Non, je veux pas coucher avec ma meilleure amie

Il est communément admis que les femmes viennent de Vénus et les hommes de Mars, ok, je veux bien. Mais si je trouve ce jugement un peu définitif, force est de constater que parfois, y a vraiment difficulté à se comprendre. Notamment sur le fait de coucher ou non avec sa meilleure amie.

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Comme vous le savez, j’ai hébergé Vicky, ce qui m’empêchait de recevoir des hommes à domicile (du moins quand elle est là, je vis dans un studio). Evidemment, j’ai un peu omis d’envoyer un avis à tout le monde et au fur et à mesure je reçois des avis de passage sur MSN du type « hé, je peux passer te voir ? » Non, non, j’héberge une amie, tu vois… Et immanquablement, je dis bien immanquablement, j’ai droit à un « oh ben c’est pas grave, elle n’aura qu’à participer ! ». Bon, ok, à une exception près. Y en a un qui m’a même promis la primauté pour me convaincre. Comment dire ? C’est pas ça le problème.

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 Si, évidemment, la proposition est plus faite sur le ton de la blague qu’autre chose (bien que je pense que si je disais oui, ils arriveraient chez moi encore plus vite qu’il n’en faut pour le dire), il n’en reste pas moins qu’au bout d’un moment, expliquer pourquoi je n’ai pas envie de coucher avec ma meilleure amie, c’est légèrement lassant.

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Il est vrai que pour certains trucs, je suis légèrement psychorigide, notamment le mélange sexe-amitié, c’est niet direct, je l’ai déjà dit. Comme dirait un ami intime : « on a des potes pour parler, des potes pour sortir et des potes pour baiser ». Voilà, c’est EXACTEMENT ça. Et Vicky, c’est pas ma pote de baise parce qu’on se connaît trop, on partage trop de choses, on est justement trop intimes pour ça. D’abord, j’ai envie de dire que depuis 3 ans qu’on se connaît, 3 ans où on a partagé je ne sais combien de fois la même couche, 3 ans où on est parties à Center Parcs ensemble, on s’est changé dans la même cabine et on a donc vécu un mois ensemble. Je peux donc conclure que si on avait dû coucher ensemble, ça fait longtemps que ce serait fait. De toute façon, Vicky, c’est un peu comme ma sœur maintenant et moi, je couche pas avec ma sœur.

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De façon plus générale, je trouve assez amusant que les mecs ne comprennent pas que je suis pas forcément open pour coucher avec ma meilleure amie. Ils ont dû regarder trop de porno sans doute mais dans la vraie vie, toutes les filles ne couchent pas avec leurs copines. Non mais j’imagine le truc : « Bon, on l’a vu trente fois cet épisode de Sex and the city, on se met à poil et on se lèche, ». Mais ouiiiiiiiii… Et tous les mecs se tripotent en bande dans les vestiaires aussi, c’est bien connu, tout pareil. Allons, allons, messieurs, est-ce si incroyable de comprendre qu’une femme n’est pas prête à coucher avec tout le monde (et je ne dirai pas avec n’importe qui vu que Vicky n’est pas n’importe qui) ?

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Mais c’est assez typique du délire du plan à 3 homme/femme/femme. C’est souvent du « ça te dirait un plan à 3 ? T’as pas une copine qui serait open ? ». Ah mais oui bien sûr, c’est toi qui propose mais c’est moi qui amène, ça fait très « tu viens manger chez moi mais tu amènes la bouffe ». Ouais, bien sûûûûûûr, je couche régulièrement avec mes copines juste pour le plaisir d’hommes gourmands…

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Bref, messieurs, si vous pouviez intégrer que toutes les femmes ne couchent pas avec leur coloc/potes féminines de façon systématique, ce serait sympa. Parce qu’en vrai, avec Vicky, quand on s’ennuie, on ne se lèche pas, on se raconte des conneries.

Quand les hommes viennent de Vénus où sont les femmes ?

Il y a des questions infinies comme ca, qui ont déjà eu un semblant de réponse (cf : homme de mars, femme de venus)… mais rien ne vaut l’expérimentation…

Et puis voilà… 6 ans de relations qui se terminent violemment… une porte qui claque… « heu… au revoir ? » pas de réponse… «adieu… »

7 mois plus tard …. Mon dieu ce que c’est galère… Je mets le doigt sur une évidence… Putain c’est vraiment difficile…

Alors si pendant 6 ans, aidé du fait que nous nous sommes connu à un âge (18 ans) ou il fallait absolument se caser et un âge où l’humeur et le caractère pas bien affirmé encore, permettait plus de s’adapter à l’autre(voire d’adapter l’autre contraint et forcé…), on a vécu quantité de choses intéressantes, voire parfois franchement merdiques… il a fallu se refoutre sur le marché de l’amour…

Elle a morflé… moi j’avais pris la décision donc j’ai moins morflé… mais j’ai morflé quand même…

Me voilà en chasse… plus trop aguerri aux techniques de drague parce que je me posai plus la question j’ai débarqué avec mes principes de 18 ans… comme si pendant 6 ans le rapport aux autres n’avait été qu’une vaste fumisterie amicale… franche et sans ambigüité… et ta sœur !

– « Bonjour… ca va ? tu bois un verre ? »
– « heu non ya mon mec qui arrive… »

Merde…. Raté…

Après plusieurs tentatives ratées je décide de tester internet… quoi de plus innocent qu’un site non dédié à la rencontre… facebook… ah ah… ca a marché… une jeune fille de Paris… gentille… pas très belle mais intéressante… nous voilà parti sur une histoire… moi pas trop sûr de moi… mais elle sortant d’une relation de 3 ans voulait absolument se caser… moi pas forcément de suite…

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FEMME DE MA VIE : 0

Bon vu que j’avais pris la décision… j’ai pas morflé… elle oui…

Puis bon facebook c’est gentil mais ca prend du temps… faut être motivé et j’en ai marre de surfer sur youporn… je passe à la vitesse supérieure… meetic…

Je vous passe la VASTE enc***** du système… si tu veux une copine… tu payes… mais les filles sont tellement sollicités par tous les morts de faim de la terre que faut vraiment être fort…

Et pour moi ca a marché…

Très jolie… premier rendez vous… on sort ensemble (pouahhh elle pue un peu de la gueule j’aime pas ca ! … bon Fab tu dis rien laisse lui une chance…)…

Hé puis là s’engage une très grande interrogation… comment la revoir… en soit la question est très très anodine mais dans le cas présent… elle est vraiment cohérente… madame vient… et repart 45 min plus tard… et c’est toujours 2 fois par semaine… moi j’attends ses sms… qui viennent au compte goute… et je dis rien… Je n’ai pas voulu faire l’amour avec me disant qu’elle apprécierait le geste… Oué beh j’aurais ptetre pas dû rien faire… bref trois semaines plus tard on couche enfin ensemble…

Pas mal… m’enfin bon ca va quoi… ca se termine le jeudi d’ailleurs elle me fait un coup bizarre… jeudi… on se voit ? non je peux pas… ok tant pis…
Vais en ville… qui vois-je… Elle…
Ok heu… ben oubli j’en ai vraiment marre de tes mensonges… avoue que t’as un mec… « non non »… je découvrais plus tard qu’elle en avait un… connasse…

Moi je suis attaché à mort… et je morfle VRAIMENT !!

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FEMME DE MA VIE : 0 (mais ½ quand même)

Et puis arrive un événement… je suis MORDU de photo… j’adore… et je rencontre quelqu’un qui cherche des mecs pour faire des photos chez tillate… le site de photographe des soirées boites, bars et soirées privées…

Allez feu…

A partir de là… j’ai joui d’une particulière reconnaissance féminine… j’étais un inconnu avant… je suis TRES connu maintenant… les femmes se succèdent…
Quel en est la résultante… quel enseignement retirer des histoires que j’ai…

Déjà d’une part je ne suis vraiment pas fait pour les histoires d’un soir … on baise… et salut… (non pas bien pas pour moi)

A la limite l’embrasser oui ca j’aime bien…

Deuxième chose… la plupart des filles avec qui tu sors sont très jolies… même très très jolies… mais ya un truc qui se fait… c’est que toi photographe qui sors avec une bombe c’est forcément parce que tu t’en tape plein plein (c’est pas faux en soit mais c’est pas forcément parce que t’as envie de la virer le soir même)… donc ta réputation se fait VIIIIIIIIIIIIITE désastreuse…

Troisième chose, tu ne peux pas faire quelque chose de sérieux avec une fille que tu rencontre en boite… c’est toujours pour s’amuser (ca c’est ce qu’elles disent)… comme si t’étais une machine qui se mettait en route la nuit pour satisfaire madame dans son caprice d’amusement… l’asticotage du mec qui va forcément venir vers toi parce que tu es irrésistible… crois le blaireaute !!

Dernière technique… j’ignore complet… je laisse faire… quel intérêt ?
D’une part je ne suis pas mort de faim, d’autre part je ne tombe que sur une fille qui veut vraiment de moi, enfin j’impose mes conditions « je veux du sérieux bordel !!… sinon ca marchera pas… »

FEMME DE MA VIE… en cours…

Bof

Normalement, la rentrée, c’est excitant, c’est bandant, on est motivés pour tout faire, tout changer, c’est la fête au village, tout ça. Normalement, j’adore septembre, j’ai une
patate monstre, l’envie de tout casser et tout ça. Mais cette année, début septembre est morose et je suis déjà en phase d’hibernation.

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Comme toujours, j’ai des projets, j’aime ça, l’euphorie de mettre tout ça à exécution et compagnie. Sauf que là, tout se complique dès que je tente quelque chose. Deux de mes plans du moment se sont violemment percutés. Selon ce qui va se passer dans les prochains jours, un des deux devra passer à la trappe, on verra. Mais c’est gonflant d’investir du temps et de l’énergie dans un truc pour constater qu’il y a un gros soucis et que si ça se passe bien d’un côté, faudra laisser tomber de l’autre.

 

Et puis, y a la recherche d’appart, situation très compliquée aussi. Regardons objectivement les faits : avec Future coloc, nous sommes deux femmes actives en CDI avec nos
parents derrière, solide caution pour toutes les deux. Donc normalement, ça devrait aller mais non. Les agents immobiliers n’aiment ni les locations, ni les colocations. Acheter ? Bien sûr et puis quoi encore ? On a beau s’entendre à la perfection, Future coloc et moi, on va pas acheter un appart ensemble, on n’est pas un couple, on parle pas mariage, bébés et labrador. Ou quand on en parle, c’est a) pour rigoler, b) pas ensemble. Quoi qu’on aura déjà une Kenya à partager, c’est pas négligeable.

 

Côté projets hors taf, j’ai envie de faire du russe, c’est pas nouveau. Tiens, c’est sympa les cours du soir pour adultes et pas cher en plus. Ah mais voilà, je n’habite pas Paris.
J’habite juste à côté, vraiment, je vois même la Tour Eiffel de la grand’ rue de Plume sur Berges mais c’est pas Paris, tant pis si j’y passe les ¾ de mon temps. Alors je pourrais attendre d’y être domiciliée mais si j’arrive deux mois plus tard, je vais avoir un sacré retard. Alors soit je me ruine en cours particuliers (et puis quoi encore ? 12 euros de l’heure, une broutille surtout qu’à une heure par semaine, dans un an, je sais dire « Bonjour, ça va, je m’appelle Nina, j’ai 27 ans. Passe moi le sel »), soit je m’achète la méthode assimil, le truc qu’on pose sur le bureau et qu’on n’utilise jamais. Les langues, c’est vivant, ça se pratique avec des individus, pas avec un ordinateur. Et c’est pas un mauvais jeu de mots ! Pour le sport, c’est pareil, c’est cher. Avec Summer et Vicky, on veut se lancer dans la danse orientale, 143 euros le trimestre pour une heure par semaine. Ouch. Mais on a beau chercher, c’est partout pareil. L’aquagym ? Soit on a les cours pour mémés dans les piscines, soit faut aller au Club Med gym et consort, le truc à 700 euros l’année, là… Je crois qu’il est temps pour moi de braquer une banque.

Les amours, on va même pas en parler, je suis un tel aimant à connards que ça en devient indécent. Donc je crois que je vais me faire abstinente quelques temps, ça m’évitera
quelques connards supplémentaires. Non parce que sur 2007, si j’enlève Guillaume IV et Gabriel (et encore, par moments, il est un peu à côté de ses pompes), y en a pas un qui a été correct avec moi. Pour me sauter, ouais, pas de soucis, autant de fois que tu veux, ma chérie. Mais pour le reste, faudrait voir à pas déconner. On couche ensemble, j’en ai rien à foutre de ta vie, de ta personnalité, de ce que tu aimes (sauf si c’est sexuel). Se parler ? Pourquoi faire ? Je veux juste te sauter moi alors ferme la et à 4 pattes.

 

Mais bon, tout n’est pas négatif, regardons un peu le positif. Au taf, ça va toujours, pas de soucis de ce côté. Le temps me file entre les doigts et y a des jours où limite, ça
m’angoisse mais me rendre compte qu’il est déjà 17h alors que je pensais pas, quelque part, ça fait plaisir, ça montre que je m’emmerde pas. Faut dire que dans mon taf, la monotonie et le quotidien, ça existe pas vraiment. Oui, certains bloggeurs sont lourds et j’aimerais bien leur mettre une bonne fessée (vu leur niveau à certains, c’est tout à fait approprié) mais faut pas oublier que certains sont très sympas aussi et qu’on papote gentiment. Les ados sont marrants et rafraîchissants, je les envie des fois un peu. Ado, j’étais toujours dans un pseudo spleen mais finalement, c’était plus simple, il me semble. Enfin, dans quelques années, je dirai sans doute pareil de ma période actuelle. Reste aussi l’amitié. En ce moment, j’ai un peu envie de jouer les associales, marre des grosses soirées et bringues. Je veux juste voir mes amis, mon noyau dur avec qui je peux chouiner si je veux, me marrer un bon coup, refaire le monde. Ca tombe bien, ma girlie team adorée est un peu dans le même état d’esprit.

 

En fait, si je regarde tout ça, je me demande de quoi je me plains. J’ai beaucoup de cartes en main, j’ai pas tellement de raisons de râler. Oui, tous des connards, gna gna gna
mais j’ai déjà vécu ça, je sais que tous ses connards me feront apprécier la prochaine pépite sur laquelle je tomberai, c’est pas comme si ça m’était jamais arrivé. J’ai beaucoup de qualités et je sais qu’un homme finira par les apprécier, c’est O-BLI-GE. Peut-être que c’est juste pas le moment. Pour le reste, je pense que ma vie est plutôt chouette quand même : un taf, des amis, un chat qui me fait des câlinoux et des ronrons dans l’oreille, une famille unie où tout va mieux. Oui parce que y a 15 jours, un docteur a diagnostiqué un mélanome à ma cousine mais après examen, c’était juste un grain de beauté qui avait pris une drôle de forme, totalement bénin. On a juste été quitte pour une bonne semaine de trouille parce qu’à 32 ans, se récolter un cancer de la peau, c’est carrément dramatique. Peut-être que le problème, c’est que je veux tout et trop. Etre exigeant, c’est bien, c’est même une qualité, je pense mais peut-être que je devrais m’apprécier un peu à ma juste valeur au lieu de toujours en vouloir plus. Bien sûr que je serais capable de plus, on l’est toujours, mais peut-être que c’est juste pas le moment.

 Ou alors, on est le 7 septembre, je me les gèle et je veux rallumer le chauffage, j’ai un peu abusé de mes forces physiques ces derniers temps et je suis juste en blues semi

hivernal. Mmmm, je crois que je vais me faire un petit planning jusqu’en 2008, histoire de voir un peu plus loin que ce début de mois de septembre pas très ensoleillé. Oui, reboostons nous !

Enjoy the list

Comme promis hier, voici ma liste. Comme ma mamie va beaucoup mieux, mon moral remonte en flèche.

– C’est fou cette capacité que j’ai à ce que les gens me prennent systématiquement à la bonne (mais ça n’empêche pas qu’après, certains me détestent). Mercredi, une nana m’appelle pour me présenter data presse, un truc trop cool mais pas fait pour les particuliers et c’est dommage. Je lui explique ma situation et elle me file un contact. Comme ça.

– Les mecs sont tous des connards. Enfin, non, pas tous mais quelques uns quand même.

– Non, mon numéro de téléphone n’a pas changé et je reçois tous les coups de fils ou texto que l’on m’envoie donc si j’ai rien reçu de la part d’un connard, c’est qu’il n’a rien envoyé.

– Cobra en manga, ça déchire, c’est vachement mieux que le dessin animé

– Faire des photos dans la rue, c’est rigolo mais si j’oublie mes lunettes, c’est flou. Et je prends ce que je veux en photo, monsieur qui passe dans la rue, pas la peine de me rappeler que j’ai pas le droit, que je dois demander l’autorisation. Je peux prendre ce que je veux en photo, le publier est une autre question.

– Faut que j’aille chez l’ophtalmo
 
– Conversation avec ma môman cette semaine :
« Tiens, avec ton père, on a lu ton blog, c’est rigolo.
– Mon blog ? Lequel ? (voix angoissée. Oui, j’ai 150 000 blogs)
– Je sais pas, moi…
– Il était de quelle couleur.
– Heu… Michel [mon pôpa], il est de quel couleur son blog ?
– Bleu
– Bleu
– Ah…
– Oui, c’est rigolo, on a lu une histoire d’hiver où t’as les lèvres gercées. Mais on va pas en lire plus. »

Après vérification, c’est cet article là, je parle pas de sexe mais j’évoque mon tabagisme, gloups ! N’empêche, ça fait flipper. Enfin, au moins, elle doit être rassurée ma maman : y a des hommes dans ma vie (même que des fois, c’est des connards mais pas toujours quand même)

– Je me suis enregistrée pour un futur projet, j’ai une voix super classe, quand même… Mais je me souvenais pas qu’elle était si grave, je l’entends différemment dans ma tête. Mais en fait, en réécoutant, bof un peu quand même.

– Je suis clairement en manque affectif, j’arrête pas de faire des rêves chelous. Lundi : je rêve que je passe le bac (oui angoisse pro = je passe le bac en rêve, systématique), mon prof de stats est un de mes anciens amants qui a la bonne idée d’illustrer le sujet de l’épreuve par des photos de ma personne (softs les photos, hein), ce qui crée un tollé, tout le monde dit qu’on couche ensemble et que je suis favorisée, tout ça. Le directeur de la fac nous convoque (oui parce que je passe le bac mais c’est la fac), moi, j’essaie de passer mon épreuve tranquille. Puis après, y a un autre cours, c’est un ami de mes parents qui fait le cours, je suis juste habillée d’un drap, j’ai oublié de m’habiller et le prof veut que je me lève parce qu’il parle du scandale et je le prie discrètement de m’oublier. Mardi nuit, je me suis tapée David Charvet dans la salle de bain du duplex où j’ai grandi. N’importe nawak !

– Monsieur le beau gosse que j’ai maté pendant une heure au Starbucks du Marais samedi entre 15h45 et 16h40, tu étais très beau mais par pitié, apprends à t’habiller parce que ton espèce  de pantalon jogging, c’est pas possible. J’ai même pas pu mater tes fesses.

– Le fait que Kenya me tapote la figure quand j’essaie de dormir, ça a l’air très drôle quand je le raconte mais en fait, c’est très lourd.

– J’hésite à me faire la même coupe de Victoria Beckham, le blond pisseux en moins… Mais y a des photos où c’est plus joli que d’autres. Là, par exemple, c’est moche.

Réminiscence des désirs passés

L’autre jour, je m’octroyais une petite sieste digestive avant de reprendre le boulot. Oui, il faut bien recharger les batteries pour être efficace et vu la chaleur ambiante, il faut bien. Bref, alors que je somnolais, je laisse mes pensées divaguer, ce qui donne parfois de drôles de résultats. A un moment, mon cerveau en surchauffe me propose un scénario étrange : je recevais un mail d’un mec qui me fit craquer dans le temps (mais avec qui il ne s’est jamais rien passé) qui me parlait d’une soirée qu’on avait passé ensemble, genre : « ces derniers temps, j’ai beaucoup pensé à cette soirée, blablabla ». Je sors de mon demi-sommeil et je fronce les sourcils : pourquoi je pense à ça, tout à coup ?

Dans ma vie, j’en ai croisé des hommes qui m’ont fait craquer sans que je puisse conclure, à l’arrivée. Soit parce que l’un de nous était en couple (voire les deux), soit parce que je ne lui plaisais pas, soit parce que je n’ai jamais osé faire le premier pas. Bref, si j’arrive à oublier et aller de l’avant (Dieu merci), de temps en temps, mon subconscient me fait une petite piqûre de rappel, je sais pas bien pourquoi. C’est souvent dans mes rêves qu’ils reviennent. Des gens à qui j’ai pas pensé depuis longtemps et tout à coup, ils sont là. Est-ce parce que je n’ai de désir pour personne à un moment donné que ma vie que mon cerveau, en manque de tendresse et d’affection (et de sensations fortes, aussi), reprend des hommes qui m’ont attirée tantôt pour exprimer ses envies ? Oui, après tout, c’est pratique et je me sens moins con au réveil que lorsque je rêve d’embrassades sauvages avec Sawyer dans la jungle, ça fait moins midinette.

Ce qui m’étonnes toujours c’est que des sentiments oubliés (même si sentiments est parfois un mot un pour fort pour parler d’un grande attirance) peuvent revenir sans qu’on s’y attende. L’autre nuit, j’ai même rêvé du garçon qui faisait battre mon cœur… au collège ! Bon, à la fin, je lui posais un lapin parce que j’avais une énigme à résoudre dans un château et j’avais pas le temps d’aller au rendez-vous (non, je ne prends aucune drogue). Mais ce sont généralement les mêmes qui reviennent. Parfois, ce sont des exs, aussi, mais rarement tous mes exs, juste ceux que j’ai aimé d’amour. Me souviens, l’autre nuit, j’ai rêvé que j’étais en plein pelotage avec Guillaume the first et à un moment, je me disais : « merde, ça va faire bizarre de recoucher avec lui » parce que ma sexualité de l’époque n’est plus celle de maintenant.

Mais celui qui a la palme du retour dans mes rêves et qui y revient un peu trop régulièrement à mon goût, c’est Fabien, alias le démon tentateur. Je rêve de lui environ tous les deux mois, c’est cyclique. Et c’est souvent le scénario « enfin libres de nous aimer, rattrapons le temps perdu youp la boum ! ». En général, ces rêves interviennent quand je suis en phase de rapprochement avec un beau mâle (donc en fin de célibat), soit quand je suis en phase de tentative d’oubli d’un mec qui a fait bobo à mon cœur. Genre : « oublie celui-là et pense à moi… ». Bon, ça soigne pas les bobos mais c’est curieux quand même. Y a des fois, je me demande si je devrais pas le recontacter mais pour lui dire quoi : « bon, en fait, y a quatre, cinq ans, je fantasmais sur toi comme une malade, si on couchait ensemble, ça m’aiderait à aller de l’avant, tu sais. » Mais bien sûr, tellement fin ! Ca fait trois ans que ce mec n’a pas de nouvelles de moi et je vais lui balancer ça… Et je serai même pas là pour voir sa tête à la lecture de mon mail, en plus ! Non, je crois que je n’ai pas pu saisir ma chance au moment où on se fréquentait, je crois pas que ça puisse le faire maintenant. Puis je sais même plus il vit, il a peut-être quitté la France, il s’est peut-être marié, il est peut-être devenu tout moche… Bref, à moins d’un formidable hasard, il restera qu’un fantôme de mes rêves troubles (ooooooh !). Quoi qu’il n’y a pas que les rêves qui me font penser à lui, il y a aussi une chanson, « Only dreamin’ » de K’s Choice. Dès que je l’entends, c’est son visage qui apparaît. Alors que je ne l’ai jamais entendu en sa présence mais je sais pas, cette chanson, je l’écoutais à l’époque et elle me fait irrésistiblement penser à lui… C’est pour ça que je l’écoute pas souvent, d’ailleurs.

N’empêche que ses rêves me rendent en général nostalgiques. Parce que vu que je le fais en période de manque affectif, forcément, quand je me réveille et que je suis seule, je la sens bien ma solitude. Je voudrais un câlin mais y a personne pour me le faire. A part Kenya mais ça compte pas, c’est un chat… Puis repenser à ces amours ou attirances passées qui n’existent plus aujourd’hui pour la majorité, ça me fait réfléchir. Quand on aime, on croit toujours que c’est pour la vie, qu’on ne verra jamais un autre homme que lui, le beau, le fantastique, le parfait. Et finalement, le temps fait son œuvre et on finit toujours par oublier, même si ça prend du temps des fois (et j’aime pas quand ça prend du temps). Et oui, celui qui faisait battre notre cœur hier nous rend indifférente aujourd’hui. Quoi que si on rêve, il doit rester encore quelques braises tièdes…

J’ai aussi une autre théorie. En fait, certains de ses hommes, je n’ai pu les avoir car ado, j’étais pas jolie, jolie… Et puis super renfermée donc ça aide pas. Or aujourd’hui, je me sens mieux dans ma tête et je suis quand même pas mal mieux. Donc mes rêves, quelque part, ils me vengent : ces hommes que je n’ai pu avoir dans le temps, je pourrais les avoir maintenant. Bon, c’est mon subconscient qui me raconte ça, c’est peut-être même pas vrai mais on s’en fout.

Outre les rêves, ce sont aussi des lieux, des bruits, des odeurs. Des objets, aussi. Des petites choses qui tout à coup vous foutent le cafard sans raison. Mardi, je suis allée faire quelques courses dans mon centre commercial voisin et je suis passée devant le café où Alex et moi avions eu notre dernière entrevue, notre rupture officielle, en somme, et ça m’a foutu le blues. Alors que j’y vais souvent dans ce foutu centre commercial mais là, ça m’a prise, comme ça.

C’est curieux comme des fois, des choses nous reviennent sans raison particulière. Des fois, ça nous plonge dans une douce nostalgie. Mais des fois, ça vous fout une journée en l’air.

Agence matrimoniale Bartoldi

Récemment, j’ai eu une conversation très amusante avec ma mère, je ne pouvais pas ne pas vous en faire part. Bon, en ce moment, ma mère doit se douter qu’il y a quéquette sous couette : ou étais-je donc ce fameux week-end du 20 novembre ? Parce que je suis sûre que ma sœur a cafté puisque comme je l’ai expliqué là, ma mère a appelé une fois sur mon fixe en huit mois, pile le week-end où je ne suis pas là. D’ailleurs, le week-end dernier, ma sœur m’a questionné, à ce sujet :
« Mais t’étais où dans les Yvelines ?
– Heu… à Plaisirs ! [Aurélie, si tu me lis encore, cette réponse t’est dédiée]
– Mais qu’est-ce que tu foutais là-bas ?
– J’allais consoler une copine qui s’est faite plaquer par son mec, le truc classique, quoi.
– Je sais pas où c’est Plaisirs…
– Heu… Moi non plus, me suis assise dans le train et j’ai lu ! ».
Alors deux choses :
– soit ma sœur est d’une naïveté pas possible et elle m’a crue.
– soit elle est intelligente et a compris que je mentais.
Connaissant ma sœur, la réponse deux me paraît la plus probable. Donc, forcément, elle a dû dire à ma mère que j’avais un amoureux caché dans les Yvelines. Comme m’a fait remarqué Guillaume plus tard, forcément, le premier bled des Yvelines qui me passe par la tête, c’est Plaisirs, si je ne suis pas flag’ avec ça… Donc voilà, toute ma famille doit spéculer sur cet amoureux mystère, même mon père qui ne dit rien mais qui n’en pense pas moins.
 
Et pourtant… Et pourtant ma mère m’a trouvé un fiancé. Je précise que je ne suis pas d’origine indienne et les vagues racines nobles que j’ai sont diluées depuis longtemps. Mais c’est un fait et je vous le raconte. Dialogue entre Nina et sa maman :
« Maman, je suis balade…(non, ce n’est pas une faute de frappe)
– Oh ma pauv’ chérie. Tu as fait quoi de ton week-end ?
– Je suis allée faire des courses avec Anthony et Alice puis je suis balade, maintenant !
– Oh. Nous, nous avions le salon des Antiquaires et nous t’avons trouvé un fiancé ! »
Bon, au début, je m’attendais à une blague et ça en est une mais pas tout à fait. Durant ce week-end de brocante, un collègue de mon papa a découvert mon existence, c’est à dire la vie d’une jeune femme de 25 ans célibataire et vivant à Paris. Or, comme ça tombe bien, son fils vit aussi sur Paris, il est aussi célibataire et vit également à Paris, comme c’est fou ! Alors là, le collègue de mon papa s’emballe : il faut à tout prix que nous nous rencontrions, que nous tombions amoureux l’un de l’autre et que nous nous marions. Non parce que vous comprenez, la dernière fois, il a ramené une fille qui n’était MEME PAS de la région, ça pue du boudin ! Alors que moi, je cumule les qualités : je suis de la région, mon papa est cardiologue comme le papa de mon futur fiancé, ma maman est infirmière comme la maman de mon futur fiancé…
 
Bon, forcément, je rigole ! Mais je demande des précisions à ma maman : un jeune trentenaire ingénieur, ça peut être intéressant.
« Il est mignon ?
– Je sais pas.
– Il est blond, il est brun, grand, petit ?
– Je sais pas, mais vu ses parents, il doit être brun.
– Et comment il s’appelle ?
– Je sais pas. »
Mmmm, après ce dialogue, j’ai trop envie de le rencontrer mon fiancé ! Toujours est-il que mon futur beau-père a filé l’adresse mail de sa progéniture à mon père… qui ne m’a pas du tout fait suivre mais c’est mon père, ça. Pour vous situer : un soir, téléphone sonne : un numéro de portable que je ne connais pas. Tiens, tiens…
« Allo ?
– Oui, Nina, c’est Laure ******. Ça va ?
– Heu…oui ».
Pour vous situer, la dénommée Laure est la fille de l’associé de mon père, la dernière fois que je l’ai vue, elle devait avoir 6 ans ou quelque chose comme ça. Je me souviens d’une folle partie de trivial poursuit avec son frère, Alice et elle… et qu’ils étaient passionnés par Babar, les deux enfants, on regardait tout le temps ça. Et qu’une fois, leur babysitter était venu nous garder, il s’appelait Philippe et je me souviens juste de son nom parce que je l’adore. Donc, ce coup de fil m’intrigue, forcément.
« Oui, c’est mon père qui m’a donné ton numéro [non, je ne brouette pas avec l’associé de mon père, ceux qui ont pensé ça sont des pervers], ton père t’a dit que je t’appellerai, non ?
– Heu… non. »
Bon, en fait, elle voulait juste que je lui donne des tuyaux pour faire du journalisme. Comme elle est étudiante en biologie, mes connaissances en journalisme scientifiques sont franchement inexistantes : moi pas scientifique, mais alors pas du tout. Mais si toi, lecteur, tu es rédacteur en chef d’un magazine de vulgarisation scientifique, je comprends très vite les choses, tu peux quand même m’engager. Bref, quelques jours plus tard, je dis à mon père : « dis, t’as pas un peu oublié de me faire passer un message ?
– Heu… non.
– Mais, si, Laure !
– Ah oui, elle doit t’appeler. »
Donc si je veux le mail de mon fiancé, je dois me bouger.
 
Et là, j’hésite. Je te rappelle, lecteur, qu’à l’heure actuelle, je ne cherche pas l’homme de ma vie (juste l’homme de mes nuits). Donc voici plusieurs hypothèses :
– il me plaît pas, je lui plais pas (enfin pas d’attirance réciproque), on boit un verre en se disant que nos parents sont débiles et on se quitte en rigolant.
– on se plaît et on couche ensemble. Si ça s’arrête là et qu’il attend plus de moi, il se pourrait que mes parents apprennent que je suis le genre de fille à coucher comme ça, pour le plaisir, dès le premier soir, et qu’en plus, je suis une fellationniste sodomite.
– on se plaît, on couche ensemble, il n’attend rien de plus de moi : bingo !
– on se plait, on couche ensemble, on tombe fou amoureux l’un de l’autre, on se marie et nos parents sont contents.
 
En tout cas, si j’arrive à récupérer ce mail sans trop insister, surtout que je soupçonne ma mère de m’avoir dit ça pour voir comment je réagissais et essayer de découvrir si j’avais un amoureux ou pas, je pense que j’irai boire un verre avec ce monsieur, juste pour rigoler. Pas du jeune homme, juste de la situation : c’est bien la première fois que je rencontrerais un homme trouvé par mes parents. Quelque part, j’ai l’impression de me retrouver dans la bourgeoisie du XIXe : épouse le jeune homme et nous unirons nos terres !

Régression et fin des haricots

Par Gauthier
J’ai pas mal de choses à raconter, le syndrome sunset beach s’est définitivement emparé de moi ! Que dire de mes week-ends de cette fin d’août ? Ben je régresse…
Chaque article est l’occasion de faire une rapide présentation d’une des facettes de ma vie. Cette fois-ci je vous propose deux aspect des plus intéressants : l’amour et l’alcool.
 
Commençons par l’alcool. Je ne suis pas alcoolique, je le serais si je buvais tout le temps, il se trouve qu’entre deux verres, je ne bois pas, donc tout va bien ! Non ? Ah bon… zut alors ! Ok je bois beaucoup trop, mais uniquement le week-end, et entre amis en boîte de préférence. À tel point que quand je dois aller en boîte sobre je m’ennuie et me barre au bout de 15 minutes. Ces deux dernières sorties, je me suis mis particulièrement minable encore. L’alcool a une faculté extraordinaire à me faire devenir complètement con, gentil, mais con, et surtout insupportable pour toute personne sobre non avertie. Heureusement pour moi mes amis sont dans les mêmes états que moi à chaque fois. Sinon je n’aurais plus d’amis. Selon l’humeur du moment j’oscille entre « je t’aime tellement que je te donne un rein si tu en as besoin » à « je t’aime tellement que j’aimerai te faire un enfant » ou plus grave encore « je t’aime tellement que jamais je te demanderai de me faire un enfant », et tout ce genre de vérités éthyliquement fatigantes de fin de soirée à la philosophie douteuse (eh mais quand suis saoul c’est vachement clair pour moi ! sisisisisi j’vous jure !!!!).
Comme en ce moment je suis à un carrefour de ma vie, que je bosse beaucoup en semaine et que je suis plutôt préoccupé par ma vie, mes cuites sont anthologiques. Faut dire que j’ai de l’entraînement, 5 ans à sortir tous les soirs et à claquer l’équivalent d’un SMIC en boissons, ça forge un foie !!!!!! Donc qu’il y a-t-il de nouveau me demanderez vous à juste titre ? Ben je régresse, oui complètement. Ça fait deux week-end qu’en fin de soirée, j’ai royalement 12/13 ans. Et ça donne des situations des plus comiques pour les spectateurs heureux de mes égarements.
Je ne peux pas trop expliquer donc je vais donner un exemple :
– Salut, je m’appelle Gauthier, je suis complètement saoul, et quand je suis saoul, je suis chiant, mais je suis gentiiiiiiiiiil, toi c’est comment ?
–  Ben moi c’est Hector (je rappelle que c’est un exemple je ne connais pas d’Hector lol)
–  Dis tu veux pas que je t’embrasse ? on t’a déjà dis que tu étais très mignon ? tu es trop mignon en fait, j’ai envie de t’embrasser et de te faire l’amour sur le bar maintenant…
– …
Là deux solutions : il t’embrasse ou il fuit ! Ben dans 80% des cas, ça marche !!!!! Et je galoche une pauvre victime, qui en général profite de la première opportunité pour se sauver, ou alors je change de cible et c’est reparti…
À deux reprises j’ai complètement concrétisé grâce à cette technique (mais si je vous dis que ça marche !!!) et quand je me remets de mes vapeurs alcooliques le lendemain et que je me souviens de ce que j’ai fait, je ne peux pas rappeler ce garçon. À supposer que j’aie son tel. Imaginez donc, un mec comme ça moi je le méprise au plus haut point… Logique non ? Je suis vache ? Non pas du tout, vas-y toi drague quelqu’un comme ça couche avec et rappelle-moi pour me dire que tu l’épouses et là je me fais interner promis !!!!!
 
Parlons maintenant de l’amour. Depuis le début de l’été j’ai officiellement un petit ami. Si c’est vrai, bon ok c’est pas des cornes qu’il a, ce sont des baobabs, mais bon il m’a dit « tu n’embrasses personne, tu ne suces personne, tu ne touches personne, tu ne regardes personne… Quand je suis là, et si je suis pas là arrange toi pour que je ne sache rien ! » ben moi j’ai pris ça pour autorisation de tromper en bonne et due forme, lu et approuvée en bas de page, toc on en parle plus !
Mais c’est pas si simple, il sort autant que moi, il connaît beaucoup de monde, et moi je veux pas le rendre malheureux, et puis je suis bien avec lui, même s’il est un peu décalé. D’ailleurs j’en ai déjà parlé c’est le garçon qui me ne donnait pas de nouvelles et que j’avais décidé de larguer la semaine où je suis parti en Andorre, et quand je suis rentré, on a eu une discussion et l’on a décidé de se donner une chance (et c’est moi qui réclamais qu’on se la donne cette chance).
Mais comme tous les jouets une fois qu’on a fait ce qu’on a voulu avec, on se lasse, et là je me lasse. Dans 15 jours, je vivrai à Paris normalement, ce qui m’éloigne suffisamment de lui pour éviter toute idée de relation stable et durable, j’ai donc décidé de façon unilatérale d‘en profiter tant que j’étais avec lui dans ma belle ville du Sud, et une fois à la capitale je lui dirais qqch comme ça « tu sais la distance c’est pas simple, il vaut mieux ne pas se faire de mal on arrête tout » bref j’ai déjà le discours. Et puis le fait de le tromper me déculpabilise sur le fait que je peux peut-être mettre en l’air quelque chose de sympa avec quelqu’un de bien.
Mais le monsieur est plein de ressources, il a décidé (lui aussi de façon unilatérale) de devenir steward, on en discute et il me dit « je serai obligé de vivre à Paris » BAM !!!!!!!!!
Et je fais quoi moi maintenant ? Je vous le demande… il a mis bien 1h à me dire ça, il tournait autour du pot, je ne comprenais pas où il voulais en venir, il passait par des « tu sais j’ai bien réfléchis » et des « toi tu en penses quoi ? » et moi je voyais pas du tout pourquoi il me demandait mon avis sur son avenir professionnel, après tout on se connaît que depuis deux mois, et c’est pas parce qu’on couche ensemble que je compte plus que ça ? Ben du coup je me retrouve avec un petit copain jaloux et qui va me suivre dans mon déménagement ! Si Dieu existe, il va me faire regretter d’avoir pleurer sur mon célibat un jour (et en plus ce jour-là je m’en souviens, j’étais sobre, la honte !).
De toute façon je suis désabusé, aigri et anti-couple à un tel point que je me persuade que c’est bien d’avoir quelqu’un (si un jour tu en arrives là sache que tu finiras ta vie tout seul !!!).
 
Bon pour finir sur une note comique je vais me projeter dans mon prochain week-end. Mon petit ami un brin possessif sera en boîte, dans les boîtes où je traîne, avec ses amis, pour fêter ses 26 ans (25 pour le reste du monde, mais 26 pour l’état civil, ça lui fait plaisir faut pas le contrarier…). Et moi je dois boire vu que j’ai deux anniversaires et une soirée apocalypse avec Océane au programme. A ceci tu rajoutes tous les garçons que j’ai galoché pendant l’été qui seront certainement en boite, et LE garçon du week-end passé à qui j’ai promis de passer le samedi avec lui, parce que pour lui on sort aussi ensemble et tu obtiens : moi en position fœtus sur mon lit « me suicide me suicide pas ? ». oui parce que je suis pas doué, j’assume mal ce genre de situations. Imagine, je décide de pas revoir le second et je vais en boîte avec mon « vrai » petit amis, et à je tombe dessus, je lui dis quoi ? je fais quoi ? s’il me fait une scène l’autre il va comprendre… Il est con mais y a des limites… Sinon je leur donne rendez-vous dans deux boites différentes et je jongle entre les deux, mais je vais tellement boire que je ne me sens pas d’assurer sur les deux plans, et puis ce n’est que reporter le problème au week-end suivant !!!
 
Moi je dis : vivement que je change de ville, à supposer que mon mec soit refusé à Air France, mais je l’aime bien alors je ne peux pas lui souhaiter ça… En fait je suis un salaud lâche au cœur tendre qui ne se sortira pas indemne de cette merde…