Remplacer le besoin par l’envie

Est-ce le mauvais temps ? Cette pluie incessante qui nous rince depuis des mois et des mois, ne nous offrant que quelques jours de répit ? Toujours est-il que je ressens comme une tension, une grande envie de rupture entre les salariés et les entreprises. Entre les sphères dirigeantes et les sphères salariales, ça passe plus très bien. Je vous propose donc une petite trilogie d’article sur le sujet, histoire de.

Quand on était petit, on nous demandait toujours quel métier on avait envie de faire plus tard. Moi, selon les jours, je répondais écrivain, architecte, archéologue, prof, coiffeuse ou assistante sociale (mais je savais pas trop ce que ça voulait dire). J’ai même caressé l’idée pendant une dizaine de jours de devenir opticienne parce que les illusions d’optique, c’est ultra cool… Bref, petits, si on nous présente le travail comme un passage obligé (je n’ai jamais entendu un enfant répondre « rien, je veux pas travailler), il était associé à une envie.

25 ans plus tard, je fais un métier qui n’existait pas à l’époque où on me posait ce type de questions et je me rends compte que les enfants qui répondaient hier avec enthousiasme sont complètement blasés. Écoutez vos collègues, vos amis, lisez les forums ou les blogs. Écoutez la longue litanie des soupirs, des « j’en ai marre de ce taf/de cette boîte », « j’ai pas envie d’aller bosser » qui ne tiennent pas du caprice mais bien d’une lassitude. Entendez ceux qui n’en peuvent plus, prêts à démissionner sans avoir de nouveau contrat derrière, les « s’ils me refusent les vacances, je démissionne ! ». On ne travaille plus par envie mais par besoin, pour gagner sa croûte. Faites ce simple test « si tu gagnes au loto, tu t’arrêtes de bosser ? ». Qui vous répondra non sans nuance ? La nuance étant « non mais je vais monter ma boîte » ou « je vais bosser dans une ONG ».

Oh évidemment, ça n’a rien de neuf, mais j’ai la sensation qu’avec la crise, c’est pire qu’avant. Ça m’agresse. Non parce qu’en tant qu’empathique, les manques d’élans me contaminent. Partout, l’envie a trépassé. A-t-elle seulement existé ? Les joyeux salariés ne sont-ils pas une utopie ? Un mensonge institutionnalisé pour qu’on fasse la roue à la signature de notre premier CDI, qu’on accepte sans broncher de passer 10h de notre journée à trimer ? Et encore, moi, ça va, j’ai le cul posé sur une chaise toute la journée, seuls les yeux ont morflé pour le moment. Quelqu’un croit-il encore à cette mascarade ? Les salariés sourient-ils en dehors des soirées corporate abondamment arrosées, séminaires et photos institutionnelles ? Les RH sont-ils réellement convaincus de nous donner les clés du paradis quand ils nous offrent un contrat ? La seule façon d’être heureux au boulot est-il de créer sa propre boîte ou d’abandonner la moindre ambition, d’exécuter mécaniquement ses tâches en pensant avec envie à nos activités annexes ?

En attendant, salariés et patrons se livrent une guerre insidieuse, multipliant fourberies et coups bas. Parce que oui, autant le dire, y’a des coupables dans les deux camps. Je vous parlerai de ça jeudi et vendredi (parce que mercredi, c’est encore et toujours mariage).

PS : cette trilogie est une facétie de ma part : je la publie pile pour ma dernière semaine de vacances ! Oui, j’aime prendre mes vacances pendant que vous retournez au boulot, tout déprimés.

Liste de la fille qui aimerait souder sa tête sur ses épaules

Alors que s’est-il passé dans ma semaine ? Des trucs de dingue, comme d’habitude. Enfin, pas tant que ça mais vous me connaissez, j’aime rien tant que l’emphase.

– Cette semaine, j’ai retrouvé le mauvais stress grâce à un contrat freelance que j’ai vite dû abandonner tant la charge de travail ne correspondait pas aux termes du contrat. Lundi nuit, j’ai dormi de 0h à 4h puis j’ai tourné, viré, me demandant si je ne devais pas démissionner. A 5h30, n’en pouvant plus, je me suis levée. Et j’ai bossé. Et j’ai démissionné. 4 jours plus tard, je n’ai toujours aucune réponse à mon mail de démission. Bien.



– Fatigue physique et ma jambe gauche n’est pas contente du tout, j’ai régressé par rapport à la semaine dernière, mon quadriceps a refaibli malgré ma demi-heure de marche minimale par jour (c’est à dire que si je sors pas, je rentre à nouveau à pied et ça me fait une heure). Je ne m’en sortirai donc jamais ?

– Mon chat, ce monstre de caprice qui me fait une scène pour avoir un bout d’ananas. Je lui en donne, elle snobe le bout mais continue de piouter pour réclamer. Mais bon, faut savoir que mon chat a une passion dans la vie : se frotter aux fruits et légumes qui sentent fort. Le must ? Le céleri

– J’ai entamé le tricot. Le premier soir, j’y ai consacré deux heures dont une heure trente de montage de mailles, mon énorme point faible. Je n’y arrive pas. Mais alors paaaaaaas. Après, j’étais bien partie mais j’ai foiré le rabattage des mailles et j’ai dû recommencer. Je crois que je vais finir par les acheter des put***s de chaussons.

– Je déteste mes voisins d’open space, je vous raconterai en détails mais ça va être la guerre dans pas si longtemps. Trop de bruits tue la cohabitation

– Mardi, je suis allée au hammam avec Amy et Loxy_More. J’ai préparé mon petit sac, toute fière de ne pas avoir oublié mon savon noir et mon gant de crin. Par contre, le maillot, lui, je l’ai puissamment zappé. Quand on est arrivées dans le vestiaire avec de vieilles anglaises à poil, je me suis sentie plus à l’aise. Puis j’ai erré enroulée dans ma serviette. Jusqu’à l’heure de bien se savonner. Merde, on est entre filles, il y a de la buée et je suis épilée alors allons y gaiement… Mais je ne l’oublierai plus, je me suis pas super sentie à ma place sur le coup.

– Soirée de vendredi : loisirs créatifs, tricot et cuisine. Je me fais peur.

– OPA changeons d’ordinateur de bureau. Je n’en peux plus, je le hais, je dois des fois le redémarrer en pleine journée car mon navigateur ne fonctionne plus (légèrement ennuyeux quand on bosse sur le web), je n’ai plus accès au serveur sur lequel est stoqué un doc dont j’ai besoin… Bref, je peux pas bosser correctement, sans parler du temps infini qu’il peut prendre parfois et qui est devenu un running gag. Sauf que l’humour de répétition, j’ai jamais été fan.

– Réunion de production cette semaine, pitch d’intro de super manager : “ouais alors le séminaire, c’est toujours le week-end du 24 septembre mais en fait, on va plus en Sicile mais à Marseille”. Tu la sens mon énorme déception ?

– Lundi, lever à 6h30. Mardi, lever à 5h30. Autant vous dire que le reste de la semaine, j’ai totalement planté mon projet de me lever plus tôt pour écrire des articles. D’ailleurs, c’est pour ça qu’il n’y en a pas trop eu cette semaine.



– Cette semaine, j’ai été la reine des étourdies. Du coup, j’ai fait des coquilles au boulot, rien de grave mais j’aime pas qu’on me reprenne parce que j’ai manqué d’attention. Que je fais même de grosses fautes du genre “j’ai accès ma réponse sur…”. Bravo, clap clap. Mais là où j’ai excellé, c’est quand même jeudi. Le gars qui avait pris mes affaires que j’avais amenées dans le Var m’attendait au pied de mon immeuble pour me les rendre. Sauf que moi, je trouvais plus mes clés. Qui étaient sur la porte. Côté extérieur… Ca vaut presque ma carte bleue perdue y a 3 semaines… En fait, elle était juste sur mon bureau.

– Pour finir en beauté, une vidéo qui me fout des frissons. J’ai beau être mal à l’aise avec l’idée de nationalisme, la ferveur du public néo-Zélandais, elle me fout la chair de poule.

Et oui, déjà 4

Vendredi, nous avons passé le cap des 4 ans du blog. 4 ans. Nom de Dieu ! 4 ans, à mon jeune âge (celui qui a rigolé au fond, tu sors), c’est énorme. Imaginez, mes années lycée ont duré moins que ça. Alors évidemment, il serait de bon ton de faire un bilan mais ai-je plus à dire que l’an dernier ? En fait, oui.





J’ai une nouvelle phrase fétiche : « Tu vois, j’ai fait 7 ans d’études, j’ai pris 5 mn pour créer mon blog et c’est ça qui a changé ma vie ». Parce que voilà, faut dire ce qui est, sans ce blog, Dieu seul sait où je serais et avec qui. Regardons rapidement ma carrière, voulez-vous. Même si vous ne voulez pas d’ailleurs. J’ai commencé par un poste d’animatrice de communauté obtenu car j’avais le côté blog et le côté rédactionnel (mes études de journalisme ne m’ont pas servi à rien). Poste qui m’a permis de déboucher chez TGGP, fiasco que l’on sait, marche boîteuse de mon ascension professionnelle mais pas de souci, me voici chez Pubilon. Boulot trouvé grâce à Vicky que j’ai rencontré via nos blogs respectifs et là encore, la compétence blogueuse et journaliste m’a servi.



Finalement, cette année, je ne vais retirer que le bon. Pas de chouinage sur les trolls qui sont très cons et qui sont parfois particulièrement blessants et effrayants. Mais c’est le principe du troll, c’est moche, c’est con et on espère ne pas en croiser au détour d’un chemin dans les bois. Non, finalement, voyons le côté positif de l’exercice. Un blog, si on mène bien sa barque sans tomber dans ses travers, ça permet déjà de se faire un réseau. Mon blog est lu en moyenne par 1000 personnes par jour, ça en fait du monde. Bon évidemment, si on s’arrête à ceux qui commentent, ça fait drôlement moins de monde mais ça veut dire que potentiellement, y a des gens intéressants dedans pour ma carrière ou toute autre activité, d’ailleurs. Par exemple, sur un blog, si vous avez envie d’avoir des avis sur certaines activités, vous en parlez, il y aura toujours quelqu’un pour vous donner un retour. Par exemple, si je dis « j’ai
vraiment envie d’apprendre le russe, les horaires d’écoles pour adultes ne me vont pas alors j’hésite à prendre un prof particulier à 12 euros de l’heure (en moyenne et ils ne sont même pas sexuellement attirants. Quoi que coucher avec un homme qu’on paie, ahem…) ». Y a forcément quelqu’un qui aura un avis sur le sujet. Si !



Evidemment, on apprend de l’expérience même si parfois, j’ai du mal à trouver équilibre entre raconter ma vie et donner mes opinions sur des sujets qui m’interpellent. A un moment, ce blog était totalement égocentré puis j’ai fini par ne plus rien raconter et là, je reviens un peu à un mix grâce notamment à ma démission et mon voyage en Martinique. Je dois d’ailleurs vous raconter mes premiers jours chez Pubilon (trois mois après, quasi super !) et la fin de mon déménagement (quasi un an après, re super). Evidemment, plus d’articles croustillants sur ma vie sexuelle mais ça, ça ne risque pas de revenir. Disons qu’en 4 ans, je me suis rendue compte que j’étais jolie et séduisante et qu’apparemment, au vu des retours, je suis une amante très… intense. On va dire ça comme ça. Donc en 4 ans, j’ai pris de l’assurance sur le sujet et je n’ai plus rien à prouver à personne. Hormis le monsieur dans mon lit, ça ne regarde personne.

Bref 4 ans et on arrive un peu à l’année fatidique : l’an prochain, j’aurai 30 ans, pas de saison 5 des Vingtenaires ? Ou une saison 5 sans Lucas et moi, les deux vingtenaires éjectés pour cause de date de péremption dépassée ? Je ne peux rien dire, il peut s’en passer des choses en un an, peut-être que je n’aurai plus le temps d’écrire, peut-être serai-je encore là. Mais si l’envie est toujours là, je resterai malgré mes 30 piges pour vous faire partager ma vision de jeune vieille conne sur les vingtenaires. Parce que comme on aime dire à tort « nous à leur âge, on n’était pas si… ». C’est ce que je dis quand j’entends des ados en plein âge bête, je me dis qu’à leur âge, j’étais pas si conne… Et je me souviens que si.




En un mot : Vingtenaires, saison 5, c’est parti. On ne sait pas encore ce qu’il va se passer, suspense !

Les femmes d’aujourd’hui en veulent !

Hier, c’était la journée de la femme, événement passé globalement inaperçu parce que tu comprends, en France, les femmes ne sont pas malheureuses, y a pas de raison, à quand une journée de l’homme, blablabla.  Comme la St Valentin est le jour où l’on se moque des amoureux, la journée de la femme est celle où tous les machos trouvent très drôles de nous rabaisser. Ahahah… Ahem.

Pour l’occasion, Accenture s’est un peu penché sur la place des femmes en entreprise, en voilà une bonne idée. Je vous livre les chiffres en vrac :

– Une femme cadre sur deux (46%) trouve que son responsable ne lui donne pas assez de responsabilités en rapport à ses compétences et qualités professionnelles. Je confirme, c’est même pour ça que j’ai démissionné (entre autres).

– Les femmes sont particulièrement volontaristes : si 59% d’entre elles estiment avoir très bien réussi leur vie et parmi elles, plus de 80% prennent des initiatives, réclament des tâches plus complexes et n’hésitent pas à sortir de leur « zone de confort » pour progresser dans leur carrière.

– Quelques chiffres encore :  78% acquièrent de nouvelles compétences pour passer à l’échelon supérieur, 76% aspirent à de nouvelles fonctions, 68% sont prêtes à voyager pour leurs projets professionnels et 65% réclament régulièrement de nouvelles missions.

L’étude montre en outre que les femmes privilégient la quête de nouvelles responsabilités alors que les hommes quémandent plus volontiers des augmentations. Donc si on en croit cette étude, les femmes ne rechignent pas à la tâche, du moment que l’échelon suivant est en vue. Je sais pas pour vous mais pour moi, c’est TOTALEMENT mon cas. Je suis une carriériste pur jus même si ce mot a une dimension péjorative qui ne me correspond pas. Je n’ai pas les dents qui rayent le parquet, je ne marche pas sur les cadavres de mes collaborateurs, je me contente d’avancer en cherchant des jobs où je m’éclate. Il est vrai qu’à choisir, je préfère un salaire moindre avec le peps dès le réveil (ou à peu près, je ne suis pas du matin) qu’un métier super bien payé qui m’amène tout droit à la dépression.


Ceci étant dit, on a beau être plus motivées, prêtes à se bouger le popotin pour être performantes, aller au-delà de nos simples attributions, que voit-on au dessus de notre échelle sociale ? Le plafond de verre, le fameux ! Ce qui fait qu’en 2008, les femmes gagnaient encore 20% de moins que les hommes. Alors évidemment, on va dire qu’après tout, c’est notre faute, on préfère travailler plus que gagner plus, on se démerde mal aussi. Le peu de femmes chefs d’entreprise ? Ohlala, ça ne veut rien dire, arrêtons de tout stigmatiser, c’est parce que vous ne savez pas vous imposer, blablabla. Tu parles ! Plutôt que de me lancer dans une bataille de chiffres à qui on fait dire ce que l’on veut, je me contente des faits. Chez TGGP, les responsables féminines sont dans les secteurs RH, presse féminine (et bah tiens), communication. Mais dans l’organigramme général, dans les hautes sphères, ça pue la testostérone.

Dans ma première boîte, le chef était effectivement une femme mais si j’ai bien compris, la boîte était un cadeau de papa.  Non qu’elle ne soit pas compétente mais du coup, je me pose la question : aurait-elle pu arriver à un poste dirigeant sans papa ? Hein ?


Alors quelle suite ? On démontre par A+B que les femmes sont globalement plus efficaces et volontaires que les hommes au travail, est-ce qu’on va enfin atomiser ce vilain plafond de verre ?


En attendant, le 08 mars fera la joie de tous les anti féministes qui n’ont pas compris encore qu’en France, même si on n’est pas à plaindre, c’est pas pour autant qu’il faut se la fermer et laisser les choses en l’état. De toute façon, je vomirai ad eternam la politique du « ta gueule, y a pire ailleurs ».

 

Merci à Amélie et Burson-Marsteller pour ces infos !


Courrier des cœurs : question de LinC

LinC nous a soumis la  question suivante : « J’ai un nouveau boulot depuis 3 mois et force est de constater que je suis très attirée par un de mes collègues qui est un de mes supérieurs hiérarchiques. J’ai l’impression que je le laisse pas indifférent mais je sais pas trop. Des conseils? »



Encore un nouveau défi pour la cellule Love and sex des vingtenaires !

Diane : Dans ce genre de situations dilemnesques, s’interroger sur les avantages et inconvénients d’aller ouvertement faire du rentre dedans à son patron afin qu’il comprenne que, subtilement, vous voudriez aussi qu’il vous en fasse, du rentre dedans… (subtilement..pppfff…)

AVANTAGES:

-Qui dit couchage avec patron dit sérieux avantages pratiques. Si tu viens d’arriver dans la boite, il pourra ainsi facilement t’introduire….dans le milieu et parmi l’équipe.

-Au nom du « la vie est courte carpe diem vivez si m’en croyez n’attendez à demain », ouvre grand tes chakras et tes cui…………..cui roucouleurs aux oreilles de ton hidalgo, fonce, après tout sait-on jamais, il s’agit peut-être du père de tes enfants!!

INCONVENIENTS:

-Si tu es du genre « mon dieu il m’a tenu la porte ça veut dire que je le lui plais c’est sûûûr » et qu’il se trouve qu’au fait il connait à peine ton nom et qu’il s’avère que tu n’es finalement pas à son goût, il y a des chances pour que tu te prennes un rateau et que ça circule dans toute la boite, ce qui est guère ré……jouissant en soi.

-Si il est vrai que coucher avec le patron peut donner des avantages, il peut aussi rendre les autres (et par les autres je signifie surtout les autres individus de sexe féminin) trèèèès jalouses, et il est possible du coup que tu ailles te faire mettre…..deux ou trois boules puantes dans tes tiroirs ou autres joyeusetés.

Oui je sais, le choix est dur, et ton coeur bascule.

Comment veux tu, comment veux tu….que tu copules??

Jane : Un conseil un conseil… Bon, ok, on a signé pour donner des conseils (plus ou moins) judicieux, mais là, ça dépend de pas mal de paramètres.
Déjà, le supérieur hiérarchique, c’est un peu le terrain miné. La secrétaire qui sort avec son patron, par exemple, c’est d’un cliché… En plus de son potentiel handicapant. Imaginons que tout se passe bien. La nouvelle se répandra un jour comme une trainée de poudre, c’est forcé. A moins de s’éviter consciencieusement. Ce qui fera aussi jaser. Il faut donc s’attendre à devenir le sujet de conversation à la mode du côté de la machine à café. Et à se dire que la moindre remarque élogieuse du supérieur hiérarchique, ou la moindre augmentation sera aussitôt analysée comme étant proportionnelle au bien-être procuré en dehors des heures de service. Et oui, c’est pas demain que l’idée de promotion canapé disparaitra de l’esprit des jaloux!
Imaginons maintenant que tout se passe mal. Il faut ensuite composer avec un ex qu’on voit environ 8 heures par jour. On a connu plus facile quand même!

Lucie : la promotion canapé y’a que ça de vrai!!!!
perso, je ne supporterais pas travailler avec mon copain, j’aurais trop peur de continuer à parler boulot à la maison ou pire, s’engueuler à cause du travail!

Marine : Fuis meuf, fuiiiiiiiiiis!
Ou alors dis-toi que si t’as réussi à trouver du boulot une fois, y a pas de raison que tu trouves une deuxième fois.
Mais femme ET supérieur hiérarchique, no fucking way si tu veux la paix et le respect (rimes très riches)

Nina : Ah, le fantasme du sexe au travail, tout un poème. J’ai lu je sais plus où que 45% des salariés déclaraient avoir fait des galipettes au bureau. On peut en conclure que beaucoup de salariés sont des menteurs. Parce que par exemple, moi, à mon bureau, y a pas d’histoires de sexe et vu ma volonté à me tenir au courant de tous les potins, je sais qu’il ne se passe rien. Alors le côté transgression, baise sur le bureau du chef, c’est top. Mais il faut penser qu’en la matière, y a un sacré service après vente : si ça se passe mal, tu vas voir le monsieur tous les jours ouvrables où tu n’as posé ni congés ni RTT. Et si t’es aussi bien loti que moi en la matière, ça représente beaucoup de jours. Si ça se passe bien, imagine que le matin, tu vas te lever, faire un bisou à chéri chéri, tu vas au boulot et qui tu retrouves? Chéri chéri ! Et tu repars avec le soir. Alors évidemment, le fait que tu lui fasses une scène au boulot parce qu’il ne baisse pas la lunette des toilettes ou à la maison parce qu’il a merdé sur le dossier X, faut le vivre.

C’est pas pour rien qu’on dit toujours no zob in job. Ou alors, tu démissionnes et tu te le tapes après mais n’est-ce pas un peu extrême?

Tatiana : Bien tout dépend de si tu veux concrétiser avec lui ou pas. Moi j’ai envie de te dire comme conseil « surtout ne fais rien », car si ça tourne au vinaigre bonjour les problèmes. En plus si c’est un de tes supérieurs c’est pire. Bon, après tu es grande, tu fais bien ce que tu veux. Il est vrai que les 3/4 des relations sont des relations qui ont vues le jour dans le cadre du travail. Mais cela étant ce n’est pas facile de travailler avec la personne que l’on aime. S’il y a un problème au travail, il y a un problème à la maison.

Bon, je crois que je n’ai rien à ajouter, j’ai trop mal à la cheville de toute façon.

Bastien : Et bien je te conseille d’aller de ce pas vers la bouche du monsieur pour l’embrasser langoureusement. Pourquoi donc ? Deux différentes réactions sont possibles:
-L’acceptation: la tu gagnes tout, un amant, un contact hiérarchique et sûrement une petite promotion de derrière les fagots.
-Le refus: Tu le gifles, tu hurles « Goujat ! », tu pars au pas de charge du bureau direction le commissariat le plus proche pour déposer plainte pour harcèlement sexuel.
Dans les deux cas tu ramasseras un petit pactole alors pourquoi hésiter ?
Puis entre nous, le supérieur hiérarchique a un petit goût d’inaccessible pas désagréable

Lucas : Alors en la matière j’ai envie de répondre en citant de manière fallacieuse De  Palmas :  il faut que quelqu’un m’aime, je n’ai qu’une seule vie, trouver l’heureux mec… Merde quoi, pourquoi faudrait-il se passer d’un amour ? Parce que si ça se trouve c’est pas le bon et qu’on risque de se retrouver cruche trentenaire célibataire à 35 ans ? Arf… La belle affaire.
Apres ya aussi l’aspect purement pratique. Tu te mets avec lui et 3 mois plus tard il te plaque comme un gros connard. D’une part paye ton aigritude, ta tristesse quand tu le croises, tes regrets, ton malheur, d’autre part paye tes conséquences en termes de relations de travail, avancement, etc…
Après ça, tu peux très bien mettre fin à tout ça et sans aucuns états d’âmes quitter mec et boulot pour aller voir ailleurs si la moquette est moins terne. En la matière je n’ai donc pas de conseils intelligents à donner, comme d’hab je l’avoue…Comme disait les Mamas & The Papas, Go Where You Wanna Go

Si toi aussi, tu as une question love and sex à nous poser, n’hésite pas, nous te répondrons avec tout le cynisme, la dérision et l’humour qui est nôtre.


Je suis au chômage et alors ?

A l’époque où j’étais au chômage et que j’en pouvais plus, mon amie Anne me dit : « Ce qui est chiant quand t’es au chômage, c’est qu’on ne te parle plus que de ça alors
que quand tu sors, c’est justement pour te changer les idées ». Le chômage, c’est une maladie sociale, les gens se préoccupent de votre état. Ca part d’une bonne intention mais c’est vite étouffant.

undefined

Quand tu es au chômage, on te demande toujours « alors, tu as trouvé du boulot ? ». Ce à quoi, tu as toujours envie de répondre : « bah, bien sûr, ça fait deux mois que je bosse mais j’avais envie de garder ça pour moi, tu comprends… ». C’est un peu la question du « t’es allé chez le coiffeur » quand t’as coupé 10 cm de cheveux. Surtout que je disais à l’époque que le jour où je trouverais du boulot, la Terre entière serait mise au courant. J’ai d’ailleurs envoyé un texto aussi sec à tout mon répertoire puis j’ai fait trop ma maline sur mon blog.

En général, les gens sont bourrés de conseils parfois assez hallucinants. J’ai parlé du « pourquoi tu crées pas ta boîte ? », des « tu réponds à des annonces ? », les « tu envoies des candidatures spontanées ? ». Des fois, j’avais l’impression d’être une petite fille qui découvre le monde et à qui on apprend l’évidence. Mais j’avais saisi dès le départ qu’un recruteur ne viendra jamais sonner chez moi pour me proposer un boulot. C’est pas comme les agents immobiliers qui garnissent ma boîte aux
lettres de proposition de vente (alors que je suis locataire). Tout le monde y va de son petit conseil, y compris et surtout ceux qui n’ont jamais connu le chômage. Parfois, on a des trucs assez hallucinants du genre : « Ben, tu te pointes au journal et tu montres ton book au rédac chef ! ». Quand je lui ai fait remarquer qu’un journal n’était pas forcément un moulin et que le rédac chef ne passe pas sa journée à attendre dans son bureau de potentiels candidats, le gars m’a expliqué le plus sérieusement du monde que j’avais qu’à me pointer en inventant un prétexte et une fois dans la place, je vais l’air de rien dans le bureau du rédac chef. Mais bien sûr. La plupart des grands groupes de presse sont équipés d’accueil et de portiques et si t’as pas rendez-vous avec une personne précise qu’on appelle pour prévenir de ton arrivée, ben tu rentres pas. Et puis je suis pas sûre que rentrer dans le bureau du rédac chef sans rien demander à personne soit très bon pour mon image…

Vous avez aussi les gens circonspects, ceux qui vous soupçonnent de ne pas chercher vraiment. C’est vrai, le chômage, j’ai adoré, passer la journée chez moi à guetter l’annonce, à envoyer 150 CV partout pour me prendre des refus, c’est tellement bon pour mon ego ! Des fois, j’ai envie de démissionner juste pour revivre cette période magique où je me sentais à peu près aussi estimable qu’une crotte de souris, une mini crotte, quoi. Et ça rend parano, le chômage, la sollicitude des autres semblent devenir des accusations à mots couverts, on part au quart de tour. « Tu réponds à des annonces ? » « Tu sous-entends quoi, que je cherche pas vraiment ? Tu crois que c’est facile de trouver du boulot (ducon) ? Tu les connais les stats ? Tu sais combien y a de chômeurs en France ? ». Oui parce que bon, je suis pas tout à fait la seule dans ce cas là et d’après l’APEC, un jeune diplômé met en moyenne un an et demi à trouver du boulot et passe en moyenne 7 entretiens avant d’être embauché. Le jour où ma sœur m’a parlé des 7 entretiens, dans le but de dire « hé mais tu te rapproches, regarde les entretiens que tu passes, ne panique pas ! », j’ai eu envie de pleurer. Parce que 7 entretiens, ça veut dire que 6 fois, on aura trouvé quelqu’un plus compétent que vous. Alors, c’est vrai que des fois, on passe des entretiens en étant des erreurs de casting. Je me souviens d’un entretien notamment avec un mec que j’avais déjà croisé mais je n’ai pas percuté au moment de l’entretien, légèrement perturbée par le fait qu’il ressemblait à un de mes exs. Le poste n’avait rien de junior et les gars ont surestimé une de mes expériences. Parce que bon, un premier job rémunérée en tant que chef éditorial d’un site web avec gestion de pigistes, ça fait rêver mais soyons un peu réaliste.

Bref, le chômage, c’est pas la joyeuse glande, c’est plus vexation, culpabilité et déprime. Sans parler du fait que vivre avec le RMI ou les assedics pour ceux qui y ont
droit, ce n’est techniquement pas possible, surtout sur Paris. Donc soupçonner quelqu’un de ne pas faire l’effort de se sortir de la situation, c’est vraiment méconnaître la situation. Il y a trois mois, quand Guillaume 1er a décroché un contrat, il m’a dit « tu peux pas savoir comme je suis content de me lever le matin ! ». Et si, je sais, j’ai ressenti la même chose la première fois que mon réveil a sonné pour que j’aille bosser. Bon, depuis, je suis beaucoup moins heureuse sur ce sujet mais c’est fou comme mon amour propre est remonté depuis que je ne suis plus obligée de répondre que je suis au chômage à la question « et toi, tu fais quoi dans la vie ? »

Loyauté vs opportunisme

Fin de la série « hé, j’ai démissionné ! » Mais pour une fois que j’ai quelque chose à dire hein… Aujourd’hui, j’aborde donc le chapitre loyauté contre opportunisme car moi qui me croyais loyale, je me suis découverte plus opportuniste, finalement. Mais je crois que c’est normal.

Revenons à ce matin du mois d’août où j’ai reçu le mail de Simon me proposant un entretien chez TGGP. Sur le coup, je reste estomaquée et indécise. Dois-je accepter ou refuser ? Rappelons un peu les faits tels que je les ai vus au moment M :

– ma boîte actuelle m’a littéralement sauvée du chômage, pour moi, elle m’a donné ma chance et depuis, ma vie est quand même drôlement plus belle.

– c’est quand même TGGP

– oui mais c’est justement grâce à ma boite que j’ai été contacté, ça fait que 6 mois que je suis là, ce n’est pas très honnête de partir si vite

– c’est TGGP. Souviens-toi, Ninouscka, le journalisme tout ça. TGGP situé en face de l’entreprise de DRH choupinou, ces 3 semaines idylliques de 2006. Puis, allez, zou, un entretien, ça n’engage à rien, tu dis oui ! »

 Donc j’allais au premier entretiens « pour voir » mais forcément, quand Simon me parle du poste, de TMF, des possibles avantages sociaux… Là, je ne peux plus arrêter le processus, je veux le job. Je me pare pour l’entretien suivant, je pense l’avoir raté et j’ai le cafard. Tout le monde me dit que c’est pas grave, que j’ai déjà un taf donc quoi qu’il arrive, si j’ai pas celui là, c’est pas grave. Moi, je suis tiraillée : d’un côté, ne pas avoir ce taf, c’est la solution de facilité : pas de démission, de paperasse, quitter ma boîte et mes collègues que j’aime bien. De l’autre, j’ai devant moi une sublime porte et j’ai envie qu’elle s’ouvre. Parce qu’une fois chez TGGP, je me rapproche du journalisme encore plus. Et surtout, je n’aurai plus à subir des bloggeurs crétins. D’ailleurs, heureusement que j’ai démissionné car ces abrutis atteignent des sommets en ce moment, j’en suis impressionnée. Mais je raconterai ça une autre fois… ou pas.

Mais c’est vrai que sur le coup, je me suis pas sentie honnête, honnête. Il y a 6 mois, on m’a dit que je me casserais si vite, jamais je ne l’aurais cru, surtout que j’ai refusé un CDI à peine un mois après avoir commencé (certes en région toulousaine et je ne veux plus redescendre). D’un autre côté, j’imaginais pas d’être débauchée, surtout pas TGGP. Dans mon plan de
vie prévisionnel, je comptais y rester 2 ans là où j’étais. Pas plus mais pas moins quand même. C’est vrai que je dois beaucoup à cette entreprise rapport à mon trajet de vie, mon premier CDI, la fin du chômage. Puis j’ai un peu peur de pas retrouver la même ambiance. Je sais que je ne serai pas la seule fille (j’en ai vu plein, au moins 3 !), je serai plus la petite princesse merdeuse, bouh ! J’avoue que ça me fait un tout petit peu peur mais d’un autre côté, faut savoir saisir les chances qu’on nous donne. Si j’avais dit non aujourd’hui, qui me dit que j’aurais
eu une si belle occasion dans un an et demi quand j’aurais décidé de changer de boîte ? J’ai certes tendance à m’emballer mais là, c’est du concret, sur le papier, je ne pouvais rêver mieux. Je ne pouvais pas dire non, impossible. Alors oui, je me suis engagée quelque part et c’est mal mais en fait non. Dans le professionnel, je crois qu’il n’y a pas de place pour le sentimentalisme.
L’esprit d’entreprise, je l’ai, j’ai préféré faire un aller-retour express dans le sud un week-end pour une fête de famille sans prendre un jour de congé pour pas mettre mes collègues dans la panade. J’ai toujours fait mon travail très consciencieusement, sympathisé avec mes collègues. Ouais, ça, je l’ai fait. Mais mon affection pour cet entourage professionnel ne devait pas devenir un frein pour ma carrière. Je suis jeune, j’ai pas de responsabilités genre un prêt à rembourser ou un gosse à élever, c’est maintenant que je dois grimper les échelons, avant de m’encroûter. Dieu seul sait où je serai dans un an et demi, dans quel état sera ma vie. Peut-être que si j’avais dit non par loyauté, plus tard, je n’aurais pas bougé par encroûtement. La stabilité offre une confort et une sécurité rassurante. Sauf que je suis quelqu’un d’ambitieux et je veux pas me réveiller dans 5 ans rongée par le remord pour n’avoir pas su prendre une porte qui s’ouvrait.

Bref, je me suis découverte plus opportuniste que loyale mais finalement, dans ma boîte, tout le monde a compris mon choix, y compris ma boss qui était contente pour moi. Finalement, cette histoire de démission, elle finit plutôt bien !

Ah, au fait, je démissionne

Bon, voilà, je l’avais promis, le voici, l’article sur « au fait, c’est comment qu’on dit qu’on démissionne ». Dans l’épisode précédent, j’ai trouvé du taf en
cachette. Maintenant, je dois annoncer ma démission, j’ai signé le contrat avec ma nouvelle boîte, je n’ai plus le choix… Quel stress.

brune.jpg

En ce mardi matin gris (enfin, je crois, j’avoue que je me souviens pas mais ça fait plus ambiance), je signe mon contrat, toute contente oui mais voilà ; je dois rompre et vite de l’autre côté. Alors, les ruptures amoureuses, j’ai toujours été nulle, ça a toujours été du spontané, du « j’explose », du « j’avais pas prévu de rompre là maintenant de suite mais c’est parti, ça se passe mais on reste pote hein ? ». Surtout que là, c’est pas comme si notre relation était en déclin, je ne faillais pas à la tâche, je répondais quand on parlait de notre « nous » futur. Même si mon regard se détournait. Puis notre liaison était partie pour durer longtemps et moi, au bout de 6 mois, je pars, ça fait mal.

Bon, j’arrête la métaphore genre liaison fatale, c’est lourd. Donc mardi, j’arrive, je dois en parler à Philippe, Nina (ma boss, pas moi, hein) étant en vacances. Le
problème, c’est que Philippe partage son bureau donc pour parler, c’est pas le top donc je dois le choper à sa pause clope. J’arrive, il part quasi aussi sec fumer mais là, je suis pas prête, j’attends la suivante.
11h. 11h30. 11h45. Non mais depuis quand il fume plus toutes les demi heures ou presque? Ah tiens, mon téléphone sonne, ma maman, je sors téléphoner « Ca c’est passé comment ? – Ben, j’ai signé un papier… ». Alors que maman et moi on papote, voilà Philippe donc j’abrège la conversation. Un, deux, trois, c’est parti !

« Philippe, je peux te parler de façon très officielle ?

– Oui bien sûr
– Je démissionne »

Méthode sparadrap. Il tire un peu la gueule puis me dit de voir ça avec Claude, mon collègue à l’animation. Et c’est reparti. « Claude, je démissionne ». Re
schrackkkkkkk ! Bon, je lui explique un peu l’histoire, lui dis que je pars chez TGGP. Dans l’après-midi, je lui donne ma lettre de démission « envoie la par recommandé, au cas où ».

Bon, Philippe et Claude au courant, comment on l’annonce aux autres ? Comme ça, entre le fromage et le dessert ? Ben non, ça ne se fait pas, je vais attendre le
moment idéal. Mais en fait, j’ai pas eu à attendre longtemps. Le lendemain, Sébastien vient s’asseoir à côté de moi et me demande « dis, c’est quoi que j’ai entendu hier, tu pars ?

– Ben oui…
– Oh non, je veux pas ! »

Bon, Sébastien et Yohann sont au courant. Après le déjeuner, c’est Guillaume et Farid « alors, tu t’en vas ? ». Bon, ben voilà, tout le monde va être au courant en moins de 2… Du coup, à la question, Guillaume avait-il entendu ma conversation dans le métro, la réponse est officiellement non « parce que j’avais pas vu que c’était toi avant qu’on descende ». Donc maintenant, tout le monde sait, sauf Rémi qui apprend ça à son retour de vacances. Globalement « ah non, c’est nul que tu partes mais bon je comprends. Hein, t’es remplacé par un mec ? Putain, non ! » Ah, merci, les gars, je suis contente de voir que mon départ vous navre. Mais c’est la vie.

 

Maintenant, parlons de la lettre de démission. Quelle connerie à écrire ce truc. Alors, je pourrais faire une version destructive à la Sidji mais bon, moi, la boîte, je l’aime bien alors je vais plutôt faire lettre de rupture façon drame romantique :

« Chère boîte,
 

Cela fait maintenant 6 mois que nos destins se sont croisés en ce beau matin d’avril. Dès le premier entretien, je sentais que nous allions vivre une belle histoire et je ne me trompai pas. Une demi année de fol amour, sans crise, sans accroc. Tout aurait du être parfait si ce n’est que je t’ai trompée. Oui, j’ai côtoyé une autre entreprise à l’occasion d’une poignée d’entretiens et de coups de fils. Je ne voulais pas te quitter, tu sais, c’est elle qui est venu à moi, me tentant terriblement et je n’ai pu résister. Aujourd’hui, je te quitte.

 

Ce n’est pas toi, c’est moi. C’est elle, c’est nous. Tu sais, j’ai toujours eu une grande estime de toi mais je savais que notre histoire ne durerait pas toute notre vie, tu le savais aussi, mais je pensais que nous resterions ensemble plus longtemps. Mais c’est la vie.

 

Remets-toi, je sais que tu me trouveras vite un remplaçant. Bien sûr, ce ne sera pas tout à fait pareil mais ce sera peut-être mieux, va savoir.

 

Ne m’en veux pas car au fond, je t’aime et je te souhaite le meilleur

 
Nina »
 

Ouais, c’est con, on peut pas envoyer ça. Ceci étant, la lettre recommandée a été posée sur mon bureau y a une semaine et elle y est toujours, personne ne me l’ayant demandée… Mais bon, de mon côté, y a pas de soucis, j’ai l’accusé de réception ! La prochaine fois, je vous parlerai du match loyauté contre opportunisme.