Baise ton patron

L’autre jour, je vous parlais de miss épilation au travail d’Enzo. Depuis, elle en a fait quelques unes de belle dans le genre « Hihi ranafout! » et ça me fout en colère. Quand tu vois des connasses pareilles salariées qui s’en foutent ostensiblement  et des gens motivés au chômage, j’ai envie de hurler aux nuages noirs d’orage « il y a quelque chose de pourri dans ton monde, travail ! » (en vrai, je ne crie rien aux nuages mais je regarde beaucoup de telenovelas en ce moment, ça m’apprend la théâtralité).

Lorsque j’ai préparé le fameux article sur miss Épilation, lors de ma recherche icono, j’ai découvert le monde fabuleux des guides qui nous apprennent à rien foutre tout en ayant l’air affairé. Vous allez me rétorquer « non mais t’as dit toi même qu’il fallait pas paraître désœuvré ! ». Certes mais j’ai pas dit qu’il fallait institutionnaliser la glande non plus… Et que dire de tous ces livres sur la manipulation en milieu professionnel ? L’employé du mois est-il le plus compétent… Ou le plus filou ?

Quand je bossais chez Pubilon, je discutais avec Isadora qui m’expliquait ne pas supporter l’injustice. En gros, les gros tire-aux-flancs qui ne foutent rien mais sont très bon pour expliquer que a) leur équipe est nulle donc c’est par leur faute si les choses n’étaient pas faites à temps (ou variante : mon équipe est nulle, je dois tout refaire moi-même) et b) ah naaaan, j’avais fait un super doc mais le Pc ne l’a pas enregistré ou il a mystérieusement disparu du serveur. Perso, je trouve que c’est du niveau « mon chien a mangé mes devoirs ». Mais sans que je saisisse comment c’est possible, y a des fois où ça passe. On en finirait presque à se demander si y a pas eu coucherie… Même si, dans les faits, y a parfois incompatibilité d’orientation sexuelle (quoi qu’on ne sait pas tout…). Non mais je vous jure que j’ai entendu un soir à 19h30, un mec qui devait rendre un doc dire « non mais j’ai l’idée, reste qu’à les mettre sur le powerpoint ». Sous entendu : j’ai pas encore touché à la reco que je dois rendre ce soir. Non parce que si « avoir l’idée » était synonyme de faire, je vous pondrais 5 romans par mois !

Y a donc des incompétents, des jean-foutre, des malhonnêtes, manipulateurs, escrocs… On pourrait se dire que c’est la faute du manager qui ne se rend pas compte de l’inefficacité de son subalterne sauf qu’à un moment, il ne me paraît exagéré que nous sommes adultes et qu’il faut se prendre en main, ne pas attendre de se faire taper sur les doigts pour enfin faire son taf. Celui pour lequel on a un salaire qui ferait rêver bon nombre de chômeurs…

Où trouver l’homme ? Episode 35 : chez Castorama

[Ce qui va suivre est une fiction. En vrai, au Casto, j’y suis allée avec Vicky ]

A la recherche du prince charmant
Arrive un moment dans la vie d’une femme où nous devons nous prendre en main et enfin, s’équiper comme il se doit. Et pour moi, l’heure était arrivée, je n’avais plus le choix : je devais me rendre chez Castorama pour acheter autre chose qu’un peu de déco, un marteau ou des cartons de déménagement. L’objet de ma convoitise ? Un diable et des tendeurs pour monter ma machine à laver qui doit penser environ une tonne et demie de la cave à mon appart. Un coup d’œil sur le site Internet m’avait permis de voir que je pouvais avoir ce que je voulais pour un prix équivalent à une location de ce matériel chez kiloutou (sachant que kiloutou n’était pas ouvert le 15 août, jour de la venue du plombier donc j’aurais dû garder le diable

tout le week-end).


Me voici donc à Castorama, le temple des bricoleurs débrouillards… donc un univers totalement inédit pour moi. Ce n’est pas que je sois nulle en bricolage, c’est juste que j’en ai jamais fait de ma vie. Je sais monter des meubles Ikea, Fly et compagnie, planter un clou, visser, dévisser et j’ai presque réussi à fermer une arrivée d’eau qui fuyait dans mon ancien appart. Même si à la fin, j’ai colmaté au chatterton même pas étanche en me disant que ça tiendrait le temps de l’état des lieux. Bref, le bricolage, je me dis que ce serait chouette de savoir en faire mais j’en reste là. Donc Casto, c’est un peu un univers magique pour moi, inconnu et un peu effrayant, du coup (quelqu’un utilise-t-il vraiment de si gros outils ?).



Mais surtout, c’est l’univers du mâle. Même si le mâle ne sait pas utiliser ces gros outils, il est quand même en charge de bricoler à la maison. Si. C’est le schéma classique : l’homme bricole, la femme cuisine. Enfin, quand les deux sont mauvais dans ces domaines là, on dit qu’on fait comme ça parce qu’apparemment, on a plus de prédispositions dans l’un que dans l’autre. Perso, vu que j’ai réussi à mettre le feu à ma poele, je ne préfère même pas imaginer ce que je serais capable d’accomplir en bricolage. Percer direct dans une canalisation ? Donc voilà, partons du principe que le bricolage est une affaire d’homme et que moi, je suis perdue in Castoland. Ce qui correspond parfaitement à la réalité de ma situation.




L’avantage quand on est une femme perdue dans un magasin de bricolage, c’est qu’on a toute légitimité à demander de l’aide. Ben oui, je n’y connais rien. Le problème étant qu’en parlant, ça se sent que je suis très perplexe et je n’ai pas non plus envie de passer pour une idiote. Essayons de ne pas trop pencher la tête et de garder les yeux normalement ouverts. Ah, tiens, je pourrais demander à ce brun, là, il a l’air bien sympathique… Ah…Il m’a l’air sympathiquement engagé aussi, il a une alliance. Alors le grand là-bas ? Ah mais c’est quoi cette greluche qui vient le coller là , Et lui ? Ah ben lui, il s’y connaît tellement en bricolage qu’il étudie le mode d’emploi des vis. Je suis mal barrée.





Faut dire que je l’avais pressenti, ces rayons étaient possiblement hantés par des hommes se sentant obligés d’assurer la partie bricolage du couple. Bon, et bien,
pour mon diable, je vais demander au premier vendeur qui passe; Qui est évidemment une vendeuse. Aimable en plus, un vrai bonheur, j’ai l’impression que je vais me prendre une gifle d’avoir osé lui adresser la parole [la phrase précédente n’est pas vraiment une fiction…].


Ok alors est-ce que malgré moi, je perpétue la terrible tradition familiale, un espèce de complexe d’Oedipe de la fatalité qui m’interdit de trouver un homme un tant soit peu manuel pour revivre les affres que ma mère a subi depuis 32 ans de mariage (et c’est pas fini) ? Car oui, mon père est un intellectuel, comme on dit et le marteau et lui, ils ne sont pas très copains. Même s’il a réalisé une adorable crèche plus jeune, le reste, non, c’est pas son truc et dès qu’il faut s’y mettre, ses longs soupirs ressemblent à des sanglots longs, tout ça, tout ça.



Mais il me reste peut-être une carte à jouer : le lendemain, je recevais chez moi le plombier pour qu’il me mette la machine. Espérons qu’il soit hautement
érotique.

Courrier des cœurs, réponse à Elvire

Cette semaine, Elvire nous a posé la question suivante : « Bonjour les vingtenaires. Voilà, je suis avec mon chéri depuis 4 mois et je n’arrive pas à lui faire confiance. Ce n’est pas sa faute à lui mais mon ex m’a trompé plusieurs fois et maintenant, je suis parano. Je fouille les mails et les textos de mon chéri et comme je trouve rien de suspect, je culpabilise. Je voudrais bien m’arrêter de fouiller ses affaires mais j’y arrive pas, j’ai peur que si je surveille plus, il fasse des bêtises. Que faire? »


La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici ce que nous en avons pensé :

Enzo : « j’ai peur que si je surveille plus, il fasse des bêtises » Tu es sûre que ta logique est bonne ? On pourrait aussi bien dire :
– si tu le surveille, il va se dire ‘tant qu’à être jugé coupable, autant profiter du crime’
– si tu le surveille moins, il va se dire ‘elle me fait confiance après avoir été méfiante, je suis content et je n’ai pas envie de perdre cela’
– si tu le surveille, il va se dire ‘heureusement qu’elle montre qu’elle est jalouse comme ça cela m’oblige à effacer toutes les traces’
Bref il est vain de faire de telles conjectures…
Une chose est sûre, tes fouilles ne changeront rien, s’il veut te tromper, il le fera, sauf dans le rare cas où tu le séquestres dans une cave après lui avoir coupé les jambes comme dans Misery.
Une question : il est courant de tes incursions ?
Pour conclure, si tu veux te déculpabiliser, tu peux te dire que tu te fais ton EDVIGE perso : Exploitation Documentaire d’une Veille Informative sur Garçon (ou Ex)

Summer : « Je voudrais bien m’arrêter de fouiller ses affaires mais j’y arrive pas » …non mais au secours quoi! Fais toi soigner c’est tout ce que je peux te conseiller. Le problème c’est toi, c’est pas ton ex mais toi! Si t’arrive pas à comprendre que ton mec est différent ben tant pis pour toi. Continue comme ça et tu le perdras et j’ai envie d’ajouter ce sera bien fait pour toi, un tel manque de respect ça se paie tôt ou tard!

Bobby : Pareil que les autres, c’est vraiment une attitude qui a tendance à me scandaliser, plus encore que le fait de tromper, même.

Marine : Lis La Prisonnière de Proust, sur le narrateur qui retient Albertine captive. Le narrateur la retient prisonnière mais se rend compte qu’il n’a aucune prise sur ses pensées (elle est vaguement gouine, il est homme, bug il y a). Après, est-ce la bonne solution de t’accabler à coups de « tu es folle ma pauvre », « mais c’est scandaleux »… Je ne suis pas sûre que ça t’aide à te sentir mieux. J’ai surtout envie de dire que, si tu n’es pas encore prête à faire confiance et à donner sa chance à ce que tu ne peux contrôler, il te faut attendre un peu avant de construire une vraie histoire. Les histoires de tromperie, ça met toujours beaucoup de temps à cicatriser, prend-toi ce temps.

Diane : La question est: est ce que tu tiens à cet homme là?

Si la réponse est oui, tu as intérêt à vite fait arrêter tout ça, parce que ce que tu fais là est le plus sûr moyen de le perdre. Tu lui fais mal, tu te fais mal et tu bousilles la relation que vous avez tous deux.  Alors soit tu penses que tu as un vrai problème, tu te sens dépassée par ta paranoia et tu décides de faire quelque chose (un psy ou autres), soit si tu y arrives pas , la meilleure façon de faire cesser la paranoia en étant honnête avec lui….c’est de vous séparer. Tu ne peux pas impunément fouiller
dans les affaires privées de l’autre, c’est méprisable. Alors on se prend en main et on réaggiiiit!!

Keira : Ahlala, l’éternelle angoisse d’être trompée…
J’ai fait la même chose que toi sur une courte période avec un ex. Je regardais ses textos pendant qu’il prenait sa douche. Et je n’ai jamais rien trouvé de suspect. Si je vérifiais c’est parce qu’une de ses ex avait une attitude bien trop dragueuse à son égard et cela même en ma présence, donc je fouinais un peu.
Parce que je n’avais aucune confiance en moi.
Or il se trouve qu’il a fini par me tromper. Mais pas avec elle. Et que je n’ai rien vu venir.
Donc pour conclure cette histoire je dirai que :
1- Faut pas faire comme moi, ça ne sert à rien
2- Etre suspicieux si t’as rien pour douter, je ne vois pas l’intérêt.
3- Les mecs ne sont pas cons, ils ne laissent rien traîner.
4- Etre une jalouse-chieuse ça n’arrangera pas ton couple, loin de là.
5- S’il te grille t’es morte.
6- Arrête de faire ça et vite.
Sur ce, bonne chance.

Jane : Moi j’ai juste envie de dire que si on répond pas dans les premiers les autres ont tout dit, mais je peux comprendre ce que tu vis… N’étant absolument pas jalouse de nature, je suis incapable de fouiller dans les affaires de l’autre, même si ça se sent à des kilomètres qu’il y a baleine sous gravillon… Je fais aveuglément confiance, et je pense que mon quota d’enfoirés affectifs n’est pas plus élevé que celui d’une jalouse chronique. Alors je me dis que tu vis la même chose… mais à l’envers. Tout ça pour dire que je n’ai pas de conseils, à part le port de moufles dès que tu approches de son portable/pc.

Nina : Je crois qu’il ne faut pas confondre les torchons et les serviettes, ma demoiselle. Ton ex était un connard infidèle, pas de chance, mais ça ne veut pas dire que le nouveau l’est. Tu dois apprendre à faire confiance. A lui, pour commencer parce que si tu n’as pas confiance en lui, ça risque de bien foirer et tu répèteras le même fiasco ad eternam. A toi ensuite : si ton mec sort avec toi, ce n’est pas pour une supposée crédulité, c’est que tu lui plais comme tu es, ne va donc pas lui empoisonner l’existence. Enfin, j’ai une théorie qui dit que plus tu as peur d’un truc, plus y a des chances que ça arrive. Res-pire !

Voilà, si toi aussi, derrière ton petit écran, tu as une question à poser à la cellule love and sex, n’hésite plus, pose la nous par commentaire, mail
(nina.bartoldi(a)gmail.com) ou même sur facebook si le cœur t’en dit !

Macho Macho maaaaaaaaan

Par Tatiana

Parce qu’après tout il n’y a pas que les mecs qui ont besoin ou envie de conseil pour draguer. Aujourd’hui un topo sur comment avoir l’air juste assez futile pour choper un mec macho.
 

Vous partez en Amérique latine cet été ? A vous les mexicains/argentins/ péruviens/colombiens… (rayez la mention inutile). Seulement voilà, avant de vous lancer dans l’aventure dans tous les sens du terme, quelques trucs à savoir pour paraître à leurs yeux encore plus désirables. Primo, si vous êtes du genre peau et yeux clairs, les ¾ du boulot sont déjà faits. C’est le succès à coup sûr avant même d’avoir à ouvrir la bouche (dans un premier temps of course). Vous l’êtes l’exotisme à l’état pur. Un peu comme un Brésilien en Europe. Revers de la médaille : on vous prend pour une américaine (même si vous êtes bien plus couverte que ces dernières). Jackpot ou non, c’est selon l’appréciation de chacune. Pas besoin de vous faire un dessin sur comment ils voient les américaines là-bas, mais vous êtes sûre d’avoir du succès par contre. Vous serez sans cesse obligée de décliner toutes sortes d’invitations (douteuses pour la plupart surtout si elles viennent de la part d’un papi de 70 ans).

Une fois sur place, vous vous retrouvez en soirée et vous avez repéré le petit latino au bar qui vous regarde avec insistance depuis un petit moment. Rejoignez-le en souriant, vous avez 99% de chances qu’il vous propose un verre. Là, arrive le moment critique, l’erreur est facile et peut être fatale. Il vous faut désormais vous transformer en faible femme légèrement décérébrée pour ne pas vexer/irriter/castrer son ego de mâle. Dur challenge pour nous femmes modernes issues du MLF. Mais bon, des fois il faut ce qu’il faut : une nuit torride à la clé ça peut valoir cette peine. Pas besoin de vous expliquer trop en détail comment avoir l’air d’une pintade, il suffit de ne pas dire grand-chose et de rire aux blagues. Aide extérieure fort appréciable : l’alcool et la barrière de la langue (prenez un petit air penaud en faisant mine de pas comprendre).

A ne pas faire :

– Evitez de contredire le mec en question (très très dangereux de faire ça.)

– Ne critiquez pas trop non plus

En gros faites comme si vous n’aviez pas vraiment d’opinion sur les choses.

Les trucs en plus qui marchent bien :

– Etre tactile

– Les yeux qui en disent long

– la tenue à l’américaine (cf ci-dessus)

Si vous appliquez ces règles normalement c’est dans la poche. A vous les histoires croustillantes à raconter aux copines en rentrant de vacances, et le respect du à votre tableau de chasse décoré par une belle proie.

 Macho Macho Machistador macho macho… j’adore (ou pas)
 
Vous avez bien pris note de tous les conseils énumérés auparavant et donc vous avez récupéré un macho en cadeau. Mais voyons voir de plus près ce à quoi vous devez vous attendre plus exactement. Histoire de vos engager en toute connaissance de cause.

Un macho dans une relation ça donne quoi ?

Points positifs :

Les machos par définition aiment les femmes et donc toutes les femmes. Pour celles qui manquent de confiance en elles, y a pas plus rassurant sur son pouvoir de séduction qu’un macho. Regard de braise qui en dit long et geste prévenants. On se sent belle et désirable. La plupart du temps ils dégagent un charisme fou. En tous

cas pour ceux que j’ai rencontrés. Un regard de leur part et c’est limite si vous ne pourriez pas le déshabiller direct. A côté de cette aura plus que présente, les machos les vrais, feront normalement tout pour que vous vous sentiez bien. Prendre soin de leur femme c’est leur rôle. Ainsi, imaginez-vous dans un métro bondé, un papi de 70 ans sera capable de vous laisser sa place parce que vous êtes une femme et que c’est normal qu’il vous laisse sa place. Moi ça me scie des trucs pareils. Pour celles qui aiment se faire entretenir, il faut miser sur les machos. Car qui dit prendre soin, dit subvenir à ses besoins. Vous l’aurez compris le macho possède ses qualités quand même, quoiqu’on en dise. Mais il possède aussi ses défauts.

Points négatifs :
 

Les machos ont on gros point négatifs à leur actif : ben oui ils sont machos ! La femme doit avoir un côté bobonne et maman pour pouvoir rester dans sa vie. En gros faut toujours tout leur faire. Ce qui peut vite devenir très fatigant pour des femmes modernes comme nous. Un mec qui n’est pas capable de se prendre en main tout seul moi je le renvoie chez sa mère illico presto. Autre problème, le macho a parfois du mal avec les filles qui ont trop de caractère. Là où au début il voit le challenge, à la longue
il verra juste une emmerdeuse. Du coup exit l’emmerdeuse pour une fille plus docile. Pareil au niveau des opinions. Il aura tendance à pas trop prendre en compte les vôtres puisqu’elles viennent de vous justement et que forcément tout le monde sait qu’une fille c’est un peu stupide. Ah oui ! Un macho donc ca aime les femmes, donc forcément ça passe son temps à charmer (sans forcément aller plus loin) tout ce qui possède un vagin.

Alors finalement qui d’entre nous est faite pour avoir un mec macho ? Les machos c’est bien pour celles qui aiment bien se sentir ultra protégée et en sécurité en étant un poil soumise. Pour celles qui sont épanouies et qui n’ont pas l’envie de materner je leur déconseille sur le long terme ou ça pourrait finir en bain de sang. Par contre je conseil quand même de se laisser tenter le temps d’une nuit.

Là où la raison s’achève…

Par Lucas

Lectrices lecteurs, cet article est un plaidoyer qui va emmerder un grand nombre d’entre vous. N’hesitez pas à l’exprimer en comm, ce qu’autant plus que j’ai  peuplé mon texte de digressions. J’ai essayé de limiter ces anicroches mais j’ai eu la flemme pour le reste, la flemme de me centrer sur le sujet. Je vous prie donc de bien vouloir excuser ce manque de rigueur et tolérer les touches personnelles.

Je viens de tomber à l’instant au travers du profil d’un copain, sur un groupe bien installé sur Facebook :
Je hais Jean-Jacques Goldman.
Ouha le chooooc ! Ya donc des gens qui n’aiment pas Jean-Jacques ? C’est un truc de gueudin !
Du coup j’en suis venu à me remettre en question et à scribouiller un article.
Allez, installe toi tranquillou, lectrice/lecteur…


Goldman un gros nase ? Pour ma part j’avoue…
1) Je m’étais déjà dit que certaines paroles étaient faciles.
Par exemple, au-delà du thème d’un quotidien monotone et de l’invitation à se prendre en main, le refrain de Encore un matin est su-per-niais (« Un matin, ça ne sert, à rien ; un matin, sans un coup, de main, un matin c’est le tien, c’est le mien, un matin de rien, pour en faire… un rêve plus loin… »)
2) J’avais effectivement noté que la batterie était parfois entêtante et que Goldman pouvait être insignifiant par moments…

Ces préalables avoués, je me suis posé la question : quess que je kiffe chez Goldman ? Est-ce simplement parce que c’est un chanteur de ma génération et que les djeunz cool le trouvent insignifiant/redondant comparé à LEUR(s) star(s) des 90’s ? Est-ce que je n’aurais fait que reproduire le schéma ? Celui de mon grand père fan de Tino Rossi ou de mes parents dingues de Hugues Auffray & Brassens : des chanteurs de LEURS générations…

Je dois reconnaitre que j’avais souri il y a quinze ans quand j’avais trouvé, sur le livret de l’album Singulier, deux pages centrales dédiées aux critiques envers Jean-Jacques et que celui-ci avaient glissé exprès. Critiques principalement écrites par un sale seul bonhomme, journaliste à l’événement du Jeudi et dont les propos sont sur cette page. (Lucas ou l’art de fair des articles documentés…) Dès lors comment argumenter mon panégyrique ? Paye ta mission Lucas !!

Envole-moi !

Pour moi, Goldman c’est un retour 20 ans en arrière à mes classes de primaire. La preuve en est : je ne me suis pas du tout intéressé à ses productions au-delà du CD « En passant« . Je n’ai jamais écouté « Chansons pour les Pieds » par exemple et je crois d’ailleurs que c’est son dernier CD.
Goldman c’est comme Balavoine et Julien Clerc : ils sont plus ou moins associés à mon enfance, une période où j’ai appris à les écouter car ma mère était fan avec plein de K7 et des… vinyles. J’ai le souvenir du dimanche matin où ma mère m’emmenait à la mer (je vivais près d’Avignon alors). Sur le chemin vers  les calanques de Carry-le-Rouet, à travers les Alpilles (les Baux de Provence, les grillons, ah là là…) on écoutait Goldman à fond dans la voiture qui ronronnait gentiment en roulant vers la plage.
Or après une journée passée à bondir dans les vagues et à construire des forteresses imprenables t’y arriveras jamais essaye pour voir, il fallait rentrer…
Et voila.
Dans mon subconscient, Goldman, c’est ça !
C’est rouler vitres ouvertes, sous un soleil éclatant, au retour de la plage avec cette odeur de bitume brulant et de lavande. Goldman, c’est chanter à tue tête J’irai au bout de mes rêves en m’aspergeant d’un brumisateur d’eau d’Evian parce que la 205 elle n’avait pas la clim…
Mais je m’écarte du sujet…
Enfin non pas trop…

Je crois que pour beaucoup d’entre nous Goldman est associé à des moments précis de notre vie et que chaque chanson est porteuse d’une atmosphère ou d’un souvenir. Par exemple, chaque fois que j’écoute Je rêvais d’un autre monde de Téléphone,  je pense à la cuisine de mon enfance où je débarquais le matin, la tête dans le cul, pour gober un bol de Chocapic alors que ma mère était déjà partie bosser en laissant la radio allumée.
Goldman, c’est un peu pareil.

Il suffira d’un signe…

Je te donne est associé à une fête de fin d’année à mon école primaire (de la même façon, Life is Life de Opus est, pour moi, accolée à une fête foraine en CM1).
Mais surtout, Goldman, c’est un mélange entre rêveries/espoirs (Là bas, On ira) et réalités (La vie par procuration, Elle a fait un bébé toute seule, Elle attend).
Et ça c’est hyper important !
Certes, chers détracteurs, certes, ses paroles, ses textes feraient parfois sourire un prix Goncourt.
Mais très souvent elles sont porteuses d’une subtilité, voire même et surtout d’un univers à part entière. Je crois que c’est ça qui me plait boucou chez Goldman. Allez donc réécouter Tout
était dit
: perso, j’ai toujours un sourire en écoutant cette scène de vie, aussi intense qu’éphémère.
C’est peut-être ça que j’aime bien aussi. Ce caractère humain décrit sans fioritures et sans artifices. (NB : je crois que ce que j’apprécie également dans Tout était dit c’est son coté Blues. Ce
petit coté Blues que je kiffe dans la seule chanson de Celine Dion qui me plait : le Ballet…)

De la même façon je me suis rendu compte, années après années, que Goldman avait graaaaave travaillé pour les autres, par exemple  c’est lui qui a écrit Il me dit que je suis belle interprété par Patricia Kaas. Je vous rappelle qu’il a entièrement écrit et composé l’un des rares albums de Djonny que j’apprécie (lien de cause à effet ?)  : Gang.
Dans Gang, il y a quelques titres que je surkiffe : le méconnu Ton Fils (repris par les Enfoirés par la suite) ou encore Laura (où Johnny parle de sa fille), Je te promets (Je te promets le sel au baiser de ma bouche)et surtout J’oublierai ton nom, une chanson à chanter lors d’une rupture et qui me fait toujours autant frissonner (surtout le refrain en anglais chanté par Carmel… Ayayaye.) Pour les paroles de ces chansons, un commentaire facile vient à l’esprit et résume tout : « c’est trop ça »

Et puis zut ! Goldman ce n’est pas que l’amour. C’est aussi plein de sujets « sérieux » (genre, l’amour ce n’est pas sérieux…)

– la Shoah avec Comme Toi ou Encore
– le partage et l’ouverture d’esprit avec Je te Donne,
– la solitude des personnes âgées avec La Vie par Procuration…
Sans oublier tous ces titres où il pose clairement des questions existentielles (Filles Faciles qui anticipe la chanson Un homme qui aime les femmes de Tryo) ou même quand il évoque des choses qui nous font grave rêver. Ainsi, je suis certain que je ferais déprimer  5 ou 6 passagers Kostar Kravatt allant bosser un matin si je leur passai, dans la rame de RER, le refrain de J’irai au bout de mes rêves... voire même une partie du refrain précité de Encore un matin (« un matin de rien, pour en faire, un rêve plus loin… ») Perso, j’en suis
même réduit à faire une extrapolation de Là bas quand je pense à mon avenir sinistre de cadre supérieur (mais supérieur à quoi ?). Je me dis que créer une boite, si je trouve une bonne idée, c’est l’équivalent de partir à l’aventure. En terra cognita, là bas, là où il faut du cœur il faut du courage mais tout est possible à mon age… Oui, je l’avoue écouter Là Bas, ça me
fait rêver. C’est déjà énorme, vous ne trouvez pas ?

 


22 years ago… Le clip de Je te Donne en playback avec Jones qui ne gratte rien du tout et les deux chanteurs qui sont en retard de deux temps dans leurs playback ! Le batteur, le saxophoniste
et le bassiste qu’on voit au dans le dernier tiers sont à mourir de rire ! Kitshissime !
(presqu’ autant que le clip de Nuit de Folie de Début de Soirée qui à l’époque était bcp plus torride et dont on fetera les 20 ans le 11 Juin
!)

La stratégie du dérivatif

Une rupture douloureuse ? Une envie de vous arracher le cœur de la poitrine et de lui donner un grand coup de pied pour l’envoyer valser loin, loin ? Un désir de se frapper la tête contre les murs pour faire un coma et oublier ? Ne cherchez plus, nous avons la solution : le dérivatif.

Oui, bon, ok, on le sait que j’ai raté une carrière dans la pub, je vais arrêter de me la ramener à ce sujet. Mais bon, je continue quand même mon publireportage sur le dérivatif. Alors, qu’est-ce que le dérivatif ? Alors voilà, imaginons que Sagamore me quitte (‘foiré, va !), j’ai le cœur en lambeaux, les seuls trucs qui passent par ma bouche sont la fumée de ma clope et de l’alcool pour oublier, je pleure, je dors, je pleure, je dors… Oui parce que je trouve que pleurer, ça fatigue, quand même, plus que de rire. Vous en conviendrez,
je ne peux rester dans cet état. Bon, passé la période où je cogne tous les mecs mignons car ce sont de potentiels briseurs de cœur, des connards parce que « tous des connards » (oui, curieusement, la tristesse semble aussi affaiblir notre capacité à raisonner de façon à peu près intelligente), il faut que je me prenne en main. Et c’est la qu’intervient le dérivatif.

Le dérivatif est un concept simple qui regroupe des tas de choses. Le dérivatif, c’est LE truc qui rendra votre blues post-rupture plus supportable. Le dérivatif, ça peut être du sport (comme Die Die). C’est d’ailleurs une bonne chose. Parce que d’abord, quand on fait du sport, le corps délivre des endorphines qui rendent heureux. Et puis il faut comprendre aussi qu’on restera pas l’ex de mais qu’on peut potentiellement être le (ou la) futur(e) d’un(e) autre. Donc un esprit sain dans un corps sain, ça aide. Mais bon, pour les plus feignants d’entre nous, on peut choisir autre chose : un projet professionnel (ça occupe la tête), l’écriture (ça libère), une autre personne… Enfin, chacun choisit selon ses affinités. Mais non, la drogue et l’alcool ne sont pas des dérivatifs.

 

Quand j’ai rompu avec Guillaume, j’ai d’abord passé un week-end à dormir. Bon, ma mère m’avait filé des cachets pour mais comme je prenais des anti-allergiques en plus, je me levais pour me recoucher aussi sec, épuisée. Ca m’a bien aidée à réviser le partiel que j’avais quelques jours plus tard (où j’ai obtenu un brillant 5/10, note très honorable quand on sait que j’ai séché la moitié des cours et que le prof avait filé le même sujet que l’année précédente, là où on avait tous fait impasse)… Bon, une fois les partiels terminés, je me suis lancée à corps perdu dans la recherche d’un stage. C’est con mais une quinzaine de lettres de motivation écrites à la main, ça vous occupe une Nina. Le stage ayant été décroché, il me restait un mois de vacances. Et là, je me suis lancée à corps perdu dans le sport (aquagym et stepper) et dans la confection de bagues en perles. Oui, ok, j’avais plus 15 ans mais ça aussi, ça vous occupe une Nina.

C’est fou comme dès que je subis une rupture, une fois les larmes séchées, je me lance à corps perdu dans une activité à tendance professionnelle. Oui, c’est pas parce que ma vie privée est pourrie que je dois gâcher ma vie professionnelle. Donc soit j’en profite de chercher du boulot, soit je me défonce dans celui que j’ai déjà. Oui, le boulot, c’est bien, ça vous remplit la tête en un temps record. Mon cœur est tout brisé ? Mais que c’est passionnant la problématique de la place des jeunes dans la société ! Si, si !

 

Alors, là, j’entends des voix s’élever. « Oui mais tu ne fais qu’ignorer le problème au lieu de le résoudre ». Tut tut tut ! C’est pas tellement le but du dérivatif. Enfin, si, un peu. Une rupture, c’est jamais agréable que l’on en soit responsable ou victime. Il faut certes en tirer les conclusions qui s’imposent et en faire son deuil. Mais à trop s’appesantir sur la question, on risque de noircir le portrait. C’est du : « bouh, mais pourquoi il/elle m’aime pas ? Je suis horrible, détestable… » ou « je suis un monstre incapable d’aimer mais qu’est-ce qui cloche chez moi ? ». Des fois, entre deux personnes, ça le fait pas et c’est tout. Ca fait mal, c’est sûr. Mais à trop chercher les causes, on en trouve des mauvaises. C’est comme tout problème. Des fois, à trop se pencher dessus, on ne voit pas la solution alors qu’elle est toute bête.

Par ailleurs, une rupture renvoie toujours une mauvaise image de soi, c’est quand même un échec. S’épanouir dans autre chose, c’est aussi se prouver qu’on n’est pas un bon à rien dans tous les domaines, c’est retrouver une estime de soi dans un autre domaine que celui où on a « failli ». Ok, il m’aime pas mais je réussis dans mon boulot et même que je peux faire une demi-heure de rameur sans claquer d’une crise cardiaque au bout d’une minute. Ok, me revoilà célibataire mais comme je suis douée avec mes perles ! Enfin, bref, vous saisissez l’idée, on va
pas y passer trois heures.

Mais attention, il faut bien choisir son dérivatif. Celui qui consiste à se consoler dans les bras d’un autre mec ou d’une autre fille peut s’avérer dangereux. Après la disparition d’Arnaud dans ma vie, je me suis jetée à corps perdu dans plein de bras différents (enfin, plein, faut pas exagérer non plus) pas toujours avec grande réussite. J’ai donc eu droit à la bise
post-fellation de Benoît, un grand moment de solitude qui n’aide pas à regonfler son ego. Après la fin de ma relation avec Guillaume II, j’ai plutôt choisi l’abstinence et la recherche active d’emploi et je m’en suis pas forcément plus mal portée. Actuellement, je suis en phase de « j’ai pas envie de retomber amoureuse, mon cœur est encore trop fragile », ce qui ne veut pas dire que je suis pas capable de donner tendresse et affection à un homme mais de l’amour, non. Or il faut jouer carte sur table dès le départ car se foutre avec quelqu’un juste par dérivatif, c’est risquer que l’autre tombe amoureux de vous (ben, quoi, ça peut arriver) et briser le cœur de quelqu’un d’autre. Pas bon pour l’ego ni pour le moral donc mauvais dérivatif. Et puis en plus, c’est vexant pour une personne de savoir que l’on sort avec elle juste pour oublier quelqu’un d’autre. Moi, j’aimerais pas, en tout cas.

Bref, le dérivatif, c’est en quelque sorte une façon de reprendre sa vie en main et d’éviter de ressasser toujours les mêmes idées noires. Et ce qui est bien avec le dérivatif, c’est qu’on peut même en avoir plusieurs, aucun risque d’overdose !