Bordel, t’’es où Prince charmant ?

La semaine dernière, j’ai lu le jouissif « Princesses ou amazones » d’Olivia Elkaim, prêté par ma Summer préférée. Je l’ai avalé en deux jours chrono mais faut avouer que mes tribulations sénécéfiques m’ont bien aidées. Non parce que ¾ d’heure pour aller à un entretien (quand tout se passe bien n’est-ce pas), ça veut dire ¾ d’heure pour en revenir (cf remarque précédente) donc plein de temps pour lire. Sans oublier que je suis rentrée chez mes parents donc 6h de train (mais j’ai dormi quasi 4h sur les 6).

Donc, dans ce livre, Oliv’ se demande pourquoi ses amies et elle, trentenaires ou presque, belles et merveilleuses, ne trouvaient pas le only one. Plusieurs explications sont avancées mais une a particulièrement retenu mon attention et mon cerveau s’est mis à chauffer : voilà un bon sujet d’article. En gros, si on trouve pas, c’est qu’on est trop exigeantes. Il faut que the only one soit parfait : bon au pieu, intelligent, beau, une bonne situation donc riche (ben ouais, ça va de pair), viril et sensible, romantique, indépendant mais câlin, intellectuel et sportif, bricoleur, patient, sociable mais pas toujours collé avec sa bande de copains… Bon, la liste est infinie. Sauf que faut se rendre à l’évidence, les filles, il n’existe pas, ce mec là. Prenons l’exemple de Barbara, dans le roman, l’amazone ultime : elle couche avec 4 ou 5 mecs différents pour allier leurs qualités car aucun ne se suffit à lui même. Un n’est pas bon amant, un autre l’agace rapidement, un 3e est marié… Et patati et patata. Mais l’homme parfait n’existe pas (tout comme la femme parfaite, d’ailleurs).

Notre célibat est-il notre faute ? Moi, non, je me fais toujours larguer… Parce qu’à chaque mec que je rencontre, y a toujours un truc qui me gêne dans mon modèle d’homme idéal. Mais je passe outre ce souci, surtout que c’est souvent peu important. Bon, c’est clair qu’il y a des trucs qui feraient chier genre il est nul au pieux (mais si je lui dis ce que je veux et qu’il me dit ce qu’il veut, on pourrait trouver un juste milieu), il n’a pas lu un livre depuis la 6e (mais le plaisir de la lecture, ça s’apprend et il aura droit de m’initier à un truc qui lui plaît), il aime pas les chats (personne ne résiste au charme incontestable de Kenya), il est resté au XIXe siècle et pense que la place d’une femme, c’est à la maison (il est sérieux là ? Bon, là, faut pas déconner non plus), c’est le sosie de David Martin, le mec qui présente le loto et les soupes Liebig ou Knorr et qui a l’air de beaucoup postillonner (eurk !). Bon mais quand même, je suis pas si difficile que ça.
Mais il est vrai que la libération de mœurs nous a permis d’essayer avant de trouver. En gros, on n’a pas encore trouvé le only one, c’pas grave, on va coucher avec d’autres mecs en attendant. Bien entendu, je ne condamnerai pas cette pratique puisque a) j’en fais autant, b) je ne crois pas en la quête du only one quoi qu’il en soit. Mais parfois, les filles qui se lamentent sur leur célibat ou leur lose sentimentales me saoulent. Le classique : elles courent après un mec qui n’en a rien à foutre d’elles et l’idéalisent au maximum et jettent ceux qui veulent d’elles comme des kleenex. Parce que celui qu’on l’a n’a pas (encore ?) n’a pas pu faire preuve de son imperfection. On l’image Jude Lawesque dès le réveil, la sensualité d’un George Clooney, la bestialité d’un Sawyer, le membre de Rocco, la virilité rassurante d’un Brad Pitt, que sais-je encore ? Alors que celui que l’on a, on sait que le matin, il se lève avec son caleçon qui lui arrive à mi-fesses, fesse qu’il s’empresse de gratter avec vigueur de la main gauche tandis que la main droite en fait autant sur sa joue recouverte de barbe et ça fait scratch scratch (moi, j’aime bien la barbe de 3 jours, remarque). On sait que le matin, il a des épis et une haleine pas top fraîche (comme si nous, on sentait le Hollywood dans la bouche au réveil, tiens). Même que quand il va pisser, il rabaisse MEME PAS la lunette des chiottes. Or, en tant que single, nous, on n’est pas habituées à vérifier si la lunette est baissée et on manque de se péter le coccyx en atterrissant violemment DANS la cuvette.
Sauf que, je le répète, l’homme parfait n’existe pas. Même mon papa, il laisse la lunette relevée des fois alors qu’il a vécu 24 ans avec trois femmes. Et qu’il est toujours avec sa chère épouse, d’ailleurs (ma môman). Mon pôpa, qui est un homme qui s’est quand même pas mal impliqué dans notre éducation, faisait la cuisine quand ma mère bossait et est le roi des crèpes, il a des défauts d’hommes genre quand il est plongé dans son Equipe, il en fout plus une même quand sa fille aînée essaie désespérément de sauver le carpaccio de deux fauves affamées (bon, ok, les fauves, c’est Kenya et Clio mais bon…). Que mon papa, quand je regarde dors devant Sex and the city, il zappe sur le foot sans me demander mon avis. Que des fois, il voit pas que ma mère est allée chez le coiffeur. Ni ma sœur ni moi d’ailleurs alors que je suis passée des cheveux longs châtains clair à un carré roux.
N’empêche que j’aurais un mec aussi bien que mon papa, je serais la plus heureuse des princesses.

One woman show

Dans la vie, je ne fais pas que regarder la télé en envoyant des CV, non, non, non. Il m’arrive de sortir et de faire des choses à visées culturelles. Donc lundi, je suis sortie pour voir un one woman show, Lady Brind’zingue, joué par Aurèle (si vous tombez sur le blog de Lady, mieux vaut le lire après avoir vu le spectacle, sinon, vous allez pas comprendre). La demoiselle joue tous les lundis soir, à la Loge, dans le 9e, la plus petite salle de théâtre de Paris (17 places !). Grâce à mon boulot d’attachée de presse pour Modo (c’est elle qui tient le rôle principal dans le synopsis en vidéo, pour ceux qui ne suivent pas), j’ai pu avoir une place gratuite.

 J’arrive un peu en avance pour pouvoir choisir ma place puis le spectacle commence. Bon, je vais pas tout vous raconter, je ne veux surtout pas déflorer votre plaisir. Je vous fais un petit résumé : après s’être débarrassée de son petit ami Jean-Paul (en le poussant en haut d’une falaise), Lady repart à la recherche de l’amûûûûûûûr. Mais vu que Lady n’est pas comme les autres, cette recherche ne ressemble à rien de connu. Oui, c’est pas Bridget Jones sur scène, non, non, non ! Parce que moi, les Bridget, Clara et compagnie, elles me saoulent un peu. Comme si être célibataire était la fin du monde… Là, justement, c’est marrant car Lady a une vision très particulière de la séduction et de l’Homme. Bon, je vais pas vous en dire plus parce que sinon, je vais balancer des vannes à base « ouais et quand elle dit ça, c’est trop drôle » et je déteste les gens qui font ça. Genre les gens qui me balancent qui est le tueur dans Usual Suspect ou les gens qui vous indiquent gentiment « atta, atta, là, c’est trop drôle ! » comme si j’étais pas capable de m’en rendre compte toute seule. Ca va, je suis pas débile non plus, je peux comprendre toute seule quand il faut rire ! Bon, Aurèle, moi, je l’avais vue dans les courts de Mitchoum Productions, des films qui ne jouent pas précisément la carte de l’humour donc j’avoue que j’étais curieuse de la voir dans un rôle comique. C’est dingue, on dirait carrément pas la même personne ! Mais elle assure dans les deux domaines.
 

Bon, ensuite, nous avons pris Gildas (le scénariste de Modo) sous le bras et on est allé boire un verre tous les trois dans un bistrot voisin en grignotant des tapas. On revient un peu sur le spectacle et sur le public du soir. Il faut savoir que, dans son spectacle, Aurèle fait participer le public et c’est toujours à quitte ou double. On tombe bien, ça se déroule tout seul mais si vous tombez sur le ronchon de service, sortez les pagaies. Par exemple, souvenez-vous du spectacle d’Axelle Laffont en DVD, elle demande à un mec dans le public de faire la voiture, il lui répond « elle est en panne ». Super ! Donc, là, il faut reprendre la situation en main sans paniquer. Aurèle m’a raconté plusieurs anecdotes du style pour son spectacle, des gens qui lui font ce genre de tour. Faut vraiment réagir au quart de tour sans faire remarquer que ce genre de réponse n’était pas attendue…

Le public est très important dans ce genre de spectacle, même si vous le faites pas intervenir. En octobre, j’étais allée voir un one man show et on avait discuté ensuite avec l’artiste et la chargée de prod qui disaient que, selon le soir, le public ne réagit pas pareil et les jours où ça rit pas trop, c’est plus dur de donner le meilleur de soi. Aurèle m’a dit la même chose. Il y a des soirs où les gens rigolent à la même blague et d’autres où les gens sourient. Non mais imaginez, vous êtes en train de jouer votre spectacle et personne ne réagit, ça doit être dur. Moi, avec mon foutu caractère, je finirais par péter un plomb et arrêter le truc en plein milieu… Non, ok, je le ferais pas mais c’est vrai que ça doit être super frustrant. Surtout que selon les gens avec qui on assiste au spectacle, ça peut avoir un effet inhibant ou, au contraire, exaltant. Lundi, quand j’y suis allée, il y a avait une famille certes sympathique mais qui ne jouait pas trop le jeu. Du coup, ça inhibe vachement (même si moi, j’ai joué le jeu, nananère !). C’est un peu comme au lycée ou à la fac, quand vous étiez dans des classes ou personne ne participe. L’ambiance est plus tendue et, du coup, vous n’osez pas l’ouvrir. Sauf si le prof est super beau, là, je participais toujours mais c’était assez rare que j’aie de beaux profs. Et le dernier prof qui m’a interrogée, j’étais un peu pompette, j’ai répondu juste alors que je comprenais même pas ce que je disais. Les relations internationales, c’était inné, chez moi.

Mais revenons à notre spectacle. J’explique à Aurèle que, pour rigoler, j’avais décidé d’écrire un one woman show qui compte joyeusement… un sketch. Mais j’ai d’autres idées en prévisions : la politique, l’hypersexuelle (c’est notre chouchoute avec mon agente, aka LilVirgo), l’ANPE… Enfin, faut juste que je les écrive, quoi. Là, Aurèle et Gildas me demandent, tout enthousiastes : « Mais pourquoi tu le joues pas ? ». Non mais ça va pas ? Me mettre sur une scène devant des gens qui me regardent et qui m’écoutent mais c’est pas possible ! Je suis pas actrice moi ! La dernière fois que j’ai joué la comédie, c’était en terminale pour la fête de l’école, je jouais un nain de Blanche Neige avec 3 autres filles (oui, notre princesse était un mec en santiags, on était profondément débiles). Evidemment, j’arrive sur scène et je perds mon bonnet donc je commence à rire, encouragée par Yohann en fée qui est mort de rire et on s’emmêle un peu les pinceaux sur scène mais bon, tout est bien qui finit bien. Tout ça pour dire qu’actrice, c’est pas mon métier. Je suis même pas sûre d’être capable de retenir tout ce texte, pourtant écrit avec mon clavier. Et surtout, si le public est du genre pas expansif, je vais mal le prendre, je serais capable de leur dire : « Ben alors, vous avez le droit de rire, vous savez ? ». Non, moi, j’admire les gens capables de s’exposer comme ça, sur scène, de jouer un spectacle d’une heure à une heure et demi en étant tous seuls sur scène. Etre actrice (ou comique), c’est un métier… Et c’est clairement pas le mien (même si je suis pas timide et super drôle, mouarffff !)

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The interview (part 1)

Voici la première partie de l’interview (c’était trop long pour le mettre en une fois) . La suite samedi prochain. Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas !

Pourquoi as-tu choisi Nina comme pseudo ? (Dragoon, Lunelô, Rem)

Alors, c’est très simple. Juste avant d’arriver sur Paris, j’ai lu « Hygiène de l’assassin » d’Amélie Nothomb dans lequel l’héroïne, journaliste, s’appelait Nina. Or elle affrontait un écrivain obèse particulièrement odieux qui m’a fait penser à ma grand-mère. Donc, je me suis un peu identifiée, Nina a fait ce que je ne pourrai jamais faire (ouais, le respect des aïeux). Donc quand j’ai crée ce blog, j’ai pris ce prénom. Je l’aurais crée à un autre moment, j’aurais sans doute choisi un autre prénom.

Ben : Peux-tu me décrire Nina dans 10 ans (pas ce que tu espères, ce que tu crois être ton avenir) ? (famille, amis, job, lieu de vie, …).

Bon, question délicate. Dans l’idéal : je serai enfin journaliste en CDI, peu importe quelle rédaction. J’écrirai des livres aussi, peut-être seront-ils publiés, je sais pas. En tout cas, ce blog sera mort, ça, c’est sûr. Côté vie privée, j’espère que j’aurai avancé aussi, que j’aurai un mec que je retrouverai tous les soirs en rentrant à la maison (soit une vraie maison, soit un appart super classieux) et puis peut-être que ce sera un mec tellement génial que je lui aurai fait des bébés. Mais pas trop quand même. Et puis j’espère que j’aurai toujours Kenya parce que dans 10 ans, elle aura 12 ans, c’est jouable. Et j’aurai arrêté de fumer, aussi. Dans le pire des cas : je serais manager au McDo parce que j’aurais pas trouvé de poste de journaliste et obèse parce qu’à force de bouffer du McDo, hein…Du coup, je serai célibataire, sans enfants mais y aura peut-être toujours Kenya. Evidemment, dans 10 ans, mes parents seront toujours là, je m’occuperai de temps en temps de mes neveux et nièces et le dimanche, j’irai dîner chez ma sœur (ou elle viendra à la maison).

LilVirgo : Est-ce que tu me trouves fabuleuse et belle et intelligente? Ah merde, c’est TON ego, qu’on doit flatter, pas le mien… :p
Est-ce que TU te trouves fabuleuse, et belle et intelligente?

Heu… Bon, intelligente, je sais que je suis cultivée vu que je suis pas mal bibliophage et hyper curieuse. Ce qui est bien, c’est qu’on peut toujours apprendre, tout le temps, c’est ce qui me plaît. Ca n’en tiendrait qu’à moi, je serais étudiante toute ma vie. Après l’intelligence, c’est relatif. J’ai une bonne logique donc je suis douée avec les chiffres et comme je lis beaucoup, j’ai du vocabulaire. Après, j’ai plutôt une bonne intelligence sociale et émotionnelle mais je suis catastrophique en intelligence spatiale. La géométrie, ça a toujours été mon cauchemar et je me perds tout le temps.

Belle, ben, évidemment, ça dépend des gens, les goûts et les couleurs, hein ! Mais bon, vu les superbes mecs que j’ai conquis dans ma vie, je me dis que je suis quand même pas un boudin !

Et fabuleuse, ouais, carrément !

Quant à toi, tu sais tout le bien que je pense de toi, je dis toujours un truc genre « Lil, je l’adore, elle est super brillante et puis elle se la pète même pas. Et en plus, elle est toute jolie ! ». Bref, heureusement que t’es sympa sinon, je te détesterais ! T’es une Marieke en puissance (private joke).

 

Maître Sam : Quel est ton plus grand regret dans la vie?

Ca dépend des jours… Mais bon, je crois que mon plus grand regret, c’est de plus avoir mon grand-père, j’aurais bien aimé qu’il me connaisse en tant qu’adulte. Parce qu’il aimait beaucoup de choses qui me plaisent aujourd’hui, on aurait eu des tas de choses à se dire. Et comme ça, aller voir ma grand-mère n’aurait pas été un calvaire vu qu’il aurait été là. Je crois que j’écrirai un article sur lui un jour car je l’adorais, mon grand-père.

Mimine : Dans quel pays, lieu ou ville aimerais-tu vivre à part Paris et pourquoi?

Canada, Montréal ! J’ai toujours eu une passion pour le Canada parce que petite, je croyais qu’ils parlaient tous français là-bas et un pays aussi grand qui parlait français, ça me fascinait. Ensuite, j’ai fait une maîtrise sur le sujet et j’adore leur projet de société. Bon, ils n’ont pas leur indépendance mais c’est vrai que leur société est fascinante : un peu américaine, un peu anglaise, un peu française… Puis ils ont des expressions qui tuent ! C’est fou comme on peut parler la même langue à la base mais grâce à des contextes culturels différents, ça devient carrément une autre langue.

Peu importe : Tu comptes tenir ce blog pendant combien de temps ? Et as tu déjà imaginé la gestion de sa fin ?

Je sais quand et comment le blog s’arrêtera mais je n’en dirai pas plus pour le moment, top secret ! Mais bon, je pensais pas qu’il existerait encore aujourd’hui. Il y a des jours où je me dis que je devrais arrêter, mais bon, j’ai une date butoir, je dois tenir jusque là… Mais le blog a encore quelques beaux jours devant lui.

Dragoon : Comment viennent tes termes abordés et où trouves tu tout ton inspiration ?  Qu’est ce que tu aimes le plus dans la vie ? Quels sont tes attentes sur le plan professionnel, dans la vie de tous les jours, dans ta vie amoureuse ?
Si tu pouvais changer une chose dans le monde, qu’est ce que ce serait ?

– Ben, dans mes conversations avec mes amis, en général. Je sors boire un verre entre amis, on parle de tout et de rien et là, paf, une idée d’article ! Je trouve aussi mon inspiration en lisant ou en regardant la télé. Des fois, en rêvassant aussi. J’aime bien me triturer le cerveau, une idée peut naître en voyant des gens dans la rue qui s’embrassent ou même sous la douche.

– Heu… Là, je sais pas, y a plein de choses que j’aime bien dans ma vie et d’autres moins… Disons que j’aime beaucoup les gens qui m’entourent, ma famille et mes amis. Ils sont là quand ça va et aussi quand ça va pas, c’est un socle solide dont j’ai besoin pour avancer. En gros, les bases solides pour construire le reste de ma vie. Si je suis pas équilibrée, j’aurai du mal à avancer sur le plan professionnel et le plan privé.

– Dans ma vie professionnelle, c’est pas compliqué, je veux un CDI ! Dans le journalisme, off course. Je commence un truc très important pour moi et je suis très emballée, j’ai galéré mais mon ciel s’éclaircit. C’est pas encore le grand ciel bleu mais les nuages se dissipent. Dans ma vie privée, je veux un mec, sur Paris, pour changer. Mais bon, ce n’est pas pour autant que je vis mal mon célibat, chaque chose en son temps. Mais c’est vrai que me poser, ça serait super reposant !

– Ohlala, tellement de choses à changer, je sais pas trop ce que je choisirais…Bon, j’éradiquerais la pollution, pour commencer, revivre dans un environnement sain et, cette fois-ci, en prendre soin. Pendant longtemps, on n’a pas eu conscience de ce qu’on faisait à notre planète, on est plus attentifs maintenant donc si on repartait à zéro sur ce sujet, j’ai espoir qu’on ne recommette pas les mêmes erreurs. J’aurais bien dit éradiquer la pauvreté mais il y aura toujours des plus riches et, donc, des plus pauvres.

Lunelô : Si ce site etait un livre: lequel? Et pourquoi?

Sex and the city ! Mais en fait, je n’ai jamais lu ce livre donc c’est un peu hypocrite comme réponse. Puis en plus, je viens de livre un bouquin de Candace Bushnell (Haut de Gamme), la créatrice de Sex and the city et j’ai trouvé ça très chiant. Idéalement, j’aimerais être un livre de Moravia puisque c’est mon auteur préféré mais aucun des livres ne correspond vraiment à l’esprit du blog. Normal, il n’a pas vécu notre époque ! Des fois, je me sens un mélange de « L’ennui », « Désidéria » et « Lui et moi » (même si j’ai pas de pénis). Y a un peu de Virginie Despentes ici sauf que je suis pas du tout trashouille, moi !

Grr : Un futur lointain, imaginons que ton blog s’appelle « les octogénaires ». Quel serais ta vie de grand-mère en 2066 ? Comment conterais-tu ta vie bien remplie de vieille peau, à nous, tes petits enfants ?

Ben, j’espère arriver à 80 ans plutôt en forme, déjà ! (enfin en 2066, j’aurai 86 ans, gloups !). Ma vie de grand-mère, j’espère que je serai avec pépé et qu’on passera des journées bien remplies. Sans courir à droite à gauche, on aura du temps pour lire, discuter, je me mettrai au tricot et tout ça ! Si je suis en forme, je prendrai des cours à l’université du troisième âge et j’écrirai des histoires pour mes petits enfants. Non parce que je suis pas sûre que les gaver de gâteaux soit une bonne chose.

Je leur apprendrai des choses, à mes petits enfants, j’espère que je serai pas trop réac et que je n’aurai pas oublié que je n’ai pas toujours été d’une sagesse exemplaire dans ma prime jeunesse. Mais bon, j’omettrai de dire qu’avant papy, il y a eu pas mal d’autres hommes dans ma vie, faut pas trop leur donner de mauvaises idées ! Ouais, en gros, j’espère que je serai pas anormalement réac et que je deviendrai pas méchante comme ma grand-mère.

Christophe : comment te vois-tu au sein de la francophonie ?

C’te question ! Je suis pas sûre de comprendre le sens de ta question, je vais tenter de te répondre, tu pourras me dire si je me suis plantée ou pas. J’aime beaucoup la langue française que je trouve très riche et j’apprécie d’écrire dans cette langue. J’aime par ailleurs entendre les expressions idiomatiques des autres pays francophones, comme je le disais plus haut au sujet du Canada (enfin du Québec, plus précisément). C’est ça une langue vivante. Après, je suis très chiante au niveau de l’utilisation du français, j’aime pas les fautes et je corrige souvent celles de mes amis. Après, la francophonie en tant que communauté n’a plus beaucoup de poids, en France, on s’en fout. Au Canada, par contre, c’est une vraie philosophie, surtout au Québec du fait de leur lutte indépendantiste. Pourtant, je pense qu’en tant que communauté culturelle, la France devrait plus s’impliquer. Après tout, la francophonie, c’est pas juste la France. En littérature, par exemple, nombre d’auteurs ne sont pas francophones et ce serait bien de les promouvoir un peu plus.

Lambchop : C’etait quoi les réelles motivations de ce blog, à l’origine ?

La gloire ! Non, au début, c’était vraiment pour le fun, un truc crée entre potes pour s’amuser. En tant que journaliste, je n’ignorais pas le phénomène blog mais je pensais pas que tant de gens se passionneraient pour nos vies et nos opinions sur pas mal de sujets. Moi, j’y voyais surtout la possibilité d’écrire avec un outil super facile à utiliser. J’avais un premier site perso sur le net en 2000, le blog était quelque part une continuité, une façon d’assouvir ma frénésie d’écriture. Et de changer de style aussi puisqu’on est loin des romans ou des articles journalistiques que j’écris en temps normal.

Sophie : Ton blog t’a apporté plus de plaisir ou de désagréments dans l’ensemble?

Plus de plaisir, sinon, j’aurais arrêté. Les désagréments que j’ai eu dans la blogosphère ne diffèrent pas de ce que j’ai pu avoir dans la vie, juste qu’il y a plus de gens au courant. J’aime bien écrire, c’est un fait, et savoir que tous les jours, mes écrits vont être lu par un millier de gens, c’est assez flatteur. Non mais c’est vrai, se dire que tous les jours, des tas de gens viennent lire ce que je raconte et débattent des sujets que je lance, c’est passionnant. J’ai fait de belles rencontres grâce à ce blog, je suis même tombée amoureuse grâce à lui. Une petite communauté s’est créée, elle évolue beaucoup mais des gens se sont rencontrés en dehors, y a même un couple qui s’est crée grâce à lui. Il m’a par ailleurs beaucoup aidé pendant ma période de chômage où je n’allais pas bien. Des tas de gens m’encourageaient, étaient derrière moi et ça m’a aidé. Je sais que le jour où je l’arrêterai, ça me manquera.

Maître Sam : Es tu heureuse dans ta vie actuellement?

Globalement oui. Evidemment, je n’ai pas tout ce que je désirerais, comme pas mal de gens mais rien ne me mine. Bon, je suis pas amoureuse mais ça viendra. Après, pour le boulot, j’ai de quoi faire donc pas de soucis à ce niveau-là. Côté santé, ça va bien aussi, ça fait longtemps que j’ai pas été malade (alors que pendant ma période de chômage, j’étais malade une fois par mois). Côté entourage, à part quelques anicroches, ça va bien aussi. En ce moment, je raconte des tas de gens fascinants avec qui je parle de beaucoup de sujets et ça fait drôlement du bien ! Bref, oui, je suis heureuse.

Mister Fish : Donnes moi les 5 rôles que tu aurais aimé interprété, soit au cinéma, soit au théâtre, et pourquoi …

Aïe, la question ! Je ne suis pas cinéphile donc je vais répondre les premiers rôles qui me viennent à l’idée mais je sais pas si je répondrai la même chose plus tard !

– Cécilia dans l’Ennui, ne serait-ce que parce que tourner des scènes de sexe avec Charles Berling, je suis à fond pour ! Puis c’est le premier livre de Moravia que j’ai lu et comme j’ai adoré, j’en ai lu plein d’autres depuis.

– Clare dans 6 feet under. Ok, c’est une série mais je l’adore et Clare, c’est un personnage génial : complètement paumée, rebelle mais pas méchante, finalement. Puis elle se tape des beaux mecs, en plus. Et c’est une artiste et ça, forcément, ça me plaît.

– Le rôle de Juliette Binoche dans Fatale, Anna, parce que j’ai aimé tant le film que le livre, il m’a remué les tripes.

– Kitty dans Chatterton d’Alfred de Vigny. Ou n’importe quel rôle féminin dans une pièce de théâtre romantique parce que j’adore mais c’est la première qui m’est venu à l’esprit.

– Rita/Camilla dans Mullholland Drive car ce film est tout simplement énorme et qu’elle a un putain de sex appeal même si le rôle de Betty/Diane doit être plus dur à jouer.

Pilule or not pilule ?

Par TatianaBon finalement ma recherche n’a rien donné pour l’instant alors voici un petit interlude sur la contraception féminine et ses problèmes.

Oui vu que je suis une personne du sexe féminin j’ai un avis sur la question car je sais un minimum de quoi je parle. Cette idée m’est venue en parlant sur msn avec Nina du dit sujet. Parce que voyez vous moi j’ai un gros problème dans ma vie : je ne supporte aucune pilule. J’ai toujours quelques effets indésirables, alors du coup je change tout le temps. D’ailleurs mes amies à chaque fois me font « quoi ? encore ! tu changes de pilule tout le temps ». J’ai un peu tout testé comme type de pilule mais aucune ne me va. Pour moi la contraception ben c’est pas drôle, c’est même très chiant. Et je pense que je ne suis pas la seule. Combien de filles vous diront que la pilule les a faites grossir. Beaucoup pensaient avant que c’était un mythe mais pas du tout. Pareil, vous pouvez avoir la poitrine qui enfle (ça c’est le pire surtout quand ça devient douloureux), de l’acné alors que vous n’en avez jamais eu. J’en passe et des meilleures.


Deuxième chose la pilule ça coûte cher, ça peut monter jusqu’à plus de 30€ les 3 plaquettes. Je peux vous dire que ça revient cher à l’année, surtout si c’est pour vous faire grossir ou vous donner de la cellulite. Souvent c’est pour cette raison qu’en période de célibat prolongé on ne la prend plus, économies oblige. Mais déjà c’est pas top d’arrêter et de reprendre, et puis si on est comme moi flippée des moyens de contraception, genre deux précautions valent mieux qu’une, ben on arrête pas. De plus il faut quand même savoir que l’oubli de pilule c’est plus de 20 000 interruptions volontaires de grossesse chaque année. Il ne faut donc pas être étourdie.


Troisième chose, à part la pilule il n’y a pas beaucoup de moyens de contraception aussi fiable, ou alors ils restent chers. Déjà on a l’implant dans le bras, dit implant contraceptif. Mais là c’est très récent alors on est en droit de se demander si c’est vraiment bien, quels sont les effets secondaires etc. Certaines ont souvent leurs règles, d’autres pas (1)… En plus, certains et même pas mal de gynecos sont contre car il semblerait que l’intervention ne leur rapporte pas d’argent ou je ne sais quoi (oui c’est une amie dans la branche médicale qui m’a dit ça mais c’était y a quelque temps et ma mémoire me fait défaut). Alors ils vous décourage de le faire en disant que c’est dur à enlever après et tout. Autre moyen tout nouveau (je viens juste de lire ça sur le net) : l’anneau contraceptif. En fait c’est un anneau qu’on glisse comme un tampon dans le vagin où il libère l’équivalent d’une pilule minidosée pour trois semaines. Alors apparemment c’est très efficace mais ça reste cher vu que c’est quand même 15€ par mois. Après il y a d’autres moyens mais beaucoup moins fiables. Rappelons tout de même que le préservatif masculin serait moins fiable que la pilule (c’est pas moi qui le dit mais un site médical).


Finalement ils avaient peut être raison de prôner l’abstinence… (enfin euh ouais peut être pas quand même)

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(1) pour info, voici la liste des effets secondaires possibles avec un implant (source : site inertnet médical) : acné, perte de cheveux, maux de tête, vertiges, humeur dépressive, instabilité émotionnelle, nervosité, modification de la libido, baisse de l’appétit, douleur abdominale, nausée, flatulences, modification du poids, sensation de tension mammaire, vaginite, dysménorrhée, saignements irréguliers, symptômes pseudo grippaux, douleur, asthénie, bouffées de chaleur, douleur au site d’insertion, réaction au site d’insertion.
Ben ça fait flipper.

Deux ans

L’autre jour, je discute avec ma mère qui me fait une révélation : mon cousin vient de quitter son compagnon de deux ans et demi et est retourné vivre chez sa mère en attendant. La discussion se poursuit sur le sujet et ma mère me fait :

« ouais ben c’est comme toi quand tu as rompu avec Guillaume l’an dernier.

– Maman, ça va faire deux ans. »
 

Ben voilà, ça fait deux ans depuis le 03 juin. Deux ans de célibat entrecoupés de petites histoires. C’est pas que je sois une fana des bilans (enfin, si, quand même) mais en ce moment, je suis assez déprimée par ma situation sentimentale et cet anniversaire tombe un peu mal. Pourtant, il s’en est passé des choses en deux ans, j’ai quitté le système universitaire, j’ai déménagé, j’ai commencé ma vie active (si, j’ai eu un CDD !). Côté privé, j’ai côtoyé plus d’hommes en deux ans que pendant tout le reste de ma vie mais à l’arrivée, ben, me voilà seule. Bon, grâce à ses aventures, il paraît que je suis très épanouie sexuellement (c’est pas moi qui le dit). Sans doute que j’aurais pu m’abstenir de partager ma couche avec certains mecs mais au fond, je n’ai aucun regret, ça ne sert à rien. Après tout, je ne peux pas toujours tomber sur des mecs biens, ça se saurait, sinon. J’ai eu mon lot de connards, comme tout le monde, j’ai aussi eu des mecs bien, ouf !

Depuis quelques temps, je me suis lassée des relations sans lendemain, j’avais plus envie de m’engager, de commencer à construire ma vie privée. Après tout, maintenant que ma vie professionnelle se stabilise un tout petit peu, essayons de voir si je peux aussi trouver l’amour. Sur ces bonnes résolutions, je rencontre Alex et j’y crois fort, j’oublie de me protéger et je me prends un mur. C’était pas le bon moment, Alex a des choses à régler et ne peut pas construire quoi que ce soit au niveau amoureux. Je n’en dirai pas plus. Curieusement, c’est l’histoire la plus courte que j’ai jamais eue mais j’ai du mal à tourner la page. Sans doute parce qu’Alex est un mec fantastique qui plairait même à mes parents et même à ma vilaine grand-mère. Bon, ben, ça n’a pas marché, je n’ai pas de rancœur à ce niveau-là. Par contre, Alex a un talent particulier : il me révèle toutes mes failles, tout ce que je n’ai pas réglé dans mon passé amoureux. Je ne m’en étais pas rendue compte mais ma dernière histoire avant lui m’a fait vraiment du mal. Pas à mon petit cœur, non, mais à la confiance que je peux avoir en moi. Déjà que je suis la pro pour me remettre en cause, quand un homme avec qui j’ai eu une aventure me fait bien comprendre qu’il doute aussi de moi, de mes capacités à trouver du boulot, de tout ce que je peux dire y compris des choses insignifiantes, ça finit par faire mal. C’est aussi pour ça que je me suis autant accrochée à Alex car il m’a percée à jour très vite, il me comprend et j’avais pas besoin de lui mentir. Il me prenait telle quelle et c’était tellement rassurant de se sentir appréciée pour soi et pas pour l’image que l’on peut donner. Et puis, toute cette histoire n’a pas servie à rien, bien au contraire. A défaut d’être le futur père de mes 3 enfants, Alex est toujours quelqu’un de très proche avec qui il est bon de parler et que j’adore.

 

En même temps, j’aurais dû me douter que ça ne pouvait pas durer. Je connaissais ses problèmes, je savais qu’on ne vivait pas à côté, je savais qu’on était débordés par nos boulots respectifs mais je me suis dit qu’on s’en sortirait bien. Parce que y a un truc qui cloche chez moi quand même : plus une histoire est compliquée, plus je m’y jette tête baissée. Pourquoi ? Ben j’en sais absolument rien. Peut-être parce que le côté « c’était pas gagné mais on l’a fait » me transcende. Par ailleurs, j’ai une attirance pour les hommes en souffrance. Entre ceux qui ont des problèmes avec leur passé sentimental, ceux qui ont des problèmes relationnels avec leurs parents ou même les deux… Ouais ben y a pas dire, les écorchés vifs, ça me branche. Pourtant, je n’aspire qu’à une histoire simple, pourquoi faut toujours que je me retrouve dans des situations compliquées ? C’est peut-être une question de pas de chance mais ça n’explique pas tout. Quand j’ai parlé d’Alex à Gauthier, j’ai eu droit à un : « mais tu le fais exprès ou quoi ? ». Heu… Le froid m’a dit que c’est nous qui les attirions (et non l’inverse). Heu aussi…

Peut-être que je suis une incurable romantique qui ne veut que des histoires folles, passionnées, délirantes. Difficiles aussi mais l’happy end me paraît toujours possible. Quand j’ai commencé à sortir avec Guillaume, c’était mal barré : il vivait à l’époque chez ses parents. Il s’entend mal avec son père assez autoritaire et il ne pouvait pas sortir en semaine donc pour avoir de l’intimité, il fallait se caler des trous entre mes cours pour aller chez moi. En plus, il sortait d’une longue période de célibat et, au début, je vivais mal le fait de ne pas beaucoup le voir hors de la fac, de le voir passer beaucoup de temps avec ses potes et peu avec moi. En plus, au départ, je connaissais pas son père donc je croyais que tout cela était exagéré mais finalement, non. Il était très gentil avec moi papa Guillaume mais il s’entendait pas avec son fils et tout était susceptible de partir en dispute. Donc, au début, c’était mal barré, Gauthier m’a même dit qu’il y croyait pas, à notre couple. J’ai passé des nuits à pleurer en me disant qu’on s’en sortirait pas… Et finalement, si. Donc cet exemple me fait peut-être un peu trop croire que quand on veut, on peut. Mais tout n’est pas si simple.

 

Et maintenant ? Pour l’heure, je suis encore un peu trop dans la nostalgie de mon histoire avec Alex pour avoir envie de fréquenter un autre homme. Et puis je me rends compte que je suis actuellement trop fragile pour tenter une nouvelle aventure amoureuse, je crois qu’un nouvel échec me foutrait un coup trop grand, je dois me préserver un peu. Il faut que je me reconstruise, aussi, que je panse ces foutues plaies que j’avais même pas vues, que je reprenne confiance en moi. Je suis une fille super, pas un boulet. Je peux être aimée, comme les autres filles. Je n’ai pas à tricher pour plaire. Puis même qu’il paraît que je suis belle, même sans maquillage. Et faut que j’arrête de me trouver des histoires compliquées, aussi. C’est pas parce que la relation est simple qu’elle est sans passion. Moi aussi, je finirai par trouver une moitié. Tiens, faudra que j’aille revoir M. le marc de café car mine de rien, s’il est très mauvais pour situer les événements dans le temps, ce qui m’a dit s’est réalisé. J’ai bien eu deux entretiens d’embauche et un boulot avec un monsieur à double prénom (Pierre-Cécil, le DRH choupinou) et j’ai fini par rencontrer un mec très bien qui avait des problèmes aux yeux. Bon, tout est décalé de trois mois par rapport aux dates qu’il donne mais à l’arrivée… Mais je vais rester célibataire quelques temps. De toute façon, après avoir discuté avec Gauthier, je me rends compte que je ne veux ni d’un mec ni d’un amant, juste une paire de bras réconfortants pour me réconforter. Là, je préfère me concentrer sur mon travail et ne plus me poser de questions. Ca sera plus simple. Je n’attends plus rien, advienne que pourra. En attendant, ses deux années n’ont pas été vaines, je sais maintenant que quand je veux un mec, je peux l’avoir.

En attendant, vu que je n’ai pas de plan M et qu’il n’y a pas de choupinou à l’asso où je bosse, je bénis TF1 de repasser Lost tous les soirs à 17h. Mater Sawyer pendant trois quarts d’heure, ça fait du bien aux yeux.

Imagination

Pour ceux qui ne vivent pas en France et qui n’ont ni télé, ni radio, qui vivent dans une grotte… Bref, pour toi lecteur, je vais livrer un scoop : le Da Vinci Code vient de sortir au cinéma. Le but de cet article n’est pas parler du film (que j’ai pas vu) ou du livre (que j’ai lu) mais ça va me servir d’exemple pour m’énerver un peu. Avant la sortie du film, je mate « dossier d’actualités » sur M6. Ouais le dimanche, j’aime bien regarder soit ça, soit « faites entrer l’accusé », histoire de (re)faire ma culture criminelle. Donc je tombe là-dessus et c’était une émission spéciale « Da Vinci Code », qu’ils nous avaient sortis pour la sortie du livre y a un an et demi, je crois.

Et là, ça m’agace mais à un point. Pour ceux qui ont le livre chez eux, ouvrez à la première page. Qui y a-t-il décrit juste sous le titre du livre ? « Roman ». Bon, alors, un peu de culture. Un roman est considéré comme une œuvre de fiction. En aucun cas, M. Brown n’a écrit un essai sur le Graal, il a livré une libre interprétation de la légende du Graal. Que les gens aient pris pour argent comptant ce qu’il a pu raconté dans son roman, ça me dépasse. Qu’on essaie d’expliquer en quoi il a eu tort ou raison m’horripile. Ce qui est fantastique dans la fiction, c’est qu’on peut réécrire des événements. Perso, je peux à la limite comprendre que les théologues extrémistes soient choqués qu’on ose dire que Jésus était marié. Et pourtant, selon mon prof de philo classique, Jésus ne pouvait être que marié. En effet, à l’époque, la norme n’était pas au célibat et s’il l’avait été, ça aurait été signalé. Ca ne veut pas dire qu’il était le compagnon de Marie-Madeleine, juste qu’il devait bien y avoir une madame Jésus. Bon, après, le coup de la fille du conservateur du Louvre qui est la descendante de Jésus, c’est clair que c’est super capillotracté mais qu’est-ce qu’on s’en fout ? C’est un roman, point.

 De la même façon, je suis en train de lire « Le grand secret », de Barjavel, qui mêle fiction et histoire puisqu’il implique des hommes politiques dans son grand secret. Et alors ? Ok, dire que Kennedy a bu une potion censée le rendre immortel et que c’est pour ça qu’il a été abattu, c’est tordu. Mais on s’en fout, le roman est bien écrit, on se laisse prendre à l’histoire. Et c’est justement ça qui est magique avec un roman, c’est qu’on peut tout inventer.
 

Il y a quelques temps, j’ai commencé à publier Technopolis sur ce blog. Premières réactions : « mais non mais tu peux pas écrire ça, l’Inde et la Chine ne se feront jamais la guerre ! ». Bon, outre le fait que je connais bien ma géopolitique et que je sais que ces deux pays ne sont pas amis du tout, l’important n’est pas là. J’écrivais une histoire qui débutait au moins dix ans plus tard. En dix ans, il peut s’en passer des choses. Si on regarde 10 ans en arrière : les téléphones portables n’existaient pas, Internet en était à ses balbutiements, Friends venait à peine de commencer, la Star Ac n’avait pas encore été inventée, les Etats-Unis ne faisaient la guerre à personne, on ne savait pas qui était Ben Laden, Fernando Alonso n’avait pas le permis, on ne tremblait pas en entendant « grippe aviaire » ou même « vache folle », j’étais vierge… Comme quoi, il peut s’en passer des choses en dix ans. L’avenir, c’est l’inconnu. Doit-on jeter par la fenêtre le « 1984 » d’Orwell, considérant qu’il s’est planté et qu’en 84, Big Brother ne nous watchait pas ? (je sais, c’est un odieux anglicisme). Ecrire un roman n’est-il pas, finalement, écrire une version alternative de la réalité ? N’ai-je pas
droit de créer un univers particulier en changeant ou inventant des événements ?

La question est la suivante : la créativité doit-elle avoir pour limite la crédibilité ? La réalité n’est-elle pas pour l’écrivain qu’une pâte qu’on doit modeler à notre guise ? J’ai tué les trois quart de l’humanité dans Technopolis et au fur et à mesure du roman, j’en tue d’autres. Dans le prochain que j’écrirai, je vais encore créer une guerre parce que le thème de la résistance, moi, ça m’inspire toujours autant.

Après, ce n’est pas pour autant qu’il faut faire n’importe quoi, il faut que l’intrigue se tienne. Je n’aime pas trop les enquêtes policières avec le « lapin qui sort du chapeau ». C’est-à-dire pendant tout un roman, on suit les policiers, on soupçonne le mari, les enfants et l’amant de la victime, par exemple, on essaie de recouper les indices et là, à la
fin du roman, on apprend que, tatan, le meurtrier est le voisin pris d’une pulsion meurtrière. Le voisin, dans le roman, on le voit juste quand les policiers arrivent, il fait partie des badauds. Donc, forcément, on pouvait pas deviner qui était le coupable, on savait même pas qu’il existait ! Avec ce genre de procédé, c’est facile de faire des romans policiers surprenants. De la même façon, certaines facilités m’agacent. Exemple : le film Gothika. Je te préviens, lecteur, dans la phrase suivante, je raconte la fin donc si tu n’as pas vu le film et que tu veux le voir, passe direct au paragraphe suivant. Donc Gothika, on apprend que le mari d’Halle Berry qu’elle a tué était un sale pervers qui violait des filles et tout et on apprend qu’il a un complice. Fin du film : tatan, le complice, c’est le shérif qui explique : « en tant que shérif, c’était facile pour moi d’aller et venir dans la prison ». Sauf qu’Halle et ses amies n’ont jamais été dans une prison mais dans une clinique psychiatrique privée où un shérif n’a rien à faire. Donc c’est pas crédible.

Revenons au Da Vinci Code, qui prend donc de grandes libertés avec la réalité historique. Mais au fond, le roman est logique, il sème tout du long des pistes nous permettant d’aboutir à la conclusion logique. Sophie est donc une descendante de Jésus ? Ben, en lisant le roman, ça ne fait pas lapin qui sort du chapeau, là, c’était préparé comme révélation.

Dans la même veine, Marie-Antoinette, le film. Oui, ok, ça ressemble un peu à l’article de Gauthier (là) mais bon. Donc pour le ciné, c’est comme pour un roman, ce sont des œuvres de fiction donc bon… Marie-Antoinette n’a jamais été présenté comme un film historique donc à partir de là, on peut s’autoriser quelques fantaisies même si j’ai toujours peur que les gens ne connaissant rien à l’histoire de France prennent ce genre de film pour argent comptant. Déjà Marie-Antoinette, elle était beaucoup plus potelée que Kirsten Dunst ! Elle est jolie, Kirsten, mais elle est quand même maigrichonne. Donc le film n’a rien d’historique, on nous présente une Marie-Antoinette amoureuse et bienveillante avec son époux (mouais…), amoureuse un temps du comte de Fersen mais elle l’oublie bien vite… Moi, le comte de Fersen, je le laisserais bien visiter mon trianon, aussi (ça, c’est ma nouvelle expression). Finalement, ce que je reproche au film, c’est pas les largesses prises avec l’histoire mais la fin terriblement bâclée. En gros, on a la sensation qu’on manquait de pellicule sur la fin donc les événements se succèdent sans qu’on comprenne trop ce qu’il se passe et paf, c’est fini. Autre truc qui m’a turlupiné : on a vu le film en VO avec Gaugau et dans le film, il y avait quelques phrases en français… Hein ? Tant qu’à faire, autant tout faire en anglais.

Bref, l’imagination est quelque chose de fantastique et qui permet de travestir la réalité. Si j’ai envie de raconter que le monde est dirigé par un consortium d’éminences grises qui orchestrent les conflits selon leurs intérêts propres et que les dirigeants des pays ne sont que des pantins, pourquoi pas ? (tiens, ce serait une idée). Tant que l’intrigue est crédible, après… Alors, arrêtons de faire des procès aux écrivains. Ecrire un roman, ce n’est pas écrire un essai, notre matière première, c’est l’imagination, pas des documents historiques.

Fille désespérée cherche homme sur blog (et aussi 2nd degré)

Par Emma et Nina 


           Presque un an d’aventure bloguesque, il s’en est passé, des choses. Mais le
trait le plus récurent et le plus fatigant, c’est cette propension que certains lecteurs ont à nous prendre pour des pauvres filles désespérées qui écarteront les cuisses devant le premier mâle consentant.

 

            Dans la vie amoureuse, il y a différentes périodes : celles où nous sommes amoureuses et celles où nous le sommes pas, celles où on vit super bien notre célibat et celles où on se pose a question : pourquoi je suis seule ? C’est humain, après tout. Mais pourtant, certains voient des messages subliminaux dans ces articles, genre : « je suis désespérée, envoie ta candidature pour me sauter ». Et là, je dis stop ! Je n’ai pas crée ce blog pour choper, sinon, j’en aurais fait un blog adulte avec des photos de moi à poil. J’ai crée ce blog pour raconter ma vie et faire part de mes réflexions sur l’amour au sens large du terme et parfois sur la vie en général.

 

            Mais voilà, certains n’ont pas compris. Parce qu’on parle librement de sexe, voilà qu’on nous prend pour des Marie couche-toi là. Suis-je obligée de coucher avec tous les candidats potentiels uniquement parce que j’ose prononcer le mot « fellation » ? Me prenez-vous à ce point pour une obsédée que vous pensez qu’il suffit de faire la queue pour me brouetter ? Pensez-vous que je suis à ce point désespérée pour ne pas regarder qui me besogne courageusement ? Et je vous renvoie l’argument imparable à la figure : si vous êtes prêt à vous taper une pauvre désespérée dont vous ne connaissez même pas le visage, c’est que vous devez avoir quelques problèmes auprès de la gent féminine.

 

            Mais comment peut-on même désirer une fille qui n’est finalement qu’un amas de mot ? Je suis Nina mais pas que, Emma est Emma mais pas que. Nous sommes bien plus complexes que ce que nous laissons paraître ici. Et ce n’est pas parce que nous nous posons des questions sur notre solitude que nous sommes prêtes à rencontrer tous ceux qui nous bavent dessus, sans même savoir à quoi nous ressemblons ni qui nous sommes.

 

            L’amour, ça se commande pas. J’ai essayé de le provoquer pendant deux mois sur Meetic, ça n’a pas fonctionné. L’amour, ça nous tombe dessus par hasard et le chercher en se servant d’un blog me paraît hautement casse-gueule. D’ailleurs, mes brèves expériences à ce sujet m’ont prouvé que j’avais amplement raison. L’amour, ça nous tombe dessus par hasard, pas parce qu’on a répondu à l’appel du premier candidat qui passait. L’amour, c’est une attirance physique et spirituelle. Sur le blog, il ne peut y avoir l’attirance physique, déjà, nous sommes de purs fantasmes mais personne ne sait à quoi nous ressemblons, vous pourriez être déçu. Mais se taper Nina ou Emma juste pour la gloire, ça doit être excitant, je suppose.

 

            Mais arrêtez de croire que vous êtes les seuls à pouvoir nous apporter le bonheur, que vous êtes les seuls à encore vouloir de nous. Je ne suis pas désespérée, loin de là, et je ne coucherai pas avec le premier venu juste pour me rassurer. De toute façon, désolée de vous l’annoncer mais mon cœur vient tout juste d’être subtilisé par un beau brun au sourire ravageur.

 

            A mon tour de remettre les points sur mes ‘I’. Un grand nombre d’entre vous lit mes articles, et j’espère, les apprécie. Ce que j’y raconte est une partie de moi, une partie de mon histoire, une partie de ce que je suis dans ma globalité. Tout ce que je dis ici est vrai, authentique, mais ne prends pas toute la place dans ma vie, et ne constitue pas toute ma vie. Si j’ai choisis de ne jamais parler des choses essentielles à chaud, ou des choses profondément difficiles pour moi, c’est parce que je me protège, et refuse de me livrer toute entière sur ce blog. Je garde une partie de mon univers complexe pour moi seule, c’est mon choix. Donc, évidemment, Emma n’est pas entièrement MOI, ni une caricature de MOI.

 

            C’est pour raison qu’il faut lire mes articles en gardant bien ceci en mémoire. J’écris avec du recul sur ce qui m’est personnel, avec beaucoup de 2nd Degré, et c’est ainsi qu’il faut comprendre mes textes. Lecteur, lis-moi en pensant à la distance que j’ai sur moi-même, et on sera certainement sur la même longueur d’onde.

 

            C’est aussi pour cette raison que j’accepte l’échange autour de mes articles, les critiques constructives, les questions, l’humour. Mais je ne supporte pas les interprétations hâtives, les conclusions de ceux qui se croient plus fins que les autres, les raccourcis absurdes. Je sais bien que c’est un risque que je prends en écrivant ici, mais je me permets de vous le signaler, je ressens le besoin de vous le rappeler.

 

            Donc, je ne suis pas une superficielle nénétte sexy et extravertie qui cherche désespérément un homme. Ne vous méprenez pas sur Emma. Je suis une jeune femme qui travaille tous les jours au contact de la folie, qui a son appart à elle et qui bricole seule dedans, qui s’occupe d’un festival tout au long de l’année, qui est entourée d’amis différents, fidèles et merveilleux, qui adore faire la fête mais aussi s’isoler des jours entiers dans sa tour d’ivoire, qui a aimé, vécu, qui vit encore et se pose des milliers de questions.

 

            Quand je parle du célibat et du Prince Charmant dans mes articles, c’est la
même chose. Je suis bien dans ma vie, je suis une solitaire et plutôt zen comme ça. Bien sûr que je voudrais trouver l’Amour, construire une vie à deux. Bien sûr que je réfléchis sur tout cela, j’ai souffert, j’ai peut-être aussi fait souffrir, j’ai besoin d’aimer et d’être aimée comme tout le monde. Mais le ton que je peux employer lorsque je parle de ceci est mal interprété par certains. Je n’écris pas au 1er Degré. Comment vous l’expliquer autrement, je ne vais pas vous faire une explication de texte en direct ici !

 

            Tout ceci pour faire passer ma colère, commune à celle de Nina. Ne jugez pas Emma
trop vite, sans réfléchir, ne pensez pas connaître tout ce qu’elle est si facilement que ça. J’aime écrire dans ce blog, j’espère que vous appréciez me lire, mais n’oubliez pas qui JE
suis.

 

Envie d’amour ?

Le célibat, ça a du bon. Je peux me faire du chèvre chaud au dîner, si je veux, prendre des bains pendant deux heures en me délectant de mon Cosmo (le magazine, pas le cocktail), je n’ai pas froid dans mon lit grâce à mon super pyjama. Si je veux sortir le soir, je ne dois rendre de compte à personne. Mais c’est pas pour autant qu’on n’aspire pas à l’amour.
 
Adolescente, j’étais perpétuellement amoureuse, toujours du beau gosse là-bas qui n’avait aucune connaissance commune avec moi. Par exemple, en seconde, j’étais « folle amoureuse » (enfin, comme une ado de 16 ans, quoi) d’un gars qui s’appelait Pierre, je ne sais plus comment j’ai su son nom. Il était beau, brun, peau mate, yeux noirs qui brillent, très grand (plus d’un mètre 90), un peu maigre mais peu importait. Je passais mes récréations à le mater, quand il quittait enfin le fumoir où je n’allais pas (je ne fumais pas, à l’époque). Nombre de fois, j’ai joué dans ma tête notre histoire d’amour mais à l’arrivée, le seul mot que je lui ai adressé fut un « pardon » après l’avoir percuté sans même le faire exprès (je parlais avec Cécile, je ne regardais pas ce qu’il se passait devant).
 
La semaine dernière, je lisais le blog de la salopette qui est une fille fantastique, future meilleur amie de Gauthier et moi (elle est pas au courant mais c’est comme ça). Elle expliquait dans un article qu’elle était plus amoureuse du sentiment amoureux que d’un homme et là, je me dis : mince, c’est carrément mon cas ! J’adore, quand je suis amoureuse, rêvasser pendant deux heures à l’homme qui a réveillé mon petit cœur. Petit point de sémantique avant de continuer : pour moi, être amoureuse signifie avoir le béguin, en aucun cas, c’est synonyme d’aimer. Donc, quand je suis amoureuse, je reste deux heures à rêvasser dans mon lit en imaginant, par exemple, notre premier baiser. J’imagine : nous sommes sur le quai du métro à attendre ma rame, on discute et au moment de se dire au revoir, au lieu de se faire la bise, on s’embrasse langoureusement. Enfin ! Depuis le temps que j’attendais, que j’essayais d’envoyer des signes clairs sur mes désirs. Du coup, la rame repart et on est toujours là. Du coup, au lieu de me laisser là, il m’embarque chez lui ou me suit chez moi (j’aurai fait le ménage, entre temps parce que là…). Ou alors après un resto ou un verre dans un bar, il me propose « innocemment » d’aller prendre un dernier verre chez lui et « innocemment », j’accepte. Forcément après, assis sur le même canapé, collés l’un à l’autre, les lèvres se rapprochent et voilà. Ou alors, nous nous promenons au bord de la Seine car il fait beau mais j’ai froid donc je le fais savoir et il me frictionne gentiment les bras. Je mets plein d’étoiles dans les yeux histoire qu’il comprenne qu’il est alors temps de m’embrasser (note pour moi-même, ne pas mettre mon chapeau ce jour-là, on ne voit pas bien mes yeux) et comme on ne me résiste pas, il s’exécute. Bon, voilà, ça ne se passe jamais comme on le prévoit mais ça réchauffe le cœur et c’est tout ce qu’on demande. Vous noterez aussi que c’est jamais moi qui embrasse mais du haut de mon mètre presque soixante, je ne peux voler de baisers à personne.
 
Au lycée, fallait toujours que je sois amoureuse pour pouvoir rêver en cours. Quand je n’avais personne en vue, je m’ennuyais. Etre amoureuse, c’était avoir envie de me lever le matin pour l’apercevoir à la récréation. Etre amoureuse, c’était maudire les vacances car je ne le voyais pas pendant tout ce temps. Etre amoureuse, c’était être légère comme une plume, toujours de bonne humeur, même si je n’allais pas parler à l’objet de mes désirs. Au fond, peu importait que ce fantasme ne se réalise pas, l’essentiel, c’était d’avoir de quoi rêvasser. Le moindre regard étranger me rendait ivre de bonheur. Je me souviens, en terminale, j’avais craqué pour un gars qui s’appelait Pierre (décidément…) et qui prenait le même bus que moi. Un soir, je me suis assise à côté de lui et je lui ai parlé deux minutes. Aujourd’hui, je me dis que c’était limite ridicule mais à l’époque, je suis rentrée chez moi en volant, tellement j’étais euphorique, je m’étais jetée sur mon téléphone pour raconter ça à Cécile. Et pendant quinze jours, j’étais sur mon petit nuage.
 
La pire chose qui pouvait arriver, c’était le râteau. Parce que, là, le rêve s’arrêtait net et je me sentais soudain vide. Pourquoi me lever le matin ? Juste pour écouter ma prof de philo m’expliquer la pensée de Pascal ou St Augustin ou résoudre quelques équations de maths avec des intégrales ou des dérivés. On a connu plus passionnant. Mais bon, ça, je l’ai déjà expliqué dans un autre article il y a quelques mois. Maintenant, j’ai la sensation d’avoir grandi et je suis moins à la recherche de ses amours fantasmés, j’ai plus envie d’une vraie histoire. Le célibat ne me pèse pas, ce qui évite que je me jette au cou du premier venu, mais c’est vrai que là, j’ai envie d’une belle histoire, qui dure ou pas. J’ai envie d’un mec qui s’intéresse à moi et pas uniquement à ce qui se cache dans mon string. Peut-être parce qu’un mec qui en veut juste à ma vertu, c’est facile à trouver alors qu’un mec qui m’aime, c’est bien plus dur. J’ai envie de belles choses, de passer une soirée peinarde avec mon chéri à m’endormir dans ses bras, à parler jusqu’au milieu de la nuit de tout et de rien, de rigoler de bêtises qui n’amusent que nous, de se promener main dans la main dans Paris ou ailleurs.
 

J’en parlais avec Gauthier l’autre soir, alors que nous étions un peu saouls et que nous papotions au téléphone avec la pauvre Emma. « Moi, j’ai envie d’amour. J’ai envie d’aimer ! » nous explique-t-il. Ben, voilà, moi aussi. Au fond, ce n’est pas tant ma libido qui est en panne mais plus une envie de quelque chose de magique, plus qu’une simple brouette. Voilà pourquoi quand Laurent me parle de triolisme ou de n’importe quoi qu’il a envie de me faire, je reste de marbre. Je lis une scène de sexe dans Glamorama, ça m’excite pas du tout (faut dire que ça fait beaucoup trop film porno, cette scène, aucun intérêt à mon goût). Mais penser à un baiser passionné sur le quai du métro ou celui de la Seine, je vibre comme une ado. J’ai envie de moments tous doux, d’un mec qui est là quand j’ai passé une mauvaise journée pour me divertir, un mec pour qui je serais là quand il a passé une mauvaise journée pour le divertir. Un gars qui me fait rire, un gars qui me fait vibrer. Un gars que je passerais des heures à regarder en me disant qu’il est quand même beau et que je suis tellement heureuse dans ses bras que je pourrais y passer toute ma vie. De temps en temps, il me regarderait d’un air serein et là, je me sentirais la plus belle du monde. Et puis on aura de merveilleuses brouettes. Parce que le sexe en couple, ce n’est pas forcément le sexe pépère, ça peut au contraire être de fantastiques galipettes parce que le sexe avec de la complicité et de l’amour, ça prend vraiment une autre dimension.

Après, peut-être qu’on vivra ensemble, peut-être pas. Peut-être qu’on se mariera, peut-être pas. Car peu importe la finalité. Une belle histoire ne l’est pas parce que ça se termine par : « et ils vécurent heureux et eurent trois enfants » mais parce qu’il n’y a presque eu que de bons moments. Sinon, cela voudrait dire que chaque individu ne peut vivre potentiellement qu’une seule belle histoire, bonjour la déprime. Il faut tenter, on verra bien.
 
Curieusement, j’ai la sensation que ça arrive à grands pas. Peut-être que je me trompe, peu importe. Mais au moins, ça me rend de bonne humeur et même si je me jette pas au cou du premier beau gosse qui passe, je laisse la vie faire. Finalement, jusqu’à présent, elle ne m’a jamais vraiment déçue.

Belle-famille, je t’’aime……ou pas.

Dimanche, je suis allée avec M. Gauthier voir un film « Un esprit de famille »… Je vous épargnerai mon avis, on va encore dire que je sais que critiquer. En gros, vous prenez tous les films américains qui mélangent Noël et famille, vous y prenez les clichés habituels (les vieux films, le beau sapin, des histoires d’amour à la mord moi le nœud…) et vous avez ce film. Mais pour rentabiliser cette soirée (enfin, on a papoté avec Gauthier, c’était quand même sympa), j’ai décidé d’écrire un article sur la « belle famille ».
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Comme tu le sais sans doute, lecteur, je n’ai jamais été mariée. Cependant, j’ai été quatre ans et demi avec un garçon, Guillaume (pour les nouveaux arrivants) et j’ai donc eu droit à divers repas de famille chez lui. Et lui chez moi. Comme je le sentais bien, ce petit copain-là, je l’ai ramené au bout de trois semaines chez mes parents. Je pense que mes parents sont plutôt sympathiques, on raconte des histoires de famille marrantes. Parfois, on fait de grandes tablées : les trois enfants (avec mon presque frère) et nos compagnons respectifs… Ah famille nombreuse, ah famille heureuse ! Je ne crois pas que mes parents soient des gens intimidants mais bon, moi, ça fait 25 ans que je les connais, je suis pas très objective. Bref, au bout de trois semaines, je ramenais Guillaume chez moi et nous partagions la même couche. A y repenser, ils sont ouverts d’esprit mes parents, quand même ! Guillaume est le seul petit ami que j’ai ramené à la maison.
 
De la même façon, les parents de Guillaume sont les seuls que j’ai côtoyés. Je me souviens parfaitement du jour où je les ai rencontrés. Ça faisait six mois qu’on sortait ensemble et je leur avais parlé quelques fois au téléphone, de grandes conversations.« Allo, madame Bidule ? J’aurais souhaité parlé à Guillaume, de la part de Nina, s’il vous plaît, merci ! ». Passionnant, n’est-il pas ? Donc, un jour, je ramène Guillaume de chez mes parents où nous avions passé le week-end et là, il me fait : « viens, je te présente à mes parents ! ». J’étais alors vécu d’un mini short qui tenait plus de la culotte qu’autre chose et je me suis sentie de suite follement à l’aise ! En plus, j’étais morte de trouille parce que son père était très strict et je ne savais trop comment ça allait se passer. Rassurez-vous, ses parents ont été charmants avec moi, ils m’ont proposé des verres mais je n’ai pas accepté, j’avais trois quarts d’heure de route pour rentrer chez moi.
 
Une fois la première rencontre faite, je faisais partie de la famille. Comme Guillaume était fils unique, sa mère me donnait plein de bricoles genre trousse à maquillage ou bracelet de la Redoute, ce qui était très gentil de sa part. Contrairement à tout ce qu’on m’avait dit, sa mère ne me considérait pas comme la « rivale », celle qui allait lui voler son fils pour toujours… Son père me stressait plus, donc, car il était très strict avec son fils et je me suis parfois retrouvée entre les deux quand le ton montait. Bon, Guillaume s’est aussi retrouvé entre ma mère et moi lors de disputes donc finalement…Son père était très gentil avec moi même s’il avait tendance à toujours me remplir mon verre, ce qui faisait qu’à la fin des repas, je me retrouvais un peu ivre.
 
Ensuite, en tant que compagne de Guillaume, j’ai assisté à de nombreux repas de famille, j’ai donc rencontré tous ses grands parents. Son grand-père paternel était sourd donc je devais parler fort et distinctement pour m’adresser à lui… J’avoue que je suis pas du tout habituée et j’en faisais des caisses pour être sûre d’être comprise. Côté maternel, nous allions voir ses grands parents à chaque fois que nous partions en vacances dans l’appartement de ma grand-mère au bord de la mer, ils habitaient à côté (nous avions tous deux des origines catalanes). Quelquefois, il y avait d’autres membres de la famille ce qui fait qu’en quatre ans, j’ai rencontré quasiment toute la smala. Je me souviens, une fois, on avait passé un après-midi chez eux, devant le Tour de France, Guillaume et son grand-père sur un canapé en train de parler de la course, sa grand-mère et moi en train de faire semblant d’être éveillées sur l’autre. La dernière fois que je les ai vus, je venais de pleurer toutes les larmes de mon corps car on avait eu une discussion assez difficile avec Guillaume. En gros, j’avais compris que c’était terminé, lui aussi, mais nous n’avons pas rompu à ce moment-là. Je devais vraiment avoir une drôle de tête avec mes yeux rouges et gonflés…
 
Quoi qu’il en soit, j’ai eu de la chance avec cette belle famille (je crois), je m’entendais bien avec tout le monde et je pense avoir été bien acceptée, notamment par ses cousines que j’aimais bien voir. La seule que j’ai pas rencontrée, c’est une dénommée Nina qui était journaliste… Amusant ! D’autres ont moins de chance comme, au hasard, ma mère. Quand elle a rencontré mon père, il avait encore ses deux parents mais ma mère ne les a rencontré que tard, vu qu’ils vivaient loin. Le jour J, ma mère se trouve face à sa future belle-mère et celle-là lui assène un : « Et bien, je n’ai pas de complexes à avoir ! ». 30 ans plus tard, ma mère lui en veut encore. Mais il n’y a pas eu que ça. Mon père et ma mère ne sont pas du même milieu social donc pour le mariage, ma grand-mère paternelle a refusé de cohabiter avec la famille de ma mère, des « ploucs » et a déjeuné dans une pièce voisine. J’ai des valises d’histoires comme ça. Il y eut la fois, aussi, où mes parents et moi-même étions chez mes grands-parents pour le week-end, ma mère et ma tante (la femme du frère de mon père) étaient enceinte, ma mère avait un trimestre d’avance sur ma tante mais ma grand-mère lui faisait faire tout le ménage alors que son autre belle-fille (pharmacienne et donc d’un niveau social plus élevé que ma mère) se prélassait, fatiguée par sa grossesse. Ce jour-là, ma mère fit ses valises et partit, rattrapée de justesse par mon père à la gare… Enfin, je vais pas tout raconter, je pense qu’on a saisi l’essentiel.
 
Je n’ai jamais rencontré d’autres beaux-parents, même si je les ai souvent vus en photo ou entendus au téléphone. Je me souviens, quand j’étais avec Arnaud, mes parents étaient venus sur Paris. Sur le coup, je l’avais un peu taquiné : « Tu veux pas que je te présente à mes parents ? Ils sont sympas ! ». Bien entendu, c’était une blague mais quand je lui ai demandé s’il avait déjà rencontré les parents de ses anciennes copines, sa réponse négative m’avait étonnée. « J’ai jamais eu l’occasion ! ». Ça, ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille.
 
A la réflexion, je ne comprends pas vraiment pourquoi on craint à ce point la belle-famille… Evidemment, on peut tomber sur des cas comme ma grand-mère mais malgré toutes ses tentatives (dont certaines lettres), mon père a tout de même épousé ma mère et ils ont eu deux super enfants ! Certes, ma première expérience en la matière fut plutôt rassurante puisque le principal défaut des parents de Guillaume était leur caniche que je détestais et qui passait son temps à me sauter dessus (je n’aime pas trop les chiens). De plus, sans me vanter, je pense être une belle-fille plutôt bien : polie, serviable, souriante, jolie (ahah !), diplômée, une bonne situation (oui, d’ici que je me trouve un fiancé qui me présentera à ses parents, j’aurai un boulot)… Je peux même être non tabagique sur demande. Bon, je ne sais pas encore si je suis fertile mais selon le dernier voyant que j’ai vu, oui.
 
Du côté de mes parents, ils doivent se demander pourquoi en un an et demi de célibat, je ne leur ai présenté personne alors que Yohann ramène régulièrement de nouvelles conquêtes. Ils ont su que j’étais sortie avec Arnaud dont il ont vu une photo et je suppose qu’ils sont au courant pour Guillaume. Pendant les vacances, mon père a répondu à mon téléphone portable quand Guillaume appelait… Or quand il appelle, une photo de lui en peignoir apparaît… Hum ! Et encore, heureusement que ce n’est pas ma mère qui a répondu, sinon, elle aurait eu droit à un « chérie ! »… Je me demande aussi si ma sœur n’a pas craché le morceau (oui, elle est au courant, comme ça, elle me garde Kenya quand je pars en Bretagne) puisque vendredi, elle m’a sortie une petite pique.
« Ce que j’envisage, expliquai-je, c’est de commencer ma carrière à Paris puis partir ensuite en province.
– En Bretagne, par exemple… »
Ma mère m’a fait aussi une référence au pays des crêpes mais je me souviens plus laquelle… Mais bon, outre le fait que Guillaume et moi ne nous engageons pas, je vois pas en quelle occasion je pourrais lui présenter mes parents.
 
En fait, là où la présentation des beaux-parents peut être angoissante, ce n’est pas tant de rencontrer deux individus qui n’ont rien de plus ou de moins par rapport à nous. Mais être présentée aux beaux-parents est un pas de plus dans la relation… La prochaine étape, c’est quoi ? L’appart commun, les fiançailles ? Ah, quel stress ! C’est vrai que, dans ma famille, on a une certaine pudeur par rapport à ça. Une fois ma mère m’a expliqué que ça la gênait que Yohann ramène toutes ses copines : « Tu comprends, on s’attache aux gens et après, ils s’en vont… ». Du coup, le prochain que je ramènerai, j’attendrai un peu plus de trois semaines avant de le ramener !

Questions existentielles

La vie est comme un train qui fonce à toute vitesse. Par moment, il est nécessaire de sortir du wagon pour s’asseoir regarder le train. Cette métaphore proprement catastrophique annonce que je me plonge dans une nouvelle introspection car je me sens arrivée à un carrefour et je ne sais pas encore quelle voie prendre.

Le chemin de vie

J’aime imaginer la vie comme une succession de carrefour et d’embranchements. Dois-je prendre à droite ou à gauche ? Mon grand jeu, lors de mes longs moments d’inactivité et d’ennui, c’est d’imaginer ce qu’aurait été ma vie si j’avais pris l’autre chemin. Par exemple : je n’aurais pas rompu avec mon ex l’an dernier, que se serait-il passé ? Peut-être aurais-je cherché mon stage d’été avec moins d’ardeur ? Du coup, mon dossier aurait été moins bon et je n’aurais pas été pris à mon master de journalisme où j’ai rencontré Clara. Du coup, je ne serais pas venue ici pour faire mes stages. Si nous étions encore ensemble, je ne serai jamais partie à Paris, quoi qu’il arrive, car il ne m’aurait jamais suivie. Je n’aurais pas renoué des liens d’amitié avec Gauthier, ce blog n’aurait jamais existé… J’adore mon ex mais je sais aujourd’hui qu’il me tirait vers le bas. Mon célibat m’a permis de partir sans regret.

Aujourd’hui, j’ai 25 ans, je suis pile entre 20 et 30 ans. Qui était-je à 20 ans ? Qui serai-je à 30 ans ? Je me rends compte que je ne suis plus la jeune fille rêveuse que j’étais il y a 5 ans. A l’époque, je pensais qu’aujourd’hui, je serais mariée, avec un boulot et au moins enceinte de mon premier gamin. Tout faux ! Je ne suis pas mariée, pas enceinte et (plus dramatique) je n’ai pas de boulot. Je n’ai même pas fini mes études… Tous ces rêves sont repoussés à mes 30 ans (quoique le mariage et le bébé, ça me fait moins fantasmer).

Je me souviens de ce jour de printemps où Gauthier et moi étions à la fac, assis sur les marches de l’arche à regarder l’université de haut (vision ô combien déprimante) et je lui évoquais mes rêves. Là, il me dit : « Mais tu te rends compte que tes 25 ans, c’est dans 5 ans ? Tu te vois mère dans 5 ans ? » Je restais sans voix. 5 ans, quel laps de temps court ! Et pourtant, mes 30 ans aujourd’hui me paraissent loin, 5 ans que j’ai du mal à planifier. A 20 ans, l’avenir était simple : bac+2, bac+3, école de journalisme, fin de parcours. En réalité, ce fut, bac+2, bac+3, bac+4 (en deux ans), bac+4 (je collectionne les maîtrises comme d’autres les timbres) et aujourd’hui, j’achève mon bac + 5. Mes 20 ans me paraissent proches, mes 30 terriblement loin.

A 20 ans, je ne rêvais que d’amour et de famille. A 25, je suis plus cynique, plus réaliste… Je ne suis plus la même, je ne regrette pas celle que j’étais, je ne regrette pas celle que je suis devenue. Ce sont justes différentes facettes de ma personne, une a pris le pas sur l’autre, une troisième facette aura peut-être pris place dans cinq ans, qui sait ?

Aujourd’hui, je suis à la croisée des chemins pour le travail, mes amours… Et je me pose des questions.

Stage ou emploi, telle est la question ?

C’est sans doute la première fois que je te parle de ma vie professionnelle, lecteur. Ce n’est pas que je m’en fiche, bien au contraire, mais jusque là, tout allait bien. En fait, quand j’ai commencé ce blog, je terminais un stage en journalisme sportif extrêmement sympathique ; je partais couvrir des matchs, le rédac’ chef me laissait pas mal de trucs à faire… Un bon stage, en fin de compte ! Depuis, les choses se sont gâtées. Mon nouveau stage est proprement catastrophique : durant le premier mois, je devais traverser Paris pour aller travailler en sous-sol. Ma mission, même si je ne l’accepte pas : développer le site Internet de mon tuteur de stage. Je dois également écrire un article sur le droit et l’e-administration (je n’ai jamais fait de droit de ma vie) ainsi qu’un autre sur l’employabilité et les TIC. Autre mission : faire l’attachée de presse d’un ami de mon tuteur de stage qui ouvre un magasin d’articles de boxe…

Ce stage est fascinant car : on a des horaires libres, on y va quand on veut (j’ai donc séché la moitié de mes « journées boulot ») et au mois d’août, je « bosse » à partir de chez moi. Donc, je m’ennuie. En plus, le premier jour, j’ai été assez désappointée : je devais faire des articles sur nouvelles technologies et culture… Absolument pas ! Je travaille avec deux stagiaires de mon âge. Le premier est assez sympa mais l’autre…Ou il me méprise (si tel est le cas, je l’emmerde, je n’ai pas trouvé mon bac+5 dans mon paquet de Spécial K !) ou il n’aime pas les femmes… A moins que je ne l’impressionne mais ça m’étonnerait bien ! Donc ce stage a considérablement augmenté ma consommation de cigarettes puisqu’il s’agissait d’aller fumer dehors. Seigneur, que la lumière du jour est douce ! Avec le stagiaire sympa, on prenait souvent nos pauses en même temps pour nous lamenter sur notre sort.

Mon stage se termine dans un mois, et ensuite ? Il faut avouer que cette expérience ne me rend guère optimiste : aucune embauche au bout, c’est certain. Je me pose des questions, d’autant que Clara est sur Paris et qu’elle traverse les mêmes doutes que moi. Doit-on chercher un autre stage ? Du travail ? Se réorienter ? Pour ma part, la réorientation me semble impossible mais une question demeure : dois-je me réinscrire à la fac ou non ? Ce n’est pas tant pour continuer mes études mais juste pour avoir des conventions de stage. Ceci étant, vais-je faire des stages jusqu’à la fin de mes jours ? Non.

Ainsi, dans mon plan de vie idéal, je souhaiterais terminer le mois de septembre avec un stage d’observation à l’AFP avant d’enchaîner trois mois de stage en tant qu’attachée de presse. Ainsi, sur mon CV, j’aurai le tryptique magique du journaliste : rédaction-agence-attachée de presse. Oui, dans l’idéal, je devrais également me plonger dans les coulisses de la télé et de la radio (là où je manque cruellement d’expérience) mais à ce rythme-là, à trente ans, je serai toujours en stage.

Chercher un emploi ? J’y songe, je regarde les annonces, une nana à qui je n’ai rien demandé passe son temps à me bombarder d’annonces de travail (il faudrait qu’elle comprenne que je connais le site où elle va, les annonces, je les ai également). M. le rédacteur en chef, si tu lis ces quelques lignes, sache que je souhaiterais travailler dans le journalisme sportif, le journalisme adolescent et étudiant (style Okapi, pas Ok podium) ou le journalisme féminin (les pages « chroniques » ou société, pas les pages mode, je refuse d’expliquer à mon lectorat qu’on ne peut pas vivre sans ce petit jean top-fashion trop hype de la mort qui tue que si tu l’as pas, t’es une naze, le tout pour la modique somme de 100 euros !).

Et les amours ?

Je suis assise dans l’herbe verte, mon train file sans moi. Je m’allonge et je regarde le ciel de ma tendre couche. L’azur est parsemé de quelques nuages voluptueux, je m’amuse à leur trouver des formes : est-ce un dragon ? Un éléphant ?

La précédente phrase n’a rien à voir avec l’article, juste l’envie de l’écrire. Mes amours, tu le sais, lecteur, sont inexistantes. J’ai une vie sexuelle épanouie mais rien au niveau amoureux et ça me va bien. J’ai passé la nuit avec un charmant garçon que je vois assez souvent, je passe de bons moments avec lui mais dès qu’on est séparé, pas de coups de fil, pas de conversation MSN, rien. Si j’ai l’occasion de brouetter ailleurs, je le fais sans complexes et je suppose qu’il en fait autant de son côté. Peu importe.

Mais depuis hier, la donne a changé : j’ai un sérieux prétendant. Il s’agit d’Arnaud, une de mes cibles, un copain de Louis. Je ferai un article sur lui plus tard pour vous donner les détails. Cette semaine, il m’a invité à sortir à deux reprises (à chaque fois après une folle nuit de sexe…), des sorties sages avec une petite promenade en moto pour pimenter le tout. Hier, alors que nous discutions tout à fait normalement sur MSN, le voilà qui se met en mode « silence radio », tout à coup. Toujours dans le jeu, je lui demande s’il boude. Et là, réponse : « oui car j’ai l’impression que tu joues avec moi et je ne sais pas ce que tu penses de moi ». Bon, j’ai dû rater un épisode… Bon, soyons honnête : il me plaît. J’adore ses yeux, son sourire, son nez (il faudra vraiment que je me penche sur cette fascination pour les nez). Il a quelques petits kilos en trop mais rien de gênant et, surtout, qu’est-ce qu’il est sexy dans son cuir de motard. Le seul problème, c’est qu’il veut que nous sortions ensemble. La question n’est pas : ai-je envie de sortir avec lui mais ai-je envie de sortir avec quelqu’un ?

Ma grande liberté actuelle me plaît mais elle ne peut qu’être éphémère, je sais qu’un jour, ça me lassera. Mais ce jour est-il déjà là ? Enfin, j’ai trois semaines pour décider, il est parti en vacances. Ce qu’il me rassure, c’est qu’il veut une histoire agréable, sans prise de tête. Si ça dure, tant mieux, si ça casse, tant pis.

Alors, voilà : pendant des mois et des mois, je me lamente sur mon célibat et, à présent qu’il est sur le point de se terminer, j’ai peur. Sans doute parce que ça fait plus d’un an que je n’ai pas été en couple et que j’ai plus de facilité à gérer une brouette qu’une relation suivie. Tu vois, lecteur, ça fait cinq ans que je n’ai pas eu de début de relation amoureuse. Avec mon ex, on se voyait tous les jours à la fac donc c’était très facile à gérer… Mais, là, j’ai perdu l’habitude. Suis-je sensée l’appeler tous les jours ? Combien de fois le voir par semaine… Je sais que ces questions peuvent paraître ridicule mais je ne sais plus…

Enfin, en attendant, je profite de mes dernières trois semaines de célibat, je verrai quand ça arrivera.

Paris, reine du monde…

La question qui transparaît dans tout ceci, c’est ma localisation géographique : resterai-je à Paris ou pas ? Si j’avais le choix, je répondrais oui sans hésiter : je me sens bien ici, et j’ai encore tant à faire, tant à découvrir… Mais si le travail est ailleurs, je partirai sans hésiter. C’est ma priorité absolue, à l’heure actuelle. C’est pour ça que je ne suis pas super chaude pour une relation amoureuse : les relations à distance, ça ne me plaît pas.

En gros, mon train file mais je ne sais pas où… Quoi qu’il en soit, il est temps de remonter. Je verrai bien.