Faut-il perdre tout dignité sur les sites de rencontre ?

Non. Non non, vraiment non. #non

Depuis que je compulse le site rencontre de merde dans un but de pure recherche (et parce que du coup, je me sens ultra chanceuse dans mes aventures de dating), je découvre différents comportements assez hallucinants qui me font poser de grandes questions sur la santé mentale de mes contemporains. Parce qu’il semble que les sites de rencontre encouragent très fortement la parano.

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Comme je disais la semaine dernière, les sites de rencontres sont des petits collabos fouteurs de merde qui affichent en gros sur nos profils notre dernière date de connexion.  Pour peu que votre nouveau camarade de jeu soit un peu du genre méfiant, si vous avez eu le malheur de vous connecter depuis votre dernier date, attendez vous à devoir vous justifier. Mais d’autres décident de vous prendre au piège, persuadés que de toute façon, vous êtes animés de mauvaises intentions. Ainsi il peut être courant que votre nouveau crush crée un nouveau profil avec “des photos trouvées sur Internet”, tout parfait pour vous, et va venir vous adresser la parole. Autant vous dire que si vous tombez dans le piège, vous allez recevoir aussi sec une liste très complète de gros mots et insultes. Vous l’aurez cherché. Oui, certes si vous lui avez promis monts et merveilles tout en continuant votre chasse, tout accro aux sites de rencontre que vous êtes.Mais ce qui m’interpelle légèrement, c’est le temps consacré par votre moitié parano pour faire tomber son nouveau flirt.

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Il est des rencontres qui marquent un peu, il est vrai. Des matins où l’on se blottit contre ce nouvel autre dont nous ignorions encore l’existence hier ou à peu près et l’on sent son coeur battre un peu plus fort. Pas encore de l’amour mais l’envie de croire que, cette fois-ci, ce sera différent, que celui-ci ou celle-ci restera car il aura vu ce qui fait de vous un être unique et voudra en savoir plus. Parce que vous avez vu quelque chose en lui ou elle, cette étincelle qui rend tout possible. On rentre chez soi la tête haute et le sourire aux lèvres, l’envie de le/la retrouver vite, bientôt, sans attendre une seconde. On s’imagine déjà que cette rencontre-là, elle est pas comme les autres, on réécrit l’histoire aussi vite qu’elle se déroule pour la rendre plus belle, plus forte, on guette le moindre signe que là, on ne se trompe pas, c’est sûr. Et puis, tandis qu’on danse sur notre nuage en barbapapa, on s’aperçoit soudain que cette personne qui a réchauffé notre coeur est à nouveau connecté sur le site (vous aussi mais c’est pas pareil). Alors forcément, on veut savoir. Histoire de pas s’investir pour rien.

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Oui, ok, ça se comprend très bien. Sauf que je dois être très orgueilleuse mais un plan comme ça, je vais pas consacrer 2h de plus à cette personne si elle m’a raconté de jolies histoires pour mieux tirer son coup avec un-e autre le lendemain. Enfin, s’il a promis quelque chose, n’oublions pas qu’on se réécrit très vite une histoire, qu’un “à bientôt” n’est pas toujours promesse de nouvelles rencontres, que certains ne savent pas dire au revoir. Oui, vous êtes peut-être mal tombé-e mais est-ce une raison pour se rabaisser à lui tendre un piège ? Vous voulez savoir ce qu’il veut ? Et bah demandez-lui. Et pas avec un faux profil, bien sûr. Parce que même si vous êtes face à une sale personne, rien ne justifie que vous jouiez les psychopathes. Je dis pas ça pour l’autre mais pour vous. Parfois, dans une rencontre qu’on croyait magique, la seule chose qui peut être sauvée, c’est la dignité. Alors respirez et sortez de ce site. Vous verrez bien si vous avez des nouvelles rapidement et vous poserez tranquillement la question “au fait, on est ensemble ou pas ?”. Mais pas de crise de nerf qui sort de nulle part. A part faire monter votre tension, vous n’en tirerez rien.

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Mais, ok, Nina, allez-vous me dire, elles sont bien jolies tes histoires mais on le trouve sur quel site, l’amour ? Nous verrons ça la semaine prochaine.

Amour toxique

J’ai lu y a quelques semaines La vie sexuelle des super héros. Quand j’étais en Égypte, dans un désert à la chaleur caressante et à la lumière enveloppante… Rah j’ai un cafard là ! Je disais quel j’avais donc lu ce livre sur je suis loin d’avoir adoré mais j’y ai trouvé un petit os à ronger : l’amour qui rend dingue et qui te pourrit tout.
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Dans La vie sexuelle des super héros, Mister Fantastic tombe fou amoureux d’une jeune femme et se retrouve embarqué dans ce genre de relation toxique, tellement obsédante que plus rien ne compte, plus rien n’existe. Il néglige sa famille, ses amis, son travail, viré parano et passe son temps à se questionner sur cette relation . Ça sur 150 pages, je vous cache pas que j’ai eu plusieurs fois envie de prendre mon élan et de lui coller une énorme tarte dans la gueule. Pourtant, qui n’a pas vécu ce genre de relation qui vous empoisonne littéralement la vie, la tête, qui fait sortir une partie de votre personnalité peu plaisante ?

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L’amour rend distrait dans un premier temps, un petit tour de magie des hormones, je suppose. Comme dirait la chanson « je ne pense qu’à toi, je bosse plus, je fous rien« . Combien de fois en réunion ou devant mon Pc mon esprit est parti vagabonder dans de doux draps retrouver les bras accueillants de mon aimé. Mais jusque là, rien de bien préoccupant. Évidemment, cette distraction amoureuse n’est pas forcément la meilleure alliée de votre rentabilité et on n’est pas à l’abri d’une boulette mais si on reste un minimum attentif, cet état amoureux est une douce balade sur les sentiers de la vie, pas un chemin de croix.

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Mais l’amour peut parfois être une belle saloperie qui va tout flinguer. Parfois parce que vous êtes tombés sur un connard ultime genre pervers narcissique ou autre psychopathe aimant par dessus tout briser menu sa proie. Mais parfois, c’est juste parce que ça sent pas la belle histoire. Parce que le mec est un connard tout court. Les princes et princesses charmantes* n’existent pas, faudrait s’en rendre un peu compte. Avec de la chance, on tombe sur un camarade de vie bien agréable qui nous rendra notre tendre amour. Avec pas de chance…

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Sauf que parfois, on n’a pas senti le truc venir et on se laisse piéger. On tombe amoureux de l’autre, on lui prête mille qualités et le petit vélo démarre « je suis pas assez bien pour lui/elle ». C’est même le ressort préféré des pervers narcissiques : si cet-te enfoiré-e réussit bien son travail de sape, à la fin, c’est limite si vous n’êtes pas censé le/la remercier d’avoir même daigné poser le regard sur vous et vous avez teeeeeeeellement de chance qu’il/elle vive désormais à vos crochets, pillant vos maigres économies tel un parasite de la société qu’il est (tout en vous parlant des millions qu’il a à la banque mais que vous ne verrez jamais car ils n’existent pas). Parfois, votre douce moitié ne fait rien pour vous rendre malheureux, l’amour toxique peut parfois prendre naissance tout simplement dans le cœur de celui qui se dévalorise. Parce qu’il a mis l’autre sur un piédestal et se ronge les sangs à penser qu’il finira forcément par le/la perdre.

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Alors l’autre devient l’obsession. On guette tous les signes qui prouvent qu’il/elle va nous quitter pour mieux. Paranoïa qui nous ronge, qui bouffe l’autre aussi, obligé de subir nos questions, nos doutes, nos peurs… Fatalement, cette attitude précipite ce que nous craignons le plus : la rupture. Parce que personne ne veut vivre dans un climat délétère, personne ne peut supporter ça. Et si ça vous pourrit la vie, est-ce vraiment la peine de s’entêter ?

*si, j’ai droit de décliner charmant au féminin, maintenant.

Les succubes de l’énergie

Je poursuis mon exposé sur les amitiés malsaines, tant qu’à y être… Je vous parlais donc de ces personnes qui vous pompent l’air, des parasites de la good vibe qui n’attendent de votre amitié qu’une chose : que vous soyez là pour lui. Tu peux te brosser pour la réciproque.

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A la base, je suis plutôt une gentille, l’éternelle pompom girl de mes amis qui positive autant que faire se peut. Comme disait ma naturopathe, je suis faite pour être heureuse. Donc quand je rencontre une personne, je ne mets pas de barrière et je me retrouve parfois très vite dans le rôle de confidente – psy(de bazar). Jusque là, pas de soucis en soi, on a tous des coups de mou, besoin de se confier, moi comme les autres. Mais petit à petit, tu te rends compte que ce que tu prenais pour une simple amitié est en réalité une mer de sables mouvants. La réciprocité amicale n’a pas sa place, la succube n’a qu’un but : devenir le centre de ton univers.

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Les succubes de l’énergie se reconnaissent assez facilement, à partir du moment où l’on devient attentif aux signes : égocentrisme, paranoïa et une petite lichette de perversion narcissique. Car ces amis veulent vous enfermer dans leur univers. Ok pour que vous ayez d’autres amis mais à dose homéopathique et surtout interdiction de développer des liens aussi forts que ceux qui existent entre vous. Je vous jure, je me suis pris une scène monumentale un jour par une copine car j’osais passer la soirée avec une autre. Oui…euh… J’avais pas signé pour ça, moi ! La succube de l’énergie vous veut pour elle seule parce que vous devez être disponible au moindre de ses coups de mou pour répondre à ses what milliards de sms à base de “si tu n’avais pas été là ce soir, tu sais… Enfin, bref.” Houhou, c’est la fête…

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Très rapidement, vous vous rendez compte que la succube utilise le moindre prétexte pour vous parler d’elle car rien d’autre ne compte. La question “t’as fait quoi hier/ce week-end/pendant les vacances” n’est ni une politesse ni un réel intérêt pour votre personne, non, non. Elle attend que vous répondiez par un “blabla et toi ?”. Ah ben puisque tu me tends la perche pour parler de moi, allons y gaiement… Les succubes de l’énergie veulent surtout vous pomper votre attention. Les fameuses attention whores sauf que le pire c’est que c’est relativement inconscient. Elles ne sont pas amies avec vous pour vos qualités, non, elles sont amies avec vous parce qu’elles ont besoin de quelqu’un qui les conforte dans leur paranoïa, qui leur donne la sensation d’exister et surtout, surtout, essentiellement même, qui répond à la moindre de leurs sollicitations car elles sont forcément celles qui vivent les pires drames, sont victimes des pires angoisses. Et si un jour vous ne décrochez pas le téléphone, vous devenez sa pire ennemie.

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Après, ne soyons pas gratuitement méchant, certains succubes sont avant tout des dépressifs qui ne se rendent pas compte qu’ils vous empoisonnent. Seulement, moi, je suis pas psy et arrive un moment, faut mettre fin au délire et conseiller gentiment à la personne d’aller voir un professionnel (ou d’en changer). Surtout que mon énergie positive n’est pas non plus une source inépuisable.

Moi, spasmophile

Pendant longtemps, j’ai cru que la spasmophilie était une sorte de maladie imaginaire, une affection des hypocondriaques qui se prennent le pouls toutes les 3 minutes. Oh, ciel, j’ai des vapeurs, je dois être spasmophile. C’est vrai, si on se penche 5 minutes sur les symptômes de la spasmophilie, tu retrouves tous les bugs possibles du corps humain.

D’ailleurs, ma machine commence à ne plus trop marcher comme il faudrait, j’ai des ratés. Ca commence par quelques tremblements le matin, des tremblements assez marqués. Bah, me dis-je, c’est la fatigue. Je me traîne quelques spasmes à la paupière, au ventre et à la jambe mais c’est anecdotique et Doctissimo mon ami m’explique que je fais un peu de spasmophilie à cause d’un manque de magnésium. Ah ben voilà, je vais manger des amandes et ça ira mieux.

Puis un jour, tout bascula (tadam!). J’étais en charmante compagnie après une semaine un peu stressante, le champagne et les cigarettes rigolotes coulaient à flot. Quand, à la faveur d’un mouvement de tête un peu brusque, j’ai commencé à pas me sentir bien genre malaise vagal. Je demande donc à mon partenaire de me laisser un peu d’air mais là, c’est de pire en pire : allongée sur mon lit, j’ai envie de vomir, je suis en sueur et j’ai des fourmis dans les bras, des mains jusqu’aux coudes. Bon, une demi heure plus tard, c’était passé mais sur le coup, j’étais mal et je reste légèrement traumatisée.

Un coup de google plus tard, il s’avère qu’il s’agit d’une bonne grosse crise de spasmophilie. Bon, ben, ok, faut faire quoi pour se soigner ? Ah rien, ok… Super ! Faut juste que j’apprenne à me détendre, faciiiiile ! Bon, en plus de la chorale, de la plongée et de la salle de sport, va falloir que je me cale une ou deux séances de yoga quoi.

Comment en suis-je arrivée là ? Le stress, tout simplement. Rien de bien exceptionnel en soi. Mais du coup, je vire désormais parano, je me sens au bord de la crise à la moindre bizarrerie de mon corps alors même que je n’ai eu qu’une vraie crise en 32 ans et que celle-ci a eu lieu y a plus de trois mois. Genre alors qu’épuisée, je dois attendre 3h dans une gare seule, je commence à flipper quand j’ai la sensation d’avoir quelques palpitations. Même que je prends mon pouls pour vérifier (cf 1er paragraphe hein…). Je flippe au moindre fourmillement dans les doigts, peur, peur, peur… Mais est-ce que c’est pas un peu un cercle vicieux ? Plus j’ai peur plus je risque de provoquer une nouvelle crise ?

Non, y a pas à dire, la spasmophilie, ça craint.

PS : Evidemment, je suis preneuse de tous conseils sur le sujet, j’aime pas ça, être spasmophile.

Géolocalise ta mère

C’est angoissant. Aujourd’hui, tous mes réseaux sociaux veulent savoir d’où je prends la parole. Un statut sur Facebook ? Un statut Twitter ? Une photo instagram ? Toutes me proposent gentiment de me geolocaliser. Mais non, dégage !

En 2009, tout le monde s’est emballé sur le fliquant (et flippant) Foursquare pour partager avec le monde leur localisation. En ouvrant mon Twitter, je savais précisément où se trouvaient certaines personnes. Foursquare à ceci d’intéressant qu’il en dit assez long sur les localisations partagées genre « hé, je suis dans le dernier bar hipster à la mode mais je vous en informe négligemment parce que c’est tellement mon quotidien quoi… Et puis avec de la chance, je vais finir mayor of the place, le swag ! Ça permet aussi de raconter de belles histoires, de se foursquariser dans de lointaines villes alors qu’on soigne sa bouée ventrale sur le canapé…

Et justement, des fois, la géo localisation est diablement trop efficace :

(capture d’écran chopée sur très bon zéros sociaux)

Moi, j’aime pas, je me sens traquée. Tu me diras que quand je poste une photo du Sacré Cœur, on peut se douter que je suis à Paris. Oui mais j’ai pas envie de me sentir traquée, de tenir un bulletin précis de mes déplacements. Il y a une part de parano explicable par le fait que j’ai été harcelée pendant un an et demi sur ce blog par un déséquilibré et qu’un autre s’est amusé à me faire des menaces de mort. Oui, il trouvait très amusant de poster ma photo sur une pierre tombale… Et l’enquête démontra que ce n’était pas la même personne. Sans parler du troll qui m’insulte avec haine et violence depuis 4 ans… Vous comprendrez que je me protège un peu… D’ailleurs, quand je poste une photo de Paris, elle a été prise bien 2h avant…

Et puis, laissez moi ne pas ouvrir complètement la porte. Je n’ai jamais bien saisi l’intérêt d’informer sa communauté des lieux où nous sommes. Est-ce que ça intéresse quelqu’un de savoir que j’ai quitté mon bureau à 19h34 ? Que j’étais à ma salle de sport à 20h17 ? Que j’étais enfin chez moi à 23h02 ? À part éventuellement un petit ami jaloux et encore, j’ai expliqué ci dessus qu’on pouvait tricher avec foursquare. Et si je postais un statut FB à ce moment là me géolocalisant ailleurs ? Oups boulette !

Quand j’ai eu mon premier mobile à 19 ans, j’ai haï cet objet que je voyais comme un fil à la patte. Aujourd’hui, tous mes réseaux sociaux me proposent joyeusement de localiser toutes mes productions. C’est plus un fil, c’est carrément un bracelet électronique ! Je dis non. Quand mon iPhone me dit que ce serait ultra top que j’active la géolocalisation, je lui dis d’aller se faire voir. Y a juste des moments où j’ai envie de me déplacer sans que mes communautés soient au courant de mes moindres déplacements. D’abord parce que, soyons honnêtes, ça n’a vraiment aucun intérêt mais surtout que j’ai pas envie qu’on sache où je suis en permanence. Avoir l’illusoire sensation qu’il suffit de couper l’option géolocalisation pour gagner une once de liberté. Non parce que donner ma localisation dès que j’agis sur les réseaux sociaux, ça me donne limite l’impression de pointer…

Où j’ai failli ne pas revenir

Terminons ce cycle “mes vacances en Thaïlande” par un article sur mon retour et mon ressenti de tout ça. J’avais prévu de vous faire un article sur mon voyage en avion mais finalement, à part “alors j’ai plus peur de l’avion du tout, j’ai passé les deux fois 19h à regarder des films, manger et dormir”, j’ai rien à dire. Ah si, je pourrai rajouter sur mon road map “Doha et Kuala Lumpur”, je m’y suis posée.

Mais avant tout, revenons sur l’anecdote de fin de voyage me concernant. Je dois avouer que j’ai passé dix jours idylliques, tout s’est bien passé si on excepte mon caisson cassé et surtout l’ADD de Mathilde (oui, bon, ça, c’était pas anecdotique).Mais la veille du départ, un nuage discret se forme dans mon ciel. Alors que l’on refait nos sacs, Anaïs me parle d’un papier qu’on nous a donnés à l’aéroport. “Heu, tu veux dire le papier qu’on nous a donné à la douane là quand on a tamponné nos passeports ? Ben je l’ai jeté…”. Oui, la Nina 2.012 jette, c’est une nouveauté. Sauf qu’il paraît que le papier, c’était pas juste un récépissé, c’était ma departure card. Ouiiiii… Mais bon, j’ai le tampon sur mon passeport, c’est pas grave.

Le lendemain, je soumets mon cas à notre responsable qui commence à méchamment paniquer : “mais tu te rends pas compte ! Ils te laisseront jamais partir sans ça ?”. Heu… Mais quel est ce pays qui empêche les gens de rentrer chez eux ? En tant que Française, je suis pas habituée, nous, on a tendance à faire l’inverse… Il fait appeler l’aéroport mais je me sens un peu dans Midnight Express (film que j’ai jamais vu en fait). Peu de temps avant le départ, un de nos camarades se réveille : lui aussi l’a jeté. Sachant que ce mec là a manqué le vol à l’aller et a dû se payer un nouveau billet. Ok, toi, les avions, c’est pas ton truc. Donc on a droit à un coaching angoissant : “à l’aéroport, vous courez vite vous enregistrez et après, vous allez à l’immigration. Jouez pas aux cons sinon vous allez rater l’avion et ce sera la merde”. Oui mais j’ai le tampon sur mon passeport, ça marche pas ? Bon, on va voir. Arrivés à l’aéroport, on fonce avec mon camarade d’infortune nous enregistrer. Arrivé au guichet, l’hôtesse nous demande notre departure card. “Oh, we lost it…” Elle nous regarde : “Ok be careful the next time, it’s important… There is your new departure card, have a good flight”. En gros : “oh ben c’est pas bien de perdre le papier, tu feras attention la prochaine fois, je t’en donne un nouveau, salut!”. Heu… C’est tout ? C’était bien la peine de nous faire flipper…

Epilogue de cette histoire : arrivés à l’immigration, je donne ma departure card (sans tampon), je passe sans soucis. Mon camarade, par contre, a dû parlementer 5 minutes pour avoir le même honneur. Ah ouais, les avions, c’est vraiment pas ton truc à toi…

Bref, hormis cette sémillante anecdote, y a pas eu d’accroc. Et bon sang, ça fait tellement de bien. Pendant 10 jours, j’étais coupée du monde, coupée du net, je ne savais plus l’heure ni même le jour. Je me souviens de ce soir, notamment, où Anaïs et moi étions assises sur la terrasse à l’avant du bateau avec pour vue la mer qui défilait sous notre embarcation et les poissons volants surgissant des flots (curieusement, ma vue semble s’être un peu améliorée sur place) et nous parlions de nos vies, sereinement. A ce moment précis, j’étais heureuse, purement heureuse. Pour la première fois, j’étais en vacances avec aucune envie de rentrer mais alors aucune.

En 2011, toutes mes vacances ont été gâchées : celles de janvier par une rupture, celles de juin par un genou cassé, celles de décembre par la mort de ma grand-mère. Et ça finit par rendre paranoïaque. J’avais sourdement peur, peur de ce qu’il pourrait mal se passer. Oh, je me doutais bien que j’allais pas me recasser un truc : mes os sont restés intacts pendant 31 ans, ce serait bien le diable de m’en briser deux en moins d’un an. Pourtant, ça partait mal : partie enrhumée, mes oreilles n’ont pas bien supporté les trois atterrissages de l’aller, je perdais à chaque fois une bonne partie de mon ouïe. Mais finalement, j’ai pu plonger sans quasi aucun souci d’oreilles, y a juste eu une descente un peu compliquée mais comme je signale ce problème d’entrée de jeu, l’encadrant sait qu’il faut me laisser faire.

Je suis revenue surboostée, bronzée, reposée, heureuse. La vie m’a vite rattrapée, j’ai eu pas mal de boulot dès mon retour, mon entretien annuel, des milliards de choses à faire. J’ai repris ma vie trépidante, je n’ai déjà plus de soirées de libre alors que j’ai envie de faire des milliards de chose comme la boxe (oui, ça m’obsède maintenant), j’ai commencé un nouveau roman, je veux faire des bijoux et autres petites choses manuelles… Le repos physique risque d’être de courte durée. Mais le repos mental, lui… C’est officiel, le marasme 2011 est derrière moi (et la vie, je te remercie de pas me prouver le contraire en me faisant tomber une tuile monumentale sur la gueule vu que c’est un peu ton habitude, tu aimes contredire mes écrits, je le sais).

Te laisse pas bouffer

Hier, je vous expliquais qu’être gentil, c’est cool, ça met des paillettes et des arcs en ciel dans la vie des gens et qu’on gagnerait tous à être plus sympas. Sauf que voilà, les gens, des fois, ils ont de vrais problèmes et quand tu arrives tel un angelot naïf, tu te retrouves vite dans une spirale infernale.

J’ai, malgré moi, un côté St Bernard. Je tombe toujours amoureuse d’hommes un peu fragiles que j’essaie de rebooster parce que “hé mais mec, tu vaux plus que tu ne crois”. On appelle ça une soignante mais comme me dit un jour Tribulanne, dans soignante, il y a “soi niante”. Le problème, c’est que je m’y prends mal en soi. Voyez, en plongée, on fait un peu de sauvetage et la première chose qu’on a appris, c’est le coup de coude en pleine face de l’assisté. Bon, c’est pas obligatoire mais une personne qui se noie a tendance à se débattre donc si elle devient ingérable, qu’elle s’accroche à nous et nous fait sombrer, mieux vaut l’assommer. De façon générale, mieux vaut un nez cassé que deux morts. Les gens qui ne vont pas bien sont la personne en détresse qui va se raccrocher à vous avec désespoir et vous faire couler. Mais comment leur casser symboliquement le nez ? Comment leur secouer les puces sans commettre de dégâts irréparables ?

Le problème est que certaines personnes ne veulent pas aller mieux. Je connais une fille qui s’entretient une petite paranoïa à base de “personne ne m’aime, les gens sont méchants, je comprends pas” depuis deux ans. Cette fille nous a bousillé une soirée en partant en claquant la porte parce que “personne ne s’occupait d’elle”, soirée survenant à rupture avec l’Ex H+24 (et même pas tout à fait) pour moi, le surlendemain du décès de la grand-mère d’une autre donc bon, elle n’avait pas la palme de la situation la plus dramatique. En lui courant après pour tenter de la calmer, je me suis retrouvée à discuter 1h sur un trottoir sans manteau en plein mois de janvier. A l’arrivée ? Elle n’a même pas pris la peine de prendre de mes nouvelles quand je me suis cassée la jambe. Et elle continue à faire la gueule à des gens sans qu’on comprenne pourquoi et à se poser en victime. Bah tiens.

Il y a aussi ceux dont la dépression est un moteur. Genre les artistes maudits qui se biturent tous seuls chez eux et se jettent sur leur lit en criant que la vie ça pue et qu’ils souffrent. Enfin, quand je dis seuls, faut que ça se sache quand même, ils SOUFFRENT et le monde entier se doit d’être au courant. Je t’expose ma plaie béante, monde cruel, viens y déposer mille cataplasmes. Ceux qui sont suivis par un psy ne le sont finalement que pour donner une caution à leur mal être. Ce n’est plus “vu à la télé” mais “suivi par un psy”. Leurs maux sont d’ailleurs parfois réels, ne nions pas la souffrance, mais leur éternelle mise en scène te fait te poser des questions : ton mal être précède-t-il ta mise en scène de ta souffrance ou s’en nourrit-il ?

Le truc, c’est que je suis pas psy. Aider les gens qui ne vont pas bien est une noble attention résultant certainement de mes propres névroses (la principale étant : “j’ai une vie globalement satisfaisante, mes parents sont supers, mon enfance fut très heureuse, je dois partager tout ce bonheur qui est mien pour rééquilibrer le monde”, en gros) mais faudrait voir à se poser les bonnes questions. Puis-je réellement aider cette personne ? Le souhaite-t-elle réellement ? En étant gentille et attentive à ses malheurs, est-ce que je l’entretiens pas dans ses délires dépressifs ? Et à un moment, tu te rends compte qu’à ne pas oser éloigner les gens nocifs (parfois malgré eux), tu t’es oubliée. Que tu rentres le soir totalement vidée. Que tu appréhendes de les voir car tu sais qu’ils vont avaler goulûment ton énergie et ta joie de vivre. Et que ça te gonfle. Mais tu culpabilises en même temps, c’est quand même pas cool de tourner le dos aux gens qui ne vont pas bien, ils ont besoin d’être entourés. Oui mais entourés par qui ? Par moi ? Parce que tu vois, je pourrais me couper un bras pour certaines personnes qui vont mal mais ces personnes se comptent globalement sur les doigts de la main. Ces personnes, elles peuvent m’appeler ou m’écrire, je suis là. Les autres, arrive un moment où il faut admettre qu’on ne leur doit rien, que notre histoire commune n’est pas assez profonde pour que je me perde. Surtout quand la douleur n’est qu’une façon de se mettre en scène,d ‘acheter notre affection. Souvenez-vous la fausse leucémique…

(c) Mamzel*D

Maintenant, je dois apprendre à ne pas culpabiliser, faire le tri, ne secourir que mes amis qui comptent et laisser les autres à la périphérie. C’est dur mais force est de reconnaître que je ne suis pas wonder-psy-woman.

Les rivales

C’est un matin du mois de mai que vous avez croisé le regard de braise du beau Jerome qui vous a crucifié d’un sourire des plus séducteurs. Oh mon Dieu, je le veux ! Vous êtes sous le charme et vous êtes bien décidée à le conquérir. Sauf que, pas de chance, Jerome et vous ne vivez pas sur une ile déserte et autour de vous il y a d’autres femmes… Les rivales.

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Autant je ne suis pas jalouse une fois en couple, autant quand j’ai un mec dans le viseur, je peux démolir toute greluche qui oserait s’en approcher. Aaaaaah, elle lui a effleurée le bras ! Aaaaaah, elle glousse en se caressant la gorge ! Mais quelle sale pétasse, c’est MA proie. De fait, je suis parfois (souvent?) victime de paranoïa. Peut-etre une sorte de prétention qui me pousse à penser que j’ai tellement bon goût que tout le monde a les mêmes que moi. En même temps, depuis que j’ai des lunettes à ma vue, mon moi bien voyant est drôlement
fier des choix de mon moi myope. Enfin bref, Jerome le bellâtre, je le veux comme 100% des filles célibataires (et des mecs aussi). Et ça me gonfle.

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Je me souviens, quand j’ai eu mon crush pour l’Ex, avant qu’on ne sorte ensemble, il y avait une fille qui lui parlait tout le temps, nous empêchant d’être seuls pour que je puisse user de mon rire de gorge tout en me tortillant les cheveux. Non mais sérieux, comment envoyer mes signaux « moi vouloir toi » si une autre femelle me parasite hein ? De 1, il pourrait penser que toutes les femmes sont comme ça et ne pas comprendre le message sous tendu et de 2, comment lui prouver que je suis la fille qu’il lui faut si je peux pas lui causer peinard ? Les rapprochements en groupe, ça complique vraiment la donne.

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Le problème, c’est que certaines rivales n’en sont pas. Dans le cas de l’Ex, l’autre fille n’était pas attirée par lui et d’ailleurs aujourd’hui, ils ne se parlent plus. De mon côté, c’est devenu une bonne amie. Parce que les rivales en temps de crush, une fois que je suis parvenue à mes fins (quand j’y parviens), je ne ressens plus une once de jalousie vu que je fais confiance. C’est juste que pendant la parade nuptiale, j’aime avoir ma marge de manœuvre.

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Et arrêeeeeeete de lui toucher le bras ou je te pète une dent !

Volée !

Et énervée un peu. Samedi, retour de la plongée, j’ai mon gros sac sur le dos, mon sac à main suspendu à mon épaule, mes écouteurs dans les oreilles. Stalingrad, changement de métro, je suis perdue dans mes pensées quand 2 jeunes me sautent dessus.

« Madame hé madame ! »

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Au passage, depuis que j’ai écrit mon article annonçant qu’en fait j’ai à nouveau 25 ans, on n’arrête pas de m’appeler madame. Le pouvoir contradictoire de ce blog me fatigue. Par exemple la semaine dernière, je marchais dans la rue avec ma collègue Salima quand une nana nous aborde pour Handicap National : »[à Salima] mademoiselle, vous avez une minute ? [à moi] et vous madame ? ». Blaaaaaf ! Je vais arrêter de porter la veste moi.


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Bref je disais Stalingrad, 2 ados me sautent dessus « Madame, y a un type qui vient de vous voler votre portefeuille ! Il est parti dans le couloir pour la ligne 5! ». Hein ? Sur le coup, je pense à une embrouille, mon sac est fermé et personne ne s’est approché de moi puis avec le sac de plongée, ça me parait impossible. Et pourtant mon porte-monnaie a
bel et bien disparu. Montant du butin : 3 euros max. Ma CB, mon iPhone et mon téléphone sont toujours dans mes poches, mon billet de 5 euros aussi, mes papiers dans mon sac. Inutile donc de courir après mon voleur qui doit déjà etre loin.

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Pourtant je sens la colère monter. Je m’en fous des 3 €, dommage pour le porte monnaie que j’aimais bien mais le geste me rend furieuse. La seule fois où on a essayé de me faire les poches, le gamin était tellement adroit que je l’avais capté en deux secondes et engueulé mais là, j’ai rien senti. Première réaction : pourquoi moi ? Facile : j’ai dû bien faire sentir que j’étais dans la lune et mon porte monnaie était facile d’accès dans ma poche (faut que j’arrête de tout mettre dans la poche). Mais j’ai quand même un profond sentiment d’injustice, une envie de retrouver ce petit con pour lui démonter la tête. Même si imaginer sa réaction en découvrant son butin me console un peu.

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Le truc, c’est qu’après, tu paranoïses. Dans le métro suivant, il y avait du monde, j’ai passé mon trajet à contrôler mes poches. iPhone ? Vu que j’ai toujours de la musique dans les oreilles, ok. Téléphone mobile ? Ok mais lui, on me le volerait, on me le rejetterait aussi sec à la figure en m’insultant : « non mais tu te fous de moi, tu utilises vraiment cette rougne pour téléphoner? ». Oui, monsieur, depuis que mon iPhone a tenté un baptême sauvage de plongée dans mes toilettes et vu le prix d’un smartphone (même si je change d’opérateur), on va attendre un peu, j’ai dû me payer des dents et des lunettes récemment. Et je préfère me payer des vacances aussi. Bref, personne n’a fouillé mes poches mais je restais bloquée sur la violence symbolique de l’acte, le côté « c’est dégueulasse ». Tout ça pour 3 euros, je sais, j’ai toujours été excessive.

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Je suppose qu’il faut y voir une alerte : j’ai eu chaud y a 15 jours avec le gamin maladroit, fallait bien que ça finisse par m’arriver. Devenir parisienne ne protège pas des mains piqueuses. J’ai eu du bol, je n’ai perdu que 3 euros dans l’affaire, j’ai toujours mon iPhone (qui me sert de smart sans phone) et ma CB, rien de grave. Ca fait juste chier et ça ébranle mon monde Bisounours dans lequel personne ne me veut du mal, surtout un gars croisé dans un couloir de métro qui a vu mon porte-monnaie dépasser.

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Enfin, voyons le positif : cette semaine, je suis en vacances, je n’aurai donc pas besoin de monnaie pour le café.

T’as peur, dis, t’as peur ?

Il y a 5 ans, je pensais un jour devenir journaliste. Journaliste en quoi, je ne savais pas bien, j’étais plus naturellement attirée par le sportif, le féminin (mais pas la mode ou la beauté, moi, je voulais être chroniqueuse, un peu comme Carrie Bradshaw mais en moins névrosée), l’international. J’avoue que le national ne m’a jamais vraiment intéressée et aujourd’hui encore, je saute assez facilement les pages France. Peut-être parce que j’ai la sensation que l’herbe est toujours plus verte ailleurs ? Peut-être. Mais là n’est pas le
sujet.



J’avais donc cette ambition mais aujourd’hui, j’ai légèrement honte parce que la presse m’exaspère. Mais à un point. J’ai l’impression qu’on écrit tout et son contraire juste pour nous faire peur. Par exemple, la crise. La criiiiiiiiiiiise (en hurlant hystériquement, je vous prie). La garce, elle nous tuera tous. ON perdra tous nos emplois, on ne pourra plus s’acheter de pâtes parce qu’elles seront trop chères, même les coquillettes et puis à la fin, on crèvera tous. Le seul qui peut nous sauver, c’est Obama, tellement qu’on lui file un
prix nobel même pas un an après son élection parce qu’il est plein de volonté. Mais bon, pas de chance, Obama, c’est pas notre Président à nous donc nous, pauvres Français, on a la criiiiiiiiiiiise, on nous balance des chiffres qui font peur comme ceux de l’inflation, du chômage… Tous pauvres demain.

Ceci étant, il vaut mieux être pauvres parce qu’avec toute cette délinquance et cette insécurité, on va tout se faire voler de toute façon. Pourtant, notre gentil gouvernement renvoie tous les impies dans leur pays mais ça ne suffit pas. Peut-être que ça voudrait dire que… non… ça voudrait dire que les délits peuvent être aussi commis par des Français ? Des Français qui ont la nationalité pour de vrai ? Oh ben ça alors ! De toute façon, peu importe, à la vitesse où vont les choses, je vais mourir violée (par 4 individus en même temps) et égorgée au fond d’une rame de RER. Et pauvre.

Quoi que pas sûr, j’ai peut-être une solution de sortie pour éviter cette mort atroce : crever de la grippe A. Les Français sont particulièrement légers sur le sujet, malgré l’atroce pub anxiogène diffusée quotidiennement avec de la musique qui fait peur et des microbes volants. Régulièrement, les journaux nous rappellent l’horreur de cette grippe, que des gens en meurent et tout. Et vous croisez des gens dans la rue avec des masques ? Vous éternuez dans votre coude plutôt que dans vos mains ? Et bien si vous crevez de la grippe, ce sera bien fait pour vous, vous n’aviez qu’à croire les médias, non mais !


Je caricature mais pas tant que ça. Et encore, j’ai pas envisagé l’hypothèse de mourir déchiquetée dans un attentat dans le métro ou pulvérisé dans un crash d’avion parce que les pitots sont tous dysfonctionnels ou que les pilotes se sont endormis. Ou d’autres choses auxquelles je n’ai sans doute pas pensé comme l’anthrax mais ça me paraît passé de mode. Je suis sûre que si j’envoie une lettre avec de la farine dedans, plus personne ne pensera à l’anthrax. C’est bien, une paranoïa en chasse une autre. Comme quoi, toutes les menaces terriblement terrifiantes sont relatives.  Bref, cette course au sensationnalisme effrayant m’agace, on flirte avec la désinformation. Il doit y avoir des cas où on s’y vautre carrément, d’ailleurs. Je n’ai pas besoin qu’on me rappelle tous les jours que c’est la criiiiiiiiiiise, qu’il y a la grippe A, l’insécurité… C’est bien triste certes mais je ne pense pas que ce soit une raison suffisante
pour ne plus sortir de chez moi (même si des fois, je me dis qu’une petite paranoïte aiguë serait sympa comme excuse pour pas aller travailler mais il ne faut pas en abuser sous peine de finir interné). Je suis obligée de sortir de chez moi pour bosser, voir des gens, vivre…



Par contre, ce serait sympa de distribuer quelques bonnes nouvelles de temps en temps… Juste pour voir ce que ça fait.