L’aventure c’est l’aventure !

Par Keira

Il était temps de m’y mettre, mon premier article sera donc le reflet de ma personnalité de geekette. Parce que oui, la geekette se répand dans le monde et qu’elle a le droit de s’exprimer.

Cela fait maintenant 6 ans que je traîne ma souris sur des forums internets divers et variés. Ce n’est pas grand chose me diront certains, mais c’est aussi beaucoup.

Je suis d’une nature assez réservée et finalement, grâce à internet j’ai appris à me mettre un peu en avant.

Je ne sais pas si vous connaissez le principe de l’IRL (In Real Life) mais en gros ça consiste à rencontrer en vrai, des gens qu’on connaît virtuellement.

J’ai fait de très nombreuses IRL, que ce soit des habitués des forums ou des blogs (les Vingtenaires par exemple), j’ai rencontré beaucoup de personnes connues sur la toile. Et certaines de ces personnes sont devenues des amis proches.

Depuis quelques mois, je suis ce qu’on appelle une Youtuber.

C’est à dire que je poste de blogs vidéos (vlogs). Ou alors je crée aussi des petites vidéos de maquillage, je soutiens des causes etc…

Et c’est donc sur Youtube que j’ai fait la connaissance d’une communauté anglophone très soudée, très inventive et très drôle.

Dans trois jours, je vais faire l’expérience d’une IRL géante. A Londres.

Et autant vous le dire tout de suite, mon petit cœur bat très fort car je pars seule et que je ne connais pour l’instant qu’une minorité des personnes qui seront présentes. Nous serons 400 !

400 personnes décidées à s’amuser, visiter, filmer, créer et voulant se connaître.

Je serai la seule française présente. Ca me met légèrement la pression.

Pourquoi y aller ?

Tout simplement parce que ça va être encore une fois une expérience exceptionnelle, que je vais pouvoir me tester, tester mon aisance en compagnie de gens qui ne parlent pas ma langue. C’est d’une certaine façon une manière d’évacuer de façon puissante ma grande timidité.

Dans une IRL, on ne peut pas tricher, on ne peut pas se cacher. Tout le monde essaye de parler à l’autre et on est obligé de s’y plier. C’est un test assez impressionnant. L’ayant déjà passé dans ma langue maternelle, je me suis dit « jette-toi à l’eau » et je verrai si je peux gérer tout ça en anglais.

Et ça va forcément être très stressant quand j’apercevrai la foule, mais en même temps terriblement excitant. Je me jette littéralement dans l’inconnu, que ce soit Londres que je n’ai pas visité depuis un bon moment, les différents quartiers que je ne connais pas et où j’ai rendez-vous et enfin ces gens que je n’ai jamais approchés.

Evidemment ce n’est pas un challenge aussi énorme qu’il y paraît, il a des choses beaucoup plus impressionnantes qui sont faites chaque jour. Mais pour une timide comme moi, c’est déjà énorme.

La prochaine étape sera de partir vivre dans un autre pays, mais pour cela, il faudra d’abord que je termine mes études !

Si vous en avez l’occasion, je vous conseille de tester ces fameuses rencontres de groupe, internet n’est pas qu’un repaire de menteurs, loin de là. Et certaines des rencontres qu’on peut y faire vous changent profondément.

Etat des lieux

Voici donc mon contrat de location signé, l’appart et moi avons uni nos destinées. Ceci étant, signer un bail, faire l’état des lieux, c’est mieux. Un état des lieux, c’est un peu comme une nuit de noce quand les mariés sont restés vierges : on s’est vus mais là, on se découvre dans les détails et parfois, on se dit qu’on serait bien restés puceaux à vie.


Mais revenons à mon état des lieux, ça m’évitera de faire des comparaisons inquiétantes. Mais je vais bien, hein, faut pas croire. J’arrive avec royalement 10 minutes de retard et l’agent immobilier me sermonne gentiment que bon, j’aurais dû l’appeler. Comme si j’avais pensé à prendre son numéro. Ceci étant dit, quand je l’avais appelé par accident car je n’avais pas verrouillé mon clavier, il  n’avait pas accroché, il a écouté ma vie pendant 8mn donc on dira qu’on est quitte. Surtout quand on sait que ces 8 minutes ont dû donner à peu près : « clap clap clap (talons sur le bitume) – arrêt- pfffff – Bonjour, je veux recharger mon navigo pour le mois et je paie en chèque [c’est au moment où j’avais plus ma carte bleue]. – Oui il me faut une carte d’identité. Oh, elle est périmée. Bon, c’est pas grave. Bonne journée ! Merci vous aussi ! ». Clap clap clap. Arrêt. Farfouille dans le sac. Raccroche ». Ca vaut bien la peine de perdre 8 mn de sa vie…


Comme j’ai désormais le statut de locataire qui va donner des sous tous les mois, il est beaucoup plus sympa que quand j’étais une nana qui visitait un appart et qui n’affichait pas son salaire sur son visage… Et surtout celui de son père, évidemment. Des fois, je me demande jusqu’à quand je devrai parler de mon papa pour pouvoir louer un appart (bien que je compte pas rechanger d’appart). Là, je réalise les fameux détails : le parc à côté de chez moi n’a pas vraiment d’espace vert, où je vais m’étaler pour bronzer en été ? Tiens, dans mon souvenir, la salle de bain était plus grande et l’appart aussi… Bon, il reste bien quand même mais là, je panique : y a pas de prise pour la machine à laver, c’est la merde. Je n’avais pas fait attention à la visite (si je faisais attention à tout, ça se saurait mais quand j’avais appelé l’agence, ils m’avaient dit qu’il y avait sans doute ce qu’il fallait. Quels menteurs. Mais tandis qu’on examine la salle de bain, l’agent immobilier me dit :

« Si vous voulez faire des travaux pour mettre la machine à laver, par exemple, vous pouvez. Y a une prise de terre là, il suffit d’enlever le bidet.

– Ah oui mais ils sont où les tuyaux ?

– Ben dans le bidet : y en a un pour l’arrivée d’eau et un pour la sortie.

– … »

C’est beaucoup plus évident quand on s’y connaît. Moi, ma machine à laver, c’est Anthony qui m’a tout mis en place quand j’ai emménagé et j’ai plus jamais touché. Ah sauf la fois où la machine s’est promenée dans la cuisine, arrachant le tuyau d’évacuation et mettant de l’eau partout mais depuis…


Bon, tout est ok et maintenant, je pose the question : « oui et alors pour la place de parking et la cave ? 

– Je ne sais pas lesquelles c’est, c’est écrit sur votre bail. Signez, merci, au revoir. »

Je dis au revoir au monsieur puis je décide de profiter 10 minutes de mon appartement avant de retourner au boulot. Etape 1 : le pipi. Y a déjà du papier, cool. Etape 2, je retourne dans la pièce centrale où il y a une espèce de niche qui irait bien pour mettre le lit mais serait-elle assez grande ? Pour le savoir, je prends des mesures : je me couche par terre, bras tendus. Bon, oui, ça va aller.

Une fois que je me suis roulée par terre, je décide d’aller trouver la cave : mon oncle doit m’apporter le lave-vaisselle qu’il y avait dans mon appart quand j’avais aménagé en 2005 et qui moisissait chez mes parents. Je descends au -2, découvrant au passage que pour aller dans les sous-sols, faut une clé. Ah, -2, pas de cave. Bon -1. Et je les fais toute. Je me retrouve même dans le noir à un moment. Et évidemment, et je vous jure que c’est vrai, ce fut la dernière. J’ouvre et là, surprise ! L’ancienne locataire, qui a refait les murs, m’a laissé les pots de peinture, un « lustre » (enfin un abat jour d’ampoule au plafond, quoi) et même un bout de moquette. Ca tombe bien, je compte la changer…


Je referme ma cave et m’en vais. Prochaine étape : trouver des déménageurs pas chers.

Courrier des cœurs : question de LinC

LinC nous a soumis la  question suivante : « J’ai un nouveau boulot depuis 3 mois et force est de constater que je suis très attirée par un de mes collègues qui est un de mes supérieurs hiérarchiques. J’ai l’impression que je le laisse pas indifférent mais je sais pas trop. Des conseils? »



Encore un nouveau défi pour la cellule Love and sex des vingtenaires !

Diane : Dans ce genre de situations dilemnesques, s’interroger sur les avantages et inconvénients d’aller ouvertement faire du rentre dedans à son patron afin qu’il comprenne que, subtilement, vous voudriez aussi qu’il vous en fasse, du rentre dedans… (subtilement..pppfff…)

AVANTAGES:

-Qui dit couchage avec patron dit sérieux avantages pratiques. Si tu viens d’arriver dans la boite, il pourra ainsi facilement t’introduire….dans le milieu et parmi l’équipe.

-Au nom du « la vie est courte carpe diem vivez si m’en croyez n’attendez à demain », ouvre grand tes chakras et tes cui…………..cui roucouleurs aux oreilles de ton hidalgo, fonce, après tout sait-on jamais, il s’agit peut-être du père de tes enfants!!

INCONVENIENTS:

-Si tu es du genre « mon dieu il m’a tenu la porte ça veut dire que je le lui plais c’est sûûûr » et qu’il se trouve qu’au fait il connait à peine ton nom et qu’il s’avère que tu n’es finalement pas à son goût, il y a des chances pour que tu te prennes un rateau et que ça circule dans toute la boite, ce qui est guère ré……jouissant en soi.

-Si il est vrai que coucher avec le patron peut donner des avantages, il peut aussi rendre les autres (et par les autres je signifie surtout les autres individus de sexe féminin) trèèèès jalouses, et il est possible du coup que tu ailles te faire mettre…..deux ou trois boules puantes dans tes tiroirs ou autres joyeusetés.

Oui je sais, le choix est dur, et ton coeur bascule.

Comment veux tu, comment veux tu….que tu copules??

Jane : Un conseil un conseil… Bon, ok, on a signé pour donner des conseils (plus ou moins) judicieux, mais là, ça dépend de pas mal de paramètres.
Déjà, le supérieur hiérarchique, c’est un peu le terrain miné. La secrétaire qui sort avec son patron, par exemple, c’est d’un cliché… En plus de son potentiel handicapant. Imaginons que tout se passe bien. La nouvelle se répandra un jour comme une trainée de poudre, c’est forcé. A moins de s’éviter consciencieusement. Ce qui fera aussi jaser. Il faut donc s’attendre à devenir le sujet de conversation à la mode du côté de la machine à café. Et à se dire que la moindre remarque élogieuse du supérieur hiérarchique, ou la moindre augmentation sera aussitôt analysée comme étant proportionnelle au bien-être procuré en dehors des heures de service. Et oui, c’est pas demain que l’idée de promotion canapé disparaitra de l’esprit des jaloux!
Imaginons maintenant que tout se passe mal. Il faut ensuite composer avec un ex qu’on voit environ 8 heures par jour. On a connu plus facile quand même!

Lucie : la promotion canapé y’a que ça de vrai!!!!
perso, je ne supporterais pas travailler avec mon copain, j’aurais trop peur de continuer à parler boulot à la maison ou pire, s’engueuler à cause du travail!

Marine : Fuis meuf, fuiiiiiiiiiis!
Ou alors dis-toi que si t’as réussi à trouver du boulot une fois, y a pas de raison que tu trouves une deuxième fois.
Mais femme ET supérieur hiérarchique, no fucking way si tu veux la paix et le respect (rimes très riches)

Nina : Ah, le fantasme du sexe au travail, tout un poème. J’ai lu je sais plus où que 45% des salariés déclaraient avoir fait des galipettes au bureau. On peut en conclure que beaucoup de salariés sont des menteurs. Parce que par exemple, moi, à mon bureau, y a pas d’histoires de sexe et vu ma volonté à me tenir au courant de tous les potins, je sais qu’il ne se passe rien. Alors le côté transgression, baise sur le bureau du chef, c’est top. Mais il faut penser qu’en la matière, y a un sacré service après vente : si ça se passe mal, tu vas voir le monsieur tous les jours ouvrables où tu n’as posé ni congés ni RTT. Et si t’es aussi bien loti que moi en la matière, ça représente beaucoup de jours. Si ça se passe bien, imagine que le matin, tu vas te lever, faire un bisou à chéri chéri, tu vas au boulot et qui tu retrouves? Chéri chéri ! Et tu repars avec le soir. Alors évidemment, le fait que tu lui fasses une scène au boulot parce qu’il ne baisse pas la lunette des toilettes ou à la maison parce qu’il a merdé sur le dossier X, faut le vivre.

C’est pas pour rien qu’on dit toujours no zob in job. Ou alors, tu démissionnes et tu te le tapes après mais n’est-ce pas un peu extrême?

Tatiana : Bien tout dépend de si tu veux concrétiser avec lui ou pas. Moi j’ai envie de te dire comme conseil « surtout ne fais rien », car si ça tourne au vinaigre bonjour les problèmes. En plus si c’est un de tes supérieurs c’est pire. Bon, après tu es grande, tu fais bien ce que tu veux. Il est vrai que les 3/4 des relations sont des relations qui ont vues le jour dans le cadre du travail. Mais cela étant ce n’est pas facile de travailler avec la personne que l’on aime. S’il y a un problème au travail, il y a un problème à la maison.

Bon, je crois que je n’ai rien à ajouter, j’ai trop mal à la cheville de toute façon.

Bastien : Et bien je te conseille d’aller de ce pas vers la bouche du monsieur pour l’embrasser langoureusement. Pourquoi donc ? Deux différentes réactions sont possibles:
-L’acceptation: la tu gagnes tout, un amant, un contact hiérarchique et sûrement une petite promotion de derrière les fagots.
-Le refus: Tu le gifles, tu hurles « Goujat ! », tu pars au pas de charge du bureau direction le commissariat le plus proche pour déposer plainte pour harcèlement sexuel.
Dans les deux cas tu ramasseras un petit pactole alors pourquoi hésiter ?
Puis entre nous, le supérieur hiérarchique a un petit goût d’inaccessible pas désagréable

Lucas : Alors en la matière j’ai envie de répondre en citant de manière fallacieuse De  Palmas :  il faut que quelqu’un m’aime, je n’ai qu’une seule vie, trouver l’heureux mec… Merde quoi, pourquoi faudrait-il se passer d’un amour ? Parce que si ça se trouve c’est pas le bon et qu’on risque de se retrouver cruche trentenaire célibataire à 35 ans ? Arf… La belle affaire.
Apres ya aussi l’aspect purement pratique. Tu te mets avec lui et 3 mois plus tard il te plaque comme un gros connard. D’une part paye ton aigritude, ta tristesse quand tu le croises, tes regrets, ton malheur, d’autre part paye tes conséquences en termes de relations de travail, avancement, etc…
Après ça, tu peux très bien mettre fin à tout ça et sans aucuns états d’âmes quitter mec et boulot pour aller voir ailleurs si la moquette est moins terne. En la matière je n’ai donc pas de conseils intelligents à donner, comme d’hab je l’avoue…Comme disait les Mamas & The Papas, Go Where You Wanna Go

Si toi aussi, tu as une question love and sex à nous poser, n’hésite pas, nous te répondrons avec tout le cynisme, la dérision et l’humour qui est nôtre.