Si tu m’disais oui, j’dirais pas non

Par Lucas

Bon aujourd’hui c’est un article déprimant, voila vous êtes prévenus. S’il y a Friends sur la 6, n’hésitez donc pas à y aller pour vous marrer un coup et faites un bisou à Phoebe de ma part. Oui, oui, elle me kiffe à mort malgré le fait que je l’ai plaquée. Bon c’etait la seule des trois que j’aimais bien. C’est ça d’avoir le statut prestigieux de Vingtenaire : toutes les filles sont à vos pieds.
Surtout les héroïnes de séries.Virtuelles par essence…

Je ne sais pas s’il vous est déjà arrivé de tomber amoureux.
Ouhai, bon d’accord, c’est comme si je vous demandais si vous connaissez Paris Hilton… Non, j’ai vraiment le chic pour faire des intro nullissimes.
Non en fait ce que je voulais dire c’est pas ça…

Je suis amoureux.

Donc là on vient d’avoir 23 comas de nanas devant leurs écrans. Des nanas qui avaient des tee shirt  » I love Lucas« , des poster « Lucas Forever« , des tee shirt « Lucas iz bioutifoul  » etc. (ne rigolez pas, avant que je n’ouvre cette parenthese, je vous parie que des lectrices afficionadas et blondes ce sont dit  » tiens, dans ce cas là, je vais demander à Nina de m’envoyer un tee shirt« )

Bon d’accord, j’arrête de me prendre pour une star.
N’empêche que gne suis amoureux.
Mais heu arrêtez de me regardez avec un air maternel et les mains jointes sur votre joue dans le style « oh qu’il est miiiigneun » !!!
Je suis donc amoureux et c’est dur. La preuve je perds tout allant et tout style dans la rédaction de cet article tellement je suis ému.

Imaginez…
qu’il n’y a pas de paradis,
c’est facile si vous essayez,
pas d’enfer en dessous de nous,
au dessus de nous que du ciel…

Ah pardon, je fais rien qu’à copier…

Imaginez donc…
Vous vous réveillez le matin au bruit du ronron familial. Ronron dejà stressé et en conséquence stressant…
Or, à ce moment précis, la première pensée qui vous vient en tête, c’est la demoiselle.
Avec son doux sourire, à vous faire pleurer de joie sur votre oreiller. Hummm, yabon l’oreiller. Hummm, ta gueule le reveil.

Du lever au couchant, la jeune femme va s’inviter dans vos pensées, deci, delà, telle une brise agréable un beau soir d’été.
Impromptus fugaces qui arrivent sans prévenir et vous arrachent un soupir…
Et un sourire, tristoune.

Pour son anniversaire, vous lui faites un cadeau d’une valeur indécente… Qui plus est, un cadeau qui n’est pas éternel. Un cadeau dont le montant ferait descendre dans la rue touts les smicards, marchant en rangs serrés sur le siège social de Vingtenaires S.A, histoire d’avoir ma tête.

Mais que voulez-vous offrir à une jeune femme qui a tout ?
Pardon ?
Vous voulez savoir ce qu’elle a ?
C’est bien simple…

Une élégance naturelle, une prestance délicate, une prompte répartie, une intelligence vive, capable de remettre à sa place toute personne détestable…
Et un sourire merveilleux associé à des yeux qui caressent…
Ne riez pas, chuis sûr que vous aussi vous craqueriez.
Et, donc, lui offrir un cadeau qui est, par essence, ephémère, ça me parait un geste très élégant… Vous n’êtes pas d’accord ?

Vous pourrez toujours dire que je suis un rêveur
Mais je ne suis pas le seul,
J’espere qu’un jour vous nous rejoindrez
Et le monde en sera vraiment un…

Je vous écris cet article pour sauver un peu la morale car en ce moment je discute par mails (fuck MSN) avec une jeune fille que j’ai rencontré sur un site de rencontres, iconoclaste (le site, pas la nana ou les rencontres. Un site à des années lumières du mastodonte Meetic). Donc j’ai eu des scrupules à écrire cet article (qu’elle a d’ailleurs reçu en avant première) mais ça me paraissait plus honnête. D’une part de l’écrire, d’autre part de lui envoyer. D’aucuns me diront « tu devrais pas…si tu te prends un rateau de ta naiade, tu pourras toujours te rattraper avec la nana rencontrée sur le site »

Plutôt crever.
On a son honnêteté intellectuelle ou on ne l’a pas.
C’est ce qui m’avait fait casser, à la fac au début de la Licence, avec une nana sublime et futée parce qu’à l’époque j’étais amoureux d’une autre, insignifiante et hautaine. Oui, il m’arrive encore de me donner des claques rien qu’en y pensant ! Mais sortir avec une nana et être amoureux d’une autre, c’est mooooche, vous ne trouvez pas ?

Allez je vous laisse sur une citation de Douglas Kennedy (ouhai c’est mon maitre, alors je vais vous le mettre à toutes les sauces. Oui, je suis reulou, oui je vais perdre des fans, mais être droit c’est ça aussi)
Citation que j’ai retrouvée recemment en lisant un de ses bouquins.
Une citation qui devrait m’inciter à être diplomate avec la demoiselle rencontrée sur le web mais voila… Vous l’avez surement compris, j’assimile la diplomatie à un écrasement sauvage de mes valeurs… (quand je suis le seul à en subir les conséquences)
On peut en débattre si vous voulez !
Allez je vous laisse avec la citation et un lien musical hyper surprenant… (Lucas, où l’humour de merde format 15 tonnes)

http://www.radioblogclub.fr/open/144384/imagine/John%20Lennon%20-%20Imagine

 

On peut passer des années à chercher qq chose mais, quand on l’a devant soi, à portée de main, sous la main, on se rend compte qu’il s’agit seulement d’une étape sur la route
des illusions, aussi éphémère que le succès, et que le terminus n’existe pas.
 

Douglas Kennedy « Rien ne va plus »

Stranger in the night

Bon, je vais pas commencer mon article par mon traditionnel « la vie est parfois pleine de surprises » mais quand même, faut avouer que des fois, on a de jolis cadeaux auxquels on s’attendait pas.

surprise-rentree

Il y a une dizaine de jours, je reçois un mail d’un dénommé Cyril me demandant si mon adresse mail était toujours valide, je lui réponds un « Oui mais je sais pas du tout qui tu es ! ». Bon, on commence à dialoguer un peu et à se présenter. On accroche plutôt bien, je le trouve pas mal intéressant, d’autant que nos métiers sont assez proches. Le soir, on s’échange de courts mails, plutôt que de passer par MSN, on trouve ça plus marrant. Oui parce qu’on est aussi joueurs l’un que l’autre. On balance quelques sous-entendus de temps en temps mais toujours dans une optique de jeu. Au bout d’une semaine, soit vendredi, on se connecte rapidement sur MSN pour voir nos trombines. A ben tiens, voilà le jeu qui se pimente. Je savais qu’il était métis mais je le trouve pas très typé, du moins en photo. On reprend nos conversations par mail puis il m’abandonne pour aller à ses 3 soirées (ouais, 3 !).

 

Le lendemain, on se retrouve par mail, on discute de tout et de rien, comme d’habitude. Je suis d’assez mauvaise humeur mais bon, il n’en fait pas les frais, rassurez-vous. Au détour d’une phrase, il m’explique qu’il a pas mal récupéré et qu’il est d’attaque pour sortir le soir. Heu, c’est une proposition ? Bon, finalement, on décide de se retrouver dans son quartier vers 22h. Ca tombe bien, j’ai grand besoin de le changer les idées. J’arrive donc à l’heure dite au métro et je vois arriver un petit brun assez mat de peau débarquer. Dans ma tête, je me dis un merveilleux et poétique : « Oh la vache, le canon ! ». Bon, forcément, un petit brun pas rasé de près, de suite, ça me fait craquer, même sans lunettes. Il m’emmène dans un bar que je connaissais pas, très sympa, la petite serveuse est adorable. On commande un premier cocktail puis deux, je suis un peu pompette mais je passe une délicieuse soirée. On a pas mal de choses à se raconter et Cyril a un sourire qui me fait totalement fondre. A minuit, il me demande si je veux rentrer ou aller boire un dernier verre chez lui, vu qu’il habite à côté. La musique était un peu trop forte sur la fin et on avait du mal à s’entendre. Bon, je choisis la deuxième solution. Il essaie d’aller payer (ce fut épique), une quadra morte poule jette son dévolu sur lui, je suis morte de rire. Bon, ok, j’étais un peu pompette mais elle était déchaînée la nana.

 

Bon on marche cinq minutes et on se retrouve devant chez lui, il me demande une nouvelle fois si je veux monter tout en me précisant qu’il me raccompagnera au métro après… Me voici donc en présence de deux messages contradictoires mais bon, vu qu’on s’entend bien, même si je dois repartir après, je monte. Quelques étages à pied plus tard (damned !), on rentre dans son appart, une petite merveille ! Grand avec deux cheminées (condamnées certes mais moi, j’en ai même pas une !). Il me sert un verre et on s’assoit sur un canapé d’angle, assez loin l’un de l’autre. Bon, ben, je crois que je prendrai le dernier métro… Mais on continue à discuter de tout et de rien, je me sens super bien et j’ai pas envie de rentrer. A un moment, il s’éclipse dans une pièce intime de son appart et là, je mets les turbines à fond. Faut que je tente un truc… Au pire, je prendrai un vent mais au moins, j’aurai essayé. Bon, il revient, on reprend la conversation et alors que je m’extasie sur son appart, il se penche vers moi et m’embrasse. Bon, on flirte un petit moment sur le canapé, on se débarrasse de nos t-shirts et là, je découvre à quel point sa peau est douce, c’est impressionnant. On finit par se rapatrier dans sa chambre, on poursuit notre effeuillage quand il me fait une terrible révélation : il n’a pas de préservatif. Et là, on applaudit très fort Gauthier qui truffe toujours mon sac de capotes quand on va dans une boîte gay. Merci, merci, moumour !

Bon, je vous passe les détails de ce qui suit. Ensuite, on reprend la conversation, on compare la couleur de nos peaux. Alors déjà que je parais blanche en temps normal, là, la différence est impressionnante. On se montre nos cicatrices (enfin surtout les siennes, moi, j’en ai presque pas, j’étais pas casse-cou étant gamine), on parle de nos vies amoureuses respectives… Il m’avoue qu’il n’avait aucune arrière-pensées quand il m’a fait monter chez lui, il pensait juste qu’on prendrait un verre tous les deux et basta… Le pauvre, il est épuisé, à 3h, on décidé d’éteindre la lumière mais finalement, on ne s’endort qu’une heure plus tard (héhéhé !). Ah, cette peau sous mes doigts, c’est super agréable et puis il sent bon en plus.

 

Le lendemain matin, on se réveille vers 10h30, on partage un café puis il me raccompagne jusqu’au métro. Là, il me fait la bise, ce qui m’étonne et il m’explique qu’au vu de sa situation amoureuse (bon, je vous rassure, il est quand même célibataire), il est un peu mal à l’aise mais je comprends. De toute façon, on convient tous les deux que nous avons passé une délicieuse soirée et nous n’avons aucun regret. Dimanche soir, on a repris nos conversations habituelles par mail, notre nuit n’a pas nui à notre bonne entente et c’est tout ce qui compte. De toute façon, au vu de sa situation (que je n’expliquerai pas parce que c’est sa vie et pas la mienne), ça aurait été clairement casse-gueule de tenter plus qu’une amitié. Et puis, cette nuit sera un bon souvenir, du moins pour moi.

 

En attendant, mon nouvel objectif est de le convaincre d’accepter la coloc qu’on lui a proposé pour pouvoir récupérer son appartement ! (on sait jamais, j’aurai peut-être un jour les moyens !)

 

La lâcheté, nom masculin

J’ai un terrible défaut : je suis naïve. Mais alors naïve de chez naïve. Genre quand un mec me dit : « reste le week-end du 15 août sur Paris, on le passera ensemble », je le crois. Résultat : je passe le week-end seule avec une folle envie de frapper quelqu’un. On ne m’y reprendra pas.

Pourtant, je le sentais. Bon, j’avais promis à ce jeune homme de pas parler de lui sur mon blog mais bon, vu le coup qu’il m’a fait, je m’assois sur ma promesse. Petit plantage du décor : y a un peu plus d’un mois, je m’inscris sur le site du Nouvel Obs, pour voir. Là, je suis contactée par un jeune homme avec une photo révélant un beau sourire. Mmmmmmmm ! Bon, allez, je réponds. Bon, on passe vite sur MSN, on discute, tout va bien. On travaille dans le même secteur, ça rapproche. Bon, monsieur a une copine mais c’est pas sa première infidélité alors ça passe. De toute façon, moi, j’ai pas envie de tomber amoureuse. Mon petit cœur est trop fragile pour ça pour le moment donc donner de l’affection et de la tendresse, oui, de l’amour, je peux pas, je suis bloquée.

Bref, la situation est claire. On part sur une idée de relation sympa mais pas impliquante. Ceci étant, ça commence vite à dérailler. J’ai la mauvaise idée de donner au jeune homme l’adresse de mon blog et voilà que ça le bloque. « Non mais tu comprends, tu as plus d’expérience que moi alors que tu es plus jeune, ça me bloque, j’ai peur de pas être à la hauteur. » Là, je suis passablement étonnée, vu que je ne suis pas extrêmement exigeante non plus et que je ne suis pas à la recherche d’un étalon mais d’un partenaire complice. Finalement, on finit par aller boire un café à côté de chez moi, on se retrouve dans mon appart et après avoir fumé, il déclare qu’il a follement envie de m’embrasser. On se pelote pendant une heure sans pour autant consommer car il doit voir sa copine après et il peut pas lui faire ça. Mais c’est pas grave, on doit se voir le lendemain pour consommer. Mais finalement, non, il peut pas, il attend un coup de fil pour le boulot.

De là, je pars 15 jours chez mes parents et ça recommence : « non mais je suis pas sûr ». Il a peur de pas être à la hauteur, peur qu’une relation sexuelle gâche notre relation, peur que je me sers de lui pour oublier mon ex, peur de pas assurer et puis je suis une fille trop bien, je mérite qu’il s’investisse à 100% avec moi mais c’est pas possible. Devant ce défilé d’excuses, je commence à douter et lui dit que si je lui plais pas, il n’a qu’à le dire, ça fera gagner du temps à tout le monde. « Mais non, tu es attirante, désirable et je t’adore ». Ok. Donc il me dit qu’il viendra me chercher à la gare mais j’ai du mal à y croire. Effectivement, 30 mn avant mon arrivée sur Paris, texto « peux pas venir te chercher, ma mère vient chercher le chat chez moi. ». Là, je commence à sérieusement douter. Je le retrouve sur MSN et commence à lui dire que je trouve ses excuses un peu suspectes. Mais non, sa mère doit vraiment venir. Je lui demande quand on se voit et là, il m’explique qu’il veut pas me voir avant ses vacances avec sa nana car il préfère que je le vois bronzé et qu’en plus, il a des boutons de chaleur, c’est vilain… Là, ça sent vraiment l’embrouille.

Prochain projet : passer le week-end du 15 août ensemble vu que sa copine n’est pas là. Il part en vacances juste avant pendant 10 jours et je commence à sérieusement douter de ce week-end, je sens qu’il viendra pas. J’ai beau me raisonner, j’ai cette intuition, je le dis à tout le monde. Et bingo ! Dimanche, 15h (oui, le week-end était déjà bien avancé), je reçois enfin un mail de monsieur qui se décommande : « non mais tu comprends, je viens de passer 10 jours avec ma copine, je peux pas lui faire ça dès qu’elle a le dos tourné, j’espère que tu comprends. Bon, je sors, j’espère te retrouver ce soir sur MSN. » Heu… Le gars, il rentre samedi nuit de ses vacances et le dimanche, il a une sortie de prévue alors qu’il devait passer le week-end avec moi ? Bon, ok, il me prend vraiment pour la reine des connes. Trois lapins en un mois, on atteint des records. Ca me fait penser à un mec de meetic qui me relançait régulièrement pour un rencard pour annuler au dernier moment, son excuse la plus merveilleuse ayant été : « on peut pas se voir ce soir, je vends ma voiture ». Dommage que les hommes n’aient pas leurs règles, ça leur ferait une excuse toute trouvée.

Bref, ma réponse ne fut pas des plus aimables, c’est le moins que l’on puisse dire. Mais bon, j’avoue que la gentille Nina a tendance à sortir les crocs quand on la prend pour une conne. Y a des jours, je me demande ce que je fais pour mériter ça. Avec Tatiana (qui m’a gentiment tenu compagnie hier après midi et avec qui on a fait une formidable séance de « tous des connards »), on s’est demandé pourquoi ça nous arrivait à nous et on en a conclu qu’on était trop gentilles, trop « oui, je comprends, c’est pas grave. » Oui ben au bout d’un moment, je comprends surtout que monsieur m’évite comme la peste (tout en continuant à m’allumer sur MSN, sans doute pour tester son pouvoir de séduction et me garder sous le coude au cas où). Sauf que moi, je ne suis ni une roue de secours ni un faire valoir. Je ne suis pas désespérée au point de courir après un mec qui me rejette. Surtout que c’est con, j’aurais prévu plus tôt, j’aurais pu passer le week-end chez un autre mec qui, lui, au moins, a très envie de moi et me joue pas la comédie.

Arf, foutus mecs !

De l’’art de ne jamais tomber amoureuse du bon…

Par Emma

Malgré le fait que je ne le vois pas du tout comme ça (romantisme oblige…), je dois bien reconnaître que le terme de « liaisons foireuses » s’adapte particulièrement bien à mes parcours amoureux, sentimental et sexuel. Je dois être génétiquement programmée pour uniquement choisir les histoires d’amour impossibles, et, je vous le donne en mille, je crois bien que j’aime ça, à chaque fois je replonge…
 
Je ne vous parlerai pas de mes amourettes d’ado, de mes béguins obsolètes de jeune adulte, mais plutôt de ma réelle difficulté à avoir une vie de femme amoureuse à peu près équilibrée !
 
« De l’art de ne jamais tomber amoureuse du bon… ». En fait, ma vie se résume à 2 choses : cette phrase et la chanson de Priscilla « Toujours pas d’amour » (oui je sais top canon la référence chanson française, mais c’est pas ma faute, c’est Gauthier qui m’a fait découvrir l’œuvre de Priscilla, depuis je suis fan). C’est vous dire l’ampleur de la catastrophe… L’amour a tout de même été présent dans ma vie et heureusement, sinon j’aurais déjà fait mon choix entre le gaz ou la corde ! Le problème essentiel qui me concerne, c’est que je suis amoureuse de « celui qui faut pas ». J’éclaircis vos lanternes : amoureuse de celui déjà marié, déjà fiancé, déjà en couple, plus ou moins déjà père de famille bien entendu ! Bref, la situation simple et saine par excellence ! Ma dernière histoire d’amour s’est déroulée dans ces circonstances, elle est aujourd’hui terminée mais pas complètement cicatrisée, mais voilà que je m’apprête à replonger avec un autre homme dans un schéma quasi similaire !!!
Donc : 1) je suis totalement pathologique
            2) j’ai vraiment pas de bol
 
J’ai rencontré mon ex au boulot, nous sommes collègues. Ce fut un réel coup de foudre, je crois que j’ai été amoureuse à la seconde même où mon regard s’est posé sur son merveilleux sourire. Je ne me suis pas rendu compte de mes sentiments au début, je constatais simplement que nous avions une complicité particulière, que j’aimais travaillais avec lui, être avec lui, parler avec lui, rire avec lui, et qu’il avait également l’air de m’apprécier particulièrement. Au fil du temps j’ai bien sûr réalisé que ce que je ressentais ressemblait fortement à de l’amour, mais il était en couple, venait d’acheter une maison et rêvait de la remplir d’enfants. De mon côté j’étais avec mon copain depuis près de 5 ans et notre relation était devenu amicale, fraternelle, routinière… Sentir à nouveau le frisson amoureux m’a aidé à réaliser que Ludovic et moi, c’était fini. Je l’ai donc quitté quelques mois après avoir rencontré mon collègue, avec pertes et fracas car lui n’était pas du tout près à entendre la fin de notre histoire.
 
Peu de temps après cet épisode, mon collègue et moi sommes partis chercher un patient dans un autre hôpital, voyage nécéssitant un aller-retour en 2 jours. Il m’avoua plus tard avoir tout fait pour pouvoir faire ce transfert avec moi… C’est lors de ce trajet que notre liaison a commencé, pour se terminer 6 mois après. Ce fut je crois, les moments les plus intenses et les plus heureux de ma vie. Les plus douloureux aussi. C’est durant cette période que j’ai croisé Jeff, ma récidive actuelle dont je vous parlerai tout à l’heure.
 
Notre histoire fut malgré tout très simple : il a toujours été très honnête, ne m’a jamais rien promis, et a aussi souffert de cette situation. Je l’ai aimé de toutes mes forces, et je sais que lui aussi a ressenti de l’amour pour moi. Il est très difficile d’émettre un jugement sur ce genre de relation sans y être plongé dedans, sans avoir connu ce tourbillon. Tout en connaissant la réalité, je l’occultais pour pouvoir croire et rêver d’un avenir commun. Mille fois nous nous sommes dit « on arrête » et mille fois nous avons rechuté ; nous quitter semblait impossible. Pourtant il a choisi de continuer sur la route qu’il avait commencé à emprunter avec elle. J’ai cru crever de douleur, je m’étais préparée à cet instant, mais la souffrance emporte tout. J’ai pleuré, je me suis cognée la tête et les poings contre les murs, je ne dormais plus, et je devais pourtant faire bonne figure au boulot… L’année qui suivi la fin de notre liaison il s’est marié et sa femme a accouché de leur premier enfant. De mon côté, cette année-là, j’ai écumé les boîtes gays toulousaines en tenue de pouffiasse, j’ai énormément bu, j’ai fumé, goûté au poppers, vomi, pleuré, pour finir par coucher avec un jeune mec super beau à qui rappelez-moi d’aller casser la gueule un de ces quatre. Non seulement cette relation ne m’a pas aidé à oublier mon collègue et ma douleur, mais en plus c’était un sale con à qui je regrette bien d’avoir fait l’honneur de partager une brouette ! Et le détail que je ne vous dirai pas car c’est beaucoup trop personnel, c’est qu’en plus, sa bite ressemblait plus à un Carambar qu’à un pénis physiologiquement normal… tout piti piti piti… -hein ? non j’l’ai pas dit !!-
 
Notre histoire est finie depuis 2 ans, je commence à vraiment faire mon deuil, après beaucoup de larmes et d’alcool. J’ai eu l’horrible sensation en le perdant, de perdre l’homme de ma vie.
 
Bon, la partie suicidaire de mon article est maintenant terminée, et tu te dis, lecteur, que tu vas pouvoir ranger les kleenex et attaquer quelque chose de sans nul doute autrement plus rigolo… Bingo ! Tu sais quoi lecteur, après tant de souffrance, de questionnements, de nuit sans sommeil, et bien je crains de ne pas être vaccinée… Je suis en train de tomber amoureuse d’un homme marié, avec 1 enfant, et comble du suprême du top de ma capacité à me foutre dans la merde, vivant à l’autre bout de la France, disons à peu près 800 bornes… Elle est pas bonne celle-là ???!!!
 
J’ai donc croisé Jeff à l’époque où j’étais avec mon collègue. J‘avais remarqué le charme, le regard, le sourire, la gentillesse et la douceur de Jeff, sans m’y arrêter, j’en aimais un autre… Nous nous sommes retrouvés avec Jeff cet été, et là, BOUM ! Coup de cœur réciproque… Il ne se passa rien à ce moment-là, juste un jeu de séduction et l’évidence qu’on flashait l’un pour l’autre. Nous avons gardé contact par mail et texto, en s’avouant plus franchement notre attirance l’un pour l’autre, et nous nous sommes revus la semaine dernière. Ce fut la confirmation de ce coup de foudre, il m’a mangée du regard toute la soirée en maudissant son alliance, et moi je priais pour que mon cœur ne s’arrête pas de battre à chaque fois que je le sentais près de moi… La soirée s’est terminée par un chaste mais délicieux baiser, l’incertitude de quand, où, comment nous nous reverrions, la merveilleuse sensation que l’amour m’envahissait et le sentiment que je fonçais tête baissée dans une inextricable galère…
 
Depuis j’ai reçu quelques messages adorables et je m’acharne à trouver un moyen de le faire descendre dans le coin… JE VEUX LE REVOIR !!!
           
Ne pas pouvoir vivre un amour que l’on éprouve est à la fois très déchirant et très excitant, c’est vrai, mais je préfèrerai malgré tout avoir une vie sentimentale plus sereine !
 
Pourtant j’ai croisé des hommes beaux, disponibles, gentils avec qui je m’entendais super bien, mais je ne suis pas tombée amoureuse… Quand je ne plonge pas, c’est pas la peine, je sors de l’eau, mais quand je plonge vraiment, je me noie ! Là, j’ai plongé et je m’apprête à couler… Mais je suis amoureuse et cette sensation guérie de tout, malgré la situation foireuse dans laquelle je suis… c’est grâce à ça que je vais surnager dans mes eaux troubles !
 
           
La suite (ou autre) au prochain épisode… !
 

J’’ai dit non quatre fois à la drogue !

Par Gauthier
(suite des aventures de Gauthier)
 
Oui je suis rentré chez moi parce que je devais travailler toute la semaine dans la banque qui m’emploie pour l’été. Et je passe donc une semaine calme, mais très pauvre en heures de sommeil.
 
La suite : mais arrête c’est le cendrier !
 
Le week end se profile, et Océane me promet « un grand moment d’hystérie collective ». je note, je prend acte, et je me prépare donc à sortir trois soirs de suite. Océane a ses raisons pour avoir besoin de dégoupiller le temps d’une semaine, moi j’ai aussi les miennes. Figurez vous que je suis convoqué à un entretien de master le 27, ça mérite pas une grooooooooosse cuite ça ? Si…
 
On commence soft vendredi, un petit repas chez mes parents avec Lucie en supplément. Ensuite un petit ciné, toujours avec Lucie. Puis on file dans un bar, et Lucie qui est une fille consciencieuse depuis qu’elle est prof rentre se coucher. Le bar est nul, mais bon, on boit ! Ensuite on se dit « et si on faisait n’importe quoi ? », vendu, on décide d’aller dans une boite hétéro complètement inconnue au bataillon. Mais ça tourne court quand des amis d’Océane lui demande de les accompagner dans une autre boite (celle où on a fait n’importe quoi le week end précédent tout les deux) je décide de la déposer là bas et de rentrer me coucher.
 
Après une nuit de 14h (c’est encore une nuit ça ? oui..). Je me lève frais et dispo. Je bats le rappel, et j’embarque Mister Big, Lucie et un autre pote chez Océane pour une soirée éthyliquement décadente. Cette soirée, c’est celle de Mister Big, oui le pauvre a des problème de couple en ce moment, et on a décidé de lui changer les idées ! la seule façon qu’on ait de se changer les idées dans ce groupe, c’est de boire, on est pas alcoolique, mais bon si peut être un peu, mais pas trop. Donc nous voilà sérieusement attaqués à la vodka quand nous arrivons dans LA boite pd du coin. La soirée se déroule plutôt normalement, j’embrasse deux hétéros, je me fais offrir à boire par plein de gens (grand moment de solitude quand même quand je me retrouve avec un verre de champagne dans une main, et une Eristoff Ice dans l’autre : je fais comment pour fumer ????). bref je résous mes problèmes existentiels comme je peux, et une fois que tout le monde est rentré, je me retrouve seul avec Océane.
Il est 7h du mat’. Nous sommes des gens raisonnables, nous décidons d’aller au lit. Une fois dehors il fait 10°, je suis en tee-shirt, je cours vers la voiture. Océane en talons aiguilles ne peut pas me suivre, donc elle traîne. Et quand elle arrive enfin à la voiture, elle est suivie par un beau jeune homme qui me demande de la façon la plus polie qui soit « je peux me faire une trace dans ta caisse ? ». Forcement je suis poli, je dis oui. Il se fait sa trace, et il m’en propose, moi fort, moi ai renoncé à la drogue y a deux ans, moi refuse !!! Moi très fort, mais faudrait pas qu’il me demande deux fois ! On dépose le jeune homme devant la boite et on rentre. Discussion de deux épaves en début de journée :
– C’est plus raisonnable de rentrer !
– Oui tu as raison c’est raisonnable…
– J’ai pas envie de rentrer…
– Moi non plus !
– Oh tient, une place juste là !!!!
Et nous voilà à retourner dans la boite, no comment, des fois on a la volonté qui flanche c’est tout ! Je retrouve le jeune homme drogué, et il me demande s’il peut recommencer. Je l’accompagne donc à ma voiture avec deux de ses amis, on s’installe, ils se font leur trace. Je range ma carte grise (qui a servi de support) et quand je lève la tête je te vois t’y pas le gonz en train de lécher mon tableau de bord !!!!!
« Euh tu fais quoi là ?
– Mais yen a partout (et il me montre toute les petites taches blanches sur mon tableau de bord)
– Euh… c’est de la cendre de cigarette chéri !
– Ah… ben maintenant c’est propre…
La drogue, ce monde à part… en tout j’ai dit non 4 fois, ben je suis vachement fier de moi. J’en avais envie, c’est clair, mais j’avais encore plus envie de pouvoir me dire « non j’ai pas craqué ! » donc je suis super content, j’en ai pas besoin pour m’amuser de toute façon… On retourne en boite, et vers 9h on décide d’aller manger un quick dans une voiture vierge de toute trace de cendre de cigarettes ! Je dépose Océane et je me dirige vers ma campagne.
Comme il est 10h du mat’ je devrais éviter de rouler à 160, mais bon que voulez-vous, j’ai bu et je ne suis pas quelqu’un de très respectueux en général. Je passe donc à 160 devant la gendarmerie et je coupe la route à une fourgonnette de la gendarmerie nationale ! OOPSSSSSS !!!! j’ai donc droit à une queue-de-poisson de la part d’un gendarme relativement irritable en ce beau dimanche ensoleillé (ou alors c’est peut-être parce que je me suis pas arrêté quand il m’a fait des appels de phares ! Bref nous ne le saurons jamais !). Je baisse la vitre, je ne baisse pas mes lunettes de soleil, je fais mon plus beau sourire. Il m’informe que c’est limité à 50 en ville, je m’excuse, il me demande mon permis, je prie pour qu’il ne me demande pas la carte grise (recouverte de cocaïne), et pour qu’il oublie de me faire souffler. Il me rend mon permis et me dit « ça va pour cette fois, circulez, que je ne vous y reprenne pas ! ». là je n’ai qu’une chose à dire : DIEU EXISTE !!! Bon c’est pas une raison pour faire comme moi les enfants, y a des morts tous les jours sur les routes, mais quand même avouez, y a de la chance que pour les crapules loooooooool
 
Le dimanche je me remets difficilement de mes excès de la veille, avec Océane on termine ce week-end anthologique par une petite virée dans un haut lieu de la nuit hétéro-branché (une boite pleine de métroséxuels, je les adore, ils sont tous beau, et on peut les sucer si on demande gentiment lol).
 
Voilà c’est tout pour aujourd’hui, le week end prochain Nina vient par chez nous, et moi je serai à Paris à partir de lundi pour passer mon entretien. Ça me fera encore plein de belles choses à vous raconter…

Un bilan meetic-gé

Deux mois que je me suis effacée de meetic, je peux donc en tirer un bilan objectif et je vous en offre la primeur ! Je vous invite à lire l’article que j’avais écrit sur le sujet à l’époque pour voir si mon opinion a évolué ou pas.
Désespérément célibataire 
Soirée déprime fin avril. Je m’emmerde chez mes parents, je trafique sur Internet, ne sachant trop quoi faire. Je réfléchis à ma vie sentimentale et c’est la catastrophe : je viens de débarquer dans une région où je ne connais personne, où suis-je censée trouver une moitié d’une nuit ou pour la vie ? Je connais un site qui pourrait m’aider mais j’hésite car le principe me dérange : un site de rencontre n’est-il pas la version électronique des petites annonces dans le journal ? Pour moi, si. Or, à 18 ans, je me souviens qu’avec une copine de fac, on les lisait en rigolant comme des bossues. Suis-je désespérée au point de tomber si bas ? Après un point sur ma situation, je me rends compte que c’est pas brillant : je viens de débarquer dans une ville inconnue, le seul mec que je connais me fait complètement fantasmer mais il a une greluche et bien qu’on habite à 500 m l’un de l’autre, il ne m’appelle pas. Bon, effectivement, je suis désespérée, allons-y gaiement.
 
Bon, je remplis consciencieusement les dizaines de questions qu’on me pose, je suis limite étonnée qu’on me demande pas la couleur de mon string, mais bon… Je ne mets pas de photos puisque je n’en ai pas sur le pc familial et puis, je me dis que je vais rapidement effacer cette fiche, tout ceci est ridicule. Une fois inscrite, je commence à surfer un peu sur les pages des messieurs qui correspondent à mes critères et là, je vois un gars qui me plaît trop, la trentaine, un visage somptueux. J’hésite encore un peu mais dès que je rentre sur Paris, je mets mes photos en ligne, on verra bien. Je n’attendais rien de ce site dès le départ, je voulais plus me trouver un mec en attendant que l’autre plante sa greluche. J’ai eu beau flasher le beau gosse, je n’ai jamais eu aucun retour de sa part.
Deux mois plus tard… 
Au bout de deux mois, j’ai fini par m’effacer, sur un coup de tête similaire, un ras le bol qui ne voulait pas passer, marre des mecs qui se passent de la politesse élémentaire (avant de me demander si je veux baiser, dis-moi bonjour, déjà). Il faut dire qu’à l’époque, je voulais prouver à Julien que je ne cherchais pas que des histoires de fesses et que, lorsque le courant passait (comme avec lui, je pouvais vouloir plus). Le jour de ma désinscription, alors que je recopiais les mails rigolos que j’avais reçus, un gars m’entreprend en chat et il m’a définitivement prouvé que les hommes n’en voulaient qu’à mon postérieur puisqu’au bout de deux minutes, le monsieur me proposait une sieste crapuleuse… Pfffffff !
 
Presque deux mois après ma désinscription, quel est le bilan ? J’ai reçu 265 flashes, rencontré 6 meeticboys (dont Louis, Benoît, Julien et Christophe), brouetté avec deux. Le score n’est pas terrible, il me semble. Concernant Julien et Christophe, la brouette était prévue mais ça a capoté, comme je l’ai expliqué dans les articles correspondant. Ensuite, il y a eu un gentil garçon que j’ai rencontré en tout bien tout honneur. Extrêmement sympathique avec un très beau sourire, je m’étais dit à l’époque que je le garderais sous le coude, en attendant d’avoir envie d’une relation stable. Résultat : après avoir reçu une carte postale de San Francisco, je n’ai plus eu de nouvelles. Sinon, il y a eu Cédric, le pro de l’annulation  de rendez-vous au dernier moment. Lui, c’est intéressant, j’en fais un paragraphe entier.
 
Premier contact sur le chat, dialogue :
Lui : Je cherche une relation sérieuse
Moi : Pas moi
Lui : Ah…C’est quand qu’on se voit ?
Bon, il s’annonce amusant, ce garçon ! On discute sur MSN, je le trouve très sympathique même s’il est assez empressé, j’apprends qu’il a un fils mais peu importe : je n’ai pas envie de l’épouser, juste de le brouetter. On se fixe donc un rendez-vous. Le jour J, texto : « je suis envoyé à Bordeaux pour le boulot pour la semaine, fais chier », un message dans ce goût-là. Après deux semaines de silence, le voilà qui me relance, on se fixe un nouveau rendez-vous. Le jour J, pressentant le coup foireux, je lui demande par texto de confirmer mais évidemment : « je peux pas, j’ai une réunion ». Evidemment ! Le businessman parvient cependant à débloquer une heure dans sa folle journée pour qu’on puisse boire un verre, une heure de discussion très sympathique, il me file un nouveau rencard pour de folles brouettes. Le jour J : je peux pas, je garde mon fils. On se fixe un nouveau rendez-vous, je l’appelle la veille pour confirmer et, une fois de plus : « non, je peux pas, je garde mon fils ». Cette annulation est plutôt bien tombé, finalement, puisque j’ai passé une folle nuit avec Reno et je n’aurais pas été capable d’enchaîner (enfin, je ne crois pas). On se fixe finalement un rendez-vous la semaine suivante, toute la journée, je guette mes mails, persuadée qu’il va annuler, je vérifie dix fois par heure mon portable (mis sur silencieux) mais aucune annulation. Je finis par quitter mon boulot et, alors que j’attendais le métro, le texto tant attendu arrive : « c’est mort pour ce soir, je vends ma voiture. » Bon, je ne l’ai jamais relancé, j’ai de l’amour propre quand même. Alors, autant pour Christophe, je me dis qu’à 22 ans, on peut ne pas du tout assumer la possibilité de relations sexuelles avec une inconnue, autant à 30, j’ai du mal à comprendre ! Ça m’amuserait qu’il me recontacte, cependant, juste pour le plaisir d’annuler cinq minutes avant.
Aucun regret
Donc, si on résume, meetic m’a rapporté 2 brouettes, sur les 6 comptabilisées sur ce blog, soit un tiers… Aujourd’hui, je me rends compte que je les ai tous perdus de vue, sauf Louis. Pourtant, je ne pensais pas que ce serait avec lui que je continuerais à discuter, nous n’avons pas grand chose en commun mais je suis devenue sa confidente meetic. Les histoires qu’il me narrent m’ont prouvé  que j’avais eu raison de fuir ce site. En effet, en ce moment, il est sur une histoire foireuse avant même d’avoir commencé. Cet été, il « rencontre » sur meetic une jeune fille, l’histoire part bien et voici le moment de passer du virtuel au réel. Le deal est le suivant : elle l’appelle un peu avant le rendez-vous pour qu’ils fixent un endroit pour se retrouver. Une heure après le rendez-vous supposé, n’ayant pas de nouvelles de la demoiselle, Louis lui envoie poliment un texto : « je crois que tu m’as oublié ». Silence radio. Quelques jours plus tard, il reçoit un mail de la demoiselle lui expliquant qu’elle venait de perdre sa tante et que son père était à l’hôpital pour un pontage. Elle n’avait donc pas à la tête à ça. Logique mais ça me paraît un peu gros. Quelques jours plus tard, notre ami Louis découvre que la demoiselle s’est réinscrite sur meetic ! Pour une fille qui n’a pas la tête à ça, c’est étonnant. Elle se connecte et il lui tombe dessus sur le chat, l’autre fait l’étonnée et lui dit de l’appeler demain. Louis me raconte ça sur MSN, dialogue (pour bien comprendre l’ironie de la situation) :
Lui : Elle m’a dit de m’appeler demain à 15 heures, elle sera à l’hosto.
Moi : Elle est infirmière ?
Lui : Non, elle est secrétaire.
Moi : Mais qu’est-ce qu’elle va foutre à l’hosto ?
Lui : Elle va voir son père qui a subi un pontage.
Moi : Putain, arrête, elle se fout de toi. Jamais je ne demanderais à un mec de m’appeler alors que je vais voir mon père malade.
Lui : Je sais. De toute façon, faut éteindre les portables à l’hôpital.
Evidemment, quand il a appelé, il est tombé sur le répondeur. Et surprise : aujourd’hui, elle lui a fixé un rendez-vous pour demain soir, il va y aller pour l’envoyer promener… à condition qu’il ne soit pas annulé, Louis a bien compris la leçon.
 
Aujourd’hui, encore, alors que je débutais la rédaction de cet article, qui vient me parler sur MSN ? Benoît ! Alors, là, je tombe des nues. Il me demande poliment des nouvelles puis veut savoir si j’ai un mec. Comme je lui réponds par l’affirmative, il me dit : « ah, tu n’as plus besoin de moi… Même pas pour une fessée les yeux bandés ? » Non, même pas pour ça (surtout qu’on n’avait jamais fait ça, mais bon…). Si je veux des fessées coquines, j’ai ce qu’il faut à la maison. Du coup, il me demande si j’ai pas des copines qui auraient envie de folles galipettes. Et bien, non, j’ai pas ça sous la main, j’élève pas les copines célibataires, moi, désolée. Il m’informe alors qu’il n’est plus sur meetic car il en avait assez, les filles étaient trop chiante, « pas comme toi », a-t-il précisé.
 
Alors, meetic est-il un ramassis de mythomanes, psychopathes et désespéré(e)s ? Non, je ne crois pas. J’ai pris meetic comme une façon de trouver des camarades de brouette, j’ai eu ce que je voulais. Aurais-je pu trouver l’amour sur meetic ? Je continue à en douter, malgré les témoignages qui prouvent le contraire. Certains me rétorqueront que c’est quand même grâce à meetic que j’ai rencontré Arnaud. Certes, c’est le seul point positif de cette folle aventure !

Rentrée amoureuse (Arnaud)

J’ai une théorie sur la vie : elle est bien faite. En janvier, je parlais avec mes amis de promo dont Clara et j’expliquais que je ne comprenais pas l’intérêt de sites comme meetic. En effet, l’amour vient quand on s’y attend le moins, pourquoi provoquer les choses ? Je reste sur cette ligne de conduite. Je me suis inscrite sur meetic, dans le temps, mais pas dans l’optique de trouver l’amour. Et la vie m’a prouvé que j’avais entièrement raison.
 
Je te présente ma copine, tu me présentes ton copain
Mi-juillet, Clara arrive chez moi. Louis vient nous faire un coucou, officiellement pour me rendre le double des clés de mon appartement (que je lui avais donné pour qu’il nourrisse mon chat pendant un week-end en province), officieusement pour rencontrer ma colocataire provisoire. Le lendemain, il me parle sur MSN, me disant tout le bien qu’il pense de la miss. Il m’explique aussi qu’un de ses amis, Arnaud, est chez lui. Dans le délire (je te présente ma copine, tu me présentes ton copain), je lui demande une photo d’Arnaud, il me l’envoie et là, gros coup de cœur : il est très mignon, ce jeune homme ! Louis me donne aussitôt son numéro de téléphone mais je ne le prends pas : je me vois mal appeler un inconnu, comme ça ! Il me fil alors son MSN, avec l’autorisation d’Arnaud et me voilà partie à discuter avec un inconnu.
 
Dès le départ, il me fait bonne impression, je lui envoie quelques photos de ma personne pour le moins flatteuse. Je le trouve drôle et Louis m’avoue qu’Arnaud me trouve sympa. Chouette ! Quelques jours plus tard, Louis organise une soirée crêpe chez moi, j’y traîne Clara qui n’a aucun atome crochu avec son pauvre prétendant. On se rend chez lui (nous sommes presque voisins) et devant son immeuble, j’aperçois un motard qui enlève son casque. Je le reconnais de suite, c’est Arnaud ! Il m’adresse un sourire : il m’a aussi reconnue, et moi, je fonds.
 
La soirée se passe bien, Clara, fatiguée, somnole dans son coin tandis que je discute à bâtons rompus avec Arnaud et Louis, je suis totalement sous le charme des ses yeux verts et de son sourire, il me plaît mais je ne sais pas ce qu’il ressent pour moi. En repartant, je saute partout dans la rue en poussant des : « Seigneur, qu’il est beau, il me plaît, je le veux ! ».
 
Un peu de drague…
Le lendemain, on se retrouve à nouveau sur MSN, il m’explique qu’il a faim et je lui rétorque que j’ai de la pizza chez moi (elle m’a rendue malade, d’ailleurs), on joue à : « je-viens-non-Clara-dort ». Dans le jeu, je lui propose de passer faire un saut le week-end, je lui donne mon adresse. Le lundi, Clara étant partie, je retrouve mon cher Arnaud sur le net et je me mets à le taquiner :
« Ben alors, t’es pas passé ce week-end ! 
– Non car je n’ai pas de moyen de te joindre.
– Serait-ce une façon détournée de me demander mon numéro ?
– Peut-être. »
Comme je suis polie, je lui donne mon numéro et il me donne le sien. Suite de la conversation :
« Ça te dit qu’on mange ensemble, ce soir ?
– Sérieux ?
– Ben oui, pourquoi ? »
Parce qu’Arnaud est joueur et je ne sais jamais s’il fait de l’humour ou non. Une heure plus tard, il sonne à ma porte et nous voilà partis sur Paris en moto, j’adore la balade même si les pavés maltraitent mon pauvre fessier. Il faut savoir que j’ai un fantasme déjà assouvi avec les motards mais un mec qui arrive avec son cuir de motard, ça me rend toujours dingue. On dîne dans un petit resto, on discute beaucoup, son sourire me ravage à chaque fois et quel profil ! Il a un nez sublime, quelle bonheur. A minuit et demi, on se décide à partir, comprenant que le restaurant n’attendait que notre départ pour fermer. Retour en moto, je me colle un peu contre lui, j’adore ce moyen de transport ! Il me dépose chez moi, je lui fais la bise et je pars me coucher. En effet, il faut savoir que la veille, j’avais passé la nuit avec Laurent donc j’avais plutôt envie de dormir.
 
Deux jours plus tard, je reçois un texto : « ça te dit qu’on se voit ce soir ? » Pas de chance, j’avais rendez-vous avec Raphaël donc je lui réponds : « Non, je ne suis pas libre ce soir mais on peut se voir un autre soir, si tu veux. » Réponse : « Bien sûr que je veux. » Moi : « Si je ne m’abuse, je suis libre demain soir. » « Ok mais n’abuse pas trop, je suis un garçon fragile. » Mercredi soir, rendez-vous avec Raph’ et brouette. Jeudi soir, Arnaud vient me chercher à nouveau en moto, on part dans un bar, il m’offre deux bières, on discute amour et couple, c’est fantastique. Il me ramène chez moi, on longe la Tour Eiffel qui scintille encore, j’hésite à l’embrasser mais je me contente de lui faire la bise, ne sachant trop ce qu’il pense de moi. Oui, comme je l’ai expliqué le lendemain à Clara qui venait de me traiter de triple buse (non, elle n’a pas dit ça, elle a dit : « Non mais Nina, attends, c’est clair qu’il veut sortir avec toi ! »), je ne savais pas s’il m’invitait en espérant mélanger sa langue avec la mienne ou si c’était juste parce que ses potes étaient en vacances et qu’il s’ennuyait. Pourtant, Athéna m’avait tiré les cartes quelques jours avant et m’avait dit qu’il ressentait des choses très positives pour moi, même si j’allais avoir une relation sexuelle avec un mec nettement moins correct. Avec le recul, j’ai l’impression qu’elle a eu totalement raison, certain comportements m’interpellent et m’agacent un peu mais peu importe.
 
Le lendemain, on papote sur MSN en tout bien tout honneur, on aborde le sujet ô combien érotique des chatouilles. A un moment, je lui indique que s’il me chatouillait les pieds, il s’exposerait à mes foudres puis la conversation retombe. Voici le dialogue, retranscris à peu près tel quel :
Moi : Tu boudes ?
Lui : Oui.
Moi : Oh, pourquoi ? 🙂
Lui : Parce que j’ai l’impression que tu joues avec moi et je ne sais pas ce que tu me veux.
Dieu merci, j’étais assise, sinon, je serais tombée et je me serais fait très mal. Que répondre ? Feindre l’indifférence ou exprimer mon attirance ? Je suis au pied du mur, je ne peux plus reculer mais je ne me lance pas franchement non plus. Courage, fuyons. Je lui demande donc pourquoi il pense que je joue avec lui et il m’explique que je lui envoie des signes contraires. Franchement, je ne sais pas ce que j’ai fait pour qu’il croit que je n’étais pas intéressée, il ne m’a pas expliqué mais je finis par me dévoiler : « j’allais pas sortir avec toi alors que tu pars trois semaines en vacances, il y a mieux comme début de relation. »
 
Loin des yeux, loin du cœur… ?
Durant ses vacances, il ne m’appelle pas et ça m’énerve, surtout qu’il m’avait demandé l’autorisation de le faire. A quoi ça sert de me dire des jolies choses s’il ne se passe rien derrière ? Un soir, je le retrouve sur MSN, on discute et je joue un peu ma chieuse : « puisque tu ne m’as pas appelée, tu me dois un cadeau ! Et j’espère que tu as pensé à la carte postale. » Bon, je suis un peu agacée par son comportement désinvolte, je comprends que l’adage : « loin des yeux, loin du cœur » se vérifie tant de son côté que du mien. De retour à Paris après une semaine de vacances en province, je trouve une carte postale de Bretagne dans ma boîte aux lettres, je la retourne et là, voici le texte, retranscris dans son intégralité pour toi, lecteur : « : – )) Arnaud ». Y aurait pas un peu du foutage de gueule, là ? Surtout que monsieur en remet une couche dans le côté provocation : deux jours avant, j’avais reçu un texto : « on est à côté de chez toi, t’es où ? lol On est presque arrivés, on va choper la crève tellement il fait beau ». Bon, de un, je lui avais demandé s’ils passaient près de chez moi pour qu’on se voit, donc la première partie du message est quelque peu agaçante. Certes, ils ne sont pas passés par ma ville mais ce n’est pas une raison pour tourner le couteau dans la plaie. Concernant la deuxième partie, je n’ai eu que la pluie durant mes vacances, façon subtile de me le rappeler. Comme je suis une peste, je réponds : « Je suis en string au bord de ma piscine, j’attends un charmant garçon ». La première partie est totalement fausse, il pleuvait des cordes, le thermomètre culminait à 15°… La deuxième partie est vraie, par contre, mais précisons : le charmant garçon, c’est Gauthier ! 
 
On s’approche cependant de notre retour commun, je me décide à faire le premier pas en envoyant un texto hautement érotique : « tu rentres quand sur Paris ? Moi lundi soir ». Hou, c’est chaud ! S’ensuit un dialogue SMS particulièrement torride à base de : « si tu es à Paris lundi, viens me chercher à la gare ! ». Dimanche soir, alors que je suis honteusement avachie dans la voiture paternelle me ramenant de Perpignan où j’avais assisté à une cousinade, mon téléphone portable pousse son horrible chant. Je le saisis nonchalamment, persuadée que c’était Gauthier et, là, mon sang ne fait qu’un tour : Arnaud ! Je lui indique rapidement que je suis en voiture avec mes parents, je le rappellerai plus tard dans la soirée. Effectivement, après un repas rapidement expédié, me voilà à parler une heure avec le jeune homme au téléphone, c’est très agréable. Je retrouve un peu la complicité que j’avais avec lui lors de nos sorties nocturnes. Il propose de venir me chercher mais je lui explique qu’entre ma valise et mon chat, sur le moto, ça risque d’être serré mais il me dit qu’il essaiera quand même de venir me chercher en métro pour m’aider à porter mes valises.
 
Retour sur le lieu du (futur) crime
Lundi, jour J. Je monte dans le train avec ma valise et mon chat, je m’installe à une place qui n’est pas la mienne pour que Kenya et moi puissions avoir un peu d’espace (enfin, surtout moi, elle était dans sa panière, ça ne changeait rien pour elle). Mon téléphone sonne : Arnaud ! C’est bon, il finit tôt, il viendra me chercher ! Du coup, le voyage me paraît très long (surtout que c’est celui où j’ai dû supporter la monstresse blonde). Arrivée à destination, je vais un peu durer le plaisir en consommant une clope sur le quai de la gare mais je la jette alors qu’il restait trois bonnes bouffées dessus, trop impatiente. Je trace, je regarde partout, je n’ai pas mes lunettes donc la tâche est ardue. Enfin, il est là, en chemise bleue… Mon cœur bat la chamade, j’avais oublié à quel point il est séduisant. Il se charge de miss Kenya tandis que je fais rouler la valise. On rejoint une autre gare pour prendre mon train de banlieue mais celui-ci est annulé donc je lui propose d’aller boire un verre, en attendant. On discute une bonne heure puis retour (enfin) à demeure, je libère ma pauvre Kenya toute shootée qui va se baffrer de croquettes (quand même…). On boit un petit verre de vin puis on se rend au McDo (pas le choix) pour dîner, il me parle, je le regarde en admirant son merveilleux profil, j’ai hâte de me retrouver à nouveau seule avec lui, ce qui ne tarde pas trop (l’avantage du McDo).
 
De retour chez moi, on s’installe sur le canapé, je me colle bien à lui, cuisse contre cuisse, bras contre bras, je pose ma tête sur son épaule de temps en temps et…rien. Il s’occupe surtout de Kenya… A un moment, cependant, les choses s’accélèrent. Je portais ce jour-là un pantalon un peu original avec des cordons et il commence à s’amuser à les tirer, je me débats et voilà que je me retrouve la tête sur ses cuisses, allongée sur le dos, immobilisée car il me tenait les mains. Et enfin, il finit par m’embrasser. Puis il rigole et fait : « tu as dû trouver que j’étais long à me décider ! ». Oui, en effet ! Bon séance de pelotage puis il finit par rentrer chez lui sans brouette, malgré mes tentatives pour l’encourager à dormir chez moi. C’est bien la première fois qu’il ne se passe (presque) rien le premier soir !
 
Le lendemain, il va dîner chez sa mère, il revient sur MSN vers 21h30 et m’explique qu’il regarde Koh Lanta, ce qui me fait hurler mais il me répond : « y a rien d’autre à la télé ! ». Subtilement, je lui suggère de faire autre chose comme, par exemple, poser ses fesses sur sa moto et venir passer la soirée avec moi. Un quart d’heure plus tard, le voilà. Cette fois-ci nous finissons la nuit ensemble.
 
Et me voilà maquée !
Je suis étonnée à quel point il est facile de retrouver des réflexes de couple Je me rends compte que cette complicité entre deux personnes, cette tendance à être et non plus paraître avec un homme avec qui on se sent bien me manquait. Pour le moment, tout est rose, forcément, tout est neuf, les inconvénients du couple sont loin. Actuellement, le seul point négatif, c’est l’absence de câlins (même pas sexuels) le matin. A peine le réveil a-t-il sonné qu’il est levé et habillé, à peine un smack et le voilà parti.
 
Ce week-end, on va essayer de se croiser, une fois que j’aurai abandonné mes parents, en visite sur la capitale. Je suis officiellement célibataire mais vus les stigmates d’une vie sexuelle intense qui marquent mon cou (j’ai des suçons, en clair), ça m’étonnerait qu’ils ne comprennent pas.

Julien

Meetic a cela d’étrange qu’en quelques mails, on peut se planifier une nuit particulièrement chaude avec un quasi inconnu dont on connaît toutes les caractéristiques physiques, ou presque, sans même savoir son nom de famille.

Tout est mentionné sur la fiche de présentation : âge, signe astrologique, religion, tabagisme, poids, taille… Ne manque que la taille du sexe, le tour de poitrine et la position préférée. Ensuite, à nous de faire le tri dans les milliers de fiches présentes.

Pour ma part, je prends rarement les devants mais je n’en ai pas vraiment besoin : j’ai 25 ans et je vis dans une région surpeuplée, les flashs pleuvent sans que j’ai à lever le petit doigt (et je ne suis pas la seule dans ce cas).

A côté de ça, il y a les mails que l’on reçoit, parfois directs (ta fiche me plaît, je veux te rencontrer), parfois plus originaux (j’ai reçu d’un jeune homme un merveilleux exemple de « marketing direct » où le monsieur vantait ses propres mérites, très drôle et bien tourné), je ne réponds que rarement, j’avoue. Certains me jetteront la pierre en me traitant de vilaine bêcheuse mais soyez honnêtes, messieurs : combien de demoiselles ont reçu le même mail que moi ?

Enfin, il y a le chat, que je déteste, mais c’est finalement là que j’ai discuté avec la grande majorité de mes meeticboys. Le chat n’est pas une mauvaise façon de faire connaissance, en soi, mais on se retrouve vite avec une bonne dizaine de mecs qui viennent vous harceler, je trouve ça assez lourd. En plus, chez moi, il ne marche qu’une fois sur deux ! Ceci étant, le chat est très amusant car certains gars n’y vont pas avec le dos de la cuillère, j’ai eu droit à : « est-ce que tu aimes les piercings ? », « je suis photographe, tu ne voudrais pas poser pour moi » (entre parenthèse, c’est très flatteur !!) ou mon préféré : « est-ce que tu aimes la fessée ? ». Chacun sa technique mais j’aimerais bien savoir combien de réponses il a eu, celui-là !

Bref, meetic est un immense supermarché de la drague où les gens jouent plus ou moins franc jeu, ça dépend des cas. Personnellement, je ne suis pas convaincue que je puisse trouver quelqu’un de sérieux sur ce site bien que de nombreux témoignages de personnes que je connais me démontrent que ça peut arriver…

Pour ma part, je préfère ne pas trop capitaliser dessus : si ça arrive, tant mieux pour moi mais ai-je seulement envie d’une relation amoureuse stable, en ce moment ? Je ne crois pas et c’est bien pour ça que je me suis inscrite sur meetic, d’ailleurs.

Cela fait maintenant un mois que j’y suis (depuis le 23 avril, exactement) et je comptabilise 175 flashs, ce qui me semble plutôt flatteur. J’ai rencontré pour l’instant quatre personnes (aucun n’avait flashé sur moi, c’est amusant) et conclu avec deux. Mon dernier rendez-vous a eu lieu hier soir et c’est l’objet de l’article du jour.

Je vous resitue un peu le contexte actuel de ma folle vie amoureuse, histoire que vous compreniez : j’avais donc rencontré trois meeticboys jusqu’à hier soir, deux avec qui nous étions d’accord pour que ce ne soit que sexuel et un autre, lundi, où c’était purement amical. En toute honnêteté, j’ai trouvé ce garçon vraiment charmant, un sourire magnifique, mais rappelons-nous que je ne suis pas à la recherche du père de mes futurs enfants. De plus, j’ai rendez-vous ce soir avec l’un de mes meeticboys coquins.

Hier soir, j’avais donc rendez-vous avec Julien qui connaît parfaitement mes mœurs un peu débridées. Il a pris contact avec moi par mail, l’histoire peut prêter à sourire. En fait, sur meetic, vous avez en eux la photo des derniers meeticboys qui : vous ont envoyé un mail ; chatté avec vous ; visité votre page ; flashé sur vous. Donc, un soir, je me connecte, je jette un œil aux photos, rien de très remarquable et je laisse la page ouverte. C’est à cette occasion que vous allez pouvoir mesurer l’étendue de mon égocentrisme forcené. En effet, j’ai remarqué que plus je restais connectée à meetic, mieux j’étais classée dans les recherches ce qui me permet d’avoir plus de visiteurs sur ma page et, donc, plus de flashs. Mardi dernier, j’avais donc laissé ma fenêtre ouverte et, à un moment, je vois que la photo du dernier gars qui m’a envoyé un mail avait changé et que j’étais à présent en présence d’un beau gosse donc je me précipite pour lire le mail. Le jeune homme, prénommé Julien, donc, me demandait depuis quand j’étais dans la région (j’ai précisé dans mon annonce que je venais de débarquer) et je lui réponds très gentiment. Une demi-heure plus tard, je reçois un nouveau message de sa part où il me donne son adresse MSN donc je le rajoute à mes contacts et nous partons en chat.

Je ne peux pas dire que la conversation fut hautement érotique, nous avons parlé de l’amour et de nos expériences respectives, il me raconte que son ex-petite amie l’a quitté il y a peu, en prenant le chat, au passage. Dans ce genre de discussions arrive toujours la question fatidique : « que cherches-tu sur meetic ? ». Il me répond qu’il cherche une liaison sérieuse, je lui fais comprendre que ce n’est pas mon cas. C’est toujours amusant de voir à quelle vitesse les meeticboys sont corruptibles, il suffit de dire ça pour qu’ils répondent : « ah oui mais je n’ai rien contre un rendez-vous crapuleux ! ». Donc je conviens rapidement d’un rendez-vous avec le jeune homme pour le mardi suivant. De plus, nous travaillons à peu près dans le même quartier, le hasard fait bien les choses !

Dimanche soir, je recroise le monsieur sur Internet donc on rediscute un petit peu et je le sentais un peu bizarre. Il faut savoir que les webdragueurs demandent généralement un paquet de photos mais lui ne m’en a pas réclamé et ne m’a pas non plus demandé quelles étaient mes pratiques sexuelles. Intriguée, je finis par lui demander si ma vie trépidante ne le gênait pas mais il me répond que, au contraire, ça le fait « tripper » puis il me révèle qu’il a lui-même une petite amie. Je vous avoue qu’à ce moment-là, j’ai eu des doutes sur la suite de notre aventure mais il me rassure : il n’est avec elle que depuis une semaine et il est un grand garçon.

Donc hier, je me rendais confiante bien que mon amie Victoire m’ait prédit que je ne pratiquerais pas la brouette tonkinoise avec ce jeune homme le soir même.  Mais je ne l’ai pas écoutée, je n’en fais toujours qu’à ma tête.

Nous avions rendez-vous hier soir sur les marches de l’opéra, endroit où il n’y a jamais personne… Donc j’arrive et je vois un groupe assis sur les marches, je commence à paniquer : vais-je arriver à le retrouver dans cet endroit-là ? Heureusement, il mesure 1m89 donc je le repère assez facilement. Appuyé contre une colonne, les écouteurs glissés dans les oreilles, engoncé dans son costard, il attend, les yeux perdus dans le vide. De loin, je le trouve très séduisant mais je souffre de myopie et je n’avais pas mes lunettes donc je me rapproche avant de jubiler. De près, il est encore plus charmant.

On se fait la bise, ce qui m’amuse toujours : sur MSN, nous avions convenu de faire l’amour toute la nuit mais nous nous faisons la bise comme deux amis, c’est toujours un moment surréaliste, pour moi. D’ailleurs, je lui en ai parlé un peu plus tard, ça l’a fait sourire mais, en même temps, on ne va pas commencer à s’embrasser dès le premier contact, restons corrects.

Il m’emmène dans un bar amusant où le prix des consommations varient comme à la bourse, selon l’offre et la demande… On s’assoit et il m’explique le principe puis me demande gentiment ce que je veux, je grimace en lui disant : « Je ne peux pas lire le panneau lumineux, je n’ai pas mes lunettes ». Je range mon ego et sort mes lunettes et consulte le menu. Je dois ici préciser que je n’ai mes lunettes que depuis deux mois, je ne les mets que rarement, surtout au boulot, mais ma coquetterie me pousse à m’en dispenser dans la rue et en rendez-vous galant (surtout en rendez-vous galant).

Donc je m’équipe et regarde le menu puis, une fois décidée, je range mes lunettes, ce qui amuse Julien qui me dit que ça me va pourtant très bien. Comme ce rendez-vous commence bien ! Il est vraiment charmant et je le dévore des yeux, je rêve de lui arracher sa cravate. La conversation s’oriente très vite sur des sujets coquins, on parle de meetic et des rencontres qu’il est possible de faire. C’est étrange car, en temps normal, dans ce genre de rencontre, on parle de tout sauf de ça, comme si on cherchait à occulter ce qui allait se passer quelques heures après… Il paie les consommations (appréciez la galanterie) puis on part dîner.

En chemin, on discute de vie de couple car nous avons tous les deux vécus une longue histoire qui nous a marqué, il me dit que son ex lui a appris à apprécier la vie de couple et il me révèle d’une voix tremblante : « Et, en fait, là, ce soir, je le sens pas ». Je fais fi de l’entaille qu’il vient d’infliger à mon ego démesuré, je souris et je réponds : « Ce n’est pas grave, je n’exige rien de toi ». Il se sent tout de même obligé de se justifier, il pensait être capable d’avoir une histoire juste comme ça, juste pour le fun, mais il s’est menti à lui-même.

Suite à cette terrible révélation, nous nous rendons quand même au restaurant et nous discutons beaucoup de choses et d’autres, il m’envoie de nombreuses piques sur mon accent et mes expressions particulières mais le courant passe très bien. En fait, il découvre que je ne suis pas une nymphomane insensible et que j’ai plus envie de moments câlins que d’inoubliables saltos thaïlandais, ce qui l’étonne beaucoup (quelle image je dois donner de moi, sur meetic !). Nous parlons aussi de nos anciennes relations amoureuses, je lui explique que je n’aime pas qu’on me fasse des cadeaux onéreux car cela me gêne et j’apprécie plus de trouver un petit mot sur un post-it que des bijoux ou des bouquets de fleurs. Ce côté charmant de ma personne le pousse à s’exclamer : « Mais tu es parfaite ! » et je lui réponds, de ma voix la plus suave : « Oui, il n’y a que toi pour en douter » et il me répond, penaud : « Ce n’est pas de toi que je doute mais de moi ».

La conversation s’éternise, on finit par quitter le restaurant vers 0h et nous reprenons le train. Arrivés à la gare, nous parlons encore sur le quai puis nous nous séparons, après qu’il se soit excusé plusieurs fois de ne pas respecter le programme préétabli mais je l’ai rassuré : je ne lui en veux pas (qui suis-je pour lui reprocher quoi que ce soit ?) et je suis tout à fait partante pour qu’on se revoit, en toute amitié. Chacun rentre chez soi, fin de l’histoire.

J’ai beaucoup réfléchi à ce qu’il s’est passé ce matin en attendant le train (la SNCF est joueuse, elle aime annuler le train de 9h30 donc poireauter une vingtaine de minutes, ça laisse du temps pour réfléchir) et je réalise que j’ai eu beaucoup de torts dans cette histoire. D’une part, j’ai essayé de le « corrompre » et de le détourner de son but initial (trouver une copine, pas une maîtresse) et j’ai été trop directe avec lui, ce qui l’a forcément mis mal à l’aise. Selon Victoire, il a eu peur de ne pas être à la hauteur, je pense que, d’une certaine façon, elle a raison. Mais je me dis que j’ai eu tort de partir sur de l’acquis et je me rends compte à quel point meetic fausse mes relations avec les hommes puisque je n’attends d’eux qu’une partie de jambes en l’air. Pourtant, malgré la fin plutôt inattendue de la soirée, j’avoue avoir passé un excellent moment avec Julien et je devrais apprécier plus ses moments-là et voir, ensuite, si la soirée doit se poursuivre dans l’ambiance feutrée d’une chambre à coucher ou non.

J’avoue que ce garçon m’a beaucoup touchée, j’avais très envie de l’inviter à venir dormir chez moi, sans qu’il se passe rien, mais je n’ai pas osé, en fin de compte. Je l’avais mis suffisamment mal à l’aise, il était inutile d’en rajouter. Mais j’avoue que j’avais envie de ce moment tendre avec lui…

A présent, j’essaie d’analyser le pourquoi de ce sentiment ? Est-ce une réaction orgueilleuse ? Il est évident que je ne suis pas amoureuse de lui, il est bien trop tôt pour qu’un tel sentiment apparaisse mais il m’a profondément touché, je suis déstabilisée. A l’heure actuelle, je n’ai plus très envie de poursuivre mes histoires de fesses sur meetic, même si, ce soir, je passe la soirée (et, a priori, la nuit, le jeu de Victoire me l’a prédit) avec un meeticboy que j’ai déjà rencontré. Ai-je déjà fait le tour de cette aventure-là ? Je ne sais pas encore. Quoiqu’il en soit, je me suis permise d’envoyer un mail à Julien pour le rassurer sur ses doutes d’hier et lui préciser que j’étais fautive, dans cette histoire.

A suivre…