L’expérience de Nicolas

Je me demandais un peu de quoi j’allais parler en cette dernière journée 2009. Résolutions, déjà fait. Bilan 2009 ? Je peux pas, y a des trucs en cours, ce n’est que quand ils seront terminés que je pourrai dire si 2009 a été une année pourrie, moyenne ou pas si mal. En attendant, passons à autre chose.

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J’ai donc décidé de prendre le contrepied et de ne pas parler du tout de Noël, réveillon, 2009, 2010. Non, je vais vous parler de l’expérience de Nicolas. Pas Sarkozy, non, un autre. Nicolas, je l’ai rencontré cet été via adopteunmec et nous avons eu une brève liaison qui a quand même son importance dans mon histoire personnelle puisque c’était la première fois depuis longtemps que j’avais un vrai coup de cœur pour un mec, ce qui indique que soit je ne suis pas cassée du dedans, soit je suis toute réparée, je ne sais pas trop. Bref, pendant quelques temps, j’ai plus eu ni pris de nouvelles (je vous ai dit que mon automne avait été affreux ?) mais là, vu que je suis plus détendue du string (merci les vacances même si elles sont finies), je fais moins mon autiste. Je discute donc avec Nicolas qui me raconte une expérience intéressante.

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Avant de poursuivre, une petite présentation de Nicolas s’impose. 28 ans, bâti façon pilier de rugby, yeux verts, sourire charmant. Vous savez, le genre de mec pas forcément gravure de mode mais au charme dévastateur. Certes, je ne suis pas objective. Mais Nicolas a du charisme et du sex appeal. Et le jeune homme est particulièrement aventurier. M’expliquant qu’il cherchait de la compagnie sur Netech, sur le coup, j’ai pas capté, jusqu’à ce que j’aille chercher sur google pour découvrir que Netech était le diminutif de Netechangisme. Ah ben moi qui, de prime abord, le pensais un peu sage, je me suis bien plantée. Bref, Nicolas a donc fait un jeu : voir combien de temps il pourrait ne pas rentrer chez lui en allant dormir chez des filles rencontrées dans des bars ou dans la rue. Résultat : une semaine et 1 jours (mais il a triché, il a passé deux nuits chez la même fille). Incroyable non ?

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Mais Nicolas a du culot, comme le prouve la scène suivante, dans la rue. Il cherchait une rue où il avait garé son scooter et demande à une fille où elle se trouve. La fille lui demande pourquoi il cherche cette rue et il lui répond : « pour prendre mon scooter et te suivre jusqu’à chez toi ». La fille lui répond : « On va prendre ma voiture, aller chez moi regarder sur mappy où c’est et si t’es sage, je te raccompagne à ton scooter ». Ce qu’elle a fait. Le lendemain matin. En 2 phrases, c’était plié. Et non, il ne se vante pas, je ne vois pas pourquoi il le ferait d’ailleurs, il m’a déjà eue, si j’ose dire. Puis je ne suis pas sûre que le plan « t’as vu comme je suis trop un tombeur » marche. Pas avec moi en tout cas.

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Mais pourquoi je vous raconte ça ? Parce que je suis surprise par un tel succès. Si j’avais été la fille de la rue, aurais-je réagi pareil ? Bon, j’ai pas de voiture donc ça complique la donne mais tout de même ? J’aurais rigolé, ça, c’est sûr mais au-delà de ça, aussi charmant soit Nicolas, l’aurais-je ramené chez moi ? Je ne sais pas en fait. Un autre mec que j’ai rencontré cet été m’expliquait qu’il draguait souvent dans la rue sans trop de succès car les filles n’étaient pas disponibles pour un plan drague, ce qui est vrai. Il était pourtant charmant lui aussi mais pas aussi charismatique que Nicolas, je dirais. Mais je crois que Nicolas a un truc en plus : il détecte les filles ouvertes. Il faut avoir un certain don pour bien tomber. De façon générale, je ne suis pas ouverte à la drague dans la rue mais il suffit de tomber au bon moment pour que ça passe. Il y a 3 ans, j’avais discuté avec un jeune homme, comme ça, parce que je sortais d’un entretien (que je savais foiré) et que j’étais un peu plus détendue.

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Evidemment, ça ne garantit pas une belle et longue relation derrière, ce ne sont que des histoires d’une nuit. Mais ce que Nicolas nous prouve, c’est que finalement, qui veut peut. Suffit en fait de détecter les personnes ouvertes.

PS : La photo des bulles n’a rien à voir avec l’article mais elle me plaisait bien, elle est d’Angelin Preljocaj

Les souris sont des hommes

Dimanche soir, petites heures de la nuit, je tapote négligemment sur mon clavier en attendant le sommeil. Bon, en vrai, je joue sur King, ce site est une horreur de chronophagie. Bref, comme tous les dimanches, il est tard et je n’ai pas sommeil, la télé tourne un peu au hasard, sur la chaîne où je l’ai laissée. Quand soudain, Télé m’annonce Secret Story. J’aurais bien zappé mais j’étais un peu trop dans ma partie, on va dire qu’on va laisser tourner.

Et en fait, j’ai bien fait. Je n’avais quasiment jamais regardé, juste un peu l’an dernier et j’avais trouvé cette émission d’un profond sadisme. En fait, je vous résume la fois où j’ai regardé (oui, je n’ai vu qu’un épisode mais le pire, je crois) : pour une obscure raison, Cyril et Alice sont enfermés dans une pièce et espionne les autres. Ces derniers pensent que les deux enfermés sont partis. Or Cyril a entamé une liaison avec Alexandra et Alice avec Matthias. Et là, « la voix », sorte d’ersatz d’un Dieu sadique, demande à Matthias de séduire Alexandra (sans savoir que sa moitié ainsi que celle de la demoiselle sont toujours là, donc). J’étais effarée. Comme je bossais à l’époque sur le site people de TGGP, j’ai aussi appris que cette même voix avait demandé à Matthias de demander à Alice de venir vivre avec lui (mission acceptée) mais Cyril, lui, a refusé de larguer Alexandra pour 10 000 euros. Alors qu’elle était super chiante comme fille.

Bref, dimanche, je regarde et voici un peu le topo, c’est compliqué, il y a des milliards de candidats, des cachés dans une trappe qui rentrent et sortent au gré de la voix et essaient d’éliminer des autres et de découvrir leur secret car ils les espionnent via un écran de télé. Donc samedi, il y a eu l’élimination de Daniela dont je ne sais rien à part qu’elle était vulgaire mais c’est une constante de cette émission. Elle a été victime d’un complot de Léo, qui est un des infiltrés. La voix a profité de la soirée des éliminations pour dégager
Léo que personne n’aimait et mettre à sa place Angie, une fille très naturelle, pas du tout refaite de la tête aux pieds, et Romain qu’est beau gosse. Et puis là, on fait rentrer un type qui n’était pas dans l’émission jusque là, qui s’appelle Martin. Dans le sas de la maison, la voix explique à Martin qu’il va devoir remplir une première mission : faire croire qu’il est le mec de Cindy. Une nana qu’il n’a donc jamais vu de sa vie. Donc Cindy l’attend dans l’entrée et ils mettent au point leur plan. Bon, voilà, le reste de l’épisode est globalement sans intérêt, les absents se font casser du sucre sur le dos comme toute bonne émission de télé réalité (et comme dans la vie), ça se drague, les filles rivalisent de classe et d’élégance (ahahah)…





En fait, cette émission a quelque chose de fascinant. En fait, les secrets de base, on s’en fout : avec le net, ils durent au mieux 2h. Ce qui est plus marrant, ce sont les nouveaux que la prod via la voix impose aux candidats. J’ai trouvé assez énorme qu’un mec entre dans un jeu et se retrouve au rang de petit ami d’une nana assez vulgaire (mais oui, ok, elles le sont toutes). J’aime ce côté un peu manipulation de tout le monde qui se ment juste à l’arrivée pour gagner de la tune. Sexe, argent et manipulation, c’est un bon cocktail. Sauf qu’évidemment, c’est présenté par Castaldi qui me donne toujours envie de le frapper. Ce mec me paraît faux mais d’une force ! Je suis totalement persuadée qu’il n’est absolument pas sympa et qu’il manque totalement la dimension 2nd degré de ce show. Quant aux candidats, c’est la foire au plus pseudo trash vulgaire. Toutes les nanas ont posé seins (siliconés) à l’air dans Entrevue, FHM et co, elles manquent terriblement de raffinement, d’humour 2nd degré et je ne parle pas de la maîtrise approximative de leur français. Et chez
les mecs, ce sont exactement les mêmes, la silicone en moins. Genre le Romain, là, il est beau gosse de prime abord mais après trois jeux de sourcils genre « je suis trop un ténébreux », on se rend compte qu’à part choper de la dinde en boîte le samedi soir, il n’a rien de bien intéressant à offrir. Mon chouchou étant Léo, un ex SDF si j’ai bien tout suivi, qui se la joue grand machiavélique et qui n’a pas tout à fait tort vu qu’il a réussi à éliminer Daniela juste en manipulant les gens. Mais bon, aux pays des idiots, c’est pas bien difficile d’être le plus manipulateur.

Bref, je regrette finalement que pour cette émission, ils recrutent pas des candidats d’un meilleur niveau, genre des mecs supra cynique sur l’émission, qui sont parfaitement conscients de leur rôle de rat de laboratoire et essaient de battre la voix à son propre jeu même s’ils ne peuvent pas communiquer entre eux. Parce qu’avec des gens un peu plus… heu… on va dire évolués et sans Benjamin Castaldi, ce jeu pourrait être un pur monument de manipulation mâtiné de sadisme. Et là, je peux vous jurer que j’en raterais pas un
épisode !

Ah, au fait, je démissionne

Bon, voilà, je l’avais promis, le voici, l’article sur « au fait, c’est comment qu’on dit qu’on démissionne ». Dans l’épisode précédent, j’ai trouvé du taf en
cachette. Maintenant, je dois annoncer ma démission, j’ai signé le contrat avec ma nouvelle boîte, je n’ai plus le choix… Quel stress.

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En ce mardi matin gris (enfin, je crois, j’avoue que je me souviens pas mais ça fait plus ambiance), je signe mon contrat, toute contente oui mais voilà ; je dois rompre et vite de l’autre côté. Alors, les ruptures amoureuses, j’ai toujours été nulle, ça a toujours été du spontané, du « j’explose », du « j’avais pas prévu de rompre là maintenant de suite mais c’est parti, ça se passe mais on reste pote hein ? ». Surtout que là, c’est pas comme si notre relation était en déclin, je ne faillais pas à la tâche, je répondais quand on parlait de notre « nous » futur. Même si mon regard se détournait. Puis notre liaison était partie pour durer longtemps et moi, au bout de 6 mois, je pars, ça fait mal.

Bon, j’arrête la métaphore genre liaison fatale, c’est lourd. Donc mardi, j’arrive, je dois en parler à Philippe, Nina (ma boss, pas moi, hein) étant en vacances. Le
problème, c’est que Philippe partage son bureau donc pour parler, c’est pas le top donc je dois le choper à sa pause clope. J’arrive, il part quasi aussi sec fumer mais là, je suis pas prête, j’attends la suivante.
11h. 11h30. 11h45. Non mais depuis quand il fume plus toutes les demi heures ou presque? Ah tiens, mon téléphone sonne, ma maman, je sors téléphoner « Ca c’est passé comment ? – Ben, j’ai signé un papier… ». Alors que maman et moi on papote, voilà Philippe donc j’abrège la conversation. Un, deux, trois, c’est parti !

« Philippe, je peux te parler de façon très officielle ?

– Oui bien sûr
– Je démissionne »

Méthode sparadrap. Il tire un peu la gueule puis me dit de voir ça avec Claude, mon collègue à l’animation. Et c’est reparti. « Claude, je démissionne ». Re
schrackkkkkkk ! Bon, je lui explique un peu l’histoire, lui dis que je pars chez TGGP. Dans l’après-midi, je lui donne ma lettre de démission « envoie la par recommandé, au cas où ».

Bon, Philippe et Claude au courant, comment on l’annonce aux autres ? Comme ça, entre le fromage et le dessert ? Ben non, ça ne se fait pas, je vais attendre le
moment idéal. Mais en fait, j’ai pas eu à attendre longtemps. Le lendemain, Sébastien vient s’asseoir à côté de moi et me demande « dis, c’est quoi que j’ai entendu hier, tu pars ?

– Ben oui…
– Oh non, je veux pas ! »

Bon, Sébastien et Yohann sont au courant. Après le déjeuner, c’est Guillaume et Farid « alors, tu t’en vas ? ». Bon, ben voilà, tout le monde va être au courant en moins de 2… Du coup, à la question, Guillaume avait-il entendu ma conversation dans le métro, la réponse est officiellement non « parce que j’avais pas vu que c’était toi avant qu’on descende ». Donc maintenant, tout le monde sait, sauf Rémi qui apprend ça à son retour de vacances. Globalement « ah non, c’est nul que tu partes mais bon je comprends. Hein, t’es remplacé par un mec ? Putain, non ! » Ah, merci, les gars, je suis contente de voir que mon départ vous navre. Mais c’est la vie.

 

Maintenant, parlons de la lettre de démission. Quelle connerie à écrire ce truc. Alors, je pourrais faire une version destructive à la Sidji mais bon, moi, la boîte, je l’aime bien alors je vais plutôt faire lettre de rupture façon drame romantique :

« Chère boîte,
 

Cela fait maintenant 6 mois que nos destins se sont croisés en ce beau matin d’avril. Dès le premier entretien, je sentais que nous allions vivre une belle histoire et je ne me trompai pas. Une demi année de fol amour, sans crise, sans accroc. Tout aurait du être parfait si ce n’est que je t’ai trompée. Oui, j’ai côtoyé une autre entreprise à l’occasion d’une poignée d’entretiens et de coups de fils. Je ne voulais pas te quitter, tu sais, c’est elle qui est venu à moi, me tentant terriblement et je n’ai pu résister. Aujourd’hui, je te quitte.

 

Ce n’est pas toi, c’est moi. C’est elle, c’est nous. Tu sais, j’ai toujours eu une grande estime de toi mais je savais que notre histoire ne durerait pas toute notre vie, tu le savais aussi, mais je pensais que nous resterions ensemble plus longtemps. Mais c’est la vie.

 

Remets-toi, je sais que tu me trouveras vite un remplaçant. Bien sûr, ce ne sera pas tout à fait pareil mais ce sera peut-être mieux, va savoir.

 

Ne m’en veux pas car au fond, je t’aime et je te souhaite le meilleur

 
Nina »
 

Ouais, c’est con, on peut pas envoyer ça. Ceci étant, la lettre recommandée a été posée sur mon bureau y a une semaine et elle y est toujours, personne ne me l’ayant demandée… Mais bon, de mon côté, y a pas de soucis, j’ai l’accusé de réception ! La prochaine fois, je vous parlerai du match loyauté contre opportunisme.

De l’’art de ne jamais tomber amoureuse du bon…

Par Emma

Malgré le fait que je ne le vois pas du tout comme ça (romantisme oblige…), je dois bien reconnaître que le terme de « liaisons foireuses » s’adapte particulièrement bien à mes parcours amoureux, sentimental et sexuel. Je dois être génétiquement programmée pour uniquement choisir les histoires d’amour impossibles, et, je vous le donne en mille, je crois bien que j’aime ça, à chaque fois je replonge…
 
Je ne vous parlerai pas de mes amourettes d’ado, de mes béguins obsolètes de jeune adulte, mais plutôt de ma réelle difficulté à avoir une vie de femme amoureuse à peu près équilibrée !
 
« De l’art de ne jamais tomber amoureuse du bon… ». En fait, ma vie se résume à 2 choses : cette phrase et la chanson de Priscilla « Toujours pas d’amour » (oui je sais top canon la référence chanson française, mais c’est pas ma faute, c’est Gauthier qui m’a fait découvrir l’œuvre de Priscilla, depuis je suis fan). C’est vous dire l’ampleur de la catastrophe… L’amour a tout de même été présent dans ma vie et heureusement, sinon j’aurais déjà fait mon choix entre le gaz ou la corde ! Le problème essentiel qui me concerne, c’est que je suis amoureuse de « celui qui faut pas ». J’éclaircis vos lanternes : amoureuse de celui déjà marié, déjà fiancé, déjà en couple, plus ou moins déjà père de famille bien entendu ! Bref, la situation simple et saine par excellence ! Ma dernière histoire d’amour s’est déroulée dans ces circonstances, elle est aujourd’hui terminée mais pas complètement cicatrisée, mais voilà que je m’apprête à replonger avec un autre homme dans un schéma quasi similaire !!!
Donc : 1) je suis totalement pathologique
            2) j’ai vraiment pas de bol
 
J’ai rencontré mon ex au boulot, nous sommes collègues. Ce fut un réel coup de foudre, je crois que j’ai été amoureuse à la seconde même où mon regard s’est posé sur son merveilleux sourire. Je ne me suis pas rendu compte de mes sentiments au début, je constatais simplement que nous avions une complicité particulière, que j’aimais travaillais avec lui, être avec lui, parler avec lui, rire avec lui, et qu’il avait également l’air de m’apprécier particulièrement. Au fil du temps j’ai bien sûr réalisé que ce que je ressentais ressemblait fortement à de l’amour, mais il était en couple, venait d’acheter une maison et rêvait de la remplir d’enfants. De mon côté j’étais avec mon copain depuis près de 5 ans et notre relation était devenu amicale, fraternelle, routinière… Sentir à nouveau le frisson amoureux m’a aidé à réaliser que Ludovic et moi, c’était fini. Je l’ai donc quitté quelques mois après avoir rencontré mon collègue, avec pertes et fracas car lui n’était pas du tout près à entendre la fin de notre histoire.
 
Peu de temps après cet épisode, mon collègue et moi sommes partis chercher un patient dans un autre hôpital, voyage nécéssitant un aller-retour en 2 jours. Il m’avoua plus tard avoir tout fait pour pouvoir faire ce transfert avec moi… C’est lors de ce trajet que notre liaison a commencé, pour se terminer 6 mois après. Ce fut je crois, les moments les plus intenses et les plus heureux de ma vie. Les plus douloureux aussi. C’est durant cette période que j’ai croisé Jeff, ma récidive actuelle dont je vous parlerai tout à l’heure.
 
Notre histoire fut malgré tout très simple : il a toujours été très honnête, ne m’a jamais rien promis, et a aussi souffert de cette situation. Je l’ai aimé de toutes mes forces, et je sais que lui aussi a ressenti de l’amour pour moi. Il est très difficile d’émettre un jugement sur ce genre de relation sans y être plongé dedans, sans avoir connu ce tourbillon. Tout en connaissant la réalité, je l’occultais pour pouvoir croire et rêver d’un avenir commun. Mille fois nous nous sommes dit « on arrête » et mille fois nous avons rechuté ; nous quitter semblait impossible. Pourtant il a choisi de continuer sur la route qu’il avait commencé à emprunter avec elle. J’ai cru crever de douleur, je m’étais préparée à cet instant, mais la souffrance emporte tout. J’ai pleuré, je me suis cognée la tête et les poings contre les murs, je ne dormais plus, et je devais pourtant faire bonne figure au boulot… L’année qui suivi la fin de notre liaison il s’est marié et sa femme a accouché de leur premier enfant. De mon côté, cette année-là, j’ai écumé les boîtes gays toulousaines en tenue de pouffiasse, j’ai énormément bu, j’ai fumé, goûté au poppers, vomi, pleuré, pour finir par coucher avec un jeune mec super beau à qui rappelez-moi d’aller casser la gueule un de ces quatre. Non seulement cette relation ne m’a pas aidé à oublier mon collègue et ma douleur, mais en plus c’était un sale con à qui je regrette bien d’avoir fait l’honneur de partager une brouette ! Et le détail que je ne vous dirai pas car c’est beaucoup trop personnel, c’est qu’en plus, sa bite ressemblait plus à un Carambar qu’à un pénis physiologiquement normal… tout piti piti piti… -hein ? non j’l’ai pas dit !!-
 
Notre histoire est finie depuis 2 ans, je commence à vraiment faire mon deuil, après beaucoup de larmes et d’alcool. J’ai eu l’horrible sensation en le perdant, de perdre l’homme de ma vie.
 
Bon, la partie suicidaire de mon article est maintenant terminée, et tu te dis, lecteur, que tu vas pouvoir ranger les kleenex et attaquer quelque chose de sans nul doute autrement plus rigolo… Bingo ! Tu sais quoi lecteur, après tant de souffrance, de questionnements, de nuit sans sommeil, et bien je crains de ne pas être vaccinée… Je suis en train de tomber amoureuse d’un homme marié, avec 1 enfant, et comble du suprême du top de ma capacité à me foutre dans la merde, vivant à l’autre bout de la France, disons à peu près 800 bornes… Elle est pas bonne celle-là ???!!!
 
J’ai donc croisé Jeff à l’époque où j’étais avec mon collègue. J‘avais remarqué le charme, le regard, le sourire, la gentillesse et la douceur de Jeff, sans m’y arrêter, j’en aimais un autre… Nous nous sommes retrouvés avec Jeff cet été, et là, BOUM ! Coup de cœur réciproque… Il ne se passa rien à ce moment-là, juste un jeu de séduction et l’évidence qu’on flashait l’un pour l’autre. Nous avons gardé contact par mail et texto, en s’avouant plus franchement notre attirance l’un pour l’autre, et nous nous sommes revus la semaine dernière. Ce fut la confirmation de ce coup de foudre, il m’a mangée du regard toute la soirée en maudissant son alliance, et moi je priais pour que mon cœur ne s’arrête pas de battre à chaque fois que je le sentais près de moi… La soirée s’est terminée par un chaste mais délicieux baiser, l’incertitude de quand, où, comment nous nous reverrions, la merveilleuse sensation que l’amour m’envahissait et le sentiment que je fonçais tête baissée dans une inextricable galère…
 
Depuis j’ai reçu quelques messages adorables et je m’acharne à trouver un moyen de le faire descendre dans le coin… JE VEUX LE REVOIR !!!
           
Ne pas pouvoir vivre un amour que l’on éprouve est à la fois très déchirant et très excitant, c’est vrai, mais je préfèrerai malgré tout avoir une vie sentimentale plus sereine !
 
Pourtant j’ai croisé des hommes beaux, disponibles, gentils avec qui je m’entendais super bien, mais je ne suis pas tombée amoureuse… Quand je ne plonge pas, c’est pas la peine, je sors de l’eau, mais quand je plonge vraiment, je me noie ! Là, j’ai plongé et je m’apprête à couler… Mais je suis amoureuse et cette sensation guérie de tout, malgré la situation foireuse dans laquelle je suis… c’est grâce à ça que je vais surnager dans mes eaux troubles !
 
           
La suite (ou autre) au prochain épisode… !