Faut-il relancer ses proies sur les sites de rencontre

La question qui tue.

J’ai souvent comparé la recherche de l’amour à la recherche d’un travail tant je trouve cette métaphore pertinente, surtout sur les sites de rencontre. Mets ta plus jolie photo, ton parcours et tes loisirs en avant et envoie ta candidature à celles et ceux qui te séduisent. Tout pareil. Alors du coup, puisqu’il faut faire tout pareil, organisons un système de relance par mail des candidatures laissées sans réponses ! Oui… mais non.

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Un après-midi de juin 2012 (bon, en vrai, j’ai aucun souvenir de la date), je reçois un mail dans ma boîte spéciale site de rencontre m’informant que Loupdamour m’a envoyé un message. C’est étrange, ce pseudo me dit quelque chose, allons voir “3 semaines sans réponse, je suppose que c’est un râteau”. Et voilà comme quelques mots m’ont foutu bien à l’aise et bien de bonne humeur, merci Loupdamour ! Me sentant obligée de me justifier, je lui ai signalé qu’il était en couple et donc que je n’étais pas intéressée par ce type de relation, merci, bisous, au revoir.

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Un autre mec m’envoyait régulièrement des messages, aussi du type “ah, enfin le week-end, je vais me reposer après une dure semaine à bosser. Je l’ai bien mérité ! Je vais sans doute aller me promener et aller au ciné avec mon fils. Et toi ?”. Heu, c’est à dire on se connaît ? Il y a une raison pour laquelle tu commences à me raconter direct ta vie ? Le pire est que j’en ai reçu une demi douzaine comme ça, ainsi que mes copines inscrites sur le site. Je n’ai jamais su si le monsieur se rendait compte qu’il m’avait déjà envoyé un bout de son blog quelques jours plus tôt mais là, c’est rhédibitoire : non merci !

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En matière de séduction, s’il y a une chose que je ne supporte pas, c’est d’adresser une fin de non recevoir, je trouve ça toujours gênant. Personne n’a envie d’entendre “ouais écoute, Jean-Luc, t’es sympaaaaa mais ça va pas le faire. Oh et commence pas à me sortir le couplet de l’amitié et co, on est sur un site de rencontre et on sait très bien ce que ça veut dire”. Du coup, quand je sens que le gars ne va pas m’intéresser, je ne me fens pas d’un mail pour le lui dire surtout que mes goûts n’étant pas universels, le fait que j’ai pas super envie de me projeter avec lui pour une nuit ou pour la vie ne veut pas dire que personne au monde n’aura envie de lui. Je veux dire personne ne doit se remettre en question parce que je suis naturellement plus branchée Jon Kortajarena que Brad Pitt et que j’aime pas les mecs qui étalent leur fric sur leur compte ou parce qu’ils regardent les Anges de la téléréalité (bien que je doute que quelqu’un-e puisse indiquer regarder cette émission sur une fiche de site de rencontre en restant au 1er degré). Alors forcément devoir m’en expliquer devant cette personne qui a eu, certes, le courage de faire le premier pas m’agace légèrement. J’aime pas donner des coups, viens pas en chercher gratos.

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Alors vous allez m’objecter : “ouais mais peut-être qu’il/elle n’a pas vu mon message dans la masse et moi, je le/la veux vraiment parce qu’il/elle a tout ce que je veux, tout ce que j’aime, faut que je retente, des fois que…”. Oui alors je n’ai pas les stats de messages non remis sur les sites de rencontre mais je doute qu’il y en ait tant que ça. Alors oui, tu pourrais recontacter en envoyant un message tout neuf mais si la personne se souvient de ton pseudo, ça risque de légèrement l’agacer d’avoir l’impression que tu bombardes toutes les personnes du coin sans faire attention si tu as déjà contacté la personne ou pas. Le pire étant de renvoyer le mail à l’identique, rappelant vaguement à votre proie ces mails de Marie Voyance qui vous écrit car vous êtes en grand danger. Oui, oui, oui.

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Bref, si votre cible ne répond pas, ce n’est tout simplement pas la bonne. La vie est ainsi faite mais pas de panique : une porte se ferme, une autre s’ouvre. Comme disaient les jeunes à l’époque, Next !

Ah, tu as une copine…

Je vous racontais l’autre jour que j’avais maté Teresa avec Anna, Anaïs et son cousin. Au détour d’une scène, on s’esclaffe tant ça sent le vécu. Une étudiante en médecine blonde dont j’ai zappé le prénom se rapproche de Mariano en mode bon pote mais elle, elle veut plus. Jusqu’à ce que Mariano prononce la phrase fatidique : “Et si on sortait tous ensemble ce soir ? Je vais appeler ma fiancée pour lui en parler!”.

La pauvre blonde se décomposa avant de se ressaisir : “ah tu as une copine ? Ok, ben super, on fait comme ça” et nous de crier devant la télé “hannnnn, c’est tellement ça !”. Qui n’a jamais vécu ça ? Voici le beau Stéphane qui s’avance. Vous l’avez repéré et entamé quelques travaux d’approche à base de roucoulades, de rires de gorge et de tortillis de cheveux qui, dans votre monde, veut dire “TOI JE TE VEUX!”. Alors que vous discutez avec lui, il glisse soudain les mots fatidique “ma copine” (voire “mon copain”, j’ai un gaydar tout pourri). Et là, vous sentez comme une enclume tomber dans votre estomac, votre sourire se crisper et votre cerveau (à moins que ce ne soit votre orgueil) hurler à votre corps de se ressaisir. Feins l’indifférence ma fille, reprends la conversation l’air de rien, comme si le fait que le sublime Stéphane était désormais hors de portée ne vous affectait pas. Oui, je sais, on a le droit de s’attaquer à des hommes en couple mais de 1) ça complique la donne et de 2) je n’encourage pas ce genre de pratique, c’est un peu du masochisme. Bref.

Le problème, c’est que rien n’est clair. Je veux dire que dans un monde idéal, on aurait chacun une petite marque nous indiquant qui est dispo pour quoi. Alors, toi, tu es célibataire et hétéro, ok, toi célibataire et gay donc je vais te présenter à quelqu’un. Toi, t’es en couple mais tu cherches une maîtresse… Oui alors là, mon système de marque s’effondre parce que y aurait une marque “en couple libre” et une marque “en couple exclusif officiellement mais je suis pas contre un 5 à 7 avec un(e) autre” et le monsieur infidèle aurait un peu de mal à gérer la situation. Mais est-ce que c’est ma faute si les gens ne déclinent pas de suite leur situation aussi ? “Salut, je m’appelle Stéphane, j’ai 31 ans et j’ai une copine”. Au moins, on saurait et ça éviterait l’enclume dans l’estomac.

Le pire étant quand le beau Stéphane se trouve une copine après vous avoir rencontrée. Parce que le coup du tortillis de cheveux, c’est touchant mais peu entreprenant, il peut aussi penser que vous êtes juste un peu cruche. Stéphane étant un être indépendant, il est sorti et a rencontré une belle demoiselle qui s’est mieux démerdée que vous (ou qui lui plaisait plus, ça arrive). Là, c’est pas une enclume mais trois qui vous tombe dans l’estomac pendant que votre machoîre pend lamentablement au bout de votre visage. Merde, merde, meeeeeeeeeerde ! Comment a-t-il osé ? Bordel de bordel. Vous refaites le match dans votre tête, vous vous demandez à quel moment vous avez loupé le coche. Mais toujours est-il que vous voilà devant le fait accompli : le Stéphane s’est envolé. Va falloir se reconstruire un peu l’ego là. Parce que même si on est loin du traditionnel râteau qui te fait cracher les dents, là, t’as quand même un peu mal : pourquoi Stéphane est allé se mélanger avec l’autre greluche (dans ce cas, l’autre pauvre fille est forcément une greluche, pouffiasse, connasse, boudin…rayez les mentions inutiles si tant est qu’il y en ait) plutôt qu’avec nous ?

Et pourtant, c’est une facétie plutôt classique de la vie amoureuse ou plutôt de l’art du flirt. S’il était pris avant, haussons les épaules en maudissant la fatalité. Il était célibataire au départ ? De 2 choses l’une : soit vous n’étiez pas son genre (ça arrive), soit vous avez été trop godiche et n’avez pas bien fait passer votre message de “je te veux”. Quoi qu’il en soit, remettez-vous : à défaut d’un Stéphane, il vous reste des tas d’Arnaud, Pierre, Jacques, Samir, Louis ou je ne sais qui. Mais soyez plus claire dans vos désirs la prochaine fois.

Les mecs mariés fidèles, c’est que des connards

Laissez-moi vous narrer une petite histoire. Il était une fois une jeune femme que nous appellerons Léa. Léa aimait les hommes plus mûrs qu’elle. D’un point de vue psychologique, nous dirons que Léa cherche le père, le sien l’ayant profondément blessée en quittant sa mère pour une jeunette à peine plus âgée qu’elle. Oui, la relation avec les parents, ça
explique toujours plein de choses, c’est magique. Donc Léa aime les hommes un peu mûrs. Or passé un certain âge, nombre d’hommes ont la bague au doigt. Récemment, Léa a craqué pour un bagué et a commencé à l’entreprendre avant de réaliser que, non, il n’y aurait pas transformation. Verdict : c’est un connard.

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C’est quand même amusant quand on y pense. La plupart des femmes (dont Léa) cherchent un homme qui a, entre autres qualités, la fidélité. Or l’homme bagué de notre petite fable l’est justement et c’est précisément ce qui lui est reproché. En somme : « je veux que tu sois fidèle mais juste avec moi, pas avec ta future ex femme ». Parce qu’évidemment Léa
souhaitait que la fable se termine par un « il quitta sa femme, épousa Léa, ils furent très heureux, youpi! ». Donc parce que M. Marié a refusé ses avances (enfin, si tant est qu’il les ait vues), il est un connard. Pourtant, il n’a strictement rien fait pour s’attirer les faveurs de la demoiselle, ne l’a jamais laissé espérer quoi que ce soit. Mais ça reste un connard, c’est comme ça.

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Quelle douce hypocrisie. Imaginons que M. Bagué ait répondu aux avances de Léa, entamé une relation extra conjugale avec elle pour finalement quitter sa légitime pour sa maîtresse. Cas assez rare nous en conviendrons, mais nous sommes dans le domaine de l’hypothèse, je peux même faire intervenir une licorne si je veux. Bref. Donc il quitte son épouse et
les enfants qui vont avec pour une jeunette. Déjà, il va hériter de son badge de connard à l’unanimité du jury composé de sa future ex femme, peut-être de ses enfants (comme Léa avec son père), de sa famille, des amis du couple… Celui qui part est rarement celui qui s’en sort le mieux en terme d’image. Le voici donc à s’installer avec Léa dans une relation strictement monogame. Que va-t-elle penser au moindre retard ? Va-t-elle supporter qu’il côtoie de jeunes femmes au même endroit où il l’a rencontrée ? Un homme infidèle, c’est comme un animal qui goûte la chair humaine, il y reviendra forcément. Bon, ce point reste à débattre mais on est dans la psyché de Léa, là.

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En fait, je n’ai pas compris cette réaction négative, dans la mesure où M. Bagué n’a pas joué les séducteurs. Il nous est arrivé à tous et toutes de craquer pour une personne déjà en couple, ça arrive, c’est pas grave. Donc si on entreprend des manoeuvres d’approche, on a quand même bien en tête qu’il y a de fortes chances qu’on se plante. Par exemple, j’irai bien jouer au docteur avec le FILF du bureau mais j’ai parfaitement conscience qu’il y a à peu près une chance sur un million que ça se produise vu qu’il a l’air très amoureux de sa femme et qu’il adore ses gosses. Si tant est que je me lance dans une opération séduction un jour (hautement improbable, mon ego n’aime guère les râteaux) et qu’il me repousse, qui est le connard de l’histoire ? Celui qui reste fidèle à ses principes ou celle qui essaie de l’en détourner pour sa seule satisfaction personnelle ? 

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Evidemment, je ne dis pas que tous les hommes en couple fidèles sont des hommes bien ou que les hommes allant voir ailleurs sont des mecs mauvais (ça dépend du lien qui l’unit à sa moitié, certains couples sont libres, c’est leur choix. Tant qu’il n’y a pas trahison du contrat…). Mais on ne peut pas exiger d’un homme qu’il ne respecte pas les principes qu’on cherchera à lui imposer par la suite si on l’attrape dans ses filets.

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Conseil pour les Léa : si vous aimez les hommes mûrs, reste les divorcés, le travail est déjà fait.

Next !

Par PinkLady

 

J’avais prévu de vous concocter une playmo story inédite mais j’ai légèrement été débordée donc je vous rediffuse de l’ancien. Ouais, je fais un peu ma pétasse
overbookée !

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Et pour prouver que je mens pas en disant que j’ai commencé une histoire inédite, une petite vignette teasing :

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Courrier des cœurs, réponse à Evelyne

Cette semaine, Evelyne nous a posé la question suivante :

« Je ne sais pas pourquoi j’écris car je suis persuadée que tout le monde me dira de laisser tomber. Je suis amoureuse de mon voisin, qui lui en aime une autre et m’en veut parce que l’autre justement l’as relargué ou en tout cas n’as pas renoué avec lui à cause de moi. Mais, c’est plus fort que moi, je l’aime. Aujourd’hui, il est venu sonner chez moi sous prétexte qu’il avait prêté un truc à mon fils, mais renseignement pris, mon fils dit lui avoir rendu. Alors ou mon fils raconte des bobards ou c’est
le mec dont je suis love qui a pris un faux prétexte… Dans le dernier cas, pourquoi ? Puisqu’il n’a rien dit, ni rien tenté… Qu’est-ce que je dois faire ? J’arrive pas à ne pas penser à lui. Et lui, il dit qu’il aime l’autre fille. Help…« 


La cellule Love and sex s’est réunie et voici ce que nous en pensons

Keira : Je suis désolée. Mais je ne sais pas lire les pensées de mecs que je ne connais pas. Donc je ne vois qu’une chose à te dire : tente le coup et tu verras. Au pire il te fous un râteau. Au mieux ça marche. Qui ne tente rien, n’a rien. Et c’est tellement vrai.

Lucas : Parfois, nous, les hommes, nous allons de l’avant, décidés à faire qq chose et, au dernier moment, on se retient, on se remet en cause, on s’écrase et on se pose la question de la pertinence de ce qu’on est en train de faire. Espérait-il une action forte de ta part, un mot, un geste, un regard? Je trouve que ta phrase d’accroche sonne terriblement faux. Comme si tu n’avais qu’une envie, celle d’aller le voir et jouer cartes sur table. Le fait qu’il soit venu sonner à ta porte, qu’il ait renoncé à sa
volonté initiale, quelle qu’elle soit, démontre bien qu’il est en plein de doutes lui aussi et qu’il lui faut un déclic (ou des claques). Je rejoins l’analyse précédente… Rappelle toi cette scène de « Manuale d’Amore »… http://www.commeaucinema.com/bande-annonce/54488-video-4827 L’extrait
est un peu court mais la suite des évènements montre que la donzelle va complètement adouber la dernière action du héros !

Tatiana : Invite le chez toi sous un faux prétexte et fait lui boire de l’alcool. Une fois qu’il est bien à température, tu le cuisine jusqu’à ce qu’il craque et voilà !
Bon, ça c’était la version sans scrupules.
Après j’ai aussi envie de te dire que c’est difficile avec peu d’éléments de savoir ce qu’il en est vraiment. Il se peut simplement qu’il ait oublié que ton fils lui avait rendu le truc en question (ça arrive à tout le monde). Parfois quand on est amoureux on a tendance  à déformer la vérité.

Enzo : Prenons les choses une par une :
– Tu limites ostensiblement les possibilités de ce soit-disant « prétexte ». Tu as oublié le cas où il croyait vraiment que ton fils avait toujours le jeu de PS3 qu’il lui avait prêté, alors qu’en fait il va le retrouver dans deux jours sous une pile de slips (kangourous) sales. Tu as aussi oublié le cas où il était déprimé et qu’il se regonfle l’orgueil facilement en allant voir la pauvre fille qui le regarde avec amour malgré le fait qu’il ait été plus que clair.
« Pourquoi ? puisqu’il n’as rien dit, ni rien tenté… » Ah ben sûrement parce que ce n’était pas un faux prétexte. Ou surement pas un faux prétexte pour déclarer sa flamme qui brule mais qu’il n’ose pas parce que c’est compliqué bla bla bla. Cf le rasoir d’Occam ! L’explication la plus simple : il n’a rien dit rien tenté parce qu’il ne voulait rien dire rien tenter, il voulait juste récupérer son DVD de ‘Batman Begins’ qu’il avait prêté à ton fils (qu’il retrouvera dans le boitier de ‘Girls Gone Wild 28’) !
– L’amour sans retour, ce n’est plus de l’amour, c’est de l’obsession. Un cercle vicieux dans lequel tu t’enfermes. Tous ses gestes sont interpretés dans le sens qui t’arrange. Tu as résumé la
situation : tu as une forte attirance pour lui (l’amour sans concretisation ni retour, ça reste un fantasme à dérive masochiste), lui non, il est attiré par une autre qui ne l’aime plus, qui plus
est il rejette sur toi la faute de cette rupture (enfin elle n’a trouvé que cette excuse pour se débarrasser de lui plutôt).
Mon conseil ? « Next One ! ».

Nina : Bon, à priori, les hommes sont assez basiques dans leur stratégie amoureuse donc s’il te dit aimer une autre femme, c’est que c’est le cas. Et s’il t’en parle, c’est qu’il n’a pas l’intention d’aller plus loin avec toi. Mais il existe parfois des mecs que je qualifierais de compliqué. Genre compliqué comme une fille qui se dit que jouer sur la jalousie pour faire réagir l’autre est une bonne idée (NON, ça ne l’est JAMAIS, c’est une stratégie particulièrement conne à mes yeux mais bref) et trouve des
prétextes à la con pour aller parler à l’autre. Bref, il est difficile de savoir à priori vu que je ne sais pas si ce monsieur est du genre basique ou compliqué mais comme diraient mes camarades,
le mieux est encore de demander direct. Même si c’est vrai que se prendre un vent par le voisin peut jeter un froid mais au moins, tu seras fixée car plus tu attends, plus tu vas développer des
sentiments et plus tu risques de déchanter s’il n’y a rien entre vous. Un peu comme un sparadrap. Mais bon, l’histoire a l’air assez compliquée, pourquoi tu serais responsable du non retour de
son ex ?

Voilà, si toi aussi, tu as des questions love and sex à nous soumettre, on t’attend ! Tu peux laisser un comm, envoyer un mail [nina.bartoldi’at’gmail.com] ou venir me parler sur Facebook ou Twitter, c’est open bar !

Les règles du jeu ont changé

Par Jane

Non, je ne vais pas vous faire l’apologie de Meetic et de sa nouvelle campagne de pub que je trouve assez affligeante. Oui, je regarde parfois un postérieur masculin dans la rue, mais jamais en meute organisée. Non, je ne me suis jamais plantée de nom au moment de dire au revoir à un partenaire de jambes en l’air (en cas de doute, mieux vaut se taire !) Non, je ne demande pas des capotes à mes collègues de boulot, ma vie sexuelle ne les regarde absolument pas, tout comme je ne veux rien savoir de la leur. Ce qui me fait rire, c’est que cette pub reprend tous les clichés machistes de base et est très fière de nous prouver que nous les femmes, nous pouvons nous conduire comme des hommes. En fait, notre lutte pour l’égalité des sexes, vous ne le saviez peut-être pas, mais ce n’était pas pour avoir des chances ou un salaire égal, non non, c’était juste pour pouvoir nous comporter comme… des connards. En jupe et avec des talons. Remarquez, le côté cyber-marché de la baise est enfin assumé!

 Par contre, le slogan, je l’aime bien.

Depuis toujours, on nous place dans le rôle des petites choses fragiles auxquelles on fait la cour. Enfin ça, c’est pour la bourgeoisie. Dans les campagnes, la cour se faisait jusqu’à la meule de foin la plus proche (et le mariage aux premiers signes visibles du rapprochement champêtre) Nous, petits êtres patients, attendions donc que l’élu de notre cœur nous remarque, tombe sous notre charme, nous tourne autour durant un temps défini par le protocole (et notre degré de sadisme) fasse sa demande en bonne et due forme, et nous rende heureuse pour le reste de nos jours (dans ce scénario, avoir un compte d’épargne bien rempli peut largement aider) Sauf que bon, certaines – genre moi –  avec la chance qu’elles traînent, le méga canon qu’elles reluquent, il ne va jamais tourner ne serait-ce qu’un cil vers elles. Sommes-nous alors condamnées à attendre
1/ Qu’il nous remarque
2/ Qu’il soit intéressé
3/ Qu’il se dise qu’il y a possibilité
4/ Qu’il passe à l’offensive
5/ Qu’il ne se lasse pas trop vite parce qu’on ne s’est pas assez fait désirer
Tout ça pour respecter le protocole? Les règles du jeu sont-elles immuables?

Prenons un cas concret. Blondinet. Blondinet est canon. Blondinet est charmant. Blondinet est… Oui, bon, vous avez compris, j’aime bien Blondinet. Sauf que malgré le moment très agréable passé en sa compagnie, je ne sais pas ce qu’il cherche, ni ce qu’il pense de moi. J’ai donc deux solutions:
– Attendre de voir si éventuellement ya possibilité de… En gros, ne rien faire et attendre qu’il vienne en rampant à mes pieds. Bizarrement, je ne fais pas partie de ces filles qui ont une foule de prétendants qui se languissent en espérant secrètement mériter ne serait-ce qu’un regard. Je suis plutôt classée dans la catégorie « filles insignifiantes » dont le seul espoir de se faire remarquer réside dans un humour alternatif.
– Changer les règles du jeu, et tenter de prendre un peu les devants. Oui mais non, et si je ne lui plaisais pas? Non mais parce qu’après des millénaires à faire baver le mâle afin de lui faire mériter sa descendance, il y a un certain conditionnement. Et surtout un certain confort. Les mâles courent, les femelles sélectionnent. Nous n’avons donc pas le blindage nécessaire aux râteaux en série. Nous sommes donc subtiles quand il s’agit de tenter une approche. Mais la subtilité, des fois, c’est un peu trop… subtil pour qu’un homme comprenne!

Concrètement, c’est donc le point mort. Il est trop occupé pour donner des nouvelles dignes de ce nom. Ou alors en plus d’être occupé, il ne veut plus me donner de nouvelles (mode paranoïaque dépressive, mais bon, il y a bien un moment où il a du temps libre, par exemple au boulot!) Je ne veux pas passer pour la harceleuse de service, donc j’espace les mails et je ne vais pas lui parler quand je le vois en ligne (vive la messagerie magique qui indique le statut des gens à qui on a envoyé un mail! Ca torture encore plus) Bon, ok, de temps en temps, je craque (avec la bonne excuse du « tiens, ça fait comme un vide quand je ne reçois pas ma tartine de 2 pages de la journée! ») mais rien d’indécent, ni de particulièrement explicite (sauf quand on me connaît et qu’on sait que ma paresse naturelle est rarement troublée par un représentant du sexe masculin à conquérir, je suis plutôt résignée à les laisser passer, et tant pis s’ils ne me remarquent pas)

Et puis pour me torturer un peu plus, je tente de pénétrer son esprit. Parce qu’on ne s’est pas rencontré virtuellement via Meetic (logique vu mon point de vue sur la chose) donc que ce n’était pas forcément un rapport de séduction dès le début. Voire même pas du tout. Donc quelles sont les chances qu’il voit en moi la future femme de sa vie qui ne lui donnera pas les enfants qu’il n’est pas sûr de vouloir? (Oui, là je me projette un peu beaucoup, mais bon, il faut voir grand!) Et quels sont les risques que je sois juste… euh… une connaissance?

Les règles du jeu ont changé, mais ça serait vraiment sympathique de nous les expliquer! (j’accepte tous les conseils et je vouerais un culte éternel à toute personne qui contribuera à un rapprochement moi-même/Blondinet)

Envie d’amour ?

Le célibat, ça a du bon. Je peux me faire du chèvre chaud au dîner, si je veux, prendre des bains pendant deux heures en me délectant de mon Cosmo (le magazine, pas le cocktail), je n’ai pas froid dans mon lit grâce à mon super pyjama. Si je veux sortir le soir, je ne dois rendre de compte à personne. Mais c’est pas pour autant qu’on n’aspire pas à l’amour.
 
Adolescente, j’étais perpétuellement amoureuse, toujours du beau gosse là-bas qui n’avait aucune connaissance commune avec moi. Par exemple, en seconde, j’étais « folle amoureuse » (enfin, comme une ado de 16 ans, quoi) d’un gars qui s’appelait Pierre, je ne sais plus comment j’ai su son nom. Il était beau, brun, peau mate, yeux noirs qui brillent, très grand (plus d’un mètre 90), un peu maigre mais peu importait. Je passais mes récréations à le mater, quand il quittait enfin le fumoir où je n’allais pas (je ne fumais pas, à l’époque). Nombre de fois, j’ai joué dans ma tête notre histoire d’amour mais à l’arrivée, le seul mot que je lui ai adressé fut un « pardon » après l’avoir percuté sans même le faire exprès (je parlais avec Cécile, je ne regardais pas ce qu’il se passait devant).
 
La semaine dernière, je lisais le blog de la salopette qui est une fille fantastique, future meilleur amie de Gauthier et moi (elle est pas au courant mais c’est comme ça). Elle expliquait dans un article qu’elle était plus amoureuse du sentiment amoureux que d’un homme et là, je me dis : mince, c’est carrément mon cas ! J’adore, quand je suis amoureuse, rêvasser pendant deux heures à l’homme qui a réveillé mon petit cœur. Petit point de sémantique avant de continuer : pour moi, être amoureuse signifie avoir le béguin, en aucun cas, c’est synonyme d’aimer. Donc, quand je suis amoureuse, je reste deux heures à rêvasser dans mon lit en imaginant, par exemple, notre premier baiser. J’imagine : nous sommes sur le quai du métro à attendre ma rame, on discute et au moment de se dire au revoir, au lieu de se faire la bise, on s’embrasse langoureusement. Enfin ! Depuis le temps que j’attendais, que j’essayais d’envoyer des signes clairs sur mes désirs. Du coup, la rame repart et on est toujours là. Du coup, au lieu de me laisser là, il m’embarque chez lui ou me suit chez moi (j’aurai fait le ménage, entre temps parce que là…). Ou alors après un resto ou un verre dans un bar, il me propose « innocemment » d’aller prendre un dernier verre chez lui et « innocemment », j’accepte. Forcément après, assis sur le même canapé, collés l’un à l’autre, les lèvres se rapprochent et voilà. Ou alors, nous nous promenons au bord de la Seine car il fait beau mais j’ai froid donc je le fais savoir et il me frictionne gentiment les bras. Je mets plein d’étoiles dans les yeux histoire qu’il comprenne qu’il est alors temps de m’embrasser (note pour moi-même, ne pas mettre mon chapeau ce jour-là, on ne voit pas bien mes yeux) et comme on ne me résiste pas, il s’exécute. Bon, voilà, ça ne se passe jamais comme on le prévoit mais ça réchauffe le cœur et c’est tout ce qu’on demande. Vous noterez aussi que c’est jamais moi qui embrasse mais du haut de mon mètre presque soixante, je ne peux voler de baisers à personne.
 
Au lycée, fallait toujours que je sois amoureuse pour pouvoir rêver en cours. Quand je n’avais personne en vue, je m’ennuyais. Etre amoureuse, c’était avoir envie de me lever le matin pour l’apercevoir à la récréation. Etre amoureuse, c’était maudire les vacances car je ne le voyais pas pendant tout ce temps. Etre amoureuse, c’était être légère comme une plume, toujours de bonne humeur, même si je n’allais pas parler à l’objet de mes désirs. Au fond, peu importait que ce fantasme ne se réalise pas, l’essentiel, c’était d’avoir de quoi rêvasser. Le moindre regard étranger me rendait ivre de bonheur. Je me souviens, en terminale, j’avais craqué pour un gars qui s’appelait Pierre (décidément…) et qui prenait le même bus que moi. Un soir, je me suis assise à côté de lui et je lui ai parlé deux minutes. Aujourd’hui, je me dis que c’était limite ridicule mais à l’époque, je suis rentrée chez moi en volant, tellement j’étais euphorique, je m’étais jetée sur mon téléphone pour raconter ça à Cécile. Et pendant quinze jours, j’étais sur mon petit nuage.
 
La pire chose qui pouvait arriver, c’était le râteau. Parce que, là, le rêve s’arrêtait net et je me sentais soudain vide. Pourquoi me lever le matin ? Juste pour écouter ma prof de philo m’expliquer la pensée de Pascal ou St Augustin ou résoudre quelques équations de maths avec des intégrales ou des dérivés. On a connu plus passionnant. Mais bon, ça, je l’ai déjà expliqué dans un autre article il y a quelques mois. Maintenant, j’ai la sensation d’avoir grandi et je suis moins à la recherche de ses amours fantasmés, j’ai plus envie d’une vraie histoire. Le célibat ne me pèse pas, ce qui évite que je me jette au cou du premier venu, mais c’est vrai que là, j’ai envie d’une belle histoire, qui dure ou pas. J’ai envie d’un mec qui s’intéresse à moi et pas uniquement à ce qui se cache dans mon string. Peut-être parce qu’un mec qui en veut juste à ma vertu, c’est facile à trouver alors qu’un mec qui m’aime, c’est bien plus dur. J’ai envie de belles choses, de passer une soirée peinarde avec mon chéri à m’endormir dans ses bras, à parler jusqu’au milieu de la nuit de tout et de rien, de rigoler de bêtises qui n’amusent que nous, de se promener main dans la main dans Paris ou ailleurs.
 

J’en parlais avec Gauthier l’autre soir, alors que nous étions un peu saouls et que nous papotions au téléphone avec la pauvre Emma. « Moi, j’ai envie d’amour. J’ai envie d’aimer ! » nous explique-t-il. Ben, voilà, moi aussi. Au fond, ce n’est pas tant ma libido qui est en panne mais plus une envie de quelque chose de magique, plus qu’une simple brouette. Voilà pourquoi quand Laurent me parle de triolisme ou de n’importe quoi qu’il a envie de me faire, je reste de marbre. Je lis une scène de sexe dans Glamorama, ça m’excite pas du tout (faut dire que ça fait beaucoup trop film porno, cette scène, aucun intérêt à mon goût). Mais penser à un baiser passionné sur le quai du métro ou celui de la Seine, je vibre comme une ado. J’ai envie de moments tous doux, d’un mec qui est là quand j’ai passé une mauvaise journée pour me divertir, un mec pour qui je serais là quand il a passé une mauvaise journée pour le divertir. Un gars qui me fait rire, un gars qui me fait vibrer. Un gars que je passerais des heures à regarder en me disant qu’il est quand même beau et que je suis tellement heureuse dans ses bras que je pourrais y passer toute ma vie. De temps en temps, il me regarderait d’un air serein et là, je me sentirais la plus belle du monde. Et puis on aura de merveilleuses brouettes. Parce que le sexe en couple, ce n’est pas forcément le sexe pépère, ça peut au contraire être de fantastiques galipettes parce que le sexe avec de la complicité et de l’amour, ça prend vraiment une autre dimension.

Après, peut-être qu’on vivra ensemble, peut-être pas. Peut-être qu’on se mariera, peut-être pas. Car peu importe la finalité. Une belle histoire ne l’est pas parce que ça se termine par : « et ils vécurent heureux et eurent trois enfants » mais parce qu’il n’y a presque eu que de bons moments. Sinon, cela voudrait dire que chaque individu ne peut vivre potentiellement qu’une seule belle histoire, bonjour la déprime. Il faut tenter, on verra bien.
 
Curieusement, j’ai la sensation que ça arrive à grands pas. Peut-être que je me trompe, peu importe. Mais au moins, ça me rend de bonne humeur et même si je me jette pas au cou du premier beau gosse qui passe, je laisse la vie faire. Finalement, jusqu’à présent, elle ne m’a jamais vraiment déçue.

Drague à la pizzeria

Par Fanficsworld

 

Pour bien vous raconter mon râteau, je vais commencer par me présenter, et vous situer le contexte. Mon nom est donc Thomas, j’ai aujourd’hui 26 ans, et je suis employé dans un Fast Food en attendant mieux. A l’époque de ce récit, j’avais 18-20 ans, j’avoue ne plus savoir exactement. J’étais en tout cas au Lycée, et le midi j’allais manger en ville avec les tickets restaurants de mon père. Délicieuse période où j’avais droit à une grande liberté tous les midis ! L’utilisation de ces tickets se révéla très diversifiés. Je m’en servais pour manger dans la même Chaîne de Fast Food où je travaille aujourd’hui, et où je prenais les 3/4 de mes repas. Mais à côté de ça, je prenais également des repas dans 1 brasserie,  dans un 1 self service, et dans 2 pizzerias. Les dernières années, j’avais même trouvé une idée de génie : je prenais un mon ticket restau de 35F, j’achetais une boite de céréales à 10F et avec la monnaie obtenue, je rajoutais 10F pour me faire un ciné lol Ciné gratis, et céréales pendant la séance lol J’ai fais ça pendant plus de 6 mois tous les lundi, car j’avais pas courts l’après-midi lol Pour comprendre le râteau, il faut savoir qu’à l’époque j’étais d’une timidité maladive, au point que je n’adressais la parole à aucune fille de ma classe… Revenons donc au récit qui nous intéresse. Ce jour-là, je décide de tester une nouvelle pizzeria. J’entre, je m’installe, et un vendeur me donne la carte. Je la consulte, mais aucun nom de pizza ne m’est familier ! Je cherche dans les ingrédients, je trouve un produit nommé des « airelles », et j’ignorais totalement ce que c’était à cette époque ! Je me suis donc dit « Oh, sûrement un variété de champignon », et je commande lol La pizza arrive plus tard. Le vendeur me la présente, et me souhaite bon appétit. Première bouchée. Je m’arrête en pleine mastication… qu’est-ce que c’est que ce goût infâme ? Ce jour-là, la réalité devint officielle : je n’aime pas les airelles ! Je teste une seconde bouchée, toujours aussi dégoutté. Dépité, j’entreprends donc de trier la pizza, en virant toutes les airelles ! Au bout de quelques secondes, un petit tas d’airelles commence à se former sur le bord de l’assiette ! Le vendeur repasse alors devant moi entre deux commandes, m’adresse un sourire aimable et un « alors, ça vous plait ? ». Je rougie tandis qu’il baisse les yeux sur mon assiette. Voyant un problème, il relève la tête, et un peu gêné je lui dit : « Je… crois que je me suis trompé de nom de pizza ! » Le mec a l’air très embêté pour moi ! Il regarde autour de lui, et s’approche de moi… « Bon, le patron n’est pas moi, on va s’arranger. Vous voulez quoi ? » Je commande une nouvelle pizza et il récupère l’ancienne. Là, je vois déjà le lecteur lire ma prose en hurlant comme un perdu : « MAIS QU’EST-CE TU NOUS EMMERDE AVEC TES HISTOIRES DE PIZZA ? IL EST OU TON RATEAU ? »… patience, j’y viens ! Il revient quelques minutes après, en me disant que ça cuit. Je le remercie. Il revient à nouveau, et m’offre très gentiment un bol de salade ! Je le regarde, carrément gêné… « Euh… j’aime pas la salade ! » Il a alors un temps d’arrêt (les yeux exhorbités^^), il rigole, et se tourne vers une autre table. « Tenez, je vous offre une salade ! » Quelques minutes après, il revient avec la pizza toute neuve. Il me sourit, et pose la pizza devant moi. Je prends fourchette et couteau en le remerciant… « J’espère que je serai récompensé, après ça ! » qu’il me lance alors ! Là, sous mes yeux médusés, il me lance un regard complice, puis retourne à son taf’. Un peu surpris, j’entame la pizza, déjà bien meilleure. Je la mange tranquillement, assez vite car je dois retourner au lycée après (et que j’ai prit du retard avec ce ratage de commande^^), et vient le moment de payer. Mon vendeur revient alors, et moi je sors les tickets restaurants. J’ai décidé, bien entendu, de lui laisser la monnaie (environ 10F) en pourboire pour le remercier. Il vient donc m’encaisser, et me demande… « Alors, ça allait, cette fois-ci ?
– Super ! Que je lui répond ;
– Alors, je vais avoir le droit à un petit cadeau, après ça ? » Là, je sors les deux tickets restaurants… «  »Oh, je crois qu’il va y avoir un petit pourboire ! Vous garderez toute la monnaie des tickets ! » Il rigole… « Désolé, mais on ne rend pas la monnaie sur les tickets restaurants. » Et à nouveau, me voilà gêné. « Euh… bah alors y’aura pas de pourboire, j’ai pas d’argent à part ça !
– Je sais pas, moi… qu’il me lance alors (il se laisse pas démonter, le bougre !) ; Je pourrais peut-être avoir un numéro de téléphone ? » Cette fois, c’est moi qui reste sans voix quelques secondes. J’avais déjà de doutes avant, mais là c’est officiel : je me fais draguer par un homo ! Mesdames et messieurs, sortez le champagne : c’est la première fois que ça arrive ! Je suis re-gêné méga beaucoup, je bafouille n’importe quoi, et je conclut sur un mensonge honteux… « Euh, je suis désolé… j’ai pas le téléphone… 
– Voyons… dit-il d’un air gentiment railleur ;
– Si si je vous jure ! Mes parents veulent pas de téléphone, ils… euh… » Je m’arrête là, il rigole, il me lance un dernier regard amusé déçu, puis s’en va. A la fin, je me lève de table et je m’en vais en baissant les yeux. Il me salut, et je bredouille un « au revoir, merci » et me précipite vers la sortie lol Après ça, je précise qu’à chaque fois que je passais devant la pizzeria et qu’il me voyait, il m’adressait de grands signes et sourires amusés. C’était mon premier et dernier homo, je m’en rappelle encore, tellement j’ai été gêné à l’époque lol Il faut dire que c’était pas une petite drague là, il a carrément tenté de me brancher grave lol Du vrai rentre-dedans ! Aujourd’hui, j’ignore encore à quel point il a tenté de me draguer. Je me plais à penser qu’il n’avait qu’envie de draguer un petit mec, histoire de se marrer. Bien entendu, ce n’est pas sûr du tout… et jamais je ne saurai le fin mot de l’histoire. Car aujourd’hui, le restaurant est fermé depuis longtemps (dommage, je serai bien allé lui dire deux mots lol Pour savoir, une bonne fois pour toutes lol).