2014, année où tu oses

Un an pour la trouver celle-là, je suis une merde.

Voici, comme chaque année, mon petit exercice teinté d’autoflagellation préféré : le bilan de l’année. Aaaaaah, alors, 2014, assieds-toi, prends un verre d’eau, voyons un peu ce que tu as donné. De prime abord, autant te le dire de suite : tu as cartonné.

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2014 a été une année assez intense, je dois l’avouer, mon corps a pas mal morflé entre coups de stress et nuits grises (semi nuits blanches), vie privée un peu régulièrement mise entre parenthèse, abandon de toute activité extraprofessionnelle régulière. Heureusement, sur le côté sport, j’ai été pas mal régulière jusque vers octobre, idem pour la nourriture, j’ai eu de grandes phases de bien manger (mais aussi des phases malbouffe terribles, avouons le). Ma santé physique a été légèrement sacrifiée sur le temple de ma vie professionnelle j’avoue. Mais ça paye, pour le moment.

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Car 2014 sera l’année de la réussite professionnelle. Surtout sur la fin. En fait, pour vous raconter un peu, dans mon dernier taf, y a eu une partie “Nina se défonce et tout le monde applaudit” puis la phase “Nina se défonce mais elle est l’enfant mal aimée enfermée dans son placard et seuls les clients et commerciaux applaudissent mais c’est pas eux qui la managent”. Donc comme toute enfant mal aimée, j’ai planifié ma fugue (métaphore bien boîteuse mais laissez-moi vivre ma vie). D’abord, j’ai agi sous couvert, préparant méticuleusement mon baluchon. Rajout de contacts sur LinkedIn, lancement de réseaux sociaux pro où je montrais que j’étais informée, préparation d’un blog marketing (mort né… enfin, à ce niveau, c’est même mort foetus)… Entretiens. D’abord discrètement puis au fur et à mesure de ma placardisation, de plus en plus assumé. Jusqu’à ce que je prenne des pauses déj de 3h sans rien justifier. Et sans que ça ne semble déranger qui que ce soit, d’ailleurs. De toute façon, la boîte allait mal, un licenciement économique se dessinait, je voulais en être, fallait prouver ma motivation… à me barrer. Puis j’ai rencontré cet homme. Au début, je lui ai dit non mais il a insisté alors on s’est vus, on s’est parlés, on s’est compris. Il m’a présenté son chef qui m’a vue, qui m’a parlée, qui m’a comprise. Hélas, j’étais trop chère. Sauf que son meilleur ami était mon DG qui venait lui-même de démissionner (ma boîte, c’était le Titanic mais le moment précis de la scène de panique où tout le monde veut monter dans le bateau de sauvetage, voyez ?). Et celui-ci me fit un joli cadeau “Nina ? Tu la prends sans négocier ce qu’elle a demandé, elle les vaut.”. A l’arrivée, j’ai réussi à partir avec un joli chèque, sans période de préavis tout en ayant déja signé ailleurs pour le salaire que je voulais. 2014, l’année où j’ai réussi à la jouer très fine.

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Depuis, je suis une Autre. Après un mois à m’ennuyer un peu, je suis devenue la Reine de la “social intelligence”, poste gentiment inventé par mon chef, un peu, dont je n’avais pas forcément bien pigé le contenu car je croyais être boss des études sur le social (mon rêve), je suis surtout boss de la stratégie sociale (un peu mon rêve finalement). Alors parfois, j’en chie, oui, mais pour le moment, tout le monde me trouve super, j’en ai définitivement terminé avec mon syndrome de l’Imposteur. Level professionnel : I won.

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Ensuite, 2014 a été l’année des voyages et ça, c’était un gros point positif aussi : Maldives, Barcelone, Oman, Lacanau, Tunisie, Belfast, Lisbonne. De super voyages qui m’ont quand même coûté un peu chers en conneries diverses et variées : appareil photo Canon volé à Barcelone, combinaison de plongée cassée à Oman (pas très grave, suffit que je remplace la fermeture, ça me coûtera une cinquantaine d’euros), ordinateur de plongée cassé en Tunisie, écharpe semée à Lisbonne (mais j’en ai rachetée une autre depuis). 2014, année de la découverte mais un peu année du boulet aussi. Pour 2015, j’ai déjà de nombreux projets de voyage, va juste falloir que je règle ce côté casse-tout et poissarde, ça commence à me fatiguer.

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Côté relations personnelles, il faut que je m’investisse plus dans mes relations amicales, que je sois plus disponible (et donc moins au boulot) et que je sois plus à l’origine des pots entre potes, je laisse trop l’initiative aux autres. Côté amour, j’ai quand même eu une jolie histoire cette année même si c’était plus celle de 2 potes qui jouent au couple mais on a bien rigolé et notre petit périple en Tunisie (UCPA, on a certes fait plus romantique) reste un excellent souvenir pour moi. D’autres petites histoires, aussi, celles qui me font me rendre compte que je plais plus que je ne crois. Par contre, je plais de plus en plus aux mecs maqués, ça devient légèrement redondant cette histoire…

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Bref, si je résume, l’année 2014 fut quand même bien sympa. Quelques déconvenues et déconfitures, certes, mais quand on fait le bilan, je m’en sors très haut la main. Je m’en suis presque sortie sans une égratignure (me suis bien vautrée dans l’escalator l’autre jour mais à part un pied bleu, pas de  mal). En 2015, on remet ça (la recherche d’un nouveau job en moins, bien sûr) en une chouille moins intense ?

Conseils d’amies

Par Audrey

Ou “la prochaine fois, je demanderai pas”
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Paniquée à l’idée de rencontrer le joli Valentin en tête à tête, je décide de convier en urgence ma cellule “aidons Audrey à survivre au célibat”. Le problème était donc le suivant : je n’avais pas eu de rendez-vous galant depuis plus de 3 ans et je n’étais pas certaine d’avoir envie de me remettre de suite, de suite en couple. Une jolie bouteille de Pinot noir entourée de quelques gourmandises, Karma venant chasser nos doigts agités, la soirée était lancée.

« A peine ai-je posé la question que j’étais déjà éjectée de la conversation »

A peine ai-je exposé les faits que j’étais éjectée de la conversation, chacune débattant de sa vision du couple, du plan cul et de ce rencard qui devait se terminer ou non sous la couette. La question étant également de savoir de quelle couette on parle. Car apparemment, Elisabeth trouve légitime d’expliquer que ça pourrait être un psychopathe et que s’il sait où j’habite, il me poursuivra jusqu’à ce que je déménage. Mais si c’est un gros psychopathe, objecta Isa, aller chez lui pourrait me faire courir le risque de finir découpée en petits morceaux et balancée dans la Seine, terminant ma courte vie comme nourriture pour silures et poissons-chats. Souria, se servant un nouveau verre de vin, gloussa en suggérant alors que nous n’avions qu’à laisser cours à nos désirs sous une porte cochère, c’est terriblement excitant. C’est ainsi que je compris qu’elle parlait d’expérience… Too much information.

Chacune commence donc à militer sur le statut à donner à ce fameux Valentin : Isa, la romantique, exige que je l’épouse ou à peu près, Souria pense que rien ne vaut un plan cul, Elisabeth prêche pour cette zone grise entre l’amour et l’amitié, un ami particulier et plus si affinités mais ne nous précipitons pas. Je ne sais pas qui est ce “nous” mais manifestement, on a oublié que j’étais dans la pièce et la première concernée. Mmmm, il est bon ce Pinot.

« Moi, je voulais juste qu’on me dise que j’étais jolie, pas que je risquais de finir trucidée et découpée en fines lames »

Alors que je commence à naviguer en milieu cotonneux, Isa s’écrie soudain en ma direction “Hé mais tu vas t’habiller comment ? Faut pas trop en donner, quand même !

– Ouais mais faut pas la jouer trop nonne non plus !” objecta Souria, le doigt pointé vers le ciel.

Et elles repartirent dans un débat enflammé sur la profondeur adéquate de mon décolleté et la longueur de ma jupe (apparemment, il était dit que je sortirais en jupe, peu importe que ce ne soit pas forcément de saison). Je saisis Karma, surexcité par la volubilité de mes copines, et commence à jouer avec lui. “Hé mais Audrey, tu nous écoutes ou non ?”.

“A dire vrai, vu que je ne sais pas si mon avis vous intéresse ou pas et que je n’aime pas vraiment les conversations où je finis découpée à la hache par un malade, non, pas trop.”

Blanc. Elles se regardent, un peu gênées, prenant conscience que cet apéro dînatoire censé m’aider à y voir plus clair m’avait plongé encore plus profondément dans l’angoisse avec leurs histoires de coucher ou pas, se marier ou pas. Moi, je voulais juste un peu d’encouragements qu’on me dise que j’étais jolie et que ça allait le faire. Là, maintenant, j’ai tellement peur que je suis à deux doigts de tout annuler. La prochaine fois, je me débrouille toute seule.

 

Ce garçon que j’ai croisé trois fois

J’ai un travers, une perversion. Un truc sympa et nocif pour personne, peut-être légèrement préoccupant pour ma santé mentale mais on n’est pas à ça près. Bref, j’aime imaginer que ma vie est un roman rocambolesque. Vertu première : ça stimule mon imagination. Vertu deuxième : je crois en une happy end. Souvenez-vous, lors de mon marasme, je m’étais dit « ça ferait un bon début de comédie romantique, ta vie qui s’effondre et hop à la fin, tu trouves l’amour et un boulot ultra wouah et tu embrasse l’homme de ta vie en riant sous la pluie« . En vrai, je me suis cassée la jambe et ma grand-mère est morte le 24 décembre mais passons.


À présent que le marasme 2011 est officiellement terminé, je me prends moins pour Jennifer Aniston. Mais quand même, y a un truc qui m’interroge : ce garçon que j’ai croisé trois fois en moins de trois mois. Je croise mes voisins moins souvent que ça !

(source image P45)

Ce garçon, j’en ai déjà parlé, il était au mariage de Lena, le prof de physique qui m’a entendu dire « en cours de physique quand j’écoutais pas, comme d’hab quoi… » (je connaissais pas sa profession à ce moment là de l’histoire ! Je suis pas cruelle) puis le lendemain « non mais en vrai, j’écoutais hein, je suis calée en ohms… Et merde ! ». Les ampères ou les volts ma fille, ça, c’est dénué d’ambiguïté. Donc ce garçon là, avec qui y a rien eu de notable, pas de flirt (c’était vraiment pas fait exprès le coup des ohms), rien. On est tous rentrés sur Paris et fin de l’histoire.


Puis y a eu le 13 juillet. Souvenez-vous, ce jour là, nous allons en famille chercher ma sœur qui a glissé dans ses cheveux des barrettes de couleur pour nous annoncer le sexe de son bébé. Alors que nous repartons gaiement vers nos voitures, je l’apercois. J’en parle quelques temps plus tard à Lena qui semble étonnée qu’il ait pu se retrouver dans cette gare-là. « Mais t’es sûre que c’était lui ? » « Ben, il me semble bien. Il avait un violon… » « Ah bah c’est lui, oui ».


– 31 juillet. Après une expédition ratée au marché St Pierre (j’ai pas trouvé la mercerie que je cherchais), me voici à Anvers pour prendre le métro mais je me fais doubler par un gros troupeau de touriste. Bon fait chier, je vais redescendre jusqu’à St Lazare à pied. Je chemine donc, perdue dans mes pensées (je travaillais le scénario de l’espèce de comédie romantique que j’ambitionne d’écrire) quand je vois une silhouette masculine au loin. Ah ben tiens, on dirait le garçon… Mais merde, c’est lui ! C’est ainsi que je le croise pour la 3ème fois sur un chemin que je n’emprunte jamais…

Les plus romantiques me diront « c’est lui, envoie-lui un mail ! ». Oui sauf que non, ce n’est pas cohérent. Bon d’abord, je ne lui ai parlé qu’au mariage, rien n’indique que lui m’ait vue ou reconnue (à la gare, j’en étais à plus d’une semaine sans maquillage, je perds automatiquement 10 ans). Mais surtout, je suis en pleine romance pathignonne (néologisme, mélange de pathétique et mignon, vous savez, quand l’amour nous rend neuneus concons) avec un autre homme, je suis plus du tout à la recherche d’une histoire. Je comprends pas les scénaristes de ma vie.


Ou alors mon idée de comédie romantique est pourrie et la vie me souffle une autre idée. Ou encore, ça me prouve que j’ai raison de penser que ce garçon est l’amour de la vie d’Anais.

Mais pourquoi s’endort-il après l’amour ?

Par Pink Lady


Hé mes pioupious ! Vous avez vu comme elle est belle ma bannière ? J’ai longtemps hésité entre une carrière de marketeuse et de graphiste… Hum. Mais laissons de côté mes talents de graphiste pour revenir à ce qui inquiète la pétassista et en premier lieu son homme, son jules, son mec. Et cette étrange manie qui le meut : pourquoi s’endort-il après l’amour (on dit amour, pas sexe) ?


Et bien je dois avoir un petit bout de gêne Y qui traîne car je vous le dis sans détour : MAIS TANT MIEUX QU’IL S’ENDORME ! Reprenons les bases. Après l’amour, physiquement, je suis un peu bouleversée, j’ai besoin de récupérer. Et de ressentir. Parce que dedans, c’est la rumba, profitons un peu. Mais les filles des magazines, elles, elles veulent parler. Moi je veux bien hein mais on a déjà pas mal parlé avant et là, je vois pas trop ce qu’on peut se raconter. Parce que le dialogue post-amour ressemble à ça :
“C’était bien… ?” (oui, il y a toujours une question dans ce genre de constatation genre “moi j’ai aimé… toi aussi hein ?)
“Ouéééééé…”


Et après ? Tu veux qu’on se la joue patinage artistique ? Note technique : 5.9, note artistique : 5.7 (ça manquait un peu de grâce jeune homme) ? Tu veux qu’on se repasse le film et qu’on commente minute par minute ? Voilà, si l’homme ne parle pas après le sexe, c’est parce qu’il n’y a rien d’intelligent à dire à ce moment précis de l’histoire. Ah, tu veux parler de votre relation ? C’est sûr que c’est tout à fait le moment, tiens. Et en plus, il s’endort le goujat ? Mais il a raison et tu devrais en faire autant. Je sais pas si t’es au courant mais tes hormones, elles viennent un peu de se taper une montagne russe de la mort, un peu du genre de celle de Las Vegas qui est sur un toit et qui fait très très peur. Ou ça :

Et du coup, ça te fait aussi les jambes en coton et le besoin de récupérer. C’est pas une question d’homme ou de femme, c’est biologique. D’ailleurs, ça m’énerve toujours un peu quand l’homme, au lieu de dormir après le sexe, décide que tiens, il va se rhabiller et rentrer chez lui alors que moi, j’ai pas envie de bouger du tout. Je m’en fiche de dormir à deux mais si tu restes dormir, ça m’évitera de me relever et ça me fera plaisir, merci. Ou alors attends au moins un peu, le temps que mon corps se souvienne dans quel sens il marche.

Mais j’ai peut-être une explication à cette terrible question. Si j’en crois les magazines, le sexe avec son amoureux, c’est romantique, on fait l’amour, donc, point de perversion, de fantaisie, c’est long, langoureux… En un mot, c’est mou, tu prends pas ton pied et tu ne te fatigues même pas. Tu m’étonnes que t’aies envie d’en parler, après !

Le retour de la liste

Parce que j’ai eu deux semaines un peu folles et que la vie a joué les succubes avec moi en me pompant pas mal de mon énergie vitale donc j’ai pas le courage de faire un article de suite. Et puis en avançant sur le déménagement du blog, je me suis rendu compte que je les aimais bien, mes listes. Allez, c’est parti.

– Deux rendez-vous clients la semaine dernière, il était temps que je revienne aux affaires.

– Mercredi dernier, petite journée à Lyon. On avait une réunion là-bas à 10h30 donc on saute dans un train à 7h54, on revient à 18h. J’aime bien ce genre de journées même si ça crève un peu mais ça change du bureau. Puis la petite sieste dans le train du retour (on a dû changer les billets car on allait rater le train de 15h en somme) a fait du bien même si je suis arrivée un peu vaseuse. Tout comme mon manager qui m’a demandé, dépité : “toi aussi, tu t’es endormie ?”

– Sinon, à l’autre réunion, y avait du café et des chouquettes, ça fait toujours plaisir. Mais ce n’est pas le pied à toutes les réunions. A celle de mercredi, je crois qu’ils m’ont fait un café nespresso. Mais sans la capsule. C’était de l’eau au café et j’ai dû la boire. Beuuuuh…

– En ce moment, j’ai pas le modjo. Mais mes amants récurrents viennent de temps en temps toquer à ma porte ce qui a donné à peu près “oh, tu t’es cassée la jambe ? Tu peux pas te mettre à genou ? Oh ben je dois déjeuner… Salut!”. Bon, ok, j’ai extrêmement résumé la conversation et je devais filer au kiné. Mais l’enchaînement fut intéressant…

– Ils m’avaient manqué mes collèèèèèèègues. Franchement, les pauses déjeuner sont toujours un moment plaisant.

– Enfin sauf que la cantine est dégueu.

– Dans les films, s’embrasser devant le Sacré Coeur la nuit, c’est romantique (enfin, plutôt devant la vue de Paris la nuit). En vrai, ça pue la pisse, t’as des mecs qui viennent essayer de te vendre une bière toutes les 2mn30 et une nana qui s’accroupit devant toi, laissant voir son string rose et bleu marine en coton.



– Au passage, dans la série Nina les bonnes idées : filer rencard à Montmartre. En bas. Et monter tout en haut en prenant les escaliers avec un genou douteux.

– Sinon, j’ai trouvé mon moi masculin et ça me fait peur. Genre un mec qui s’est cassé le pied en dansant sur du Michael Jackson. Genre le mec qui adore tellement les lunettes qu’il m’a demandé de les garder pour faire du sexe… Oh mon Dieu, ce mec, c’est moi !



– Bon, j’ai reçu mon matos pour tricoter, lancement des hostilités imminentes.

– “Bon, tu restes dormir, hein”. Au début, j’ai dit “naaaaaaaan, j’ai pas mes affaires pour demain” puis à 1h du matin, alors que je n’étais plus que rhum, j’ai dit un truc genre “hihihihihihi !”. A 4h du matin, quand Anaïs s’est assise sur le lit que nous partagions, a allumé la lumière pour baragouiner des phrases sans queue ni tête avant de ré éteindre et de se rendormir, je me suis souvenue que dormir avec une semi somnambule, c’est pas trop cool.

– D’ailleurs quand dans un appart de 2 pièces avec un lit de deux places dans l’un, un lit une place dans l’autre et trois personnes à répartir dont une semi somnambule, une ronfleuse et une qui ne bouge, ne parle ou ne ronfle de la nuit, c’est cette dernière qui devrait dormir seule et peinarde. Et je dis pas ça parce que c’est moi, hein…

– Le monsieur qui a tenté de mettre ses doigts dans ma culotte quand je me suis cassée la jambe m’a nonchalamment proposé qu’on aille boire un verre. Comment dire…

– Faut que je me trouve un mec dans le XIXe pour pouvoir sortir avec mes copines de plongée et pas rester dormir (se coucher à 3h, se lever à 7h, ça pique un peu, surtout avec l’épisode du semi-somnambulisme). Et un du côté de Glacière aussi car y a une chorale qui a l’air cool. Je suis une célibataire urbaine : un mec dans chaque arrondissement (en théorie…).

– D’ailleurs, la meuf dans Secret Story qui est somnambule… On se fout pas un peu royalement de notre gueule ? Non parce qu’une vraie somnambule, on aurait grillé son secret dès la première nuit, non ?

Les fiançailles de l’extrême

Ce week-end, alors que des amazones apparemment hystériques décidaient de tenir tête à l’équipe des hommes sur une île lointaine, je m’apprêtais à vivre mon propre Koh Lanta. Au menu des épreuves : marche en talons hauts et collants (soit « marche sur une patinoire ambulante toute la journée »), messe d’une heure, repas gargantuesque en tenue de gala, nuitées en camping car. Bref, vendredi soir, quand je suis montée dans le train, nonobstant les baisers et les caresses d’encouragement d’Amant chouchou sur le quai (comme c’est romantique), je n’étais
guère jouasse. Cramer tout un week-end pour des fiançailles, ça fait un poil chier. Des fiançailles aux allures de mariage avec placements à table, obligation d’être chic et même une urne pour
donner des chèques (??). Pour plus de clarté, ne sachant plus si j’en ai parlé ou non dans ce blog, les fiancés, ce sont Yohann mon presque frère et Blanche, sa copine (oui, il se fiance avec sa copine, c’est quand même d’un pratique !)

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Arrivée à la gare, je suis récupérée par Alice et Anthony, on embarque un autre mec au passage, Yohann dont je vous reparlerai car il fait partie de mes fantasmes récurrents. Mais ce sera dans un autre article. Donc ma soeur et son mec viennent nous chercher à la gare et nous annoncent que tout le monde est parti se coucher donc en gros, en arrivant, on va devoir en faire autant. Yohann commence à râler en soulignant qu’il est parti direct du boulot pour prendre le train et qu’il aurait apprécié, outre le fait d’être accueilli, d’avoir genre une petite bière. Ma soeur fera donc la barmaid tandis qu’Anthony me largue devant le camping-car familial où sont installés mes parents et où je vais passer la nuit. Oui, je suis logée dans un camping car, je ne connais absolument pas ces choses, c’est mon dépucelage de camping car. A 30 ans, il était temps. Alors en fait, le camping car, ça ressemble à un bateau jusque dans le tangage. Oui parce qu’une fois couchés, dès qu’il y en avait un qui bougeait, ça faisait bouger le camping car. On se maaaaarre. Ah, j’avais aussi oublié que mes parents avaient tendance à ronfler. A un moment, je crois avoir pensé que j’allais passer une bien courte nuit. Heureusement, mon gêne marmotte fut le plus fort et j’ai fini par m’endormir.

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Jour J des fiançailles, je me lève et me douche en faisant bien attention à l’eau (c’est pas stressant ça aussi, tiens), enfile ma belle robe marron, dans les mêmes tons que celle de ma mère et de ma soeur. On se la joue un peu « drôles de dames » dans la famille Bartoldi, yeah. Je pars à l’église avec la mère de la fiancée très « artiste » comme nana, c’est pas triste. Mais le mieux, c’est la cérémonie qui est assez folklorique. Entrée sur Etienne Daho joué par des amis de Yohann (la fille chante faux) on a eu droit à un K’s Choice et du Paolo Conte, des discours et des prières pas trop cucul, ça va. Ma soeur a réussi l’exploit de terminer une prière sur le couple par une référence au rugby. Elle est grande. A un moment, on a eu aussi eu des chants juifs… Ca fait son effet dans une cérémonie simili-catholique. Les gens applaudissaient en rythme, je me suis un peu demandée où j’étais sur le coup… Bon, finalement, la cérémonie n’est pas trop chiante et on part pour la meilleure partie de la journée, à priori, l’apéro. Bon, je savais qu’à table, j’étais désolidarisée de ma famille et placée à la table des vingtenaires avec Yohann-fantasme. Je discute un peu avec les gens notamment un mec qui était au lycée avec ma soeur devenu bien appétissant qui me raconte des choses intéressantes : « alors, il paraît que tu as été éditée ? ». Ah ? J’étais pas au courant. J’avais effectivement été contactée par une maison d’édition mais je n’ai jamais rien rendu donc non. Quoi qu’en ce moment, j’avance bien sur mon nouveau roman, je dois écrire à peu près 3 lignes par jour, youhou !

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Bref, le déjeuner se passe à merveille, je suis à la meilleure table, on rigole bien, on se promet de se revoir à Paris (j’ai filé mon numéro à personne, ça va être compliqué), on boit beaucoup. Après une baignade des jambes dans la piscine (j’avais pas de maillot et j’ai pas osé me baigner en string), je m’endors comme une merde sur le transat, le vin rouge monte à la tête. Le soir, c’est danse party sur le parquet, ma mère est déchaînée. Et voir sa mère imiter du Gilbert Montagné alors qu’elle est même pas bourrée, c’est un peu une expérience à laquelle on ne s’attend pas. Anthony me sert un punch de sa composition et me fait manger du camembert rôti (c’est boooooon), je colle un peu Yohann-Fantasme mais pas trop car y a mes parents à côté et qu’ils pensent toujours que je suis monogame et en couple, actuellement (même si j’ai laissé mon compagnon à la maison et que je n’ai pas parlé de le ramener à Noël).

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Moralité ? Moi qui traînais des pieds à y aller, finalement, j’ai passé un bon week-end dans une propriété magnifique avec le soleil en prime. Que demander de plus ? Le dimanche matin, en attendant qu’on me ramène à la gare, je suis allée me promener quelques instants dans les vignes. C’est marrant comme la nature me rend toujours sereine, on est bien dans le silence de la campagne. Finalement, moi qui pensais un week-end pénible, j’ai pu passer de bons moments. Par contre, je suis bien claquée…

Où trouver l’homme ? Episode 37 : aux vendanges de Montmartre

A la recherche du prince charmant

(Tout ceci est une fiction, comme déjà dit. De toute façon, là, l’hiver arrive, je ne cherche plus d’homme, c’est pas la saison)

Paris est une ville drôlement chouette qui propose moult activités permettant de faire des rencontres pour le moins intéressantes. Par exemple les vendanges de Montmartre. Au petit matin, ça commence par de faux mariages, de vrais couples se mariant pour de faux, comme c’est romantique. Puis quand tous les faux mariés sont célébrés, un bal commence avec un arbre à danse : sur cet arbre sont accrochés des panneaux sur lesquels sont inscrits des danses type (genre java, salsa…). On tire un panneau et le groupe joue ce qui est écrit dessus.


Donc un dimanche un peu gris d’automne, sur la charmante place des Abbesses, après avoir assisté à de faux mariages, vraie célébration de l’amour et de l’union sans obligation, vous pouvez enlasser un partenaire et vous laisser emporter par une douce danse. Alors m’y voilà. Premier tour d’horizon, la moyenne d’âge est… très très élevée. En fait, je dois être la plus jeune et de très loin. Or dans la vie, j’ai une règle de conduite que je refuse de rompre : « ne jamais sortir avec un homme de l’âge de mon père ». Voire de mon grand-père. Et je rajoute que celui qui a une bouteille de rouge qui pique dans la main est aussi éliminé (de toute façon, je pense qu’il était éliminé dès la règle 1). Ah mais apparemment, il est avec la dame à la flasque de whisky, tout va bien.


Bon… Ah, un jeune ! Super, prépare-toi ma fille, ça va être à toi de jouer. Mais… qu’a-t-il accroché autour du cou ? On dirait bien une fille et vu comme elle le tient serré, je devrais dire : sa copine. Non mais ! Ces gens là n’ont aucun savoir vivre, depuis quand se rend-on à un bal déjà accompagné ? Si mes grands-parents maternels avaient fait ça, je n’existerais même pas ! Oui, mes grands-parents maternels se sont rencontrés dans un bal pop’, c’est mignon hein ? Sauf que le plan des bals pop’, pardon mais ça ne marche plus. Tous les mecs sont venus avec leur tendre moitié qui n’a pas l’air partageuse du tout. Bon… Voilà… Super…


Ah, mais que vois-je au loin ? Un jeune homme à peu près de mon âge qui fait le pied de grue comme moi et sans nana à son cou. Je fonce. Je lui propose de se joindre à moi sur la piste de danse. Un, deux, trois, c’est parti… Et c’est là que je me souviens que je ne sais pas vraiment danser. Enfin, si, en boîte sur des hits dance calibrés pour me faire trémousser avec quelques (mili)grammes d’alcool dans le sang pour pas que je me rende compte que je n’ai aucune coordination. Je me concentre sur mes pieds et le rythme, je suis tendue comme le string de Cindy. Et je sens que je perds mon cavalier, de moins en moins motivé à me faire entrer dans la danse, comprenant que je suis un peu totalement mauvaise. Bon, elle dure combien de temps la chanson, là ? J’aimerais sauver l’honneur et tenir jusqu’au bout sans pour autant perdre totalement ma crédibilité. Non mais de toute façon, c’est pas ma faute, le sol n’est pas plat, on n’a pas idée de danser sur des pavés.


((c) Photobuzz)

Ouf, la chanson se termine, les gens applaudissent, mon cavalier m’adresse un sourire poli avant de retourner dans la foule. Ah. Bon, ben, je pense que je vais y aller, là, il commence à pleuvioter en plus. Mais je retiens quand même une leçon : si je veux draguer au bal, faudrait déjà que je sache danser.


Nina et les connards, le retour

Il y a presque 4 ans, j’avais écrit un article indiquant que les femmes préféraient les connards, article m’ayant valu moult insultes par des gars « gentils » qui n’appréciaient pas qu’on les apprécie à leur juste valeur. T’en fais pas, gars, vu comme tu m’insultes,  c’est normal que je n’ai aucune envie de te connaître. Donc j’avais dit ça. Depuis, j’ai vieilli (oui, je vieillis maintenant, je le sais, je vous expliquerai) et finalement, je me rends compte que j’ai totalement changé d’avis. Les connards ne m’attirent plus, ils me lassent et, limite, ils me font pitié. Explication.



Connaissez-vous How I met your mother ? Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous résume rapidement : Ted est un trentenaire New Yorkais célibataire à la recherche du grand amour. On sait déjà qu’il va le trouver puisqu’il raconte à ses enfants comment il a rencontré leur mère mais ça fait 4 saisons qu’il raconte sa vie sans l’avoir vue. La série gravite autour de 5 personnages : Ted, le romantique, Robin la carriériste, le couple parfait Lili-Marshall et Barney, le connard. Pendant longtemps, je n’ai trouvé aucun attrait à
Barney : il est super drôle, entendons nous bien, j’adore mon personnage mais je n’aurais pas envie de coucher avec son personnage parce que c’est un connard qui accumule les conquêtes et les jette de façon assez discutable. C’est un des ressorts de la série, d’ailleurs. Puis à un moment, Barney tombe amoureux et montre ses failles et là, paf, je le trouve absolument craquant. Et c’est là que j’ai réalisé : je n’aime plus les connards, plus du tout même. Parce que le connard joue un rôle et m’épuise.


Les connards, j’ai pratiqué, beaucoup trop à mon goût avec le recul, je m’en suis pris méchamment plein la gueule, des insultes les plus immondes possible juste pour le plaisir de me blesser. Mais pourquoi le connard agit ainsi ? J’ai trois explications :

– Parce que le connard est narcissique et se fout des autres et préférera te marcher sur la gueule pour avoir 33 secondes de gloire que de te ménager un peu. De toute façon, hors de lui, rien n’existe alors t’es gentille, tu écartes les cuisses le temps qu’il fasse son affaire et après, tu fermes ta gueule, merci, au revoir. Tu es aussi priée de tomber amoureuse de lui, de pleurer sur le fait que ce n’est pas réciproque, d’insister pour qu’il ait le plaisir de te jeter méchamment.

– Parce que le connard est faible.  Il n’a aucune confiance en lui (à tort ou à raison) et il n’a rien trouvé de mieux pour se vendre auprès des filles que de se créer une image de playboy briseur de cœur, l’Everest des nanas en gros : le conquérir est le défi ultime. Sauf que le connard exagère parfois considérablement son tableau de chasse et une fois au lit, on se rend compte qu’il a une connaissance très limitée du corps féminin et qu’on s’ennuie un peu… beaucoup.

– Le connard est du type pervers narcissique qui ne trouve de valorisation de son ego que dans la destruction de celui d’autrui et plus précisément le vôtre. Il a couché avec vous mais c’était par pitié/ivresse ou ceux que vous voulez mais certainement pas parce que vous êtes assez bien pour lui. Non mais ça va pas la gueuse ? Vous n’êtes ni assez jolie ni assez brillante, spirituelle, drôle, cultivée, grande, petite, mince, plantureuses, blonde, brune, blanche, noire ou peu importe pour pouvoir faire jeu égal avec lui. Vous devriez
d’ailleurs lui baiser les pieds pour le remercier d’avoir daigné partager un lit avec vous. Et c’est là que tout le vice du pervers narcissique agit : ça ébranle votre confiance en vous, vous vous sentez comme une toute petite merde de lapin constipé et dès qu’il revient pour vous sauter, vous en tombez accro parce qu’un mec aussi merveilleux daigne quand même vous honorer à nouveau. Oui, dans pervers narcissique, y a pervers.




Et puis surtout, le connard ne présente aucun intérêt ludique. Il veut vous mettre dans son lit et ne s’en cache pas. A partir de là, le jeu de séduction est très limité, autant dire oui de suite. Aucune surprise, aucune montée en tension érotique, rien. Pas d’attente, c’est à consommer de suite parce que le connard n’attend pas. Or ce qui m’excite, moi, c’est précisément le jeu de séduction. Du coup, le connard m’ennuie, me laisse indifférente et à ce niveau là, je me dis qu’une masturbation me procurera certainement plus de plaisir que ça.




Finalement, les romantiques à la Ted Mosby ne sont pas si mal que ça.

Où trouver l’homme ? Episode 27 : à dîner chez moi

A la recherche du prince charmant

(O toi, derrière ton écran, je te rappelle que tout ceci n’est qu’une fiction sortie de mon imagination fertile ou débile, à toi de voir. En vrai, là, je vis au milieu des cartons alors les dîners romantiques, ça attendra.)

On dit que la patience est mère de toutes les vertus. Ca tombe bien, j’ai toujours pensé qu’un peu de vice ne faisait de mal à personne. Fabien je désirais, Fabien j’aurais. Pour se faire, j’avais prévu de l’inviter à dîner à la maison histoire d’être sur un terrain favorable : le mien.


Une fois passée faire le plein chez Picard, je rentre vite chez moi me pomponner, m’épiler et faire brûler une bougie qui sent bon. Bon, c’est l’heure, je vais trafiquer un peu sur l’ordi en attendant qu’il arrive. C’est l’heure et un peu plus. C’est l’heure et un peu plus d’un peu plus. C’est l’heure et franchement plus. Au bout de vingt minutes de retard, j’enclenche la bobine du film catastrophe : depuis le début, il se fout de ma gueule ce connard, il n’en a jamais rien eu à faire. Oui mais pourquoi les baisers, les soirées qui n’en finissent pas, la nuit blanche et pourquoi avoir dit oui à mon invitation s’il ne comptait pas venir. Il doit y avoir une explication logique mais je ne remets pas les pièces du puzzle dans le bon sens, je ne comprends pas.

Ding dong ! Ah, ciel, on sonne, ce doit être lui. Bingo. Il me tombe dans les bras, la mine piteuse : « J’ai oublié mon portable et je n’arrivais pas à trouver, je suis désolé

– Ahahah, c’est pas grave, ahah! »

Oui bon, il a une bonne excuse, je vais pas lui faire une scène par principe quand même. On s’installe autour d’un verre, on mange le bon steack et la bonne purée aux truffes cuisinés avec amour car un estomac d’homme se doit d’être toujours satisfait. Je sens que mes lectrices féministes viennent de grincer des dents mais je ne parle pas en général, je parle du cas particulier où je veux faire l’amour avec cet homme toute la nuit et même le matin, faut bien lui donner des forces.

Entre deux phrases, les blancs s’insinuent peu à peu. Non que nous n’ayons plus rien à nous dire mais la tension érotique monte et à chaque blanc, nous établissons le contact visuel : je te veux, tu me veux. Il n’empêche que c’est bien joli tout ça mais j’ai des projets très précis pour la soirée et on n’avance pas alors je me lance. Je m’approche de lui et lui donne un baiser plutôt sage pour commencer. Il me le rend bien, chouette. Ca s’emballe un peu, de la position assise, on se retrouve allongés sur le canapé, un pull s’en va, rapidement suivi de son petit frère, les fringues volent. Une fois tous nus, vous imaginez bien ce qu’il se passe, je vous épargne la description et vous laisse jouer dans votre tête la partie sexuelle de cette histoire. Sachant tout de même que je suis résolument opposée au léchage de pieds et suçotages d’orteils, ça, s’il vous plaît, épargnez le moi.


Le lendemain matin, lorsque le réveil sonne, il est remercié par une lourde main qui lui éclate la figure mais pour une fois, je lui épargne le traditionnel « ta gueule » enroué. Fabien vient se coller contre moi et me prend dans ses bras pour un doux câlin matinal. Tout serait parfait si la mairie de Plumes sur Berges n’avait pas décidé que c’était le jour idéal pour refaire le trottoir juste devant chez moi. Je vous jure que l’odeur de goudron chaud et le bruit du rouleau compresseur, il y a vraiment plus romantique dans la
vie. Alors que je commence à chouiner parce que je n’ai pas envie de me lever, Fabien me propose un baiser pour m’aider à me lever. Evidemment, il eut l’effet contraire.

Une douche, un café et un pain au lait plus tard, nous voici dans la rue et à la bourre pour aller travailler. Pendant qu’on s’embrasse pour se dire au revoir, je lui demande quand on se revoit : « t’as qu’à venir ce soir à la maison ». Et c’est ainsi que je partis toute guillerette au boulot, pressée de raconter cette nuit à mes copines.

NB : Oui bon, ok, cette partie de l’histoire m’est vraiment arrivée. Rien que de repenser à l’odeur du goudron, j’ai mal à la tête.

Courrier des cœurs, réponse à Angie

Cette semaine, Angie nous a posé la question suivante : «Dans mon groupe d’amis, nous sommes plusieurs dont une amie très proche
qu’on appellera S. et son ex, C. Ils sont restés longtemps ensemble, un peu plus d’un an et demi, c’est fini depuis 8 ou 9 mois mais il restent amis. Depuis quelques temps (mais après leur rupture), je me suis rapprochée de C. sans arrière pensées. Sauf que maintenant, je commence à penser à lui en tant qu’homme et pas en tant qu’ex de mon amie et il m’a avoué avoir du mal à garder mes distances avec moi. Je sais que S. ne supporterait pas qu’on sorte ensemble. Dois-je me sacrifier pour mon amie? 
» 


La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie, voici ce que nous en pensons.

Enzo : « Dois-je me sacrifier pour mon amie? » Non, vu la situation, tu dois choisir entre les deux ! Une amie ou un éventuel (ça
pourrait très bien être un coup rapide pour cause d’incompatibilité sexuelle) petit copain (qui n’est pas un prince charmant vu qu’ils ont rompus après être resté longtemps ensemble) !

Tatiana : Et bien moi je crois que tu devrais en parler avec ton amie. Parce que si c’est vraiment fini entre et qu’elle ne ressent rien pour lui, normalement elle ne devrait pas voir d’inconvénients à ce que tu sortes avec lui. Sinon c’est que c’est une garce égoiste. Si elle a encore des sentiments pour lui alors là tu as plusieurs option : tu es une bonne amie et tu ne touches pas à ce mec, tu es une mauvaise amie et tu touches à ce mec. Après tu peux avoir des circonstances atténuantes en fonction de si tu as des sentiments pour ce garçon ou si c’est juste physique. Mais quoiqu’il arrive la franchise prime donc parles-en à ton amie.

Jane : Du moment qu’ils ne sont plus ensemble… Quels droits à ton amie sur son ex? On est d’accord, aucun. Si rester amie avec
lui après la rupture est juste un moyen de contrôler ses relations, j’ai comme envie de dire que c’est pas cool. Et que ça ne te regarde pas. ils ne sont plus ensemble, vous vous sentez attiré, ton amie n’a pas son mot à dire dans cette histoire. Reste juste à le lui expliquer de manière diplomatique si tu ne veux pas t’en faire une ennemie. Après, t’as pas non plus choisi la situation la plus simple.

Et j’ai tendance à penser (à jeun) que les exs des copines c’est un peu no way, rien qu’à penser au fait qu’il y a eu rapport intime
et qu’il pourrait y avoir comparaison.

Mais comme je dois frôler les 2 grammes (à 17h, limite j’ai honte) je suis de bonne humeur, donc je te dis: fonce!

Lucas : Dans 5 ans elle sera sortie de ta vie ou tu vas la croiser de nouveau et elle ne t’en voudra plus. Donc lance toi. C’est
n’importe quoi ton idée de sacrifice. Faut arrêter de monter en neige un truc banal et qui arrive tous les jours.

Ella Sykes : Personnellement, je vivrais avec lui ce que je dois vivre. Je ne chercherais pas à faire quoique ce soit non plus,
les choses se feront si elles doivent se faire. Puis, une fois consommée, il faut considérer la tournure de la situation : Si c’est une relation sérieuse, il sera toujours temps de lui en parler, si ce n’est qu’une attirance passagère, il n’y a aucune raison de la perturber avec cela. Il faudra te mettre d’accord, alors, avec le jeune homme de façon à ce que cela demeure un secret.

Bref, pense à toi, et ton bien-être.

Keira : Ta meilleure amie n’est plus avec ce jeune homme.

Ca fait 9 mois.

C’est un temps largement suffisant pour qu’elle se soit adaptée à la situation.

Donc : tu sors avec lui. Et ensuite tu préviens ton amie. 

Si tu le fais dans l’autre sens ça va être culpabilisation à 200% suite à sa réaction (qui ne sera pas tout de suite positive) et tu
n’osera pas le faire.

Tandis que là, si une fois la chose faite, tu lui expliques de façon hyper diplomatique et honnête ce qu’il s’est passé et ce que tu
ressens, elle va peut-être avoir un léger pincement mais ça disparaîtra très rapidement. Et tu aura le beurre, l’argent du beurre et le cul du crémier. La classe.

Diane : Si c’est une très bonne amie, je te conseille d’y réfléchir à deux fois avant d’aller fricoter avec son ex.  Et même
si tu sortais avec lui, elle resterait tjrs son ex, et bonjour les comparaisons… Nononon, les ex, c’est tout pourri.et ça serait tout de même dommage de gacher une belle amitié pour ça se trouve un petit flirt….enfin moi j »dis ça hein…

Petite Cervoise : Nooooooooooooooooooooon !!! sauf si ton amie t’est très chère, évidemment.
Mais après, il faut être open-minded. Si ils s’entendent bien, elle n’accueillera certes pas la nouvelle en criant « champagne! », mais elle doit aussi comprendre que le passé est révolu.

Evidemment, si cette chose m’arrivait, je ne serais pas sure de bien réagir… mais tout dépend du contexte de la rupture.

Nina : Moui alors tout ça est bien compliqué. La question est : C. te plaît-il indépendamment du fait qu’il est un peu le fruit interdit ? Le côté « je l’aime mais je ne peux pas », c’est follement romantique mais faut voir si tu es prête à assumer tout ce qui en découle. Ceci étant, si tu penses que tes sentiments et les siens sont sincères, je pense que la solution du « vivez votre histoire dans votre coin pour commencer, vous verrez après » est la meilleure. Si votre histoire ne doit pas durer, comme ça, ça évitera de blesser S. Si votre histoire dépasse les premiers temps, vous pourrez vous afficher car ce sera plus qu’une passade. Au fond, la seule question que tu dois
te poser, c’est si tu es capable de gérer les conséquences de cette relation.

Voilà, si toi aussi, tu as une question love and sex à poser à notre cellule, lance toi, nous sommes tout ouïe !