et place du bel éphèbe au maillot étriqué, vous barbotiez entre deux pipelettes « nageant » côte à côte pour commenter les derniers potins ou un monsieur d’âge mur faisant du surplace en maillot si lâche qu’il vous dévoilait plus que vous ne vouliez en voir ? Remisez votre maillot et sortez le leggings ! On va à la salle de sport.

Imaginez un beau biceps bandant débandant couvert d’une sueur torride. Ça donne envie non ? Un esprit sain dans un corps sain, tout à fait ce qu’il vous faut ! Cheveux noués pour libérer la nuque, débardeur laissant entrevoir une brassière qui vous fait un pushing up de folie. Au bout de 2 mn de vélo elliptique, vous vous sentez plus mince, plus tonique, tellement irrésistible.

Sauf que la salle de sport, c’est tout sauf glamour, à moins d’accepter de payer un smic par mois l’abonnement . Ne parlons même pas de l’esthétique des machines qui, parfois, effraie. Si, les grosses machines de musculation dont je ne comprends même pas le fonctionnement ont un look à nous promettre claquages et déchirures musculaires. Ne parlons pas non plus de l’éclairage qui n’a rien de tamisé, du béton brut et des gros tuyaux parcourant les murs.

D’abord, la salle de sport, c’est une odeur de sueur. Et même si certaines salles te bombardent ça à coup d’huiles essentielles, tu peux pas rentrer dans une salle de sport sans plisser le nez. Oh, certes, on finit par s’habituer mais la sueur est perverse, elle ne se contentent pas de puer. Parfois, tu es tranquille sur ton vélo, celui avec un vrai siège, quand tu reçois des gouttes. Auraient-ils installés un Brumisateur ? Hé non, c’est le mec qui transpire comme un fou sur la machine derrière toi qui t’asperge de ses sécrétions. Vous continuez à vous sentir sexy ?

Ensuite, la salle de sport est emplie de gens qui n’ont pas envie de parler. Écouteurs vissés dans les oreilles, œil rivé sur les données de la machine (distance, temps restant, pulsations cardiaques…), ils sont certes là pour leur cœur mais eux ne cherchent pas à se le faire prendre, ils veulent juste le muscler. Parler nuit à leur respiration parfaitement calibrée, fait perdre le rythme et si j’avais envie de parler, j’aurais pas pris mes écouteurs.

Mais surtout le pire en salle de sport, c’est le bruit. On n’entend même pas la musique diffusée, on entend les poids des machines de muscu qui s’entrechoquent, les haltères posées lourdement sur le sol, le sauteur à la corde qui mêle bruit de saut et fouet de ladite corde et le plus tonitruant de tous : les mecs qui courent comme des tarés sur leur tapis de course. Ils se laissent tomber si lourdement entre chaque foulée qu’ils semblent être victime d’une attraction particulière leur faisant atteindre les 4 tonnes. Si à tout hasard, vous parvenez à nouer un dialogue avec un mec qui a oublié ses écouteurs, ça donnerait ceci :
« Salut, tu t’appelles comment ?
[TAPTAPTAPTAPTAPTAPTAP]
– Hein ?
[TAPTAP]
– Moi c’est Nina !
[TAPTAPTAPTAP]
– Bruno
[TAPTAP]
– Pourquoi tu parles d’abdos?
[TAPTAPTAPTAPTAPTAPTAP]
Pour peu que vous soyiez installés sur les vélos assis et que le taptapeur vous arrose de ses fluides…

Conclusion ? Ne prenez pas un abonnement à la salle de sport juste pour draguer, ça va vous coûter bien des sous pour rien. Alors amis, faisons du sport mais ciblons mieux.

La version où trouver l’homme ?

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Le verre de tous les dangers

(ok, j’exagère mais l’emphase et l’exageration sont mes marottes)

Suite au film que vous êtes allé voir avec votre potentielle future moitié, vous vous dites que tant qu’à battre le fer, autant qu’il soit chaud. Autrement dit « manger du pop corn à tes côtés dans une salle obscure me paraît un peu léger par rapport à ce que j’espérais donc poursuivons l’aventure en dégustant un coca tout en se caressant des yeux.


Normalement, quand deux personnes que nous qualifierons de pré conquises vont boire un verre ensemble, ce n’est qu’un doux prélude à la relation qui va naître entre eux. Sauf que si nos deux protagonistes ne se connaissent pas plus que ça, l’un d’eux peut avoir une révélation face au verbiage de l’autre « oh merde, il/elle est trop con en fait ».


Normalement, lors d’un verre post cinéma, que se passe-t-il ? On parle en premier lieu du film qu’on a vu. Oui j’ai une thèse de logique. Or nous l’avons déjà dit, les goûts et les couleurs en matière de cinéma… Pire, il peut arriver qu’on ait des lectures différentes du film et là, drame potentiel à base de « mais t’as rien compris… Mais non, c’toi qu’a rien compris ». Malaise.

Mais la conversation ne peut rester sur le même terrain car si vous n’avez rien à vous dire des le premier rendez-vous en dehors de vos avis sur le film que vous venez de voir, je doute de la pérennité de votre relation… Donc la conversation va glisser naturellement vers d’autres univers. Les autres film du même acteur ou réalisateur, le dernier livre lu, la musique chouchoute du moment, l’actualité, la météo, les voyages faits et ceux qu’on aimerait faire, voire la politique mais c’est un peu risqué


Lors de cette première vraie conversation, en tant que potentielle future moitié, vous brûlez d’envie de bien paraître, c’est follement légitime. Regarde comme j’ai de la culture, de l’humour, de la patience, de l’ouverture d’esprit. Tel un paon, on parade à n’en plus pouvoir, on dresse nos plumes avec fierté et envie. Comme dit l’expression consacrée, on n’attrape pas des mouches avec du vinaigre. J’ai toujours trouvé cette expression un peu conne : moi, les mouches, je veux pas les attraper, je veux au pire les éclater quand elles bzzzzbzzztent la nuit mais sinon, je m’en tape (ette à mouche évidemment). Je suppose que c’est pour les pêcheurs.

Bref, je disais avant cette digression de compétition : on tente de paraître au mieux. Quitte à légèrement tricher et ça, je te le dis : c’est mal. De 1, tu peux te faire attraper et votre pré histoire explosera en plein vol, comme l’avion de Lost. Bon, il est vrai que si l’autre est sous le charme, ça passera quoi qu’il arrive. Le problème, c’est qu’en jouant un rôle, tu commets le pire péché marketing : un produit qui est bien en deçà des qualités que tu lui prêtes. À l’usage, ça va créer une déception et ta nouvelle moitié te plaquera bien rapidement. Sauf si tu es très doué en manipulation tendance pervers narcissique et que tu as bien ferré ta cible…


Revenons à nos deux protagonistes car leur verre post cinéma se passe à merveille, ça rit aux éclats aux vannes de l’autre, les yeux sont plein d’étoiles et les silences qui s’instaurent ne sont pas gênés mais plein de promesse. Ils en sont sûrs, ils sont attirés l’un par l’autre. Le premier baiser semble imminent.

Un premier baiser ? Ça méritera un article tout entier !

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Quand je serai grande, je serai écrivain

[Article qui aurait pu s’articuler sous la forme “cher moi d’avant” mais j’ai pas envie]

L’autre jour, je devisais gaiement sur Twitter avec ma folle communauté parmi laquelle Florence Porcel qui se lamentait de ne jamais pouvoir lire la suite de Millenium. Je lui conseillais donc d’écrire la suite, lui précisant que j’avais envisagé un temps de réécrire Lost. J’ai même écrit 4 pages mais le temps est à jamais mon ennemi. De là est revenu mon fantasme de fin d’adolescence : devenir écrivain. Genre comme vrai métier.

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J’avais imaginé pas mal de choses. Déjà, je me voyais travailler sur un atelier péniche pour pouvoir écrire, certes, mais aussi faire de la couture ou autres travaux manuels si l’envie m’en prenait. La belle vie s’il en est. Connaissant ma légère tendance à la procrastination et à la sérendipité, j’avais prévu d’écrire plusieurs romans durant ma fin d’adolescence et années d’études pour avoir de la marge. Genre quand j’aurais publié le premier Technopolis, le second serait déjà fini, etc. Pas de télé dans ma péniche, juste de la musique. Et
un hamac parce qu’il faut se reposer parfois.

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Doux rêve. Etudiante, je pensais que le soir, en rentrant du boulot, j’aurais tout loisir pour écrire mais finalement, une fois salariée, le soir quand je rentre (si je rentre), il est soit juste l’heure d’aller se coucher, soit je ne fais rien, le cerveau hurlant qu’il a, lui aussi, le droit de se reposer. Et je vous parle même pas de mes yeux, myopisés par un usage trop régulier d’un ordinateur. Oui, j’invente des mots si je veux. C’est comme les licornes, les mots inventés, je les mets en scène quand j’en ai envie, regarde : . Bref, le soir, je suis vermoulue des neurones, l’imagination en berne. Même si elle a tendance à se réactiver au moment où je m’endors, vous connaissez ce phénomène ? “Aaaaah, dodo ! Dormir… Oh, je viens d’avoir une super idée!”. Idée obsédante que vous vous empressez de tisser au détriment de votre sommeil. Puis le dilemme : “bon, allez dors… j’ai plus sommeil, je veux écrire… Mais il est tard et je me lève demain… Bon allez, j’écrirai demain!”. Sauf que le temps manque, cercle vicieux.

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Et puis, j’ai réalisé un truc, un truc essentiel. Reprenons mon histoire de réécrire Lost. Imaginons que j’ai le temps de le faire et que je ponde un petit pavé de 200-250 pages word (j’ai tout le squelette et autant vous dire qu’il est solidement charpenté). Une fois le point final posé, qui ça va intéresser ? Moi. Eventuellement quelques amis. Et ensuite ? C’est totalement invendable, je pense. Même si en préface, je joue carte sur table : “Ca vous fait penser à Lost ? C’est normal!”. Mais les fan fics, c’est toujours globalement décevant, ça ne
séduit que son auteur et ses amis, les autres crient au sacrilège. Surtout qu’en l’espèce, je gardais juste l’idée d’une île mystérieuse mais je virais les Jack, Kate, Sawyer, les crashes d’avion et de bateaux. Bref, à l’arrivée, ce n’est pas vraiment un fan fic, plus une libre adaptation que j’écris pour moi, parce que j’ai été quelque peu frustrée de la fin de la série. Et je me demande s’il n’en va pas de même pour la plupart de ma prose. Parce que j’écris avant tout pour moi et je me fiche un peu que mes romans soient lus, ça me fait juste plaisir de coucher par écrit toutes les histoires qui fourmillent dans ma tête. Et Dieu sait qu’il y en a, j’ai actuellement en tête la suite et fin de Technopolis (y a 4 tomes, il m’en reste 2 et demi à écrire, tout va bien) ainsi que 4 autres romans et la revisite de Lost, donc. Ca fait 7 et demi…

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Bien, ne me reste qu’une chose à faire : trouver un mari très riche qui me paiera une péniche pour que je puisse jouer à l’écrivain toute la journée.

 

PS : J’ai décidé que la licorne allait devenir un mème de ce blog. Fallait pas la kiffer dans l’article sur les hommes mariés.

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Et toi, c’est quoi tes loisirs ?

L’autre jour, je lisais négligemment un magazine féminin (je ne sais plus lequel c’était, il me semble que c’était Glamour dans le métro mais c’est peut-être Biba dans mon lit) quand un mini paragraphe dans la rubrique travail attire mon attention : « attention à ce que vous mettez dans la rubrique loisirs ». Et là, catastrophe : tout ce que je mets n’est pas bon.

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Je vous explique un peu le concept : en gros le magazine explique qu’il ne faut pas mettre des choses trop génériques comme lecture. Ce que moi, j’ai mis parce que oui, dans mon temps libre, je lis et beaucoup et de tout. Alors je mets quoi puisque c’est une réalité ? Je remplace lecture par tricot ? Bon, je peux éventuellement détailler ce que je lis mais mon CV fait déjà deux pages (ok, une page et demi), je crois qu’on s’en fout un peu que je détaille mes loisirs. Non ?

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Je me souviens, il y a 5 ans, à l’époque où je fréquentais Arnaud (ouhlà, ça remonte à loin, hein !), on papotait CV puisqu’à l’époque, je débutais ma recherche d’emploi et il m’expliquait qu’il fallait toujours mettre un sport collectif en loisirs genre « j’ai l’esprit d’équipe ». Sauf que je ne pratique aucun sport collectif. Je peux éventuellement dire que je fais de la plongée, c’est un club, il faut savoir faire confiance aux autres et agir avec intelligence pour ne pas mettre les autres en danger…  Mais après, c’est vrai que natation ou sport en salle, ça fait un peu autiste. Sauf que je suis suffisamment sociale dans ma vie pour avoir de temps en temps besoin de me retrouver seule avec moi-même et mes muscles pour réfléchir un peu. Rêvasser beaucoup. Parce que mine de rien, l’heure de natation passe beaucoup plus vite quand je rêvasse, c’est un fait.

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C’est vrai qu’en lisant mes loisirs, ça peut donner l’impression d’une fille curieuse et touche à tout mais solitaire. La lecture et l’écriture impliquent une activité solitaire, la photographie aussi. D’ailleurs, à y repenser, la photographie, c’est un peu abusé, je n’en fais pas beaucoup. Quand je voyage, je mitraille comme une folle (limite, je suis un vrai boulet à base de : « haaaaaan, attends, je veux prendre une photo ! ») mais en dehors de ça, je n’en fais quasi pas. Des fois, je me dis que le week-end, au lieu de végéter en pyjama, je pourrais et même devrais prendre mon appareil photo et me promener dans Paris histoire de prendre des clichés mais la flemme. De toute façon, mon objectif est pourri mais promis si je gagne au loto, je m’en achète plein ! Ah, on me murmure à l’oreille que je ne joue pas au loto. Je suis maudite.

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Autre élément très risible de mes loisirs : « musique (pratique du violoncelle pendant 1 an) ». Si ça, c’est pas un foutage de gueule… Déjà, dire qu’on aime la musique, c’est un peu ne rien dire, tout le monde aime la musique. Oui, j’en écoute très souvent mais je ne suis pas pointue en la matière. Quant au violoncelle, j’en ai fait d’octobre 2003 à juin 2004… Bon, je vais le virer, faudrait pas qu’on me pose des questions dessus, ce serait gênant.


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De façon générale, on peut se demander la pertinence de cette rubrique loisirs. Est-elle lue ? Oui, on m’a déjà posé des questions dessus, elles sont un petit bonus. Je me dis qu’à priori, le mien pue la fille un peu solitaire, certes autonome mais solitaire. Mais je ne vais pas rajouter « sortie entre amis », pourquoi pas « cuitage institutionnel et langue de putage », tant qu’on y est ? Au pire, je joins une photocopie de mon agenda. Par exemple, la semaine qui vient : lundi, verre entre filles, mardi, plongée, jeudi, verre entre filles, mercredi ou vendredi verre avec un pote. Et la semaine dernière ? Mardi, plongée, mercredi, verre entre copines (mais  annulé), jeudi, dîner entre collègues et ce week-end, déménagement de Vicky (ce fut épique). Heu… Non, là, ça fait la fille trop fêtarde du coup…

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Finalement, après réflexion, je déclenche la sonnette d’alarme : la rubrique loisirs est de loin la plus casse-gueule.

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La télé, c’est moche, vilain, beurk…

Hier, j’ai donc parlé télé, je vais continuer, histoire d’énerver les gens, un peu. Ben oui, maintenant que Lucas est parti, je suppose que je dois prendre le rôle de poil à gratter (de toute façon, quoi que je dise, y a toujours un con qui finit par m’insulter, je suis blasée). Alors je parle télé, cet objet honnis par tous ceux qui veulent faire les intellos.

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Posture de départ : la télé, c’est le mal, c’est l’abêtissement donc crier haut et fort qu’on ne regarde ou qu’on ne possède pas de télé passe déjà pour un intellectualisme. Vois-tu, moi, je suis un peu trop intelligent pour regarder ce genre d’appareil du démon. Et si on ose dire que nous, non seulement on a une télé mais qu’en plus, on la regarde, on perd de suite 10 points dans leur estime. Même si, comme moi, on a encore une télé à tube cathodique. Donc postulat de départ : j’ai pas la télé, je suis une personne intelligente. C’est tellement Glucksmannien comme réflexion. Glucksmannien de André Glucksmann, s’entend.  Pour résumer un postulat de Glucksmann sur le 11 septembre, par exemple, il estime qu’il ne faut surtout pas chercher à comprendre les motivations d’Al Qaïda car les comprendre, c’est commencer à les légitimer. En tirant l’exemple (un peu par les cheveux, certes), c’est un peu pareil avec la télé : je préfère ne pas la regarder de peur de constater que ce n’est pas si merdique que ça.

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Nos intellectualistes anti télé par principe nous expliquent donc qu’ils préfèrent lire le journal ou écouter la radio (il semblerait que la télé empêche tout ça comme lire les magazines féminins empêchent de lire Courrier International). La radio ? Tiens, tiens… Petit cours d’histoire en forme de point Godwin : la radio n’était-elle pas l’outil d’asservissement du peuple préféré d’Hitler ? Mais oui, mais oui… Ca voudrait dire que ce n’est pas un média en particulier qui est le diable mais la capacité des gens à recevoir le message diffusé ? Parce que ça aussi, ça me fait rire « les gens, ils croient tout ce qu’ils voient à la télé ! ». Mais c’est qui, ces gens ? Toi ? Moi ? Les voisins ? Ceux qu’on ne connaît pas du tout mais qu’on sait intellectuellement, socialement et tout ce qu’on veut inférieurs à nous ? Que l’on protège les enfants, cible fragile et impressionnable, de certains programmes du fait que leur intellect est en pleine construction, je comprends. Mais pourquoi les autres, ces gens, ne seraient-ils pas, comme moi, capable de faire la part des choses ? Je veux bien croire que j’ai une intelligence supérieure (un peu de pommade ne fait jamais de mal) mais puis-je sérieusement penser que les gens sont tous plus cons que moi et ne sont pas capables de se faire une opinion par eux-mêmes ?

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Bien sûr, je suis parfois interpellée par le niveau de certaines émissions, je ne comprends pas pourquoi des tas de gens se précipitent dans des émissions du genre Super Nanny, Confessions Intimes, On a échangés nos mamans ou regardent des Attention à la marche, La roue de la fortune ou Tournez manège. Ceci étant, je fais ma Glucksmann, je ne connais de ces émissions que ce qui passe au zapping puisque je suis au boulot quand ils passent (et en vacances, je ne regarde pas la télé. Pas par intellectualisme mais parce que j’ai pas envie). Ceci étant, la télé est comme n’importe quel média, elle est ce qu’on en fait. Savez-vous qu’il existe des documentaires super biens, très enrichissants et super bien foutus ? Qu’on peut aussi apprendre des choses si on en a envie en regardant la télé ?


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Alors j’entends déjà les commentaires d’ici : toi, tu dis ça alors que tu regardais Secret Story 3, tu te fous du monde. Bon, de un, je ne vois pas en quoi le fait de regarder Secret Story m’empêcherait de regarder aussi des documentaires, par exemple. Ensuite, il est vrai que je suis globalement une mauvaise spectatrice puisque même quand elle est allumée, j’oublie parfois de regarder ce qu’il s’y passe, ce qui fait que je ne comprends pas les intrigues policières ou je réalise au bout de 10 mn que je me suis arrêtée sur la chaîne bande-annonce. Et que dire du soir où j’éteins la télé, je pars dans la salle de bain et je me rends compte que j’ai juste aucune idée de ce que j’étais en train de regarder. Normal, la télé est allumée quand j’écris car elle me déconcentre moins que la musique (j’ai tendance à vite me mettre à chanter).

Et sinon, commencez à affûter vos armes pour descendre Internet en flèche, c’est le futur média du diable (enfin, ça a déjà bien commencé).

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L’irréel est-il loin de l’IRL ?

Par Lucas

Pour les gens qui ont passé les 10 dernières années sur une ile déserte, IRL est l’acronyme de  « In The Real Life »…

Vous connaissez  FoxyTunes ?
Mais siiiiii ! Foxitiounz, c’est le site rigolo qui a développé un moteur de recherche orienté miouzik !
Quand vous tapez U2 par exemple, vous avez une page qui présente dans de petits cadres proprets tout ce qu’il faut savoir sur le groupe : biographie, chansons phare, site officiel, paroles,
videos sur You Tube,  CD sur amazon, etc. Un moteur super complet pour la miouzik…

NB : Faut-il en déduire qu’on va avoir de plus en plus de moteurs de recherche dédiés à des sujets en particuliers ? J’en doute vu que pour moi Google aura toujours le monopole du cœur. Bon
d’un autre coté, je n’ai aucune connaissance et encore moins d’expérience dans ce domaine donc je n’ai aucune vista (ouarf, ouarf ouarf)


Toujours est-il…


J’ai voulu taper le nom d’une demoiselle avec qui j’échange des pensées éparses sur le filet mondialisé, suite à un article à la con de votre serviteur. Oui, histoire de voir s’il n’y avait pas
des photos d’elle qui trainaient et que je pourrais mater comme un crevard concupiscent. On ne change paaaaaaaaaaaas
J’ai donc tapé son prénom, « Raoulette » et son nom « Zgo ».

NB : je tiens à rappeler à mes aimables lecteurs que les jeux de mots à deux balles de Louka c’est comme la France de Nicolas : soit on les aime soit on les quitte. Et pour revenir au sujet hilarant des MDR (ouarf ouarf ouarf, désopilant cet article)…

J’ai donc tapé Raoulette Zgo sur Google et là j’ai obtenu un lien.
Vers un site, en franglais dans le texte : 123 People.
Un site over méga badant…

Vous tapez nom / prénom de la demoiselle et là vous avez :
–    Les numéros de téléphone référencés par le 118 000
–    les articles qui citent la donzelle ainsi que les brèves dans les actualités,
–    les documents (pdf, word, etc…) où son nom apparait,
–    les photos, les films où elle est taggée (les photos du profil Facebook par exemple mais manifestement c’est uniquement pour ceux qui n’ont pas verrouillé leur profil)
–    les  sociétés en rapport avec son nom (que la personne y ait été employée, qu’elle y ait fait un séminaire, peu importe),
–    ses adresses mail publiques (3 pour Raoulette en l’occurrence, du mail pro au mail perso…)
–    sa bibliographie (articles parus en ligne)
–    le lien vers tous ses profils communautaires ( de Viadeo à Facebook)

Ce à quoi je rajouterai, justement, que la donzelle a laissé ouvert son profil FB : n’importe qui peut s’y ballader pour voir où elle est partie en vacances, les groupes auxquels elle appartient,
etc. (c’est pourtant pas compliqué de tout verrouiller: barre de menu bleue,  Settings, Privacy Settings).

Bref…
Juriste prouve que tu existes.
J’ai l’article 9 qui me démange alors je gratte un p’tit peu…


Je me demande si les proprios de 123 People vont pouvoir se défausser en arguant que les infos qu’ils ont publiées sont ratissées dans l’espace public donc qu’il faut reporter la faute sur les
épaules de celui qui a divulgué les infos le premier…  J’ai tapé le nom d’une copine dont on va fêter l’anniversaire ds 15 jours. Eh bien pour le coup, 123 People reste silencieux ! Quelques
articles dans des publications juridiques, des tags associés à ses études, à son employeur, à sa fac aux USA : probablement un ratissage de son profil Linked In. Rien de violent, rien de gênant.
Alors quid ??

Alors il est évident qu’on a une responsabilité personnelle dans l’affaire (ce qui est sympa quand tu défonces une porte ouverte c’est que tu ne te fais pas mal à l’épaule) Toute la question maintenant est de savoir quelle est la durée de vie d’une page web et nos recours histoire de limiter nos erreurs passées… Comment faire pour contrôler la diffusion de nos dénominations et qualités par des tiers. Voire contrecarrer l’intrusion implicite des DRH ou des fouineurs qui vont se ruer sur 123 People. Rappelez-vous l’article du Zebre qui nous décrivait de A à Z la vie d’un inconnu rien qu’avec des infos glanées sur le web…

Perso,  je suis le king du proxy mais il est des sites  un peu trop inquisiteurs qui veulent prévenir les emmerdes, donc qui contrôlent à fond l’entrée de leur BDD et qui empêchent l’accès à la main pour se logger si on vient d’un serveur tropical (reconnu comme un proxy qui  nous rend anonyme). Ce qui est marrant, c’est que ma cousine m’a justement envoyé un guide pour lutter activement contre hadopi, un petit guide bien utile, histoire de télécharger en toute quiétude mais aussi inciter les gens à se protéger encore plus !  Mais attendez, on fait quoi maintenant ???


Faut-il donc devenir un être inhumain, une sorte de Paranoid Android et limiter tout ce qu’on dit ?
J’ai d’ores et déjà le sentiment de vivre dans une société qui s’américanise à vitesse grand V.  Une société où dire les choses clairement c’est mal et où il faut constamment utiliser
des mots diplomates et stériles.

Une société où même les infos du JT de 20h n’ont rien de sincère. Seulement un p’tit coté images choc/émotions faciles histoire de fidéliser le spectateur avide de sensations (c’était la pause « Louka découvre la vie »). Ma télé a une couche de poussière énorme mais il y a 3 mois en regardant le journal de Claire Chazal, oui vous savez

la journaliste-de-France2-qui-ne-sait-pas-parler-aux-téléspectateurs-sans-avoir-la-tête-de-traviole-et-donc-qui- nous-regarde-toujours-de-manière-oblique,

j’ai fait la démarche de couper le son lors des reportages.

Eh bah, les images n’apportaient rien d’intéressant et aucune info. Je sens que pour les niouzes je vais rester fidèle à France Inter & BFM…

Mais je m’égare encore excusez moi… Je pars du postulat que l’internaute est naïf  mais comme dirait une demoiselle avec beaucoup d’à propos : « es tu sûr que ces infos soient justes
?
« . Elle continue en évoquant le postulat d’une vie en société où tout serait markété (dans mon langage, « sublimé »). Faut-il donc croire qu’on va arriver à un société artificielle à la
Philippe K Dick où nos avatars virtuels vont prendre le dessus sur notre vrai personnage : cf cette vidéo

Bon, les lecteurs les plus rigoureux diront surement que 123 People n’est là que pour vendre du rêve à celui qui cherche des infos tel le mateur classique sur Facebook.  123 laisse croire
qu’on va tout savoir sur tout le monde. De quoi attirer les ingénus et justifier un prix élevé pour les pubs présentes sur la page… Et même si on découvre que Raoulette bosse chez Bidochon
Corporate, qu’elle a commenté un article sur un blog, qu’elle en possède un, qu’en est-il de sa personnalité propre ? Est-elle vraiment comme ça en vrai. Poncif facile, mais j’ai besoin de me
rassurer et de croire que l’ireel est loin de l’IRL et que les DRH sont suffisament futés pour ne pas tirer des conséquences faciles de ces impressions recueillies… Z’en pensez quoi vous ?

Autant en rester là, avec une anecdote personnelle.

Il  y a qq mois en mettant mon CV en ligne j’avais inséré des tags et metatags assez clairs « Lucas » « d’Amore », « Reims Management’s Cool »,  « Stratégie », « Conseil », « Et vous ça va ? »,
etc.
En conséquence, il y a encore 2 mois, quand on tapait mon patronyme, j’étais premier sur Yahoo,  40eme sur Gogol (là c’est le contraire : va comprendre…) De fait j’avais clairement choisi de
ne pas être un cowboy solitaire dans le Wid Wild Web. Toute la question est donc de savoir où commence la vie privée et si le magistrat doit suppléer le citoyen pour l’estimer… J’aimerais bien
avoir ton avis, oui toi la gente del barrio Vingtenaires !

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