Depuis quelques temps, je passe beaucoup de temps sur LinkedIn car c’est la meilleure source d’infos sur mon métier, devant Twitter (où les infos sont noyées au milieu de tranches de vie qui n’intéressent que leur auteurs et jérémiades sur à peu près tout ou n’importe quoi). Mais comme tout réseau social, il y a ses récurences, du test d’intelligence avec un calcul (à priori) simple ou le fameux « trouvez l’errreur » pour un peu se faire mousser en mode « je suis trop intelligent, tavu ? ». Mais surtout, sur LinkedIn, ce qui marche à mort, ce sont les mantras sous forme de carton dont celui qui me turlupine depuis quelques temps :

Puis en mai, je suis partie à Oman, donc. Et dans le magazine « Néon« , que je recommande au passage, que vois-je ? Un article sur la nécessité de l’échec. Et là, ça fait tilt dans ma tête. Je dois me mettre en danger. Au pire, je me plante et j’apprends. Au mieux, je réussis et je me surprends.

Alors se mettre en danger, c’est bien mais je fais quoi ? Pas de tentative de funambulisme au dessus du Grand Canyon, non. Rien qui compromette ma carrière non plus, faut pas déconner. Donc je vais tenter des trucs qui me parlent pas… dans mes loisirs. Il faut dire que j’ai toujours choisi des activités dans lesquelles je sais avoir des facilités : la natation (hyperlaxie mon amour), la plongée (aquaphilie bonjour), le chant. J’ai vite laissé tomber le violoncelle car je me pensais nulle ce que, objectivement, je ne pouvais mesurer, étant en cours individuel. Je bave d’admiration devant les tableaux de ma mère qui devient vraiment excellente en peinture mais je pars du principe que je ne saurai pas le faire. Peut-être ai-je raison. Peut-être ai-je tort ? Qui sait ?

Tout ceci est la conséquence de trois défauts :
– le manque de confiance en soi : inutile de détailler, je n’ai pas toujours (c’est même assez rare) confiance en mes qualités même si j’ai déjà réussi à me guérir de mon syndrome de l’imposteur. Enorme pas en avant.
– ma patience : je veux réussir tout, tout de suite, sinon ça me saoule. Je décrète que je suis nulle et point.
– ma paresse : j’ai des facilités, je me repose dessus.

Ainsi, lorsque je suis allée voir un médecin généraliste-médecin du sport-osthéopathe et peintre en bâtiment à ses heures perdues, il me regarde 30 secondes et me fait « ah, une hyperlaxe ». Ah oui, en effet. Au bout de quelques manipulations, il soupire « quel gâchis : avec votre hyperlaxie, vous auriez dû être une athlète de haut niveau. Saviez-vous qu’Usain Bolt, Federer, Nadal… tous des hyperlaxes ». Rah putain ! J’aurais pas été aussi feignasse plus jeune, je serais peut-être millionnaire en ce moment, à me dorer la pilule sur un yacht au large de la Sardaigne… Bon, pour être tout à fait honnête, j’ai fait 3 ans de tennis et j’étais complètement nulle, j’ai réussi à aller jusqu’à la balle orange mais sans doute par pitié. Mais tout ça me travaille : j’ai tellement été pas sportive pendant 27 ans de ma vie que j’ai jamais envisagé que j’aurais pu réussir là -dedans étant jeune. Et je n’ai pas vraiment essayé puisque après le tennis, je suis passée au tir à l’arc. Où je n’étais pas très douée à cause de l’item « impatience » qui me rendait incapable de viser longtemps. Et le manque de muscle qui me faisait trembler si j’essayais de toute façon. Peut-être que si j’avais cherché à sortir de ma zone de confort, je serais une athlète aujourd’hui. Ou autre chose, qui sait.

Alors une décision s’impose : si je couple ça à mon besoin de m’affirmer, je l’annonce, à la rentrée, je ferai des arts martiaux. Je sais pas encore lequel mais je vais me renseigner. Et si j’y arrive, je tenterai autre chose. Et puis j’écrirai enfin un truc que je balancerai à des éditeurs. Je finirai bien par provoquer un échec, apprendre… Et finir par réussir. Joli projet.
Étiquette : osthéopathe
J’ai testé pour vous le shiatsu
Suite et fin de mes soins thalasso, je vous l’ai mis à part celui là car il ne faisait pas partie de ma cure, je me le suis offert en plus. Parce qu’en ce moment, je suis vraiment en quête de bien être et que le shiatsu, ca me démange d’essayer depuis un petit moment. Surtout que vu mes pics de stress ces derniers temps, il est urgent de trouver une façon de se détendre.
La fille qui va me masser m’explique que c’est un mélange d’acupuncture et d’étirement : en gros, elle va appuyer sur certaines zones et m’étirer un peu histoire que mes énergies circulent mieux. Cool, j’aime bien les étirements, moi. Donc c’est parti pour 50 minutes de pure détente. Parce quête vais déflorer le suspense mais : waaaaaaaaah ! Option petit filet de bave au coin de la bouche à la fin, voyez. Bon, j’ai fait ce massage à la fin du séjour donc niveau stress, j’en avais plus une goutte. Mais y avait quand même du boulot, mes canaux d’énergie devaient être dans un sale état, au vu des dernières semaines. Déjà que j’ai un maintien qui fait le drame de mon osthéo qui me retrouve toujours toute tordue.
Donc ça commence par le dos. Elle appuie sur des points le long de la colonne vertébrale. Je sens un point qui tire en bas de ma colonne, au niveau des lombaires. Ça m’étonne pas des masses, cf mes remarques sur mon maintien dans le paragraphe précédent. Elle appuie, elle tire un peu (mais pas trop). Je suis tellement relax qu’elle peut même me toucher les pieds sans que je réagisse particulièrement. Je passe ensuite sur le ventre, massage des bras et du dit ventre. À la fin du massage, elle me « lisse » avec des gestes rapides comme on le ferait avec une nappe, histoire de tout bien replacer dans mes énergies. Elle me laisse 5 minutes à savourer (enfin, plus ou moins dormir quoi) puis m’offre un verre d’eau car « c’est important de boire ». Un petit tour dans la piscine pour patauger avec le pitchou et retour dans ma chambre où j’ai un peu roupillé, claquée par le massage. J’ai une légère douleur au niveau des lombaires, le point que j’ai senti lors du massage mais ça a disparu assez vite. Bref, je n’étais plus que guimauve.
Alors, est-ce que je conseille le shiatsu ? Ouiiiiii ! Le côté étirement est super doux, rien à voir avec un massage thaï où j’ai béni mon hyperlaxie tellement j’étais tordue dans tous les sens. Je vais tenter de voir si j’en trouve un pas loin des chez moi car je crois qu’une fois de retour aux affaires, ça me fera pas de mal de réarranger mes énergies régulièrement…
Évidemment, lecteur, lectrice, si tu as une adresse à me donner…fais toi plaisir !
La liste de la fille qui a les cheveux rouges
Des fois, la teinture maison, ça fait pas ce que tu attendais.
– Il se passe de vrais drames dans ma boîte. Par exemple, mercredi, nous avions le Noël des enfants. Mais drame ! Une semaine avant, quelqu’un a volé les affaires du Père Noël stoquées dans le local du CE, ne restait que le manteau. A l’arrivée, j’ai pas su si on avait rendu les affaires manquantes ou si quelqu’un en avait prêté mais je me pose une question : qui irait voler ce genre de trucs ?
– Visite chez mon osthéo qui s’extasie : “c’est fou comme votre corps a changé depuis votre première visite ici” (en mai). Voilà, je suis officiellement toute retapée et j’ai même des petites astuces pour réparer mon dos en cas de nécessité car j’ai une foutue cambrure naturelle.
– Le technicien informatique a voulu m’installer un nouveau pc, j’ai dit “plutôt en début d’après-midi”. C’était y a 10 jours. Je dois donc relancer l’opé “un nouvel ordinateur”.
– Je travaille dans une boîte vraiment très joueuse. Pour Noël, ils nous organisent une soirée… Dans un ancien club échangiste qui a conservé son décor d’origine. Je me demande s’ils vont nous distribuer des capotes à l’entrée…
– Va falloir un jour que j’explique aux hommes que quand je dis “non, j’ai pas envie”, c’est pas pour qu’ils insistent…
– Depuis que je suis rou-rousse; le séducteur quinqua de la plongée se souvient de mon existence…
– “Mais sinon, tes cheveux là, c’est fait exprès ou tu t’es ratée ?
– Par contre, cette couleur cartonne chez les plus de 50 ans, donc… Et chez les moins de 6 ans. Mercredi, Noël des enfants, donc. Une collègue vient avec sa petite fille qui a 5 ans. A un moment, elles viennent toutes les deux me voir : “Voilà, c’est Nina, tu voulais la voir.” Hein ? La petite voulait me voir ? Mais pourquoi ? Réponse le lendemain dans la bouche de mon directeur de pôle : “Oh ben t’as cartonné avec les petits hier, ils ont adoré tes cheveux, la fille de Collègue voulait à tout prix venir te voir”. Supeeeeeeeeeeer !
– Maintenant, je maîtrise la maille envers et je suis très fière de moi. D’ailleurs si tu tricotes et que tu as envie de faire une bonne action, clique ici : http://www.larcenette.fr/2011/et-si-vous-tricotiez-utile/
– En ce moment, je ne suis pas sereine, ma grand-mère s’éteint petit à petit donc je passe mes journées à attendre LE coup de fil. Alors forcément, quand mon réveil se déclenche à 1h30 alors qu’il est réglé à 8h10, je panique un peu. Bon, ma grand-mère étant toujours là, la seule explication plausible est : micro coupure d’électricité. Mais ça m’a bien fait flipper.
– Conversation entre collègues : Lui : “T’as pas trop un prénom porté par des gens célèbres” Moi : “Dès que je trouve mon domaine de prédilection, je deviens célèbre “ Lui : “Le porno ?”. Ils mettent quoi dans la machine à café ?
Voilà, une quinzaine qui sent le souffre et les cheveux rouges, quoi.
Liste de la fille qui a gagné en stabilité
Oui mais c’est parce que je suis allée voir mon osthéo et y en avait besoin.
– Dans ma famille, on aime un peu vivre comme dans une série télé. Donc là, mes cousines ont fait l’épisode “on accouche en même temps”. Oui, comme j’aime à le dire, 100% de mes cousines ont accouché le 13 novembre. Oui, ok, j’ai que deux cousines mais quand même… Mais comme elles n’ont pas accouché dans le même hôpital, que l’une a eu une fille et l’autre un garçon, on aura pas droit à une histoire d’échange de bébés.

– D’ailleurs cousine aînée qui a eu une fille a choisi de l’appeler Emma. Prénom que ma soeur et moi adorions y a quelques années, c’était un peu à la première qui aurait une fille pour lui donner ce prénom. Ben on a perdu toutes les deux (en même temps, on avait changé d’avis entre temps).
– Coiffeur : fait. Osthéo : fait. J’ai lancé les travaux “une Nina toute neuve pour 2012”.

– Bilan de ma visite chez l’osthéo : “ah ben oui, il était temps que vous veniez, votre colonne vertébrale fait un S et le bas de votre corps est déconnecté du haut. Mais c’est normal après votre chute”. Du coup, elle m’a remis droite mais j’étais tellement habituée à être bancale que j’ai la sensation de pencher à droite maintenant. Sinon, elle n’a pas eu le temps de voir si j’avais un problème aux oreilles suite à mon problème de vertiges vénitiens. “Non, j’ai déjà beaucoup travaillé sur vous aujourd’hui, plus, ça n’aurait pas été possible”. Effectivement, à 22h, j’étais couchée, à 22h45, j’éteignais, à 22h46, je dormais comme un bébé.
– Y a des fois où je peux faire ma grande fille. Genre me réconcilier avec une fille avec qui je ne parlais plus depuis 7 mois et qui avait pour consigne de ne plus jamais m’adresser la parole. Même que je me suis excusée et que j’étais sincère. C’est pas si mal d’être adulte des fois.

– J’aime rendre service et gagner du temps. Par exemple, il m’arrive d’intégrer moi même des modifications aux psd du studio quand elles sont mineures car ils sont débordés et que je suis quand même capable de rajouter une lettre à un texte. Sauf que mon photoshop est vieux et des fois, il casse tout. Décision : supprimer photoshop de mon pc de bureau.
– PC de bureau, mon enfer. Il est tellement pourri qu’on peut même pas m’installer office 2007 (je n’ose rêver du 2010) sur mon pc car “il ne le supporterait pas”. Jeudi, je l’ai prêté à Arthur car j’ai Photoshop sur mon pc (cf paragraphe précédent). Réaction : “Heu… mais c’est insupportable ce pc !”. Merci,merci.

– D’ailleurs, Arthur, il est méchant, quand j’emphase cette histoire en disant qu’il “pleurait” devant son écran, il m’a répondu “non mais arrête de toujours exagérer, je pleurais pas!”. Oui, ça, on s’en doutait mais j’aime dramatiser ma vie à outrance, non mais !
– La stagiaire m’a traitée de mamie parce que je lui disais de mettre ses lunettes. J’ai pleuré pendant 45 minutes aux toilettes (cf paragraphe précédent).

– Ma mère doit trouver que j’ai pas suffisamment de raisons de me faire psychanalyser donc elle m’assassine. “Ouais, ta cousine a accouché d’un petit Thierry. C’est un prénom de vieux ! – Oh non, y a des gens de mon âge qui s’appellent comme ça – Oui, c’est ce que je dis, ça fait quand même 30 ans que t’es née!”. J’ai passé la nuit prostrée sur mon lit à sangloter violemment (cf l’avant dernier paragraphe).
– Les afterworks, c’est cool pour sociabiliser. Le souci, c’est qu’après 3 mojitos, tu vas voir ton chef et tu lui dis “ouééééééé, moi, je veux faire la prés de janvier!”. Le lendemain, tu te souviens qu’il était pas clair non plus et prie pour qu’il ait oublié. En plus, quand je lui ai parlé augmentation (j’ai le sens de l’à propos), il m’a dit : “Naaaaaaan, y en aura paaaaaaaaas!”. On va aussi mettre ça sur le compte de l’alcool. C’est que j’ai plein d’envie de voyages, moi.

Sinon, je rentre dans une zone de turbulence en terme de temps libre, je vais mourir !
Liste de la fille un peu sous l’eau
Tellement de choses à faire, tellement pas de temps, youhou…
– “Tu fais quoi ? 1m65 ?”. Jeune homme, soit tu surestimes totalement ta propre taille et donc la mienne, soit tu cherches à me flatter. Je fais quasi 10 cm de moins… (mais c’était mignon).

– Cours d’anglais vendredi (oui, j’ai des cours d’anglais payés par ma boîte, c’est un peu cool quand même), je suis avec Salima et on doit s’interviewer (en anglais donc), elle me demande mon âge, je réponds “thirty-one” (je suis fluent in english, t’as vu ?). Là, le prof me reprends : “thirty-one ? Trente-et-un ?” Et ouais, mec, c’est unbelievable mais je n’ai plus 25 ans (ni 21)
– Ma vie, c’est un peu Hélène et les garçons quand même. Genre jeudi dernier, on est joyeusement allées au sport avec Anaïs et Isa Brune et nous voilà à papoter sur le vélo elliptique puis au rameur. En fait, la seule différence c’est que nous, on faisait vraiment du sport au lieu de rester assises sur les appareils en soupirant sur le fait que José avait encore trompé Béné.
– Jeudi soir, suite. Avec Anaïs, on rejoint un de ses potes, Flavien. Après une piña Colada méritée (et ok, à jeun), je m’enflamme un peu dans mon discours quand je me suis fait crucifiée par un “t’as vraiment un vocabulaire de femme castratrice”. Heuuuuu ? Enfin vu le nombre de fois où il m’a touché le bras suite à ça, c’est un bon plan, la femme castratrice.
– Y a des moments où tu sens chaque seconde s’écouler douloureusement. Lundi dernier, je suis convoquée à 18h pour une soirée avec un client. Je m’exécute et quand j’arrive… “ah ben tout est prêt en fait”. Du coup, de 18 à 19h30, je suis restée dans un coin sans que personne ne vienne me parler et j’avais un peu décidé d’arrêter de fumer donc je pouvais pas m’occuper avec une ou deux clopes… Et aller faire pipi ne prend pas plus de 5 mn, lavage de main compris. Je remercie mon smartphone d’avoir capté…

– Jeudi soir, drame dans le métro. Je filais retrouver le club des 5 devenu clan des 7 avec de légers changements dans le casting (une en moins, trois en plus). Je m’apprête à prendre la ligne 14 quand j’entends le bip me signalant le départ donc je me précipite pour entrer dans la rame mais la fille devant moi stoppe pile devant la porte et je me retrouve coincée entre les deux portes. Petit à petit, j’arrive à me dégager de la porte (qui est quand même assez violente) sauf ma cheville droite et me voilà par terre, la cheville droite bloquée dans la porte. Bilan : un peu mal à la cheville, un peu mal au genou, beaucoup mal à l’ego. Nouvelle résolution de vie : arrêter d’avoir des histoires où je finis à terre. Littéralement, je veux dire.
– Je suis débordée au boulot en ce moment, c’est parfois un peu déséspérant. Parce que c’est forcément quand t’as what millions de trucs à faire que tu as des pépins en plus à régler genre “mais pourquoi elle marche pas l’appli Facebook ?”. Oui, hein, pourquoi ?

– Le micro-short, c’est super pour les soirées mais j’ai un peu plus de mal à l’assumer au boulot, quand même (enfin, ça va, hein, il descend à mi cuisses).
– Y a des fois dans la vie, tu te retrouves à tricoter des chaussons pour bébés devant Dexter, en toute décontraction. Au passage, la VF me fait peur mais pas dans le bon sens du terme.

– Tiens, 4e petit(e) cousin(e) en approche (enfin, j’en ai déjà 5, y en a 4 en plus qui arrivent en peu de temps dont le premier côté Bartoldi).
– La semaine dernière, on nous a proposé une formation photocopieuse. Ca m’a laissé sans voix. Non, en vrai, ça m’a fait rire parce qu’une photocopieuse, à part imprimer, photocopier et scanner, je vois pas trop quoi en faire.
– Depuis quelques temps, j’ai les cervicales en vrac. Osthéo, prépare-toi, j’arrive (quand j’aurai des sous).










