Le mythe de l’entrepreneuriat

Ca m’agace tellement que je sais même pas l’écrire correctement, entrepreneuriat, je m’y reprends toujours à plusieurs fois.

les joyeux entrepreneurs

Si vous avez ouvert un journal récemment, vous aurez noté qu’on n’est pas vraiment dans une florissante période de plein emploi. Enfin, je dis “récemment” mais ça n’a rien d’une nouveauté, hein ! Je me souviens de mes jeunes années, quand j’ai végété un an au chômage sans comprendre ce qui m’arrivait parce que j’avais des diplômes, c’était pas normal… Alors que je manquais d’air, des gens bien intentionnés venaient gentiment me prodiguer des conseils parfois un peu à côté de la plaque notamment celui de voler de mes propres ailes : n’attends pas qu’un patron t’appelle, deviens ton propre patron !

patronne

Ah, la fable d’être son propre patron. Baladez vous un peu sur Internet et découvrez tous ces blogs qui vous donnent des astuces pour devenir riche et bosser tranquille au bord d’une piscine à l’autre bout du monde. Ah oui, je m’imagine bien ! Prendre l’avion d’Auckland à Tokyo, ouvrir mon petit laptop le soir à l’hôtel pour gérer mon petit taf, écrire un article, animer une page ou deux sur les réseaux sociaux, booster vite fait mon SEO pour mes blogs où j’ai mis un peu de pub et bim, jackpot ! Bien, ça, c’est fait, je vais prendre une douche et partir à l’assaut de la ville, yeah ! Alors, oui, certains arrivent sans doute à vivre ainsi mais combien, sérieusement ?

Moi, je mets toujours mon plus beau maillot pour travailler avec mon laptop en bord de piscine

Etre son propre patron fait évidemment rêver. Parfois, je me pique d’imaginer ma vie à vivre à mon propre compte, en étant pigiste : je pourrais bosser le matin, faire du sport l’après-midi quand je sais que je bosse naturellement au ralenti, m’y remettre un peu le soir. Un colis qui doit arriver chez moi, un plombier doit passer pour réparer une fuite ? Pas de soucis, pas besoin de prendre un RTT : je bosse de chez moi, ahah ! Bon, évidemment, chaque vacance peut me coûter de l’argent mais quel léger inconvénient pour tant d’avantages. Et si un jour, je daigne me reproduire, pas de soucis : le petit passe la journée chez la nounou ou à la crèche, je peux l’amener et le récupérer sans soucis sans partir en courant de mon bureau ou m’angoisser car cette foutue réunion n’en finit pas et que je vais arriver en retard pour récupérer la prunelle de mes yeux. Et puis, en étant mon propre patron, pas d’angoisse de me faire virer, ahah !

Je suis mon propre patron donc je jette mes dossiers en l'air et je le vis bien

Mais tout ça est un mythe. D’abord, on va désamorcer très vite cette histoire de “pas de licenciement ahah” car ok, je vais pas m’auto licencier mais si le client n’est pas content, lui, par contre, il va se tourner vers un autre free et tant pis pour moi… Ce qui rend d’ailleurs l’histoire du travailleur-voyageur un peu bancale sur mon métier : quand tu es enfermé 12h dans un avion, difficile de répondre aux commentaires sur une page, prie pour qu’il n’y ait pas de crise. Je ne vais parler que pour mon cas mais sachez que les freelances dans le community management, ça pullule et faut se battre pour choper un client, voire deux. Et souvent, ça se termine “finalement, on a pris un alternant qui va le faire” ou “notre chargé de comm va s’en occuper aussi”. Légitime mais du coup, faut se battre encore et encore pour choper un client de plus. Reste les cours à donner, un bon moyen de gagner quelques sous mais là encore, les places sont chères.

Si vous vous ennuyez un peu, jouez à corriger les fautes !
Si vous vous ennuyez un peu, jouez à corriger les fautes !

Vous avez vos clients ? Cool, penchons nous maintenant sur l’épineuse question de votre statut. Ben oui, vous gagnez de l’argent, il faut le déclarer. Ok, solution 1 : l’auto entreprise. C’est facile, ça se crée en trois clics et me voici parti sur l’autoroute de l’emploi ! Oui… mais non en fait. C’est très facile à créer mais : il y a beaucoup de frais dont certains qui sortent un peu de nulle part, pas de TVA qui peut vous éliminer par rapport à une société dans un business B to B et je ne vous parle même pas de l’histoire de radiation. En gros : imaginons que vous avez une opportunité de freelance ou autre et que vous créez votre auto entreprise pour être dans la légalité. Imaginons que cette mission soit ponctuelle et que vous ne génériez plus de revenus, vous finissez par être radié. Bonne nouvelle, vous pouvez re créer une auto entreprise. Mauvaise nouvelle, vous devez attendre deux ans (enfin, vous ne pouvez la recréer ni l’année de la radiation ni la suivante). Tout à fait adapté à des gens qui s’en servent en complément de revenus, donc. Il existe tout un tas d’autres statuts si vous avez de plus grandes ambitions…  D’ailleurs, si vous voulez vraiment vous lancer, optez plutôt pour une entreprise individuelle.

L'enfer de toute entrepreneur : la paperasse
Raison n°1 pour pas me mettre à mon compte : la paperasse.

Mais surtout ce qui me dérange vraiment dans le mythe de l’entrepreneur, c’est la démission de l’Etat. Y a pas d’emploi, créez le, merci ! Alors dans l’absolu, pourquoi pas, il y a même des secteurs où tu es appelé à travailler très rapidement à ton compte mais ça me gêne que ce soit la seule solution proposée. Pour ma part, je n’ai pas envie de devenir entrepreneuse, j’aime l’idée d’avoir un salaire fixe à la fin du mois, de ne pas passer mes soirées et mes nuits au boulot parce que si je me chie sur un truc, c’est punition directe sans espoir de rattrapage, je n’ai pas envie de me rendre malade pour éventuellement choper un client à droite, à gauche. Quand je vois la dégringolade d’une amie s’étant lancée à son propre compte et qui a eu quelques pépins de santé, non, je dis non. Je n’ai pas envie de ça et c’est mon droit le plus absolu, le droit à la sécurité de l’emploi me paraît fondamental. Que ceux qui ont envie de se lancer le fassent en toute sérénité mais que ceux qui préfèrent confort et sécurité parce que le boulot, c’est pas toute leur vie puissent espérer un CDI…

Ci gît le CDI
Cette photo date de 2006… C’est « drôle », non ? (non, en fait)

Etat, c’est à toi de créer de l’emploi. Et éventuellement de simplifier tout le bousin administratif puisque tu comptes sur nous pour devenir notre propre patron, ne nous dégoûte pas dès les premières démarches.

Allégorie des démarches pour devenir entrepreneur

Et pour finir sur une note positive, la jolie histoire d’un entrepreneur qui a bien regretté son choix, ça changera des articles feel good sur le sujet qui ressemblent toujours tellement à une tentative de méthode Coué (ou arnaque pour vous vendre les secrets de la réussite)…

Tout ça ne nous dit pas quand…

On veut se marier, c’est une bien belle intention mais voilà, il faut choisir une date. Comme Météo France ne nous donne pas la couleur du ciel un ou deux ans à l’avance, va falloir miser sur la chance et un choix judicieux de date. Parce que mariage pluvieux, mariage heureux… Mon cul ouais ! Quand t’as de la boue jusqu’aux genoux et que ta robe blanche est désormais un massacre, c’est pas un dicton à la con qui va te consoler.

Pour limiter les risques, la plupart des couples ont la bonne idée de choisir juillet et août comme ça, le soleil est là. Bonne idée sur le papier mais :
– la plupart des gens prenant leurs congés en juillet et août et ça ne leur fera pas forcément plaisir de passer deux ou trois jours de moins à la Grande Motte pour venir assister à la célébration de votre bonheur.
– en été, il fait chaud, oui, mais par le jeu joyeux de l’évaporation, des nuages et du cycle de la nature, en été, il peut pleuvoir. Fort. Très fort. Avec orage et tout. Moi, j’aime bien les orages dans l’absolu mais je suis pas sûre que ce soit le cas de tous les invités. Spécifiquement celles en petites robes bretelles minuscules qui se les gèle méchamment.
– à propos de chaleur, en juillet/août, ça peut être torride… Un peu trop. Les invités, desséchés au bout de tout le cérémonial risquent de se jeter sur le vin d’honneur. Or selon la formule mathématique des soirées d’été, chaleur+alcool = ivresse. Or l’alcool ne rend pas toujours fin et spirituel… Bien au contraire.
– tout le monde de mariant en juillet/août, ça peut être vite la galère pour trouver une salle. Sans parler du fait que vos invités peuvent aussi être conviés à une autre noce. Oui, ça m’est arrivé…

Je suis plus favorable à un mariage de printemps ou d’automne. Surtout si on reprend mes délires de mariage en forêt : au printemps, on est en pleine renaissance de la vie et en automne, la nature s’embrase… Est-ce que c’est pas un peu magnifique ? Alors disons on pourrait sélectionner avril, mai, juin et septembre. On est large.

Sauf que nous revoilà avec les histoires de congés. Avril, mai, c’est Pâques, l’ascension, les 1 et 8 mai… D’un côté, ça fait un week-end de trois ou quatre jours, donc bien pratique pour faire la fête mais on n’est à jamais à l’abri de boudeurs qui auraient préféré partir en week-end à l’étranger ou Dieu seul sait où…

Oui sauf qu’à vouloir arranger tout le monde, on ne s’en sort plus. Parce que tu comprends, les ponts, les rtt, le bac ou le brevet, la rentrée des classes… Oui ben pardon mais moi, je me marie et ça n’arrive qu’une fois dans la vie (normalement). Alors pardon mais ton week-end à Amsterdam, Zagreb ou St Petersbourg, il attendra. Parce que le musée de l’Ermitage, tu peux le visiter tous les jours alors qu’assister à la célébration de mon bonheur matrimonial, non, c’est qu’une fois dans la vie (toujours normalement).

Alors juin ou septembre ? Juin, les jours sont plus longs, c’est juste avant l’été, le beau temps revient… Quoi que les dernières années nous ont démontré que le beau temps préférait poser ses valises en septembre puis les gens sont encore bronzés donc plus beaux et ravis de ce petit week-end au goût de vacances. Ouais, septembre, c’est cool. Au pire, les gens prendront leurs bottes en caoutchouc. C’est cool un mariage en bottes en caoutchouc !

Article sans queue ni tête

En ce moment, le maître mot de ma vie est : pas le temps. Entre mes boulots (au pluriel, oui), la coloc de la vacuité, le ménage (parce qu’à deux, c’est vite le bordel et que Vicky préfère twitter que ménager, hihi), les démarches administratives, le sport et mon rhume.. . Ben voilà, qui en pâtit : le blog. C’est pas que je ne ‘ai plus rien à dire, c’est même précisément l’inverse mais je dois prioriser. Alors en attendant, je vais renouer avec une tradition oubliée de ce blog : la liste !

liste_esclave_2.jpg

– Il est des moments pénibles et gênants dans la vie parfois. Genre hier. Comme je vous l’ai expliqué, je suis malade, le bon gros rhume qui traîne. J’ai traversé l’hiver comme une fleur et paf, il vient me cueillir mais méchant ! Bref, hier soir, malgré mon rhume, je vais à la plonger vu que c’est la semaine sans bouteille (à 30 cm sous l’eau, mes sinus menaçaient d’exploser). Je me retrouve dans le mini groupe des débutants avec deux autres jeunes homme et le prof, trois mecs pour moi toute seule, c’est la fête. Sauf qu’en tout début de
séance, on fait des exercices de respiration « bon, vous inspirez par la bouche et soufflez par le nez ». Heu… « Nina, je mets ma main devant ton nez et ta bouche et vas y ». « Non mais je suis un peu malade, là… » « Oh, c’est pas grave, tu moucheras un peu dans ma main… » Frrrrtttt ! « Ah ok… Bon, on va changer d’exercice alors… ». Et voilà comment on perd tout glamour devant trois mâles.

morve.jpg

– Mes parents sont des gens bizarres parfois. La semaine dernière, j’appelle mon père « Papaaaa, tu peux me faire une ordonnance ? Me faut tel médoc. » « C’est quoi ? » « Un antibio. » « Tu es malade ? » « Heu… Non… »Alors pour expliquer un peu cet échange surréaliste, j’ai appris la semaine dernière que mon partenaire de jeu du moment pouvait possiblement avoir attrapé des chlamydiae donc principe de précaution oblige, même si on n’a rien fait sans protection, je dois aussi prendre mes antibios. Bref. Réaction de mon père : « … Ahahah, d’accord ! ». Bon, évidemment, après, ma mère m’a passé à la question « Mais non, maman, je vais bien, oui, je me protège, c’est juste par précaution ». A la question « mais pourquoi t’es pas allée chez le docteur », la réponse est « si, j’y suis allée à la pause déj, j’ai attendu 30 mn et j’ai pas vu la queue d’une blouse. Et y avait 5 personnes devant moi ».

salle-d-attente.jpg

– Hier soir, arrivée à la piscine, alarme. Bon vu que les gens ne partent pas en courant, j’en déduis qu’il n’y a pas le feu, je rentre. La sirène se termine enfin. Quelques instants plus tard, ça repart, on râle. Puis on apprend qu’en fait, l’alarme, c’est pour prévenir la police (arrivée une demi heure après) parce qu’un monsieur avait montré son zizi à une petite fille. Oh… Ceci étant, j’ai aussi entraperçu le zizi d’un mec en retournant au vestiaire deux heures plus tard (enfin, j’avais pas mes lunettes donc j’ai pas vu grand-chose, même pas la gueule de son proprio…)

homme-nu.png

– Dans la série, « ma machine à laver est une pute », aujourd’hui, provoque toi aussi un dégât des eaux chez tes voisins. En fait, y a un plus produit sur mes tuyaux : toute l’eau rejetée du lavabo ou de la machine refoule dans un tuyaux et coule par terre. 6 mois que ça dure, on a juste réalisé ça dimanche avec Vicky. Maintenant, prions tous ensemble pour que l’assurance veuille bien payer, j’ai un peu peur.

degat-des-eaux.jpg

– Si l’assurance paye, au lieu de payer les travaux de mon voisin, je vais me payer une épilation laser. Non parce qu’avec toute la plongée, faut que je sois toujours nickel du poil (tout le monde ne m’a pas vu faire des bulles de morve avec mon nez), on ne sait jamais…

AISSELLE.jpg

Bon, voilà, j’irais bien faire la sieste pour profiter de mon rtt mais faut que je bosse et que je fasse le ménage… J’aurais dû prendre deux jours.

But, ils ont changé… en pire

Je me présente, Nina, 28 ans, j’ai un pouvoir que personne ne m’envie. Dès que j’ai affaire à une enseigne, que ce soit la sncf, la ratp, free ou but, le pire arrive toujours. J’ai fini par dire que je suis parano, je me dis parfois qu’il faut un peu que je fasse confiance aux élements mais à chaque fois, la vie me prouve que j’avais raison de sentir que ça
allait merder. Au passage, les 8% qui avaient répondu que la merde allait concerner le lit ont gagné.

Tout avait pourtant bien commencé. Le 01 novembre, Vicky m’emmène gentiment au But de Nanterre pour que j’aille acheter le cadeau d’anniversaire de mes parents pour mes 28 ans : un sommier et un matelas. On teste différents matelas, je les trouve globalement trop mou, j’aime les lits durs. Enfin, je trouve mon bonheur, un Bultex délicieusement ferme mais pas trop quand même, mes lombaires chantent déjà d’aise. Le vendeur étant occupé, on s’étale sur le matelas et on papote. Ce lit, mon vieux, il est terrible.



Une vendeuse passe et nous demande amusée si elle peut nous aider. Alors, de bonne humeur, je réponds : « oui, nous serions intéressées par ce lit, on aimerait donc l’acheter ». Oui, le « on » et le « nous » sont totalement volontaires. La fille m’explique que le lit n’est plus disponible mais qu’il ne devrait pas tarder à revenir. J’hésite une nano seconde mais suite aux conseils de Lucie, j’avais choisi But car leur livraison n’est pas chère. On remplit le formulaire « mademoiselle, je suppose ? » dit-elle en me faisant un clin d’œil. Ahah, on rigole. Elle met le 02 décembre en date de livraison mais me rassure, je l’aurai certainement avant. Je vais à la caisse, fai fièrement un chèque de 612 euros et jubile à l’idée de ce futur lit.


Et je le savais que ça allait merder. Mercredi 10 décembre, n’ayant toujours aucune nouvelle de But, je finis par appeler. « Bonjour, voilà, j’ai acheté un lit et j’attends de le recevoir, je m’inquiète un peu… » Sans un mot, la standardiste me passe le service literie. Notons que là, on est au top de l’amabilité, ça va être pire après. Le monsieur de la literie me répond que oui, mon lit est là en stock mais qu’on m’a pas appelé parce que y a des soucis informatiques. Les soucis informatiques chez But, c’est un peu comme un incident matériel à la SNCF, c’est un peu le terme générique qui signifie « ça a merdé sans qu’on sache bien pourquoi alors on met tout sur le dos de l’informatique ». Il me dit de rappeler l’accueil pour prendre un rendez-vous, je m’exécute.

« Oui alors on n’a pas de rendez-vous avant mardi.

– Ah, ok… Et vous pouvez livrer à partir de quelle heure ?

– 8h ?

– Et les plages de livraison, c’est quoi ?

– 8h-19h.

– Pardon ? Vous plaisantez ? Je vais pas prendre un RTT pour ça…

– J’ai rien d’autre à vous proposer. »

Bon, je raccroche en lui disant que je vais voir, ma sœur me propose de demander à Anthony d’attendre chez moi mais j’en ai marre de demander des trucs à Anthony, Alice, Vicky… Pour ne citer que les trois que j’ai le plus emmerdé avec ce déménagement.

Vendredi, je me lève de très mauvaise humeur. Disons que depuis la mort de ma mamie, je dors très mal et je suis très tendue donc ça arrive régulièrement que je me lève très énervée avec une envie de taper sur quelqu’un. Vendredi, je suis donc très énervée et décidée à faire livrer mon lit quand je veux. Parce que le problème, c’est que je pars vendredi 19 décembre en province pour une semaine de congés donc si je dois attendre un samedi pour me faire livrer, on tombe le 03 janvier. Donc j’appelle. J’explique à la standardiste que dans la mesure où ils n’ont pas été foutus de m’appeler pour m’informer que mon lit était arrivé, à eux de se démerder pour me le livrer quand je veux. Paniquée, elle me passe un responsable et là, c’est du grandiose. Je lui explique mon souci, exigeant d’être livrée un matin entre 8 et 10h car après, je pars en congés.

« Mais vous n’aurez qu’à vous faire livrer votre lit après vos congés. Ohlala, y a plus grave dans la vie ! ».

Quoi ? J’ai bien entendu ? Non mais il se permet en plus de me balancer ça sur un ton méprisant ? J’explose : « Non mais ça va pas de parler comme ça à vos clients ? Ca fait un mois et demi que j’ai acheté ce putain de lit, j’ai payé quasiment le prix d’un loyer et vous n’êtes même pas foutus de m’appeler pour me prévenir qu’il est arrivé !

– Mais bien sûr que si, on vous aurait appelée…

– Ben la preuve que non ! »

Bref, à force de gueuler, il me promet de mettre mon nom en premier sur la liste des livraisons le mercredi matin. Je sais pas pourquoi mais je sens que ça va encore merder, sans doute parce que le responsable s’est limite foutu de ma gueule tout du long de la conversation.


Mardi, hier donc, coup de fil à 15h : « bonjour, c’est le monsieur de la livraison, je serai chez vous entre 11 et 14h ». Mais PUTAIN. En majuscule. J’explique une nouvelle fois mon cas au livreur et celui-ci me propose de m’appeler une heure avant pour que j’aie le temps de retourner chez moi du boulot. Simon, me sentant proche de la crise de nerfs, me propose de rester travailler à la maison jusqu’à livraison puisqu’avec les grèves de la SNCF (oui, je les cumule), je vais perdre un temps fou.

18h15, téléphone. « Oui, bonjour, c’est le monsieur de chez But (pas le même, le premier avait un accent pied noir, celui-ci était plus asiatique), y a un souci avec votre commande : votre sommier a des lattes cassées. Alors je vous livre le matelas maintenant et le sommier plus tard ou tout en même temps ». Je déteste déjà ce lit.


Donc on résume : mon lit que j’attends désespérément depuis un mois et demi est dans la réserve depuis on ne sait quand, j’ai fait le scandale de l’année vendredi pour pouvoir être livrée en premier, engagement qu’avait pris le responsable et qui n’a pas été tenu et pendant tout ce temps, personne n’a pu voir que le sommier était pété ? Bon,

je sens que je vais rédiger une lettre d’une amabilité fantastique à la RH de But et je vais même réclamer un geste commercial mais big le geste commercial. Non parce que j’ai besoin d’un meuble de salle de bain et d’un meuble d’entrée. Mais après, je vous jure que je ne mettrai plus jamais les pieds dans cette enseigne de ma vie. Déjà, y a une demi douzaine d’années, j’avais acheté chez eux une commode. En la montant, j’ai découvert qu’il manquait tous les côtés des tiroirs. ON m’avait dit que But avait changé, c’est vrai… C’est encore pire.

Doutes et interrogations de la chercheuse d’appart

Ca y est, me voici angoissée, ça me rappelle ma recherche d’emploi et je n’aime pas ça du tout. J’ai pour l’heure visité deux apparts (rassurez vous, je vais tout vous raconter, ça vaut son pesant de cacahuètes) et je commence à déchanter : vais-je enfin trouver un F2 potable?

En ce moment, l’immobilier est à la mode, surtout sur la 6. L’autre jour, on mate l’émission où y a des agents immobiliers qui vous trouvent un appart ou une maison selon ce que vous voulez, avec le mec brun, là. Lui, je l’adore, on sent qu’il a régulièrement envie d’envoyer chier les gens qu’il chaperonne quand il dit, la mâchoire légèrement crispée : « non mais faut être réaliste, avec un tel budget, on ne trouvera pas mieux… ». On sent qu’il a envie de prendre la nana par les épaules, de la secouer très fort en lui collant
quelques claques en vociférant : « Mais t’es qu’une pauvresse, t’as un dossier de merde et tu crois que tu peux faire ta difficile, pauvre merde dégénérée? ». Mais non, il reste toujours poli, y a juste ses yeux qui lancent des couteaux. Donc on regardait ça et c’est parti pour le grand sujet du moment : acheter. Tout le monde ne me parle que de ça en ce moment : ma soeur, Vicky, Gabriel… Mais selon mon plan de vie, les choses vont se passer de la façon suivante : j’achète dans deux ou trois ans, ce qui va me laisser le temps d’épargner, de grimper d’un niveau l’échelle sociale (j’espère mais quand je dis niveau, je parle pas de tranche d’impôt ou de classe
sociale, juste continuer mon ascension professionnelle selon une voie normale). Surtout que mes parents vont nous faire une donation, à ma soeur et à moi, quand mon père aura vendu son cabinet donc ça me fera un bon apport.

Mais voilà, selon mon plan de vie, mon prochain appart, j’y reste deux, voire trois ans. Ce qui est finalement assez habituel pour moi : je suis restée 4 ans dans mon premier appart, 2,5 ans dans le second et là, j’en suis à 3. C’est pas que j’ai la bougeotte mais le premier était devenu invivable suite à l’installation dans ma résidence étudiante d’un groupe très bruyant donc deux de ses membres éminents vivaient pile en face de chez moi, le deuxième, c’est mon départ sur Paris et mon actuel, je veux le quitter pour des raisons déjà citées et que pour le même loyer, je peux trouver bien mieux.

Mais du coup, je me demande : dois-je me limiter à un F2 dans mes recherches? Pourquoi ne pas regarder les studios aussi ? Pour le même prix, j’aurai plus grand ou pour une même surface, un prix un peu moindre qui va me permettre de faire des économies. Bon, ok, sur le coup, je dois aligner des frais d’agence mais ils seront compensés par la récupération de l’ancienne caution qui va couvrir parfaitement la première avec un surplus pour l’agence puisque maintenant, on ne paie plus qu’un mois de caution. Merci Sarko, t’es bien urbain pour le coup. C’est cependant pas une raison pour toucher à mes RTT, tu crois que je t’ai pas vu ? De plus, si on considère que mon appart a pris 45 euros de loyer en plus sur  3 ans, je me dis que sur le coup, je vais un peu douiller mais que ça va très vite se rééquilibrer. Du coup, maintenant, je regarde les deux et je suis tout à coup bien plus résolue qu’auparavant.

Il est temps de se bouger les fesses pour de vrai. Plan A, la méthode Cracotte : je note les numéros et j’appelle pendant une pause. Si le plan A ne donne rien, je passe au plan B, le plan Lil Virgo : je prends carrément un RTT, tant que j’en ai encore et je passe ma journée à ça.

J’ai dit que je déménagerai pour mes 28 ans, il me reste 8 mois. Et les déménagements au boulot, ça ne compte pas.

Courrier des cœurs : question de LinC

LinC nous a soumis la  question suivante : « J’ai un nouveau boulot depuis 3 mois et force est de constater que je suis très attirée par un de mes collègues qui est un de mes supérieurs hiérarchiques. J’ai l’impression que je le laisse pas indifférent mais je sais pas trop. Des conseils? »



Encore un nouveau défi pour la cellule Love and sex des vingtenaires !

Diane : Dans ce genre de situations dilemnesques, s’interroger sur les avantages et inconvénients d’aller ouvertement faire du rentre dedans à son patron afin qu’il comprenne que, subtilement, vous voudriez aussi qu’il vous en fasse, du rentre dedans… (subtilement..pppfff…)

AVANTAGES:

-Qui dit couchage avec patron dit sérieux avantages pratiques. Si tu viens d’arriver dans la boite, il pourra ainsi facilement t’introduire….dans le milieu et parmi l’équipe.

-Au nom du « la vie est courte carpe diem vivez si m’en croyez n’attendez à demain », ouvre grand tes chakras et tes cui…………..cui roucouleurs aux oreilles de ton hidalgo, fonce, après tout sait-on jamais, il s’agit peut-être du père de tes enfants!!

INCONVENIENTS:

-Si tu es du genre « mon dieu il m’a tenu la porte ça veut dire que je le lui plais c’est sûûûr » et qu’il se trouve qu’au fait il connait à peine ton nom et qu’il s’avère que tu n’es finalement pas à son goût, il y a des chances pour que tu te prennes un rateau et que ça circule dans toute la boite, ce qui est guère ré……jouissant en soi.

-Si il est vrai que coucher avec le patron peut donner des avantages, il peut aussi rendre les autres (et par les autres je signifie surtout les autres individus de sexe féminin) trèèèès jalouses, et il est possible du coup que tu ailles te faire mettre…..deux ou trois boules puantes dans tes tiroirs ou autres joyeusetés.

Oui je sais, le choix est dur, et ton coeur bascule.

Comment veux tu, comment veux tu….que tu copules??

Jane : Un conseil un conseil… Bon, ok, on a signé pour donner des conseils (plus ou moins) judicieux, mais là, ça dépend de pas mal de paramètres.
Déjà, le supérieur hiérarchique, c’est un peu le terrain miné. La secrétaire qui sort avec son patron, par exemple, c’est d’un cliché… En plus de son potentiel handicapant. Imaginons que tout se passe bien. La nouvelle se répandra un jour comme une trainée de poudre, c’est forcé. A moins de s’éviter consciencieusement. Ce qui fera aussi jaser. Il faut donc s’attendre à devenir le sujet de conversation à la mode du côté de la machine à café. Et à se dire que la moindre remarque élogieuse du supérieur hiérarchique, ou la moindre augmentation sera aussitôt analysée comme étant proportionnelle au bien-être procuré en dehors des heures de service. Et oui, c’est pas demain que l’idée de promotion canapé disparaitra de l’esprit des jaloux!
Imaginons maintenant que tout se passe mal. Il faut ensuite composer avec un ex qu’on voit environ 8 heures par jour. On a connu plus facile quand même!

Lucie : la promotion canapé y’a que ça de vrai!!!!
perso, je ne supporterais pas travailler avec mon copain, j’aurais trop peur de continuer à parler boulot à la maison ou pire, s’engueuler à cause du travail!

Marine : Fuis meuf, fuiiiiiiiiiis!
Ou alors dis-toi que si t’as réussi à trouver du boulot une fois, y a pas de raison que tu trouves une deuxième fois.
Mais femme ET supérieur hiérarchique, no fucking way si tu veux la paix et le respect (rimes très riches)

Nina : Ah, le fantasme du sexe au travail, tout un poème. J’ai lu je sais plus où que 45% des salariés déclaraient avoir fait des galipettes au bureau. On peut en conclure que beaucoup de salariés sont des menteurs. Parce que par exemple, moi, à mon bureau, y a pas d’histoires de sexe et vu ma volonté à me tenir au courant de tous les potins, je sais qu’il ne se passe rien. Alors le côté transgression, baise sur le bureau du chef, c’est top. Mais il faut penser qu’en la matière, y a un sacré service après vente : si ça se passe mal, tu vas voir le monsieur tous les jours ouvrables où tu n’as posé ni congés ni RTT. Et si t’es aussi bien loti que moi en la matière, ça représente beaucoup de jours. Si ça se passe bien, imagine que le matin, tu vas te lever, faire un bisou à chéri chéri, tu vas au boulot et qui tu retrouves? Chéri chéri ! Et tu repars avec le soir. Alors évidemment, le fait que tu lui fasses une scène au boulot parce qu’il ne baisse pas la lunette des toilettes ou à la maison parce qu’il a merdé sur le dossier X, faut le vivre.

C’est pas pour rien qu’on dit toujours no zob in job. Ou alors, tu démissionnes et tu te le tapes après mais n’est-ce pas un peu extrême?

Tatiana : Bien tout dépend de si tu veux concrétiser avec lui ou pas. Moi j’ai envie de te dire comme conseil « surtout ne fais rien », car si ça tourne au vinaigre bonjour les problèmes. En plus si c’est un de tes supérieurs c’est pire. Bon, après tu es grande, tu fais bien ce que tu veux. Il est vrai que les 3/4 des relations sont des relations qui ont vues le jour dans le cadre du travail. Mais cela étant ce n’est pas facile de travailler avec la personne que l’on aime. S’il y a un problème au travail, il y a un problème à la maison.

Bon, je crois que je n’ai rien à ajouter, j’ai trop mal à la cheville de toute façon.

Bastien : Et bien je te conseille d’aller de ce pas vers la bouche du monsieur pour l’embrasser langoureusement. Pourquoi donc ? Deux différentes réactions sont possibles:
-L’acceptation: la tu gagnes tout, un amant, un contact hiérarchique et sûrement une petite promotion de derrière les fagots.
-Le refus: Tu le gifles, tu hurles « Goujat ! », tu pars au pas de charge du bureau direction le commissariat le plus proche pour déposer plainte pour harcèlement sexuel.
Dans les deux cas tu ramasseras un petit pactole alors pourquoi hésiter ?
Puis entre nous, le supérieur hiérarchique a un petit goût d’inaccessible pas désagréable

Lucas : Alors en la matière j’ai envie de répondre en citant de manière fallacieuse De  Palmas :  il faut que quelqu’un m’aime, je n’ai qu’une seule vie, trouver l’heureux mec… Merde quoi, pourquoi faudrait-il se passer d’un amour ? Parce que si ça se trouve c’est pas le bon et qu’on risque de se retrouver cruche trentenaire célibataire à 35 ans ? Arf… La belle affaire.
Apres ya aussi l’aspect purement pratique. Tu te mets avec lui et 3 mois plus tard il te plaque comme un gros connard. D’une part paye ton aigritude, ta tristesse quand tu le croises, tes regrets, ton malheur, d’autre part paye tes conséquences en termes de relations de travail, avancement, etc…
Après ça, tu peux très bien mettre fin à tout ça et sans aucuns états d’âmes quitter mec et boulot pour aller voir ailleurs si la moquette est moins terne. En la matière je n’ai donc pas de conseils intelligents à donner, comme d’hab je l’avoue…Comme disait les Mamas & The Papas, Go Where You Wanna Go

Si toi aussi, tu as une question love and sex à nous poser, n’hésite pas, nous te répondrons avec tout le cynisme, la dérision et l’humour qui est nôtre.


Non je suis pas morte

Hier, j’ai été salement malade. Aujourd’hui, j’ai décidé d’aller au travail mais je ne suis pas sûre de tenir le coup car il semblerait que je sois victime d’une grippe. Mais comme
j’ai aucun article en avance et que les autres vingtenaires ne sont pas très actifs pour le moment (hum…), je vais vous écrire une petite bafouille quand même, histoire de vous rassurer sur mon état de santé.

En fait, tout a commencé dimanche. Je me suis levée avec un léger mal de cou que j’ai imputé à une mauvaise position pour dormir. A 16h, je rentre chez moi et file me coucher pour une sieste bien méritée, vu que j’ai pas mal mangé, pas mal bu, j’ai la peau du ventre bien tendu. Je m’endors comme une bûche jusqu’à 20h et là, c’est plus le même refrain : j’ai mal non seulement au cou (côté droit) mais aussi au dos et à la jambe gauche. Alors imaginez à quoi je ressemble quand je marche. Bon, vu ma force, je vais me ré-étaler sur le canapé et je m’endors avant la fin du dernier épisode des experts. A 1h, je me relève, écris vite un article et au dodo.

 

Le lendemain, je passe la journée à somnoler, à grimacer, à transpirer, frissonner,à découvrir des zones de mon corps que j’avais oubliées. La seule chose qui me tire de mon
lit ? Ma vessie. A 18h, alors que j’ai passé une journée étrange entre rêves et délires semi éveillés, je me dis qu’il faut quand même que je bouge. Pour quoi faire ? Faut boire et
manger. Je décide d’aller faire quelques courses pour voir : le Picard est à 5 mn à pied, le franprix est sur le chemin de retour, c’est parti. Je me prépare rapidement sans trop me regarder dans la glace tellement c’est horrible. Déjà, j’ai le cheveux terne et raplapla, le teint bizarre, les yeux réduits à des fentes. Et encore, Dieu merci, je mouche pas donc mon nez ne s’est pas transformé en immonde patate pelée et suintante. Bon, ben, j’étais contente de retourner chez moi. Je décide de manger mais j’ai pas faim. Bordel, j’ai quasi rien avalé en 24h et j’ai pas faim ! Alors que je me suis achetée des mandarines bourrées de vitamines exprès. Bon, c’est pas grave, on va attendre un peu. Je regarde les Simpsons et Jurassic Park dans un état de semi conscience mais Ugly Betty, j’ai pas tenu. En plus, c’est pas ma faute si dans le clic clac, la meilleure position, c’est dos à la télé. Bref, comme n’importe quelle personne malade, je tourne, retourne, je n’arrive pas à trouver une bonne position, contrairement à Kenya, étalée de tout son long contre mon ventre ou mon dos, selon le côté où je me tourne. Mais bon, il paraît que les ronronnements de chats ont des vertus curatives alors on dira qu’elle faisait la garde malade. Mais en fait, c’est surtout que dès que je me mets sous ma couverture en mohair, j’ai forcément une Kenya par là, sur ou sous la couverture, c’est un fait scientifique. C’est fou, ça, dès que j’utilise cette couverture, même si elle est à l’autre bout de la pièce, elle rapplique.

Bon, voilà, là, il est 0h50, j’ai réussi à manger trois mandarines, je vais boire un peu (de la volvic, je suis apparemment la seule personne de cette planète à trouver que c’est
la meilleure des eaux minérales) mais surtout, je vais aller me doucher, ça va me faire du bien, j’ai l’impression d’être sale comme si je m’étais pas lavée depuis un mois. Demain, je vais bosser. J’espère sincèrement que ça ira mieux.

Voici le récit de mon premier RTT 2008… Je vais pas être super motivée pour en reprendre.

Allez, zou, je déménage !

Décidément, ce début d’année 2008 est marqué par le sceau du déménagement. D’abord celui du boulot qui aura donc lieu le 25, ce qui me permettra de travailler à la maison.
Maintenant, je peux donc me pencher sur mon déménagement à moi vu que je sais où je vais bosser.

undefined
Pourquoi déménager, vous allez me demander. Pour plusieurs raisons : a) je prends chaque année 20 à 30 euros de loyer en plus donc je devrais arriver à un 650 euros TTC pour un studio en rez-de-chaussée côté rue. Pour le même prix voire un peu plus, j’aurai un T2. Et pour moi, un T2, ça va enfin être un appart d’adulte avec une vraie chambre dans laquelle je vais mettre un vrai lit. Au départ, je visais un Paris intra muros mais vu que je vais bosser dans un quartier ultra cher, je pense partir en petite couronne, mais plus à Plumes sur Berges, j’ai une idée d’une autre
ville. Mais surtout, surtout, je veux être proche métro ou bus mais je ne veux plus prendre le train, plus jamais. Mais je veux quand même rester dans le même secteur, là où ma sœur vit aussi histoire qu’on reste pas loin. Là, c’est vrai qu’à 15 mn à pied, c’est quand même idéal.

 

Maintenant que la décision est prise, va falloir se bouger le cucul et des milliers de questions se posent. D’abord le préavis : il est de deux mois, je le lance maintenant ou
j’attends de trouver ? Bon, prudente, j’ai prévu d’utiliser mon RTT du jour pour courir les agences. Enfin normalement car là, je suis dans un état lamentale, je me suis bloquée le cou et je marche comme une mémé, j’ai mal partout. Là, franchement, ça me fait un peu chier d’avoir mal partout pour mon RTT, je comptais pas rester au lit toute la journée, au départ. Bon, bref, l’idée est d’aller dans une agence immobilière et de demander à la personne en face des conseils à ce sujet.

Ensuite, y a la question du coût et là, ça fait peur. Voilà en gros le calcul de base : frais d’agence (environ un loyer)+ le premier loyer + la caution + un vrai lit + une
étagère digne de ce nom. Bon, ma grand-mère m’a promis 1000 euros « le jour où je m’installerai », sachant que ça fera 10 ans en septembre que je vis seule… Donc bon, j’ai ça, les restes de ma caution (vu comme mon proprio est très près de ses sous, je doute d’en récupérer même la moitié) et je vais demander comme cadeau d’anniversaire une petite participation déménagement. A la limite, ils m’offriront mon lit.

Alors maintenant, certains vont me dire « mais dis donc,pourquoi t’achètes pas ? ». Parce que d’abord, je suis célibataire donc si je dois acheter, ce sera soit en couple, soit dans quelques années, quand j’aurai renoncé à l’idée d’être casable. En attendant, je mets des sous sur mon PEL. Là, avec ce que j’ai, je pense pouvoir m’acheter les chiottes. Et
c’est quand même important, quoi ! A une époque, j’avais pris un grand délire avec Vicky et Summer : « tu vois, j’achète des toilettes dans le Marais, je les rends publique et je
me fais une tune monstre ! ». Non parce que nous, les filles, nous sommes délicates. Jamais mais alors jamais je n’irai me soulager dans des sanisettes alors si on me propose des
toilettes clean nettoyées par des vrais gens et pas des jets automatiques qui en foutent partout. Donc bon, en attendant, j’épargne, j’épargne, c’est toujours ça de pris. Bon, je n’aurai jamais les moyens d’acheter un appart sans prêt mais quand je sauterai le pas, j’aurai plus de fonds et un meilleur salaire, selon la logique de l’augmentation annuelle. Surtout que je compte évoluer, bien entendu. Mais là n’est pas le sujet !

 

J’aime bien avoir des projets dans la vie, ça fait avancer. 2007, c’était le boulot, ça, c’est fait (et deux fois, même) donc 2008, ce sera un appart de grande fille avec une chambre à part et un vrai lit. En attendant, là, je vais rejoindre le mien. Et vu mon état, je vous jure que le vrai lit, là, j’en rêve. Surtout que je n’ai aucune idée de l’endroit où j’ai rangé
ma minerve.

La liste de la fille qui est contente que la semaine soit finie

Et en plus, là, j’ai un week-end de 3 jours. Ca tombe bien, mes parents sont là jusqu’à dimanche.

 undefined

– Cette semaine au boulot, on a eu quelques soucis techniques.Ca commence mercredi soir, 18h30. Alors que nous travaillions tous vaillamment, clac, plus de courant. Heureusement, ça revient vite mais y a plus de réseau, ce qui est un peu gênant quand on travaille sur le web, hein. Du coup, à 18h40, y a plus personne, les rares survivants dont Scarlett, Ioulia, Simon et le gars avec qui on avait partagé le taxi, Ioulia et moi, après la grande fête TGGP. Le lendemain, j’arrive tard vu qu’on n’était pas sûr de trouver du réseau. J’ai bien fait vu qu’il est revenu à 9h45. Et c’est pas fini. Donc, jeudi, St Valentin et je taffe sur 2 sites féminins, TMF et un autre qu’on va appeler Madame. Je travaille un peu sur le forum de TMF quand je reçois un mail d’une pigiste du mag qui travaille elle aussi sur le forum « j’arrive pas à me connecter ! ». Effectivement, ça avait ramé de mon côté, je me déconnecte et là, impossible de me
reconnecter. Je teste sur Madame, pareil. Je teste les autres forums, impossible de se connecter. Et ça enchaîne, les sites de TMF et Madame tombent. Donc me voici au chômage technique. Ca n’a pas duré toute la journée mais les sites féminins qui tombent le jour de la St Valentin, c’est quand même la lose.

– Mardi soir, je rentre après un verre en ville (oui, je suis sortie tous les soirs cette semaine) et je trouve une grosse enveloppe de mon proprio. Alors pour ceux qui prennent le blog en route, j’ai pas de très bonnes relations avec mon proprio depuis qu’il a refusé de me rembourser le plombier sous prétexte que je m’étais faite avoir. Et en plus, chaque année, en avril, il augmente mon loyer alors forcément, je suis pas super optimiste, là. J’ouvre et là, pif, que vois-je ? Un chèque ! De 102.67 ! Hé hop, ça va direct dans la cagnotte
déménagement, mouahahah !

– J’ai un nouvel argument pour déménager : un de mes voisins se met au piano. Je sais pas qui mais jeudi matin, vu que je suis partie plus tard, j’entends quelques notes, puis une gamme… Penser à ne jamais mettre mes enfants au piano parce que c’est chiant.

– Dans la famille Boulet, je demande la sœur. Mercredi, ma sœur se crame salement la main en se renversant du thé dessus. J’ai vu les dégats, en effet, elle a même des cloques. Donc elle se fait ça au boulot et le soir, elle a tellement mal qu’elle décide d’aller à l’hôpital. Après s’être fait jeter d’une clinique privée, elle finit enfin par trouver l’hôpital qu’on lui a indiqué. Sauf qu’il y avait eu une explosion et donc des gens un peu beaucoup brûlés dans le même hôpital qu’elle. Alors forcément, quand elle a montré sa main, on lui a gentiment indiqué qu’elle n’était pas du tout prioritaire.

– Hier soir, resto avec mes parents. En partant de chez ma sœur, on taquine ma mère « allez, maman, c’est toi qui nous guide ! ». Bon alors déjà, elle trouve pas les escaliers. Je précise que le couloir de l’étage de ma sœur est totalement rectiligne et doit comporter une dizaine de portes grand max. Donc faut limite le faire exprès de pas trouver. Bref, à chaque intersection, elle partait pas au bon endroit. Devinez de qui je tiens mon incroyable sens de l’orientation ? Au resto (où on était déjà allés), c’est un festival « bon, je vais prendre ce plat – Ah non, y en a plus ! ». Un vendredi soir à 20h30, y a pas la moitié des plats ? C’est une blague ?

– Dans la famille Boulet, les deux sœurs qui sont capables de prendre le même bus et de ne même pas se voir.

– Cette année, j’avais pas de Valentin pour la fête du même nom mais c’est ma faute aussi, j’arrête pas d’ignorer les textos romantiques de semi Russe. Mon préféré : « plan grosse queue ce soir, voisine ? ». Mais comment je fais pour résister ? Peut-être parce que j’ai perdu mes hormones (oui, comme chaque année, en février, grosse baisse de libido, c’est le froid).

– Bon, on sait enfin quand on va déménager : le 22, on doit faire nos cartons (enfin, le pluriel est un peu abusé parce que j’ai un cahier et 3 mags à amener) et le 25, on déménage nos meubles au petit matin. Sauf que le réseau sera installé vers 16h30. Alors Simon nous autorise à travailler chez nous plutôt que de passer la journée à regarder pousser les arbres. Du coup, là, j’ai un week-end de trois jours et le week-end prochain, limite rebelote puisque travailler à la maison, ça voudra dire que je peux me lever plus tard. Bon, ça m’embête un peu de déménager vu que je me suis fait plein de copains dans la boîte mais là, on va être affilié à la cantine d’une grande radio du groupe. La sse-claaaaaa !

Voilà, contente que la semaine soit finie parce qu’au boulot, tous ces bugs ont bien tendu tout le monde. Surtout que le retour du froid nous a tous claqué et on était tous bien contents que ça se termine. Et lundi, c’est RTT !

De la douleur d’être une femme

Aujourd’hui, je vais vous parler d’une douleur que pas mal de femmes connaissent et dont j’ai été victime pas plus tard que mardi : les menstruations. Rien que le mot, déjà,
il est moche, ça situe bien l’horreur du truc.

 undefined

Selon la légende, les règles sont une punition divine à cause de l’autre couille d’Eve qui a mangé le fruit de la connaissance, généralement symbolisé par une pomme. Mais en fait, c’est parce que tout les mois, on construit un petit nid pour un éventuel bébé mais si le bébé n’est pas conçu, le nid s’évacue, ce sont les règles. Vous trouvez pas que j’aurais dû faire prof de bio ? Donc ça fait presque 15 ans (aïe !) que tous les mois, ne tombant pas enceinte et ceci de façon totalement volontaire, j’ai mes règles. Des fois, ça passe comme une lettre à la Poste, si j’ose dire, mais d’autres fois, c’est parti pour des foutues crampes. Ce mois-ci, j’ai eu droit à la migraine et aux nausées (mais je suis pas enceinte puisque j’ai mes règles), je crois même que j’ai eu un peu de fièvre. Le pire fut le fois où j’avais tellement mal que je suis même allée m’allonger sur le sol de la salle de bain pour que le froid du carrelage m’anesthésie un peu. Heureusement, c’était un dimanche et j’étais au chômage. Parce que prendre une journée de congés parce que « j’ai mes règles », ça le fait trop pas.

 

Ado, je ne ressentais rien, c’est en grandissant que ça a commencé, les petites crampes. Bon, en général, j’ai la technique de me tenir légèrement penchée pour plier le ventre et
boire froid pour anesthésier et ça passe tant bien que mal. C’est pas que ce soit handicapant, c’est juste désagréable. Mais y a des mois où ça va pas. Genre mercredi, je me suis levée, j’ai fait mon activité préférée et surtout indispensable dès que je pose un pied par terre et là, j’ai bien senti que mon système reproducteur avait décidé que je déconnais à ne pas me servir de lui. Apparemment, le fait qu’il produise une ovule par mois depuis presque 15 ans (quand j’y pense, ma vie de fille réglée est maintenant plus longue que ma vie de fille qui était peinarde) et que je n’en fasse rien, ça commence à l’énerver et il proteste avec sa seule arme à sa disposition : la douleur. Donc je retourne vite me coucher et me recroqueville en maudissant la nature. Non mais sans déconner, ce serait pas plus simple que je sois fertile juste quand j’ai le désir d’avoir un enfant, non ? Bon, bref, après avoir tourné dans mon lit, j’ai envisagé d’appeler le bureau pour dire que je venais pas mais finalement, l’idée de prendre un RTT règles me paraissait trop incongrue. Non parce que j’ai que 9 RTT par an et 12 menstruations donc il va y avoir comme un souci. Et puis ce sont pas quelques douloureuses crampes qui vont m’empêcher d’aller travailler. Bon, j’ai pas été des plus vaillantes mais j’ai travaillé quand même, na.

Alors quand un mec croit drôle de me demander si j’ai mes règles quand je suis de mauvaise humeur, j’ai comme une envie de lui coller un coup de poing dans le bas ventre (pas trop bas quand même) et lui faire remarquer que moi, je subis ça pendant 24 à 48 heures et qu’encore, je suis chanceuse car des filles souffrent encore plus que moi. Et toi, t’es de bonne humeur, maintenant ? Surtout que ça veut dire quoi ? Qu’une femme n’a pas le droit d’être de mauvaise humeur sans que ça ait un rapport avec son utérus ? Si je suis de mauvaise humeur, c’est forcément que je suis en prise avec mes hormones ? Non mais est-ce que je demande à un mec de mauvais poil si c’est parce qu’il a bandé mou la veille ? Des raisons pour être de mauvaise humeur, il y en a 150 000 sans qu’il y ait le moindre rapport avec mes ovaires. Genre j’ai attendu un train qui n’est jamais venu, je me suis pris la tête avec quelqu’un, j’ai renversé mon café avant même d’avoir pu en boire une goutte, j’ai versé mon café lyophilisé dans mon verre d’eau froide au lieu de le mettre dans ma tasse d’eau chaude (si, ça m’est vraiment arrivé), j’ai pas trouvé de chaussette assortie ou de culotte qui va avec le soutif, je me suis tachée avant même de quitter l’appartement… Oui, le matin, je peux être très facilement de mauvaise humeur.

Alors, homme sans ovaires, la prochaine fois que t’as envie d’asticoter une nana de mauvaise humeur en lui jetant un « ben alors, t’as tes règles ? », réfléchis bien
à deux fois, ça pourrait te faire mal. Surtout si la fille en question, c’est moi.