Je veux pas grandir !

Dimanche soir, j’erre mollement sur les ondes même plus hertziennes, attendant que le sommeil, qui m’avait déjà cueillie de 16 à 22h, daigne repasser me prendre pour me plaquer, impitoyable, dans mon lit. Mais comme il traînassait dans d’autres draps que les miens, je zappais et tombais sur Ally McBeal. Tiens, ça fait une éternité et demi que j’ai pas vu
cette série et pourtant, faudrait vraiment que je m’y penche dessus. Non mais c’est vrai, ça m’échappe un peu le succès de cette série avec la bande de dépressifs qui la compose, dépressifs qui manquent cruellement de cynisme et de second degré. Mais là n’est pas le sujet, je veux vous parler d’une des névroses d’Ally parce que je me rends compte que grosso modo, j’ai la même : je ne veux pas grandir.

ne-pas-grandir.jpg

Aujourd’hui, j’ai 30 ans et une vie relativement adulte, si on considère que je me lève le matin pour aller travailler, gagner des sous et que j’en redonne à l’état. Certains me diront que côté vie privée, j’en suis restée à l’adolescence, pas faux mais n’est-ce pas aussi une preuve de maturité de savoir qu’on n’est pas prête à construire une famille parce qu’on a déjà du mal à se gérer soit alors un être de même pas un mètre pas capable de manger ou de se changer la couche seul, j’imagine même pas. Je suis déjà responsable d’un chat, je trouve ça pas si mal. Mais si sur le papier, j’ai l’air relativement adulte, dans les faits, ce n’est pas si simple. Pourquoi ? Parce qu’être adulte, c’est chiant.


psychologies.jpg

Il y a peu, j’avais ce qu’on appelle « toute la vie devant moi ». A 30 ans, j’ai encore les 2/3 de ma vie devant moi, c’est certes beaucoup mais le tiers passé, il est passé, justement. A chaque mètre que je fais sur mon chemin de vie, je m’éloigne d’une bifurcation possible. Pour me rapprocher d’une autre, certes. Mais renoncer à un champ des possibles est toujours un acte angoissant. Si je prends ma carrière, par exemple, mon chemin se trace. Community manager, je suis. Est-il possible de tout plaquer un jour et partir vers un ailleurs ? Certains chemins sont à ma portée, tout ce qui est marketing ou l’éditorial, pourquoi pas. Le journalisme ? Mon salaire actuel n’est plus vraiment en adéquation avec celui d’un journaliste. Quelques piges, à la limite. L’écriture ? Il va falloir que je m’y remette, sérieusement. Déjà, j’ai des petites envies, reprendre quelques uns de mes écrits ici, les développer pour les publier en auto-édition (parce que je suis pas sûre que ça vaille la peine de les balancer dans une maison d’édition). Enfin, je dis ça mais je ne prends pas le temps d’écrire. Mais si certains chemins restent à portée, d’autres sont définitivement trop loin. Par exemple, il me paraît aujourd’hui difficile de reprendre des études. Dieu sait que j’en ai envie et que ça me titillera toujours mais la réalité de ma vie me fait comprendre que je n’en aurai pas forcément le temps. Alors même que je fantasme très fort sur l’anthropologie ou la sociologie 2.0 et que j’ai même rencontré une fille qui connaît une nana qui a fait une thèse sur les réseaux sociaux. Je DOIS rencontrer cette fille. Mais le temps, les enfants, le temps me manque.

gestion-du-temps.png

C’est ça aussi que je n’aime pas dans le fait de devenir adulte, ce que je déteste par dessus tout même et Ally, elle est comme moi : on devient raisonnable. Mais quel mot épouvantable, terne ! Je ne veux pas être raisonnable. Je veux continuer à imaginer que je peux travailler, suivre des cours de plein de chose, faire du sport, écrire, lire… Mon moi
enfantin y croit à mort, il se dit qu’en s’organisant bien, tout est encore possible. Oui, je peux apprendre le russe, le violoncelle, faire de la plongée et du yoga, tenir mon blog et écrire des romans, lire des fictions et des essais, le tout en étant l’employée de l’année. Mon moi adulte rappelle que tout ceci a un coût et un coût très élevé (non mais on peut pas faire du yoga à moins de 600 € par an sans rire ?) et surtout qu’en terme de temps, je suis bien gentille mais non, je ne l’ai pas. Prenons par exemple la semaine dernière :

lundi : L’Amoureux

mardi : plongée puis l’Amoureux

mercredi : rien

jeudi : réunion plongée

vendredi : anniversaire puis l’Amoureux

samedi : plongée en fosse et AG de la plongée

dimanche : brunch-balade avec une copine

 

montmartre.jpg

La semaine dernière, j’ai donc eu une soirée de libre, youhou ! Et mes soirées se remplissent vite car j’ai toujours des tas de gens à voir, des gens que j’aime voir, j’entends. Ben oui, ma vie étant folle, je rajoute des niveaux d’amitié : il y a mes anciens collègues (3 anciennes boîtes, ça fait beaucoup d’anciens collègues), les amis des blogs devenus amis tout court, mes copines de la plongée aussi, le fameux club des 5 devenu 7 . Ca en fait du monde. Et encore j’ai arrêté les sites de rencontres, ça fait pas mal de soirées libérées du coup. Donc avec ma vie sociale de folie, en quel temps pourrais-je étudier ? Ben le week-end, les soirées de libre… Y aurait sans doute moyen. Sauf que mon moi adulte décrète que non, que ce n’est pas raisonnable, que je dois enfin prendre conscience de mes limites. Mon corps n’a plus 20 ans, il ne tolère plus la succession des nuits de 5h. Dormir, dormir ! Mon moi enfantin se dit parfois qu’il faudrait tout plaquer pour avoir le temps de se nourrir spirituellement sans attendre une retraite que je n’aurai sans doute pas, découvrir la vie de ma maman ou de ma tante, hyperactives depuis qu’elles ne travaillent plus. Cours de dessin et d’anglais, piscine pour ma maman, rédaction d’un livre sur l’histoire des religieuses de mon ancien bahut pour ma tante. Je les envie. Sauf qu’elles, elles peuvent se le permettre. Elles ont travaillé, cumulé de quoi couler des jours heureux à présent que l’heure de leur retraite a sonné. Moi j’en suis loin, ça ne fait que 3 ans et demi que je bosse à plein temps. Faudrait que je joue au loto plus souvent, des fois que…

bigLoto.jpg

Etre adulte, c’est en fait arrêter de rêver une vie mais de la vivre. Et la vraie vie n’est jamais vraiment idyllique. L’administratif l’empoisonne, la sclérose. On peut rêver à des tas de choses, il faut garder les pieds sur terre car la pelle de courrier quotidien est là pour nous clouer au sol : paye tes factures, arrête de dépenser ton argent, cet appartement n’est pas le tien, paie ton loyer. Travaille pour te donner l’illusion de la liberté, celle où tu peux te payer de l’évasion avec ta CB même pas gold car cet argent, il est à toi, tu l’as gagné à la sueur de ton front. Indépendance illusoire, on quitte un esclavagisme pour un autre, en fin de compte.

chaine_galvanisee.jpg

Pourtant, même si mon corps et mon visage m’enlèvent quelques années, je dois m’assumer. Ce serait facile de se retrancher derrière un syndrome de Peter Pan pour ne rien faire de ma vie. J’avance. J’aime avancer même si chaque pas en avant ferme des portes. Il en ouvre d’autres aussi. La seule différence, c’est que je n’évolue plus dans l’univers douillet de l’enfance où Maman viendra faire un bisou sur nos petits bobos pour les guérir. Parce que l’enfance, ce ne sont que des petits drames, on pleure pour notre genou écorché, notre crayon rose perdu (c’est mon voisin de classe qui me l’avait piqué, j’en reste traumatisée), notre mauvaise note en écriture. Adulte, les bobos sont plus graves, plus profonds. C’est la vie.

Etat des lieux

Voici donc mon contrat de location signé, l’appart et moi avons uni nos destinées. Ceci étant, signer un bail, faire l’état des lieux, c’est mieux. Un état des lieux, c’est un peu comme une nuit de noce quand les mariés sont restés vierges : on s’est vus mais là, on se découvre dans les détails et parfois, on se dit qu’on serait bien restés puceaux à vie.


Mais revenons à mon état des lieux, ça m’évitera de faire des comparaisons inquiétantes. Mais je vais bien, hein, faut pas croire. J’arrive avec royalement 10 minutes de retard et l’agent immobilier me sermonne gentiment que bon, j’aurais dû l’appeler. Comme si j’avais pensé à prendre son numéro. Ceci étant dit, quand je l’avais appelé par accident car je n’avais pas verrouillé mon clavier, il  n’avait pas accroché, il a écouté ma vie pendant 8mn donc on dira qu’on est quitte. Surtout quand on sait que ces 8 minutes ont dû donner à peu près : « clap clap clap (talons sur le bitume) – arrêt- pfffff – Bonjour, je veux recharger mon navigo pour le mois et je paie en chèque [c’est au moment où j’avais plus ma carte bleue]. – Oui il me faut une carte d’identité. Oh, elle est périmée. Bon, c’est pas grave. Bonne journée ! Merci vous aussi ! ». Clap clap clap. Arrêt. Farfouille dans le sac. Raccroche ». Ca vaut bien la peine de perdre 8 mn de sa vie…


Comme j’ai désormais le statut de locataire qui va donner des sous tous les mois, il est beaucoup plus sympa que quand j’étais une nana qui visitait un appart et qui n’affichait pas son salaire sur son visage… Et surtout celui de son père, évidemment. Des fois, je me demande jusqu’à quand je devrai parler de mon papa pour pouvoir louer un appart (bien que je compte pas rechanger d’appart). Là, je réalise les fameux détails : le parc à côté de chez moi n’a pas vraiment d’espace vert, où je vais m’étaler pour bronzer en été ? Tiens, dans mon souvenir, la salle de bain était plus grande et l’appart aussi… Bon, il reste bien quand même mais là, je panique : y a pas de prise pour la machine à laver, c’est la merde. Je n’avais pas fait attention à la visite (si je faisais attention à tout, ça se saurait mais quand j’avais appelé l’agence, ils m’avaient dit qu’il y avait sans doute ce qu’il fallait. Quels menteurs. Mais tandis qu’on examine la salle de bain, l’agent immobilier me dit :

« Si vous voulez faire des travaux pour mettre la machine à laver, par exemple, vous pouvez. Y a une prise de terre là, il suffit d’enlever le bidet.

– Ah oui mais ils sont où les tuyaux ?

– Ben dans le bidet : y en a un pour l’arrivée d’eau et un pour la sortie.

– … »

C’est beaucoup plus évident quand on s’y connaît. Moi, ma machine à laver, c’est Anthony qui m’a tout mis en place quand j’ai emménagé et j’ai plus jamais touché. Ah sauf la fois où la machine s’est promenée dans la cuisine, arrachant le tuyau d’évacuation et mettant de l’eau partout mais depuis…


Bon, tout est ok et maintenant, je pose the question : « oui et alors pour la place de parking et la cave ? 

– Je ne sais pas lesquelles c’est, c’est écrit sur votre bail. Signez, merci, au revoir. »

Je dis au revoir au monsieur puis je décide de profiter 10 minutes de mon appartement avant de retourner au boulot. Etape 1 : le pipi. Y a déjà du papier, cool. Etape 2, je retourne dans la pièce centrale où il y a une espèce de niche qui irait bien pour mettre le lit mais serait-elle assez grande ? Pour le savoir, je prends des mesures : je me couche par terre, bras tendus. Bon, oui, ça va aller.

Une fois que je me suis roulée par terre, je décide d’aller trouver la cave : mon oncle doit m’apporter le lave-vaisselle qu’il y avait dans mon appart quand j’avais aménagé en 2005 et qui moisissait chez mes parents. Je descends au -2, découvrant au passage que pour aller dans les sous-sols, faut une clé. Ah, -2, pas de cave. Bon -1. Et je les fais toute. Je me retrouve même dans le noir à un moment. Et évidemment, et je vous jure que c’est vrai, ce fut la dernière. J’ouvre et là, surprise ! L’ancienne locataire, qui a refait les murs, m’a laissé les pots de peinture, un « lustre » (enfin un abat jour d’ampoule au plafond, quoi) et même un bout de moquette. Ca tombe bien, je compte la changer…


Je referme ma cave et m’en vais. Prochaine étape : trouver des déménageurs pas chers.

A l’hôtel ou au camping?


On n’a pas tous la même notion de vacances. Pour certains, le mot d’ordre est« je n’en fous pas une », pour d’autres, ce serait plus « tiens, si j’allais escalader l’Himalaya, pour voir. » Du coup, on ne va pas forcément choisir le même logement non plus. Evidemment, la question des moyens se posent aussi mais comme ce n’est pas très drôle, on va faire comme si on n’allait pas en parler.

L’hôtel
C’est un peu l’idéal pour des vacances 100% farniente. La cuisine, c’est sympa mais là, j’ai pas envie tu vois… L’hôtel, on ne fait pas la cuisine, le ménage ni même le lit, y a des gens qui sont payés pour le faire. En plus, on mange mieux qu’à la maison… Et plus lourd et gras. Bref, l’hôtel, on zappe de suite si on est au régime, à moins de se dépenser entre deux repas. En fait, la seule chose pénible, ce sont les horaires un peu rigides : après certaines heures, il n’y a plus de repas, plus de petit déj et si tu rentres trop tard, l’hôtel peut être fermé (si, si, j’ai déjà vu ça). Erreur à ne pas commettre : prendre la pension complète qui vous empêche de vadrouiller toute la journée. Et avant de quitter votre chambre le matin, pensez à ranger vos culottes,,la femme de chambre appréciera. Et si vous aimez le calme et l’intimité, vérifiez que votre hôtel n’est pas trop « club » histoire de ne pas être sollicité en permanence pour participer à toutes les animations.

L’appartement à louer
Là, vous êtes en charge de la nourriture et le ménage mais l’avantage, c’est qu’on fait ce qu’on veut quand on veut. Le truc, c’est de louer le bon appart parce qu’en général, on choisit sur photo. Sans parler des arnaques potentielles. Par exemple, Lil Virgo qui avait trouvé un super appart à Amsterdam l’an dernier : pas cher, bien placé, le rêve. Mais quand le proprio lui a demandé de payer
en liquide par western union à envoyer vers l’Afrique, elle a compris que c’était une arnaque. Bref, le secret de bonnes vacances en appart, c’est d’abord éviter les pièges. Et ensuite, pensez à préciser avant le départ les missions de chacun au sein de l’appart : on est tous en vacances, y a pas de raison que bobonne se tape tout.

Le camping
Sociopathes et misanthropes s’abstenir. Les vacances en camping, je dirais que c’est une culture : on l’a ou pas. En général, ça se transmet de génération en génération mais parfois, on découvre par hasard les joies du camping car c’est la solution la moins chère. Le camping, c’est vraiment la quintessence de la vie en communauté : on partage les toilettes, les douches, on fait la vaisselle avec ses voisins… Et niveau intimité, c’est léger, surtout si vous dormez dans une tente. En gros, si vous partez en vacances pour retrouver un peu votre moitié après une année de dur labeur, le camping, c’est l’erreur stratégique. Après, si vous avez la nostalgie de la colo et des copains de vacances, là, c’est l’idéal. Pour peu que vous retourniez chaque année au même camping, ça fera un peu comme des vacances en famille.

L’improvisation
Certains aiment partir à l’aventure et pourquoi pas, après tout. Le sac sur le dos, c’est parti : on dormira où on trouvera. Un petit goût d’aventure à la Pékin Express mais avec plus de sous, quand même. C’est la solution à éviter par tous les anxieux, sous peine de ne pas profiter des vacances : passer la journée à s’angoisser à l’idée qu’on ne sait pas où on dort le soir, ça vous gâche des vacances. De l’autre, si vous êtes en plein périple « tour d’un pays », avoir réservé un hôtel pour tous les soirs peut vous brimer un peu. Surtout que selon où vous allez et quand, il n’est pas difficile de trouver un hôtel pour la nuit. Par exemple, quand ma soeur et Anthony sont partis à Bali, ils l’ont fait à l’aventure et ils ont bien fait vu que grâce à la compagnie Gulf Air, ils ont passé leur première nuit à l’aéroport de Djakarta alors qu’ils auraient déjà dû être à Bali :ils auraient réservé un hôtel, ils auraient payé la nuit pour rien. Même si à Bali, le prix
de la nuit est franchement dérisoire.

Bref, l’idée est la suivante : moins vous voulez en faire, plus vous prenez l’hôtel. Mais la farniente, ça coûte plus cher.

Bof

Normalement, la rentrée, c’est excitant, c’est bandant, on est motivés pour tout faire, tout changer, c’est la fête au village, tout ça. Normalement, j’adore septembre, j’ai une
patate monstre, l’envie de tout casser et tout ça. Mais cette année, début septembre est morose et je suis déjà en phase d’hibernation.

 brune.jpg

Comme toujours, j’ai des projets, j’aime ça, l’euphorie de mettre tout ça à exécution et compagnie. Sauf que là, tout se complique dès que je tente quelque chose. Deux de mes plans du moment se sont violemment percutés. Selon ce qui va se passer dans les prochains jours, un des deux devra passer à la trappe, on verra. Mais c’est gonflant d’investir du temps et de l’énergie dans un truc pour constater qu’il y a un gros soucis et que si ça se passe bien d’un côté, faudra laisser tomber de l’autre.

 

Et puis, y a la recherche d’appart, situation très compliquée aussi. Regardons objectivement les faits : avec Future coloc, nous sommes deux femmes actives en CDI avec nos
parents derrière, solide caution pour toutes les deux. Donc normalement, ça devrait aller mais non. Les agents immobiliers n’aiment ni les locations, ni les colocations. Acheter ? Bien sûr et puis quoi encore ? On a beau s’entendre à la perfection, Future coloc et moi, on va pas acheter un appart ensemble, on n’est pas un couple, on parle pas mariage, bébés et labrador. Ou quand on en parle, c’est a) pour rigoler, b) pas ensemble. Quoi qu’on aura déjà une Kenya à partager, c’est pas négligeable.

 

Côté projets hors taf, j’ai envie de faire du russe, c’est pas nouveau. Tiens, c’est sympa les cours du soir pour adultes et pas cher en plus. Ah mais voilà, je n’habite pas Paris.
J’habite juste à côté, vraiment, je vois même la Tour Eiffel de la grand’ rue de Plume sur Berges mais c’est pas Paris, tant pis si j’y passe les ¾ de mon temps. Alors je pourrais attendre d’y être domiciliée mais si j’arrive deux mois plus tard, je vais avoir un sacré retard. Alors soit je me ruine en cours particuliers (et puis quoi encore ? 12 euros de l’heure, une broutille surtout qu’à une heure par semaine, dans un an, je sais dire « Bonjour, ça va, je m’appelle Nina, j’ai 27 ans. Passe moi le sel »), soit je m’achète la méthode assimil, le truc qu’on pose sur le bureau et qu’on n’utilise jamais. Les langues, c’est vivant, ça se pratique avec des individus, pas avec un ordinateur. Et c’est pas un mauvais jeu de mots ! Pour le sport, c’est pareil, c’est cher. Avec Summer et Vicky, on veut se lancer dans la danse orientale, 143 euros le trimestre pour une heure par semaine. Ouch. Mais on a beau chercher, c’est partout pareil. L’aquagym ? Soit on a les cours pour mémés dans les piscines, soit faut aller au Club Med gym et consort, le truc à 700 euros l’année, là… Je crois qu’il est temps pour moi de braquer une banque.

Les amours, on va même pas en parler, je suis un tel aimant à connards que ça en devient indécent. Donc je crois que je vais me faire abstinente quelques temps, ça m’évitera
quelques connards supplémentaires. Non parce que sur 2007, si j’enlève Guillaume IV et Gabriel (et encore, par moments, il est un peu à côté de ses pompes), y en a pas un qui a été correct avec moi. Pour me sauter, ouais, pas de soucis, autant de fois que tu veux, ma chérie. Mais pour le reste, faudrait voir à pas déconner. On couche ensemble, j’en ai rien à foutre de ta vie, de ta personnalité, de ce que tu aimes (sauf si c’est sexuel). Se parler ? Pourquoi faire ? Je veux juste te sauter moi alors ferme la et à 4 pattes.

 

Mais bon, tout n’est pas négatif, regardons un peu le positif. Au taf, ça va toujours, pas de soucis de ce côté. Le temps me file entre les doigts et y a des jours où limite, ça
m’angoisse mais me rendre compte qu’il est déjà 17h alors que je pensais pas, quelque part, ça fait plaisir, ça montre que je m’emmerde pas. Faut dire que dans mon taf, la monotonie et le quotidien, ça existe pas vraiment. Oui, certains bloggeurs sont lourds et j’aimerais bien leur mettre une bonne fessée (vu leur niveau à certains, c’est tout à fait approprié) mais faut pas oublier que certains sont très sympas aussi et qu’on papote gentiment. Les ados sont marrants et rafraîchissants, je les envie des fois un peu. Ado, j’étais toujours dans un pseudo spleen mais finalement, c’était plus simple, il me semble. Enfin, dans quelques années, je dirai sans doute pareil de ma période actuelle. Reste aussi l’amitié. En ce moment, j’ai un peu envie de jouer les associales, marre des grosses soirées et bringues. Je veux juste voir mes amis, mon noyau dur avec qui je peux chouiner si je veux, me marrer un bon coup, refaire le monde. Ca tombe bien, ma girlie team adorée est un peu dans le même état d’esprit.

 

En fait, si je regarde tout ça, je me demande de quoi je me plains. J’ai beaucoup de cartes en main, j’ai pas tellement de raisons de râler. Oui, tous des connards, gna gna gna
mais j’ai déjà vécu ça, je sais que tous ses connards me feront apprécier la prochaine pépite sur laquelle je tomberai, c’est pas comme si ça m’était jamais arrivé. J’ai beaucoup de qualités et je sais qu’un homme finira par les apprécier, c’est O-BLI-GE. Peut-être que c’est juste pas le moment. Pour le reste, je pense que ma vie est plutôt chouette quand même : un taf, des amis, un chat qui me fait des câlinoux et des ronrons dans l’oreille, une famille unie où tout va mieux. Oui parce que y a 15 jours, un docteur a diagnostiqué un mélanome à ma cousine mais après examen, c’était juste un grain de beauté qui avait pris une drôle de forme, totalement bénin. On a juste été quitte pour une bonne semaine de trouille parce qu’à 32 ans, se récolter un cancer de la peau, c’est carrément dramatique. Peut-être que le problème, c’est que je veux tout et trop. Etre exigeant, c’est bien, c’est même une qualité, je pense mais peut-être que je devrais m’apprécier un peu à ma juste valeur au lieu de toujours en vouloir plus. Bien sûr que je serais capable de plus, on l’est toujours, mais peut-être que c’est juste pas le moment.

 Ou alors, on est le 7 septembre, je me les gèle et je veux rallumer le chauffage, j’ai un peu abusé de mes forces physiques ces derniers temps et je suis juste en blues semi

hivernal. Mmmm, je crois que je vais me faire un petit planning jusqu’en 2008, histoire de voir un peu plus loin que ce début de mois de septembre pas très ensoleillé. Oui, reboostons nous !

Recherche de colocation

Par Athéna

Une semaine avant mes recherches actives je dépose ma recherche de coloc sur le net : le lendemain, appel d’un jeune homme qui me dit que pour 300 euros , il loue son appart mais qu’il recherche plus une cohabitation qu’une colocation. Euh msieur c’est-à-dire cohabitation … ? il me répond que c’est courses communes, on fait pas chacun sa vie dans son coin. Mais moi msieur, je dormirai où …. ? et vla le jeune homme qui m’explique que son ami quand il vient dors sur un matelas en plastique dans le salon … mais qu’autrement, il y a aussi son 2m sur 2 m à partager avec lui … une cohabitation, c’est fait pour partager …. Et surtout que c’est une occase… quand on voit qu’il propose pour 300 euros une cohabitation alors qu’il faut compter 600 euros pour le même standing en principe. Je décline l’offre, c’est gentil mais c’est loin du boulot …. ( Nb : payer 300 euros par mois pour me faire brouetter … bof … il aurait du se convertir gigolo …. Mais bon … )

 

Jour recherches actives 1 : Pleine d’espoir et d’entrain, avec mon tit animal [cochon dindounnet] sous le bras, je monte m’isoler dans les 4 murs qui me servent d’appartement dans un bled paumé qui m’a servi de ville dortoir pendant 2 ans

 

Jour 2 : frénétiquement je fais les annonces des sites internet en me disant que même si il y en a qui ne voudront pas d’une fumeuse et de mon tit animal, certains voudront bien de moi. Je trouve une offre, avec RDV le lendemain pour 16h. Mais hic, c’est loin de panam et de mon boulot.

 

Jour 3 : Je décommande le RDV de 16h, c’est trop loin de mes priorités. Mais Chic une autre annonce de nana, le prix me convient et ça a l’air d’un beau T3 … seul hic,

la mademoiselle est très très portée sur la religion … ouch, avec ma vie de débauchée, ça va ti le faire ( ramener des coupains une fois le temps à l’appart, revenir totalement bourrée à l’appart ? … ; mais qui ne tente rien n’a rien donc je me décide de la contacter et lui annonce avec subtilité que je souffre d’une tare impardonnable : je suis fumeuse …. ( j’évite de placer que j’ai un tit animal ).

 

Jour 4 : la madame me rappelle, elle se laisse 3 mois pour chercher la colocataire idéale ( elle a même pas vu que c’était moi …. ) une colocataire non fumeuse. Pas grave, le lendemain, j’ai une visite pour un appart avec 2 charmants jeunes hommes ( que je pense charmant ).

 

Jour 5 : Je me ramène dans un bel immeuble avec de l’imitation marbre partout, une jeune homme charmant ( quoiqu’un peu guindé ) vient me chercher à la porte. Aïe , j’aurais ptet du me maquiller et le coiffer … mais bon, naïve que je l’étais, c’est une coloc, pas un plan drague pour lequel je postule. Tiens j’emploie le mot postuler …. Oauip, pire qu’un entretien d’embauche la recherche de colocation. Un jeune homme costard cravate et guindé, un autre qui faisait sympa. La colocataire partante aussi était là …. 3 paires d’yeux braqués sur moi à me demander si j’ai des questions.

Bin moi : oui … vous accepteriez mon tit animal ? Et au faite, vous pensez quoi des fumeuses …. Je crois que j’ai fait un bide ….

Tient, ils devaient me rappeler 8 jours plus tard, 2 semaines plus tard j’attends toujours leur coup de fil.

 

Jour 6 : Je postule pour une autre offre et arrive à obtenir un RDV pour le lendemain. Seul hic, c’est un peu loin de mon boulot et de panam …

 

Jour 7 : J’appelle la madame à 16h, j’ai végété toute la journée en pyjama, je ne suis pas plus motivée que ça pour son offre …. Je recule au lendemain en prétextant problème de voiture. Et dans la foulée, me prends un autre RDV avec 2 jeunes hommes qui cherchent une colocataire ( 2 garçons, ça doit être sympa …).

 

Jour 8 : Je rappelle la dame pour me décommander et vais au RDV des 2 garçons. Même topo, bel appart, j’aurai par contre une toute petite chambre, l’un des coloc est très très mignon ( j’prends pas mes mecs plus jeune en général mais j’aurais fait une tite exception pour lui ). Je tombe amoureuse de un de mes hypothétiques futur coloc et de leur appart.

Tiens, pourquoi ils ont tiqué quand je leur ai dit mon boulot ??? Je sens que c’est mal barré … ils ont pas tiqué quand je leur ai dit que j’avais un tit animal mais j’ai bien vu leur regard quand j’ai dit mon boulot …. Je leur ai bien dit que j’étais tolérante … Mais j’me voyais pas leur dire « vous fumerez tout ce que vous voudrez, absolument tout je ne verrai rien …. » même si je le pensais très très fort ….

Rahhh pourquoi j’étais pas coiffée ni maquillée non plus … Je commence à apprendre que le naturel ne paie pas ….

 

Jour 9 : Visite n°3 : un mec super sympa mais c’est un T2 au sixième étage sans ascenseur avec le proprio qui vient faire des tours … et pas le droit d’inviter les copines …. Ouaip, pas fait pour moi.

 

Jour 10 : Je rappelle désespérée mon coup de cœur de coloc et leur dit que je serais très ravie de faire ma coloc avec eux. Snif , ils n’ont pas encore choisi.

 

Jour 11 : Je commence à m’épuiser mais continue à faire semblant de chercher une coloc. J’en ai marre. Je fais croire à mes parents, mes amies que je suis très active dans mes recherches ( Ah, conscience quand tu nous tient ). Ca y est, j’ai décrété officiellement que c’est de la faute à mon tit animal si je suis à la rue …. Bin, vi, ok, j’étais ni coiffée, ni maquillée et même pas très bien habillée pour mes visites … mais ça ne peut pas être de ma faute si j’ai pas été prise … à 15 sur une offre de coloc avec mon tit animal en plus … sans lui, j’aurai eu toutes mes chances …

 

Jour 12 : Je végète en pyjama chez moi, vais sur des sites de rencontres, papote avec mes copines sur msn, je vais sur quelques sites…., je me prépare juste pour sortir et voir mes amis à panam. Je me lamente, je me lamente.

 

Jour 13 /14/15 : des copines sont venues passer le week-end chez moi : excuse pour ne plus chercher …. Mais elles m’embêtent à la fin à me trouver des annonces …. (OK, c’est vrai que je me lamente … mais je le sais, moi,  que je n’ai pas été très active …).

 

Jour 16 : je recherche maintenant un appart proche boulot … adieu paris et ses lumières et les beaux mâles qu’elle pouvait me proposer. Vive la campagne de la région parisienne. Mais bon, je passe ¾ de mon temps à papoter avec les copines et juste un tit ¼ à appeler les agences …. J’en ai marre, veux rentrer chez moi.

 

Jour 17 : Tiens SMS… ah, un gars à vu ma photo dans une recherche coloc et il veut m’inviter à prendre un verre. A défaut de la coloc, j’aurai ptet gagné une rencontre.  Ah, je me connecte sur ma boite, le jeune homme me propose pour un finir une coloc … tient, lui il fait payer la brouette 500 euros … le premier c’était moins cher c’était 300 dans le 16ème …. Ça sent le coup foireux, j’vais même pas prendre la peine de lui répondre ….

Pour mes recherche d’appart pour en finir : solution miracle, on me pistonne proche boulot. Ouf, l’aubaine. Plus besoin de chercher … de toute façon, je suis en grève des recherches. Plus qu’à attendre la réponse.

 

Jour 18 : le jeune homme me rappelle … il me voulait vraiment comme coloc, parce que ce jeune qu’il me dit, il est très physionomiste, il voit que j’ai l’air charmante …( j’suis morte de rire … rahhhh les mecs à nous prendre pour plus idiotes que nous ne le sommes ….  ) pour une fois que je fuis dans le sens opposé une offre de coloc. On reste en contact et on se verra plus tard ( mais j’aime pas sa voix mielleuse c’est mal barré … et ça façon de se faire mousser non plus en déclarant qu’il est physionomiste et qu’il était pompier jadis …. Je ne fantasme pas sur les anciens pompiers, ni les actuels d’ailleurs ).

Et tient encore un autre homme qui me propose une coloc, ça tombe dans ma boite Email. Il sait pas lire ? j’avais demandé paris à la base sur ce site et il habite pas paris …. De toute façon, trop loin, et trop vieux pour une coloc ( 45 ans et il veut une fille exclusivement de 18 à 40 ans … bof je sens encore un coup foireux … vais même pas prendre la peine de répondre ).

 

Jour 20 : lever 14h30, j’appelle l’agence. Réponse négative de l’agence, je suis à la rue en septembre avec mon tit animal sous le bras … sniffff. J’arrête mes recherches je verrai en septembre pour continuer … j’en ai marre et vais me prendre 1 semaine de vacances en province pour me consoler.

 

D’où mes leçons pour trouver une coloc à panam :

– Mettez votre photo sur les sites ( avec avantage qu’on vous courre après pour vous prendre en coloc ….inconvénients : ils veulent vous brouetter )

– Arrivez bien sapée et maquillée aux RDV ( sinon le mec dont vous êtes tombée amoureuse ne vous rappellera pas ).

– Soyez ordonnée dans vos RDV et prise de n° de téléphone ( avantage : ça vous évitera de vous demander où est ne n° de tel de celui dont vous êtes tombé amoureuse …. Inconvénient d’être ordonnée : vous pourriez faire la connerie d’appeler celui qui n’a pas voulu de vous comme coloc pour lui proposer un verre ).

– Pensez à vous vendre, être souriante et ne pas poser de questions dont la réponse pourrait être non ( rusez, placez votre cigarette et votre animal quand vous aurez signé le bail ).

– Passez directement par les agences immobilières et oubliez la coloc à paris pour vous expatrier en RP ( inconvénient : les frais d’agence et être en RP avec sa campagne et ne rien avoir à faire … avantage : ça évitera de vous retrouver à 15 pour une offre et votre moral n’en prendre pas un coup en vous disant que personne ne veut de votre animal ( si ce n’est de vous …. ) .

Et surtout : soyez actif dans vos recherches et supprimez msn et tous sites autres que ceux de coloc …. ( y compris les sites de rencontres … ça évitera que vous passiez votre temps à vous lamenter auprès d’inconnus que personne ne veut de votre tit animal en coloc … et vous passerez plus de temps sur les routes à visiter et appeler les agences )