Faut-il draguer son dentiste ?

[Je tente une nouvelle forme de texte pour où trouver l’homme, plus proche de ce que je pensais faire à la base, n’hésitez pas à me donner votre avis]

Il y a certains hommes qu’on n’a pas vraiment envie de croiser mais notre corps n’en fait qu’à notre tête. Les dentistes font partie de ces hommes là. Je parle bien évidemment d’un croisement dans leur bureau, sur le fameux fauteuil du dentiste, ce sont certainement des hommes charmants en dehors. Mais aujourd’hui, posons nous la question : faut-il draguer son dentiste.

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Un matin, on se lève et quelque chose ne va pas. Ce quelque chose, c’est notre dent, notre joue gauche a doublé de volume et on ne peut plus rien faire de notre dentition sans une furieuse envie de lâcher une bordée de jurons. Dans le langage populaire, on appelle ça une rage de dent. Là, plus le choix, faut appeler l’homme au fauteuil SM. Rendez-vous
est pris avec un nouveau docteur que nous ne connaissons pas car il y a des moments dans la vie où l’on déménage ou que le dentiste qui nous a arraché nos dents de lait ballotantes et qui a paré nos quenottes de magnifiques bagues rendant l’adolescence encore plus difficile prend sa retraite.

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Qui dit dentiste dit docteur et sur le principe, c’est sexy. Sauf qu’à ma connaissance, aucune série ou comédie romantique met en scène un dentiste et ce n’est pas
pour rien. Outre l’acte incroyable de soumission que représente la visite chez le dentiste, entre le fauteuil équipé de minuscule instruments de torture et le fait de présenter sa bouche offerte
à un homme ganté de latex, on sait que ça va faire mal. Hors détartrage, bien entendu. Pensez quelques secondes au doux ronron de la fraise. Voilà, rien que ça, vous sentez votre pulpe dentaire
frémir d’effroi. A partir de là, le romantisme est mort.

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Revenons en à notre dentiste. Il est imaginable qu’un dentiste soit la copie conforme d’un George Clooney ou d’un Eric Dane. Dans la salle d’attente, en feuilletant
distraitement un Elle daté de 2006, vous commencez déjà à fantasmer sur ce qu’il pourrait se passer sur un fauteuil qui vous paraît tout à coup bien plus accueillant. Sauf que la réalité va
manquer cruellement de glamour. A peine assise sur le fauteuil, alors que vous n’avez même pas eu le temps d’entamer une parade pré nuptiale, voilà que vous devez ouvrir la bouche pour lui
présenter vos problèmes dentaires. Une carie ou un abcès, ça n’a jamais été sexy. Même pas le tartre.  Et la suite est encore pire : il va vous piquer la gencive, vous endormir la bouche,
mettre des engins de torture pour vous trouer les dents avec un goût de camphre dans la bouche et une odeur de dent calcinée dans l’air. Et je ne vous parle même pas des projections de salive et
de micro bouts de dents qui vous atterrissent sur le visage pendant que le docteur vous pulvérise feu votre quenotte. Mais surtout la question qui se pose est : comment flirter ? Dans le cadre
d’un détartrage, Monsieur peut nous complimenter sur notre dentition mais le problème majeur du dentiste, c’est qu’il vous met des choses dans la bouche. Et quand je dis des choses, je ne pense
pas à sa langue (à minima). Donc pendant que le dentiste plonge ses instruments dans ma bouche, le voilà qui a envie de parler, sans doute parce que je suis tellement tendue qu’il craint que
j’arrache le bras de son fauteuil.

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« Et alors, vous partez en vacances ?

– Han han

– Ah oui et où ? »

Heu oui alors ma réponse risque de ressembler à un borborygme incompréhensible du genre « Ouahehou ». Comment lui démontrer que je suis une femme merveilleuse et
fantastique s’il ne me reste que mes voyelles pour m’exprimer ?

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Et encore, je ne vous ai même pas parlé de son assistante qui me tient gentiment la main pendant que je maudis ma foutue bouche qui refuse de
s’endormir. 

Moralité : si vous voulez sortir avec un dentiste, ne soyez pas sa cliente.

Le bon plan chope de la rentrée : la plongée

(aurait pu faire partie des où trouver l’homme mais faut que je les reprenne de zéro, je m’étais trop éloignée de mon concept de départ)
Oyez oyez, braves gens, c’est bientôt la rentrée et qui dit rentrée dit choix des activités extraprofessionnelles. Comme à l’école, oui. Alors, que va-t-on choisir ? Moi, j’hésite très très fort, comme d’hab. Plongée, c’est sûr que je continue mais quoi d’autre ? Le russe ? les horaires sont chiantes et les cours individuels hors de prix (même déduction des
impôts). Le violoncelle ? Je répète quand ? Sans parler du prix toujours auquel il faut ajouter la location du violoncelle. Le dessin ? J’ai envie de dire « lolilol ». En fait, j’ai eu une idée d’enfer cet été : les stages. Le truc qui me va très bien puisque ça permet de s’initier à des tas de trucs, tout à fait pour moi. Par contre, ça manque de site clair (jemebouge est un peu
brouillon). Limite, j’aurais le temps, je lancerais un blog dédié… J’hésite. Mais là n’est pas le sujet. Je vais plutôt te parler du bon plan pour trouver l’amuuuur (pas forcément avec un grand a, à toi de mener ta vie aussi) : la plongée.
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En 7 mois de pratique, j’ai vu pas mal de couple se former. Au club où je vais, il doit y avoir une demi douzaine de couples officiels (je ne suis pas au courant de tout non plus). Oh, évidemment, dans notre club, après avoir plongé et respiré de l’air en bouteille pendant 2 heures, nous allons célébrer tout ça autour d’une ou plusieurs bières selon les personnes (je n’aime pas la bière, c’est socialement handicapant parfois) donc forcément air en boîte+alcool, ça peut éventuellement faire tomber les inhibitions et favoriser le rapprochement des corps. Bien qu’à ma connaissance, il n’y ait pas eu de réveils difficiles après une soirée plongée où l’un(e) se réveille à côté d’un(e) autre dont il/elle n’avait surtout pas envie. Une fois de plus, je ne suis pas au courant de tout.

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Pourtant, la chope en milieu aquatique n’est pas une exclu de mon club. Cet été, j’ai fréquenté rapidement un autre club pour faire ma plongée en Corse et sur 5 membres du club qui nous faisait plonger, 4 étaient en couple. Donc ce n’est pas propre à un club, c’est le pouvoir de la plongée. J’en ai parlé à une de mes collègue de plouf, Isabelle, qui a elle-même trouvé une moitié au club : « Nan mais c’est normal, on partage la même passion, la même vision d’un monde parce que tu comprends, la plongée, c’est un peu une philosophie de vie ». Un truc du genre. Parce que je vais vous faire un aveu : la plongée, ça vous rend pas sexy du tout. On pourrait le croire vu qu’on est tous à moitié nus à la piscine mais déjà, on a un bonnet de bain sur la tête, glamour – 10. Mais ça, c’est rien. Parce que la plongée en mer, la vraie, ça, c’est pas glam. Je vous situe un peu le truc : en un, on enfile des combi en néoprène et non, c’est pas sexy à la Catwoman, ça n’a rien à voir. Par exemple, si je prends mon propre cas, ma morphologie fait que je prends des combi qui me sont limite juste au niveau épaule-poitrine mais flotte partout ailleurs. Ce qui est, entre parenthèse très chiant parce que les espaces libres, ça veut dire eau qui rentre et brrrr. Ensuite, une fois équipés, on ne ressemble carrément plus à rien : y a-t-il quelque chose de moins sexy qu’un masque de plongée ? Sans parler des palmes, bouteilles et autres détendeurs. Mais comme on n’est pas censés se tripoter à 20 mètres de profondeur, vous allez me dire que c’est pas grave. Mais le pire est à venir. La sortie de l’eau ! Parce qu’on a passé entre 20 et 40 mn sous l’eau, à 20 mètres ou plus de profondeur avec des pressions différentes de celles que l’on connaît à se déplacer en 3D en respirant de l’air en bouteille. Résultat, quand on sort, on a le masque imprimé sur la tronche, le teint cadavérique et, mesdemoiselles, votre belle mise en pli n’est qu’un vieux souvenir. Je pense être rarement aussi sexy qu’à la remontée d’une plongée, surtout si le zodiac tangue.

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Et pourtant, ça marche. Alors si vous avez envie d’une grande passion marine, savez où vous inscrire maintenant. Sinon, paraît que la salsa, c’est un bon plan, aussi, j’hésite à tester (ce qui me serait surtout utile pour le mariage de ma soeur en 2011)

Mais où trouver l’homme pour de vrai ?

 En cette morne matinée, j’aurais pu vous parler du fait que mon train avait encore eu du retard hier (40 mn car un train en sens inverse a dégommé un sanglier. Con de sanglier), du fait que j’ai repris le travail et que je crois que je vais être toute seule au bureau aujourd’hui. Mais non, j’ai pas très envie de chouiner donc on va parler de rencontres amoureuses, ouééééé !


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Y a plus d’un an, j’ai débuté où trouver l’homme, une série qui m’a amusée mais que j’ai fini par laisser filer. Du coup, aujourd’hui, j’ai des milliards d’idées sur la question mais j’ai un peu perdu la flamme. Puis je me suis trop éloignée de mon objectif de départ, je crois. Bref, faudrait tout reprendre de zéro mais ici, ce ne serait plus tellement le lieu. Peut-être créer un blog dédié ou un livre en auto édition ? J’en sais rien, faudrait déjà que j’ai le temps. On verra.


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Il n’empêche que la question se pose avec de plus en plus d’acuité. Parce que ce n’est pas si simple, surtout si on bosse. Prenons ma vie type : je me lève, je me prépare, je pars au boulot, j’y passe 9-10h, je repars, je vais ou non au sport, maison, dodo. Parfois, je sors avec mes amis soit dans des bars de type lounge soit chez eux. Alors ok, il paraît que la salle de gym est un super lieu de drague (ou la piscine) mais je l’ai déjà dit dans les où trouver l’homme justement, je n’y crois guère. D’abord parce que je suis là pour faire du
sport et j’ai tendance à faire mon autiste dans ces cas là. Je ne parle pas en nageant ou en ramant ou en torturant mon corps dans des cours d’abdos fessiers, hautement féminins au passage. Tout n’est question que de contexte et en salle de sport, je ne suis pas dans le contexte.

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En fait, c’est le cœur du problème, je ne suis jamais en conditions idéales. Par exemple, la drague au boulot. Non mais vous croyez que c’est le lieu. Bon, déjà, dans ma boîte actuelle, on n’est que 11 et tous dans la même pièce donc mise en situation : imaginons que je chope le seul célibataire de l’open space, je vais l’avoir sous le nez toute la journée. Bon ben pardon mais c’est juste impossible. Je ne suis pas une fusionnelle, j’ai besoin de mon espace et vivre avec un mec que j’ai sous le nez toute la journée, non, je ne peux pas. Non mais c’est vrai, comment se créer une intimité dans de telles conditions ? Je ne vois pas. Et dans le métro ? Non, je ne suis pas dans le trip surtout que le mec peut être tout à fait charmant à l’œil mais profondément crétin, comment savoir ? Accepter un verre avec un mec avec qui on n’a rien en commun, y a des expériences plus sympa. Quant au bar, si j’y vais avec mes amis, c’est pour passer la soirée avec eux. Point.

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Alors reste la drague sur le net, idéale pour les travailleurs et travailleuses. Oui, quand on est étudiant, on se dit que c’est un truc de désespérés puis on se rend compte que quand on est la tête dans le guidon de 9h30 à 20h, ça laisse de suite vachement moins d’opportunités de rencontre. Sauf que perso, j’en ai ras le bol des sites de rencontre, véritables nids à connards qui ont trouvé moyen de baiser gratos. Et arrive un moment où avoir la sensation d’être juste une pute gratuite n’est pas super flatteur. Chercher du fun sur les meetic, adopteunmec et autres conneries, ok mais pour du sérieux, passez votre chemin. Et le passer où, justement ? Telle est la question. Puis c’est pareil, le contexte n’est pas le bon, j’y vais par ennui et désoeuvrement plus que par réelle volonté de rencontrer quelqu’un.

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Avant, j’étais étudiante, j’avais rencontré Guillaume 1er sans le faire exprès, au détour d’une cafétéria. Et maintenant ? Bah, il est vrai que ça ne me préoccupe pas trop car j’ai  pas mal de trucs sur le feu en ce moment mais quand je vais vouloir une présence pour me réchauffer les pieds en hiver autre que mon chat, va falloir agir. Parce que le « gna gna gna, ça vient quand tu t’y attends pas », c’est bien gentil mais y a que dans les mags féminins que l’amour frappe à la porte sous les traits d’un nouveau voisin craquant. Mais dans la vraie vie, les voisins sont soient vieux soit mariés. Des fois, je me dis qu’il serait tellement plus simple de vivre dans un magazine !

Où trouver l’homme ? Episode 37 : aux vendanges de Montmartre

A la recherche du prince charmant

(Tout ceci est une fiction, comme déjà dit. De toute façon, là, l’hiver arrive, je ne cherche plus d’homme, c’est pas la saison)

Paris est une ville drôlement chouette qui propose moult activités permettant de faire des rencontres pour le moins intéressantes. Par exemple les vendanges de Montmartre. Au petit matin, ça commence par de faux mariages, de vrais couples se mariant pour de faux, comme c’est romantique. Puis quand tous les faux mariés sont célébrés, un bal commence avec un arbre à danse : sur cet arbre sont accrochés des panneaux sur lesquels sont inscrits des danses type (genre java, salsa…). On tire un panneau et le groupe joue ce qui est écrit dessus.


Donc un dimanche un peu gris d’automne, sur la charmante place des Abbesses, après avoir assisté à de faux mariages, vraie célébration de l’amour et de l’union sans obligation, vous pouvez enlasser un partenaire et vous laisser emporter par une douce danse. Alors m’y voilà. Premier tour d’horizon, la moyenne d’âge est… très très élevée. En fait, je dois être la plus jeune et de très loin. Or dans la vie, j’ai une règle de conduite que je refuse de rompre : « ne jamais sortir avec un homme de l’âge de mon père ». Voire de mon grand-père. Et je rajoute que celui qui a une bouteille de rouge qui pique dans la main est aussi éliminé (de toute façon, je pense qu’il était éliminé dès la règle 1). Ah mais apparemment, il est avec la dame à la flasque de whisky, tout va bien.


Bon… Ah, un jeune ! Super, prépare-toi ma fille, ça va être à toi de jouer. Mais… qu’a-t-il accroché autour du cou ? On dirait bien une fille et vu comme elle le tient serré, je devrais dire : sa copine. Non mais ! Ces gens là n’ont aucun savoir vivre, depuis quand se rend-on à un bal déjà accompagné ? Si mes grands-parents maternels avaient fait ça, je n’existerais même pas ! Oui, mes grands-parents maternels se sont rencontrés dans un bal pop’, c’est mignon hein ? Sauf que le plan des bals pop’, pardon mais ça ne marche plus. Tous les mecs sont venus avec leur tendre moitié qui n’a pas l’air partageuse du tout. Bon… Voilà… Super…


Ah, mais que vois-je au loin ? Un jeune homme à peu près de mon âge qui fait le pied de grue comme moi et sans nana à son cou. Je fonce. Je lui propose de se joindre à moi sur la piste de danse. Un, deux, trois, c’est parti… Et c’est là que je me souviens que je ne sais pas vraiment danser. Enfin, si, en boîte sur des hits dance calibrés pour me faire trémousser avec quelques (mili)grammes d’alcool dans le sang pour pas que je me rende compte que je n’ai aucune coordination. Je me concentre sur mes pieds et le rythme, je suis tendue comme le string de Cindy. Et je sens que je perds mon cavalier, de moins en moins motivé à me faire entrer dans la danse, comprenant que je suis un peu totalement mauvaise. Bon, elle dure combien de temps la chanson, là ? J’aimerais sauver l’honneur et tenir jusqu’au bout sans pour autant perdre totalement ma crédibilité. Non mais de toute façon, c’est pas ma faute, le sol n’est pas plat, on n’a pas idée de danser sur des pavés.


((c) Photobuzz)

Ouf, la chanson se termine, les gens applaudissent, mon cavalier m’adresse un sourire poli avant de retourner dans la foule. Ah. Bon, ben, je pense que je vais y aller, là, il commence à pleuvioter en plus. Mais je retiens quand même une leçon : si je veux draguer au bal, faudrait déjà que je sache danser.


Où trouver l’homme ? Episode 36 : le plombier

 [Fiction, fiction, fiction, ceci est une fiction, F.I.C.T.I.O.N même si là, en fait, pas vraiment. Et pour notre ami NPA, si le
plombier est venu un 15 août, c’est son choix…]

A la recherche du prince charmant
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Voilà, il est temps de prendre ma vie en main et ça passe par l’installation ferme et définitive de ma machine à laver chez moi, la laverie n’est pas un bon plan drague, non, non. Donc, je vais fureter sur le site tokup.fr et mon choix s’arrête sur lolo28 qui, comme son pseudo l’indique, vit dans le 28 (et non, n’a pas 28 ans) mais qui est partant pour venir jusque chez moi pour 60 E ttc. Ayant parlé au monsieur par téléphone, je pressentais que je n’aurais pas à faire au fameux plombier polonais mais ne sait-on jamais.


Samedi matin, 8h, le monsieur doit être chez moi dans une demi heure et moi, je me demande : je m’habille comment. Partons du principe que le monsieur est là pour travailler et non pour un rendez-vous meetic, on va la jouer prudente : jogging et t-shirt (même si le jogging semble me rendre terriblement sexy). Pas de chichis : un coup de brosse, du déo mais pas de maquillage et voilà.



8h24, téléphone « heu mais je trouve pas de place! ». Heureusement que mon concierge se lève tôt même les jours fermés pour balader son chien, il nous ouvre le portail pour qu’il puisse se garer devant l’immeuble. Il descend du camion et là, je confirme : c’est pas du tout le plombier polonais. Et il ne doit pas souvent regarder les pubs pour Axe et ses amis. On est samedi 15 août, il est 8h30, je suis debout et mon nez se plisse sous les effluves de sueur aigre macérée depuis quelques jours. Ce qu’il faut pas faire pour faire des machines chez soi.


Bon, le voilà chez moi, il a l’air ravi des travaux à faire, « du gâteau ». Bon ok, c’est parti et moi, je fais quoi ? Aucune envie de faire ma chaudasse qui aurait des vapeurs mais voilà, je vais pas rester plantée pendant 2h; Bon, en un, je fais un café, je lui en propose un. Une fois le café fait, je me décide à aller sur l’ordinateur (aucun contact MSN en ligne, je n’avais jamais vu ça) et je tape quelques articles en tenant au courant mes contacts twitter connectés (soit personne) de l’avancée des travaux. Parce qu’en un moment, je m’inquiète lègèrement car ça dure, ça dure, et j’ai rendez-vous sur Paris avec Lil’Virgo à 12h30. Hors elle repart le lundi pour New York donc soit je la vois comme prévu, soit pas du tout.


« Vous êtes secrétaire ? ». Heiiiiiiiin? « Euh bah non, pourquoi ? ». Sur le coup, j’ai accusé mes lunettes de secrétaire cochonne (que je dois changer d’ailleurs) mais non, c’est à cause de ma vitesse de frappe. Il m’explique un peu ce qu’il fait (mais je ne comprends pas trop), pourquoi la machine n’est pas collée au mur (ça, je comprends) puis à 11h, tatan, ma machine est posée. Ouais, j’ai même le temps de me changer avant d’aller voir Lil’ même si, finalement, je suis bien en jogging. Je lui donne ses sous, il me promet de m’envoyer la facture et part. Je ne réaliserai qu’une heure plus tard qu’il a aussi embarqué le bidet, gloups! Quoi que je sais pas s’il était remettable ou pas et je ne vois pas qui préfère avoir un  bidet plutôt qu’une machine, alors…


Bref, le coup du plombier ultra sexy, on dirait que ça ne marche que dans les pornos et desperate housewives. Mais bon, j’ai pas tout perdu, maintenant, j’ai la machine à la maison. Que d’économies et de gain de temps ! Et mine de rien, avoir des fringues propres, ça reste un atout non négligeable pour trouver l’homme.

Où trouver l’homme ? Episode 35 : chez Castorama

[Ce qui va suivre est une fiction. En vrai, au Casto, j’y suis allée avec Vicky ]

A la recherche du prince charmant
Arrive un moment dans la vie d’une femme où nous devons nous prendre en main et enfin, s’équiper comme il se doit. Et pour moi, l’heure était arrivée, je n’avais plus le choix : je devais me rendre chez Castorama pour acheter autre chose qu’un peu de déco, un marteau ou des cartons de déménagement. L’objet de ma convoitise ? Un diable et des tendeurs pour monter ma machine à laver qui doit penser environ une tonne et demie de la cave à mon appart. Un coup d’œil sur le site Internet m’avait permis de voir que je pouvais avoir ce que je voulais pour un prix équivalent à une location de ce matériel chez kiloutou (sachant que kiloutou n’était pas ouvert le 15 août, jour de la venue du plombier donc j’aurais dû garder le diable

tout le week-end).


Me voici donc à Castorama, le temple des bricoleurs débrouillards… donc un univers totalement inédit pour moi. Ce n’est pas que je sois nulle en bricolage, c’est juste que j’en ai jamais fait de ma vie. Je sais monter des meubles Ikea, Fly et compagnie, planter un clou, visser, dévisser et j’ai presque réussi à fermer une arrivée d’eau qui fuyait dans mon ancien appart. Même si à la fin, j’ai colmaté au chatterton même pas étanche en me disant que ça tiendrait le temps de l’état des lieux. Bref, le bricolage, je me dis que ce serait chouette de savoir en faire mais j’en reste là. Donc Casto, c’est un peu un univers magique pour moi, inconnu et un peu effrayant, du coup (quelqu’un utilise-t-il vraiment de si gros outils ?).



Mais surtout, c’est l’univers du mâle. Même si le mâle ne sait pas utiliser ces gros outils, il est quand même en charge de bricoler à la maison. Si. C’est le schéma classique : l’homme bricole, la femme cuisine. Enfin, quand les deux sont mauvais dans ces domaines là, on dit qu’on fait comme ça parce qu’apparemment, on a plus de prédispositions dans l’un que dans l’autre. Perso, vu que j’ai réussi à mettre le feu à ma poele, je ne préfère même pas imaginer ce que je serais capable d’accomplir en bricolage. Percer direct dans une canalisation ? Donc voilà, partons du principe que le bricolage est une affaire d’homme et que moi, je suis perdue in Castoland. Ce qui correspond parfaitement à la réalité de ma situation.




L’avantage quand on est une femme perdue dans un magasin de bricolage, c’est qu’on a toute légitimité à demander de l’aide. Ben oui, je n’y connais rien. Le problème étant qu’en parlant, ça se sent que je suis très perplexe et je n’ai pas non plus envie de passer pour une idiote. Essayons de ne pas trop pencher la tête et de garder les yeux normalement ouverts. Ah, tiens, je pourrais demander à ce brun, là, il a l’air bien sympathique… Ah…Il m’a l’air sympathiquement engagé aussi, il a une alliance. Alors le grand là-bas ? Ah mais c’est quoi cette greluche qui vient le coller là , Et lui ? Ah ben lui, il s’y connaît tellement en bricolage qu’il étudie le mode d’emploi des vis. Je suis mal barrée.





Faut dire que je l’avais pressenti, ces rayons étaient possiblement hantés par des hommes se sentant obligés d’assurer la partie bricolage du couple. Bon, et bien,
pour mon diable, je vais demander au premier vendeur qui passe; Qui est évidemment une vendeuse. Aimable en plus, un vrai bonheur, j’ai l’impression que je vais me prendre une gifle d’avoir osé lui adresser la parole [la phrase précédente n’est pas vraiment une fiction…].


Ok alors est-ce que malgré moi, je perpétue la terrible tradition familiale, un espèce de complexe d’Oedipe de la fatalité qui m’interdit de trouver un homme un tant soit peu manuel pour revivre les affres que ma mère a subi depuis 32 ans de mariage (et c’est pas fini) ? Car oui, mon père est un intellectuel, comme on dit et le marteau et lui, ils ne sont pas très copains. Même s’il a réalisé une adorable crèche plus jeune, le reste, non, c’est pas son truc et dès qu’il faut s’y mettre, ses longs soupirs ressemblent à des sanglots longs, tout ça, tout ça.



Mais il me reste peut-être une carte à jouer : le lendemain, je recevais chez moi le plombier pour qu’il me mette la machine. Espérons qu’il soit hautement
érotique.

Où trouver l’homme ? Episode 34 : en vacances avec ses parents

(Cette série est normalement très fictionnelle mais cette fois-ci, quasi pas)

Martinique, 16h30 heure locale, 5 métropolitains blancs comme des bidets débarquent. On la fait comme la Croisière s’amuse, attention : « Love, exciting at you, and the boat, is expetiiiiiiiiing you ! » avec (image dans un hublot avec grans sourire et effet de cheveux pour celles qui les ont longs) : Papa Bartoldi, Maman Bartoldi, Anthony, Alice, Nina. Ils sont 5, 3 femmes et 2 hommes donc même les plus nuls en maths l’auront compris : je suis la célibataire de service




Arrivés à l’hôtel, on explique au monsieur de l’accueil que non, les deux soeurs Bartoldi ne dorment pas dans la même chambre, y en a une avec M. Rosso qui est censé être seul dans la chambre et une soeur qui dort seule. A partir du moment où je suis clairement identifiée comme la célibataire de service, j’ai droit à un joli jeu de drague mais rien de bien sérieux. Le lendemain soir, rebelote, deux Martiniquais nous invitent à danser le souk, ma mère et moi, je sens mon compagnon de danse très emballé (alors que je ne sais pas danser en plus). Ma mère est très fière : « Ben dis donc, ma fille, tu as du succès ici ! ». Ouais, enfin, comme toutes les filles, quoi… Faut dire que ma peau laiteuse et mes cheveux clairs sont un solide atout, apparemment.



Mais le top du top, c’est la virée en bateau. Il y a quatre membres d’équipage : le capitaine Aziz, l’hôtesse Coralie, la photographe Delphine et le marin Domé. Dès le début du périple, Domé me colle un peu, il pose avec moi sur des photos, c’est assez amusant et je prends ça pour ce que c’est : du jeu. Même si à un moment, il commet un grosse faute : quand je remonte dans le zodiaque après une escale, il me chatouille la voûte plantaire. Il ne faut JAMAIS faire ça, c’est très dangereux ! J’ai assommé Guillaume 1er un  jour où il s’amusait à ça, je me débattais, il a lâché mon pied qui a atterri direct sur son front. DANGER!


Bref, Domé arrive à choper mon prénom (l’a-t-il entendu ou demandé?), explique à ma mère que nous allons nous fiancer… Ouhla, va falloir que je lui explique que j’ai quelques soucis d’engagement, moi… Mais bon, c’est rigolo, je ne prends pas ça au sérieux. Surtout que je ne suis pas du tout à mon avantage : la chaleur m’a fait gonfler, on dirait que j’ai pris 20 kg, mes cheveux sont en bataille, ma face rouge et je ne suis même pas maquillée. A table, quand il me sert mon plat, il s’assoit à côté de moi et me sussure « mmmm, tu dois
être douce! ». DANGER  je suis extrêmement sensible des oreilles, ça m’émoustille un peu quand on me chuchote des trucs. Ma mère en face rigole qu’elle n’en peut plus (le planteur, c’est le mal).


A un moment, à la faveur d’une escale, on discute. Il est très sympa en fait, beaucoup moins clown dès qu’il ne joue plus son rôle, on parle de nos amours, il me dit que je dois faire attention à me préserver (avec un préservatif, s’entend). Il m’explique qu’il a deux doudous en ce moment mais « y a le corps mais pas l’esprit ». Il me raconte aussi qu’il a parfois eu affaire à quelques nanas un peu olé olé sur le bateau qu’il s’amusait à dragouiller un peu pour l’ambiance mais elles se prenaient tellement au jeu qu’il devait expliquer au mari que, non, il n’avait pas de vues sur elles. Y en a même une qui, au moment de quitter le bateau, lui a planté une bise juste à côté de la bouche. Y a de ces connasses des fois…



Lors du dernier jour, je pars faire de la plongée seule et je sympathise avec un mec sur le bateau, je lui ai même prêté ma crème solaire indice 50. Ne nous emballons pas, le monsieur était marié. Mais à peine descendu du bateau, ma mère me voit dire au revoir à cette personne et me demande qui c’est et s’il m’a laissé son numéro.



Conclusion ? Mes vacances ont été beaucoup plus torrides dans l’imagination de ma mère que dans les faits. Non que ma mère ait imaginé la partie torride de l’histoire justement (mais ça va pas non !) mais parce qu’à l’écouter, je suis incapable de me rendre dans un endroit sans briser tous les cœurs.

Où trouver l’homme ? Episode 33 : à la mairie

A la recherche du prince charmant

(Petit lecteur, je te rappelle des fois que tu débarquerais que tout ceci n’est qu’une fiction même si, pour cet épisode, y a un gros

fond de vérité genre que je passe mon temps à la mairie en ce moment)

Ouais, super, mes parents ont eu une grande idée : un ultime voyage de famille tous ensemble avant l’arrivée de la 3e génération. D’ailleurs, ma sœur serait gentille d’y penser un peu, je veux être tata ! Donc voyage avec de l’avion et tout. Sauf que qui dit voyage dit pièce d’identité.  Permis, ok, passeport périmé depuis 2002 et carte d’identité (portée disparue) depuis 2007. Il faut donc refaire les papiers.

Après plusieurs tentatives refoulées par un « mais elle va pas votre photo, on voit pas bien vos oreilles ! ». Je sais que mes oreilles sont incroyablement mignonnes mais là, on voit bien que j’en ai deux, quand même. Et la mèche qui traîne sur le front, ça va pas non plus. Tu veux dire que tu veux vraiment que ma ridule apparaisse pour les 10 prochaines années sur ma carte d’identité ? Sérieux ?  Okayyyy. Après une ultime tentative, la photo passe (ouais !) mais voilà, il faut deux mois pour une carte d’identité, pas moins. Alors que je commence à pleurer en pensant aux vacances familiales que je suis en train d’assassiner, la dame me dit : « mais le passeport, c’est 15 jours ! ». Bouge pas cocotte, je vais acheter mes timbres fiscaux (88 euros dans la face) et je reviens.

Le lendemain, je suis fièrement avec mes timbres fiscaux, ma photo avec ridule intégrée, mon justificatif de domicile, bref, je suis parée. Alors que je vérifie toutes les pièces avec la gentille dame de la mairie [du genre trop gentille pour qu’on l’envoie promener quand elle refuse mes photos pour la 2e fois] entre un homme genre business man équipé d’une mallette qui vient refaire ses papiers lui aussi. Mmmm, un peu au dessus de l’âge de mes conquêtes ordinaires mais pas mal. L’effet costard peut-être.

Pendant que je remplis ma fiche pour dire qui je suis, qui sont mes parents, pourquoi je suis française, que mes yeux sont bleus et que je suis née dans le sud, un homme entre, le type businessman avec son attaché case qui se lave les cheveux avec Petrol Hahn genre quadra pas trop mal. Voilà qui devient intéressant. Pendant que la dame saisit mon dossier sur son ordinateur, option je tape avec un doigt, je jette des regards à la dérobée au quadra qui râle : « non mais ça fait la troisième photo que vous me refusez, tout ça parce que j’ai un reflet dans les cheveux, j’en ai marre maintenant ! En plus, les infos qu’il y a sur le site Internet du ministère ne sont même pas bonnes. Alors vous me prenez cette photo et si elle passe pas, je ferai une procédure, j’en ai marre maintenant ! ». Bon, ok, le coup de la procédure, c’est un peu bidon. Ensuite, le monsieur n’a pas de papiers d’identité vu qu’il les a tous perdus et quand il apprend le délai pour une carte d’identité, il re-râle (je valide, 6 semaines, faut pas déconner !). Du coup, je lui jette un œil et on s’échange quelques regards de connivence. Manifestement, il est ravi d’avoir un public.


« Vous avez toujours les yeux bleus ? »me demande la dame depuis son ordinateur. Alors soit les yeux peuvent changer de couleur entre 17 et 28 ans et je ne suis pas au courant, soit c’est une question très très con qui a le mérite quand même de faire remarquer à l’assemblée que mes yeux sont bleus. Pas si mal. Je surveille l’air de rien l’avancée de son dossier mais son scandale lui a fait perdre du temps et je récupère tout ce qu’il me faut bien avant lui. Or je dois aller bosser, je vais pas traîner dehors pour le plaisir. Miiiiiiiiiiiiiiiiinceeeeeuh ! Ah mais reste une possibilité : on a fait tous les deux un passeport donc si sa photo passe on viendra le chercher en même temps.


Dans 15 jours, je fais péter la jupette. Enfin, si l’hiver veut bien aller voir ailleurs si j’y suis.

Où trouver l’homme ? Episode 34 : sur un tournage

(Lecteur tombé ici par hasard, je te rappelle que tout ceci est une fiction. En vrai, je n’ai pas assisté au tournage dont je vais
parler mais Pink Lady. Et pour ceux qui cherchent de quoi est morte Chardonnay, c’est d’anorexie.  Je vois que ça en travaille beaucoup en ce moment)


A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs

En tant que blogueuse influente, je suis invitée à plein de super opés dont une participation au tournage de Plus Belle la vie. Ne sachant pas exactement de quoi il retourne, j’y vais, curieuse. Je ne suis pas une fana de la série (en vrai, je ne l’ai jamais vue) mais un tournage, c’est toujours une expérience sympa. Arrivée sur place, je rejoins le gang des blogueurs, on va rigoler, hihihi ! Une fois enfouis dans la foule, le réalisateur explique le but de la scène : on doit jouer l’amour et la paix et embrasser les gens qui nous entourent. Plaît-il ? C’est pas que je sois farouche mais embrasser des tas de gens comme ça, ça me paraît un peu curieux. Est-ce que tout le monde a un certificat médical attestant de leur bonne santé buccale ? Non parce que choper une mononucléose à 28 ans ¾, ce serait la lose.



Mais je me suis un peu emballée, les bisous, on peut se les faire sur les joues et s’étreindre pudiquement. Ah bon, voilà une base plein plus intéressante pour faire connaissance. Non parce que si on joue le roulage de pelle dès les premières minutes, bon courage pour attiser le désir ensuite, on a déjà donné une bonne partie de soi. Même si le baiser permet de détecter les mauvais amants.

Un, deux, trois, c’est parti, ça tourne, action ! Alors je fais des câlins à mes voisins et mes voisines, je claque des bises, je rigole, je m’amuse. Deuxième prise, on recommence, les câlins, les bisous, les éclats de rire. Ah, il faut se tourner de l’autre côté et se refaire des bisous et des câlins. Forcément, je repère un peu à qui je dois faire des câlins, histoire de rentabiliser l’expérience. Ah, tiens, j’ai un contact visuel avec un mec pas trop mal… Bon, jouons la fine, approchons nous du monsieur en profitant des différents câlins pour se déplacer, l’air de rien. En deux scènes, c’est fait et j’ai même droit à une bise. Léger mais le réalisateur veut encore faire des prises donc la perspective de câlins m’enchante.




Et ça tombe bien car le tournage commence à se faire long. Rester deux heures sans bouger et dans le froid, ça commence à lasser un tout petit peu. Les sourires se font crispés, les étreintes mollassonnes et les bises, seuls ceux qui ont leur tube de dermophyl indien continuent de pratiquer. On commence à se demander combien d’orteils cette petite aventure va nous coûter, le tout petit de mon pied droit ne répond plus. Ok, il est totalement microscopique et ridicule mais à priori, s’il est là, c’est qu’il doit un tout petit peu servir à mon équilibre. Déjà qu’avec tous mes orteils, il m’arrive de tomber, avec un en moins, je sens que ma démarche féline ne sera plus qu’un vague souvenir.

Avec le jeune homme, on se retrouve partenaire de câlin attitré surtout quand le caméraman passe dans la foule caméra à l’épaule pour filmer les gens en gros plan. Avantage du câlinou : on ne verra pas ma tête. Non que je n’assume pas de participer à Plus Belle la vie mais j’ai une réputation à tenir… Une réputation de quoi, je sais pas, tiens, bonne question.


Sauf que ça n’en finit plus et le jeune homme finit par nous saluer pour partir travailler. De toute façon, à force de froid, je sens mon nez se liquéfier légèrement et se frotter la morve à l’écharpe d’un quasi inconnu, non vraiment, ce n’est pas du tout un bon plan drague…

Où trouver l’homme ? Episode 33 : chez l’opticien

(Lecteur, je te rappelle que ce qui suit est une fiction bien qu’il serait plus que temps que je me bouge le popotin pour que ça devienne une réalité, mes lunettes sont tordues)

A la recherche du prince charmant

L’inconvénient quand on cherche l’homme et qu’on est myope, c’est qu’on a du mal à identifier des cibles potentielles. Il était donc temps de me prendre en main et de changer mes lunettes. Quitte à mettre quelque chose sur mon visage, autant que ça m’embellisse. Après avoir fait révisé mes yeux par l’ophtalmo qui a dit que je devrais venir un peu plus
souvent qu’une fois tous les 4 ans (ahem), me voici chez un opticien pour choisir quelle paire m’ira à ravir.


La première fois que j’ai acheté des lunettes, c’était terrible, je ne savais pas quoi prendre. Là, je sais déjà ce que je ne veux plus mais pas pour autant ce dont j’ai vraiment envie. Ceci étant dit, il vaut mieux car parfois, je pars faire du shopping avec une idée tellement précise que je ne veux rien d’autre et qu’in fine, je n’achète rien ou par dépit car mon idée précise n’existe pas dans la tête des créateurs de boutiques de fringues à pas très grand prix. A la limite, je peux trouver pile ce qui me fait rêver dans certaines vitrines mais le logo Chanel ou autres marques hors de prix me fait partir en pleurant.


Me voici dans la boutique, je suis posée devant le portant à lunettes, l’air dubitatif. Y a pas foule en ce petit matin. Un vendeur finit par s’approcher de moi et me demande s’il peut m’aider, je lui fais un petit topo de la situation. Me sentant un peu obligée de prendre une décision, je montre une paire de lunettes que j’aimerais essayer. Le vendeur s’en saisit et, me faisant face, la pose délicatement sur mon nez, rangeant au passage mes cheveux derrière mes oreilles tout en me regardant intensément. Troublée, je suis. Surtout qu’il est mignonnet le petit opticien avec ses lunettes montures fines et son rasage de pas très près.


Tiens, je vais finalement essayer d’autres montures, celles là ne me vont pas tip top. Et c’est reparti pour le contact capillaire. J’adore qu’un homme me touche les cheveux, ils sont si beaux, si soyeux en plus (faut dire que j’en prends très grand soin). Non, celles là non plus. Celles-ci ? Non, non, j’hésite, j’hésite. A la 6e paire, il finit par prendre les choses en main et se la jouant visagiste me propose des montures qui ne peuvent que me séduire.


A la dixième paire, j’ai compris que je suis allée trop loin. Quand ai-je dépassé la ligne blanche exactement, je ne sais mais là, l’opticien, je le sens plus du tout impliqué dans le caressage de mes cheveux soyeux. Limite, si j’essaie une paire de plus, je sens qu’il va me les tirer pour m’apprendre la vie. Bon, ok, je vais donc prendre la paire qui me sied le plus dans toutes celles que j’ai essayées soit à peu près les premières. C’est moi ou il y a eu comme un éclair d’énervement dans les yeux de mon beau brun binoclard quand je suis revenu à mes premiers choix. Attention ma fille, tu t’es savonnée la planche toute seule, il va falloir rattraper le coup.


Je reviens quelques jours plus tard pour récupérer mes lunettes. J’ai maquillé mes yeux avec grand soin pour bien qu’il remarque à quel point ils sont bleus, grands et profonds. J’ai aussi fait tous les masques et gommages de rigueur vu qu’il va voir mon visage de près. Nous voici face à face à nouveau, je tends le visage pour qu’il y pose la paire de lunettes désormais à ma vue pour régler les branches. J’entrouve légèrement les lèvres pour faire la fille jeune et désirable, je le laisse tripoter mes cheveux avec délectation. Ca va ? Oui ? Bon, ça vous fera 158 euros, merci de régler en caisse.


A peine ai-je eu le temps de dégainer ma carte bleue qu’il est déjà en train de faire le coup des lunettes à une autre femme qui a au moins 20 ans de plus que moi. Pffff. Non mais passer ma vie avec un mec qui passe sa journée à glisser des mèches féminines derrière les oreilles, ce n’est pas possible. Dommage, un opticien, c’est pratique pour  les ristournes sur les lunettes.