L’histoire du camion rayé

(Suite et fin de mon déménagement qui a eu lieu en novembre 2008, vive le blogging en temps réel)

Le but du jeu est donc de rendre le camion abîmé à temps. Le kiloutou n’est pas bien loin mais il y a des embouteillages et il faut aussi faire le plein. Je regarde le dessin du camion qu’on m’a donné quand on a pris le véhicule, y a marqué une grosse rayure sur le côté. On peut dire que ça y était déjà ?


Départ du convoi. On laisse Lucas à la gare et c’est parti, Vicky et Tatiana en éclaireuses dans la voiture de Vicky, Madinlove et moi dans le camion. On s’arrête faire le plein, laissant les filles circuler devant. On met d’abord 5 bonnes minutes à localiser la trappe, tournant, virant, tout autour du camion. On met 5 euros, il manque encore une barre, 5 euros de plus, cette foutue barre  n’apparaît toujours pas. Sachant qu’une barre équivaut à 12 euros, on avait dû la perdre dès le démarrage ! Bon tant pis, on n’a plus le temps, on va au kiloutou. Comme il y a trop d’embouteillages, Madinlove tente de passer par les petites rues et nous voici devant Kiloutou à 18h03, le portail est fermé, bordel de merde ! Bon, je descends du camion pendant que Madinlove fait le tour pour dire qu’on arrive, on nous rouvre le portail.

Maintenant, nouveau souci (outre la pigne) : le conducteur est censé être Vicky qui est quelque part dans les bouchons. Le camion arrive mais pas Vicky donc tant pis, on va le rendre avec Madinlove au volant. Il faut savoir que Madinlove est noir, fait 1m90 et a plein de muscles sur les bras et les épaules car il fait du hand alors que Vicky est blanche, 1m70 et pas plein de muscles sur les bras et les épaules car elle ne fait pas de hand. Et en plus, outre le fait qu’ils n’ont pas le même sexe, il y en a un qui a des cheveux beaucoup plus longs que l’autre, je vous laisse deviner lequel. En gros : même de très loin, il est totalement impossible de les confondre.



L’heure de vérité approche, ils garent le camion avec la rayure pile dans une flaque de lumière (alors que Madin avait pris soin de le garer dans un lieu obscur). Et meeeeeeeerde ! Je fais un « oui alors on n’a pas réussi à remettre 4 barres pour l’essence, on n’en a pas mis assez et c’était trop tard… ». Ok, le mec prend les clés et on retourne à l’intérieur pour que je règle la facture, soit la location du camion et des diables, le déficit en essence (24 euros, quand même), l’assurance que j’avais pris et me rendent ma caution. Merci, au revoir.




Je ressors l’air de rien, rejoins le pauvre Madinlove qui m’attendait et en attendant les filles, je lui explique que non, ils n’ont même pas fait le tour du camion. Les filles arrivent et se garent et je me sens soudain d’humeur taquine : « Bon, ça fait 200 euros pour la rayure. » Vicky se confond en excuses et me promets de me rembourser, je lui dis « nan, c’est pas vrai! », « mais si, si, je te rembourserai! ». « Non, ce qui n’est pas vrai, c’est que j’ai payé, ils ont rien vu! »




On repart tous dans la joie et la bonne humeur, on abandonne Madinlove et Tatiana au métro puis on repart chez Vicky vu que je n’ai plus d’endroit pour dormir confortablement et au vu de la journée, on mérite une bonne nuit de sommeil. Le lendemain, on est allées faire un tour dans une zone commerciale où j’ai acheté une nouvelle étagère, l’ancienne étant désormais hors d’usage (une fois décrochée du mur, elle se prenait pour la Tour de Pise) et un nouvel aspirateur, l’ancien étant décédé suite à l’aspiration massive de poussière précédant la pose du lino. Le soir, on dîne tranquillement chez moi. Ouais, il est bien ce nouvel appart !

Va aussi falloir que je vous raconte la grande honnêteté de la gestionnaire de mon ancien appart, ce fut très drôle aussi.

The D(éménagement) day

[Pour mémoire, je m’en étais arrêtée là]


Ce qui est bien dans ma vie, c’est que dès que je planifie un truc, ça ne se passe jamais comme prévu et y a des jours où ça fatigue un peu, quand même. Donc comme convenu, Madinlove devait arriver chez moi vers 11h pour aller chercher le camion avec Vicky, Tatiana et Lucas devaient arriver à 12h et c’était parti !




10h45, mon portable vibre : « Je serai en retard, mon train n’avance pas – Madinlove ». Putaiiiiiiiiiiiin ! Même quand je m’en sers pas, la SNCF me cherche ! Bon, bilan de la situation : on doit avoir récupéré le camion avant midi sinon Kiloutou ferme jusqu’à 14h30 (super) donc on doit agir vite. Opération « changeons de plan ». J’attrape Kenya et la mets dans son panier, on la largue en trente secondes chrono chez ma soeur (chez qui j’ai réussi à ouvrir la porte du premier coup, je n’y arrive jamais normalement, je suis restée 15 mn dehors, une fois). Ensuite, on trouve le Kiloutou, Vicky va conduire vu que je n’ai jamais conduit en région parisienne et que je ne comprends strictement rien au périph’. On fait les papiers, Vicky est mise en conductrice, on file. On se prend des bouchons de folie car il y a des travaux dans le coin, Madinlove est arrivé entre temps et nous attend devant mon nouveau chez moi où on doit repasser prendre le frigo et le vieux lave vaisselle que j’avais dans mon premier appart quand j’ai emménagé et que j’ai remplacé par une machine à laver. Le proprio m’avait « gentiment » suggéré de laisser ma machine à laver à la place quand je lui avais demandé à l’emménagement si je pouvais enlever son lave vaisselle. Dès le départ, il a essayé de m’arnaquer, j’aurais dû sentir qu’avec lui, ce serait souvent à sec avec du verre pilé. Donc le lave-vaisselle avait moisi dans le garage de mes parents pendant 4 ans et avait été monté par mon oncle et ma tante quand ils sont venus installer mon cousin sur Paris



Et le frigo ? Ben celui de mon ancien appart étant carrément mieux (avec un réfrigérateur), j’ai décidé de faire un échange. Je rappelle que mon ancien proprio avait refusé de me régler 800 euros de facture de plombier qui devait lui échoir utilisant le prétexte que je m’étais faite arnaquer, je pense que ce petit échange standard est une très légère compensation. Bref, on arrive à l’appart, on charge la machine et le frigo et on doit repartir vers le Kiloutou récupérer la voiture de Vicky car nous en aurons besoin rapidement. Vicky veut à tout prix conduire le camion, on monte dedans et là, en sortant de chez moi, « krrrrrrrrrr ».

Vicky : Qu’est-ce que c’est ?

Moi : C’est pas les diables qui roulent derrière ?

Madinlove : Heu non, tu viens de décaniller le vélo garé juste là.




Bon, comme on est pressés et qu’on revient dans une poignée d’heures, on vote et on décide qu’on mettra un mot à notre retour. Au kiloutou, les embouteillages deviennent denses, Lucas et Tatiana sont envoyés au café à côté de la maison pour patienter et à 13h30, on peut enfin se garer au fond d’une espèce d’impasse qu’il y a à 50 mètres de mon appart, je laisse un petit mot avec mon numéro de téléphone au cas où. En sortant du camion, je regarde les dégâts. Le camion est enfoncé sur une bonne partie du côté. Bon, on va pas s’énerver, ça ne sert à rien.



On récupère Lucas et Tatiana, on va se restaurer au McDo vu l’heure. 14h30, il est temps d’agir, on retourne chez moi avec le capharnaüm toujours pas rangé vu que j’ai pas fini mais comme on pourra finir avec la voiture, opération : on vide tout sur le trottoir et on charge le camion. Evidemment, dans l’impasse où on avait garé le camion, y a aussi un gars qui déménage donc on est prié de pousser le nôtre. Sachant que ma rue est à sens unique avec de grosses barrières en fer soudées au trottoir tout le long, on va pas pleurer.



Mais tout le monde joue le jeu, les deux diables que j’ai loués nous aide bien et à 16h30, le camion est plein, direction nouvel appart. Là, les consignes sont simples : on monte tout (avec l’ascenseur, je passe au 3e étage, je suis une parvenue), on laisse tout sur place et fin des opérations. On transite les cartons du parking à l’ascenseur, de l’ascenseur à l’appart, ça monte, ça descend, ça avance bien. Une voisine peste après Lucas parce qu’on bloque l’ascenseur, il lui répond gentiment qu’on est en plein déménagement donc on fait ce qu’on peut mais « oui mais moi, j’en ai besoin! ». Je sens que mes nouveaux voisins sont charmants.




17h30 : tout est débarqué. Prochaine étape : ramener le camion à temps (18h) à Kiloutou et pleurer sur la facture.

Ma vie dans des cartons

 
Recommandé par des Influenceurs

Dans le dernier épisode, ma sœur, son mec et moi posions le lino dans mon appart. D’ailleurs, j’ai vu par la fenêtre que des voisins de l’étage en dessous avaient fait tout pareil. Prochaine étape : le déménagement, mon équipe est mobilisée, le camion réservé. Sauf qu’avant, il faut faire les cartons.

Le seul avantage de faire ses cartons, c’est que ça permet de trier nos affaires et de jeter des tas de trucs. Sinon, c’est pénible, fastidieux et surtout interminable. Au début, je ne me pressais pas. Lundi livres, mardi fringues, mercredi cuisine, jeudi salle de bain, vendredi ce qui reste. Mon optimisme flirte parfois avec de la naïveté, voir de
l’abnégation. Les livres, ça va bien, facile à trier, facile à ranger. C’est après que ça se corse. Les fringues, ça met plus d’une soirée à se ranger trier. Bon, il est 2h du mat, j’ai 30 kg de fringues sur mon lit à trier, je veux dormir. Allez, tout par terre, je finirai demain.

Au fur et à mesure, les choses se déplacent, s’entassent, la logique de l’appartement disparaît. Les vêtements passent de l’armoire au lit, du lit au sol au côté du lit, à l’intérieur du carton pour ceux que je garde, au sol près de la cuisine pour ceux qui partent. Ces derniers connaissent un nouveau voyage dans un gros sac en attendant pour terminer à nouveau dans l’armoire en attendant Emmaüs. Dans la cuisine, la vaisselle sort des placards pour envahir toute surface libre. Ailleurs, les papiers fleurissent de toutes parts, je garde ou pas ? Je me laisse déborder. Mais qu’est-ce qu’on peut accumuler comme conneries en quasiment 4 ans ! Des photos, de vieilles lettres d’un ex, des factures qui ne servent plus à rien, des objets déco qui prennent de la place et n’ont jamais vraiment trouvé la leur. Et toutes ces fringues achetées sur un coup de tête et à peine portées qu’on ne les aime déjà plus. Mon principal problème, c’est que je suis ne grande sentimentale et des tas d’objets ne peuvent partir au rebus car offerts alors que je ne m’en sers pas. Typiquement tout ce qui est cadre photo, je n’affiche aucune photo dans mon appart, je les ai sur mon pc et ça me suffit. Mais les cadeaux, ça ne se jette pas.


Vendredi soir, veille du déménagement, c’est globalement la cata : y a de tout partout sauf dans les cartons, en gros. Vicky vient me donner main forte mais nous devons d’abord aller chez ma sœur boire un petit verre pour célébrer la naissance de sa filleule. Mais juste un verre, hein ! On boit, on discute, elle nous offre à manger car on n’a pas le temps de passer au McDo ou commander une pizza (je déménage, j’ai plus rien à manger chez moi). A minuit et quelques, nous revoici dans l’antre de la dévastation, Vicky pâlit : on va jamais y arriver. On trafique jusqu’à 3h jusqu’au renoncement. On se lèvera demain plus tôt pour finir.


Lendemain, jour du déménagement. En principe, les choses doivent se dérouler ainsi : Madinlove est convoqué chez moi à 11h, Vicky et lui vont chercher le camion chez Kiloutou (c’est le chauffeur officiel), Lucas et Tatiana débarquent à midi, on charge le camion, on le pose devant mon nouvel immeuble, on décharge et fin. Donc, 2h pour avancer, on arrête de faire le fignolage, on balance au hasard dans les cartons. Le téléphone sans fil agonise : « biiiiiiip », « biiiiiiiiip », « biiiiiiip ». Mais il ne s’arrête jamais, là est la subtilité. Je regarde autour de moi : mais bordel, plus on emballe, plus ça sort de partout !


Alors qu’on se rendait bien compte qu’on n’y arriverait pas, mon portable vibre pour me dire que je viens de recevoir un SMS… Mon plan de déménagement parfait allait connaître son premier accroc…

NB : La dernière photo, c’est pas chez moi, hein…

La pose de lino, c’est pas si rigolo

 

Me revoici avec mes histoires de déménagement, des histoires qui commencent à dater quand même mais c’est vrai que les 3 derniers mois ont été assez denses. Je m’en étais arrêtée au lino monté par ma sœur et son chéri jusque chez moi. Le lino dans l’appart, c’est bien. Le poser, c’est mieux… Crut-on.


Week-end du 1er novembre. Le samedi, je vais faire des courses avec Vicky pour acheter un lit chez But (n’allez JAMAIS chez eux et particulièrement celui de Nanterre. Sauf si vous avez envie de vandaliser un magasin, à la limite) et quelques babioles chez Ikea genre un bureau. Pendant que nous faisions le vieux couple lesbien en goguette, Alice et Anthony commençaient les travaux dans l’appart avec en première étape, l’enlèvement de la moquette. Bonne nouvelle, la moquette se détache toute seule. Mauvaise nouvelle, y a un autre revêtement entre le sol et la moquette et lui, par contre, il est super bien collé. Donc quand on les rejoint le soir, ils sont blancs de colle et de poussière et dans le noir vu qu’il n’y a pas de plafonnier dans la pièce principale du nouvel appart. On les libère de la corvée, Vicky et moi dégageons la moquette et les poubelles.


Dimanche matin, 10h, la famille Bartoldi (Alice, Anthony et moi) sommes dans la place pour poser le lino. Menu du jour : pause du lino, gym de 12 à 13h pour Alice et moi et retour au lino. Autant vous dire que le volet gym a disparu très rapidement pour cause de « non mais là, on va pas y arriver sinon ». Parce que la bonne blague, c’est que pour poser le lino, il faut le tailler pour passer la porte qui sépare l’entrée de la pièce et fignoler tous les recoins. Donc on fait un patron avec des papiers journaux, on coupe avec le seul cutter qu’on a et c’est parti. Sauf qu’on découpe d’un côté pour faire l’entrée et on commence à coller d’un autre, erreur stratégique. On se divise les tâches. Alice coupe le lino au niveau des plinthes (ciao mes plinthes, lacérées à coup de cutter, moi je le glisse dessous, Anthony colle. A 14h, la cuisine est un vaste chantier où l’on jette toutes les chutes, on n’a pas fait la moitié de la surface à couvrir et on meurt de faim. Grande princesse, je leur paie le McDo, petite pause d’une heure et c’est reparti.

Et ça continue. Coupe, glisse sous les plinthes, colle. Coupe, glisse sous les plinthes, colle. Révélation : le lino, ça pèse super lourd. 18h, il fait nuit et on n’a toujours pas de lumière donc on fait un bref crochet par mon appart où je vivais encore pour récupérer mon hallogène. A 19 heures, morte de honte de voir qu’on n’a pas encore fini, je dis, penaude : « ohlala, désolée de vous avoir pourri le week-end… ». Ma sœur me regarde sans rien dire pendant trente secondes avant de me répondre : « Ben, je vais pas te dire le contraire, hein… ». Ok, c’est de bonne guerre. Arrive le moment fatidique de la jonction du lino. Car celui ci fait 4 mètres sur 4 (souvenons nous) mais ma pièce est plus large donc il faut couper pour mettre le bout en trop d’un côté là où y a pas de lino. Suis je claire ? Non, je sais. Rappelons que le lino est imitation parquet et qu’il faut qu’on mette les lattes imprimées dans le même sens sinon, ça serait ridicule.


A 22h, on a enfin terminé. On est sales comme de peignes, plein de poussière et de colle mais le lino est posé et je suis toute émue, je trouve que ça en jette et pas qu’un peu. J’ai vraiment pris la bonne décision en virant la moquette pour le mettre à la place. Quoi qu’il en soit, on est quand même ravis d’en avoir fini et seul un doigt a été coupé. Le mien. Et même pas avec le cutter que ma sœur a manié avec dextérité, je me suis coupée avec le bord du lino. On comprends pourquoi je n’ai pas eu la responsabilité du cutter.


Le lendemain, je suis passée vérifier que le lino ne s’était pas décollé mais non, il est là et bien là. Par contre, j’ai mal partout et quand je me mets à genoux, j’ai l’impression d’avoir passé des heures agenouillée sur une barre en fer. Moralité, je ne me moquerai plus jamais de Valérie Damidot parce que des travaux dans une maison, c’est pénible.

A présent, tout est prêt pour le déménagement. Sauf les cartons…

NB : J’avais fait des photos avec mon portable façon reportage photo mais j’ai la flemme de les mettre sur mon pc. Ahem… C’est con, y avait une photo de ma soeur avec la tête coupée, ça aurait fait vrai blog de fille…

Ciao moquette !

 

Comme je l’ai dit, quand j’ai visité l’appartement, j’ai tiqué sur la moquette beige. Pour ceux qui n’ont jamais vu Kenya, c’est un chat européen très classique avec pelage « écaille de tortue » à forte dominance noire. Et comme tout chat qui se respecte, elle aime se rouler. Moins que Carambar, celui de ma sœur qui passe son temps à s’étirer de tout son long mais quand même un peu. Puis le plus produit avec Kenya, c’est qu’elle a aussi le ventre blanc histoire qu’on soit sûr d’avoir du poil visible sur soi.


Ma première idée était de mettre du parquet stratifié sans colle, le système qui se clipe. Je regarde sur le net, pour une surface de 20 m² (je ne vais pas en mettre dans la cuisine et la salle de bain qui sont carrelées), j’en ai pour 300 euros , ça va. Mais c’est sans compter ma maman qui m’explique par A+B que le lino, c’est mieux et y en a qui font imitation parquet qui sont supers, tout ça, tout ça. Mouais. J’avais du lino à mon premier appartement et il s’était déchiré par endroit, des mini bouts qui ne se voyaient pas mais moi, je le savais puisque j’y vivais. Puis interdiction de mettre des talons aiguilles… Bon, ok, je n’en mets pas mais si ça me prenait un jour, hein ? Puis tu peux pas trop bouger les meubles car ça prend la marque. Mais après avoir regardé les prix et que ma sœur m’ait expliqué qu’Anthony poserait ça sans doute sans problème, je me laisse convaincre.

Là, je sens que je flatte les instincts Valérie Damidiesque de ma sœur qui a l’air toute excitée d’aller acheter mon lino. Oui, je ne suis pas véhiculée donc pour aller chercher le lino, il faut bien une voiture avec son pilote habituel car je refuse de conduire en région parisienne tant que je n’y suis pas obligée. Parce que le périph, j’y comprends rien, t’as des milliers de files et de sorties, c’est pas clair. Au moins à Toulouse, t’es sur la rocade ou tu en sors en prenant la voix de décélération, c’est simple comme tout. Donc après un déjeuner à l’hippopotamus, nous voici parties avec Anthony…au magasin de pêche. Pendant la demi heure où Anthony regarde les moulinets et je sais pas quoi, Alice et moi prenons le parti de
dormir. C’est fou comme on peut vite s’endormir quand on est au chaud derrière la vitre de la voiture, ohlala.

Nous voici enfin à Leroy Merlin. Ma sœur est passionnée par la question des linos et on le choisit plus ou moins ensemble : un lino imitation parquet en bois clair. Bon, il faut trouver le vendeur. 15 mn plus tard, un rigolo vient s’occuper de nous : « Bonjour, je voudrais voir vos linos…

– Ah non, nos sols en pvc parce que le lino, c’est très cher ! »

Si tu le dis, c’est pas vraiment un débat qui me passionne. Donc on lui explique ce qu’on veut, il nous fait une autre blagounette : « faut pas cirer le sol, hein, parce que ça l’abîme, le revêtement ». Bon, on va dire qu’il dit ça parce qu’Alice est blonde (oui, je suis toujours brune, moi). Il nous demande combien on veut, je réponds 20 mètres (oui, on avait pris les mesures avec Anthony, la zone à recouvrir fait un peu moins, je suis très forte en estimations spatiales…pour UNE fois). Mais la réponse ne satisfait pas le monsieur qui nous fait des calculs selon la surface de l’appartement, Anthony comprend, avec ma sœur, on a lâché l’affaire. Maintenant, avec le recul, j’ai compris le calcul.



Prochaine question : « ouais et alors, vous avez quel véhicule pour transporter le lino ? ». Réponse : une 206 avec trois personnes à bord. Oh il grimace le monsieur. Ben oui, on va se retrouver avec un tube de 4 mètre de long et dans une 206, ça rentre pas. On peut se faire livrer mais c’est très cher. Bon, il est temps de faire un conciliabule : « Bon, je reviendrai tout seul lundi, je mettrai un chiffon rouge sur le bout du rouleau qui dépassera et tout ira bien ». Ce que j’aime avec Anthony, c’est qu’il est drôlement plus au point que nous sur tous ces détails.

Dimanche matin, me voilà dans le train pour rentrer chez mes parents pour une semaine de vacances bien méritées (si, si). Le soir, je descends dans la cuisine où ma mère est au téléphone avec ma sœur, hilare. Une fois la conversation terminée, elle m’annonce : « sors ton portefeuille, ma fille.

-Oh pourquoi ? »

Parce qu’Alice et Anthony sont retournés chercher le lino et un rouleau de 4 mètres, ça ne rentre pas dans l’ascenseur. Du coup, ils ont dû monter trois étages à pied avec ce truc qui pèse 3 tonnes facile. Et évidemment, trois étages à s’engueuler (mais c’est leur mode de fonctionnement en fait), c’est long, très long…

Ils ont donc gagné un repas gratuit dans un resto qu’est bon (mais je sais pas encore lequel, si suggestions au passage. C’est non direct pour la Tour d’argent ou Pétrossian). Mais monter le lino est une chose, le poser en est une autre…

Ne donne jamais ton numéro à un déménageur

Une fois mon appart trouvé, j’ai eu la bonne idée de faire appel à des déménageurs car je ne voulais en aucun cas déranger mes amis. Mais ce qu’on ne sait pas, c’est que les déménageurs, c’est comme les pseudos Africains, Cubains qui vous demandent votre numéro de compte pour mettre des sous dessous : faut JAMAIS leur parler sinon tu t’en sors plus.


J’ai parfois un côté naïf déconcertant. Par exemple, je me dis que déménager d’un studio à un studio, les deux étant séparés d’un kilomètre et demi au maximum, ça va être largement dans mes moyens… Elle est mignonne la petite. Je furète sur le net et je trouve un site magique : tu rentres tes coordonnées et là, on envoie ton dossier à plein de déménageurs de ta région, trop fort. Hop, en deux clics, c’est réglé. Mais je venais de donner mon numéros aux suppôts de Satan et ça, je n’en avais pas conscience.

Le lendemain matin, 9h30, mon téléphone sonne. Sauf que le lendemain, c’est un samedi et par principe, je ne réponds pas car je ne connais pas le numéro et ça va pas de réveiller les gens à cette heure là ?  Message : « Bonjour, déménageurs bidule, nous vous appelons suite à votre demande de devis, merci de nous recontacter ». Ouais ben là, je finis ma nuit, on verra plus tard. Le lundi, je reçois un mail me listant les différents prix et là, je me dis que c’est du à sec avec verre pilé avec quelques gravier en prime, les prix allant de 650 à plus de 1000 euros. Un loyer a minima, en somme. Je vais donc embêter mes copains, fin de l’histoire. Enfin de mon côté.

Le même jour, je reçois une bonne dizaine de coups de fils du même numéro sans jamais de messages. Et en général, comme je n’aime pas ce comportement, je mets mon téléphone en silencieux et laisse sonner. Si  c’est important, t’as qu’à laisser un message. Le mardi, 4 appels entre 11 et 14h, je commence à en avoir marre. Je finis par décrocher au 5e appel « Oui, bonjour, déménagement bidule, on vous appelle car vous avez laissé une demande de devis ». Ceux là même qui m’ont laissé un message samedi. Ben vu leur insistance à me contacter, j’aurais tendance à me méfier, ça fait un peu désespéré. De toute façon, pas de déménageur j’ai dit donc je lui explique l’affaire, merci, au revoir.


Evidemment les déménageurs Bidule n’ont pas été les seuls à m’appeler, y en a eu 4 ou 5, ma chouchoute ayant été la nana qui m’a dit : « Quoi ? 1000 euros pour déménager un studio ? Mais ce sont des escrocs ! Je trouve aussi madame mais avec tes 395, tu m’intéresses pas quand même, tu sais combien ça coûte la location d’un camion ? Concrètement, moi non plus mais moins, c’est certain.

Alors évidemment, à posteriori, il est vrai que ça m’aurait économisé mon corps, en particulier mes lombaires et mes cervicales qui, je pense, m’ont profondément détestée mais je me paierai des déménageurs quand je serai riche. Pas maintenant donc.


Bon, puisque je ne prends plus de déménageurs, on passe à l’étape suivante : virer la moquette beige moche. Et là, on ne va pas pleurer.

Y a des bébés qui font peur quand même…

Etat des lieux

Voici donc mon contrat de location signé, l’appart et moi avons uni nos destinées. Ceci étant, signer un bail, faire l’état des lieux, c’est mieux. Un état des lieux, c’est un peu comme une nuit de noce quand les mariés sont restés vierges : on s’est vus mais là, on se découvre dans les détails et parfois, on se dit qu’on serait bien restés puceaux à vie.


Mais revenons à mon état des lieux, ça m’évitera de faire des comparaisons inquiétantes. Mais je vais bien, hein, faut pas croire. J’arrive avec royalement 10 minutes de retard et l’agent immobilier me sermonne gentiment que bon, j’aurais dû l’appeler. Comme si j’avais pensé à prendre son numéro. Ceci étant dit, quand je l’avais appelé par accident car je n’avais pas verrouillé mon clavier, il  n’avait pas accroché, il a écouté ma vie pendant 8mn donc on dira qu’on est quitte. Surtout quand on sait que ces 8 minutes ont dû donner à peu près : « clap clap clap (talons sur le bitume) – arrêt- pfffff – Bonjour, je veux recharger mon navigo pour le mois et je paie en chèque [c’est au moment où j’avais plus ma carte bleue]. – Oui il me faut une carte d’identité. Oh, elle est périmée. Bon, c’est pas grave. Bonne journée ! Merci vous aussi ! ». Clap clap clap. Arrêt. Farfouille dans le sac. Raccroche ». Ca vaut bien la peine de perdre 8 mn de sa vie…


Comme j’ai désormais le statut de locataire qui va donner des sous tous les mois, il est beaucoup plus sympa que quand j’étais une nana qui visitait un appart et qui n’affichait pas son salaire sur son visage… Et surtout celui de son père, évidemment. Des fois, je me demande jusqu’à quand je devrai parler de mon papa pour pouvoir louer un appart (bien que je compte pas rechanger d’appart). Là, je réalise les fameux détails : le parc à côté de chez moi n’a pas vraiment d’espace vert, où je vais m’étaler pour bronzer en été ? Tiens, dans mon souvenir, la salle de bain était plus grande et l’appart aussi… Bon, il reste bien quand même mais là, je panique : y a pas de prise pour la machine à laver, c’est la merde. Je n’avais pas fait attention à la visite (si je faisais attention à tout, ça se saurait mais quand j’avais appelé l’agence, ils m’avaient dit qu’il y avait sans doute ce qu’il fallait. Quels menteurs. Mais tandis qu’on examine la salle de bain, l’agent immobilier me dit :

« Si vous voulez faire des travaux pour mettre la machine à laver, par exemple, vous pouvez. Y a une prise de terre là, il suffit d’enlever le bidet.

– Ah oui mais ils sont où les tuyaux ?

– Ben dans le bidet : y en a un pour l’arrivée d’eau et un pour la sortie.

– … »

C’est beaucoup plus évident quand on s’y connaît. Moi, ma machine à laver, c’est Anthony qui m’a tout mis en place quand j’ai emménagé et j’ai plus jamais touché. Ah sauf la fois où la machine s’est promenée dans la cuisine, arrachant le tuyau d’évacuation et mettant de l’eau partout mais depuis…


Bon, tout est ok et maintenant, je pose the question : « oui et alors pour la place de parking et la cave ? 

– Je ne sais pas lesquelles c’est, c’est écrit sur votre bail. Signez, merci, au revoir. »

Je dis au revoir au monsieur puis je décide de profiter 10 minutes de mon appartement avant de retourner au boulot. Etape 1 : le pipi. Y a déjà du papier, cool. Etape 2, je retourne dans la pièce centrale où il y a une espèce de niche qui irait bien pour mettre le lit mais serait-elle assez grande ? Pour le savoir, je prends des mesures : je me couche par terre, bras tendus. Bon, oui, ça va aller.

Une fois que je me suis roulée par terre, je décide d’aller trouver la cave : mon oncle doit m’apporter le lave-vaisselle qu’il y avait dans mon appart quand j’avais aménagé en 2005 et qui moisissait chez mes parents. Je descends au -2, découvrant au passage que pour aller dans les sous-sols, faut une clé. Ah, -2, pas de cave. Bon -1. Et je les fais toute. Je me retrouve même dans le noir à un moment. Et évidemment, et je vous jure que c’est vrai, ce fut la dernière. J’ouvre et là, surprise ! L’ancienne locataire, qui a refait les murs, m’a laissé les pots de peinture, un « lustre » (enfin un abat jour d’ampoule au plafond, quoi) et même un bout de moquette. Ca tombe bien, je compte la changer…


Je referme ma cave et m’en vais. Prochaine étape : trouver des déménageurs pas chers.

Retournement de situation

JF ch F2

Cruelle désillusion : l’appart que je voulais n’est plus en location apparemment, ce qui veut sans doute dire que je n’en serai pas l’heureuse locataire vu que je n’ai reçu aucun coup de fil à ce sujet. Or après mes histoires de lose avec ma carte bleue et autres déceptions de petit ordre, je suis assez déprimée. Je revis un peu les heures noires du chômage, quand les entretiens n’aboutissaient à rien. Même si l’enjeu n’est pas aussi important, ça me rappelle quand même ces mauvais souvenirs et je m’en serais bien passée.

Une semaine après la disparition de l’annonce, je me lève et me dis qu’il faut que je reprenne mes recherches. Des apparts bien, j’en trouverais d’autres. Et puis j’ai découvert un parc sympa dans ma ville, ce n’est pas parce que je n’ai pas l’appart à 3 mètres de là que le quartier m’est interdit. Puis il me semble avoir vu un panneau à louer sur l’immeuble voisin, je peux toujours me renseigner…

Forte de ma nouvelle volonté de trouver un appart, même si je commence à douter de mon dossier, j’arrive au boulot, salue Ioulia, pose mon fessier sur mon siège et à peine ai-je posé mon fessier sur ma chaise que mon poste sonne. « Et allez, ça commence… Allo ?

– Mlle Bartoldi ?

– Oui.

– Bonjour, agence immobilière Machin, donc pour l’appartement à Plume sur Berges, il faut qu’on décide d’une date d’entrée dans les lieux, votre dossier est bon. »

Hein ? Quoi ? Je ne comprends pas… C’est quoi ce délire ? J’avais déposé mon dossier 10 jours plus tôt, il me paraît impossible qu’on me rappelle 10 jours après… Hé bé si, l’appart est à moi à partir du 20.


Après la joie, je réalise l’engrenage administratif qui s’annonce. Etape 1, envoyer le préavis pour mon appart actuel. Comme je n’ai toujours pas de carte bleue, je dois emprunter des sous à Simon pour payer mon recommandé avec accusé de réception (la honte, quand même). Ca, c’est fait. Ensuite ? Me rendre à l’agence pour signer les papiers et donner plein de sous. Problème : l’agence n’est pas la même que celle où j’ai déposé mon dossier donc les possibilités que je me perde encore sont élevées. La veille de la signature, Vicky me demande si j’ai déjà une attestation d’assurance pour mon nouvel appart. Comment dire… non. Ah, encore un truc à régler.


Mais chaque chose en son temps, revenons en à la signature du bail. Ca n’a pas raté, je me suis perdue, je connais mal le quartier. Ah tiens, c’est là où j’ai eu mon premier rendez-vous avec Gabriel. En fait, c’est sur une station de la ligne 6, on était sortis chacun d’un côté, on était au téléphone sans se trouver puis à un moment, il me dit « avance jusqu’au parking » et là, on avance et tout à coup, on surgit chacun d’un côté de la station, eye contact… Mais j’ai pas le temps de jouer la nostalgie, je suis en retard et perdue. Je finis par trouver l’agence. Je signe tous les papiers, fais un chèque à 4 chiffres et voilà. L’appart est officiellement ma location. Maintenant, l’agent immobilier doit m’appeler pour l’état des lieux.

A peine repartie, coup de fil dudit agent qui se la joue mielleux : « félicitations pour l’appart, hihi » alors qu’il n’avait pas été des plus
agréables pendant la visite. Sans doute que  j’ai pas la tête à avoir les moyens de louer un studio seule… L’état des lieux est donc fixé le lundi suivant, à 12h. Youpi !


Et voilà, Plume sur Berges, je reste chez toi. Et là, je suis contente. Non seulement je dépends d’une autre gare donc niveau problèmes, ça va être beaucoup plus léger vu que plusieurs lignes passent par ma gare, il y a aussi des bus. Mais la super bonne nouvelle de l’histoire, c’est que nos futurs bureaux de Lavande sur Seine sont à un quart d’heure, vingt minutes à pied de mon chez moi. Te souviens-tu du temps béni de ma vie toulousaine où j’allais à la fac à pied ? Ca va recommencer, yeah ! Plus de mauvaise humeur matinale pour cause de train annulé. Ca n’a pas de prix.

A la poursuite du super studio

JF ch F2

Dans l’épisode précédent, je visitais un appart que je trouvais trop bien et demandait à l’agent immobilier de me donner un dossier à remplir. C’est parti. Alors mon nom, mon prénom, mon adresse, téléphone, coordonnées de l’employeur… Mon numéro de sécu… Hein ? Ah et ils veulent celui de mon papa aussi vu qu’il est caution. On s’éclate.

La liste des pièces à fournir est toujours longue comme un jour de pluie. Parmi elles, une attestation d’employeur originale. Ouais super… Le reste, ça va, j’ai à peu près sauf le RIB mais ça… J’en parle à Simon qui me dit de passer directement au siège de TGGP le lendemain matin pour demander le papier en question sinon je ne l’aurais jamais à temps. Bon ben puisqu’il me le dit, je vais le faire, hein. Donc étape un : TGGP. J’arrive à l’accueil et on me laisse rentrer sans trop de soucis alors même que je n’ai pas rendez-vous. Je
retrouve mon RH qui n’est plus Lénaïc à qui je collais plein de vents par mégarde mais un autre qui est beaucoup moins attentif à notre sort, il me renvoie vers une autre femme. Et là, elle m’explique « non mais ce n’est pas possible, je ne peux pas faire ça maintenant parce que sinon, personne ne sera payé, tout ça, tout ça.

– Ah oui mais vous savez comment sont les agences immobilières, ils veulent toujours des tas de papiers et si je ne les donne pas
rapidement, l’appartement va m’échapper, ohlala..
. ».

Toi aussi, joue au chantage affectif tendance calimero. Résultat, en 5 minutes, j’ai mon attestation et en plus, on a été payés le 25 au lieu du 28-30 en temps normal. Heureusement qu’en insistant, j’ai mis nos payes en péril.

Je passe ensuite à la Poste faire mes photocopies, je suis fière de moi, je me dis que je gère comme une reine. Faudrait vraiment que j’intègre qu’il ne faut jamais mais alors jamais se réjouir trop vite, c’est fatal. Je dois donc chercher un RIB au distributeur et là, c’est le drame, souvenez vous, je vous ai parlé. Petit plus produit : en arrivant à l’agence, je leur demande de faire une photocopie de ma pièce d’identité vu que j’ai pas pensé à le faire et là… J’ai pas ma carte d’identité. En fait, je m’en suis servie le matin même pour rentrer dans TGGP, je l’ai mise dans ma veste en repartant et là, ma veste, elle est au bureau. Heureusement, j’ai mon permis, ça fera l’affaire.

Le lendemain, dans le métro, téléphone « oui, Mlle Bartoldi, vous m’avez donné une photocopie du permis mais c’est pas une pièce
d’identité
.

– Mais euh, votre collègue m’a dit que ça iraiiiiiiiit !

– Ah non, non, faxez moi votre carte d’identité, ça ira.

– Mais euh, y a pas de fax à mon bureauuuuuuuu (véridique, ni d’imprimante ni de photocopieuse ou alors faut demander à une
rédaction pour l’imprimante).

– Ah… Bon, ben on va dire que ça ira. »

Je balise. Le soir même, je scanne ma carte d’identité mais vu que j’ai plus le net (merci Free et tes prises d’alimentation qui meurent à une vitesse hallucinante), je dois attendre le lendemain pour envoyer mon scan. Je commence à baliser, surtout que je me rends compte que le numéro de la banque que j’ai donné est faux vu que les pages jaunes me donnent que celui du fax et j’ai pas vérifié. Et s’ils appellent mon proprio, j’ai tardé à mettre mon prélèvement à jour… Oh mon Dieu !

Vendredi matin. Il y avait marqué une réponse au bout de 48h, ça fait 72. Je vais vérifier sur seloger.com et je constate que l’annonce a disparu et moi, je n’ai aucune nouvelle. Traduction, c’est mort. Et là, je revis tout le traumatisme du chômage, quand j’attendais une réponse qui ne venait pas, cette attente insupportable. Et les agences immobilières, quand elles font pas affaire avec toi, elles ne rappellent pas. Je commence à déprimer sévère, me demandant si je vais trouver chaussure à mon pied. Va falloir que je reprenne mes recherches. Quelle déprime. Je ne vivrai jamais à côté du beau parc. A moins que d’autres apparts se louent dans le coin ?

Studio 30m²- 645 euros TCC

 

C’est parti pour la visite de studios. Je galère pour trouver des visites, la plupart des apparts se louent à une vitesse hallucinante et les agents immobiliers n’ont rien à me proposer quand j’appelle. Ou n’ont pas envie de chercher quelque chose à me proposer, je ne sais. Enfin, je chope un numéro pour un studio sympa sur le papier à Plume-sur-Berges
mais pas du tout dans le même quartier que le mien.

Rendez-vous est pris lundi à 13h. Bon, pause-déjeuner visite d’appart, on s’éclate. Je ne connais pas du tout ce quartier, je végète peu à Plume durant le week-end, j’y étais passée à l’époque où j’avais passé la nuit chez Semi-Russe. Premier point négatif : un ex plan cul super relou dans le quartier. Ceci étant, je suis pas convaincue qu’il me reconnaisse si jamais on se croisant : à l’époque, j’avais de courts cheveux roux. Maintenant, j’ai de longs cheveux bruns, une autre femme quoi.

J’arrive à la première gare de Plume (j’habite à côté de la seconde) et évidemment, je me paume parce que sinon, c’est pas drôle. Il fait une chaleur pas possible et j’ai eu la bonne idée de prendre ma veste, je cuis (cui). Enfin, je trouve le bon boulevard et je remonte. La vache, c’est super loin. Mais en chemin, je croise des tas de bus, de pressings et même un Monoprix : commerce de quartier au top. Mais surtout, en avançant, je longe un parc magnifique avec vue sur Paris. Oh ce parc, ce parc ! J’arrive enfin devant l’immeuble, l’agent immobilier me crie les codes des 2 digicodes. Pas de bol pour moi, j’ai plutôt une mémoire visuelle, limite photographique, pas du tout auditive donc je lui fais répéter. Je rentre dans
l’immeuble, classe et propre, je passe l’épreuve des deux digicodes et me voici dans l’ascenseur, direction 3e étage. Là, j’essaie déjà de me raisonner : le quartier est top, le parc voisin génialissime (trois ans que j’habite à Plume et je ne connaissais pas son existence), l’immeuble a l’air bien entretenu mais ne nous emballons pas, l’appart est peut-être tout
pourri… Arrivée au 3e, je trouve l’appart et… Mince, il est bien.

Détaillons un peu : une grande pièce avec une fenêtre qui court tout le long. Bon, j’ai vue sur la rue alors que de l’autre côté, on voit la Seine et Paris mais l’appart d’en face est loin donc pas de vis-à-vis, je pourrais me balader à poil si je veux. Oui, j’aime me promener nue chez moi et je conseille à tout le monde d’en faire autant. De toute façon, avoir un appart avec vue directe sur la Seine et Paris, c’est facile 50 euros de plus par mois, je suis sûre. Je tourne un peu : oh, une grande salle de bain avec baignoire… Oh la cuisine est équipée au gaz ! Y a même un four et tout plein de rangements. Un grand placard dans l’entrée ! Bref, top de top. Seul bémol quand même : la moquette beige. Je rappelle que mon chat est quand même sombre et que comme tout félin, elle aime se rouler par terre. Mais quand même, à part ça, c’est top. Il y a aussi une cave et une place de parking mais l’agent est plus occupé à vérifier que quelqu’un arrive qu’à me faire visiter. Bon, je prends un dossier pour postuler, on verra bien.

Je repars, globalement emballée. Entre le quartier et l’appart, je dirais que tout est bon. Avec un paravent, je pourrais isoler un coin chambre et puis là… Non, stop, pas de précipitation, ça porte la poisse. J’en parle le soir à mes parents calmement (ou à peu près) et je décide de déposer un dossier, ça ne coûte rien. Enfin, c’est ce que je croyais car je ne me rendais pas compte du parcours d’obstacle dans lequel je m’engageais…

 

A suivre, of course (mouahahah)