Amour toxique

J’ai lu y a quelques semaines La vie sexuelle des super héros. Quand j’étais en Égypte, dans un désert à la chaleur caressante et à la lumière enveloppante… Rah j’ai un cafard là ! Je disais quel j’avais donc lu ce livre sur je suis loin d’avoir adoré mais j’y ai trouvé un petit os à ronger : l’amour qui rend dingue et qui te pourrit tout.
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Dans La vie sexuelle des super héros, Mister Fantastic tombe fou amoureux d’une jeune femme et se retrouve embarqué dans ce genre de relation toxique, tellement obsédante que plus rien ne compte, plus rien n’existe. Il néglige sa famille, ses amis, son travail, viré parano et passe son temps à se questionner sur cette relation . Ça sur 150 pages, je vous cache pas que j’ai eu plusieurs fois envie de prendre mon élan et de lui coller une énorme tarte dans la gueule. Pourtant, qui n’a pas vécu ce genre de relation qui vous empoisonne littéralement la vie, la tête, qui fait sortir une partie de votre personnalité peu plaisante ?

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L’amour rend distrait dans un premier temps, un petit tour de magie des hormones, je suppose. Comme dirait la chanson « je ne pense qu’à toi, je bosse plus, je fous rien« . Combien de fois en réunion ou devant mon Pc mon esprit est parti vagabonder dans de doux draps retrouver les bras accueillants de mon aimé. Mais jusque là, rien de bien préoccupant. Évidemment, cette distraction amoureuse n’est pas forcément la meilleure alliée de votre rentabilité et on n’est pas à l’abri d’une boulette mais si on reste un minimum attentif, cet état amoureux est une douce balade sur les sentiers de la vie, pas un chemin de croix.

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Mais l’amour peut parfois être une belle saloperie qui va tout flinguer. Parfois parce que vous êtes tombés sur un connard ultime genre pervers narcissique ou autre psychopathe aimant par dessus tout briser menu sa proie. Mais parfois, c’est juste parce que ça sent pas la belle histoire. Parce que le mec est un connard tout court. Les princes et princesses charmantes* n’existent pas, faudrait s’en rendre un peu compte. Avec de la chance, on tombe sur un camarade de vie bien agréable qui nous rendra notre tendre amour. Avec pas de chance…

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Sauf que parfois, on n’a pas senti le truc venir et on se laisse piéger. On tombe amoureux de l’autre, on lui prête mille qualités et le petit vélo démarre « je suis pas assez bien pour lui/elle ». C’est même le ressort préféré des pervers narcissiques : si cet-te enfoiré-e réussit bien son travail de sape, à la fin, c’est limite si vous n’êtes pas censé le/la remercier d’avoir même daigné poser le regard sur vous et vous avez teeeeeeeellement de chance qu’il/elle vive désormais à vos crochets, pillant vos maigres économies tel un parasite de la société qu’il est (tout en vous parlant des millions qu’il a à la banque mais que vous ne verrez jamais car ils n’existent pas). Parfois, votre douce moitié ne fait rien pour vous rendre malheureux, l’amour toxique peut parfois prendre naissance tout simplement dans le cœur de celui qui se dévalorise. Parce qu’il a mis l’autre sur un piédestal et se ronge les sangs à penser qu’il finira forcément par le/la perdre.

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Alors l’autre devient l’obsession. On guette tous les signes qui prouvent qu’il/elle va nous quitter pour mieux. Paranoïa qui nous ronge, qui bouffe l’autre aussi, obligé de subir nos questions, nos doutes, nos peurs… Fatalement, cette attitude précipite ce que nous craignons le plus : la rupture. Parce que personne ne veut vivre dans un climat délétère, personne ne peut supporter ça. Et si ça vous pourrit la vie, est-ce vraiment la peine de s’entêter ?

*si, j’ai droit de décliner charmant au féminin, maintenant.

Il n’y a pas d’âge pour les râteaux

Par Lucas

Aujourd’hui, j’ai eu un rendez vous médical avec une femme dont je suis un peu amoureux. Comme c’est l’une des dernières séances, je lui ai demandé si je pouvais « dire au revoir à Mademoiselle Through, dire bonjour à Célia » et l’inviter au resto. Elle m’a répondu que ce ne serait pas « déontologique ». Vie de Merde.

Pourquoi je dis ça ?
Parce que ça m’agace qu’on me réponde un truc pareil alors que j’ai attendu des semaines et des semaines pour lui proposer ce resto. Afin, justement, que nous ne soyons plus dans une relation de patient à thérapeute. Donc, en somme, ce qui me fait râler, c’est le fait qu’elle ne me dise pas clairement « non tu pues » ou « non, je n’ai pas d’atomes crochus avec toi ». Histoire que je sache à quoi m’en tenir. Qu’elle se camoufle derrière un paravent de conventions, ça me fait ronchonner… Surtout que, ce que j’adore chez elle, c’est son coté sincère. Et bah là, je tombe de haut…

Quelque part, se prendre un râteau, c’est se remettre en question… Sur sa place, sur ce qu’on est, sur ce qu’on veut. Je ne compte pas le nombre de râteaux pris de plein fouet où j’ai quand même cherché à aller plus loin et où ma ténacité a fonctionné. Petite pause dans cette bafouille, allez donc voir cet extrait de Manuale d’Amore : c’est tellement ça !!


Et pour revenir à la question de l’être, je me dis que ca rejoint toujours la dimension du paraître. Est-ce que le personnage public de Lucas, joué sur la scène du théâtre social correspond à ce qu’il  a, au plus profond de lui-même, ou bien est-on à 1000 milles de la vérité ? Bah oui ! Illustration….

J’ai trouvé récemment avec l’aide d’une super conseillère RH, ce que je voulais faire de ma vie. De la Communication Stratégique (purée comme c’est beau ces titres ronflants). Pour résumer, disons que c’est de la communication instrumentalisée pour conforter les interlocuteurs dans leur image de la boite et de ses valeurs (mais là les gens intègres vont me dire que la com n’est pas une fin
en soi et que c’est déjà un instrument, un outil, un moyen, certes, certes…).On est pas loin du lobbying et.. Bref.

En fouillant un peu ce marché histoire de mieux le comprendre, je suis tombé sur une phrase très vraie et qu’on peut surement extrapoler pour expliquer mon râteau, je cite

« Entre
Ce que je pense
Ce que je veux dire
Ce que je crois dire
Ce que je dis
Ce que vous avez envie d’entendre
Ce que vous entendez
Ce que vous avez envie de comprendre
Ce que vous comprenez,
Il y a 10 possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer.
Mais essayons quand même… »

Cela veut-il dire que dans la séduction il n’y a pas de place pour le parler vrai et la sincérité ?
Cela veut-il dire qu’il faut se conformer à des schémas convenus, ne pas sortir des sentiers battus ?

Je refuse cette sclérose plaquée par la force implicite du qu’en dira t-on et par la peur de donner une mauvaise image.
Sommes-nous en train de rentrer dans une société de façades où il faut montrer un paraitre idéel et fallacieux tout le temps ?
Les relations sociales sont-elles appelées à être encore plus consensuelles ?
Les esprits singuliers et iconoclastes vont-ils devenir des marginaux ?

Bon, heureusement pour moi, samedi soir j’ai vu la coloc d’un copain que j’avais entraperçue à Odéon le jour où elle passait son examen pour rentrer dans l’appart. Je vous parle d’elle parce quencette demoiselle est une bonne occasion pour renouer avec le jeu de la séduction plus ou moins implicite, plus ou moins volontaire. De l’art délicat d’être en intelligence avec la donzelle… Bon, si
ça se trouve un jour, en France, on va en arriver a cette scène mythique de « Mensonges et Trahisons »… Allez, tiens,  je vous laisse là-dessus…

Christmas fuck

Par Ella Sykes

Ce qu’il y a de plus navrant lorsque l’on est un célibataire expatrié sur un autre continent, c’est de passer des fêtes comme Noël, le jour de l’an et son anniversaire (le mien est le 17 janvier), seule.

Mais, quand je dis seule, bien entendu je mens. Parce que hormis le soir de Noël, je ne serais pas seule. Je n’aurais même, jamais été autant entourée. Certes, par des inconnus, des personnes que je connais peu, des étudiants de ma promotion, mais au fond, quelle importance ?

Ce qu’il y a de pénible finalement c’est d’être loin des siens et de ne pouvoir rien faire pour une soeur qui part à la dérive et qui hurle sa souffrance comme elle peut tout en refusant l’aide de ceux qui lui tendent la main. C’est de se résigner à ne pas être celle qui pourra lui apporter ce dont elle a besoin. C’est aussi se tourner vers soi et puis de se demander comment faire pour remplir le vide et le silence d’un appartement immense pendant les deux prochaines semaines, parce que se retrouver face à soi, c’est plutôt … chiant et pour le moment, parfaitement inintéressant.

Alors, comme une bonne petite comptable, je cherche à inviter le plus de personnes possibles à la petite fête que mon colocataire et moi allons organiser le 6 janvier pour fêter dignement la nouvelle année 2009 qui va encore m’enculer dans les règles de l’art, m’apportant son lot d’événements pénibles et d’épreuves à la con. Pour me consoler, je me dis alors que je mérite bien une petite compensation. Déjà plus de 6 mois sans relations sexuelles, enfin je crois, c’est peut-être plus au fond. Peu importe, je planifie donc qu’à cette fête, je vais boire au point de voir des
aurores boréales et m’envoyer en l’air avec Yan, un français qui vit à Pittsburgh. Si on considère notre attirance mutuelle qui dure depuis plusieurs mois, alors même que nous étions encore à Paris, de la semaine exceptionnelle que nous y avions passé tous les deux, et notre complicité, bref, j’ai toutes mes chances. Enfin, je décrète cela mais encore faudrait-il qu’il veuille bien tromper sa copine californienne avec moi.

Mais, il joue à la pucelle, il dit qu’il est amoureux et toutes ces conneries. Il disait cela aussi de son ex avant de passer la semaine avec moi, à Paris. Elle n’est plus qu’un souvenir maintenant. Ce qui est amusant, c’est que nous n’étions pas passé à l’acte. Une semaine entière passée à dormir dans les bras l’un de l’autre, à se tourner autour, à se séduire tranquillement, à se caresser du regard, à se sentir proche et ami puis autre chose.

Il parait que c’est important de se faire plaisir, de faire l’amour etc. même si ce n’est pas l’homme idéal. J’avoue que ça me répugne mais débuter l’année avec lui dans mon lit, il y a probablement pire. Et puis, mon rabbit a rendu l’âme.

Quoiqu’il en soit, il me faut inviter tous les gens que je connais depuis que je suis arrivée ici, et qu’eux-mêmes viennent avec le plus d’amis possibles. Cela multipliera mes chances de rencontrer un gars suffisamment brillant qui me fasse croire qu’il est charmant et qui suscite assez de désir pour que je ressente l’envie d’être embrassée et caressée.

Je vais devoir concocter un buffet pour la fête : faire des courses, cuisiner des plats avec Maxime (mon colocataire) et il faudra que je prévois de faire un stock de préservatifs à entasser dans mon placard, là, sous mes petites culottes.

J’ai tout prévu, même les litres de vin californien, australien, argentin, les Jack and coke, les mojitos et margaritas. Certaines comptent sur leur tenue Marc Jacob and co, leur maquillage Chanel, moi je compte sur les effluves enivrantes de l’alcool pour me rendre belle aux yeux de ma proie potentielle. C’est nettement plus efficace à mon sens dépendamment de ce que l’on espère pour la suite. Sauf que me concernant, je ne suis pas dupe, il n’y a jamais de suite après les soirées du Nouvel An. C’est plutôt paradoxal quand on y pense.

Mes parents partent s’éclater à Saint-Domingue, mon frère offrira des cadeaux dans la famille de sa copine à Paris, ma soeur ira danser dans une boîte avec des amis en Guyane et moi, je boirai jusqu’à tout oublier dans une party chez moi, à Québec. Nous sommes une famille déchirée, dont chaque membre s’éloigne pour ne plus avoir à penser combien nous nous décevons les uns les autres à travers un amour non compris et si compliqué à partager, qu’il en vient à nous faire souffrir. Les non-dits, les incompréhensions, la colère et la frustration se sont infiltrés dans nos veines. Je fus la première à les quitter. dès que j’ai eu 16 ans, fuyant cette insoutenable emprise que LA famille opérait sur moi, contrariant par là-même, ma soif de liberté. Je constate que peu à peu, ils m’ont imité et désertent ce champ de bataille que nous appelons notre maison. Je me sens coupable parce qu’au fond je suis l’initiatrice de cette désertion collective. Ils doivent croire que partir vaut mieux que tous les maux. Mais alors même qu’ils font maintenant ce que j’ai commis il y a des années, je me rends compte, que la fuite ne fait que précipiter chacun d’entre nous dans l’abîme.

This is the End, Beauty for friend…

Par Lucas(Le début, c’est ici)

Chères lectrices, chers lecteurs,

Je tiens à vous prévenir et anticiper vos railleries…
Je vais prendre un peu de temps pour moi durant les prochains jours et faire mon égoïste.
Pour autant, je crois que Nina a la masse d’articles à moi en réserve. Sinon elle peut toujours vous amuser avec mes épisodes à deux francs cinquante de « Faut pas Croire ce
que Disent les Journaux », drame journalistique en 3 actes avec Nina Bartoldi et Lucas d’Amore dans les rôles principaux.
Sachez aussi que je n’ai pas de raisons valables pour vous abandonner 15 jours si ce n’est un brutal retour à la réalité des choses. Une réalité qui tient en une phrase de Jim Morrisson
 

This is the end, beauty for friend

 

Les médecins m’avaient pourtant prévenu… Mes parents aussi me l’avaient dit… Apres un trauma crânien on voit tout en rose et on a plus de retenue…

Moi par exemple j’ai rêvé (pfff, « moi je », c’est trop nase…)  à deux reprises dans mon coma que je demandais la main d’une demoiselle à ses parents…

Bon cette demoiselle s’avère être une amie.

Il s’avère que je l’ai rencontrée il y a quelques années alors que j’étais encore en Droit.

Il s’avère qu’à l’époque elle était en couple, quasi mariée.

Je crois que pendant ces quelques années j’ai toujours été plus ou moins amoureux d’elle, sans me l’avouer honnêtement.

Oui, j’ai la masse d’ex qui, ce soir, vont clouer des photos de moi avec des épingles juste après la lecture de cet article…
 

Mais en l’ayant au téléphone dimanche je me suis dit qu’il fallait que j’arrête définitivement de me leurrer.

Que je grandisse un peu.
Cat’s Eyes ça va 5 minutes…
 
Alors certes…
L’hôpital et le choc que j’ai reçu dans l’accident forment peut-être un prétexte que j’utilise pour dire «  c’est pas ma faute ».
Mais j’ai quand même envie de croire que je me suis bercé d’illusions pendant toute ces années. Le fait de parler avec elle de son avenir, de ces projets, de ce qu’elle veut
construire, etc, ça m’a fait grave réfléchir…
Et ça m’a permis de reconnaître qu’il fallait que j’arrête de mes bercer d’illusions.
 
 

Sur ce je vous abandonne quelques jours et je vous salue bien bas.

Des bisous aux demoiselles lectrices. Oui, même les moches.

Si tu m’disais oui, j’dirais pas non

Par Lucas

Bon aujourd’hui c’est un article déprimant, voila vous êtes prévenus. S’il y a Friends sur la 6, n’hésitez donc pas à y aller pour vous marrer un coup et faites un bisou à Phoebe de ma part. Oui, oui, elle me kiffe à mort malgré le fait que je l’ai plaquée. Bon c’etait la seule des trois que j’aimais bien. C’est ça d’avoir le statut prestigieux de Vingtenaire : toutes les filles sont à vos pieds.
Surtout les héroïnes de séries.Virtuelles par essence…

Je ne sais pas s’il vous est déjà arrivé de tomber amoureux.
Ouhai, bon d’accord, c’est comme si je vous demandais si vous connaissez Paris Hilton… Non, j’ai vraiment le chic pour faire des intro nullissimes.
Non en fait ce que je voulais dire c’est pas ça…

Je suis amoureux.

Donc là on vient d’avoir 23 comas de nanas devant leurs écrans. Des nanas qui avaient des tee shirt  » I love Lucas« , des poster « Lucas Forever« , des tee shirt « Lucas iz bioutifoul  » etc. (ne rigolez pas, avant que je n’ouvre cette parenthese, je vous parie que des lectrices afficionadas et blondes ce sont dit  » tiens, dans ce cas là, je vais demander à Nina de m’envoyer un tee shirt« )

Bon d’accord, j’arrête de me prendre pour une star.
N’empêche que gne suis amoureux.
Mais heu arrêtez de me regardez avec un air maternel et les mains jointes sur votre joue dans le style « oh qu’il est miiiigneun » !!!
Je suis donc amoureux et c’est dur. La preuve je perds tout allant et tout style dans la rédaction de cet article tellement je suis ému.

Imaginez…
qu’il n’y a pas de paradis,
c’est facile si vous essayez,
pas d’enfer en dessous de nous,
au dessus de nous que du ciel…

Ah pardon, je fais rien qu’à copier…

Imaginez donc…
Vous vous réveillez le matin au bruit du ronron familial. Ronron dejà stressé et en conséquence stressant…
Or, à ce moment précis, la première pensée qui vous vient en tête, c’est la demoiselle.
Avec son doux sourire, à vous faire pleurer de joie sur votre oreiller. Hummm, yabon l’oreiller. Hummm, ta gueule le reveil.

Du lever au couchant, la jeune femme va s’inviter dans vos pensées, deci, delà, telle une brise agréable un beau soir d’été.
Impromptus fugaces qui arrivent sans prévenir et vous arrachent un soupir…
Et un sourire, tristoune.

Pour son anniversaire, vous lui faites un cadeau d’une valeur indécente… Qui plus est, un cadeau qui n’est pas éternel. Un cadeau dont le montant ferait descendre dans la rue touts les smicards, marchant en rangs serrés sur le siège social de Vingtenaires S.A, histoire d’avoir ma tête.

Mais que voulez-vous offrir à une jeune femme qui a tout ?
Pardon ?
Vous voulez savoir ce qu’elle a ?
C’est bien simple…

Une élégance naturelle, une prestance délicate, une prompte répartie, une intelligence vive, capable de remettre à sa place toute personne détestable…
Et un sourire merveilleux associé à des yeux qui caressent…
Ne riez pas, chuis sûr que vous aussi vous craqueriez.
Et, donc, lui offrir un cadeau qui est, par essence, ephémère, ça me parait un geste très élégant… Vous n’êtes pas d’accord ?

Vous pourrez toujours dire que je suis un rêveur
Mais je ne suis pas le seul,
J’espere qu’un jour vous nous rejoindrez
Et le monde en sera vraiment un…

Je vous écris cet article pour sauver un peu la morale car en ce moment je discute par mails (fuck MSN) avec une jeune fille que j’ai rencontré sur un site de rencontres, iconoclaste (le site, pas la nana ou les rencontres. Un site à des années lumières du mastodonte Meetic). Donc j’ai eu des scrupules à écrire cet article (qu’elle a d’ailleurs reçu en avant première) mais ça me paraissait plus honnête. D’une part de l’écrire, d’autre part de lui envoyer. D’aucuns me diront « tu devrais pas…si tu te prends un rateau de ta naiade, tu pourras toujours te rattraper avec la nana rencontrée sur le site »

Plutôt crever.
On a son honnêteté intellectuelle ou on ne l’a pas.
C’est ce qui m’avait fait casser, à la fac au début de la Licence, avec une nana sublime et futée parce qu’à l’époque j’étais amoureux d’une autre, insignifiante et hautaine. Oui, il m’arrive encore de me donner des claques rien qu’en y pensant ! Mais sortir avec une nana et être amoureux d’une autre, c’est mooooche, vous ne trouvez pas ?

Allez je vous laisse sur une citation de Douglas Kennedy (ouhai c’est mon maitre, alors je vais vous le mettre à toutes les sauces. Oui, je suis reulou, oui je vais perdre des fans, mais être droit c’est ça aussi)
Citation que j’ai retrouvée recemment en lisant un de ses bouquins.
Une citation qui devrait m’inciter à être diplomate avec la demoiselle rencontrée sur le web mais voila… Vous l’avez surement compris, j’assimile la diplomatie à un écrasement sauvage de mes valeurs… (quand je suis le seul à en subir les conséquences)
On peut en débattre si vous voulez !
Allez je vous laisse avec la citation et un lien musical hyper surprenant… (Lucas, où l’humour de merde format 15 tonnes)

http://www.radioblogclub.fr/open/144384/imagine/John%20Lennon%20-%20Imagine

 

On peut passer des années à chercher qq chose mais, quand on l’a devant soi, à portée de main, sous la main, on se rend compte qu’il s’agit seulement d’une étape sur la route
des illusions, aussi éphémère que le succès, et que le terminus n’existe pas.
 

Douglas Kennedy « Rien ne va plus »

Elle était de ces femmes

Par Lucas


 Nous sommes en 1994 et Kristin Scott Thomas lévite dans Quatre Mariages et Un Enterrement. Vous souvenez-vous ?
Mais oui… Bien sur que oui ; vous vous en souvenez. Le personnage de la noble Fiona, aux antipodes du snobisme, diaphane et princière. Kristin Scott Thomas jouait ce rôle à la perfection, insupportable d’aristocratie, racée, sublimée par la glace bleutée de ses postures altières. La phrase scalpel, les remarques acerbes, les regards de vipères : oui, elle était insupportable. Insupportablement belle. Mon adolescence et moi sommes sortis du cinéma, la bouche ouverte, songeur. Elle avait 34 ans, j’en avais 15, j’étais amoureux.
 

NB : si toi aussi lecteur tu n’en peux plus de la tonalité niaise des articles de Lucas, tu peux demander son transfert sur un kikoolol skyblog. N’hésite surtout pas, les comm’ c’est fait pour ça aussi.

 

Je me faisais la remarque l’autre jour, au resto, après que des copines et moi ayons lâché quelque putasserie sur une nana, une blondasse de 23 ans qui sort avec un
quadra.

Je me faisais encore la remarque hier soir en écoutant Philippe Labro nous parler de son dernier bouquin, Franz et Clara, un livre qui raconte l’histoire d’amour entre un enfant de 12 ans et une jeune femme de 20 ans. Cette remarque, elle tient en une question : Pourquoi sommes-nous circonspects, en amour, quand la différence d’age est importante ?

 

Qu’est ce qui nous gêne dans une histoire où les deux amoureux ont 10 ou 20 ans d’écart ? Le fait que l’un vieillisse trop vite et que le bel amour finisse un jour
? Le fait que les envies ne soient plus les mêmes au bout de quelque temps ? Le fait que le plus jeune découvre un jour que son alter ego est devenu une vieille peau et qu’il y ait rejet ? Serait-ce cette crainte qui pousse à refuser la relation ?  Et alors ? S’il y a rejet justement, il y aura eu tout de même des moments heureux. Pourquoi ne pas les chérir et envoyer chier les gens qui bavent leurs « on te l’avait bien dit« .

 

En effet, quand j’en parle avec des vingtenaires (jeunes ou moins jeunes) j’ai l’impression que nous sommes déjà de vieux reacs aigris jetant un regard acide sur des amoureux heureux. On voit le mal partout. On associe la jeunesse à la naïveté « il est avec elle pour son cul, il n’en a rien faire d’elle, elle est trop naïve ». Bon d’accord, mais si elle est heureuse comme ça ? On va peut être la laisser, non ? A croire qu’à 20 ans passés, on refuse les amours insouciantes. L’amour serait donc une chose trop sérieuse pour qu’on se permette une aventure avec quelqu’un de plus âgé, une aventure audacieuse et intense, qui sorte peut-être de l’ordinaire… Vas y, paye ta quête d’absolu.

 

Pour ma part, samedi, j’ai croisé Kristin Scott Thomas, Avenue Victor Hugo. Elle m’a vu et m’a plus ou moins reconnu. Dans son français parfait de parisienne de vingt cinq ans, elle m’a demandé si je n’étais pas le fameux Lucas des Vingtenaires. J’ai souri et je lui ai pris le bras pour mieux faire glisser ma main vers la sienne. Vous n’imaginez pas comme il est difficile de cacher sa maladresse et son émotion derrière des gestes doux mais qu’on souhaite déterminés. A-t-elle vraiment été dupe ? Je ne pense pas. Elle a bien senti le tremblement de mes doigts sur sa peau… Pour autant, elle a été surprise… Etonnée tout d’abord, intriguée ensuite, joueuse enfin. A tel point qu’elle m’a laissé faire, souriante, sans poser de questions, ne sachant pas vraiment si cette situation était ridicule ou magique. Peut-être les deux. Mon regard a su faire taire en elle les hésitations et j’ai déposé un bisou « juste
assez »
dans son cou. Un toucher léger, juste assez câlin pour lui faire oublier toute velléité de fuir, un toucher qui ne soit pas trop tendre non plus pour éviter qu’elle ne se
laisse trop aller. Un bisou doux, sur le fil, un bidoux qui l’a laissée sereine tant elle goûtait pleinement au surréalisme de la situation. Petit îlot de tendresse sur le trottoir sombre de
l’avenue. Entrelacement de sensations et sentiments contradictoires, des incertitudes bouillonnantes et enivrantes. Je me suis extrait des effluves de son parfum et elle m’a souri. Puis elle a
pris mon bras et nous avons marché jusqu’à chez elle.

 

 

Partouze MSN

Conversation à 5 sur MSN du 1er août, bon courage!)Gauthier : Tu veux preumser?

Nina : Chez toi??
Gauthier : (pour emmerder Mister Big!)
Nina : Oui!! Faudra que tu me fasses un article sur mon blog à moi, aussi. J’ai preumsé!!
[Mister Big rejoint la conversation]
Gauthier : alerté en mm temps de la possibilité d’un preum’s, un seul vainqueur. NINA ZE BEST!
Mister Big : meme pas peur! t’as preumsé combien de fois sur la journée? hein?hein? hein?
Nina : OUI. Aimez moi, adulez moi
Mister Big : non, en second, tu m’as prévenu!!!
Gauthier : Non
Nina : Baisez moi pas les pieds
Gauthier : en mm temps (à 1 milliseconde pret)
Mister Big : si si! tu m’as meme dit « histoire de faire chier Nina »
Gauthier : g fait copié collé puis entré sur une fenetre et puis sur l’autre
Nina : Aïame ze quine- Il m’a dit pareil!! 😀
Gauthier : et puis c t toi Mister Big le premier lol
Nina : EN PLUS
Mister Big : atta, le temps que j’ouvre la page dés que tu me l’a dit, 2coms… t’as de grosses milisecondes! lol
Nina : BOUH LE MAUVAIS ! Oui mais je tape vite
Mister Big : m’en fous j’ai preumsé toute la journée, na!
Nina : Moi je fais dans le concis. A défaut de faire dans le circoncis
Gauthier : je ve cette conv dans le bétisier ! « les débiles du preum’s ». « playskool présente Nina et mister big, 26 ans »
Mister Big : oui, on se croierait en maternelle première année!
Nina : Oui mais bon en maternelle 1ère année, je savais pas écrire preums. Je savais écrire NINA en très gros et en capitale
Mister Big : moi si: j’ai tjrs été trés intelligent… 😉
Nina : Non, preums, j’ai appris quand j’ai joué à l’élastique. On disait preums pour commencer
Gauthier : Mister Big qd il est né il a hurler « preum’s »
Nina : Mais comme j’étais plus petite que les autres (déjà), je perdais
Gauthier : sa mère a décider à ce moment précis de ne plus se reproduire
Nina : Oui, ce fut le preums et le dernier. Tiens, y a l’ile de la tentation sur la Une
Mister Big : mdr! elle avait déjà fait un enfant parfait… 😉
Nina : Oui………………. Ohlala la pouffe blonde!! Bouh qu’elle est moche et cocue en plus
Gauthier : lol « la tv par Nina »
Nina : Ohlala, y a un tentateur, il me tente quand il veut
Gauthier : mieux que les résumés de closer 😉 c plus de la tentation alors, c de la prostitution 😉
Nina : Oui, ça, ils baisent tous. Je vais reGarder ça, tiens. Ca va calmer mes hormones et mes envies de me foutre en couple (déjà que…)
Mister Big : moi suis en couple, e tle pire, c que rien ne me tente!!! lol
Nina : Oui, t’es amoureux, quoi
Mister Big : il est bo (enfin… pour moi, c le plus bo!!) et il fait super bien l’amour… que demande le peuple???
Nina : Bah rien. Il a une voix de Pokemon?
Mister Big : non, il a un ti accent qui fleure bon le sud!
Nina : Putain, y a de la vulgaire pétasse
Mister Big : il a raison, le Vincent!!! t’as vu la gueule de la pétasse blonde? l’est mieux l’autre!!!
Nina : Elle est moche la Blonde avec sa bouche refaite. Elle a le code barre sur son bracelet, c un style. Non mais alors le crayon noir, c’est pas autour de la bouche que ça se met pépète
Mister Big : mdr! j’ai vu ca! « culé! »
Nina : Oh, elle est distinguée « Ouah, c’t un enculé! »Ahahahahaha!!!
Mister Big : une partouze!!! lol
Nina : Oh la chance
Mister Big : vieux tentateur… lol cte tete de boeufs!!!
Nina : Bon, je me trouve un mec et je vais me faire péter la rondelle à l’Ile de la tentation
Mister Big : mdr! les vincents dans cette saisons sont plutot buenasses!!!
Nina : Oui, ça en fait deux déjà. Oh moins, elle se plantera pas de prénom; « OH OUI VINCENT DEFONCE MOI COMME LA CHIENNE QUE JE SUIS!!! » Bouh, il est vilain Eric

Gauthier : je rappelle que je ne suis absolument ps devant l’ile de la tetation…
Nina : Oui mais c encore mieux quand tu le lis à travers nous, nan??
Gauthier : devant cet étalage de poésie tardive je v me pieuter je pense…ah oui c excellent
Nina : Sandra, elle doit te raboter une bite facile avec ses dents
Mister Big : la moche (qui devrait se faire allumer mais que personne il en veut!) qui fait des pronostics sur les autres! terrible!!!

[Emmanuel rejoint la conversation]
Gauthier : les enfants
Nina : Ouais, tu la sens pas du tout aigrie!!
Mister Big : salut toi!!!
Gauthier : on dit « bonjour Emmanuel »
Emmanuel : Bonjour
Nina : Bonjour Emmanuel
Emmanuel : Manu se demandait ce qui lui arrivait
Gauthier : Manu qui sera donc là ce weeke end avec nous
Mister Big : mdr! partouze msn!!! 😉
Gauthier : OUAAAAAAAAIS

Nina : AH OUI OUI AH OUI OUI OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

Manu : Ouais
Gauthier : Nina, mets toi ernest là où je pense et calme toi!
Nina : Bah, j’ai Jack le rabbit maintenant. Encore mieux! Même que Jack, il clignote!
Gauthier : elle c commandé un gode sur le net looooooooooool
Mister Big : mdr! et l’hippo? l’est où l’hippo?
Nina : Et des boules de geisha aussi. Sur mon meuble de l’entrée

Gauthier : bienvenue au [adresse de Nina], le plus grand sex shop de la région

Emmanuel : je suis impressed
Nina : Oui mais je vends que des trucs d’occasion

Gauthier : nbotre hotesse teste pour vous la perceuse gode sur son sling panthère

Emmanuel : euh… occasion…
Mister Big : n’aie peur, n’aie peur… 😉
Nina : Non mais je les lave avant!
Mister Big : oui, à la lingette pour bébé… 😉
Nina : Oui, avec la lingette Rogé Cavailles
Emmanuel : sauvé? … !
Nina : Parce que c fait exprès pour mon hygiène intime
Gauthier : pour réguler ton ph?

Nina : Oui, un PH neutre, c important pour mon hygiène intime

Emmanuel : j’ai confirmation au fait mes deux futurs coloc sont hétéros…et même pas il cherhcent à le soigner

Nina : Emmanuel…
Gauthier : chouette
Mister Big : pas de chance… lol
Nina : Mon ami…
Gauthier : Nina ta gueule
Nina : Tu sais à quel point je t’apprécie???
Emmanuel : vi vi
Nina : Tu veux pas me les présenter?? Un petit plan à trois, ce serait sympa
Gauthier : on se bourre la gueule chez les étéros de manu
Mister Big : mdr! SALOOOOOOOOOPE!!!!!
Gauthier : et on en suce un chacun, oki?
Emmanuel : beurk…
Nina : Hého, ils sont hétéros, on vous a dit
Emmanuel : c mes colocs !!!
Mister Big: y sont moches?
Nina : Ils sont à moi!!
Emmanuel : je sais pas
Nina : Oui, tiens, ils ressemblent à quoi?
Gauthier : Nina enfonce toi qqch par pitié
Emmanuel : mais bientôt pleins d’argent
Mister Big : mdr! ils sont bos alors… 😉
Nina : Jack, il faut que je lui change les piles
Emmanuel : j’en ai un en photo
Nina : FAIS PETER!!!!!!!!!!!!!!!!!!
[Emma rejoint la conversation]La suite ce soir quand je rentre du ciné!

L’’alcool, ce douloureux problème de société

Par Gauthier

Il y a différentes formes d’alcoolisme, et je vais essayer d’identifier la mienne à l’aide d’un article à 45% (non dilué s’il vous plait).

Donc je vais commencer par mon préféré : l’alcoolisme mondain. Qu’est ce que c’est ? Tout simplement une forme élitiste de l’alcoolisme pmu-esque (que nous verrons tout à l’heure). L’alcoolique mondain se targue assez régulièrement d’une particule ou d’une dizaine de couv’ de Télé 7 jours. Les deux n’ont aucune importance, sauf pour celui qui les revendique fièrement. Un alcoolique mondain ça ne paye pas ses consommations. Il boit dans les dîners, dans les cocktails, dans les soirées VIP (Very Important People), toujours à l’œil. Et oui plus on est riches moins on doit dépenser d’argent. D’ailleurs heureusement pour lui, parce que s’il boit autant c’est pour oublier qu’il est has been, ou has never been… et donc complètement fauché ! Moi je paye trop souvent ce que je bois donc ce n’est pas moi.

 

Voyons maintenant l’alcoolisme domestique. L’alcoolique domestique (alcoolicus domesticus) est un être troublé et troublant. Tout le monde est susceptible de le devenir après une rupture, un défilé JPG raté, une baisse des taux d’intérêts ou une hausse du prix du tabac… Bref les déclencheurs sont différents, mais le résultat reste le même. Le pauvre bougre boira tout le temps, en permanence, et du lever au coucher, il aura une bouteille pleine à moins de 2 m de lui où qu’il soit. C’est pour ça qu’il sort peu, les femmes sont plus touchées, en effet, il n’est pas convenable pour une femme de se foutre minable en public, donc elle se cache ! Toutes les CSP peuvent être touchées. Donc l’alcoolique domestique boira de la villageoise, de la bière, de la vodka, de l’armagnac ou du champagne. Du moment qu’il y a de l’alcool… Mais lui il paye sa consommation, il se cache quand il achète les bouteilles au Shoppy, faisant jusqu’à trois superettes par jour pour brouiller les pistes. La désociabilisation est souvent le corollaire de cette forme d’alcoolisme. Je ne suis pas concerné, je ne bois pas tout seul chez moi, je suis hyper sociabilisé, et je n’ai aucune honte à boire comme un trou…

 

L’alcoolisme pmu-esque fait des ravages dans nos campagnes principalement. Où que vous viviez, qui que vous soyez, vous êtes déjà entré dans un PMU, ne serait ce que pour demander votre chemin. Et là votre regard se perd dans la foule des habitués, là un vieux à moustache, avec un gros nez rouge et un béret de travers, entre deux lampé du gros rouge qui lui sert de carburant, il réajuste son mégot de gitane maïs et se gratte la tête avec des ongles qui engendrerait un cataclysme par attaque cardiaque dans un salon de beauté… Là une femme, blonde décolorée délavée, avec un pull marin sale et déformé, elle doit avoir 29 ans sur sa carte d’identité, mais les poches sous ses yeux et ses dents pourries lui donne 48 ans, elle tient un verre de blanc, et fume des gauloise sans filtres. Là bas un homme, le mari de la blondasse apparemment, il fini vite son demi pour aller chercher leur progéniture à l’école, il ne s’est jamais brossé les dents de sa vie… l’alcoolique pmu-esque paye ses consommations, le plus souvent avec son RMI ou sa retraite. Si quelqu’un a pensé que ça pouvait être mon cas je le brûle sur place !!!! Je suis jeune, je suis beau, je dépense une fortune en crème miracle pour paraître frais en toutes circonstances, je m’asperge de parfum à 70€ la bouteille, et j’ai une hygiène irréprochable !!!! Non mais…

 

Il reste une catégorie : l’alcoolisme étudiants. Le brave étudiant qui travaille comme un forcené toute l’année pour obtenir des diplômes qui lui permettront un jour de rentrer, tête haute, dans son agence ANPE pour s’inscrire au RMI. Il doit décompresser, et donc que fait-il le week-end ? Il boit avec ses potes. Alors après les modalités diffèrent, il peut se mettre minable à domicile avec une bande de potes, ou sur un quai de Seine, toujours avec ses potes, mais aussi, encore avec ses potes plus quelques autres, dans la boite du coin. L’étudiant alcoolique a une espérance de vie réduite du moment qu’il vit en province et qu’il doit conduire pour rentrer… Les platanes ne sont pas vos amis, ils viennent se mettre juste devant votre voiture (mais que fait Sarkozy ?). Avec un peu de chances, il croisera la route du Lieutenant Lebo de la Gendarmerie de Péquins s/ Argoules qui lui retirera poliment son permis de conduire avant de le reconduire chez ses parents qu’il connaît depuis le collège. L’étudiant alcoolique est le plus souvent très gentil, très amoureux quand il boit un peu trop. Mais il y a aussi la forme bourrine : deux verres et il veut casser la gueule de tous ces cons qui le regardent de travers sur la piste. J’ai une très grande expérience du mec qui veut me dessouder parce que je parle avec sa meuf. Il me chope par le col et m’informe qu’il va me faire sortir les dents par l’anus, là s’armer de son plus beau sourire et tout en posant une main sur ses fesses lui dire : « Mais je préférerais faire autre chose avec mon anus, on t’a déjà dit que tu avais un cul d’enfer ? ». Là c’est quitte ou double, et perso je m’en suis toujours bien tiré, le bourrin arrête tout net, de peur que je le viole sur place. C’est fou ce que les hétéros ont peur des pédés ! Quelque part je suis un étudiant alcoolique, certes, mais je ne paye pas suffisamment mes conso pour ça, je sors trop souvent dans des endroits fréquentés par des VIP (Very Important Poufiasse).

 

Donc résumons, je suis un savant mélange d’alcoolisme mondain et d’alcoolisme étudiant… Nous voilà bien avancé… Mais dans tous les cas la seule chose à retenir c’est que je bois comme un trou, que j’aime ça, et que je l’assume complètement !!!! Maintenant il faut s’attaquer à l’autre souci : les trous de mémoire en soirée… Si vous avez un remède autre que « mais arrête de boire Gauthier bordel » je suis preneur…