Magie et terreur des réseaux sociaux

Vendredi 13, on bascule tous dans l’horreur. 130 personnes sont mortes sans que l’on comprenne exactement pourquoi. Par vengeance, par acte de guerre, par fanatisme, par haine, par pulsion de mort, choisissez votre camp. Alors j’avais commencé un article pour livrer le fond de ma pensée mais des spécialistes se sont livrés à cet exercice et l’ont fait bien mieux que moi donc inutile de réécrire ce qu’ils ont déjà dit, je vous suppose très au fait de cette actualité là. Notez juste que prendre des décisions sur le coup de l’émotion n’est jamais une bonne idée et les faits nous démontrent douloureusement que plus on nous prive de liberté pour notre sécurité, plus on crève sous des balles sorties de nulle part.

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Si je ne suis pas experte en terrorisme et géopolitique (même si j’ai un peu étudié le sujet par le passé et que j’essaie de rester très informée), il y a un domaine que je maîtrise : ce sont les réseaux sociaux. Alors je vais passer mon tour sur la question de mettre ou pas le drapeau français en guise d’avatar Facebook parce que pour le coup, j’estime que chacun fait ce qu’il veut. On pourrait regretter que cette option ne soit proposée que pour la France et pas pour les Libanais (43 morts) ou les Russes (224 morts dans un avion) mais pour le coup, on touche plus à l’ethnocentrisme qu’à la sociologie des réseaux sociaux et une fois de plus, des gens bien plus éclairés que moi sur le sujet ont écrit dessus.

Tour Eiffel bleu blanc rouge - les attentats de Paris sur les réseaux sociaux

Si on peste parfois sur le manque de pudeur sur les réseaux sociaux, force est de constater qu’on a bousculé dans une nouvelle ère, celle où Facebook et Twitter nous a aidé à savoir si nos amis allaient bien. Parce que oui, dans l’ordre des réflexes que j’ai eus en ce vendredi 13 maudit, outre les quelques sms à mes amis peu connectés (j’en ai, oui, je les chéris, d’ailleurs), c’est de balancer des messages sur les réseaux sociaux pour battre le rappel de mes potes et aussi annoncer que je vais bien, merci. Tu vois apparaître les messages similaires au tien, des likes et commentaires fleurir sous ton statut, te rassurant sur le sort des uns et des autres. Tu flippes un peu pour tes potes susceptibles d’être sortis par là, peut-être même étaient-ils au Bataclan… Puis tu vois les gens se checker, tu souffles un peu. 50 amis, 100 amis, 150…

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Il y a aussi des drames qui deviennent soudain plus proches. Ces visages d’inconnus qui fleurissent sur nos timelines avec des demandes de renseignements. Lola, Christophe, Marion, Ludovic, Houda, Matthieu… des visages souriants, l’angoisse intolérable des proches, les heures qui s’égrènent. Le drame qui se dessine au fur et à mesure, l’annonce des décès. Tous ces gens comme moi, comme vous, ces gens avec qui j’aurais pu être pote, ces gens qui étaient potes avec des gens de mon cercle. Puis vient le jeu macabre où l’on doit slalomer entre les publications des images sanglantes. J’ai, pour ma part, des communautés de qualité, je n’ai pas vu passer ses images et je n’avais pas envie de le faire. Je veux dire je n’ai pas besoin de voir des cadavres pour mesurer l’ampleur du drame.

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C’est toujours en temps de drame qu’on mesure toute la perversité de ces moyens de communication instantanés. Pervers car, d’un côté, c’est un fantastique outil pour se rassurer rapidement sur la santé de ses amis mais de l’autre, il nous fait vivre les drames personnels d’autant plus fort. Et nous mettent bien sous le nez la saloperie de certaines personnes, ceux qui multiplient les fakes pour attirer l’attention (y a quand même eu un faux avis de recherche, délirant), ceux qui se réjouissent des attentats parce que ça montre que les Musulmans sont des barbares (les Musulmans, oui, dans leur ensemble, les nuances, ça fait chier les fachos), parce que c’était de la musique du diable qu’ils écoutaient, les gens du Bataclan, parce que ça fait tomber les Bobos blancs de leur petit nuage, etc. Les disputes des uns et des autres, l’indignité de nos politiques qui continuent de se chamailler comme des enfants et ce en direct dans nos flux.

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Le web 2.0, cette arme à double tranchant…

Quoi ? On ment sur les réseaux sociaux ?

La semaine dernière, l’univers des réseaux sociaux a subi un véritable séisme : Essena O’Neill, star d’Instagram, a fait une terrible révélation : tout n’est pas si rose au pays de la photo de smartphone refiltrée. Et oui, on peut être star d’Instagram, chut. Essena a poussé un cri du coeur : “non, les réseaux sociaux, c’est pas la vraie vie”. Mazette, quelle révélation !

Ceci est une pause tout à fait naturelle
Ceci est une pause tout à fait naturelle

Il y a un bon paquet de temps, j’ai eu pour ambition de rédiger quelques articles appelés “mise en scène du soi sur les réseaux sociaux” parce que oui, tout est orchestré pour faire un peu rêver. Je veux dire, qui irait sur les réseaux sociaux si c’était pour voir la gueule des autres au réveil ou pour lire des “aujourd’hui, il ne s’est rien passé” ? Les réseaux sociaux, c’est le plus grand soap opera du monde : du rire, des larmes, des grossesses (beaucoup, d’ailleurs, mon entourage ne semble pas concerné par la baisse des naissances en France, j’ai presque plus vite fait de faire la liste de mes copines pas enceintes que celles qui le sont…), des mariages, des ruptures, de la violence… Un vrai cocktail d’émotion brute… ou presque.

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De temps en temps, je cause avec mon ex, Guillaume 1er, qui m’explique qu’il refuse d’aller sur Facebook parce qu’il veut pas que le géant américain sache tout de sa vie. Je peux comprendre qu’on se soucie de l’utilisation de ses données personnelles et de la protection de sa vie privée mais… on n’est pas obligé d’absolument tout partager non plus. Sur mon Facebook perso, peu de publications : mes voyages, quelques instants heureux, quelques articles plaisants. A la limite, mes likes et mes commentaires doivent en dire bien plus si on les cherche : “Bonjour, je suis féministe et gauchiste, je me sens d’humeur à expliquer aux machistes et xénophobes à quel point leur vision de la société pose problème”. En gros. Brut de pomme de décoffrage* la meuf. Et je me dis que mon vrai moi devrait un peu se calmer sur le sujet car on ne sait jamais qui lit la conversation et qui pourrait retenir mon nom en négatif. Genre le recruteur d’une trop super boîte où je pourrais postuler un jour, on ne sait pas. Mais voilà, sur mon vrai moi, en ce que je poste, y a pas grand chose sur Facebook et sur Twitter et LinkedIn, je suis insupportable de fayotage en mode “HE SALUT JE SUIS L’ACTU DES RESEAUX SOCIAUX, T’AS VU ?”

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Infographie piquée à Jérôme Deiss

Oui, on pose sur les réseaux sociaux, bien sûr qu’on pose sur les réseaux sociaux. Matez le profil de n’importe lequel de vos amis, vous noterez que les photos les moins avantageuses sont postées par les copains qui ont eu le taggage vache. Enfin, si la personne a eu le courage d’assumer… J’avoue sans honte m’être détaggée de photos où j’étais vraiment horrible, surtout celles datant des prémices de mon adolescence… Pour le reste, belles photos avec du sourire en veux-tu, en voilà, des cheveux shiny, un corps environ parfait, un lieu paradisiaque.

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Oui, on met en scène, quelle surprise ! Sur mes réseaux professionnels, je sélectionne les infos que je diffuse en fonction de l’image que je veux donner de moi. Lorsque je cherchais à quitter ma précédente boîte, j’avais envie de tenter l’aventure du côté du paid et du RTB et relayais de nombreux articles sur le sujet sur mes réseaux. Aujourd’hui, j’essaie de construire quelque chose autour de la data et de l’e réputation donc… Et j’évite de publier mes résultats à Candy Crush ou 2048 parce que non, ça ne donne pas une image de fille brillante qui résout des casse-tête mais plus une fille accro à son mobile (qui serait bien foutue de tenter de battre son record en réunion et de nous pourrir le Facebook avec ses invitations à jouer pour gagner des vies). Je ne comprends pas l’aspect révolution de ces révélations. S’il est drôle de voir les photos retouchées en mode “je fais genre que je passe un bon moment alors que j’ai posé pendant 3h dans le froid”, je ne vois pas qui est vraiment naturel sur ces réseaux sociaux. On ne poste pas gratuitement, jamais, il y a toujours un but… et celui-ci est quand même dans 75% du temps de donner une image de soi. Les 25% restants sont partagés entre la râlerie et l’envie d’expliquer à un inconnu qu’il a tort (je plaide complètement coupable).

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Parfois, j’ai envie de créer un compte “la vraie vie nulle de *pseudo à trouver*” justement pour illustrer le fait qu’on ne poste jamais rien par hasard sur les réseaux sociaux.

* Expression honteusement volée à Tutotal

Peut-on rester léger face à  l’effondrement de notre monde ?

Ceci n’est pas un titre grandiloquant.

La semaine dernière, j’ai vraiment été troublée, la goutte d’eau. Depuis quelques temps, l’actualité me rend enragée. Je ne m’étendrai pas sur la politique française et européenne, tout ça n’est finalement qu’un détail par rapport au drame qui touche d’autres personnes, des populations qui vivent au quotidien dans la violence, dans la peur, qui sont prêts à donner tout ce qu’ils ont pour tenter de survivre ailleurs. Leur sort me fait mal, les réactions déconnectées de ceux qui ne comprennent pas ces “poltrons qui fuient la guerre” encore plus et tout le dégueulis raciste qui l’accompagne me rendent folle. Puis il y a eu cet enfant, ce petit corps sans vie, le même âge que Saturnin, à peu près. La goutte d’eau de trop.

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Et à côté, il y a ma vie. J’ai tout pour être heureuse, entre mon mec, ma nièce à naître incessamment sous peu. J’ai la santé, un boulot, je voyage à travers le monde, mon dernier souci fut une fièvre qui m’a clouée au lit dimanche et qui m’a empêchée de profiter pleinement de Victor. Le grand drame donc. Et j’ai envie d’écrire des tas de banalités, rire des facéties de mon neveu, la semaine à 4 qu’on a vécue avec Victor (nous deux et nos deux chats), mes périples… Bref, les petites choses qui font le sel de la vie.

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Mais peut-on vraiment continuer à faire comme si de rien n’était ? Se réjouir de nos petites vies bourgeoises où on peut obtenir tout ce dont on a besoin ou envie, où on surconsomme. On passe nos soirées à regarder des histoires futiles où un homme et une femme s’aiment mais se compliquent la vie pour des bêtises, des gens qui meurent mais on s’en fiche car ce qui nous intéresse, c’est de savoir qui est le meurtrier. On envoie des SMS pour laisser des gens enfermés dans de fausses maisons ou pour qu’ils continuent à chanter, on regarde les gens qui meurent pour de vrai dans un JT, entre deux pubs pour du Coca ou un iPhone qui coûte plus cher qu’un loyer.

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Peut-on rester léger quand, à côté, des gens, des enfants, voient leur vie réduite en miette ? Qu’ils ne leur restent que des ruines pour espérer se protéger d’un tir de missile ou d’une rafale de kalach ? Peut-on continuer à supporter notre impuissance face à ces drames ? Je veux dire, on peut faire des micro choses, donner de l’argent, apporter un peu de chaleur aux migrants sur notre territoire mais n’est-ce pas déjà trop tard pour eux ? Pour un qui a réussi à arriver sain et sauf sur nos plages, combien sont déjà morts ? Trop tard, trop tard. Evidemment, dès qu’il n’y a plus gaz ou pétrole, les défenseurs des Droits de l’Homme détournent le regard…

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Vous me direz que ce n’est pas la première fois que l’Humanité traverse ce genre de crises et que les migrations importantes de populations fuyant une guerre sont presque un phénomène séculier. Il y a 80 ans, c’étaient les Espagnols qui traversaient les Pyrénées pour venir chez nous. Et puis même, si on parle de migration, il suffit d’aller faire un tour du côté de Lampedusa et visiter son musée des Invisibles pour bien voir que ça ne date pas non plus d’hier.

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Et peut-être qu’on a justement besoin d’un peu de futilités, de petits bonheur, pour ne pas sombrer dans le désespoir ? Je sais pas…

Pompéi,  l’éternelle endormie

Quand nous avons choisi nos vacances avec Victor, on a cherché à se concocter un petit cocktail « soleil et vieilles pierres ». Parce que, oui, je kiffe les vieilles pierres, j’aime me perdre dans les vestiges d’une vieille civilisation, essayer de m’imaginer en ces temps reculés, déambulant sur le site. Et niveau imagination, on fera difficilement mieux que Pompéi comme site archéologique.

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J’avoue que Pompéi était un des points phare de notre programme, j’étais follement excitée… et un peu stressée aussi. Ca fait des années que j’ai envie d’y aller et forcément, je m’étais créé des images dans ma tête (je fais souvent ça) et je craignais d’être in fine déçue. Et bien… pas du tout.
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Pourtant, les conditions n’étaient pas super idéales, il faisait une chaleur torride. Alors premier point positif à Pompéi : y a des points d’eau absolument partout. Ca tombe plutôt bien vu qu’on avait vidé nos bouteilles en même pas une heure et qu’il faut bien une demi journée pour faire un tour même pas exhaustif du site.

pompei_3Je ne reviendrai pas en détail sur tous les éléments à voir, les guides le feront bien mieux que moi. L’avantage d’un tel site, c’est que c’est immense donc on peut se balader facilement sans trop être dérangé par d’autres personnes. On a cependant noté qu’on croisait régulièrement des groupes par paquets : ils doivent avoir les mêmes horaires de départ ou à peu près donc on était assez contents de pouvoir se balader tous seuls dans notre coin.

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Ce qui est fantastique à Pompéi, c’est vraiment cette facilité à flâner. On est allés un peu au hasard, se perdant pas mal, tombant de ci de là sur un temple, une belle maison aux fresques murales, un charmant jardin, des lauriers fuschia magnifiques. C’est une expérience assez incroyable de pouvoir se promener dans cette ville antique, de fouler les mêmes pavés que les romains, retrouver quelques signes des tuyaux de l’époque, nous rappelant un peu Bulla Regia (l’histoire est somme toute assez similaire). Et puis, en sortant le plan de notre poche, retrouver le forum, l’amphithéâtre ou les arènes.

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Si le travail de reconstruction reste assez visible dans les « rues », l’impression de majesté demeure. Chaque coin de rue est une surprise, une petite maison où l’on devine les escaliers, le péristyle, un bout de chambre… On se balade dans les poumons économiques et sociaux de la ville. Une expérience assez étrange et émouvante, on sent dans cette ville où le temps s’est arrêté tout le drame qui l’a frappée de plein fouet. On lève le nez vers le calme Vésuve… La même vue que les Romains de l’époque.
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Galvanisée par cette visite, je lus plus tard le roman « les derniers jours de Pompéi » dont je vous parlerai demain. En attendant, je vous renvoie vers ma chronique du film Pompéi… ou quand Hollywood a tué les Pompéiens une deuxième fois (et salement)

La fable de l’ascenseur et des automatismes

Tu connais la meuf débordée au mois d’août. Hé salut, c’est moi ! Mon temps de cerveau disponible étant réduit à peau de chagrin, je te propose donc, cher lecteur avide de mes mots, un article court et concis qui, sous un titre volontairement abscons, cache une terrible réalité : celle des habitudes que l’on prend en 3 minutes et demi.

Ascenseurs

22 juin 2015, après m’être faite torturer 4 jours en bord de mer lors de mon stage yoga, je vais au bureau. Mon nouveau bureau. Oui, mon entreprise a loué un superbe immeuble tout neuf avec terrasse, stores qui marchent avec des télécommandes, une clim capricieuse (comme partout), une “agilité” dont je vous reparlerai car c’est intéressant et 4 ascenseurs. Tu appuies sur le bouton de ton étage et hop, il te dit lequel des 4 tu dois prendre. Ouahhhh ! Mais en fait non.

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Dès le premier jour, ça puait la croquette : appuyant fièrement sur le 6, je vois que je dois prendre l’ascenseur C. Okay ! Et là, c’est le drame : c’est l’ascenseur assigné à tous ceux qui montent. 2, on s’arrête. 3, on s’arrête. 4, on s’arrête. 5, on s’arrête. 6 ! Putain bordel de merde, j’ai cru ne jamais y arriver !

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Et ça ne va pas en s’améliorant. Notre quatuor n’a qu’un cerveau pour quatre  et ça fait mal, forcément. Ainsi, comme je suis pas du matin, j’arrive avec le lot des “oh ça va, il est pas encore 10h”, très nombreux. Le souci étant que l’ascenseur a été programmé de façon un peu basique : des gens appuient pour monter, il envoie un seul ascenseur… du coup, on se retrouve assez régulièrement à être trop nombreux à vouloir monter, ceux qui n’ont pas pu avoir leur place appuient frénétiquement sur le bouton d’appel avant que nous soyons partis, retardant et agaçant tout le monde. Oui, l’ascenseur, il ne gère pas le trafic et il nous emmerde bien cordialement. Il aurait sans doute été plus simple de faire deux ascenseurs pour les étages pairs et deux ascenseurs pour les étages impairs mais une subtilité doit m’échapper.

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Vous allez me dire que cette histoire d’ascenseur est l’un des trucs les plus inintéressants que vous ayez lu cette semaine à part peut-être le fait que Cindy ait tenté de dire du mal de Nabilla pour exister (ok, j’avoue, j’ai dû chercher pour trouver une news encore plus inintéressante que mon ascenseur) mais il révèle deux mécanismes :

  • la force de l’habitude
  • la théorie de l’engagement.

Une habitude prise en à peine un mois ? Mais oui. En fait, la chose suivante arrive à chaque fois que je veux prendre l’ascenseur : soit je suis seule et suis plongée dans mes pensées, soit je suis avec quelqu’un et je discute. En somme dans un cas comme dans l’autre, je ne suis pas concentrée, je file automatiquement vers les ascenseurs et j’appuie sur le bouton. Et là, je rentre dans la fameuse théorie de l’engagement où je suis à un moment trop investie dans mon attente de cette cage de malheur pour renoncer.

Je ne suis pas sûre de comprendre l'histoire que veut nous raconter cette photo
Je ne suis pas sûre de comprendre l’histoire que veut nous raconter cette photo

La force de l’habitude me pousse donc à me poser devant les ascenseurs plutôt que d’entreprendre l’ascension des 6 étages m’amenant à mon bureau. Certains me diront que oui, bon, 6 étages, faut se les avaler quand même mais je vous rassure, ce sont six étages “faciles”. Oui, j’ai calculé : pour chaque étage dans l’immeuble de mon cher Victor, il y a 17 marches quand j’ai 21 pour un étage de ma boîte et que ceux-ci me paraissent moins hauts : en gros, plus de marches, moins d’efforts car j’ai moins à lever la jambe. Et en plus, à m’avaler 6 étages au moins deux fois par jour, ça me fait du bien aux fessiers, ça me fait une mini séance de steppers.

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Mais surtout ça me permet d’arriver un poil plus sereine au boulot, sans avoir pesté sur ce putain d’ascenseur qui fait n’importe quoi… Et en ce moment, la moindre lichette de sérénité est la bienvenue.

La médisance est une manipulation

Débutons cet article par un aveu : je peux être une belle langue de pute. Parfois, je suis saoulée et celui ou celle qui a provoqué cette fatigue va en prendre pour son grade. Dans son dos la plupart du temps, oui. C’est mal ? Ca dépend.
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Pour moi, la médisance a toujours été une sorte de soupape. Mise en situation pour expliquer le machin. Imaginons que je sois super copine avec Louise, une fille dont j’apprécie énormément la compagnie. Oui mais voilà, Louise a un travers qui m’agace ou a réagi de façon qui me paraît incongrue. Bref, ça gratte un peu. Nous avons face à nous deux solutions : vider son sac ou se contenir. Evidemment, si le problème empoisonne nos relations, il faut parler mais parfois, on sait que ce n’est rien, une petite tracasserie qui n’a pas d’importance, qui nous paraît chiante parce qu’on n’est de mauvaise humeur. Pas la peine d’en chier une pendule à 13 coups mais on a besoin d’en parler histoire d’évacuer donc plutôt que de provoquer un drame, on vide son sac auprès d’une tierce personne. On parle puis on oublie. Parfois, ça m’amuse de médire juste pour brosser des portraits un peu au vitriol de personnes de mon entourage. Parfois, je médis car j’ai peur d’exploser à la figure de quelqu’un qui ne le mérite pas forcément ou que j’ai peur de blesser.
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Mais chez certains, la médisance est une stratégie. Premier effet évident de la médisance : descendre quelqu’un. On va mettre un peu en situation. Vous venez d’arriver dans une nouvelle boîte, vous voilà à la machine à café, escorté par Carole, votre collègue qui a l’air drôlement sympa. Mais a-t-elle tourné le dos qu’on vient vous prévenir. On pouvant être un homme ou une femme, j’ai entendu pas mal de saloperies de la part de mec, la médisance n’est pas typiquement féminine. Donc mettons que le médisant ou la médisante soit Alex(andre ou andra). A peine Carole s’éloigne-t-elle de vous, donc, qu’Alex débarque « tu sais, Carole, tu devrais te méfier car [truc à la con] ». L’avertissement peut parfois être sincère mais de façon générale, on est assez grands pour constater rapidement que Carole est pas seule dans sa tête, si tel est le problème. Mais peut-être qu’Alex n’a pour seul but que de démonter Carole car ils sont en concurrence pour un poste, par exemple, et ça sape méchamment par derrière pour prendre l’ascendant. Ou il y a eu un truc entre Alex et Carole, ils/elles ne se parlent plus et, même si vous en avez franchement rien à foutre, vous êtes censé devoir choisir un camp.
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Mais il y a dans la médisance un 2ème effet Kiss Kool, plus pervers : on vous manipule. Pas tellement pour détester Carole finalement mais plutôt pour aimer Alex. Ah cet-te Alex, quelle crème ! Il/elle me fait vachement confiance, tu vois, il/elle me prévient des gens dont je dois me méfier, on devient amis et on se confie nos amitiés… et surtout nos inimitiés. Qu’est-ce qu’on s’est marrés l’autre jour en se foutant de la tronche de cette pauvre Carole. Car oui, la médisance reste un lien social, un « nous contre les autres cons ». Les médisances sont enrobées pour passer pour des confidences, pour des marques de confiance. On dézingue tout en prenant l’autre sous notre influence. Manipulation basique mais au fond, les amitiés se construisent aussi grâce à des « ennemis » communs. Le manipulateur observera qui vous aimez et surtout qui vous agace et attaquera là. « Tu l’aimes pas Carole ? Ohlala mais moi non plus ! Viens, prenons un café et vidons notre sac ». Et puis, plus on convainc l’autre qu’on sait choisir les bonnes personnes, ou non, plus il sera facile d’influencer. La médisance ne serait alors qu’une sorte de pied dans la porte, une première marche dans la manipulation.
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Je parle du monde du travail mais ça arrive aussi dans la vie privée. Parce que des fois, des gens ont besoin de se construire une sorte de harem amical dont ils sont le roi ou la reine, un harem construit sur la détestation de ceux qui ne sont pas admis dans le cercle pour diverses raisons. D’ailleurs, le jour où vous commencez à soupirer devant tant de méchanceté idiote, rassurez-vous, c’est sur vous que ça va commencer à persifler dès que vous aurez le dos tourné. Je vous jure, ça existe, ça m’est arrivé. Mais à un moment, quand on n’a que des médisances à se dire, une alarme finit par s’allumer dans mon cerveau : soit tu n’as rien à me dire, soit tu cherches à m’endormir pour mieux m’influencer. Quoi qu’il en soit, rien de bon pour moi.

Les histoires les plus courtes sont les plus indigestes

Des hommes, j’en ai connus, des liaisons, j’en ai eues. Même des relations amoureuses où l’autre avait une place particulière dans ma vie, une place de choix. J’étais prête à faire des concessions, faire une place dans ma vie. Mais parfois, l’histoire tourne court, gros eau de boudin dans laquelle on se noie. Pourtant, y a-t-il de quoi faire un drame ?

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Octobre 2012, le prince charmant se mue en crapaud. Du jour au lendemain, je me prends une rupture en pleine face sans que rien ne m’eut permis de m’y attendre. 5 mois plus tard, je digère pas tout. Je suis lucide, je n’aimais pas ce garçon, j’étais bien avec lui et j’avais envie de construire quelque chose. J’étais amoureuse d’une image que j’avais mais une image fausse. Bon bref, dès octobre, je dis ça à la naturopathe. Mais ça me reste un peu en travers quand même. Je pouvais même plus regarder une série avec Jeremy Sisto parce que je trouvais qu’il avait des airs et je reste troublée dès que j’entends un accent latin (oui, mon ex est Italien pour ceux que ça intéresse). Bref, je digère pas bien parce que… dans la masse à avaler, y a plein de regrets.

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Janvier 2011. Début du marasme avec rupture amoureuse. Cette rupture, c’est moi qui l’ai provoquée en posant un ultimatum que je savais fatal. Mais l’histoire était arrivée au bout. Je dors pas mal et là, je rêve de mon ex… Pas celui de cette rupture mais un de 2006 dont je n’avais manifestement pas tout digéré. Pourquoi ? Parce que j’ai des regrets (c’était marqué quelques lignes plus haut, si t’as pas trouvé tout seul, va te servir un café).

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Des regrets, des regrets mais des regrets de quoi ? De pas avoir eu réellement une chance. Une chance de juste voir si ça pouvait marcher ou non. Je ne sais si ces hommes auraient pu m’offrir une grande et belle histoire mais j’ai juste pas eu l’occasion d’aller au bout. Et ça, ça me rend dingue. Et ça rend la rupture indigeste. J’en parlais autrefois avec je ne sais plus laquelle de mes amies et on se disait qu’on mettait souvent plus de temps à se remettre d’une courte histoire que d’une longue, établie. Facile : une relation courte où tu y crois, t’es en plein dans la passion et dans ta lune de miel et là, vlan, dans ta gueule, c’est terminé. Hier encore, Chéri d’amour vous envoyait des SMS enflammés, aujourd’hui, c’est fini. Hier encore, prince-charmant-devenu-crapaud voulait caler son emploi du temps sur le mien pour qu’on ait les mêmes soirs de dispo pour se voir. Le lendemain, j’avais droit à un baratin de merde sur “je ne sais plus, je ne sais pas et puis hop, tiens, j’ai pas digéré la rupture d’avec mon ex dont je n’ai jamais trouvé utile de te parler en 3 mois”. Comment veux-tu te préparer à ça ? Surtout que pardon mais le coup de l’ex, je suis pas conne, je sais très bien que c’est une excuse bidon, un vrai “c’est pas toi, c’est moi”. Même si le connard pointe et atomise le prince charmant, reste le regret de cette semi relation qui ne m’a pas permis de réaliser nos projets. Comme ce week-end qu’on devait faire en amoureux. Comme ce voyage en Russie quand il aurait fini d’écrire sa thèse. De bien jolis rêves. Qui t’empoisonnent un peu.

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Au fond, ce qui nous rend cette rupture difficile, ce n’est pas une question d’Amour, sans doute un peu d’orgueil mais surtout la projection idyllique de la relation que nous avions. Nous n’avons pas eu le temps de se rendre compte que l’Autre était aussi imparfait que vous. Ce n’est pas l’absence de l’autre qui nous empoisonne mais ce qu’on aurait aimé qu’il soit pour nous.

Le Annette Gate

Je ne pouvais passer sous silence le drame qui secoue ce petit univers dont je suis experte : les sitcom AB. Que se passe-t-il encore, allez vous me dire en soufflant par le nez ? Et bien accrochez-vous à vos slips, je vais péter votre adolescence : Annette et Roger couchent ensemble.

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Bon, pour ceux qui n’ont que des souvenirs brumeux de Premiers Baisers (ou qui s’en foutent), je fais un petit rappel du contexte. Au début, Annette est la meilleure amie de Justine, clairement amoureuse de M. Girard, père de la dite Justine, etce durant tous les épisodes, y compris une fois devenue adulte. Sauf que pendant ce temps là, Annette est venue s’installer chez les Girard et est finalement devenue un peu leur Xe fille (vu qu’ils ont aussi recueilli une paire de jumelles hystériques et une cousine niaise). Donc le mec, il a hébergé la demoiselle pendant 5 ans et là… il couche avec. IL COUCHE AVEC ! Malaise.

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La question est « pourquoi en est-on arrivé là ? ». Bon, vu qu’Hélène est censée se marier (oui!), fallait bien sortir Roger, la Marie (mère d’Hélène et Justine) ayant disparu en mer, hop, dégage la MILF. Et comme Azoulay nous sort tous les fantômes du placard (genre Chloé, la 3e soeur disparue des radars pendant 20 ans et qui revient l’air de rien. Par contre, tous les sales gosses que nos joyeux amis ont généré sont tous retournés dedans. Les sitcoms, c’est comme les soap operas, les gosses, ça fait chier), il décide d’en terminer avec la relation la plus incestuo-ambiguë de la télé française. Et voilà Annette et Roger dans le même pieu. Et je vous avoue avec une pointe de honte que voir les deux acteurs s’embrasser, ça m’a foutu un poil mal à l’aise. Et c’était pas lié à la vilaine tapisserie…

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Pourtant,en un sens, c’est logique. Pendant ses jeunes années, Annette s’est souvent posée en compagne asexuée de Roger, bien plus que Marie trop occupée à bosser et à flirter avec son patron, gratifiant son cher époux de baisers mais point de conversations. En fait, Roger et Marie, leur vie, c’est un peu « dès que nos 35 filles quittent la maison, on essaie de s’envoyer en l’air mais y en a toujours une qui revient alors on rigole en secouant la tête ». Alors qu’Annette s’occupait de Roger avec passion et autoritarisme. Même quand elle était en couple, M. Girard restait sa priorité absolue. Jusqu’au couple malsain qu’elle forme avec Paul : vivant toujours chez les Girard (tranquilles), la Annette continue de baver sur Roger tandis que son compagnon Paul n’est pas insensible aux charmes de Mme Girard. Imaginez un peu les partouzes que ça aurait pu donner… Puis Annette trouve un mec au détour d’une partie de poker et quitte Paris pour le suivre à Katmandou, non sans des adieux déchirants à M. Girard.

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Et là, 15 ans plus tard (… je me sens vieille), pof, la voilà qui se réveille dans le même lit qu’un M. Girard nu. Ils ont fait du sexe. ILS ONT FAIT DU SEXE BORDEL !! Mais comment c’est possible. Bon, elle, elle a jamais tout à fait résolu son Oedipe vis à vis de lui, okayyyy mais lui, il l’a élevée pour ainsi dire, il l’a vue tous les matins pendant 10 ans en train de deviser avec sa fille cadette des histoires de Jérôme, de Luc et de Joël…Mais au-delà de ça, je suis ébahie par le buzz que ça génère, tous les journaux peu sérieux font un petit article sur le sujet. Oh merde, quel coup de maître ! J’aurais jamais cru… Non parce que bon, c’est une série qui passe sur TMC et pas Joséphine Ange Gardien suivie par des millions de gens… Mais c’est un peu notre adolescence qui s’effondre. Je veux dire pendant toutes ces années, on nous a vendu un monde un peu niais et parfait où les gens s’aiment et où les méchants ne le sont pas tant que ça. Petit à petit, ce mignon petit monde s’est désagrégé. L’infidélité a toujours eu sa juste place, les coups de putes pardonnés au nom de l’amitié mais les méchants commençaient à être juste méchants tandis que les cuisses s’écartaient de plus en plus vite, les bonnes grosses séances de baises dans tous les sens, jusqu’à ouvrir la porte au saphisme (mais point de couple gay, faut pas déconner). Et là, là, l’innocent M. Girard profane la grotte d’Annette dans une chambre à la tapisserie immonde. Fin totale de l’enfance : même le gentil monsieur qui t’a élevée et écrit des séries niaises t’arrachera un jour ton string avec les dents.

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Jean-Luc Azoulay, c’est un peu le grand frère méchant qui te balance un jour dans la face que le Père Noël n’existe pas. En attendant, chapeau l’artiste, fallait trouver l’idée pour faire parler de la série (le mariage d’Hélène et la reprise de sa vie sexuelle après 10 ans d’abstinence n’intéressant que peu de monde).

 

PS : La dernière photo a été piquée aux sitcomologues, des gens bien. Même que tiens, si tu veux en savoir plus sur le Annette gate, clique donc !

Où la Poste contribue à la ruine de mon Noël

Marasme 2011, quand y en a plus, y en a encore. Dans les tempêtes que représentent en général pour moi le mois de décembre, Noël constitue un oasis de calme et de sérénité, un jour où tout le monde s’aime, où tout le monde rit, où on s’en met plein la panse avant d’aller « regarder » un film devant la cheminée. Comprenez « s’écrouler sur le canapé et roupiller devant un DVD dont personne ne se souviendra ». J’excelle dans cette discipline genre mercredi soir, je suis censée avoir regardé la Princesse de Montpensier. J’ai dû en voir 20 mn en tout et pour tout (le début, 3 scènes au milieu, la fin).


Mais cette année, Noël, j’y suis pas, je l’ai déjà dit. Outre l’état de santé catastrophique de ma grand-mère, il m’arrive un autre drame. Beaucoup moins grave certes mais qui m’agace grandement : je n’ai reçu qu’un des cadeaux que j’ai commandé sur le web. Oui, je suis une femme moderne moi : je commande sur le web, je fais tout livrer chez mes parents et hop, j’emballe à l’arrivée. Quand je suis descendue,  ma mère s’est écriée « mais il y a plein de colis qui sont arrivés ». Super, je me précipite…Oui, en effet, ils sont tous pour ma sœur. De la dizaine de cadeaux que j’ai commandés, j’en ai reçu… 1. Nous sommes le 23 décembre, il est 12h51. J’ai envie de pleurer.


Non parce que concrètement, y a quasi tous les cadeaux de ma sœur et la totalité des cadeaux pour mon beau-frère dans le tas. Il y a aussi une babiole pour ma maman mais j’ai le reste,  je l’ai acheté ce matin (je suis désormais pauvre).  Et ce que je ne comprends pas, c’est comment je peux me retrouver dans cette situation vu que j’ai commandé mes cadeaux au plus tard le 15 décembre sur Amazon qui livre en général très vite. La preuve, ma sœur qui a tout commandé 3 jours avant sur le même site a tout reçu. D’ailleurs, ce n’est pas la faute d’Amazon ni des artisans de A little market où j’ai acheté moult babioles mais la faute de la Poste.


Amazon, il te file le numéro de ton colissimo suivi donc ni un ni deux, je rentre le code du colis et, ô surprise, mes cadeaux sont en Midi-Pyrénées au centre de tri… depuis le 19 décembre. Ouiiiii ? Je questionne mes parents et ils me confirment qu’il y a eu une grève de la Poste récemment dans la région. 23 décembre, 12h55, toujours RIEN. J’ai envie de pleurer, je suis déçue. Ne me reste qu’une ultime chance demain matin et après, il sera trop tard, je n’aurai que des « bons pour cadeaux » à offrir. Quelle merde, c’est nul ! J’en ai marre, même ça, ça foire. Pourtant, ça fait plusieurs années que je le fais je n’avais jamais eu de soucis. Mais bon, je suis rassurée, la Poste vient de se prendre une amende car elle ne remplit pas assez son devoir de service public. Super, c’est pas ce qui me permettra d’avoir les cadeaux à temps…

23 décembre, 13h54, toujours rien…

PS : Si je suis livrée après le 24 décembre, j’ai le droit d’insulter le facteur ou je suis obligée d’avoir l’honnêteté intellectuelle de reconnaître que lui, perso, il n’y est pour rien ?

La liste de la fille qui a les cheveux rouges

Des fois, la teinture maison, ça fait pas ce que tu attendais.

– Il se passe de vrais drames dans ma boîte. Par exemple, mercredi, nous avions le Noël des enfants. Mais drame ! Une semaine avant, quelqu’un a volé les affaires du Père Noël stoquées dans le local du CE, ne restait que le manteau. A l’arrivée, j’ai pas su si on avait rendu les affaires manquantes ou si quelqu’un en avait prêté mais je me pose une question : qui irait voler ce genre de trucs ?

– Visite chez mon osthéo qui s’extasie : “c’est fou comme votre corps a changé depuis votre première visite ici” (en mai). Voilà, je suis officiellement toute retapée et j’ai même des petites astuces pour réparer mon dos en cas de nécessité car j’ai une foutue cambrure naturelle.

– Le technicien informatique a voulu m’installer un nouveau pc, j’ai dit “plutôt en début d’après-midi”. C’était y a 10 jours. Je dois donc relancer l’opé “un nouvel ordinateur”.

– Je travaille dans une boîte vraiment très joueuse. Pour Noël, ils nous organisent une soirée… Dans un ancien club échangiste qui a conservé son décor d’origine. Je me demande s’ils vont nous distribuer des capotes à l’entrée…

– Va falloir un jour que j’explique aux hommes que quand je dis “non, j’ai pas envie”, c’est pas pour qu’ils insistent…

– Depuis que je suis rou-rousse; le séducteur quinqua de la plongée se souvient de mon existence…

– “Mais sinon, tes cheveux là, c’est fait exprès ou tu t’es ratée ?

– Par contre, cette couleur cartonne chez les plus de 50 ans, donc… Et chez les moins de 6 ans. Mercredi, Noël des enfants, donc. Une collègue vient avec sa petite fille qui a 5 ans. A un moment, elles viennent toutes les deux me voir : “Voilà, c’est Nina, tu voulais la voir.” Hein ? La petite voulait me voir ? Mais pourquoi ? Réponse le lendemain dans la bouche de mon directeur de pôle : “Oh ben t’as cartonné avec les petits hier, ils ont adoré tes cheveux, la fille de Collègue voulait à tout prix venir te voir”. Supeeeeeeeeeeer !

– Maintenant, je maîtrise la maille envers et je suis très fière de moi. D’ailleurs si tu tricotes et que tu as envie de faire une bonne action, clique ici : http://www.larcenette.fr/2011/et-si-vous-tricotiez-utile/

– En ce moment, je ne suis pas sereine, ma grand-mère s’éteint petit à petit donc je passe mes journées à attendre LE coup de fil. Alors forcément, quand mon réveil se déclenche à 1h30 alors qu’il est réglé à 8h10, je panique un peu. Bon, ma grand-mère étant toujours là, la seule explication plausible est : micro coupure d’électricité. Mais ça m’a bien fait flipper.

– Conversation entre collègues : Lui : “T’as pas trop un prénom porté par des gens célèbres” Moi : “Dès que je trouve mon domaine de prédilection, je deviens célèbre “ Lui : “Le porno ?”. Ils mettent quoi dans la machine à café ?

Voilà, une quinzaine qui sent le souffre et les cheveux rouges, quoi.