2014, année où tu oses

Un an pour la trouver celle-là, je suis une merde.

Voici, comme chaque année, mon petit exercice teinté d’autoflagellation préféré : le bilan de l’année. Aaaaaah, alors, 2014, assieds-toi, prends un verre d’eau, voyons un peu ce que tu as donné. De prime abord, autant te le dire de suite : tu as cartonné.

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2014 a été une année assez intense, je dois l’avouer, mon corps a pas mal morflé entre coups de stress et nuits grises (semi nuits blanches), vie privée un peu régulièrement mise entre parenthèse, abandon de toute activité extraprofessionnelle régulière. Heureusement, sur le côté sport, j’ai été pas mal régulière jusque vers octobre, idem pour la nourriture, j’ai eu de grandes phases de bien manger (mais aussi des phases malbouffe terribles, avouons le). Ma santé physique a été légèrement sacrifiée sur le temple de ma vie professionnelle j’avoue. Mais ça paye, pour le moment.

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Car 2014 sera l’année de la réussite professionnelle. Surtout sur la fin. En fait, pour vous raconter un peu, dans mon dernier taf, y a eu une partie “Nina se défonce et tout le monde applaudit” puis la phase “Nina se défonce mais elle est l’enfant mal aimée enfermée dans son placard et seuls les clients et commerciaux applaudissent mais c’est pas eux qui la managent”. Donc comme toute enfant mal aimée, j’ai planifié ma fugue (métaphore bien boîteuse mais laissez-moi vivre ma vie). D’abord, j’ai agi sous couvert, préparant méticuleusement mon baluchon. Rajout de contacts sur LinkedIn, lancement de réseaux sociaux pro où je montrais que j’étais informée, préparation d’un blog marketing (mort né… enfin, à ce niveau, c’est même mort foetus)… Entretiens. D’abord discrètement puis au fur et à mesure de ma placardisation, de plus en plus assumé. Jusqu’à ce que je prenne des pauses déj de 3h sans rien justifier. Et sans que ça ne semble déranger qui que ce soit, d’ailleurs. De toute façon, la boîte allait mal, un licenciement économique se dessinait, je voulais en être, fallait prouver ma motivation… à me barrer. Puis j’ai rencontré cet homme. Au début, je lui ai dit non mais il a insisté alors on s’est vus, on s’est parlés, on s’est compris. Il m’a présenté son chef qui m’a vue, qui m’a parlée, qui m’a comprise. Hélas, j’étais trop chère. Sauf que son meilleur ami était mon DG qui venait lui-même de démissionner (ma boîte, c’était le Titanic mais le moment précis de la scène de panique où tout le monde veut monter dans le bateau de sauvetage, voyez ?). Et celui-ci me fit un joli cadeau “Nina ? Tu la prends sans négocier ce qu’elle a demandé, elle les vaut.”. A l’arrivée, j’ai réussi à partir avec un joli chèque, sans période de préavis tout en ayant déja signé ailleurs pour le salaire que je voulais. 2014, l’année où j’ai réussi à la jouer très fine.

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Depuis, je suis une Autre. Après un mois à m’ennuyer un peu, je suis devenue la Reine de la “social intelligence”, poste gentiment inventé par mon chef, un peu, dont je n’avais pas forcément bien pigé le contenu car je croyais être boss des études sur le social (mon rêve), je suis surtout boss de la stratégie sociale (un peu mon rêve finalement). Alors parfois, j’en chie, oui, mais pour le moment, tout le monde me trouve super, j’en ai définitivement terminé avec mon syndrome de l’Imposteur. Level professionnel : I won.

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Ensuite, 2014 a été l’année des voyages et ça, c’était un gros point positif aussi : Maldives, Barcelone, Oman, Lacanau, Tunisie, Belfast, Lisbonne. De super voyages qui m’ont quand même coûté un peu chers en conneries diverses et variées : appareil photo Canon volé à Barcelone, combinaison de plongée cassée à Oman (pas très grave, suffit que je remplace la fermeture, ça me coûtera une cinquantaine d’euros), ordinateur de plongée cassé en Tunisie, écharpe semée à Lisbonne (mais j’en ai rachetée une autre depuis). 2014, année de la découverte mais un peu année du boulet aussi. Pour 2015, j’ai déjà de nombreux projets de voyage, va juste falloir que je règle ce côté casse-tout et poissarde, ça commence à me fatiguer.

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Côté relations personnelles, il faut que je m’investisse plus dans mes relations amicales, que je sois plus disponible (et donc moins au boulot) et que je sois plus à l’origine des pots entre potes, je laisse trop l’initiative aux autres. Côté amour, j’ai quand même eu une jolie histoire cette année même si c’était plus celle de 2 potes qui jouent au couple mais on a bien rigolé et notre petit périple en Tunisie (UCPA, on a certes fait plus romantique) reste un excellent souvenir pour moi. D’autres petites histoires, aussi, celles qui me font me rendre compte que je plais plus que je ne crois. Par contre, je plais de plus en plus aux mecs maqués, ça devient légèrement redondant cette histoire…

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Bref, si je résume, l’année 2014 fut quand même bien sympa. Quelques déconvenues et déconfitures, certes, mais quand on fait le bilan, je m’en sors très haut la main. Je m’en suis presque sortie sans une égratignure (me suis bien vautrée dans l’escalator l’autre jour mais à part un pied bleu, pas de  mal). En 2015, on remet ça (la recherche d’un nouveau job en moins, bien sûr) en une chouille moins intense ?

Pompéi de Paul W. S. Anderson

Y a des films, des fois, tu sais qu’ils vont être mauvais et c’est même pour ça que tu les regardes.

Avion du retour d’Oman, un bel A380, j’étais toute excitée de le prendre. Dans le catalogue des films, j’aperçois Pompéi. Mon voisin tente de me prévenir que c’est vraiment nul mais je ne peux m’empêcher d’appuyer sur lecture. Histoire d’être sûre. Mettons fin de suite au suspense : c’est mauvais. Très très.
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L’autre jours, sur Twitter, j’ai tenté de résumer le film à Loops en quelques mots, secondée par @sweetyft : « Tu prends Jon Snow, Jack Bauer, des chevaux et le Vésuve et voilà. En fait, c’est Spartacus, la série, sans le cul mais avec un volcan ». Parce que c’est à peu près ça, Pompéi. Avant, quand on voulait faire de l’historique avec des acteurs de série, on en faisait des téléfilms (cf César avec Jeremy Sisto (6 feet under, New York Police judiciaire, Suburgatory) et Chris Noth (Mister Big de Sex and the city) ou encore Jesus avec le même Jeremy Sisto, Debra Messing (Will and Grace), Jacqueline Bisset (James Bond, Nip/tuck, le truc sur DSK, là…) (je sais pas pourquoi mais Jeremy Sisto m’obsède un peu ces derniers temps, j’ai même rêvé que je lui faisais une grande déclaration d’amour et que nous nous ébattions ensuite sur la table de son salon et alors…je m’égare). Maintenant, on en fait carrément des films, ça fera au passage de la pub à HBO (Kit Harington de Games of Throne. Pas de bol pour moi, je préfère Richard Madden, moins emo, mais personne ne m’a demandé mon avis) et Fox (Kiefer Sutherland, le Jack Bauer de 24 qui revient justement pour une nouvelle saison, c’est dingue !). Ah puis tiens, on va rajouter la fille de Matrix (Carrie-Ann Moss) et le mec de Lost (le prêtre Noir) et c’est parti.

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En pays celte, les troupes romaines débarquent en pleine nuit dans le village gaulois et c’est la panique celtique. Les méchants Romains, commandés par le vil sénateur Corvus, massacrent joyeusement tout le monde dont le papa et la maman d’un jeune garçon qui parvient à survivre en faisant le mort (méthode de l’opossum). Mais en se planquant dans la forêt, il finit par se faire attraper et hop, avec les esclaves, merci, au revoir.
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Quelques années plus tard. Le petit Celte, appelé le Celte (mais son petit prénom, c’est Milo, très celte donc), est devenu un homme avec plein de biceps, d’abdos et de poils, un brun ténébreux énervé parce que bon, être esclave, c’est pas super sympa. Comme il est super balèse et tue ses adversaires sur l’arène, un gentil Romain de Pompéi décide de l’acheter.Petit aparté historique parce que ça commence à me courir : la mortalité chez les gladiateurs était beaucoup moins élevée dans les faits que dans les fictions qui y sont consacrées.
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Cheminant parmi d’autres esclaves vers Pompéi, ils se font doubler par un carrosse roulant tambour battant mais le drame se noue : un des chevaux chute et se brise la patte. La jolie donzelle, Cassia, qui occupait le véhicule descend et est très triste pour le cheval. Milo intervient car lui, les chevaux, ça le connaît : la tribu celte à laquelle il appartenait y a 10 ans était calée en équidés, c’est dans les gênes. Ni un ni deux, il tue le cheval car y avait rien d’autre à faire, il se fait traiter de barbare par le maître esclave et la jeune fille se pâme d’amour, sous l’oeil complice de son esclave noire. La demoiselle rentre chez elle, fait bisou à Papa et Maman, elle rentre de Rome où elle prétend s’être ennuyée mais on comprend vite qu’il y avait un truc pas net avec un homme. Et tiens, justement, voilà un Sénateur de Rome accueilli par le gentil Papa qui espère lui soutirer plein de gros sous pour un projet urbain.
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Mais revenons à Milo le Celte qui balade sa gueule d’emo dans les geôles de Pompéi. Evidemment, avec sa gueule de vampire façon Twilight, il agace un peu et on essaie de lui refaire le portrait mais Bouclette sait se battre et finit en cellule avec un grand Noir baraqué. Et là, c’est le début d’une vraie bromance « vas y dis ton nom » « je suis celui qui te tuera dans l’arène » « nan vas-y, c’est moi qui vais te tuer ». Bref, on va nous refaire le coup des frères ennemis, on l’a tellement jamais vu… Puis pour bien nous replacer l’ambiance Spartacus, le rival de Milo ressemble pas mal au Doctore. Comme ça, ça, c’est fait. Très loyal (comme Doctore), le Noir, Atticus, explique à Bouclette que s’il gagne le prochain match, il sera libre et c’est trop cool mais le Celte est méfiant, il balance à son nouveau pote qu’il est bien trop naïf et que les Romains sont des connards. Bon, là, de suite, Atticus est un peu énervé, ça va donner dans l’arène demain.
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Pendant ce temps, Cassia va faire un câlin à son cheval chéri qui est un peu tendu et a tendance à envoyer bouler ses soigneurs. Mais cet étreinte équine est de courte durée car c’est la fête à la villa le soir : gentil papa a invité le Sénateur romain pour tenter de le corrompre et a fait venir quelques esclaves histoire de faire joli. Dont Milo, évidemment sinon cette scène n’aurait pas eu grand intérêt. Cassia débarque et tombe face au Sénateur qui se révèle être l’homme pas net qui l’a poussée à rentrer à Pompéi. Perturbée, elle tombe alors sur Milo, mouille un peu sa culotte, encouragée par les gloussements de son esclave noire mais néanmoins meilleure amie. Mais Milo est un eu vénère car il reconnaît le Sénateur, il est responsable du massacre de son village et ça le met pas de bonne humeur. Mais voilà que le cheval coquin de Cassia fait irruption. Non qu’il soit jaloux de Milo mais il était parti en balade avec son dresseur sur la colline (le volcan, quoi) et des fumerolles et crevasses l’avaient un peu paniqué. Après avoir jeté son dresseur dans un trou, le revoilà donc à la villa, prêt à tout casser. Cassia demande à Milo de s’en occuper et il accepte car, même de mauvaise humeur, un homme reste un homme. Tout rentre dans l’ordre, on oublie vite la disparition du dresseur mais Corvus note que l’objet de son désir en convoite un autre. Bad.
129681_bmLe lendemain, ce sont les jeux, Milo et Atticus doivent aujourd’hui s’affronter dans l’arène, l’un pour gagner sa liberté, l’autre pour sauver sa peau. Sauf que Corvus est allé mettre son petit grain de sel, histoire d’éliminer la Bouclette et épouser Cassia : les esclaves sont attachés à un décor et doivent se battre contre des soldats lors d’une reconstitution historique, celle de la victoire de Corvus face aux Celtes. Oh oui, comme de par hasard, pile poil la bataille durant laquelle les parents de Milo ont été assassinés, incroyable.  Pendant que l’on déclame l’histoire de cette bataille, Milo commence déjà à s’énerver « mais ça s’est trop pas passé comme ça ! » « Oh, comment tu sais ? », s’enquit Atticus. « J’y étais ». Bon, chance de survie de nos amis esclaves : à peu près aucune. Cassia a des vapeurs mais voilà, Atticus et Milo décident de devenir amis car « tu avais raison, Milo, ils m’ont menti, ils voulaient pas me rendre ma liberté » et s’associent pour massacrer les vilains Romains. Evidemment, comme le film n’en est qu’à la moitié et que le volcan n’a pas encore craché sa lave, vous vous doutez bien qu’ils s’en sortent. Un peu énervé – c’est une constante chez lui – Milo saisit l’aigle impérial en bois fiché sur une lance et le brise. Na ! Corvus est un peu agacé et va pour pointer le pouce en bas pour achever Bouclette mais Cassia surgit et pointe le pouce vers le haut, les graciant. Pour sauver Milo, elle accepte de se marier avec le vilain Corvus. Oui, dans les films hollywoodiens, les femmes sont toujours prêtes à se sacrifier pour un mec qu’elles connaissent depuis 24h et, ici, qu’elles n’ont même pas vu tout nu. Au moins dans Spartacus, on les fout à poil, les gladiateurs. Mais le Jack Bauer romain voulant la mater dès le départ, il demande à ses gardes de l’escorter jusqu’à sa maison et de l’enfermer, ça lui apprendra la vie à cit espèce di counasse. Puis il balance son homme de main achever Milo.
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Pendant que les deux hommes se battent sous les vivas de la foule, voilà-t-il pas que le volcan entre (enfin) en éruption ? La piste s’effondre, mettant fin de fait au combat entre Milo et le Romain. Pendant que les gens fuient, Corvus demande à son homme de main d’achever le Celte (il insiste le bougre), Milo entraîne son adversaire dans les sous-sols de l’arène via la crevasse et libère ses copains esclaves : c’est le bordel. Donc à ce moment là de l’histoire, les habitants de Pompéi essaient de fuir au port, les esclaves essaient de fuir l’arène, on sait plus bien qui est qui et qui fait quoi. Scènes d’hystérie au port, le vilain maître esclave donne des sous pour fuir, son bateau commence à naviguer mais plof, il se ramasse plein de bouts de volcans et coule. Et oui, dans les films hollywoodiens, quand tu paies pour avoir la vie sauve quand les pauvres vont mourir, tu y passes, c’est la règle.
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Pendant ce temps, les bro Atticus et Milo se retrouvent, notre ami Noir veut (logiquement) aller au port pour tenter de fuir mais la Bouclette veut plutôt aller sauver Cassia pour lui rendre la pareille. Au-dessus, dans la loge présidentielle, c’est pas la grande forme : la maman de Cassia est sur le point de mourir, elle demande à son mari à peine plus fringant d’aller achever Corvus histoire qu’il épouse pas leur fille. Le Père se traîne pour obéir mais pas de bol, Jack Bauer étant indestructible, il se réveille et tue le Père. Milo débarque sur ces entrefaites mais Corvus s’est bien remis et s’est déjà barré. Milo promet à la maman de Cassia qu’il va s’occuper de sa fille puis elle meurt, rassurée. Je sais pas bien si, à l ‘époque romaine, on refilait comme ça sa fille au bon soin d’un esclave mais apparemment, à Pompéi, ça se fait. Soit. Ni un ni deux, Milo retourne chez Cassia et la délivre à temps de la maison en train de s’effondrer. D’ailleurs, pile au moment où il la récupère, une énorme faille sismique déchire la maison et avale la pauvre servante noire de Cassia.
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C’est toujours le bordel en ville : on a désormais droit à un raz-de-marée qui noie le quartier du port, Atticus s’en sort juste et retourne aux arènes parce que bon, quitte à y être, pourquoi pas. Il y retrouve Milo et Cassia et notre joyeux trio se met à la recherche de chevaux tout en faisant attention aux légionnaires qui rôdent. Oui, apparemment, les légionnaires n’ont pas bien compris la situation et continuent donc de surveiller les arènes plutôt que de tenter de sauver leur peau. Quelque part, ça doit être logique, hein. Mais qui voilà donc ? Corvus et son homme de main, bien sûr ! Le vilain sénateur embarque Cassia sur son char en riant très fort. Question : à quel moment tu traînes dans une ville en péril pour récupérer une meuf franchement casse-couille qui n’avait vraiment pas envie de te suivre ? Non mais je pose la question, hein. Atticus va donc se battre avec l’homme de main de Corvus tandis que Milo va poursuivre le vilain sénateur et le nouvel amour de sa vie. Atticus et l’homme de main s’entretuent tandis que nous assistons à une folle course poursuite en cheval et char. Cassia parvient à se libérer, bagarre et elle finit par enchaîner le vilain Sénateur à un poteau. Milo et elle décident de le laisser là, rapidement tué par les projections du volcan. Ca t’apprendra, vilain !
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Ils fuient sur le dos du cheval taquin de Cassia, celui là même qui avait précipité le dresseur dans une crevasse car il avait peur des fumerolles du volcan (je remets juste dans le contexte). Le nuage de cendre recouvre la ville et achève Atticus, resté à genoux avec une épée dans le bide mais qui traînait un peu à mourir, il est tout content car il meurt, libre. Oui bah pourquoi pas. Pendant ce temps, Milo et Cassia essaient de fuir mais le cheval va pas assez vite pour cause de 2 passagers donc ils finissent par lui rendre sa liberté et s’embrassent en attendant le nuage qui ne tarde pas à les emporter.
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Fin !

Voilà, je n’oserai même pas conclure cet article en essayant de trouver quelque chose de bien à dire de ce film, c’est de la daube. Kit Harington joue comme une patate, rien n’est vraisemblable. Au moins, ça permet de réviser quelques classiques du cinéma hollywoodien : l’amour est plus fort que tout, surtout plus fort que la raison et la logique, les méchants résistent à tout sauf à la fin du film, si tu paies pour avoir la vie sauve, tu meurs. Et sans doute d’autres mais comme je lutte pour occulter ce film de ma mémoire, pardonnez moi de ne point m’en souvenir.


Richard-Madden(Richard Madden, juste pour le plaisir)

Heureusement, pour le visionnage suivant, j’ai eu la main heureuse… A suivre !

Mets-toi en danger

Depuis quelques temps, je passe beaucoup de temps sur LinkedIn car c’est la meilleure source d’infos sur mon métier, devant Twitter (où les infos sont noyées au milieu de tranches de vie qui n’intéressent que leur auteurs et jérémiades sur à peu près tout ou n’importe quoi). Mais comme tout réseau social, il y a ses récurences, du test d’intelligence avec un calcul (à priori) simple ou le fameux « trouvez l’errreur » pour un peu se faire mousser en mode « je suis trop intelligent, tavu ? ». Mais surtout, sur LinkedIn, ce qui marche à mort, ce sont les mantras sous forme de carton dont celui qui me turlupine depuis quelques temps :
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Puis en mai, je suis partie à Oman, donc. Et dans le magazine « Néon« , que je recommande au passage, que vois-je ? Un article sur la nécessité de l’échec. Et là, ça fait tilt dans ma tête. Je dois me mettre en danger. Au pire, je me plante et j’apprends. Au mieux, je réussis et je me surprends.
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Alors se mettre en danger, c’est bien mais je fais quoi ? Pas de tentative de funambulisme au dessus du Grand Canyon, non. Rien qui compromette ma carrière non plus, faut pas déconner. Donc je vais tenter des trucs qui me parlent pas… dans mes loisirs. Il faut dire que j’ai toujours choisi des activités dans lesquelles je sais avoir des facilités : la natation (hyperlaxie mon amour), la plongée (aquaphilie bonjour), le chant. J’ai vite laissé tomber le violoncelle car je me pensais nulle ce que, objectivement, je ne pouvais mesurer, étant en cours individuel. Je bave d’admiration devant les tableaux de ma mère qui devient vraiment excellente en peinture mais je pars du principe que je ne saurai pas le faire. Peut-être ai-je raison. Peut-être ai-je tort ? Qui sait ?
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Tout ceci est la conséquence de trois défauts :
– le manque de confiance en soi : inutile de détailler, je n’ai pas toujours (c’est même assez rare) confiance en mes qualités même si j’ai déjà réussi à me guérir de mon syndrome de l’imposteur. Enorme pas en avant.
– ma patience : je veux réussir tout, tout de suite, sinon ça me saoule. Je décrète que je suis nulle et point.
– ma paresse : j’ai des facilités, je me repose dessus.
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Ainsi, lorsque je suis allée voir un médecin généraliste-médecin du sport-osthéopathe et peintre en bâtiment à ses heures perdues, il me regarde 30 secondes et me fait « ah, une hyperlaxe ». Ah oui, en effet. Au bout de quelques manipulations, il soupire « quel gâchis : avec votre hyperlaxie, vous auriez dû être une athlète de haut niveau. Saviez-vous qu’Usain Bolt, Federer, Nadal… tous des hyperlaxes ». Rah putain ! J’aurais pas été aussi feignasse plus jeune, je serais peut-être millionnaire en ce moment, à me dorer la pilule sur un yacht au large de la Sardaigne… Bon, pour être tout à fait honnête, j’ai fait 3 ans de tennis et j’étais complètement nulle, j’ai réussi à aller jusqu’à la balle orange mais sans doute par pitié. Mais tout ça me travaille : j’ai tellement été pas sportive pendant 27 ans de ma vie que j’ai jamais envisagé que j’aurais pu réussir là -dedans étant jeune. Et je n’ai pas vraiment essayé puisque après le tennis, je suis passée au tir à l’arc. Où je n’étais pas très douée à cause de l’item « impatience » qui me rendait incapable de viser longtemps. Et le manque de muscle qui me faisait trembler si j’essayais de toute façon. Peut-être que si j’avais cherché à sortir de ma zone de confort, je serais une athlète aujourd’hui. Ou autre chose, qui sait.
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Alors une décision s’impose : si je couple ça à mon besoin de m’affirmer, je l’annonce, à la rentrée, je ferai des arts martiaux. Je sais pas encore lequel mais je vais me renseigner. Et si j’y arrive, je tenterai autre chose. Et puis j’écrirai enfin un truc que je balancerai à des éditeurs. Je finirai bien par provoquer un échec, apprendre… Et finir par réussir. Joli projet.

Le joli Océan

A peine ai-je rangé ma valise après Oman que je la ressors pour partir dans les Landes avec mes parents. Oui, je sais, c’est rapproché mais j’ai pas choisi les dates, voilà. Puis je pars jamais du 15 juillet au 15 août car je déteste les gens. Donc nous voilà dans les Landes, l’océan. Et bien, au bout de la 3e année de vacances à l’océan, la fille de la Méditerranée que je suis commence à choper deux ou trois trucs.

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Laissez-moi d’abord expliquer cette histoire de fille de la Méditerranée. Mon papa est catalan (français) donc j’ai passé toutes mes vacances d’enfance à 2 pas de Perpignan. Pour moi, les grosses vagues, c’étaient celles qui soulevaient la mer d’une vingtaine de centimètres. L’eau et la plage étaient toujours à la même place quelle que soit l’heure du jour et de la nuit. On frissonnait quand l’eau n’atteignait pas les 20 degrés, le vent et la moiteur étaient nos compagnons de vacances… ainsi qu’une certaine partie de la France « Confessions intimes » mais ça, c’est un autre débat.

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Alors forcément, l’Océan, à la base, je sais pas trop comment le dompter. Je le trouve très beau, surtout quand il bouge et mousse, mais il a deux défauts : d’abord, il est froid et ensuite, ses vagues peuvent parfois me mettre au tapis. J’ai le souvenir d’un séjour à St Jean de Luz, l’été de mes 16 ans, une mission de 15 jours pour garder 3 gamins insupportables. Un lendemain d’orage, la mer était démontée et j’avais délaissé mes 3 monstres pour bondir dans les vagues. Je suis retournée à la plage plusieurs fois cul par dessus tête… Le seul endroit où j’ai revécu ça, c’était en Corse y a 4 ans, j’avais été propulsée telle une boule de bowling (sans rapport avec ma silhouette) sur le bord de la plage, finissant ma course à 30 bons mètres du bord de l’eau, mon maillot sur la tête.

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Il y a trois ans, lors de mon séjour au Pays Basque, j’avais fait ma crâneuse car j’avais fièrement pris un bain un 02 juillet à Hendaye, la plage où y a pas de vagues. Cette année, le défi était de taille : non seulement mon premier bain s’annonçait fin juin mais surtout je quittais une mer à l’eau à 30° en moyenne. Et en plus y a des vagues. Allez, moi pas peur, moi courageuse. Et oui, je me suis baignée. Tous les jours. Et j’ai joué dans les vagues sans boire la tasse. Bon, par contre, j’ai perdu plusieurs fois ma décence grâce à des maillots baladeurs, l’un ne tenant pas le haut, l’autre ne tenant pas le bas. Mais je m’en fous, je connais personne…

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Mais l’Océan, c’est pas juste sauter des vagues, c’est aussi dompter la nature. En premier lieu, les marées. Ayant passé 15 jours en Bretagne dans ma prime jeunesse, j’avais décrété que c’était marée basse le matin, marée haute le soir. Tout le temps, partout. Ben non. Du coup, je devenais la pro pour consulter les horaires de marée et affirmer qu’elle monte ou descend « non mais là, elle descend, y a de l’eau, regarde! ». « Non, elle était basse à 15h15, elle remonte là ! ». Le problème de la marée montante, c’est qu’elle est taquine. C’est à dire qu’on n’est jamais à l’abri d’une vague curieuse qui sort des limites pour venir lécher nos serviettes. Du vécu ? Non, pas du tout…

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L’Océan, c’est aussi le temps changeant. En Méditerranée, on a de beaux orages mais c’est pas pareil. Là, tu pars à la plage, tu ne sais pas si tu dois prendre le parasol ou le parapluie. Et c’est ce qui rend l’Océan beau, d’ailleurs, ces ciels aussi dévastés que la surface océane, les nuages qui répondent à l’écume, ces dégradés de bleus, verts, gris… Je passerais des heures à capturer ces paysages…

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Alors les vacances dans les Landes, c’était comment ? Nuageux. Donc superbe. Et surtout tellement déconnectant, j’ai l’impression d’être partie hors de ma vie… Et y a des moments où ça fait particulièrement du bien.

Ca te dit un petit café ?

Les sites de rencontre, c’est comme la recherche d’emploi : beaucoup de CVs envoyés pour peu de réponses. Non que vous n’ayez pas les bons atouts, juste que le recruteur a décidé que vous n’étiez pas ce que vous recherchiez. Mais parfois, au détour d’un message envoyé dans le vide internétique, voici soudain que votre compteur à message affiche un +1 . Encore un relou qui voudrait tirer son coup dans les prochaines deux heures ou une call girl en mal de clients ? Oh non, mon Dieu, c’est une réponse.

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Après avoir fait une petite danse de la victoire, calmons-nous car rien n’est fait. Prenons évidemment le cas où la réponse serait positive, une réponse négative étant en général plus nuisible pour l’ego qu’une non réponse (venez pas me dire le contraire). Il faut enchaîner et confirmer la première bonne impression. Non parce que ferrer un poisson, c’est bien mais le remonter sur le bateau est une autre paire de manche et une réflexion maladroite ou franchement lourde peut briser la magie. Le poisson retourne dans les eaux en ricanant. Pour la suite de la démonstration, considérons votre proie comme un chaton un peu sauvage : vous avez réussi à l’approcher, il va falloir tendre la main très doucement pour le caresser sans se faire griffer ou sans le faire fuir.
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(il est possible que cette métaphore féline ait été utilisée pour glisser cette photo aaaaadorable d’un chat du désert d’Oman)

L’idée est à présent de concrétiser la rencontre. Comprenez : les dialogues par mail, c’est génial mais attention danger : à force de se raconter, on peut raconter n’importe quoi ou plutôt n’importe qui. La machine à fantasmes s’emballe et attention à l’atterrissage. Comment tomber amoureux-se d’un mirage en une leçon. Donc il faut arriver à concrétiser la rencontre dans le réel sans brusquer votre chaton. Déjà, on évite absolument les « ouais, tu as répondu, viens boire un coup ! ». A moins évidemment qu’on soit là dans le cadre d’un pur plan cul où le but est de satisfaire au plus vite ses besoins sexuels, là, ça passe. Et si vous êtes vraiment pressés, vous pouvez même vous abstenir de proposer un verre avant le coït (mais c’est quand même plus sympa). Il faut rassurer le chaton en lui démontrant avec humour et subtilité que ce verre, mon vieux, il va être génial car on a des choses à se dire. Oui parce que même si la finalité est sexuelle, prendre un verre avec quelqu’un à qui on n’a rien à dire coupe les envies de levrettes, je vous le garantis.
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Donc échange de deux ou trois mails, vous voyez la réaction du chaton. Si la conversation se fait bien, lancez-vous ! Un classique « j’aime bien ta conversation, ça te dirait pas un petit café ? C’est plus sympa IRL ! », pas la peine de se casser la tête. Si vous sentez les réponses laconiques et tapées en vitesse entre deux métros, vous pouvez proposer mais votre chaton est déjà prêt à bondir hors de portée.
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Seulement, voilà, certains chatons, malgré toute votre douceur et votre tact, sont effrayés. Peur de la rencontre. Le basculement dans « la vraie vie » est toujours un peu décevant car on se construit une idée par rapport à des photos, en général valorisantes, un moment figé d’une personne en mouvement. Et si en plus cette personne est genre une fille qui change souvent de couleur de cheveux (moi), ta projection est forcément différente de la réalité et, pendant quelques instants, la vraie personne te déçoit un peu. Puis tu découvres son charme et sa personnalité et ça repart.
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Oui, ça fout la trouille mais. MAIS. Passé un certain nombre de messages échangés, si personne ne propose de café ou, pire, que tes propositions sont éludées, qu’une seule chose à faire : laisser tomber car cette personne, tu ne la rencontreras jamais. Ceci étant, parfois, avoir un-e correspondant-e virtuel-le, un-e confident-e lointain-e qui ne pourra pas répéter tes petits secrets à tes camarades, ça peut être une option intéressante. Mais nous n’en sommes pas là.
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Allez, on tend la main pour caresser la tête du chaton. Pas de fuite ou de griffes déchiquetant votre chair ? Bien. Maintenant, va falloir trouver une idée de sortie.

Voyager seule : même plus peur

Quand on me lit, on a la sensation que je suis une super aventurière (si). Mais en vrai, je suis une petite chose qui s’effraie facilement. Genre sur le coup, partir en vacances aux Maldives, ça me rendait toute hystérique de joie. J’avais de toute façon le volume 3 de l’intégrale de Trône de Fer donc même pas peur de m’ennuyer, ça risquait pas. Mais à quelques heures du voyage, autant vous l’avouer : je faisais vachement moins la maline.

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D’ordinaire, je voyage avec mes copines, ma famille ou mes clubs de plongée donc en gros, je me repose facilement sur la masse, je suis. Quand on part à deux, on se soutient : y en a toujours une pour guider l’autre, pour voir le bon panneau. Là, je partais seule, seule. Personne pour me dire que quand tu vas au Terminal 2A de Roissy, prendre le RER n’est pas une bonne idée (c’est juste à l’autre bout du monde). Personne pour me guider vers la bonne porte, des fois que je sois soudain victime d’une étrange dyslexie numérique qui me ferait confondre la porte 57 et la porte 75. Encore que Roissy, c’était facile. A l’aéroport de Muscat (Oman), j’ai moins rigolé : atterrissage à 7h du mat, heure locale… Soit 4h du mat parisien et je dois attendre 1h30. J’ai trouvé personne de mon groupe et je meurs de sommeil, je comprends rien aux annonces crachées dans le micro, j’écoute la musique sur mon iPhone en mettant un réveil pour être sûre de pas rater mon coup. Autant vous dire que je n’ai aucun souvenir du vol Muscat-Male qui a suivi (quasi 4h, je dormais déjà au décollage ou à peu près). Par contre, je me souviens très bien de mon arrivée à Male où je me suis dépêchée de passer à la douane de peur de passer en dernier et d’être oubliée par mes camarades. Je guettais la foule pour repérer où étaient ceux que j’imaginais être des futurs compagnons de galère (j’avais raison pour certains, tort sur d’autre. Notamment sur ce charmant garçon vu à l’aéroport de Male qui m’a soudain dégainé un guide de la Thaïlande. Crac mon petit coeur). Finalement, j’étais la 3e sur 19 à retrouver nos gentils encadrants.

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Puis tout s’est bien passé. J’ai lu, oui, mais j’ai aussi bien discuté avec des tas de gens, j’ai bien rigolé, j’ai vraiment passé de bons moments. De belles vacances avec un groupe de pote que je ne connaissais pas au moment où j’ai posé le pied dans l’A330-200 d’Oman Air et que je ne reverrai peut-être jamais mais peu importe au fond. Sur le coup, j’étais bien avec eux et j’ai eu ma petite nouvelle tribu pendant une semaine. J’ai discuté avec des gens que j’aurais sans doute jamais eu l’occasion de rencontrer par ailleurs, j’ai ouvert mes écoutilles. C’est toujours fascinant de voir à quel point un voyage sur un petit bateau peut créer une sorte d’intimité fragile, douce, éphémère. Hier on ne se connaissait pas, demain, on se perdra de vue. Mais là, de suite, on est bien tous ensemble.

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Au fond, partir seule, c’est aussi prendre des vacances de sa propre vie. Passé les 5-10 mn où tu racontes ce que tu fais dans ta vie, tu n’en parles plus. Tu évoques un peu ta famille, ton neveu d’amour, les amis que tu aimes. Les gens que tu n’aimes pas, tu les oublies, tu n’en parles pas, pourquoi faire ? Médire avec des gens qui ne connaissent pas l’objet de votre désaffection n’a aucun sens. Médire loin d’eu n’en a de toute façon pas, la médisance ne pouvant être pour moi qu’une catharsis, un besoin de soulager les sentiments mauvais que nous suscitent cette personne que l’on n’a pas le choix de fréquenter. Là, elle est loin : physiquement et mentalement. On ne parle pas de ses soucis non plus. Ca intéresse qui, mon découvert abyssal, mes cervicales bloquées de décembre, ma crise de foie de Noël ou peu importe. Oui, je traite mieux mes camarades de voyage que mes lecteurs de blog (j’ai été traumatisée). On part loin, une jolie parenthèse. Le seul regret, parfois : ne pas pouvoir partager tout ça avec quelqu’un que l’on aime…

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Bon, dès que j’ai cambriolé une banque, je me refais ça !