Le sexe, c’était plus joyeux avant

La semaine dernière, en illustrant l’article sur le plan à 3, j’ai découvert un film étrange, le plumard en folie (entre autres, le nom varie selon les époques) dont je vous laisse découvrir la fiche sur nanardland. Si j’avoue que même pour ma rubrique sur l’art du nanard, je ne regarderai pas ce film, il m’a quand même un peu interpellée. Parce que j’ai la sensation qu’on a perdu en légèreté dans le traitement du sexe au cinéma.


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Je n’ai pas connu les années 70 et je n’ai aucun souvenir de la sexualité des années 80 parce que j’étais un peu trop petite pour concevoir le truc. Mais aujourd’hui, est-ce à cause du fameux prisme du « c’était mieux avant », je trouve qu’on a perdu le côté festif, grivois du sexe. Quand je vois les petits films grivois de ce temps où je n’étais point née où les femmes sont topless et trouvent la levrette bien sympas, qui se font tripoter avec le sourire. Ok, je schématise et je pourrais aussi souligner le côté assez machiste de tous ces films mais là n’est pas mon propos.

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Aujourd’hui, dans les films, le sexe est souvent agressif, une forme de subversivité. « Je baise et je t’emmerde, je suis une rebelle de la société ». De la même façon, la levrette grivoise d’antan est devenu signe d’un appétit sexuel certain et, pire, d’une sexualité sans sentiment parce que quand on s’aime, on baise les yeux dans les yeux. Ceci étant, un miroir subtilement placé peut permettre d’avoir les deux en même temps… Mais je m’égare (mais je vous le conseille).

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Alors pourquoi un tel changement allez-vous me demander ? Enfin, vous allez surtout me demander mon avis sur le sujet, j’ai pas fait d’étude sociologique de la question. Et ça tombe bien, j’en ai un. Que s’est-il passé entre cette époque bénie hippie où on s’enfilait sans revendiquer ou sans en rougir et aujourd’hui ? Le SIDA. Oui, le SIDA. IL y a quelques années, j’avais lu quelques articles d’un homme quadra qui racontait l’anecdote suivante :  au début des années 80, il va au resto avec des amis quand il repère une femme qui lui plaît. Ils finissent tous les deux dans les toilettes à s’envoyer en l’air. Et là, le mec précise : à l’époque, on ne parlait pas du sida, ce genre d’aventure était possible. C’est vrai qu’aujourd’hui, j’aurais pas idée de m’envoyer en l’air avec un parfait inconnu sans capote. Et j’en ai pas toujours sur moi (enfin, si, j’en ai une qui traîne au fond de mon sac mais je vais aux toilettes sans sac, en général).

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Du coup, on culpabilise tellement la pratique sexuelle (ça donne des maladies) que ça devient une conduite aussi subversive que prendre de la drogue. Ahah, je brûle la chandelle par les deux bouts, je baise ! Et même pas j’attends d’être amoureuse, même pas j’attends le troisième rendez-vous. Là, par exemple, je suis en train de mater Basic Instinct 2 (ma merdophilie explose en ce moment) et Sharon Stone est une dame trash qui explique à son psy (enfin, je crois, j’ai raté le début) qu’elle se masturbe en pensant à lui et qu’elle adorerait se faire prendre à 4 pattes, la tête dans l’oreiller, par lui. Mais pile ce que je suis en train de dire ! Et voilà héroïne malsaine = sexe déviant = levrette. Mais où a-t-on perdu notre légèreté ? Pourquoi aujourd’hui un film grivois avec des scènes à la limite de l’érotique n’est plus vraiment envisageable, que ce sont toujours des scènes soit intégrées dans un espèce de drame esthétisant soit une tentative souvent merdique de subversivité. Faut pas s’étonner que les gens fassent la gueule et se gavent de médocs, tout ce qui fait plaisir est condamné car mauvais pour la santé.

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Comme disait la blague : « Docteur ! Je ne fume pas, ne mange pas gras, je ne bois pas, ne baise pas et fais du sport, vous pensez que je vivrai
vieux ?

– Je sais pas si vous vivrez vieux mais ça va vous paraître long. »

J’ai envie de dire que le jour où on pètera un coup et qu’on se relâchera un peu, on ne s’en portera que mieux.

Le syndrome Jonathan

Ok, je l’avoue, je suis tombée dans le piège Secret Story, je ne peux m’empêcher de regarder. J’ai beau avoir une violente envie de gifler Benjamin Castaldi dès qu’il ouvre la bouche (et c’est hélas très souvent), je ne peux pas m’en empêcher. Alors, je pourrais me cacher derrière des prétextes vaseux à base de « mais c’est sociologique ! » mais en vrai, je regarde parce que ça m’éclate, que ça a sur moi un espèce d’effet de fascination/répulsion et que j’ai même mes chouchous (Cindy et Emilie, si vous voulez savoir).


Pourtant, force est de constater que les personnes enfermées là-dedans ressemblent toutes à des gens de notre entourage, à des personnalités type. Prenons Jonathan par exemple. Pour vous expliquer un peu, Jonathan est un grand gaillard au visage simiesque (si !), au tatouage énorme sur le torse, à la pudeur inexistante (alors que c’est même pas lui qui a la plus grosse, d’après ce que l’on sait, c’est Léo, je crois, celui qui en avait une tellement énorme que même Cindy à la petite vertu était impressionnée. Ou alors, c’est Bruno ?), au regard vide. Bref, un candidat de prime abord assez bovin qui n’est pas sans nous rappeler un Félix, par exemple (loft story 2) et sans doute d’autres dont j’ai oublié l’existence. Et pourtant, le secret de Jonathan, c’est d’avoir le QI d’Einstein. J’entends des gens rire, là… Oui, Jonathan est intelligent. Ce qui ne veut pas dire qu’il a du vocabulaire, de la culture ou qu’il parle un français au moins correct. Non, je suppose que son intelligence est surtout mathématique et qu’il peut résoudre une équation du 3e degré les doigts dans le nez mais dans l’émission, ça ne se voit pas.




Le problème de Jonathan, c’est que comme il se sait très intelligent face à ses petits camarades qui ont l’air de ne pas avoir dépassé le CM2, il essaie de toujours « la leur faire à l’envers » (son expression chérie). Comme il n’est pas foutu de trouver un secret tout seul, il passe un deal avec Maija puis Sabrina (Maija trouve son secret à lui puis celui de Sabrina, récoltant les cagnottes et lui arrive après pour donner celui de Maija et devenir le roi du pétrole. Là, effectivement, on voit que les nanas sont très cons d’accepter). Il se fait prendre la main dans le sac. Et comme si ça suffit pas, quand la prod lui fait une blague énorme (laisser traîner une fausse liste de secrets prétendant que Cindy est membre de l’académie
française. Cindy qui a donc 26 ans et qui passe son temps à se montrer à poil), il tombe dans le panneau. Enfin, dernier exemple de la subtilité du monsieur : quand il est enfermé dans une pièce secrète avec Emilie (ils se font griller en 30 secondes quand celle-ci se met à crier) donc pour faire croire que, si, si, il est sorti, il enregistre un faux coup de fil pour Bruno (pour l’anniversaire de celui-ci) et dit, en gros : « Ah, ben A L’EXTERIEUR, c’est plus pareil, c’est bizarre d’être DEHORS, on se verra DEHORS, blablabla ». Grillé par ses camarades qui trouvent ça vraiment suspects. Tu m’étonnes…


Or maintenant, regardons dans notre entourage. Qui n’a pas un Jonathan dans son entourage, aka le mec qui se croit hyper intelligent, qui essaie de nous la faire « à l’envers ». Le problème de ces êtres suprêmes est qu’ils capitalisent sur la connerie de ceux en face. Par exemple, dans Secret Story, Jonathan se heurte fréquemment à Cindy qui a beau dire plein de gros mots est loin d’être conne et démêle le nœud de ficelles en trente secondes chrono. Ce qui est d’ailleurs assez jouissif car elle ne se prive pas de le tacler ensuite. Le Jonathan se la joue bon pote, confident, soutien mais il ne faut pas se leurrer, la seule chose qui l’intéresse, c’est dominer (d’où sa préférence pour les faibles caractères et les naïfs) et tirer son épingle du jeu.


Alors que faire face à un Jonathan qui a la subtilité d’un éléphant chaussé de sabots en plomb ? Finalement, ne faisons rien, laissons-le se créer ses supers plans et supers combines et observons l’air de rien. C’est tellement jouissif un être supérieurement intelligent qui ne nous la fait pas… (ni à l’endroit, ni à l’envers). La meilleure façon d’embobiner un Jonathan est justement de lui faire croire qu’il nous a emballé dans son truc. Si tu savais, mec… Parce qu’en fait, le problème principal du Jonathan est son égocentrisme. Pour manipuler les gens, il faut se la jouer discrète et ça, ça lui est juste impossible.


Faudra que je vous parle du syndrome Kevin, à l’occasion

Liberté, je chéris ton ombre ?

Je voulais écrire cet article il y a 3 semaines, suite à une aventure qui m’est arrivée à Riches Lieux…

Et puis Marc Zuckerberg, le geek a l’origine de Facebook,  est venu en rajouter une couche. Un couche qui est tombée à point !

Vous êtes surement au courant de la dernière entourloupe de Facebook.

Mais oui la p’tite  entourloupe, foirée de chez foirée, car des esprits affutés ont déjoué la magouille…

Marco Z. avait tout bêtement changé les conditions d’utilisation… sans nous prévenir.

Paye ton contrat synallagmatique, Marco (ça c’est pour faire style j’ai fait 5 ans de Droit, ouhai, on y croit à mort)

So What ?

So Facebook a voulu nous mettre profond et l’a eu méchamment dans le cul.

(désolé d’être vulgaire mais face à cette malhonnêteté sournoise la vulgarité est une libération bienfaisante…)

Vous accordez à Facebook le droit irrévocable, perpétuel, non-exclusif, transférable et mondial (avec l’autorisation d’accorder une sous-licence) d’utiliser, copier, publier, diffuser, stocker, exécuter, transmettre, scanner, modifier, éditer, traduire, adapter, redistribuer n’importe quel contenu déposé sur le site »

L’idée était donc simple.

Tout ce qui a été, est ou sera publié sur FaceBook est la propriété de Facebook.

De la photo de Tata Simone à mon article sur les dauphins tristes en passant par mon CV et la publication de ma version a capella de Walk of Life que je voulais soumettre à Capitol Records et… Ah zut alors j’peux plus, je ne suis plus proprio de mes créations…

Bim.

Marco a donc cru que c’était la fiesta.

Et puis 15 jours plus tard, vazy que je t’enlève le passage incriminé pour revenir à la version antérieure.
Avec un grand sourire et des explications sans queue ni tête sur son blog style :  » hu,hu,hu, en fait c’était une blagounette ».

T’es trop fun, Marco. J’te surkiffe.

Et pourquoi je vous saoule avec ce sujet ? Un sujet désormais passé…

Parce que je me dis que 999 fois sur 1000 quand j’achète un truc via internet, je ne prends pas le temps de lire les CGU en me disant que, dans nos beaux pays civilisés, les boites pensent un peu à leur avenir et n’essayent pas de nous entourlouper. Surtout que depuis qq temps en Europe les législations nationales font rentrer le principe de class action à l’américaine et que les entreprises ont interêt à se prémunir.
J’ai fait 5 ans de droit et en TD de Droit commercial, on a vu des arrêts de fou qui me font penser que les boites ont aujourdhui un bouclier juridique blindé…
Un bouclier, certes, mais pas un glaive !
Ce week end, je suis allé à Hyères les Palmiers (pffff, c’est comme si on disait Boulogne les Platanes…) et je n’ai pas lu les CGU de la SNCF auxquelles j’ai pourtant adhérées en cliquant sur le ptit carré. Si ça se trouve yavait marqué en tout petit qu’un contrôleur peut exiger d’une voyageuse un strip tease et…

Vous les lisez toujours les CGU, vous ?

Et au-delà, vous avez des réflexes de protection qd vous publiez  qq chose sur le web ?

Si on prends l’exemple des Vingtenaires, on a tous des pseudos pour cacher nos identités.
A dire le vrai, je suis sur que Nina l’a imposé plus dans une logique préventive (liberté de parole mais pas trop…) et surtout une logique sécuritaire. On ne sait jamais ; si un DRH, par essence pusillanime, passe sur ces pages, plus ou moins par hasard… Il pourrait juger déplacés les propos qui s’y tiennent (parce qu’il n’y a pas plus faux cul qu’un DRH) et estimer que cette sphère privée manifestement odieuse montre bien que la personne incriminée est aussi nulle dans le boulot… Oui, ça aime bien les raccourcis les DRH.

Au-delà de cette logique préventive, je pense à cet article publié dans le Tigre sur un certain Marc L.
Le rédacteur a réussi a retracer toute la vie de Marc avec seulement les traces qu’il a laissé sur le Web…
En fait, j’en viens même à me demander pourquoi l’Etat français veut mettre en place le fichier EDWIGE : le web est ton ami, Nicolas (oui, dans l’esprit, rien que pour moi, Nicolas sera mon ministre de l’interieur forever…)

Allez, je vous laisse sur le fameux fait d’hiver, celui qui avait été à l’origine de mon envie d’écrire une bafouille sur le sujet.
Anecdote rigolote mais, en fait, heu… pas tellement.

Il y a 3 semaine un vendredi soir, une mère de famille (marmaille hurlant en fonds sonore) m’appelle et me dit qu’elle a trouvé mon portefeuille…

Portefeuille dans lequel il n’y avait pas un seul numéro de telephone (parents, perso, portable, boulot, etc)

Pas une adresse valide vu que j’ai déménagé il y a 3 mois et que mes papiers étaient en train d’être refaits.

Mais la nana a tout bêtement tapé Lucas d’Amore sur Yahoo.

Pas Google, non non non, Yahoo.

Et elle est tombée sur mon CV que yahoo référence en première réponse, première page (38ème réponse et 4èmepage sur Google…) quand on tape mon patronyme…
Je vous laisse tirer les conclusions que vous voulez…

Humour noir / humour jaune

Par Summer

En humour tout est question de second degré. Peut être. Je dois en être parfaitement dépourvu car j’avoue être très mauvais public. Je ne ris pas de tout, non pas qu’il est des sujets tabous mais plus que certains sujets doivent être traité avec brio pour ne pas tomber dans la mauvaise provoc digne d’un adolescent en plein rébellion. ( Et là si tu es d’accord avec moi lecteur, passe direct à la vidéo) Je ne parle même pas de troisième, voire quatrième degré parfaitement incorrect de toute manière en français.

Dernièrement je me rends compte qu’en réalité je n’ai aucun humour car je prends tout ou presque au premier degré.

Disons que je ne pense pas être plus stupide qu’un autre ( quoique ?) mais que pour ma part, une blague que l’on doit expliquer est mauvaise. De plus le fameux second degré couvre tout et n’importe quoi. Sous couvert de second degré on peut entendre les plus belles insultes, mais pourquoi s’en offenser voyons, c’est une blague ! Sous couvert de second degré , on peut vous faire passer pour un con, mais vous pouvez pas comprendre c’est du second degré.

Rien ne m’épuise plus que d’entendre, non mais faut pas te vexer c’est une blague, t’as pas d’humour ou quoi ?

Ben non, faut croire. Je ne ris pas jaune j’aime l’humoir noir. J’aime le cynisme pas le sarcasme. De toute manière les rapports de force très peu pour moi même si ça me démange de leur dire que leur carrière de comique est fortement compromise, parce que faut pas croire, je ris des fois ! la preuve :

Où trouver l’homme ? Episode 19 : au beach volley

A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs

(Lecteur, je te rappelle ou je te dis des fois que tu viendrais ici pour la première fois que tout ceci n’est qu’une vaste blague, une fiction. Là, en vrai, je suis à Paris en train de cuire dans mon bureau non climatisé, non ventilé, non aéré alors tu vois, le beach volley, ça tient plus du fantasme que de la réalité).

Des fois, je me dis que la vie ne m’apprend rien, comme dirait l’autre. Jusqu’à présent, j’avais testé le sport comme plan drague avec les échecs que l’on sait et même une terrible blessure, j’avais également tenté la plage. Que des échecs retentissants. Alors quand ma copine qui m’a entraînée sur le bateau où j’ai vomi me propose un beach volley avec des mecs « trop bien gaulés, bronzés et torses nus », je ne sais pas ce qui m’a poussé à accepter. La naïveté ? Un besoin irrépressible de me rincer l’œil ? En tout cas, sur le coup j’y crois.

Analysons objectivement les données de l’équation : le soleil et moi, on n’est pas copains, c’est un fait [élément trop réel du récit]. Donc passer une heure au soleil sur le sable blanc qui réverbère bien est déjà une mauvaise idée en soi. Par ailleurs, le volley, sur terrain dur, ce n’était pas trop ma tasse de thé au lycée, j’étais, il faut bien le dire, mauvaise. Disons que pour servir, ça allait mais pour le reste, faudrait voir à pas trop m’en demander non plus. Mais dans un fol élan d’optimiste, je me dis que a) j’ai peut-être progressé depuis selon la loi de je maîtrise mieux mon corps qu’à l’époque et b) on est là pour s’amuser donc peu importe.

J’aime cette espèce de naïveté que j’ai envers la vie, des fois. Constatation première : ça me brûle un peu les pieds le sable, quand même… Bon, je me débrouille comme je peux, je rate un nombre incalculables de balles ou les renvoie n’importe comment, je me casse la figure plusieurs fois, vu l’instabilité du sol. Et puis il faut dire ce qui est, courir sur du sable, c’est juste inhumain, ça coupe les jambes, ça fait tomber. J’ai chaud, je transpire et le sable trouve super drôle de se coller à ma peau. En plus, les beaux gosses de mon équipe, au vu de mes compétences sportives, ils me sourient drôlement moins qu’au départ. Hum. J’avais oublié dans mon équation de départ l’incroyable instinct de compétition des hommes.

Devinette : qui a fait partie de l’équipe perdante ? Moi. Heureusement, après l’effort, le réconfort, on va se boire un coca à la terrasse d’un bar. Oui un coca, il ne faut pas boire de l’alcool après avoir pris le soleil, je retiens des leçons, des fois, quand même. Là, les mecs se montrent plus gentils avec moi quand même, surtout ceux de l’équipe adverse. J’essaie de montrer que je ne suis pas qu’un boulet en racontant des blagues drôles tout en faisant attention à ne pas agiter les bras dans tous les sens comme à mon habitude puisqu’un verre renversé n’arrangerait pas mon dossier. Tiens, l’humour ça semble mieux marcher que le sport, un jeune homme semble mordre à mon hameçon. Un de l’équipe adverse, bien sûr.

Après le resto (le sport, ça creuse), il me propose un petite balade au bord de la mer, lui et moi, seuls sur le sable les yeux dans l’eau… Oui, je sais, j’ai déjà fait la vanne, ça s’appelle du comique de répétition. Evidemment, je m’empresse d’accepter. Nous saluons donc les autres et partons tous deux fouler le sable rafraîchi par la nuit tombée.


A suivre !

Etre professionnelle avec le nez qui coule

Ceci n’est pas vraiment un article parce que voilà où j’en suis : 0h22, mon cerveau a dû se liquéfier et me sort par le nez, mes sinus grincent, ma mâchoire est bloquée, mes yeux pleurent, je suis au bord du coma éthylique grâce à un grog maison hypra corsé. Hé oui, vive les allergies. Du coup, je ne suis pas en état de faire un article avec un minimum de réflexion, je vais donc faire un mini vécu prospectif. Et essayer de parler français.


Lundi matin, j’arrive au boulot, la tête qui pèse 100 tonnes. But de la journée : faire le minimum vital et tenir au moins jusqu’à 18h. 10h30, par là, téléphone qui sonne.

« Allo ?

– Heu Nina ?

– Oui ?

– Bonjour, je suis une chroniqueuse dans une émission télé quotidienne et que même mon nom, tu le connais… [bref, elle se présente mais je vais pas dire qui c’est]

– Heu… Oui ? »

C’est une blague ? Ils n’ont que ça à foutre les gens ou quoi ?

« Louise vous a prévenue ?

– Non, je ne sais donc pas du tout pourquoi vous m’appelez, hihi. »

Ouais, je me la joue tu m’impressionnes pas. Bon, en gros, elle va tenir un blog sur TMF.com et elle a besoin d’une formation. Rendez-vous est pris pour ce matin, 11h. Dans 10h30, à peu près. Et j’ai mal partout, j’ai des crises d’éternuements, je suis pas bien du tout…

Alors je me demande si éternuer sur une chroniqueuse télé, ça peut nuire à ma carrière. Bon ok, j’exagère, on a tous le droit d’être malade mais faut comprendre que ce genre de formation, ça permet de rappeler que je suis super compétente, qu’on ne me paie pas pour rien… En général, c’est toujours là que la personne que je forme me trouve très sympathique et disponible et que je marque des points. Là, je me dis que j’ai au moins une bonne raison de ne pas rester au lit demain à agoniser de mes allergies mais je sens que je vais pas être au top. Mais je vais essayer. Déjà, faut pas que j’oublie d’enlever la carte postale que m’avait envoyée Vicky d’Australie et qui trône sur mon bureau : c’est un mec à poil « great beaches, great views ». Les fesses rebondies, moi, ça m’a toujours émue. Mais ça fait pas hyper pro, quand même…

Au moins, je pourrai dire que j’ai éternué sur une « star » de la télé, c’est pas donné à tout le monde.

Bon, douche et dodo, je suis morte. Si toi aussi, tu souffres d’allergies, t’as le droit de râler en comm. C’est open aujourd’hui.

La Stratégie du Tétard

Par Lucas


Ce matin j’ai passé deux heures dans le métro pour faire une expérience amusante.
Entre 7h30 et 9h30, j’ai fait mon show…
Arrêtez de froncer les sourcils, lisez la suite plutôt…


Mon idée pour cette expérience est partie d’une observation attentive.
La mise en œuvre a été précédée d’une préparation très poussée. En effet,  les préalables étaient très importants (comme tous les préalables…). Il me fallait choisir

–         
Un trajet pertinent :
Il est venu comme une évidence. Ligne A du RER, entre Charles de Gaulle Etoile et La Défense, Aller-Retour.
The reason why ?
Dans un sens, des cadres quinqua qui vivent en banlieue et vont bosser à Paname.
Dans l’autre sens, des trentenaires qui vivent à Paris et qui vont bosser à la Défense.

–     Un bon emplacement :
Au beau milieu d’un wagon. Mais attention, pas un wagon de milieu de rame. Les wagons de milieu de rames sont bondés le matin et il me fallait de quoi gambader facilement. A certains moments j’ai
eu du mal à me faufiler entre les gens alors même que j’étais en tête de train, normalement l’endroit le plus vide…. Autre chose trrrrès importante : ne pas oublier de hurler car Etoile – La Défense est un trajet particulièrement bruyant et  les gens au bout du wagon ne peuvent pas entendre si on ne fait que crier mollement… Dont acte.

–         
Le discours, enfin…
Bien articulé car mes proches savent que je pêche facilement en la matière…

« Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, je sais bien ce que vous vous dites : « Zut, encore un emmerdeur, on ne peut plus survoler son 20 minutes en paix !« . Remarquez d’ailleurs le nombre de passagers qui ont des écouteurs  dans le RER… J’en viens aux faits : j’ai besoin de votre soutien ! Si vous avez qq pièces en trop, des tickets resto, des places de concert au Trabendo, des BN ou même un boulot, je suis preneeeeeeur. En échange de tout ça, je vous offre une… blaaaaague! Si vous la trouvez bien, faites un don ! C’est à vot’ bon cœur M’sieurs Dames ! Attention, blaaaaague !!

« C’est l’histoaaaare,
 D’un petit tétaaaard
Qui croyait qu’il était tôooooot
Alors qu’il était taaaard ».
Bim.
2 heures après la session, on fait le bilan calmement en se remémorant chaque instant.

Soit un trajet qui dure pas loin de 4 minutes
Soit un transfert d’un RER à un autre qui exige une bonne minute à Charles de Gaulle contre une simple traversée du quai à La Défense.
Prenons large. 5 minutes par opération (trajet + transfert). Les RER étant légion à ces heures là on va oublier le temps d’attente.
J’ai récolté une moyenne de 3,41 € par trajet (certains à 0 et d’autres à… 10 !) Trois euros, c’est ouf !

Notez bien que ce ne sont UNIQUEMENT des femmes qui ont donné. Pas un seul mec. Je me demande ce qui se passerait si une nana canon quémandait…
Allons plus loin.

En deux heures et des brouettes, j’ai fait 21 trajets et récolté 71,8 €,
soit un salaire horaire de 36 €,
soit un salaire mensuel équivalent à 35h x 36€ x 4 semaines = 5040 €.
Mazeeeette.

Ce à quoi je dois rajouter les avantages en nature :

– 2  tickets resto,

– Un p’tit écolier, un gâteau inconnu,

– Des sourires par dizaines. Toutes les donneuses m’ont fait des smile 10000 watt. Et je vous raconte pas le nombre de nanas qui m’ont dit « J’la connaissais déjà mais c’est la manière de la raconter…!« 

Allons plus loin.
Mon âme d’entrepreneur prend le dessus…

Si je change de ligne de métro souvent pour ne pas lasser mon auditoire, voire que je fais des tournées en province, à Lille, Toulouse,
Marseille, Lyon… histoire de créer un phénomène d’attente, (Ne ratez pas la venue de Lucas !! Réservations points de vente habituels !) je crois que je peux embrasser une carrière d’amuseur public  et embraser les transports en commun jusqu’ici terriblement froids et insipides.

 Fiscalement, c’est tout benef.

Admettons que je bosse du lundi au vendredi entre 7h30 et 9h30. Ca nous fait  net d’impôt 1440 € par mois, ce à quoi je peux
rajouter 20 heures par semaine chez Décathlon au SMIC soit 550 € par mois. Net, ça nous fait un total de 1875 € par mois. Attendez, je vérifie le salaire net moyen à la sortie de mon école de commerce.  2200. Purée, je perds 300 € et des brouettes. Trop dure ma vie… Surtout que je ne bosse que 30h par semaine. Si je laisse mes week end libres, ça me laisse encore 30 à  40 heures pour un 3ème boulot à caser.  Je pense que refaire le coup du matin, sur une autre ligne, à des gens à la ramasse qui reviennent du boulot, c’est pas top. Faut donc un 3ème job. Purée, va falloir calculer à partir de combien d’euros je paye des impôts avec mes boulots déclarés…

Et quant à mon épisode RER A, une moralité ?
(à prononcer tout haut pour que  vos collègues de bureau y voient un autre mot et vous prennent pour un gros niais)

 En France c’est l’amoral qui domine…

 

Je suis naïve

Par Marine

Annonces préliminaires : désolée de te laisser béton des fois, Nina, j’ai comme qui dirait un peu du pain sur la planche en ce moment. Désolée de pas avoir répondu sur mes précédents posts, promis, je m’y mets prochainement. A l’attention de akrak qui disait que j’aimais pas les hommes et que la pub Kookaï était faite pour moi. Comment dire… Kookaï ne passera pas par moi, d’une (et on voit bien que t’es un mec t’as pas vu le rapport pétasserie/prix de la chose), de deux, trop je te respecte, man.
Bref.

Est-ce que la naïveté est un défaut touchant ou un véritable cadavre dans le placard?

Je demande ça en tant que naïve de première catégorie. Quand j’étais petite ma demie-sœur m’avait fait pleurer en m’expliquant que mon père m’avait trouvée dans une poubelle. Et elle m’a enregistrée sur K7 audio, la salope (à la fois, depuis, elle a pas vraiment changé d’âge mental, Carole, si tu me lis, c’est pour toi). Ce fut le début du drame de ma vie. Depuis, je fais face, comme je peux. Le « comme je peux » signifie que je fais ce que je peux pour sauver la face quand je fais preuve d’une crédulité alarmante.  Mais c’est dur. Des fois, j’ai des profs qui se foutent de moi. Souvent, je fais suivre les mails qui me disent que la vie d’une petite fille atteinte d’une maladie rare en dépend. Mais le pire, c’est avec un mec. C’est-à-dire qu’à ce stade, ou bien je suis une oie blanche, ou bien j’ai une très mauvaise opinion de mon mec. Ou bien je suis conne (option qui recouvre les 2 premières propositions).

 Épisode1, Marine, envoie-moi une photo de toi dénudée. aka les relations à distance, on fait ce qu’on peut.

Génial elle est tellement belle que je l’ai mise sur mon frigo. (screenshot dudit frigo à l’appui)
Bleh?
Première réaction interloquée, dépassée. C’était avant le drame. Que voici. Après un temps de réflexion, et Benoît étant un TSS notoire (cf. rubrique afférente, vous y comprendrez donc que Benoit vit en colocation avec 3 autres étudiants mâles), je panique. OUI, je panique, je me dis pas « vanne trop naze ». Je tremble de rage à l’idée de Mohammed, le coloc iranien s’extasiant sur ma chute de reins, je me vois en Paris Hilton du pauvre qui aurait pas dû faire confiance, qui se retrouve en pâture face au monde entier, mais pas assez connue pour en tirer les bénéfices, je lui raccroche au nez. Il me rappelle. Je laisse sonner. Il me rappelle. Je laisse sonner. Il me rappelle… oui ça a duré longtemps.

Épisode 2, Marine, pourquoi on n’a jamais utilisé de sextoys?
C’est vrai, ça, pourquoi? On devise sur les avantages comparés des menottes, des godes-mais-surtout-pas-réalistes… bref, discussion sans grand intérêt que tout le monde a pu avoir à un moment de sa vie.

Le lendemain : Marine, j’ai pas arrêté de penser à cette histoire de menottes, alors du coup, je suis tout content, j’ai acheté un kit SM en promo sur internet… En promo. En promo. Promo en. EN PROMO.
Je refuse de faire les soldes pour les fringues – c’est vrai, quoi, je fais 38 aux pieds, 36 en haut, 38-40 en bas… bref, les soldes ne sont pas une
option pour moi. Donc pour moi, si j’ai pas de pognon, c’est H&M et Gap, et tant pis pour les marques, ce sera quand je serai riche, mais jamais un truc au rabais. Alors pour un vibral, tu te doutes direct que no way, quoi.
Bref, ma réaction (que je schématise un brin) : Gneeeeuuuhhh???

Ben oui, là aussi j’y ai cru, la promo, le plug en mauvais plastoc, la boule pour mettre dans la bouche façon « Bring out the Gimp », la totale. Effet tue-l’amour garanti. D’un coup, j’ai béni la relation à distance et le bonheur immense que constituait une nuit avec mon Ratatouille en peluche dans mon lit une place en buvant une Verveine Menthe. Chacun son style pour tuer l’amour, me direz-vous.

Une heure après, je suis encore à lui trouver une solution: a/se faire rembourser sur son compte, b/faire opposition sur sa CB et tout brûler, c/créer une annonce sur E-Bay (me disant au passage que merde pendant qu’on y est ce goujat serait capable de m’acheter un rabbit d’occase sur E-Bay, s’il tombe dans la promo)

Épisode 3, Marine, t’es là chez toi demain entre 14 et 17h?
– Naaaan j’y crois pas, tu me fais livrer des fleurs ou bien?
– Euh non, des enceintes pour mon pote Jérome. Je les ai pétées par accident l’autre jour…
– Hé?
– Je les fais livrer chez toi, tu les apporteras la prochaine fois que tu viens (rappel : il vit en Amérique)
– HÉ????
– C’est un peu gros par contre (visionnage de la page Amazon : le bébé fait 1m20 par 80 cm par 50 cm)
– HÉÉÉÉÉÉÉÉ!!!!!!!!!!! (je vis dans 2 mètres cubes)
Ca dure une bonne heure trente, au bout desquelles je fais exprès d’être pas chez moi demain, qu’il a qu’à se carrer au cul ses enceintes (sic), que c’était acheté sur CraigsList depuis 15 jours mais qu’il avait pas jugé nécessaire de m’en parler, qu’il me paie un billet d’avion si j’accepte de réceptionner le colis, mais que globalement, il faut se faire foutre super profond avant tout.
J’en tremble de rage.
– Euh ouais, en fait non, juste, je te fais livrer des fleurs pour la St Valentin… Putain j’ai honte c’était trop facile…
Du coup, dans ces conditions, la Saint-Valentin est plutôt rock n roll voyez-vous : une blagouze débile, un trashage en règle, un pot de fleurs pour finir. Sobre et décalé. Pour la première fois de ma vie où je suis maquée ce jour là, je trouve que c’est plutôt funkos.

Mais la morale de cette histoire selon Benoît est plutôt amère… Un jour, tu sortiras avec un mec qui te trompera et tu verras rien, ma pauvre chérie.

Mis à part que ça permet à mon entourage de se marrer un bon coup à mes dépens régulièrement, et que ça fait de moi un assez bon public, c’est touchant ou bien c’est un putain de cadavre dans le placard?

C’est la trêve des confiseurs

Dans ma blondeur intérieure ultime, je n’avais pas pensé, en partant de Paris, à ce mercredi et me voici à poil, sans articles, quoi. Pourtant, à Paris, j’en ai plein de finis ou
de commencés mais ici, rien du tout. Et là, il est minuit, je regarde Batman le défi et j’avoue que mon envie d’écrire un truc de sérieux ou d’un peu construit est totalement nulle. Alors je vais faire un peu de freestyle, j’aime bien, aussi.

De toute façon, c’est la dernière semaine de l’année, à peu près. Oui, je sais, techniquement, la dernière semaine, c’est lundi et pof, 2008, mais on va pas chipoter pour une journée, quand même. Cette semaine entre Noël et le réveillon est globalement une non semaine : la plupart des gens sont en vacances, tout marche au ralenti ou presque. Moi, aujourd’hui, je retourne sur Paris car demain, je reprends le boulot. Evidemment, j’aurais aimé plus de vacances mais d’un autre côté, j’ai déjà eu quelques jours alors que je suis dans la boîte depuis même pas deux mois donc je vais pas râler. Mais le fait est que la plupart d’entre vous ne sont pas là car ils sont en vacances alors c’est un peu comme si j’écrivais dans le vide. Mais non parce que tout le monde n’est pas en vacances quand même alors pour ceux, qui, triment, faut que j’écrive des conneries pour mieux faire passer le café alors que la moitié de l’open space est vide et que vous avez juste envie de rentrer chez vous. Moi, je suis sûre que jeudi et vendredi, je vais un peu m’ennuyer et ne parlons pas de lundi, ce sera encore pire. Simon ne revient que mercredi, Ioulia n’est là que jeudi alors je vais être toute seule sur mon ilôt.

Donc, là, j’ai déjà écrit deux paragraphes et si tu te bidonnes en me lisant, c’est que soit t’es super hypocrite, soit t’es bon public à un point inquiétant, quand même. Mais
promis, je vais sortir un truc drôle avant la fin, je te jure, lecteur. En fait, tu vois, cette année, je trouve cette période étrange. D’habitude, décembre, c’est déprime au tout début (déjà une année d’écoulée, qu’ai-je donc fait, blabla) et joie à Noël. Cette année, j’ai pas eu la déprime. Tant mieux, hein ! Mais du coup, je n’ai pas senti Noël arriver. J’étais prête, j’ai fait mes paquets, j’étais contente de la journée, aucun souci mais aucune fébrilité. Limite, ça me déçoit un peu. Tu vois, lecteur, quand j’étais petite, les derniers jours avant Noël, j’en pouvais plus, j’étais surexcitée. Je me souviens, le 24 avec ma sœur, on allait voir le dernier Disney au cinéma pour nous faire patienter un peu. Là, j’ai plus cette excitation. Alors bon, c’est sûr, mes cadeaux, je peux plus y jouer de suite vu que, justement, je n’ai plus de jouets. C’est pas pour autant que ça ne me fait pas plaisir mais c’est pas comme mes playmobils que j’installais à peine déballés, que je baptisais et que j’intégrais dans mon histoire. Je me demande des fois si je devrais pas te parler de mes playmobils parce que quand j’étais jeune, j’avais toute une histoire élaborée avec mes playmo, même que j’avais fait une feuille avec les états civils de tous mes bonhommes. En fait, si je me suis mise à écrire, c’est parce que je ne jouais plus aux playmos, c’était une autre façon de mettre en forme mon imagination, ni plus, ni moins. Je sais pas si j’en ai pas parlé, de ça, mais peu importe. Du coup, quand on ouvrait les cadeaux, on était surexcités alors pour éviter qu’on se couche pas d’heures parce qu’on teste nos nouveaux jouets (genre les playmos, les Barbies pour ma sœur ou, pire, un jeu vidéo), le noël fut déplacé au matin et c’est pas plus mal. D’ailleurs, ça arrange tout le monde : comme ça, ma sœur peut fêter Noël chez la famille d’Anthony le 24 et chez nous le 25.

 

Bon, c’est quand même là que je devrais me montrer drôle parce que mes histoires de playmo, tout ça, c’est plus effrayant qu’hilarant. Et comme j’ai bu plus de champagne
aujourd’hui qu’en un an (enfin, non, c’est pas vrai) et que je suis exténuée, je vais sortir honteusement en racontant la blague que ma sœur nous a sorti avant-hier midi. Donc si vous l’aimez pas, la blague, c’est Alice qu’il faut insulter. Donc, attention, hum hum…

Ce sont deux pédés qui se retrouvent le soir de Noël

« youpi, youpi, ce soir, c’est champagne et vaseline ! crie le premier

– Ah non, j’ai plus de vaseline…
– Ah …Alors ce sera champagne et cul sec »
Joyeux Noël !

A quoi ça sert la mode ?

Il y a des jours comme ça, où je me pose des questions cons. Aujourd’hui, réfléchissons ensemble sur la mode car j’ai l’impression que depuis quelques années, on ne fait plus que
ressortir les vieilles fripes du carton pour les remettre à la une. Aucune innovation, aucune audace… Bref, les modeux ne servent-ils plus aujourd’hui qu’à nous dire quelle fringue ressortir ?

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J’avoue ne pas suivre la mode. En général, pour la connaître, je rentre dans un magasin et je regarde ce qu’il y a. Par exemple, cet hiver, je rentre dans une boutique et c’est un déluge de gris, de noir et d’aubergine. Quelle déprime. Je n’ai rien contre ces couleurs là, je mets même très (trop) souvent du noir mais j’aime bien avoir un peu de pétard aussi. Cet été, c’est plus flashy, youpi ! Sauf que le jaune fluo et le vert pelouse, je peux pas en mettre, ça ne me va pas du tout au teint. Ca peut me servir à la limite si je veux pas aller bosser genre « regarde ma tête, ça se voit que je suis malade ». De la même façon, j’aime pas les slims ou les leggins, même si, dixit ma sœur « ohlala, tes jambes sont tellement blanches que j’ai cru que tu avais mis des leggins ». Mais c’est la mode d’être blanche, non ?

Bon, bref, je ne suis pas une modeuse et j’avoue que je m’en fous. J’ai pas forcément les moyens d’avoir un dressing avec tout ce qui est à la mode et ce qui ne l’est plus mais
qu’on garde parce que ça reviendra. Puis je pense être assez grande pour décider de ce que j’ai envie de porter ou pas. J’achète ce que j’aime, pas ce qui se porte pour être in. Mais il n’en reste pas moins que j’ai souvent l’impression que la mode est une vaste blague et que l’innovation est absente depuis quelques années. Tiens, si on remettait à jour les sixties, seventies, eighties, nineties… La mode des années 2000 est-elle condamnée à ne piocher que dans ce qui a été fait à la fin du XXe siècle ? Le délire et l’originalité ne sont-ils réservés qu’aux défilés ? Ce robes psychédéliques immettables ne sont-elles faites que pour dire qu’on fait des défilés avec plein de gens prout-prout ? On est pas loin des tenues des films de SF.

Au-delà de ça, je me demande sincèrement à quoi sert la mode. A part de marqueur social, je vois pas. Oui parce que, soyons honnêtes, nous n’avons pas tous les moyens d’être une
parfaite fashionista. Non parce que la pochette léopard Dolce & Gabbana, je veux bien la trimballer en soirée mais à 1770 euros, je vais devoir la voler puisque mon salaire
net est inférieur à ça (mon salaire brut aussi d’ailleurs). Heureusement, pas de panique, pour les fashionistas (j’aime bien ce mot) fauchées ou, pire, pauvres, on peut désormais louer des sacs trop chers sur sacdeluxe.fr, environ 20 euros les 15 jours, youhou ! Parfois, j’ai l’impression que la mode n’est ni plus ni moins que l’illustration de la théorie de Bourdieu sur le bon goût : ce sont les normes bourgeoises qui dictent ce qui est beau ou pas. Les fringues Jenifer ou Gemo, c’est moche. Mais pas mal de gens n’ont pas forcément les moyens d’aller s’habiller ailleurs. L’habiller plouc n’est pas forcément un choix. C’est d’ailleurs pour ça que je supporte pas les connards et connasses qui se moquent des fringues cheap des autres. File leur ton porte monnaie, je suis sûre qu’elles s’habilleront de suite mieux.

Pour ma part, je ne cours pas après les marques, je m’habille dans les magasins genre H&M, Promod ou Etam et je n’en éprouve pas la moindre honte (ni fierté). Je suis classique
dans ma façon de m’habiller et je me sens bien comme ça. Bien sûr, je crève d’envie d’avoir suffisamment de tune pour faire une razzia chez des Filles à la Vanille ou Cop copines car j’adore leurs fringues assez décalées, que je rêve de robes très Marilyn avec un grand chapeau et des lunettes pour me la jouer star. Mais pour le moment, je ne gagne pas des milles et des cents même si mon salaire est tout à fait correct, surtout pour un début. D’un autre côté, il est vrai que quand il me reste de l’argent à la fin du mois, je le dépense beaucoup plus (et même trop) facilement au rayon librairie de la FNAC que chez Zara ou dans des boutiques créateurs. Est-ce que ça fait de moi une personne à ne pas fréquenter publiquement ? Qu’on n’invite pas aux soirées parce qu’elle a trois trains de retard sur la mode ? Mmmm, j’avoue que ceux qui font leur liste d’invités en fonction de ceux que disent John Galliano, Jean-Paul Gauthier, Donatella Versace (mouarfff !) et consort, ils peuvent ne pas m’inviter, ce sera un service à me rendre !

La prochaine fois, je vous expliquerai qu’être ringard, c’est in. Sortez vos tongs en plastiques et shorts à fleurs !