Il me faut une copine spéciale « plan à 3 »

Parfois certains trucs m’agacent un peu chez les hommes et en premier lieu cette espèce de tenace légende urbaine comme quoi toute fille un tant soit peu open a forcément une copine dispo pour un plan à 3. Ah je savais qu’il me manquait quelqu’un pour obtenir un paysage amical parfait !

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Au début, ça fait sourire mais au bout d’un moment, ça devient limite lourd surtout quand tu le rabâches trois fois au même que NON tes copines n’ont pas envie de venir jouer avec nous, même si c’est son anniversaire et que ça lui ferait plaisir comme cadeau. Moi, ce qui me ferait plaisir, c’est un appareil Leica, tu me le payes ?

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Là, on en vient à plusieurs points. Une fois de plus, la bisexualité féminine semble aller de soi dans l’imaginaire masculin. Oui, il serait possible de ne pas toucher l’autre fille pendant l’acte mais on se ferait un peu chier quand même. Mais bon, ça, ça me dérange pas en soi, le jeune homme exprime un fantasme, je suis libre de souhaiter le réaliser avec lui ou non. Là où ça me titille, c’est quand ils semblent ne pas comprendre que je n’ai pas envie de coucher avec mes amies. Comme avec Vicky, j’en avais parlé lors de notre coloc de la vacuité. Pourtant on s’est déjà vues nues, on a dormi des centaines de fois ensemble, on nous décrit même comme un couple. Mais coucher ensemble me paraitrait affreusement incestueux.

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Je sais que je peux avoir un coté psychorigide dans la gestion de mes relations mais c’est ainsi. Quelqu’un que je classe dans la catégorie « amitié » ne passera jamais dans la case « amant(e) » même s’il est passé par la case « cible repérée ». Car l’amitié comme l’amour, ça se construit et je ne range pas quelqu’un dans le bac amitié des le premier regard non plus, il faut qu’il gagne ma confiance. Il ou elle, je veux dire. En plus, mon agenda étant ce qu’il est, je n’ai pas extrêmement de temps libre non plus donc mes soirées, je les donne à qui les mérite. Ca fait très prétentieux ce que je suis en train de dire, là, non ? Si.

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Et puis pardon mais quid de la nouveauté ? Je veux bien être arrangeante mais bon, si je dois toujours ressortir ma vieille copine de plan à 3, ne serait-ce pas un peu triste ? J’irais même plus loin. Imaginons que j’ai une copine de plan à 3 que nous appellerons Anaïs juste parce que j’aime bien ce prénom (j’ai failli dire Alice mais c’est un peu le prénom que je file à ma soeur ici donc ça fait de suite malsain alors que ce n’était pas mon but). Donc voilà, dès qu’un monsieur énonce le désir de mêler deux corps féminins au sien, nous voici au rendez-vous. Si bien qu’en fin de compte, on peut se demander si un couple n’est pas en train de naître entre Anaïs et moi et qu’on s’offre de temps en temps le luxe d’un beau pénis en chair et en sang (et pas en os). Alors ok, pourquoi pas mais tout ça ne me semble pas clair. Si Anaïs est ma copine de plan à 3, ce n’est pas ma petite amie. Et que suis-je pour elle ? Est-on réellement sûre que pour l’une comme pour l’autre, les choses sont claires ? Non parce que ce n’est pas anodin non plus à gérer. De toute façon, je ne suis pas sûre que sexe et amitié fasse bon ménage quelle que soit la configuration. Non mais c’est vrai, qui dit que cette histoire de plan à trois n’est pas une bonne façon pour l’une ou l’autre d’assouvir son amour pour sa camarade en faisant passer ça pour de la pure jouissance ?

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Et puis merde un peu. C’est son fantasme, ce serait à moi de me bouger les fesses pour le réaliser ? Bah tiens. Il peut demander, hein, j’ai peut-être ça sous la main mais si tel n’est pas le cas, il peut pas chercher de son côté aussi ? C’est quoi ce macho qui attend qu’on lui livre des femmes toutes prêtes à se faire dévorer sans lever le petit doigt. En plus, je ne veux pas dire mais trouver une fille célibataire open comme ça au pied levé, c’est pas vraiment facile. Autant un mec, c’est sans soucis ou à peu près(allez fureter sur certains forums, y en a qui sont partant pour à peu près tout) autant trouver une fille célibataire open, c’est pas si simple, surtout quand c’est une femme qui cherche. Parce que les femmes lesbiennes ne cherchent pas de couples hétéros et que, souvent, les femmes qui sont motivées pour un plan à 3 sont déjà en couple et cherchent justement une troisième (pour leur propre plaisir ou celui de leur mec mais ça, c’est un autre débat).

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Enfin, il me semble que souvent, le trip « je couche parfois avec mon pote » est souvent condamné à base de « non mais fais gaffe, tu vas tomber amoureux, c’est risqué, faut pas », blablabla. Je me trompe ? Je n’en ai pas l’impression. Or ce qui est « mal » entre un ami et une amie devient tout à coup normal entre une amie et une amie ? Pourquoi ? Par hétéronormisme ? Ben ouais, on peut coucher entre femmes juste pour le fun, y a forcément pas d’amour entre. Vu qu’elles couchent aussi avec un mec, elles sont forcément hétérosexuelles, hein. Et puis la marmotte, tout ça…

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Bref, tout ça pour dire que quand je réponds « non » à la question « as-tu une copine qui veut jouer avec nous », c’est pas juste pour faire chier mon monde alors c’est pas la peine de me redemander toutes les heures non plus. 

Le sexe, c’était plus joyeux avant

La semaine dernière, en illustrant l’article sur le plan à 3, j’ai découvert un film étrange, le plumard en folie (entre autres, le nom varie selon les époques) dont je vous laisse découvrir la fiche sur nanardland. Si j’avoue que même pour ma rubrique sur l’art du nanard, je ne regarderai pas ce film, il m’a quand même un peu interpellée. Parce que j’ai la sensation qu’on a perdu en légèreté dans le traitement du sexe au cinéma.


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Je n’ai pas connu les années 70 et je n’ai aucun souvenir de la sexualité des années 80 parce que j’étais un peu trop petite pour concevoir le truc. Mais aujourd’hui, est-ce à cause du fameux prisme du « c’était mieux avant », je trouve qu’on a perdu le côté festif, grivois du sexe. Quand je vois les petits films grivois de ce temps où je n’étais point née où les femmes sont topless et trouvent la levrette bien sympas, qui se font tripoter avec le sourire. Ok, je schématise et je pourrais aussi souligner le côté assez machiste de tous ces films mais là n’est pas mon propos.

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Aujourd’hui, dans les films, le sexe est souvent agressif, une forme de subversivité. « Je baise et je t’emmerde, je suis une rebelle de la société ». De la même façon, la levrette grivoise d’antan est devenu signe d’un appétit sexuel certain et, pire, d’une sexualité sans sentiment parce que quand on s’aime, on baise les yeux dans les yeux. Ceci étant, un miroir subtilement placé peut permettre d’avoir les deux en même temps… Mais je m’égare (mais je vous le conseille).

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Alors pourquoi un tel changement allez-vous me demander ? Enfin, vous allez surtout me demander mon avis sur le sujet, j’ai pas fait d’étude sociologique de la question. Et ça tombe bien, j’en ai un. Que s’est-il passé entre cette époque bénie hippie où on s’enfilait sans revendiquer ou sans en rougir et aujourd’hui ? Le SIDA. Oui, le SIDA. IL y a quelques années, j’avais lu quelques articles d’un homme quadra qui racontait l’anecdote suivante :  au début des années 80, il va au resto avec des amis quand il repère une femme qui lui plaît. Ils finissent tous les deux dans les toilettes à s’envoyer en l’air. Et là, le mec précise : à l’époque, on ne parlait pas du sida, ce genre d’aventure était possible. C’est vrai qu’aujourd’hui, j’aurais pas idée de m’envoyer en l’air avec un parfait inconnu sans capote. Et j’en ai pas toujours sur moi (enfin, si, j’en ai une qui traîne au fond de mon sac mais je vais aux toilettes sans sac, en général).

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Du coup, on culpabilise tellement la pratique sexuelle (ça donne des maladies) que ça devient une conduite aussi subversive que prendre de la drogue. Ahah, je brûle la chandelle par les deux bouts, je baise ! Et même pas j’attends d’être amoureuse, même pas j’attends le troisième rendez-vous. Là, par exemple, je suis en train de mater Basic Instinct 2 (ma merdophilie explose en ce moment) et Sharon Stone est une dame trash qui explique à son psy (enfin, je crois, j’ai raté le début) qu’elle se masturbe en pensant à lui et qu’elle adorerait se faire prendre à 4 pattes, la tête dans l’oreiller, par lui. Mais pile ce que je suis en train de dire ! Et voilà héroïne malsaine = sexe déviant = levrette. Mais où a-t-on perdu notre légèreté ? Pourquoi aujourd’hui un film grivois avec des scènes à la limite de l’érotique n’est plus vraiment envisageable, que ce sont toujours des scènes soit intégrées dans un espèce de drame esthétisant soit une tentative souvent merdique de subversivité. Faut pas s’étonner que les gens fassent la gueule et se gavent de médocs, tout ce qui fait plaisir est condamné car mauvais pour la santé.

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Comme disait la blague : « Docteur ! Je ne fume pas, ne mange pas gras, je ne bois pas, ne baise pas et fais du sport, vous pensez que je vivrai
vieux ?

– Je sais pas si vous vivrez vieux mais ça va vous paraître long. »

J’ai envie de dire que le jour où on pètera un coup et qu’on se relâchera un peu, on ne s’en portera que mieux.

Non, je veux pas coucher avec ma meilleure amie

Il est communément admis que les femmes viennent de Vénus et les hommes de Mars, ok, je veux bien. Mais si je trouve ce jugement un peu définitif, force est de constater que parfois, y a vraiment difficulté à se comprendre. Notamment sur le fait de coucher ou non avec sa meilleure amie.

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Comme vous le savez, j’ai hébergé Vicky, ce qui m’empêchait de recevoir des hommes à domicile (du moins quand elle est là, je vis dans un studio). Evidemment, j’ai un peu omis d’envoyer un avis à tout le monde et au fur et à mesure je reçois des avis de passage sur MSN du type « hé, je peux passer te voir ? » Non, non, j’héberge une amie, tu vois… Et immanquablement, je dis bien immanquablement, j’ai droit à un « oh ben c’est pas grave, elle n’aura qu’à participer ! ». Bon, ok, à une exception près. Y en a un qui m’a même promis la primauté pour me convaincre. Comment dire ? C’est pas ça le problème.

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 Si, évidemment, la proposition est plus faite sur le ton de la blague qu’autre chose (bien que je pense que si je disais oui, ils arriveraient chez moi encore plus vite qu’il n’en faut pour le dire), il n’en reste pas moins qu’au bout d’un moment, expliquer pourquoi je n’ai pas envie de coucher avec ma meilleure amie, c’est légèrement lassant.

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Il est vrai que pour certains trucs, je suis légèrement psychorigide, notamment le mélange sexe-amitié, c’est niet direct, je l’ai déjà dit. Comme dirait un ami intime : « on a des potes pour parler, des potes pour sortir et des potes pour baiser ». Voilà, c’est EXACTEMENT ça. Et Vicky, c’est pas ma pote de baise parce qu’on se connaît trop, on partage trop de choses, on est justement trop intimes pour ça. D’abord, j’ai envie de dire que depuis 3 ans qu’on se connaît, 3 ans où on a partagé je ne sais combien de fois la même couche, 3 ans où on est parties à Center Parcs ensemble, on s’est changé dans la même cabine et on a donc vécu un mois ensemble. Je peux donc conclure que si on avait dû coucher ensemble, ça fait longtemps que ce serait fait. De toute façon, Vicky, c’est un peu comme ma sœur maintenant et moi, je couche pas avec ma sœur.

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De façon plus générale, je trouve assez amusant que les mecs ne comprennent pas que je suis pas forcément open pour coucher avec ma meilleure amie. Ils ont dû regarder trop de porno sans doute mais dans la vraie vie, toutes les filles ne couchent pas avec leurs copines. Non mais j’imagine le truc : « Bon, on l’a vu trente fois cet épisode de Sex and the city, on se met à poil et on se lèche, ». Mais ouiiiiiiiii… Et tous les mecs se tripotent en bande dans les vestiaires aussi, c’est bien connu, tout pareil. Allons, allons, messieurs, est-ce si incroyable de comprendre qu’une femme n’est pas prête à coucher avec tout le monde (et je ne dirai pas avec n’importe qui vu que Vicky n’est pas n’importe qui) ?

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Mais c’est assez typique du délire du plan à 3 homme/femme/femme. C’est souvent du « ça te dirait un plan à 3 ? T’as pas une copine qui serait open ? ». Ah mais oui bien sûr, c’est toi qui propose mais c’est moi qui amène, ça fait très « tu viens manger chez moi mais tu amènes la bouffe ». Ouais, bien sûûûûûûr, je couche régulièrement avec mes copines juste pour le plaisir d’hommes gourmands…

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Bref, messieurs, si vous pouviez intégrer que toutes les femmes ne couchent pas avec leur coloc/potes féminines de façon systématique, ce serait sympa. Parce qu’en vrai, avec Vicky, quand on s’ennuie, on ne se lèche pas, on se raconte des conneries.

Réaliser son fantasme à tout prix ?

Il était une fois une fille qui s’appelait Angélique et qui avait au rayon de ses fantasmes le fameux plan à 3. Un jour, via le net, un homme lui propose de s’amuser avec  sa femme et lui. Emoustillée, Angélique dit oui mais voilà, après quelques échanges de photos, le couperet tombe : Angélique ne plaît pas à la femme. Mais le mec est très motivé et lui propose une solution alternative qui consisterait, en gros, à venir, à faire plaisir au couple et à se casser sans demander son reste. Sans que personne ne la touche, elle.



Angélique est partagée. D’un côté, son fantasme, de l’autre, un plan plutôt moisi qui risque de la frustrer, voire de la blesser car coucher avec quelqu’un qui n’a pas du tout envie de vous, ce doit être dur à vivre. Même s’il s’agit d’une femme et qu’Angélique est hétérosexuelle. Donc elle hésite et me demande mon avis. Je lui réponds le fond de ma pensée : « laisse tomber ! ». De un, quitte à faire un plan à trois, autant que ce ne soit pas un pur 2+1. Là, en l’occurrence, Angélique aurait été limite de trop, un élément rapporté qui serait là pour rajouter un peu de piment pour les deux autres sans avoir réellement le plaisir qu’elle est en droit d’attendre d’un rapport sexuel. Vu que le rapport l’excluait plus ou moins de toute façon. De deux, si on veut réaliser un fantasme, il me paraît plus intelligent d’attendre une occasion plus… idéale, on va dire, sinon, ça va être très, très décevant.



J’ai parfois l’impression qu’on est en permanence dans une course à qui a fait quoi en matière de sexe. Le tout arbitré par le fameux test de pureté dont on vante le résultat catastrophique : « je suis dépravée, je suis trop fière ! ». Certes mais le but n’est-il pas plutôt de faire les choses par envie et non pas pour cocher une ligne sur une liste de choses à tenter ? Comme Angélique, il est des fantasmes que je serais ravie de réaliser mais pour autant, je ne suis pas prête à tout pour ça. Il faut quand même que j’y trouve mon compte. Si le seul plaisir à l’arrivée est de gagner quelques points de plus au test de pureté (surtout que passé un certain âge genre le mien, il serait assez ridicule de continuer de se vanter de son score), franchement, c’est assez pathétique.


Plus généralement, j’envisage tout à fait sereinement le fait que tous mes fantasmes ne pourront pas être réalisés. Surtout quand on sait que mon number one, c’est faire du sexe dans l’espace. D’abord, je doute d’aller dans l’espace un jour dans ma vie (j’y crois pas moi aux voyages sur la lune avant ma mort) et puis d’après des études, il semble que le sexe en apesanteur est très compliqué. Je veux bien le croire ! Donc oui, je considère qu’on ne peut pas résoudre tous ses fantasmes. D’abord parce que des fantasmes, ça évolue et qu’on ne peut pas avoir une liste fixe toute sa vie. Et ensuite parce que ce serait bien trop triste. Non mais imaginez un peu qu’à mettons 30-35 ans, voire 40, allez, on se retrouve à avoir testé tout ce qui nous faisait envie. Il nous reste encore la moitié de notre vie. Bonjour l’ennui. Même si je veux bien croire que la libido va décroissant avec l’âge, je ne pense pas que la sexualité s’arrête à 50 ans. Sinon le viagra n’aurait pas le succès qu’on lui connaît.


Finalement, Angélique a dit non. Avec un léger regret, celui d’avoir perdu peut-être la seule occasion de réaliser ce fantasme. Mais franchement, vu comment ça se présentait, je pense qu’elle aurait plus regretté sa réalisation…

Est-on avec qui on couche ?

Récemment, j’ai découvert un peu accidentellement via Facebook qu’un garçon pour qui j’avais une certaine estime avait mélangé son sexe avec une fille que je qualifierais de « hystérique avec un feu perpétuel au cul ». Cliniquement, c’est ce qui doit correspondre à nymphomane mais je ne suis pas psy donc je sais pas… Quoi qu’il en soit, quand j’ai vu ça, ça m’a un peu déçue, je me dis qu’il tombait bien bas.

Puis j’ai réfléchi et me suis dit que non, on ne pouvait pas être limité à qui on couche ou plutôt, on a tous droit à nos erreurs de casting. Prenons ce cas précis dont je parle, imaginons que le garçon s’appelle Charles et la fille Succube. C’est pas très joli mais j’ai préféré éviter de choisir un vrai prénom pour ne pas froisser mes lectrices qui pourraient penser que je sous entends que toutes les filles portant leur prénom sont des nymphos. Donc pourquoi Charles s’est compromis avec Succube ? Peut-être par attrait du sexe facile, de la réputation sulfureuse de la fille car c’est bien connu, plus une fille se tape de mec, meilleure elle est au lit (ahahah !). Peut-être Charles n’avait-il pas vu de femme nue en vrai depuis longtemps et que quand on a très faim, on n’est pas très regardant sur la nourriture. Peut-être tout simplement que Charles ne connaissait pas la triste réputation de Succube et qu’elle lui a fait croire qu’elle était une fille douce, aimante et pas du tout hystérique.  Voilà : difficile donc de savoir le pourquoi du comment et à la limite, ça ne me regarde pas. Je vous parle de Charles et de Succube mais j’ai vu la même chose entre une fille que j’estime intelligente que nous appellerons Bénédicte et son amant que nous appellerons Poney, suite à la
réputation qu’il se plaît à entretenir (je vous laisse deviner laquelle, ça n’a aucun rapport avec l’haleine, bien sûr). Qu’est-ce qu’elle fout avec ce type ? Mystèèèèèèèèèère.

Mais soyons honnête jusqu’au bout. Si j’étais tous les hommes avec qui j’ai couché, je ne serais pas forcément quelqu’un de bien, ça dépend qui on regarde. Des amants bien (au niveau humain, je ne parle pas de performance), j’en ai connu quelques uns, ils gardent d’ailleurs une belle place dans mon cœur (c’était la minute neuneu, veuillez m’excuser). Mais des connards, j’en ai eu aussi une foultitude, bien trop même à y penser. Il y a eu plusieurs types de connards, je ferais deux catégories :

– les connards non identifiés, que je prenais pour des mecs bien et le lendemain, tu découvres qu’ils t’ont effacée/bloquée de MSN ou que leur ex, en fait, c’est toujours leur actuelle ou qui ne te donnent plus de nouvelle le jour où tu leur expliques que, non, tu n’as aucune envie de coucher avec une de tes copines et lui pour lui faire plaisir. D’ailleurs, suis-je vraiment anormale de ne pas avoir envie de coucher avec mes amies ? Mes copines, je les adore mais de leur caresser leurs corps nus avec mes doigts, ma langue… de les voir prendre du plaisir… Heu, ça me fait limite l’effet d’un inceste en fait.  Puis si un mec veut un plan à 3, je ne vois pas pourquoi je devrais me taper le boulot de trouver la 3e personne.

–  les connards parfaitement identifiés mais quand on a faim, on a faim. Même si après s’être tapé son connard, on se sent un peu sale et surtout totalement nulle, comme après avoir avalé un menu maxi giant au McDo alors qu’on est censée être au régime : sur le coup, c’est bon mais après, c’est un peu la honte.

Alors oui, je n’ai pas couché qu’avec des gentlemen et parfois en parfaite connaissance de cause. Est-ce que ça fait de moi une moins bonne personne ? Parfois à mes yeux le lendemain mais c’est tout. Sûr que je mérite mieux mais en attendant ce mieux, j’ai aussi le droit de m’amuser un peu. De toute façon, ça ne regarde que moi et personne n’a à être au courant. Parce que quitte à coucher avec des connards, je préfère que mes contacts Facebook ne soient pas au courant…

Courrier des cœurs : réponse à Tulipe

Cette semaine, Tulipe nous a posé la question suivante : « J’ai rencontré un mec y a quelques temps, on est un peu sortis ensemble mais là, ça fait 15 jours que j’ai plus de nouvelles. Il n’est pas branché téléphone mais là, quand même… Du coup, je me demande si je peux ou dois lui envoyer un ultime message ou si je dois attendre qu’il revienne vers moi car j’ai peur que si je lui renvois des messages, je l’effraie, ça fasse trop fille accro. Votre avis? »



La cellule love and sex s’est réunie et voici ce qu’on en pense

Marine : Donc non seulement tu n’attends plus de nouvelles, mais surtout tu ne lui écris pas. Non, ça fera pas « fille accro », ça fera « boulet », celle qui comprend pas l’évidence, à savoir que le mec a lâché l’affaire et a même pas pris la peine de le signaler. Par ailleurs, inutile de le réprimander, le plan « dignité offensée », il n’y a
que les filles qui y croient, lui, ça ne l’atteindra pas. Donc pour ton bien-être, n’attends plus rien de lui, lâche l’affaire e basta cosi.

Summer : Ben ça dépend si tu lui as déjà envoyé 160 messages et que tu n’as aucune réponse dans ce cas oui vaut mieux laisser tomber, si tu ne lui as laissé qu’un ou deux messages un petit dernier pourquoi pas, mais entre nous comme dirait Miranda, s’il rappelle pas c’est que tu ne l’intéresses pas vraiment (enfin elle le dit pas comme ça Miranda mais en substance c’est presque ça!)

Enzo : Tu as raison, un homme est un petit animal fragile qui s’effraie rapidement et facilement. D’ailleurs il faut beaucoup de tact pour l’apprivoiser. Et si tu es forte tu pourras le baguer (pour le reconnaitre parmi les autres).
Hum non ca colle pas, je la refais :
Mais bien sur tu as raison, c’est dur de franchir le cap et d’aller à l’encontre des lois de la nature : c’est à l’homme d’appeler, biologiquement, c’est dans les gènes. Ne joue pas avec la nature, sinon la nature se vengera !
Ca colle pas non plus…
Bon oui tu peux lui envoyer un message (d’ailleurs tu aurais pu et du le faire plus tôt, je ne te félicite pas) mais 15 jours sans nouvelles, c’est plutot mauvaise signe (pour tous les êtres humains, que ce soit homme ou femme).

Diane : Sache, petit scarabé, que la lacheté masculine a su développer de nombreuses techniques d’évitement à travers les ages. Il semblerait ainsi ici que nous soyons en présence de la fameuse et merveilleuse technique du: « je t »ignore et je ne réponds pas à tes appels ni à tes messages afin de te montrer que tu ne m’intéresses plus parce que je n’ai pas l’honnêteté ou le courage de te le dire carrément et clairement »

Donc, mon conseil: lui envoyer un ultime message pour célébrer ta liberté (plus ou moins ironique, hein: « bon bah puisque tu réponds pas, j’annule le plan à trois avec ma copine Carmen electra »), ou tout simplement on efface son numéro. Errare humanum est, perseverare connardum.

Nina : Ahem. Bon, sur le papier, ça semble mal barré mais bon, il a peut-être une bonne excuse genre une appendicite…Dans ce cas là, je suggère la technique du ultime SMS du genre : « le silence radio, c’est pas classe » ou assimilé. Là, deux choses : soit son orgueil de mâle est piqué et il te répond, soit il répond pas. Comme tu auras activé l’accusé de réception pour le SMS et qu’il répond pas, c’est définitivement un connard. Tu peux aussi faire un SMS d’insulte si tu as besoin de te défouler mais bon…Comme dit Marine, ça ne servira pas à grand-chose. Au moins, tu auras fait une dernière tentative et tu pourras passer à un autre mec, certainement plus classe.

Voilà, si toi aussi, tu as une question vitale à nous poser ou une question à la con pour nous amuser, n’hésite plus, laisse un comm, écris un mail
(nina.bartoldi’at’gmail.com), facebooke-moi (Nina Bartoldi, aussi), manifeeeeeeeeste toi !

Courrier des cœurs, réponse à Audrey

Cette semaine, Audrey nous a posé la question suivante : « j’ai un problème : dans la bande d’amis de ma soeur, il y a un nouveau garçon. Je l’ai rencontré l’autre jour quand ils sont venus à la maison et j’ai craqué, un vrai coup de foudre. Et je crois que c’est un peu réciproque. Mais le truc, c’est que je crois que ma soeur aussi, elle craque sur lui. Alors est-ce que je peux tenter ma chance malgré tout ou pas? »



La cellule love and sex des vingtenaires s’est donc réunie pour répondre à cette angoissante question et voici ce que ça a donné.

Enzo : « Je crois que », « je crois que » ! Demande à ta sœur et tu seras fixée !
A moins que tu souhaites qu’on te dise « tente ta chance » en omettant de prendre en compte ta sœur (ce qui t’arrangerait vu tes craintes) et venir ensuite dire « mais c’est la faute aux Vingtenaires ils m’ont dit de faire ça et maintenant je suis brouillée avec ma sœur jusqu’à l’enterrement de nos parents ! » ? Tu pensais vraiment te lancer avec un doute comme celui ci ? C’est qu’après tout ce n’est que ta sœur, c’est pas comme si c’était de la famille proche…
Enfin bref, poses la question à ta sœur, tout simplement. Si la réponse ne te plait pas, tu pourras toujours te venger dans des années en couchant avec ton beau frère (penses quand même à revenir nous demander conseil avant pour que l’on t’en dissuade).

Lucas : Y a des jours, je me demande si moi aussi j’avais des questions pareilles et si c’est la matiourité qui me fait soupirer…
Alors tu attrapes ta sœur au retour de l’école, tu la prends entre quat’z’yeux et tu lui poses la question comme une grande.
Ou mieux : tu chauffes le mec à mort pour créer une saine concurrence entre ta sœur et toi. Le Droit européen n’a pas encore légiféré en ce qui concerne le marché du célibataire et ta sœur est peut-être première entrante mais elle n’a pas de monopole.
Le mieux ? Tu ne dis rien, tu choppes le garçon et tu laisses ta sœur devenir anorexique et déprimée. Le temps pour elle de trouver un autre mec c’est à dire 2 jours et demi.

Jane : Ben voilà, tout aurait-il déjà été dit? Soit tu la joues « que la meilleure gagne et une mini jupe n’est pas tricher » en concurrence avec ta sœur, soit tu lui parles (à ta sœur) pour connaître son point de vue, si elle se projette avec le jeune homme avec le kit marmots + labrador + pavillon de banlieue + labrador qui bave, et dans
ce cas là, va falloir que l’une des deux revoit ses prétentions à la baisse. Sachant qu’à la base, c’est sa bande de potes, tu risques un peu de t’attirer le mauvais œil sur 5 générations si tu la poignardes dans le dos. Plus aucun respect les jeunes de nos jours…

Summer : Ben dis donc vous êtes vachement dur quand même! Attendez, vous savez le pourcentage qu’il y a de tomber amoureux et que la personne le soit en retour? Et si sa sœur lui dit que oui elle craque pour lui, elle doit se morfondre? Maintenant si tu dois parler à ta sœur je te conseille plutôt de lui dire que tu craques plutôt que
d’essayer de savoir si elle craque elle. Tant qu’elle ne dit rien tu as la conscience plus ou moins tranquille dirons nous et si c’est elle qui sort avec c’est elle qui se morfondra et culpabilisera, plan démoniaque gratuit. et puis rien que parce que tu demandes conseil aux vingtenaires je te soutiens. voilà , que le combat commence.
Soit dit en passant, n’oublie pas quand même que le sous titre de notre blog est la lose sentimentale… je dis ça je dis rien! 

nb: franchement je dois dire que je vous trouve pas cool avec le lecteur non mais oh!

Tatiana : Moi je propose une autre solution (bon j’ai lu le debat en travers donc j’espere que j’ai pas raté un truc) : un plan à 3 avec ta soeur. Les mecs fantasment trop sur ce genre de truc. A faire bien sûr que si tu es proche de ta soeur. Elle est pas belle mon idée ?

Summer : beurk!

Diane : Fucius a dit (et il avait oublié d’être con): tu ne convoiteras pas les convoitises de ta soeur. Des mecs, y’en a 45157 autour de toi, voire des millions si tu voyages, et des soeurs, eh bah tu n’en a qu’une (voire deux ou trois hein, n’ergotons pas non plus). Vu ce que ça peut créer de tensions/discorde entre vous, mais je serais pour que vous le zappiez toutes les deux, et que vous alliez faire du shopping après.

Nina : Des fois, je me demande d’où vient cette manie qu’on a de toujours vouloir l’histoire d’amour (avec un petit ou un grand a) la plus compliquée possible. C’est à cause d’une lecture trop précoce de Roméo et Juliette ou de son visionnage en DVD avec Léo waouh di Caprio ? Personnellement, à choisir entre un mec et ma sœur,
je n’hésite pas trente secondes. Ma sœur, j’en ai qu’une et des mecs, il y en a des milliers. De toute façon, le coup de foudre, j’y crois pas, j’appelle ça un coup de cœur et si tu es aussi accro à lui, c’est justement parce qu’il est le fruit interdit, c’est mathématique. A partir du moment qu’on a conscience de ça et qu’on commence à relativiser, tout va mieux, on se rend compte que des garçons, y en a des tas qui n’entraîneront aucun conflit avec sa sœur. Et puis je vais te dire, même si ta sœur n’était pas attirée par lui, sortir avec un pote de quelqu’un de sa famille, faut pas que ça se finisse mal parce que tu vas faire exploser leur groupe et ça n’aidera pas à des relations de famille harmonieuse. En un mot comme en 100 : laisse tomber.

Voilà, si toi aussi, tu as des petits soucis amoureux et que tu as envie de provoquer un débat houleux entre vingtenaires sur ma boîte mail (oui, ce fut houleux, y
a plein de bouts qui ne sont pas publiés mais on s’aime quand même), n’hésite plus, pose ta question ici, sur ma boîte mail ou même sur mon facebook 

Où trouver l’homme, épisode spécial : avec qui draguer ?

(Je rappelle à mon lectorat que tout ceci n’est que fiction et qu’en vrai, je chasse pas le mâle)


A la recherche du prince charmant

Après être allée au pub et avant d’aller au bar cosy, je me pose un peu pour réfléchir à mon plan d’attaque. Et puis je dois prendre des médicaments pour pas avoir mal à mon entorse donc l’alcool, c’est le mal. Alors réfléchissons ensemble à cette angoissante question : qui prendre avec moi pour aller draguer.

J’ai déjà expliqué que ma sœur, ce n’était pas possible. Alors voyons ce que nous avons en rayon. Parce qu’aller dans un bar seule en soirée, ça pue trop la fille désespérée qui cherche un mec et c’est pas comme ça qu’on trouve quelqu’un de bien.

Option A : la copine célibataire

Dans un monde idéal, on se fait draguer par un groupe de mec du même nombre que nous et comme on est trop chanceuses, on se les partage sans se disputer, comme une évidence. Un peu comme dans Hélène et les garçons : elles sont 3, eux aussi, ils choisissent naturellement leur chacune et tout le monde est heureux. Mais dans la vraie vie, ça ne marche jamais comme ça. Alors, une cops célibataire, ok, mais une du type pas jolie qui me ferait pas de l’ombre. Ouais mais pas trop moche quand même sinon elle va tenir la chandelle toute la soirée et ça va pas être drôle. Et puis ce qui est un peu pénible avec la beauté, c’est que ça reste hyper subjectif…

Option B : la copine en couple

L’avantage, c’est qu’elle n’est pas en chasse mais là aussi, la liste des inconvénients n’est pas négligeable. Pour commencer la copine en couple ne va pas chercher à se dégoter une cible dans un bar et on se retrouve avec le syndrome chandelles option « merci de me faire passer une soirée de merde à parler avec un type pendant que je regarde les arbres pousser ». Note pour moi-même : toujours prévenir sa copine en couple qu’on veut sortir draguer, histoire qu’elle soit au courant de ce qu’il risque de se passer. De plus, il reste
toujours la possibilité que ma cible la trouve plus séduisante elle que moi. Et puis l’inconvénient majeur avec la fille en couple, c’est que comme elle a trouvé chaussure à son pied, elle s’improvise chausseuse pour moi et décide de me trouver le mâle. Sauf qu’elle, elle est pas désespérée et élimine les prétendants à tour de bras. « Mais non arrête, il est pas beau », « t’as vu comme il est fringué ? », « j’aime pas comment il parle », « tu fais dans le babysitting maintenant ? », « laisse tomber, il reluque toutes les nanas qui vont aux toilettes ». Bref, c’est la garantie de ne pas trouver l’homme mais en plus d’avoir envie d’étriper une copine qui nous a cassé tous nos jouets.

Option C : le pote homo

Là, de prime abord, on est rassurée, aucun risque qu’il nous pique notre target et si tel est le cas, c’est que de toute façon, la target n’était pas pour nous, c’est mathématique. Mais ce n’est pas parfait non plus parce que ce serait pas drôle sinon. Premier souci : le pote homo est un homme donc ma target peut penser que c’est mon chéri et ne pas venir me draguer. Ou me prendre pour une salope si moi, je vais lui parler. Ou fantasmer sur un plan à 3 alors que c’est pas ce que je comptais lui proposer. Donc il faut prendre un homme gay de type très gay, justement. Mais voilà, il va falloir s’entendre sur le planning de la soirée car il risque d’y avoir conflit si vous voulez draguer tous les deux. Par expérience, je sais qu’il y a des hétéros dans les bars et boîtes homos mais ce ne sont vraiment pas les plus séduisants puisqu’ils vont là pour fuir la concurrence. Donc la question est : sort-on en milieu homo ou hétéro ? Parce que selon la réponse, l’un des deux va faire chandelle et j’ai déjà expliqué que ça n’était pas génial pour draguer dans ses conditions.

Conclusion : je sais pas encore qui je vais choisir pour aller draguer au bar la semaine prochaine mais ça va être compliqué, je sens.

« I need a Hero »

Par Emma

 

 (ceci est un post déprime, spécial dédicace pour le titre à Jennifer Saunders)

 
 

            Bon, ben il est 3h du mat’, je bosse à 9h30 tout à l’heure, et je parle de la vie avec Gauthier au téléphone depuis plus d’une heure. La Vie, les déprimes, l’Amour, les rencontres, les déceptions, les relations, les parents, l’adolescence, les Hommes, les Femmes…

 

            J’en suis à un stade de ma vie où j’ai l’impression d’avoir une sorte de bilan à faire. J’ai 26 ans ½, je suis propriétaire de mon appart, j’ai un boulot sûr et que j’aime, des amis géniaux et fidèles, des ex, ma vie est bien remplie et pleine de sens. Mais de sens pour moi seule. J’aime ma liberté, vivre la nuit, mon taff prenant, mes grasses mat’… mais je vais où ? Dans quelle direction ? Pour qui, pour quoi ? Cela fait 3 ans que je ne suis pas tombée amoureuse, que je vais de galère en échec, je reste nostalgique de l’Amour, et j’ai l’horloge biologique (je crois) qui se met en route. Je crois que j’en ai marre.

            Bon, ok, je ne suis pas la seule dans ce cas, j’en suis consciente. Je me dis même parfois que c’est le ‘mal du siècle’ cette recherche éperdu de l’âme sœur, de l’harmonie, de la construction. Je me pose de questions en ce moment, certainement à cause un nouvel échec amoureux. Enfin, ‘amoureux’ est un bien grand mot. Disons que j’ai cru quelques instants que ça pourrait le faire entre nous, que ça allait déboucher sur quelque chose de vrai, de profond, de durable. Ben non. Et c’est pas simple en plus. On a été ensemble, on s’est séparés, on a recouché ensemble, on s’est re-séparé, on a tenu le coup quelques semaines, puis recouché ensemble, puis re-dit qu’il fallait arrêter les conneries… Môsieur n’est pas prêt, n’a pas fait le deuil de son histoire passée, bla bla bla, bref, il ressent des choses pour moi mais c’est pas le bon moment voilà voilà… Il est sincère dans tout ce qu’il me dit, dans tout ce qu’il ressent, mais n’empêche quoi moi j’ai les glandes. Au-delà de la déception de cette relation-là, c’est tout un ensemble de représentations, d’espoirs, d’envies, de besoins qui remontent à la surface. Une de mes amies les plus proches est actuellement enceinte de 6 mois ½, et ça me fascine, ça m’émeut, ça ravive l’envie spontanée, biologique, animale d’être mère qui est en moi. Je sais qu’un enfant ne sera pas pour tout de suite, quoiqu’il arrive. Mais par contre, je ne peux m’imaginer cela que dans un contexte d’amour et de partage, donc, avec un papa que j’aime, qui a la même envie et les mêmes espérances que moi. Et je ne vois rien arriver à l’horizon.

 

            Donc, Emma, elle en marre des faux espoirs, elle aimerait bien trouver un peu d’amour dans sa vie. Pour être honnête, je n’ai pas encore fais correctement le deuil de mon ex. Je l’ai aimé à la folie, il m’a révélée à moi-même pour plein de choses essentielles, et je le regrette encore. Mais je dois dire que j’ai bien avancé ! Je ne suis plus autant investie de lui qu’à une époque, et je ressens surtout une nostalgie de notre relation à tous les deux. Il n’est plus le même qu’il y a 3 ans, et moi non plus, nous ne pourrons jamais revivre ce que nous avons vécu, ça je l’ai compris et enregistré.

            Je pense donc être prête à tomber à nouveau amoureuse, mais encore faut-il que quelqu’un s’y prête !!! D’un autre côté, il y a encore plein de choses inexplorées vers lesquelles je ferai bien un petit tour… Coucher avec une femme, m’essayer au plan à trois … (arrêtez de vous faire des films bande de pervers). Bref, plein de situations difficiles à expérimenter quand on est en couple, avec tout ce que ça engendre. Bah, vu comme ça, je me dis qu’il me faut encore un peu de temps et d’occasion d’en profiter… ! Surtout que je tiens encore très fort à mon indépendance, à ma mobilité, à mes activités, à mon rythme en décalage, aux imprévus de ma vie. Dilemme. Quelles sont mes envies profondes ? Quels sont mes besoins immédiats ?

 

            Moi, quand je serai grande, un héros grand, fort, beau, intelligent, drôle viendra, et m’enlèvera sur un grand cheval blanc, on se mariera et on aura beaucoup d’enfants. Bon, je reconnais, on aura aussi les impôts, les traites de la maison à payer, les soucis scolaires, les relations avec les beaux-parents, l’adolescence de l’aîné, les problèmes de crèche, les vacances à organiser, la voiture à changer, la varicelle du dernier, la routine conjugale………. Ok j’arrête. Vu comme ça, le tableau n’est pas très flatteur, mais j’ai quand même envie d’y plonger. Peut-être pas tout de suite, mais malgré mes peurs, mes angoisses, mes doutes, j’ai envie d’y aller. Je connais des tas de gens très bien qui s’en sortent pas mal !!! Alors pourquoi pas moi ? Tout ceci enveloppé d’amour. Pourquoi pas ?

 

            Je n’ai aucune idée de ce que je serai à 50 ans. Ni même si je serai toujours là. J’espère que j’aurai pu accomplir des choses pour les autres et pour moi-même, que je serai fière de mon petit parcours, que je pourrai regarder en arrière avec une certaine sérénité, sans l’impression de m’être trompée de chemin. J’ignore si le héros que j’espère sera là pour partager le ‘bilan’ avec moi. Je pense que quelque part, je suis mon propre héros. C’est moi qui mène ma vie et qui l’amènera où je le souhaite, en composant avec ses hasards et ses aventures.

            Et s’il te plait, ô lecteur, ne te suicide pas de suite après la lecture de ce post, je me sentirai un brin coupable.

Triolisme

Suite à l’article de Karma sur le sujet me réclamant ma version de la chose, voici donc un article sur le triolisme.
 

 

Quand y en a pour deux, y en a pour trois ! Questionnez vos amis sur leur fantasme ultime, la plupart vous répondront : le faire à trois. Un plus un plus un, c’est la formule magique ! Après, selon le sexe de votre ami, la combinaison changera : les garçons préfèreront fauter avec un charmant duo féminin, les filles glousseront en imaginant deux hommes leur faire découvrir de nouveaux paradis. Et quand vous demandez à vos amis homosexuels, au moins, il n’y a pas de surprise dans la combinaison de leur choix…

 

Certains de mes fantasmes sont originaux (et stupides), mais je reste dans la norme concernant l’un de mes fantasmes ultimes : le plan à 3. Quand je fréquentais Pierre le pervers, il m’avait raconté ses plans trio, il avait testé le homme/homme/femme et le femme/femme/homme. Il m’a même montré les photos…(je m’en serais passée). A l’époque, je trouvais ça un peu glauque, maintenant, beaucoup moins. Sentir deux hommes ne s’occuper que de moi, quatre mains qui jouent un concerto ensorcelant sur mon corps…

 

Il y a quelques temps, Laurent l’obsédé m’avait proposé ce genre de plans, d’abord avec Arnaud à l’époque où j’étais avec lui puis il m’en avait reparlé pour me convaincre de retourner dans son lit mais ça tombait pile à un moment où j’avais la libido en berne. De toute façon, je suis pas sûre qu’il avait un partenaire de trio sous la main. D’ailleurs comment mettre ce fantasme en application ? J’avais eu cette conversation avec Clara, en avril, lorsque je l’hébergeais. Alors, voyons voir comment procéder… D’abord, trouver des partenaires. Là, dès le départ, le problème se pose : quelle peut être la relation entre ces deux garçons et entre eux et moi ? Un soir, je délirais sur MSN avec Louis, il avait deux amis chez lui, je lui dis qu’ils n’ont qu’à venir mais il me rétorque que ce n’est pas possible : un est allergique aux chats, l’autre ne veut rien faire devant ses copains. Il s’est avéré par la suite que l’allergique, c’était Arnaud… De toute façon, si réaliser des fantasmes avec son compagnon ne me paraît pas inimaginable, celui-ci, je pense que c’est une mauvaise idée. En effet, il faut être sûr que les deux en aient envie et allez savoir comment votre petit ami va réagir… Et si ça le traumatisait de voir un homme visiter votre intimité en même temps que lui ? Il faut que le couple soit solide ou alors particulièrement curieux.

 

Alors, qui pourrait se coller à la tâche ? Deux garçons qui se connaissent ou deux inconnus ? Personnellement, j’aurais tendance à opter pour deux potes, histoire qu’il n’y ait pas de malentendus, qu’ils s’entendent bien… D’un autre côté, deux amis vont-ils arriver à coucher avec la même fille en même temps ? Rien n’est moins sûr ! J’ai évoqué le cas de Louis et Arnaud, plus tôt… Bon, même si c’était pour rigoler, je pense bien qu’aucun des deux n’aurait pu aller jusqu’au bout. Entre copains, ce n’est pas si évident. Pierre, mon amant pervers, avait trouvé un troisième assez particulier : son cousin. Je trouve ça franchement glauque. Même si les cousins ne se sont pas touchés ni rien, je reste à dire que c’est malsain. Deux inconnus alors ? Là, je me demande bien comment on peut arriver à traîner deux inconnus dans un même lit. Et puis je pense que si deux potes peuvent avoir du mal à se retrouver dans la même fille, imaginez deux inconnus !

 

Evidemment, certains me feront remarquer qu’il existe des sites exprès pour trouver ce type de partenaires de jeu. Sauf qu’en général, ce sont des couples qui cherchent un troisième larron et ma bisexualité inexistante ne me pousse pas à faire un plan femme/femme/homme. Peut-être plus tard mais là, non. Par ailleurs, ce que j’aime dans le sexe, ce sont les opportunités. Si elles ne se présentent pas, je ne suis pas sûre que ce soit une bonne chose de les provoquer.

 

Mais pourquoi ce fantasme si communément répandu ? Peut-être y a-t-il une question d’ego. Plaire à un homme, être désiré par lui, c’est quand même un atout non négligeable pour la confiance en soi. Alors deux et en même temps, en plus, que demande le peuple ?  

 

Par ailleurs, le trio permet de régler de façon pratique l’histoire de l’infidélité. J’ai envie de coucher avec un autre mec que Brad, pas forcément parce que je suis attirée par lui mais parce que je me souviens plus trop comment est l’herbe ailleurs. Donc là, nous avons le beurre et l’argent du beurre : non seulement on se retrouve dans les bras d’un nouvel amant mais en plus Bradounet est d’accord et même qu’il participe ! D’ailleurs, ce n’est pas une infidélité, c’est une expérience sexuelle donc ça n’a rien à voir.

 

Pourtant, le trio, ça peut paraître « sexuellement violent et subversif ». En général, ce genre de configuration est surtout présente dans les films érotiques et X. D’ailleurs, si les lits sont faits pour un ou pour deux, c’est pas pour rien. Des fois, j’ai l’impression que se déclarer fantasmant sur le trio, c’est comme déclarer qu’on aime la sodomie : c’est pour montrer qu’on est libéré sexuellement. Personnellement, je trouve ça ridicule de fantasmer sur un truc uniquement parce que c’est « à la mode », si j’ose dire. Pour ma part, c’est vraiment une curiosité au niveau des sensations. J’admets aussi la possibilité d’être déçue. A trois, faut bien s’entendre pour que ça marche et ça risque de ne
pas être aussi fluide que dans les films X. D’ailleurs, je me demande si ce fantasme n’a pas aussi un côté glauque. Faut-il s’entendre avant de procéder ? Qui fait quoi et où ? Où sont les limites… Bref, le genre de conversation qui peut totalement casser la magie de l’instant.

 

De toute façon, pour l’heure, il ne s’agit que d’un fantasme. S’il se réalise, tant mieux, s’il ne se réalise pas, tant pis. Je n’en mourrai pas de frustration.