Je suis la Bachelorette des sites de rencontre

Au début, les sites de rencontre, ça effraie, on se demande à quoi ça rime de draguer avec son clavier. Puis on découvre un nouvel univers, celui de la chope et de la séduction facile. Ben tiens, je ne me savais pas si canon… Mais le piège est là : à force de choper easy, on finit par ne courir qu’après le fast love et oublier la possible romance. Et ce n’est finalement pas si bon pour l’ego.
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La séduction a cela de compliqué qu’il n’est pas toujours facile de trouver un terrain de jeu. On peut draguer partout, certes, mais pas si simple de trouver des partenaires attirants et disponibles dans un lieu ne cassant pas tout velléité de tentative de charme. Par exemple, le travail : on a forcément tous des collègues plaisants et peut-être même sont-ils célibataires mais franchement, y a-t-il quelque chose de moins torride que ces grands open space blancs et aseptisés parfumés à l’ordi qui chauffe et à l’activité humaine ? Et je parle même pas de la moquette sombre idéale pour planquer les taches. Bref, le quotidien ne vous apporte pas toujours son lot de proie potentielle. Et voilà soudain que vous vous retrouvez au coeur d’un énorme pool de personnes disponibles, volontaires pour vous rencontrer et plus si affinités.
Night club dancing party
Si certains se fixent une ligne de conduite car le but est bien de trouver une moitié pour la vie, d’autres plongent à  corps perdu dans les rencontres et les rapports sexuels qui concluent la soirée. Voire l’après-midi. Voire les 15 mn où on s’est vaguement parlé avant de s’arracher nos vêtements. Et c’est là que je veux en venir. A force d’accumuler les plans, on glisse peu à peu dans le glauque, c’est limite « salut, tu peux retirer tes chaussures et ta culotte pour rentrer chez moi ? ». On baise, on baise. Au début, ça fait du bien, ça fait plaisir. A la fin, c’est limite un besoin. J’ai déjà parlé de la malbaise et des addicts à la rencontre sexuelle.
malibu
Une fatalité ? Non, bien sûr ! Et ce n’est pas un drame non plus. On n’est qu’à quelques clics de la désincription. Ah, vous avez payé un abonnement ? Ah oui, tiens, bonne question : site gratuit ou site ayant. Nous en discuterons la semaine prochaine.

Faut-il draguer au yoga ?

À présent que le froid s’est installé, retournons draguer à l’intérieur, la motivation pour le jogging étant généralement proportionnelle à la température. Et bah tiens, allons au yoga.

Sur le papier, le yoga, c’est sexy. Des corps qui ploient et se déploient lentement, tout en grâce et en souplesse, suivant la douce voix du yogi. Une communion des corps, une communion des esprits…

Ça, c’est la théorie. En pratique, c’est plus compliqué. Déjà, va trouver un mec en cours de yoga… Le seul de mon corps est agrémenté d’un vagin accompagnateur (sa copine). Mais imaginons pour la suite de cet article qu’il y ait du mâle en cours de yoga et observons le déroulé de la séance.

Au début, fièrement assis sur nos tapis, nous respirons profondément, émoustillés à l’idée de nous soumettre aux consignes du prof. Inspirez, expirez ! Facile. Les premiers exercices sont simplissimes, vas y que je me mets à 4 pattes, la poitrine ouverte vers le ciel et hop chien la tête en bas ! Je suis sexy, je me tends au maximum, je sens mes muscles s’allonger.

Mais ça va se compliquer. Allez, zou, exercice d’équilibre, le truc que je plante à chaque fois. Je n’arrête pas de reposer le pied par terre, je commence à transpirer… Oui, le sexyness et la grâce en prennent un coup. Puis mes pieds sont jamais positionnés comme il faut, mes épaules se contractent toutes seules. Je suis aussi désirable qu’une vieille chemise froissée retrouvée au fond du placard. Mmmm…

Puis bon, tant qu’on y est, on part en chandelle ! La chandelle, j’assure bien. Mais quand il s’agit de mettre nos genoux de chaque côté de nos oreilles et que je me retrouve le nez dans mon périnée, là, autant dire que toute idée de séduction m’a abandonnée. Je me sens limite un peu ridicule et le fait qu’on soit 30 dans ce cas ne me console pas vraiment.

Heureusement, voici les quelques minutes de relaxation où tu manques de t’endormir option bave au coin des lèvres. De toute façon, ça fait bien 20 mn que j’ai oublié mon objectif de séduction.

Conclusion ? Le yoga, c’est génial mais pas pour draguer. De toute façon, vu qu’on est censé se concentrer sur soi et fixer des points dans le vide, comment évaluer les beaux jeunes hommes autour de nous ? Si tant est qu’il y en ait…

Faut-il draguer… ?

Sous titre : Où trouver l’homme, reload


Il y a 4 ans (!!), je lançais une série sur ce blog appelée « où trouver l’homme« . Partant d’une pression matrimoniale relativement fictive (ma soeur ayant eu la gentillesse de se marier ET de tomber en enceinte, autant dire que mes parents ont leur quota de bonheur familio-matrimonial et ont bien compris que moi, j’étais plus douée pour me réjouir du mariage des autres que pour envisager le mien), j’imaginais des histoires de drague gentillettes même si certains hommes en profitaient pour me sacrifier sur l’autel des gentils garçons victimes de sales connasses dont je semble être, bien malgré moi, le porte-drapeau. Mais je dois le confesser : j’ai commencé à déraper très vite et j’ai persisté dans ma sortie de route jusqu’à m’enliser au fin fond d’une forêt où personne ne vous entend crier. Je me permettrai cependant un lien vers la version où trouver l’homme histoire que vous puissiez apprécier la différence (et l’évolution de mon style huhuhu).


Alors je reprends tout et je recommence.

Chapitre 1 : faut-il draguer ?

Je vais débuter ce récit par une confession, une révélation : oui, nous les filles célibataires aimons nous lamenter sur le manque d’opportunités masculines. Où sont les hommes mignons, cultivés, drôles, à peu près équilibrés… Et surtout libres ? Si j’examine mon champ des possibles masculins, je ne croise que des hommes en couple en mal de concupiscence reluquer avec envie mes courbes manifestement pleines de promesses. Si nous pouvons envisager la bagatelle, inutile de projeter la première présentation aux parents avec blanquette, champagne et anecdotes gênantes de mon enfance au menu. Les hommes en couple ne quittent jamais leur copine ou trop rarement pour fonder un quelconque espoir, laissez tomber.


Alors où draguer ? Qui ? Quand ? D’ailleurs, faut-il draguer tout court ? Et oui mes chères princesses, il est terminé le temps où l’homme venait vous quérir sur son fier destrier et vous délivrer d’une nuit sans fin, d’une marâtre esclavagiste ou de tours lugubres gardées par des dragons. Et c’est tant mieux. Passons sur le fait qu’avoir un dragon dans le voisinage, ça doit nous faire du bruit et de l’odeur comme qui dirait. Est-ce que la princesse peut dire non à son chevalier servant ? Ben non, il a tué le dragon ou a réussi à glisser chaussure à ton pied, tu l’épouses et tu te tais. Wahoo, envoyez-moi du rêve ! De toute façon, c’est un fait, les princes charmants sont des crétins.


Bref, nous sommes à l’ère où le premier pas n’est plus réservé aux hommes donc si tu me plais, prends garde à toi, je pars à ton assaut.

29, c’est 30-1

Et voilà, encore une année de plus au compteur. Il y a 29 ans, je naissais, petite chose tremblante, barbouillée de plasma, hurlante. Pas de dents, quelques cheveux, incapable de faire quoi que ce soit. Et 29 ans plus tard, je suis un être à part entière. Ca file un peu le vertige quand on y pense, non ?




Donc, voilà, 29 ans. Autant vous dire que là, je réalise pas. J’ai passé ses derniers mois entre état second et stress, des changements en pagaille. Bref, j’ai pas bien compris où sont passés les derniers mois (non, pas là, non) mais voilà, aujourd’hui, j’ai 29 ans. Soit 30-1. Je crois que c’est la première année qu’un chiffre m’interpelle autant, j’entame ma dernière année de vingtenaire.  Il me reste à peu près 365 jours pour faire tout ce que je voulais faire avant mes 30 ans. Alors je ne vais pas la faire à la Friends avec une liste de trucs débiles mais force est de constater que ma vie est très différente de ce que j’imaginais il y a dix ans.


Côté boulot, j’avoue que ma récente embauche au poste de ***** (vous le saurez bientôt, la série journal d’une démissionnaire sera terminée bientôt) avec des responsabilités et une paye pas dégueu. Evidemment, je n’imaginais pas il y a dix ans quitter l’univers du journalisme puisque désormais, je ne touche plus la presse ni de près ni de loin mais je n’ai pas le sentiment d’avoir raté ma vie, mon rêve pour autant. D’abord parce qu’à l’heure actuelle, il me reste près d’une quarantaine d’années de travail, je pense, vu que les années de travail vont encore s’allonger (enfin, à mon avis) donc ça laisse de la grosse marge pour retourner vers mes premières amours ou les oublier définitivement. Mais voilà, à 29 ans, je me dis que je m’en sors plutôt pas mal, finalement, surtout si on considère que je suis restée quasi 1 an et demi au chômage.

Côté vie privée, par contre, c’est pas forcément ce que j’attendais de la vie. En fait, j’étais persuadée dans ma prime jeunesse qu’à cette heure-ci, je serais en couple et maman. Bon, évidemment, étant jeune, je n’avais pas conscience de la peur panique que m’inspire le concept de maternité.  Je trouve déjà qu’avoir un chat est une énorme responsabilité et que je culpabilise dès que je ne lui fais pas assez de câlins alors un enfant à qui il faut tout apprendre et ben bonjour… Mais bon, de toute façon, avant d’être mère, faudrait avoir un mec et là, je dirais que ça va être compliqué. D’abord parce qu’en ce moment, je suis un peu trop métro, boulot, dodo pour sérieusement penser aller draguer. Que quand je vais sur meetic, j’en ai marre au bout de deux minutes, en plus. Que je ne suis pas pour autant en manque vu que j’ai quelques amants. Mais bon, de toute façon, faudrait déjà que je surmonte ma méfiance envers les hommes qui me disent qu’ils m’aiment. La question que je me pose toujours est : pourquoi ils me disent ça si ce n’est pas vrai alors que je ne leur demande rien ?

Bref, côté amour, faudrait que je m’y remette un peu, si j’ose dire mais bon, je me dis toujours que plus on cherche et moins on trouve(ou on trouve mal). Non parce que sinon, le reste, je me dis que ça va plutôt pas mal. La santé, je récupère un peu et je suis moins fatiguée, mon nouvel appart est drôlement bien, Kenya reste maigre mais heureuse, je fais du sport et j’ai le tonus, je sors pas mal (même si des fois, j’aimerais mieux me coucher)…

Non, en fait, ces 29 ans (je refuse de dire « cette trentième année ») s’annoncent pas si mal. A dire vrai, je suis un peu ennuyée car j’avais décidé de dire qu’à 29 ans, je changeais de boulot et c’est déjà fait. Une idée d’objectif ?

NB : Comme la question va forcément venir, non, le blog ne changera pas de titre l’an prochain, s’il est toujours là.

Où trouver l’homme ? Episode spécial : mais où se cache Nina ?

A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs

La semaine dernière, j’ai reçu un mail d’un fidèle lecteur sur Facebook qui me demandait quelle était la part de fiction et de réalité dans Où trouver l’homme, notamment sur le fait que dans ces articles, je ne faisais jamais le premier pas. Amusant, avant qu’on me le dise, je n’avais jamais remarqué.


Quand Nina drague dans où trouver l’homme, c’est souvent : « je me redresse, seins en avant, cheveux au vent, sourire ultrabright et j’attends qu’il me remarque ». Pas du tout femme indépendante des années 2000, tout ça. Au départ de la série, j’envisageais plus de décortiquer les lieux de drague sans qu’il ne se passe rien puis à force, je me suis dit qu’il serait sympa d’égayer un peu l’histoire en y intégrant des personnages comme Fabien, Tatiana… Histoire de rendre le tout plus réaliste, que ça fasse vraie histoire de la nana qui cherche l’Homme.  Tout en étant globalement une belle loseuse.

Mais pourquoi est-elle aussi passive ? Parce que dans ma vraie vie, je ne drague pas, en fait. Non, je séduis comme on dit et ça prend un peu plus que trois longueurs de piscine, une descente au ski ou un cycle de machine à laver. Oui, je mets plein de liens pour que les
nouveaux arrivants lisent les anciens épisodes, je suis diabolique, hin hin hin ! Ce n’est pas par timidité, je l’ai perdue en même temps que mes dents de sagesse, à peu près. En fait, c’est un faisceau de plusieurs choses.


En premier lieu, quand je suis à l’extérieur, peu importe où, je ne suis pas très attentive aux individus. D’abord par myopie, ensuite pas distraction et rêverie. Quand je prends le métro, je suis soit en train de lire, soit perdue dans mes pensées. Quand je fais des longueurs de piscine, je suis en train de réfléchir à plein de trucs…et à mater les mecs, ok, mais je n’ai aucune chance au vu de ma propre tenue et il est hors de question que je m’arrête pour draguer, je dois nager tant et si je m’arrête, je perds le rythme. Parfois, il m’arrive de repérer un beau garçon mais c’est une considération esthétique plus qu’un désir qui naît. Il est séduisant, j’enregistre mentalement son visage et ça en reste là. Mais pourquoi ? Parce que je suis une jouisseuse cérébrale.

C’est un fait, un mec qui ne me fait pas rêver sur le plan intellectuel (au sens très large du terme) ne m’intéresse pas. J’y peux rien mais j’ai besoin de sentir que le mec qui me parle est brillant, intelligent et cultivé pour avoir envie de le mettre dans mon lit et que nous ayons certaines connexions intellectuelles. Il m’est déjà arrivé de coucher,avec des mecs avec qui j’avais très peu échangés, ça a toujours été un fiasco sexuel. En général, une fois partis, j’avais plus du tout envie de les revoir. Des fois, ça le fait même avant le
premier baiser, j’ai envie de disparaître tellement je ne me sens pas à l’aise avec le monsieur. Alors avoir envie de me mettre toute nue devant lui pour qu’il remplisse mon vase de son tuyau,,non, non, sans façon.



Donc le bel inconnu ne me séduit pas par son simple physique, j’ai besoin de plus. Or que sais-je du bel inconnu en dehors de son esthétisme qui me plaît. Est-il disponible pour commencer ? Est-il même Français ? Ce n’est pas que je ne veuille pas coucher avec des étrangers mais là, mon personnage cherche une relation durable et si Bel Inconnu n’est là qu’en touriste, ça va être compromis. Même pas dit qu’on trouve une langue pour communiquer. Ce qui peut être excitant pour le coup. Oui, l’exotisme, ça agite ma jouissance intellectuelle.



Au delà de sa disponibilité et du pays dans lequel se trouve sa résidence principale, reste donc l’énorme problème de la compatibilité de personnalité. Avons-nous quelques points communs ? Des centres d’intérêt à partager ? Tout simplement quelque chose à se dire ? Parce qu’en toute honnêteté, je peux trouver un beau mec tout à coup plus du tout attirant juste parce que je n’aime pas sa personnalité. Et l’inverse est vrai, parfois. Il faut un équilibre entre les deux. Oui, je vais pas mentir en disant que le physique ne compte pas mais il n’est pas essentiel.

Alors forcément, comme je ne drague pas et que je vois rarement un mec qui me plaît de prime abord car je suis difficile (en plus) et craque souvent sur un physique particulier où on retrouve un visage mal rasé, un profil magnifique et un regard intense, il est vrai que j’en rajoute un peu. Je pars de situation que j’ai vécues, en général, comme la laverie ou le cybercafé récemment mais dans ces deux lieues, je n’ai vu personne qui me plaisait. Je dirais même : je n’ai réellement vu personne car je n’ai pas vraiment fait attention.

Maintenant, il arrive que j’utilise des éléments réels de ma vie pour les mettre dans ces histoires. L’histoire Fabien est un mix entre une histoire arrivée à une amie et une des miennes. J’ai fait un article sur la laverie car j’ai eu l’occasion d’y aller tout comme au cybercafé aux petites heures de la journée (et ce fut dur). Mais globalement, mon seul but est de raconter la quête effrénée de l’Homme par une nana qui n’a pas de chance et s’y prend de plus comme un manche en utilisant des lieux que nous connaissons tous.

Où trouver l’homme ? Episode 22 : à l’inscription

 A la recherche du prince charmant

(Cher toi, derrière ton écran, si tu tombes ici pour la première fois, tu ne le sais pas mais l’article qui suit est une fiction. La preuve : dans l’histoire, je suis super motivée par la rentrée alors qu’en vrai, mon moral est plombé par le climat hivernal de ce mois de septembre. L’été indien, tu parles !)

 Comme bonne résolution de rentrée, j’ai décidé de faire pleiiiin d’activités, histoire d’enrichir mon intérieur. Mais comme je suis une fille rentable, je me dis que c’est aussi une bonne occasion pour trouver l’Homme avec un grand H. L’avantage de draguer dans une activité culturelle qui nous plaît, c’est qu’à priori, on va avoir des affinités avec le monsieur. Par exemple, je ne vais pas m’inscrire à l’association des fanas de tuning parce que même si c’est un nid à mec, c’est un art que je n’apprécie guère. Voire pas du tout.

Me voici donc avec ma liste d’activités, première étape : l’inscription. Ca va me permettre de prendre un peu le pouls. Comme je veux prendre des cours de russe à l’année, je commence par là, je note sur mon petit papier l’adresse, je prends mon chéquier puisque le savoir n’est pas gratuit en ce bas monde. Il est même très cher sur Paris. C’est parti. Après le travail, je me rends fière et conquérante à la conquête de mon futur fiancé slave. Le russe, c’est sexy comme langue, imaginez des mots russes glissés dans l’oreille en pleine
levrette… On comprend rien donc on interprète comme on veut. Mais je précise que je veux un beau slave, pas le même que Carrie dans la dernière saison de Sex and the City. Parce qu’il a beau être russe et artiste, le sexagénaire, c’est pas ma came.

Me voici maintenant devant l’école, je rentre et… ah ben je sens qu’il va pas falloir être trop dure sur les sexagénaires. Bon, ne paniquons pas, ça ne veut rien dire, ce n’est pas parce que les gens qui font l’inscription irait plus facilement boire le thé avec ma maman qu’un cocktail avec moi que les élèves auront le même âge. Peut-être que le prof sera,un beau slave légèrement trentenaire qui me motivera énormément. Parce que j’ai pas commencé que je sais déjà que ce sera dur et j’aurai besoin d’un prof enthousiasmant.

 

Pendant que je remplis ma fiche, je zieute un peu les gens qui passe. Si je me réfère à la moyenne d’âge des hommes et femmes qui passent, je me sens très jeune… Les gens qui s’inscrivent flirtent plus avec la cinquantaine. C’est bien d’apprendre toute sa vie mais j’aimerais des camarades de mon âge quand même car c’est légèrement angoissant. Je commence à me demander si je vais continuer à remplir ma fiche ou si je vais partir en douce voir dans une autre école. Mais qui dit cours pour adultes dit adultes. Ok, moi aussi, je suis adulte mais je le suis depuis pas si longtemps, je suis à l’aube de mon adultorat. Peut-être que je devrais choisir une autre langue ? Genre l’italien, la langue des lovers ? Le japonais, la langue des geeks et nerdz ? Le chinois, la langue à la mode ? Oui mais non : l’italien, je connais déjà un peu, les geeks et nerdz qui apprennent le japonais veulent souvent épouser une japonaise et j’en suis pas une et le chinois, ça me tente pas. Mon papa a beaucoup m’expliquer que je ferais mieux d’apprendre le chinois que le russe, je lui réponds que vu que tout le monde apprend le chinois, ça ne m’apportera rien. Alors que le russe, si. Comme ça, après, quand je maîtrise, je me fais engager comme JRI à France 2 (avec mes 3h et demi de cours d’audiovisuel lors de mon DESS) et je pars en Géorgie avec Loïc de La Mornay et on fera plein de bébés.

Tout à coup, me revoilà gonflée à bloc. Allez, je finis ma fiche, je donne mon chèque. J’ai du temps avant le premier cours mais j’ai prévu plein d’autres choses en attendant. Le prince charmant ne s’appelle pas forcément Pyotr.

PS : Je t’aurais bien mis une photo de Loïc de la Mornay mais j’en ai pas trouvé. Tu aimes quand je mets plein de photos ou pas (deux, c’est plein)

PPS : Si tu es Loïc de la Mornay, n’hésite pas à me faire signe, surtout !

 

Où trouver l’homme. Episode spécial : les bons plans de la rentrée

A la recherche du prince charmant

(Cher nouvel arrivant, avant de lire cet article, sache que c’est de la fiction, tout ça, c’est pour de rire. Je chercherais un mec avec un tel acharnement, je m’inquièterais moi même au plus haut point).

Me voici revenue sur Paris, surmotivée. Déjà, j’ai des atouts dans ma main : je suis bronzée [on sent bien la fiction, là], reposée, toute confiante en moi vu que j’ai attrapé un beau mec de la plage avec plein de qualités en prime. Ok, ce sont les vacances mais quand même. Mais un homme, ça ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval et Dieu Merci, je suis pas sûre qu’il soit encore en état après. Non, pour trouver l’homme, il me faut un plan d’attaque.

Ca tombe bien, la rentrée pointe paresseusement le bout de son nez. Ca se sent, dans le métro, y a plus de monde, les gens ont plus de mallettes que de sacs à dos, ils regardent tous dans le vide ou lisent leur 20 minutes plutôt que de fixer le plan de la ligne avec une attention de chaque seconde histoire de ne pas rater l’arrêt. C’est bien connu, à Paris, on aime changer les lignes pour faire des blagues aux touristes…

Bref, que se passe-t-il à la rentrée ? La vie associative reprend son cours, tout un tas d’activités me tendent les bras. Alors, voyons voir ce que je peux faire. Du sport ? Est-il réellement la peine que j’insiste sur cette voie là, au vu de mes résultats de drague, c’est à dire archi nuls ? Je crois qu’à un moment, il faut reconnaître qu’une voie n’est pas pour nous donc le sport, si j’y vais, ce ne sera que pour me défouler, pas pour draguer. Non, il me faut des activités plus nobles.

Des cours, en voilà une bonne idée. Ca tombe bien, ça fait longtemps que j’ai envie d’apprendre le russe. Les cours de la ville de Paris sont super intéressants mais je ne suis pas domiciliée à Paris [d’ailleurs, je cherche très officiellement une combine parce que, Paris, j’y passe quand même la majorité de mon temps de veille vu que j’y bosse, je ne trouve pas ça très juste de ne pas pouvoir en profiter. Oui, je ne paie pas d’impôts ici mais je consomme énormément sur la capitale, je fais un peu tourner l’économie !]. L’INALCO a l’air de
proposer des cours du soir mais leur site Internet n’est pas à jour pour le moment et je veux être sûre que ce n’est pas trop tôt ou trop loin car il m’est difficile de partir du boulot avant 18h au très grand minimum. Puis l’avantage des cours de langue, c’est qu’ils se pratiquent à plusieurs, sauf à prendre des cours particuliers qui coûtent un bras. C’est toujours mieux que les cours de musique qui se prennent en tête à tête. Notez les filles : prendre des cours de musique pour draguer un mec est très risqué. Si le prof est une femme, c’est mort pour vous.

Il y a aussi foultitudes d’ateliers en tout genre : photo, architecture… Haaaaaan, je sens que mes week-ends vont être vite tous pris. Puis même si je trouve pas l’homme, j’aurai au moins appris des choses.

Autre plan : les associations à but caritatif. Là, double combo : d’un côté, j’aide des gens dans le besoin, de l’autre, je peux choper du beau bénévole. Ok, dis comme ça, ça fait sans coeur mais si mon égoïsme amoureux m’encourage à donner quelques heures de mon temps à des gens qui en ont besoin, je me dis que je rééquilibre un peu mon karma. Maintenant, faut quand même que je trouve une cause qui m’intéresse parce que par exemple, sonner aux portes pour apporter la bonne parole des témoins de Jéhovah, non, c’est pas mon trip. Même s’il y a de très beaux témoins de Jéhovah, je ne m’appelle pas Katie Holmes, je ne vais pas vendre mon âme à une obscure église pour me choper un mec. Même si c’est Tom Cruise mais je le trouve méga beauf maintenant. Un peu comme George Clooney, je trouve qu’il glisse subrepticement vers le vieux beau, j’espère qu’il va se rattraper. Bref. Rien en rapport avec la religion. Le sida ? J’ai été refroidie par ma mauvaise expérience avec Aides donc du coup, je suis pas très motivée. Je sais : ma marotte à moi, ça a toujours été l’éducation des enfants dans les pays défavorisés. Oui, ok, de savoir lire, ça leur filera pas de la nourriture mais ce n’est pas une raison pour ne pas s’occuper aussi de ce problème. Ok, je me lance, ma BA légèrement égoïste, ce sera ça.

La semaine prochaine, je vais donc m’inscrire à plein de choses.

Où trouver l’homme, épisode spécial : avec qui draguer ?

(Je rappelle à mon lectorat que tout ceci n’est que fiction et qu’en vrai, je chasse pas le mâle)


A la recherche du prince charmant

Après être allée au pub et avant d’aller au bar cosy, je me pose un peu pour réfléchir à mon plan d’attaque. Et puis je dois prendre des médicaments pour pas avoir mal à mon entorse donc l’alcool, c’est le mal. Alors réfléchissons ensemble à cette angoissante question : qui prendre avec moi pour aller draguer.

J’ai déjà expliqué que ma sœur, ce n’était pas possible. Alors voyons ce que nous avons en rayon. Parce qu’aller dans un bar seule en soirée, ça pue trop la fille désespérée qui cherche un mec et c’est pas comme ça qu’on trouve quelqu’un de bien.

Option A : la copine célibataire

Dans un monde idéal, on se fait draguer par un groupe de mec du même nombre que nous et comme on est trop chanceuses, on se les partage sans se disputer, comme une évidence. Un peu comme dans Hélène et les garçons : elles sont 3, eux aussi, ils choisissent naturellement leur chacune et tout le monde est heureux. Mais dans la vraie vie, ça ne marche jamais comme ça. Alors, une cops célibataire, ok, mais une du type pas jolie qui me ferait pas de l’ombre. Ouais mais pas trop moche quand même sinon elle va tenir la chandelle toute la soirée et ça va pas être drôle. Et puis ce qui est un peu pénible avec la beauté, c’est que ça reste hyper subjectif…

Option B : la copine en couple

L’avantage, c’est qu’elle n’est pas en chasse mais là aussi, la liste des inconvénients n’est pas négligeable. Pour commencer la copine en couple ne va pas chercher à se dégoter une cible dans un bar et on se retrouve avec le syndrome chandelles option « merci de me faire passer une soirée de merde à parler avec un type pendant que je regarde les arbres pousser ». Note pour moi-même : toujours prévenir sa copine en couple qu’on veut sortir draguer, histoire qu’elle soit au courant de ce qu’il risque de se passer. De plus, il reste
toujours la possibilité que ma cible la trouve plus séduisante elle que moi. Et puis l’inconvénient majeur avec la fille en couple, c’est que comme elle a trouvé chaussure à son pied, elle s’improvise chausseuse pour moi et décide de me trouver le mâle. Sauf qu’elle, elle est pas désespérée et élimine les prétendants à tour de bras. « Mais non arrête, il est pas beau », « t’as vu comme il est fringué ? », « j’aime pas comment il parle », « tu fais dans le babysitting maintenant ? », « laisse tomber, il reluque toutes les nanas qui vont aux toilettes ». Bref, c’est la garantie de ne pas trouver l’homme mais en plus d’avoir envie d’étriper une copine qui nous a cassé tous nos jouets.

Option C : le pote homo

Là, de prime abord, on est rassurée, aucun risque qu’il nous pique notre target et si tel est le cas, c’est que de toute façon, la target n’était pas pour nous, c’est mathématique. Mais ce n’est pas parfait non plus parce que ce serait pas drôle sinon. Premier souci : le pote homo est un homme donc ma target peut penser que c’est mon chéri et ne pas venir me draguer. Ou me prendre pour une salope si moi, je vais lui parler. Ou fantasmer sur un plan à 3 alors que c’est pas ce que je comptais lui proposer. Donc il faut prendre un homme gay de type très gay, justement. Mais voilà, il va falloir s’entendre sur le planning de la soirée car il risque d’y avoir conflit si vous voulez draguer tous les deux. Par expérience, je sais qu’il y a des hétéros dans les bars et boîtes homos mais ce ne sont vraiment pas les plus séduisants puisqu’ils vont là pour fuir la concurrence. Donc la question est : sort-on en milieu homo ou hétéro ? Parce que selon la réponse, l’un des deux va faire chandelle et j’ai déjà expliqué que ça n’était pas génial pour draguer dans ses conditions.

Conclusion : je sais pas encore qui je vais choisir pour aller draguer au bar la semaine prochaine mais ça va être compliqué, je sens.

Où trouver l’homme ? Episode 4 : le ski

(Je rappelle que tout ceci est une blague, ne venez pas me dire en comm qu’il ne sert à rien de chercher le prince charmant et tout, tout ça n’est que pure fantaisie. Je rappelle également que l’auteur de ses lignes est sous médocs et fièvre donc euh voilà…)

La semaine dernière et même celle d’avant, j’avais promis de vous faire l’épisode roller mais décidément, j’arrête pas de mentir mais j’avais oublié un sport de saison : le ski ! Parce que oui, j’ai été invitée au ski par des potes (et là, on sent bien la dimension fictionnelle de ce récit). En voilà une occasion de faire des rencontres. Souvenez-vous, Vincent
Lindon et Sophie Marceau qui tombent amoureux dans une télécabine en panne avec le doux refrain « you caaaaaaaaaaall it love –tudum – there are things I need to sayyyyyy » (oui, j’ai cherché les paroles sur google). Bon évidemment, étant légèrement claustro, dans de telles conditions, je chanterais pas ou me remettrais pas du lipstick qui rend les lèvres douces, je me concentrerais surtout pour ne pas être victime d’une fuite due au stress. Pas du tout romantique, vous en conviendrez.

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Bon bref, me voici au ski, dans ma belle combi flashy qui masque les bourrelets vu qu’avec, je ressemble à Mme Bibendum quoi qu’il arrive. Mais à ce niveau là, nous sommes tous
égaux. C’est pas pour rien que les magazines nous gavent de numéros spécial régimes avant la plage et pas avant la montagne ! Donc me voici sur mes skis avec ma combi flashy, la peau pleine de crème qui sent bon et du baume plein les lèvres. Mes longs cheveux sont retenus par un bandeau, mes yeux bleu de mer sont cachés par d’immenses lunettes. Bon, voilà, je suis pas hyper glam.


Alors comment draguer sur les pistes ? C’est dur car quand on défile les pentes, on parle pas, au risque de bouffer des flocons. Donc deux solutions : soit on drague sur le télésiège ou dans les œufs, quitte à se prendre pour une héroïne d’un film des 80 (you caaaaaaaaaall it love – tudum), soit on repère sa cible et on le fracasse, quitte à se prendre pour une héroïne d’une série télé des années 2000 ( ti-wouuhuut ti-wouuuhuuut- tadadada- tadam-tadam- tatadadadam. C’est là que je rappelle que je suis fiévreuse). Bon, ok, on va laisser tomber l’idée de draguer sur la piste mais c’est pas grave. Les pistes fermant vers 17h30, il reste plein de temps après.

Commençons par un petit vin chaud après le ski, pour se ravigoter, on le mérite bien. Non parce que tant qu’on skie, on se rend pas compte qu’il fait froid mais dès qu’on s’arrête,
on se souvient que s’il y a de la neige, c’est pas par la vertu du St Esprit. A la limite celle des canons à neige mais ça fait froid quand même. Donc autour d’un vin chaud, après le soleil qu’on a pris, on est tous guillerets et allons manger une spécialité locale avec le groupe de mecs qu’on a croisé mais on s’autorise une douche avant parce qu’on dirait pas comme ça mais avec le damart et les grosses chaussettes, on sent pas la rose à sniffer de près. En plus, je sais pas vous mais moi, je suis une centrale à électricité statique même qu’une fois, je dormais avec un pull damart et je l’ai enlevé quand j’ai eu trop chaud, le truc a fait des éclairs vert fluo. Donc si je passais direct à des galipettes avec un monsieur, au moment de nous enlever les damarts, ça nous démotiverait quand même. Donc on retourne chez soi, on quitte les lourdes chaussures qui nous donne une démarche à la robocop, la combi et hop, vas-y que ma silhouette perd 10 kilos, le damart qui fait plein d’étincelles, les chaussettes trempes qui sentent pas très bon et sous la douche. Mmmm, délice de l’eau chaude sur ma peau, l’odeur du savon qui fait des bulles, du shampoing, tout ça, tout ça. Et nous voici au restaurant. Et là, premier effet kisskool : le soleil ressort. Et là, on sait pas trop comment il va ressortir. Il faut savoir que j’ai une mélanine joueuse, moi. Il m’est arrivé de passer une semaine au ski sans prendre un pet de couleur et d’autres où j’étais cramée dès le premier jour, sauf autour des yeux pour cause de lunettes. Donc, là, à choisir, tu préfères la mélanine passive parce que séduire avec le pif qui se transforme en girophare rouge, on a connu mieux. Et tu auras beau faire passer ton rougissement pour un effet de
l’appareil à raclette qui chauffe, le fait que tu ne puisses plus sourire avant la fin de la soirée sans pleurer indiquera bien que le problème vient de ta peau carbonisée. La protection solaire n’est pas fait pour les chiens, ne l’oublions pas (ce message de prévention vous est offert par dafalgan, ibuprofène et rhum des 3 rivières qui me font écrire ces lignes). Mais autre souci de taille : les spécialités locales. A la montagne, on mange charcuteries, patates et fromage fondu (en fondue, raclette ou tartiflette, on s’en fout). Donc après le repas, non seulement t’es un peu lourd dans ton ventre sans parler de l’haleine un peu chargée. Alors au pire, tu as du mentos fresh dans ton sac mais pour le ventre plein, il n’y a pas de miracle…

Conclusion : tu repars avec deux kilos en plus alors que tu fais du sport toute la journée, la tronche écarlate avec une bande blanche au niveau des yeux, les cheveux détruits
par le froid et l’électricité statique, les lèvres gercées. Et si t’as réussi à choper un mec, c’est sans doute un Italien (si t’es allée dans les Alpes) ou un Espagnol (dans les Pyrénées), ça fait très beau sur ton tableau de chasse mais t’as pas pu le ramener en souvenir.

Donc la semaine prochaine, comme tu as la cuisse ferme grâce au ski (mais quand même deux kilos à perdre sur le bidou), nous ferons donc du roller comme promis depuis longtemps.

En attendant, choisis ton camp :

 

Toi aussi, chope un mec pour la St Valentin

Bon, comme tu le sais lecteur, c’est bientôt la St Valentin. Bon, pour le moment, j’en ai pas trop entendu parler, à moins que je ne sois pas attentive, vu que je suis pas
concernée. A part là, dans Un gars/Une fille, y avait un épisode sur la St Valentin. Bon, bref, c’est pas le sujet.

Donc, voilà, nous sommes à J-9 et tu trouves que c’est la lose de pas avoir de mecs. Pas de panique, le magazine Glamour a décidé de t’aider. Bon, messieurs, lisez quand même cet
article car on a besoin de votre sentiment sur ce que je vais dire. Ce week-end, je suis allée chez ma sœur qui a plein de magazines féminins qu’elle pique au boulot. Donc, dès que j’arrive chez elle, je pose mes fesses sur son canapé et je feuillette, feuillette, feuillette. Donc hier, j’ai entrepris de lire Glamour et je suis tombée sur un article que je qualifierais d’édifiant. Je vous explique : Glamour a décidé que ça faisait assez longtemps que nous étions célibataires (hohé !) donc il nous donne des tuyaux pour faire craquer les zhoms. Et qui mieux qu’un homme peut nous dire comment faire ? Donc Glamour est allé interroger des journalistes de mags pour mecs et nous livre 9 conseils. Comme j’ai pas piqué le Glamour de ma sœur, j’ai pas tout retenu mais en gros, ça donne : il faut être blonde, pas obsédée par son poids, jouer les connes mais avoir des opinions, draguer mais dire non.

Mise en situation. Je suis Nina, une fille célibataire et qui décide d’appliquer ces conseils à la lettre. Bon, déjà, me teindre en blonde, suis pas sûre. Le monsieur explique que

ça montre que la nana prend soin d’elle et veut séduire. Oui mais le blonde, je trouve ça fade, ça me plaît pas, je suis plus jolie en brune (à mon goût). Bon, je vais me teindre en auburn comme ça, ça se verra que je prends soin de moi. Et puis je veux pas dire mais les fausses blondes avec 5 cms de racines noires, hum hum, ça fait pas super séductrice qui se soigne. Donc bon, me voici avec mes cheveux teints et j’ai jeté mon corset, j’ai rendez-vous avec un mec, Paolo, le molto bono italien.

 

Etape 1 : l’ingénue. Je l’écoute en riant bruyamment, en rejetant ma tête en arrière tout en mettant mes seins en avant et en remuant mes cheveux. Quoi qu’il me dise, je fais
des yeux ronds genre : « ah ouiiiiiiiiiiiii ? Je savais pas ! Hihihihi ! ».

 

Etape 2 : Oui, il y a une étape 2 (quoi que moi, une nana comme ça, je me serais cassée mais c’est une mise en situation). Là, je la joue intelligente avec opinion. Donc alors
qu’en étape 1, j’applaudissais quand Paolo me vantait les mérites du modèle machiste, je ressors mon féminisme argumenté. « Tu sais, selon Françoise d’Eaubonne, les sociétés archaïques étaient matriarcales, les femmes ont eu le pouvoir bien avant les hommes. Et c’est pour ça qu’une fois qu’ils l’ont pris, le pouvoir, ils les ont reléguées aux tâches ménagères et à la maternité pour ne pas qu’elles le reprennent. Enfermées dans ce modèle sociétal fort, elles sont donc restées à leur place mais quand on voit ce que ça donne aujourd’hui. Tu vois, certains constructivistes prétendent que si les femmes étaient au pouvoir, les relations internationales seraient bien moins conflictuelles. Moi, je suis d’accord car les relations internationales puent souvent la testostérone. Genre Bush, quand il fait la guerre, c’est pas pour un monde juste mais c’est pour priver sa virilité ». Dum dum dum… (mais en vrai, je pense pas que les femmes au pouvoir changeraient à ce point les relations internationales mais c’est pas le sujet).

 

Etape 3 : Oui, mise en situation toujours donc Paolo, il reste. Là, je dois me la jouer allumeuse donc je m’exécute en lançant des œillades significatives, en me tortillant
sur ma chaise, en suçotant négligemment la touillette qu’il y a dans mon verre et tout ça tout ça.

 

Etape 4 : Il est chaud bouillant le Paolo et là : « on va chez toi ou chez moi ? ». Aucun des deux mon coco, je ne te cède pas, je crée le désir, héhé.

 

Sauf qu’à la fin du rencard, si je passe pas pour une sale allumeuse perverse, j’aurai de la chance. Pourtant, j’ai suivi les conseils à la lettre et tout, qu’est-ce qui a cloché ? Ah mais oui, of course : j’ai pas été moi. Parce que soyons claire : si un mec aime les filles stupides pour lui en foutre plein la vue, ça m’intéresse pas. Si je dois toujours être en conflit avec monsieur pour affirmer mon opinion, ça m’intéresse pas non plus (oui, j’aime bien être d’accord des fois). Si monsieur cherche une allumeuse ou une chaudasse, ça me
saoule parce que je ne veux pas être limitée à ça. Et j’ai jamais su dire non quand j’ai envie de dire oui, surtout si j’ai envoyé plein de signaux avant pour dire que c’était oui. Enfin, je me teindrai jamais en blonde, ça, c’est clair et net. Pamela Anderson n’est pas mon modèle. De toute façon, moi, je veux un mec qui est attiré par moi telle que je suis et pas telle que je suis censée être parce que vous croyez vraiment que vous arriverez à donner le change ad eternam ? Et bien moi, je te dis que non. De toute façon, baser une relation amoureuse sur un simulacre, ça n’ira pas bien loin. Peut-être même pas jusqu’à la St Valentin !