Etat des lieux

Voici donc mon contrat de location signé, l’appart et moi avons uni nos destinées. Ceci étant, signer un bail, faire l’état des lieux, c’est mieux. Un état des lieux, c’est un peu comme une nuit de noce quand les mariés sont restés vierges : on s’est vus mais là, on se découvre dans les détails et parfois, on se dit qu’on serait bien restés puceaux à vie.


Mais revenons à mon état des lieux, ça m’évitera de faire des comparaisons inquiétantes. Mais je vais bien, hein, faut pas croire. J’arrive avec royalement 10 minutes de retard et l’agent immobilier me sermonne gentiment que bon, j’aurais dû l’appeler. Comme si j’avais pensé à prendre son numéro. Ceci étant dit, quand je l’avais appelé par accident car je n’avais pas verrouillé mon clavier, il  n’avait pas accroché, il a écouté ma vie pendant 8mn donc on dira qu’on est quitte. Surtout quand on sait que ces 8 minutes ont dû donner à peu près : « clap clap clap (talons sur le bitume) – arrêt- pfffff – Bonjour, je veux recharger mon navigo pour le mois et je paie en chèque [c’est au moment où j’avais plus ma carte bleue]. – Oui il me faut une carte d’identité. Oh, elle est périmée. Bon, c’est pas grave. Bonne journée ! Merci vous aussi ! ». Clap clap clap. Arrêt. Farfouille dans le sac. Raccroche ». Ca vaut bien la peine de perdre 8 mn de sa vie…


Comme j’ai désormais le statut de locataire qui va donner des sous tous les mois, il est beaucoup plus sympa que quand j’étais une nana qui visitait un appart et qui n’affichait pas son salaire sur son visage… Et surtout celui de son père, évidemment. Des fois, je me demande jusqu’à quand je devrai parler de mon papa pour pouvoir louer un appart (bien que je compte pas rechanger d’appart). Là, je réalise les fameux détails : le parc à côté de chez moi n’a pas vraiment d’espace vert, où je vais m’étaler pour bronzer en été ? Tiens, dans mon souvenir, la salle de bain était plus grande et l’appart aussi… Bon, il reste bien quand même mais là, je panique : y a pas de prise pour la machine à laver, c’est la merde. Je n’avais pas fait attention à la visite (si je faisais attention à tout, ça se saurait mais quand j’avais appelé l’agence, ils m’avaient dit qu’il y avait sans doute ce qu’il fallait. Quels menteurs. Mais tandis qu’on examine la salle de bain, l’agent immobilier me dit :

« Si vous voulez faire des travaux pour mettre la machine à laver, par exemple, vous pouvez. Y a une prise de terre là, il suffit d’enlever le bidet.

– Ah oui mais ils sont où les tuyaux ?

– Ben dans le bidet : y en a un pour l’arrivée d’eau et un pour la sortie.

– … »

C’est beaucoup plus évident quand on s’y connaît. Moi, ma machine à laver, c’est Anthony qui m’a tout mis en place quand j’ai emménagé et j’ai plus jamais touché. Ah sauf la fois où la machine s’est promenée dans la cuisine, arrachant le tuyau d’évacuation et mettant de l’eau partout mais depuis…


Bon, tout est ok et maintenant, je pose the question : « oui et alors pour la place de parking et la cave ? 

– Je ne sais pas lesquelles c’est, c’est écrit sur votre bail. Signez, merci, au revoir. »

Je dis au revoir au monsieur puis je décide de profiter 10 minutes de mon appartement avant de retourner au boulot. Etape 1 : le pipi. Y a déjà du papier, cool. Etape 2, je retourne dans la pièce centrale où il y a une espèce de niche qui irait bien pour mettre le lit mais serait-elle assez grande ? Pour le savoir, je prends des mesures : je me couche par terre, bras tendus. Bon, oui, ça va aller.

Une fois que je me suis roulée par terre, je décide d’aller trouver la cave : mon oncle doit m’apporter le lave-vaisselle qu’il y avait dans mon appart quand j’avais aménagé en 2005 et qui moisissait chez mes parents. Je descends au -2, découvrant au passage que pour aller dans les sous-sols, faut une clé. Ah, -2, pas de cave. Bon -1. Et je les fais toute. Je me retrouve même dans le noir à un moment. Et évidemment, et je vous jure que c’est vrai, ce fut la dernière. J’ouvre et là, surprise ! L’ancienne locataire, qui a refait les murs, m’a laissé les pots de peinture, un « lustre » (enfin un abat jour d’ampoule au plafond, quoi) et même un bout de moquette. Ca tombe bien, je compte la changer…


Je referme ma cave et m’en vais. Prochaine étape : trouver des déménageurs pas chers.

La liste de la fille qui attire tous les tarés

Décidemment, j’ai des  pouvoirs magiques dont je me passerais des fois

 – Samedi soir, je rentre chez moi après une après-midi avec Vicky et un resto avec ma sœur. En face de moi s’assied un couple, le mec a l’air un peu bizarre. Pas grave, je lis. Rapidement, il trouble ma tranquillité. C’est pas possible de pouvoir lire en paix dans ce train ? Il me demande si mon livre « 6 filles dans le vent » parle de lesbiennes, je lui réponds que non, je lui fais un rapide résumé, lui faisant remarquer que je n’avais lu qu’une centaine de pages donc je pouvais pas lui dire grand-chose de plus. Et là, c’est parti sur un
« mais il faut se parler, les gens se parlent pas ». Avec sa copine à côté qui lui caresse la main, je suis SUPER à l’aise. Et là, alors que j’essaie de me replonger dans mon bouquin « surtout vous qui êtes si seule ! ». Je réponds que je ne suis pas seule, non. « Si, si, je me comprends. Mais je vois, ça va pas durer, vous le méritez. Dieu vous garde ! ». Heu ?

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– Lundi matin, je vais à la Poste pour retirer un paquet, j’en ai pour 5 minutes. Oui, à la Poste, ça m’a pris 5 minutes pour retirer un colis ! Je repars guillerette me disant que la semaine commençait bien mais un peu inquiète : allais-je payer cette bonne fortune ? Je pose mon paquet chez moi, je retourne à la gare. « Le train qui doit partir là maintenant de suite est annulé, prochain dans 15 mn ». Ah ben voilà. Je me pose sur le quai, avec mon 20 minutes, il fait un peu frais. 15 mn plus tard, toujours pas de train mais une averse, une belle, avec de grosses gouttes froides. Finalement, le train qui devait passer 15mn plus tard a décidé de prendre 10 minutes de retard. Finalement, ouais, je l’ai payée ma bonne fortune

– Re-allergie aux figues, putain ! Et essayez de boire du jus de citron derrière, ça piiiiiiique !

 – Il s’en passe des choses chez les Tchèques ! Mardi nuit, un mail a été envoyé par la boss de l’agence là-bas à tout le monde (oui on a une adresse everybody@pouet.com). Sur le coup, je fais pas gaffe, je le jette avec le spam (je connaissais pas son nom). A midi, Guillaume est en train d’expliquer un truc à Farid sur l’ex femme de machin et Claude se marre « ah les ragots ! » Donc, moi, ragots, j’arrive : « c’est quoi l’histoire ? » « Ben t’as pas eu le mail de Tchéka, toi ? ». Interloquée, je fouille ma corbeille et le retrouve : 4 photos de la demoiselle… en sous-tif ! Le soir, j’en parle à mon collègue de la modé qui travaille à Prague, il m’explique que selon les thèses en cours là bas, c’est du piratage (surtout que la nana n’est pas là), genre basse vengeance. Bordel, pourquoi ça n’arrive pas en France ? Moi, j’aimerais bien recevoir les photos des postérieurs de mes collègues !

– Je suis amoureuse… d’un raton laveur. Même que dans son ventre, je mets de l’eau chaude et il réchauffe mon lit. Oh délice !

– Youpi, NRJ 12 repasse V, ça faisait une éternité que j’étais pas tombée dessus, j’adore !

– Je résume : couette sortie, chauffage allumé, bouillote en action, Kenya qui dort sur mon lit (et même sur moi). Ouais, c’est l’hiver.

– En ce moment, je me demande si je dois investir dans le réaménagement de mon appart (qui me sort par les yeux) vu que le déménagement s’annonce difficile. Hé oui, les proprios ont un niveau d’exigence très élevé et les périodes d’essai, ils aiment pas ça. Et la mienne va durer 3 mois, éventuellement renouvelable.

– Bon ben Prague, c’est fini pour moi. Tant pis, un jour, j’irai et en plus, je pourrai y faire du tourisme. D’un autre côté, ma carte d’identité est périmée depuis mars, j’avais un doute…

– Petite vidéo de « pourquoi je kiffe le violoncelle ». Si on regarde bien, on a le grand frère de Clement le no life et le frère d’Hélène d’Hélène et les garçons (regardez bien).