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Par PinkLady

 

J’avais prévu de vous concocter une playmo story inédite mais j’ai légèrement été débordée donc je vous rediffuse de l’ancien. Ouais, je fais un peu ma pétasse
overbookée !

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Et pour prouver que je mens pas en disant que j’ai commencé une histoire inédite, une petite vignette teasing :

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Où trouver l’homme ? Episode 21 : le resto d’après Starbucks

A la recherche du prince charmant

(Cher lecteur de mon cœur, et puis ceux que j’aime pas aussi, et puis les petits nouveaux, coucou, bienvenue, je te rappelle que tout ceci n’est qu’une fiction parce qu’en vrai, au Starbucks, j’étais pas dans le lot des draguées mais dans le lot de celles qui observaient, admirative. D’ailleurs, on n’a pas eu le fin mot de l’histoire et Tatiana et moi, nous sommes frustrées).

Nous voici donc parties, Tatiana et moi, avec ces deux inconnus pour un restaurant. Sur le papier, la soirée s’annonce sympa puisque nous nous entendons plutôt bien avec les deux jeunes hommes. Seulement voilà, ils sont deux, nous sommes deux donc un bref calcul mental nous permet de déduire que ça fait deux couples. Là où ça se corse, c’est que rien n’indique que nous allons être d’accord sur la répartition. Et dans ce cas là, il est difficile de s’isoler à deux pour partager le butin, si j’ose dire. Surtout qu’en l’espèce, ce sont eux qui
ont entamé la discussion donc le butin, c’est plutôt nous. Quoi que nous savons toutes que l’homme propose, la femme dispose (ou non) [je sens que ça va plaire à la frange la plus misogyne de mon lectorat].


Nous voici donc à table et là, je sens le drame poindre : Tatiana et moi avons verrouillé la même cible. Et là, c’est le drame. Le drame pour le pauvre mec délaissé, c’est quand même super dur à vivre de voir que son pote intéresse deux nanas et lui aucune. Y a bien que dans Hélène et les garçons que les choses se passent de façon harmonieuse : trois filles rencontrent trois garçons et chacun adopte aussitôt sa chacune. Pourquoi la vie n’est-elle pas simple comme une série AB (les viols et le fétichisme des pieds en moins) ?


Alors maintenant, la question est : qu’est-ce qui est le plus important ? Le mec ou l’amitié ? Parce que ce genre de situation peut nous exploser à la figure en moins de deux, ça commence par quelques piques pas trop méchantes sur l’adversaire… Enfin, la copine… Seulement, si on n’y prend pas garde, ça part en bataille rangée assez méchante : « oui, elle dépense des sommes folles en cosmétique, faut la voir le matin au réveil, c’est effrayant », « oui, elle va à la piscine toutes les semaines mais au vu de ses cuisses, on comprend pourquoi, ahahah ! », « t’as pas eu les chlamydiae, toi ? », « ahah, figure-toi que son mec est parti car elle passait sa vie à fouiller
dans son mobile ! », « t’as pas des problèmes de frigidité, toi ? ». Ca tape de plus en plus bas. Curieusement, les messieurs en face ont l’air quelque peu atterré, celui qui n’intéresse personne est perdu dans la contemplation de ses ongles. On voit bien que si son corps est toujours là, son esprit est loin, loin, loin…Son pote, l’objet de notre lutte sans merci, paraît très gêné et il se redresse au fur et à mesure pour ne pas être trop proche de nous, des fois que ça partirait à la baffe. Ah, tiens, il demande l’addition en sautant la case dessert et café. De mon expérience des hommes, cela veut dire deux choses : soit le dessert, c’est moi, soit il veut terminer la soirée au plus vite tellement il en peut plus. En l’occurrence, devinez quelles sont ses intentions de fin de soirée ?

Un quart d’heure plus tard, nous voici sur le trottoir à nous saluer poliment, on se reverra peut-être à l’occasion, des fois qu’on se croiserait… Traduction : « on ne se reverra jamais, adieu ! ». Nous voici donc comme deux ronds de flan sur le trottoir, Tatiana et moi. Un ange passe. Enfin, c’est pas vraiment un ange, je dirais plutôt un démon parce que l’ambiance est électrique. Selon ce qui va être prononcé dans les prochaines minutes, notre amitié sera sauvée ou pulvérisée.

« En fait, il n’est pas si beau que ça ».

Sauvée.

Moralité : Ne plus fréquenter de copines célibataires en public.

NB : En vrai de vrai, on ne se comporterait jamais comme ça avec Tatiana, évidemment.

Où trouver l’homme ? Episode 11 : la balade romantique

A la recherche du prince charmant

 

(Note pour toi, nouveau lecteur ou toi, ancien lecteur inattentif : cet article est une fiction, la scène suivante n’est jamais arrivée.)

La semaine dernière, lors d’un abordage en toute finesse sur un trottoir, j’ai attrapé le numéro de téléphone d’un gars plutôt pas mal. Après un échange standard de coups de fil, nous voici  à la concorde pour un rendez-vous « balade in Paris ». Hé oui, j’ai joué la provinciale paumée, il va falloir assumer et jouer les niaises à coup de « oh » et de « ah ».

Bon, il est à l’heure, bon point. Un homme motivé à l’idée de conclure avec une fille est ponctuel (ou à peu près, la ponctualité est un sport à Paris). On chemine
joyeusement dans le parc des tuileries en se demandant quoi de neuf depuis la dernière fois, on parle de nos boulots respectifs.

« Tu fais quoi ?

– Responsable de communautés.

– …

– Non, je travaille pas dans une secte ».

Ce qui est bien avec mon métier, c’est que ça fait toujours son effet quand tu donnes l’intitulé, les gens te regardent toujours un poil effrayés. Bref, après les échanges d’usage, ça devient laborieux.

« C’est agréable.

– Oui, il fait beau aujourd’hui.

– Ouais.

– …

–…

–… »


Un ange passe et il a ramené tous ses potes. Des fois, dans ces cas là, j’aimerais réellement qu’un ange passe, ça ferait un sujet de conversation, au moins.

« Et sinon, tu fais du sport ? »

Aïe, la question qui fâche. J’hésite à lui parler de ma drague sportive mais je vais me contenter de lui expliquer que je me suis ruinée le poignet en roller mais dès que je peux, je retourne à la piscine puis à la salle de sport où j’ai pris un abonnement. J’ai bien compris que je choperai pas là-bas mais au prix de la salle, faut rentabiliser, hein. Et là, il me parle de sa passion pour le foot, le sport ultra national qui ne m’a jamais réellement passionnée, même si je fais des efforts. Et là, le garçon, taquin, me demande « c’est quoi ton équipe préférée ?

– Oh moi, le foot… Et toi ?

– Devine ! ».

Et là, je prie l’escouade d’anges qui nous escorte de ne pas parler à un fan acharné des fois que je me plante d’équipe. Non mais c’est vrai, si le mec, c’est un ultra de Boulogne et que je réponds l’OM, je sens que je vais rigoler. De l’autre côté, les ultras de Boulogne, je suis pas sûre d’avoir envie de les fréquenter, je sais pas pourquoi… On n’a pas le même humour. Bon, allez on se lance « Heu… l’OL ? ». Bon, je me suis trompée mais ça le fait rire, c’est donc pas un ultra, il n’aime même pas le PSG. Mais voilà, maintenant qu’on a joué au devine-mon-équipe-de-foot-préférée, nous revoici dans nos grands silences contemplatifs.

On s’arrête à un café. Peut-être qu’il n’arrive pas à marcher et parler en même temps ? Assis, il n’est pas plus bavard. Bon, on va s’entraîner à touiller le café. Comme c’est passionnant. Bien, là, il est temps de trouver une bonne excuse pour fuir. Il est mignon mais il n’y a aucun feeling entre nous, c’est un fait. Hop, je lui raconte que je dois voir ma sœur pour dîner chez elle. « On se rappelle », me dit-il. Je prends ça pour une façon polie de dire « toi et moi, ça le fait pas du tout, tu le sais, je le sais, on va arrêter le massacre ». Je lui tape la bise et je file fissa chez moi. En trajet, je reçois un sms : « super l’après-midi avec toi, j’espère qu’on remettra vite ça ». Je ne
comprendrai jamais les hommes.