La médisance est une manipulation

Débutons cet article par un aveu : je peux être une belle langue de pute. Parfois, je suis saoulée et celui ou celle qui a provoqué cette fatigue va en prendre pour son grade. Dans son dos la plupart du temps, oui. C’est mal ? Ca dépend.
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Pour moi, la médisance a toujours été une sorte de soupape. Mise en situation pour expliquer le machin. Imaginons que je sois super copine avec Louise, une fille dont j’apprécie énormément la compagnie. Oui mais voilà, Louise a un travers qui m’agace ou a réagi de façon qui me paraît incongrue. Bref, ça gratte un peu. Nous avons face à nous deux solutions : vider son sac ou se contenir. Evidemment, si le problème empoisonne nos relations, il faut parler mais parfois, on sait que ce n’est rien, une petite tracasserie qui n’a pas d’importance, qui nous paraît chiante parce qu’on n’est de mauvaise humeur. Pas la peine d’en chier une pendule à 13 coups mais on a besoin d’en parler histoire d’évacuer donc plutôt que de provoquer un drame, on vide son sac auprès d’une tierce personne. On parle puis on oublie. Parfois, ça m’amuse de médire juste pour brosser des portraits un peu au vitriol de personnes de mon entourage. Parfois, je médis car j’ai peur d’exploser à la figure de quelqu’un qui ne le mérite pas forcément ou que j’ai peur de blesser.
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Mais chez certains, la médisance est une stratégie. Premier effet évident de la médisance : descendre quelqu’un. On va mettre un peu en situation. Vous venez d’arriver dans une nouvelle boîte, vous voilà à la machine à café, escorté par Carole, votre collègue qui a l’air drôlement sympa. Mais a-t-elle tourné le dos qu’on vient vous prévenir. On pouvant être un homme ou une femme, j’ai entendu pas mal de saloperies de la part de mec, la médisance n’est pas typiquement féminine. Donc mettons que le médisant ou la médisante soit Alex(andre ou andra). A peine Carole s’éloigne-t-elle de vous, donc, qu’Alex débarque « tu sais, Carole, tu devrais te méfier car [truc à la con] ». L’avertissement peut parfois être sincère mais de façon générale, on est assez grands pour constater rapidement que Carole est pas seule dans sa tête, si tel est le problème. Mais peut-être qu’Alex n’a pour seul but que de démonter Carole car ils sont en concurrence pour un poste, par exemple, et ça sape méchamment par derrière pour prendre l’ascendant. Ou il y a eu un truc entre Alex et Carole, ils/elles ne se parlent plus et, même si vous en avez franchement rien à foutre, vous êtes censé devoir choisir un camp.
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Mais il y a dans la médisance un 2ème effet Kiss Kool, plus pervers : on vous manipule. Pas tellement pour détester Carole finalement mais plutôt pour aimer Alex. Ah cet-te Alex, quelle crème ! Il/elle me fait vachement confiance, tu vois, il/elle me prévient des gens dont je dois me méfier, on devient amis et on se confie nos amitiés… et surtout nos inimitiés. Qu’est-ce qu’on s’est marrés l’autre jour en se foutant de la tronche de cette pauvre Carole. Car oui, la médisance reste un lien social, un « nous contre les autres cons ». Les médisances sont enrobées pour passer pour des confidences, pour des marques de confiance. On dézingue tout en prenant l’autre sous notre influence. Manipulation basique mais au fond, les amitiés se construisent aussi grâce à des « ennemis » communs. Le manipulateur observera qui vous aimez et surtout qui vous agace et attaquera là. « Tu l’aimes pas Carole ? Ohlala mais moi non plus ! Viens, prenons un café et vidons notre sac ». Et puis, plus on convainc l’autre qu’on sait choisir les bonnes personnes, ou non, plus il sera facile d’influencer. La médisance ne serait alors qu’une sorte de pied dans la porte, une première marche dans la manipulation.
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Je parle du monde du travail mais ça arrive aussi dans la vie privée. Parce que des fois, des gens ont besoin de se construire une sorte de harem amical dont ils sont le roi ou la reine, un harem construit sur la détestation de ceux qui ne sont pas admis dans le cercle pour diverses raisons. D’ailleurs, le jour où vous commencez à soupirer devant tant de méchanceté idiote, rassurez-vous, c’est sur vous que ça va commencer à persifler dès que vous aurez le dos tourné. Je vous jure, ça existe, ça m’est arrivé. Mais à un moment, quand on n’a que des médisances à se dire, une alarme finit par s’allumer dans mon cerveau : soit tu n’as rien à me dire, soit tu cherches à m’endormir pour mieux m’influencer. Quoi qu’il en soit, rien de bon pour moi.

Petit cours de médisance

Ces derniers temps, le scénariste de ma vie semble se prendre pour un auteur des Feux de l’Amour ou Jean-Luc Azoulay, je ne sais… Mais ça fatigue un peu. J’essaie de régler les choses les unes après les autres pour tenter d’atteindre une relative sérénité et je vais devoir à m’attaquer rapidement à un nouveau dossier. Un dossier plein de médisances qui m’épuisent.

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Je ne vais pas jouer les mères la vertu, je suis une langue de pute. Je médis, oui. Parfois parce que les gens que j’aime m’énervent sur certains points, des points qui ne méritent pas de drames donc j’en parle à une tierce personne pour me vider. Le but ici est d’éviter d’exploser à la figure de la personne et attendre que la crise passe. Car il est des crises qui ne nécessitent pas de s’asseoir pour discuter (sinon, on ne langue de pute pas, on se comporte en adulte et on convoque la personne à un café explicatif). Et puis il y a le gros langue de putage sur les personnes que je n’aime pas et là, je m’en donne à coeur joie. Du moment que ça ne vire pas à l’obsession, tout va bien. Sinon tu règles ton obsession parce que c’est lourd pour tout le monde.

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Seulement la médisance exige un certain savoir-faire et notamment celui de trouver un allié de langue de putage à savoir une personne qui partage votre point de vue. Dans mon problème actuel, c’est là tout le problème, je me retrouve le cul entre plusieurs chaises. D’un côté notre amie Léa qui attend beaucoup des gens, beaucoup trop. Du genre à faire la gueule sans qu’on sache pourquoi et si on ne va pas lui demander, on est des méchantes. Les têtes de turc de Léa varient, nous avons eu A (B et moi étions alors ses chouchoutes) puis B (C et moi devenions alors ses chouchoutes). A présent, elle est remontée contre B et C, A et moi sommes ses nouvelles meilleures amies. Je n’ai pas entendu qu’elle se plaignait de moi aux autres donc pour le moment, A MA CONNAISSANCE (j’insiste), je suis la seule à ne pas avoir essuyé son courroux. Sauf que du coup, elle m’écrit des mails dans lesquels elle se plaint de B et C (avant, c’était A) et quand nous sommes toutes ensemble, elle marmonne des remarques acerbes qui m’épuisent. D’abord parce que je trouve son comportement illégitime. La dernière fois que nous avons fait une soirée toute ensemble, elle a claqué la porte car « personne ne se préoccupe de moi alors que j’ai dit que mon mec allait sans doute me quitter demain et tout le monde s’en fout ». Notons que ce jour précis, j’étais célibataire depuis moins de 24h et que j’ai fait l’effort d’être agréable autant que faire se peut mais je n’avais pas la palme : A venait de perdre sa grand-mère. Bref, Léa est une attention whore mais elle a quand même bon fond et peut être de très bonne compagnie, ce qui m’empêche de l’envoyer tout simplement chier.


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Pour autant, j’aimerais ne plus être dans toutes ces histoires. Je ne suis pas d’accord avec ses griefs sur les autres filles, je ne la relance jamais sur ses médisances, j’aimerais qu’elle me foute la paix avec ça. Par exemple, moi, quand j’ai une personne que je n’aime pas, je vais pas en parler à une personne qui l’apprécie. En ce moment, il y a une fille que je méprise du plus profond de mon âme. Je suis en parallèle copine avec une fille qui a l’air de bien s’entendre avec elle donc je me contente de ne pas en parler pour ne pas mettre la
dite fille au milieu d’une inimitié qui n’a strictement rien à voir avec elle. De toute façon, j’en parle pas tout court, ça n’a aucun intérêt.


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S’il est donc une règle essentielle à retenir pour le langue de putage, c’est de s’assurer de le faire avec le bon partenaire. Parce que confier tout le mal que l’on pense d’une personne à une autre qui l’apprécie, c’est créer un malaise donc personne n’avait besoin, surtout pas celui qui reçoit les confidences.

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Donc mission de la semaine : demander à Léa d’arrêter ce genre de discours avec moi et aller s’expliquer avec les demoiselles impliquées. Enfin, je dis cette semaine mais vu que j’ai zappé son anniversaire la semaine dernière, je vais peut-être attendre un peu, je suis pas en position de force pour que mon message passe bien.

Les coulisses, épisode n°2

Par Keira

Je vous l’avais promis cet nouvel épisode des coulisses du monde de la télévision.

Eh bien, le voici !

Comme je l’ai mentionné la semaine dernière, je vais cette fois m’intéresser au côté humain.

Parce qu’ici c’est comme dans une jungle, on est confronté à des espèces complètement différentes et toutes (ou presque) intéressantes.

Commençons par les moins visibles :

Les monteurs :

Vous ne les trouverez jamais et ne saurez jamais leur prénom. Ils évoluent dans des lieux sombres et où la seule lumière provient de l’écran de contrôle de leur salle de montage. Ils sont peu bavards (sauf entre eux) et généralement très occupés. On pourrait les comparer à des insectes, super utiles et très discrets. Tu peux les croiser de temps en temps à la cafét’ et dans ce cas ils te saluent d’un espèce de grognement incompréhensible ou d’un simple hochement de tête. Ah ils sont aussi reconnaissables par leur manque de bronzage. Ce qui me les rend sympathique, je me sens moins seule dans mon teint de pot de yaourt.

 

Les mecs en régie :

Eux c’est une espèce complètement à part.

Toujours au taquet dès qu’on doit lancer une émission enregistrée ou un direct.

Pas très causants car vivant en milieu fermé derrière des vitres, ils ont l’habitude de parler par phrases courtes et efficaces. Ils ont leur propre langage. Ils tolèrent les présences étrangères si elles se font discrètes et ne les empêchent pas de se mouvoir d’un ordinateur à un autre. Le mec de la régie c’est aussi la langue de pute du coin. Il fréquente les animateurs toute la journée et ne se prive pas de critiquer ceux qu’ils n’aiment pas quand le micro est coupé. Il râle beaucoup parce que les monteurs ne sont parfois pas assez
rapides et surtout il sue beaucoup si jamais un sujet arrive en retard. Bref, ces mecs là, ils font un boulot monstre donc on évite de les embêter. Il faut les caresser dans le sens du poil.

Les rédacteurs :

Entrer dans la rédaction et devoir la traverser c’est un peu comme si on me lâchait à poil sur un boulevard un jour de grande affluence. C’est atroce !

Le couloir est super long et de tous les côtés il y a des gens qui travaillent sur leur ordinateur à des articles et qui me regardent passer.

C’est comme si dans cet endroit particulier, on ne voyait que moi. Et j’ai horreur de ça.

Bon, c’était l’impression personnelle, maintenant étudions la bête.

Globalement le rédacteur est sympa. Il se déplace beaucoup en troupeau, mais il tolère les animaux d’autres troupeaux. Donc il ne t’enverra jamais bouler. Il est toujours très occupé à mailer, téléphoner, courir à droite et à gauche. Mais si tu as un problème, il t’aide.

Il prend pas mal de pauses parce qu’être assis derrière un bureau collé à un ordinateur ça le gave au bout d’un moment, mais il ne râle pas pour autant. Bref, le rédacteur est un animal relativement cool et sociable.

Les mecs derrières les bureaux vitrés:

Eux, tu ne sais pas vraiment ce qu’ils font. Et parfois eux non plus. Ce qui est déconcertant.

Si tu as des questions à leur poser sur les invités de la semaine ou sur les horaires des enregistrements, il t’envoient voir quelqu’un d’autre qui en réalité n’en sait pas plus que toi. C’est un peu comme la maison de la folie dans Astérix. Tu ne sais jamais quand tu vas réussir à briser le cercle vicieux.

Globalement les mecs des bureaux vitrés tu ne les croises que si tu as un pépin majeur. Ils évoluent eux aussi en troupeau mais se mélangent avec plaisir avec les rédacteurs. C’est d’ailleurs en leur compagnie qu’ils parlent le plus. Le reste du temps, c’est un peu comme regarder des statues qui tapent sur un clavier.

Le mec de l’accueil :

Lui il est sympa, il passe son temps à s’ennuyer (un peu comme toi dans les périodes de creux) et donc est ravi qu’on lui parle.

Il est serviable et sociable, ce qui fait que tu t’entends bien avec lui. C’est aussi ton allié en cas de problème car il peut appeler tout le monde de son poste et toi, du coup, tu n’as pas à courir partout pour rien.

L’homme à tout faire :

Lui il a été acheté en même temps que les locaux. Il est tout le temps en train de faire quelque chose qui doit aider tout le monde à se sentir bien au boulot. Et quand il ne fait rien, il discute, beaucoup. Il se plaint, beaucoup. Il parle fort, beaucoup.

Mais d’un autre côté, quel que soit ton problème, tu peux être sûr qu’il a la solution et qu’il t’aidera volontiers. Il est l’ami de tout le monde, le soigneur, le bricoleur, le peintre. Il bosse dix fois plus que toi, alors quand il parle, tu es gentil et tu l’écoutes. C’est un animal qui n’a pas de troupeau, il se promène de bande en bande et tutoies même les invités. La classe !

Les invités :

Ce qu’il faut savoir avec les célébrités et donc même celles du sport, c’est qu’elles débarquent toujours à la dernière minute.

Donc psychologiquement il faut te préparer à les voir passer la porte de ta loge à n’importe quel moment. Ce qui veut dire : ne pas remonter ton pantalon qui tombe de façon vulgaire, te retenir de péter, ne pas tousser bruyamment, ne pas laisser traîner des pinceaux partout et maintenir en permanence un poudrier avec une houppette propre à portée de main.

Vigilance constante.

Quand la célébrité arrive, en général elle est polie et te dit bonjour. Mais elle est suivie de trois présentateurs qui la brieffent, ce qui signifie qu’il faut être rapide et efficace tout en essayant de lui apprendre à parler aux autres via le miroir. C’est comme jongler. Ca s’apprend. Généralement, une fois le maquillage terminé, la célébrité se retourne vers toi pour te remercier, tu souris en remerciement de cette délicate attention. Pour le démaquillage, même chose, tu es sympa, il ou elle est moins stressé donc tu peux lui accorder
plus de temps et lui permettre de se détendre en lui enlevant la couche de peinture qu’il/elle a sur le visage. En général il/elle vérifie que sa tête n’a pas fondu dans le processus en se regardant rapidement dans le miroir et ensuite se lève, te serre la main, et s’en va.

C’est comme un colibri, ça bat des ailes tellement vite que tu ne le voies pas vraiment.

Les présentateurs !

Je sais, vous l’attendiez cette partie n’est-ce pas ?

Alooooors, les présentateurs.

Espèce Supérieure de l’endroit où tu travailles, ne l’oublies jamais. Ils sont à la fois à la télé et journalistes, donc en salle de rédaction la majeure partie de la journée. Ils tiennent les rênes du navire. Littéralement.

Si un problème survient, ils ont le droit de te critiquer et de te faire savoir que tu as bâclé ton travail.

Donc tu les respectes et surtout tu te tais.

Généralement une espèce polie, qui échange un bonjour, se fait maquiller, raccorder et ensuite se démaquille seul (pour la majorité), te remercie et s’en va.

Mais parfois certains individus du groupe se démarquent en étant absolument adorables.

Et là, tu te régales. Ils peuvent s’intéresser à toi, te poser des questions, te conseiller aussi sur le type de maquillage qu’ils désirent. Ils te bénissent lorsque tu caches un bouton. Bref, pour eux, tu es une sorte de Dieu qui va les recréer, les améliorer, pour qu’eux deviennent les Dieux de la télé. Donc ils t’aiment. Et ils te le font savoir. Ce qui est plaisant.

C’est aussi l’espèce la plus proche de toi car tu la voies toute la journée, donc tu finis forcément par sympathiser.

Ils ont beau être les maîtres ici, parfois, sans toi, la soirée de la veille montrerait à quel point ils sont humains.

N’oublie jamais ça, finalement, tu as le pouvoir.

Moi, je m’entends pas avec les autres filles

J’aime observer mes congénères, ça m’occupe. En lisant pas mal de blogs et en écoutant pas mal de conversations, je remarque un truc récurrent. Le grand argument de séduction des femmes est : « moi, je m’entends pas avec les autres filles ». Sous entendu : elles sont connes, futiles et hypocrites. Moi pas.

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Globalement, il est vrai que l’amitié féminine est parfois plus instable. Mais j’avoue que j’ai du mal à m’exprimer sur l’amitié masculo-masculine vu que je suis pas un mec. Je sais pas pourquoi mais il me semble que les femmes ont besoin d’être aimées par tout le monde, ce qui engendre une certaine hypocrisie. Souriante par devant, langue de pute par derrière. Je ne condamne pas le langue de putage, on en fait tous et toutes à un moment mais c’est vrai qu’à un moment, quand quelqu’un me saoule trop, j’évite de le voir et point. On s’apprécie pas, c’est pas la peine de faire semblant, la vie est trop courte pour se faire chier.

Mais je trouve les femmes dures entre elles. Oui, je suis futile parfois, oui, il m’arrive parler fringues et maquillage mais quand je lis certains trucs, je me rends compte que je suis une méga petite joueuse. Je lisais l’autre jour l’excellent blog de viscose et acrylique qui m’a fait mourir de rire et certaines citations de blogs me donnaient envie de distribuer des baffes. Malheureusement, ce blog n’est déjà plus, je suis dégoûtée ! Si la marque des fringues est un critère de sélection pour certaines, je suis éliminée d’office. Mais bon, je revendique ma part de futilité. J’aime les jolies choses, j’ai pas toujours les moyens de les acheter, rarement d’ailleurs. Mais j’ai des yeux pour voir, c’est comme Jean-Baptiste Elissalde : je pourrai jamais l’avoir mais c’est pas pour autant que je vais pas le regarder et expliquer à ma mère qui le trouve craca miaou : « ça, c’est exactement mon style de mec ».

Futile,oui, conne non. Pourquoi la lecture de Cosmo ou Glamour m’empêcherait de lire Le Monde ou Courrier International, de m’intéresser au monde qui m’entoure ? Une fille, c’est pas tout rose ou tout noir, c’est tout un tas de nuances. Comme les mecs, d’ailleurs, tiens. Alors quand j’entends ça, le « je m’entends pas avec les autres filles », je me demande si, quelque part, c’est pas un rejet de sa propre féminité. Si je prends mon cas personnel, j’ai été dans cette logique de « j’aime pas l’amitié féminine ». Oui, j’ai été déçue par certaines nanas, découvert l’hypocrisie féminine mais tous les mecs ne sont pas francs du collier non plus et j’ai aussi de belles amitiés féminines. 25 ans d’amitié avec Anne, par exemple, la girlie team, c’est pas rien, tout ça. Oui, avant, je crachais sur la presse féminine parce que c’est futile, gna gna gna. Mais toute la presse féminine n’est pas que futile et puis même, ça fait du bien de lire des trucs de fille. J’ai pas envie d’être sérieuse tout le temps, quel intérêt de toute façon ? Mon cerveau aime bien se détendre des fois aussi. Des fois, ça m’amuse d’imaginer ce que pourrait penser quelqu’un qui me voit lire dans le métro tous les jours. Un jour, Elle, Technikart ou Cosmo, le lendemain, Harry Potter ou Lucia Extebarria, le surlendemain, un docu fiction sur Alexandre Litvinenko. Ben oui mais tout ça, c’est moi. Et si je suis si riche, je vois pas pourquoi les autres filles ne le seraient pas. Avec la girlie team, on peut passer une soirée à se vernir les ongles en grignotant des macarons Ladurée tout en parlant politique, état du monde et de la société. Aujourd’hui, j’assume totalement ma féminité : oui, j’ai envie d’être jolie et de me vêtir/maquiller en conséquence, je cours après une certaine sveltesse (mais pas trop parce que ma silhouette idéale reste féminine). Oui, j’aime commenter la plastique des beaux mecs et raconter les derniers potins avec mes copines. Et alors ?

Je ne dis pas que toutes les femmes aiment ce côté girlie, certaines n’aiment vraiment pas les magazines féminins, la mode, le maquillage… Ca n’en fait pas de « fausses » femmes pour autant. Tout en nuance, toujours. Mais est-ce pour autant qu’il faut rejeter toutes les femmes, « toutes des connes sauf moi ? ». Après tout, je pense avoir assez de qualité à moi toute seule pour pas séduire en me comparant aux autres. J’existe avec ou sans elles. Moi, je suis girlie sans atteindre les sommets, j’aime me bichonner, m’habiller, me maquiller et mes coupines. Si ça dérange futur monsieur, je pense qu’il vaut mieux s’arrêter là. Tu dois craquer sur moi, jeune homme, pas sur un avatar crée de toute pièce pour coller à ton idéal. Puis comme on dit, chassez le naturel, il revient au galop !

Avec Max Boublil, ce soir, tu vas prendre

Le dimanche, c’est culture donc aujourd’hui, redonnons ses lettres de noblesse à ce traditionnel article qui tombe parfois dans la facilité et le stupre. Vendredi, j’ai pris ma fidèle  Vicky sous le bras et nous voici au théâtre du Petit Gymnase, billets en main, pour voir le nouvel artiste à la mode, Max Boublil.

Il faut avouer qu’il y a encore 15 jours, je savais pas qui c’était puis on a eu un chat avec lui sur la plate-forme ado et là, je me suis bien marrée même si certaines réponses étaient borderline pour les gosses. Oui, nos petits, faut pas leur parler sexe, ils sont purs, ils sont innocents, ils pensent que leur zizi, il ne sert qu’à faire pipi. Donc je me dis « tiens, si j’allais voir son spectacle ? ». Donc, c’est parti avec Vicky on prend nos places pour vendredi, avant dernier soir du show. 20h, on se met donc en bout de la longue queue mais finalement, nous très fortes, nous voici au second rang. Un gars arrive, plutôt brun et mignon, avec de faux airs de Titoff, je trouve. Le comique, pas l’acteur porno ! Jean, t-shirt noir et converses, portable… Un vrai djeunz, quoi. D’ailleurs, selon son skyblog, il a 21 ans. Précoce, le petit !

Bon, je ne vais pas vous raconter le spectacle parce que c’est drôle et qu’il vaut mieux aller le voir que le lire sur mon blog. Max a une sacrée pêche, il saute dans tous les sens, il joue avec son public (sur qui il postillonne joyeusement). Nous, on est au 2ème rang donc potentiellement exposées. D’ailleurs, je me prends une affiche quand je rigole à un moment et que je suis la seule… Pas ma faute si je suis super bon public. Mais en fait, le sketch c’était à la fin du spectacle. Attention, c’est parti pour le côté langue de pute. Au premier rang, juste devant nous, 3 demoiselles très très excitées par Max genre on en fait des caisses pour se faire remarquer. Oui parce qu’il faut savoir qu’à la fin, le jeune homme fait monter une fille sur scène et on sent qu’elles veulent à tout prix être l’élue. Pas de chance, c’est pas l’une d’elles et j’ai un peu envie de me marrer. Les nanas passent à la vitesse supérieure genre elles montrent qu’elles ont les paroles de la chanson qui tourne sur le net, « Tu vas prendre », elles allument leur briquet pendant le refrain, standing ovation en fin de spectacle… Heureusement, on était à l’étroit, elles ont pas
pu enlever leur string pour le jeter sur scène. Une fois le rideau retombé, c’est parti pour une partie de « je dreame ma vie en blue », les nanas ont décidé de l’attendre à la sortie pour l’interviewer. Rien que ça… Mais j’ai pas vu si elles ont réussi ou pas, je suis un peu dégoûtée, ça m’amusait, moi.

Mais revenons en à Max Boublil. Comment devient-on comique à la mode à 21 ans quand on est hétérosexuel (donc on couche pas avec Laurent Ruquier) et qu’on vient pas de la té-ci (donc pas bon pour le Jamel Comedy’s Club) ? Ben, on utilise la même voie que Kamini et Lily Allen, on envoie sa chanson sur le net et avec de la chance, on se fait repérer. Donc voici Max à l’affiche sur Daily Motion et sur tous les plateaux télés et radio. Ça marche tellement bien que les maisons de disques créent de faux artistes « trouvés sur le net » genre Mange du Kebab, lancé sur le net genre « c’est des mecs qui bossent dans un Kebab du XVIIIe, ils ont fait une chanson pour de rire ». Sauf que sur le site Internet,  y a pas l’adresse dudit Kebab et quand on voit qui est le propriétaire de l’URL, surprise, c’est EMI records. D’ailleurs, on a reçu le CD 2 titres au boulot. Donc, voilà, ça marche
sur le net et le voici tout partout, son spectacle est pris d’assaut. Bon, c’est cool pour lui surtout qu’il me fait pas mal rire donc je peux pas dire que c’est pas mérité mais ce côté mouton de panurge médiatique m’épate toujours un peu. Surtout que ça va tellement vite sur le net que la star du jour peut être oubliée le lendemain.

Mais Max, il est sympa, il est taquin, c’est le genre de one man show que j’aime bien. Pas de temps morts, du  jeu avec le public, des sketches peut-être un peu « faciles » sur les sujets abordés (flics, meetic, Plus belle la vie…) mais bon, on peut faire des sketches bien pourris sur des sujets qui font marrer tout le monde. N’empêche que ça me motive pour écrire d’autres sketches. Pit-être qu’un jour, moi aussi, je serai en haut de l’affiche de daily motion. En tout cas, Max repart en tournée en octobre et je vous le conseille. Vous pouvez me croire, je suis pas payée par
Max ou par quelqu’un d’autre, j’ai juste bien rigolé et ça fait toujours du bien !

En bonus, le clip de la chanson « tu vas prendre »

Petit guide pour blogueurs en mal de célébrité (volume 2)

L’autre, je vous expliquais avec le talent qui me caractérise (mouarfff ! Quelle modestie) quelques tuyaux pour faire un blog qui déchire. Mais c’est pas tout d’avoir un beau blog, il faut que les gens le découvrent. Parce que tu peux être une pépite d’humour et de finesse, si personne ne sait que ton blog existe, ça sert un peu à rien. Alors, aujourd’hui, je te donne des tuyaux pour faire de la pub pour ton blog.

 

Bon, déjà, tu as les annuaires et les moteurs de recherche mais ça, je vais pas t’en parler parce que tout le monde le fait et c’est même pas drôle. Moi, je fais te filer des conseils d’une vieille blogueuse, à appliquer ou non. Alors comment popularise-t-on un blog ? Alors, déjà, de quoi tu parles ? Non parce que par exemple, si tu fais un blog sur l’OM, c’est pas super la peine d’aller faire ton malin sur un forum pro-PSG. Parce que si tu attires des lecteurs grâce à ça, tu risques que de récolter des comms d’insultes donc je te le conseille
pas. Donc, déjà, si tu veux faire ton malin sur les forums en mettant l’adresse de ton blog, assure-toi de pas te faire des ennemis parce que se faire attaquer en permanence sur son blog, c’est pas franchement amusant. Ça peut même te dégoûter à vie du blog… Pourtant, certains utilisent cette technique. Par exemple, lors de mes interviews pour Modo, deux over-bloguiens m’ont parlé d’un commentateur militant FN qui venait les insulter. Ah oui, je le connais bien celui-là, il m’a fait pareil ! Sauf qu’à force d’insulter les gens, tout le monde le dénonçait sur le forum OB pour son blog à la limite de la loi (presque raciste, presque négationniste…) et dès qu’il faisait un pas de travers, hop ! blog suspendu. Donc voilà, c’est pas vraiment une bonne technique.

Le mieux, c’est de faire ami ami avec les autres blogueurs. Parce que finalement, la blogosphère, c’est vraiment comme le lycée (voire le collège) : toi, t’es nouveau, tu arrives en cours d’année et les groupes sont déjà constitués. Mais les groupes ne sont pas hermétiques, à toi de t’intégrer. Comment ? Mais comme dans la vie. Tu entames la conversation. Ce qui est bien sur les blogs, c’est que les gens te livrent un texte ou une planche, tu n’as plus qu’à commenter. Mais, s’il te plaît, sois pertinent. On raye de suite les « trop cool ton
blog, viens voir le mien ». Ce genre de comm, je les efface. Déjà, j’aime sentir que la personne a vraiment lu ce que je m’étais cassée à écrire. Après, tu n’es pas obligé d’être toujours d’accord avec ce que je dis non plus, c’est même la vie. Parce qu’un mec qui commente toujours « t’as trop raison, tu es géniale ! », je vais pas aller voir son blog et à la fin, je risque même de me foutre de lui. Non, sois pertinent mais correct. Tu as le droit de ne pas être d’accord avec moi, c’est pas une raison pour me mépriser ou m’insulter. Non, sois courtois, sincère, pertinent et les gens viendront te lire (et pas que celui chez qui tu commentes, magie !).

Après, ce qui marche quand même bien, c’est le léchage de fesses. J’en eus connu qui étaient des spécialistes. Déjà, ils commençaient par un « en fait, je voulais trop te rencontrer car c’est toi qui m’a donné envie de créer mon blog ». Ça, c’est très bon ! Du coup, on se sent un peu parrain/marraine du nouveau blogueur et même qu’on le met en lien. Enfin, moi, je le fais plus, je laisse grandir un peu ledit blog pour voir si je le linke ou pas. Non parce que le lien en blog, c’est délicat : si je linke un blog, c’est un gage de qualité donc je mets pas n’importe quoi. Or, parfois, un blog bien parti perd rapidement en qualité, ça m’emmerde de le laisser lié mais si je l’efface, ça va faire des histoires à base de « ouais, elle a enlevé mon lien, c’est une connasse, elle est jalouse de mon succès » ou chais pas quoi. Sauf que le fait d’être lié sur un blog, ça rapporte au mieux une dizaine de visites par jour donc pas de quoi s’extasier non plus. Par contre, faire ami/ami avec un blogueur, ça, c’est plus efficace. Par exemple : « Hier, je suis allée avec LilVirgo faire des courses »… Donc lien vers Lil. La demoiselle commente chez moi et comme elle est trop drôle, mes lecteurs-commentateurs passent la
voir à leur tour et hop. Ce qui marche vachement bien, aussi, c’est les soirées blogueurs et tout ça, faut pas en rater une. Moi, honnêtement, je suis allée à aucune. Parce que je n’en vois guère l’intérêt, si je veux rencontrer un blogueur, je lui écris direct un mail, ça va plus vite. Mais bon, ça reste un bon truc pour se faire des copains et se faire linker un peu à droite à gauche.

Mais là, encore, attention, ce genre de relation, ça se gère. Hé oui parce que des fois, les blogueurs, ils se tirent dessus. Genre, fais de la lèche, ok, mais fais en sorte qu’on ne relève pas ton hypocrisie parce que sinon, tu vas perdre ton lien sur les autres blogs. Après, si tu te la joues sur ton blog, attention aux rencontres, ça risque de te retomber dessus. Par exemple, si tu te la joues « je suis trop un tombeur, j’ai couché avec 258 filles », évite de t’étonner quand une blogueuse avec qui tu passes la nuit se couche sur le ventre malgré son opulente poitrine parce qu’elle va avoir tendance à penser que t’as trempé ton biscuit à peine trois fois dans ta vie. De la meme façon, rencontrer des blogueurs, c’est donner un visage à son pseudo et là, c’est à manipuler avec précaution. Bon, si tu dis que tu es beau ou belle sur ton blog, tout le monde te croira, pas le choix. Si tu mets des photos de toi sur ton blog et que tu ressembles plus à Lova Moor aujourd’hui qu’à Adriana Karembeu, bon,  y en aura toujours quelques uns qui se sentiront obligés de dire « ouah, comme t’es trop belle », comme on dit toujours qu’un nouveau né est beau, même si on le trouve laid. Mais je pense que tes stats vont s’en ressentir. De la même façon, si tu n’arrêtes pas de vanter ta beauté, ne mets jamais de photos car tu risques d’être la cible de deux blogueuses languedeputes qui commentent sur MSN (j’avoue que je fus l’une d’entre elles). Donc si tu dis que tu es sublime, évite de donner ton visage d’une façon ou d’une autre, ça fera partie de ta légende : « Bidule, le blogueur si beau que personne ne l’a jamais vu ». La rumeur peut être un bon argument vente aussi mais c’est très dangereux quand même, à manier avec précaution. Par exemple, si on dit « en fait, Nina, c’est Virginie Despentes » ou une autre écrivaine connue, c’est cool. Par contre, si tu fais naître une rumeur à base de « Nina sort avec blogueur machin », les gens peuvent se passionner de cette histoire et fouiller sur vos blogs respectifs
pour voir si c’est vrai ou pas. Le problème, c’est que ça peut te revenir dans la gueule, genre « il a dit ça sur elle », « elle a dit ça sur lui », « il paraît que c’est un mauvais coup », « il/elle l’a trompé(e) ». Alors, à la limite, y a pas de couple Nina-blogueur X donc tout ça, c’est fatigant mais bénef mais si le couple existe vraiment, ça peut l’atomiser ce genre de conneries.

Voilà, maintenant, tu as un blog top et tu as appris à lécher les bottes des blogueurs pour qu’ils parlent de toi… A partir de là, tu es bien parti pour devenir un blogueur incontournable !

Un dimanche d’automne

Ben, y a des jours, comme ça, on sait pas trop quoi raconter. Je rentre chez moi à 11h30 après une nuit fort agréable, je dois repartir à 14h30 pour un après-midi avec un jeune homme fort charmant, j’ai donc 3h pour écrire un texte (mais en fait, j’ai pris une douche entre temps donc 2h30, en fait) et… et… ben je sais pas trop de quoi parler.

 

Des idées d’articles du dimanche, j’en ai plein, faudra que je vous parle de Moravia (depuis le temps), de la série érotique de NT1 parce que c’est vraiment trop drôle, encore de politique, de la société, du journalisme, puis des trucs plus légers, aussi parce que fuck ! le dimanche, c’est pas fait pour être sérieux. J’avais aussi envisagé de faire une BD pour vous expliquer la relation particulière que j’entretiens avec mon chat… Genre là, j’écris en aveugle car elle se tient entre l’écran et moi (et j’ai même pas fait une faute !). Oui parce que Kenya est une créature jalouse de tout. De mon ordi (et vas-y que je m’installe sur ton bras gauche pour dormir), de mon lit (vas-y que je te dors dessus pour que tu aies conscience de ma présence), de mes toilettes (j’adore faire pipi avec le chat qui s’installe sur mes genoux) et même de ma valise (elle a vomi dessus, ça m’apprendra à ne pas défaire ma valise sitôt arrivée). Mais en fait, j’ai pas envie de dessiner aujourd’hui non plus.

Alors que faire ? Bon, ben commencer un article, comme ça, et voir où il aboutira. Là, j’ai quand même fait 20 lignes sur ma non-inspiration, tandis que Kenya s’attaque à Monica ma cravache, décidant que c’est top pour se faire les dents. Ah non, finalement, elle se met à cheval sur mon épaule en faisant ronron… Merde, je suis pas prête de le finir, ce non article.

Bon, si, je vais vous parler de buzz. Non, pas Buzz l’éclair ! Non, pas de drogue non plus ! Le buzz, c’est un truc marketing que ma sœur m’a expliqué (c’est un peu son métier). Prenons un exemple, ça ira de suite plus vite. Il y a quelques longs mois, apparaît un peu partout le mot « toutouyoutour ». Mais qu’est-ce ? Les gens cherchent sur Internet et tout et finalement, un jour, ils ont la réponse : c’est le truc du 118-218. Les publicitaires ont su créer une vraie attente et, mine de rien, le 118-218 est leader du marché. Bon, ok, ils sponsorisent Lost et la Star Ac donc ça doit aider, aussi…

Autre buzz, à propos de la Star Ac : la star hack. Quelques temps avant le début de cette merveilleuse émission (il y a une ironie dans ma phrase, la retrouveras-tu, lecteur ?), Internet est envahi par des pubs pour la star hack, à savoir des parodies de la star academy. On prend des vraies images de l’émission et on fait une post-synchro dessus, le tout orchestré par Arthur et ses amis. Dois-je rappeler qu’Arthur était encore il y a peu le directeur artistique (ou un truc comme ça) d’Endemol France… qui produit justement la Star Ac ? Ou comment reparler de l’émission avant même qu’elle n’ait commencé. En plus c’est super malin : il y a un site star hack avec les parodies de célébrités (Arthur, donc, Farrugia, Salomone… Certaines sont pas mal) mais en plus, tu peux faire toi-même ta parodie ! Bon, perso, la star ac, je l’ai pas du tout matée cette année. Enfin, si, l’autre soir parce que Tatiana voulait que je vois le gilet de Nikos qui était effectivement une insulte au bon goût… Je comprends même pas que les stylistes de la star ac se soient pas encore pris un procès, à défigurer les gens de la sorte ! Bon, du coup, j’ai pu voir un petit black rondouillet qui ressemble vachement à Turk dans Scrubs sauf que le gars de la star ac, je le soupçonne d’être plus attiré par JD
que par Carla… (je parle des persos de Scrubs, pas des candidats de la star ac). Mais bon, grâce à la Star Hack, je sais qu’il y a une blondinette qui joue de la guitare… je sais pas du tout qui
c’est mais j’ai conscience de son existence.

A propos de la star ac, jouons un peu les langues de pute, ça faisait longtemps. Figure-toi, lecteur, qu’un de mes anciens camarades de lycée a passé le casting, si, si ! Ce mec a un don hallucinant : partout où il passe, il n’est pas aimé. C’est dingue cette propension qu’il a à gaver les gens. Au lycée, tout le monde se foutait de sa gueule. Dans l’école de gestion où était ma sœur et où il a fini par atterrir, c’était pareil. Faut dire que ce mec est tout simplement puant. Fils unique d’un entrepreneur de ma ville, il pensait que l’argent pouvait tout acheter, y compris des amis. A l’école de ma sœur, il s’est isolé dès le départ, expliquant qu’il ne pouvait pas participer à la soirée d’intégration car sa copine devait se faire opérer d’urgence (le mec qui dit ça 15 jours avant la soirée, elle est pas si urgente que ça, l’opération…). Après, lors d’une autre soirée, il accepte de faire le DJ… à condition qu’il soit payé ! Evidemment, ses camarades se sont adressé à quelqu’un d’autre, un camarade qui acceptait de le faire gratos… Bref, en mai/juin, je reçois un mail d’Anne, un scan du journal local nous révélant que notre ami est en phase finale de la star ac. Info que je m’empresse de relayer à mon père et ma sœur. Cette dernière arrive à trouver la vidéo du casting du jeune homme et… comment dire ? Je comprends pourquoi il a pas été pris. D’abord, il chante une chanson de Marc Lavoine, je me sens si seul. Bon, quand je dis chanter, j’exagère, ça donne « mouaaaaaaa
mouaaaaaaaaa, mouaaaaaaaaaaa, je me sens si seul, tu me manques trop… ». En gros, il articulait tellement bien le couplet que je n’ai décelé aucun mot de langue française (ni étrangère
ou alors c’est une langue que je connais pas). Mais le meilleur, ce fut la danse ! Franchement, ça faisait « Charles-Edouard découvre les joies de la discothèque… han, ça pulse ! ». Bref, il est raide comme un piquet, ça le fait trop pas. Résultat, il ne sera pas dans la star ac (ce qui m’ôtait la seule raison que j’avais de regarder cette émission, à l’exception des gilets de Nikos).

Bon, voilà, j’ai écrit une page et demie word pour ne rien dire, j’ai quand même un talent inné pour remplir le vide… Mon stage étant officiellement fini depuis vendredi, je vais avoir un peu plus de temps à consacrer à ce blog donc promis, moins d’articles vides… Enfin, si mon nouveau projet ne me prend pas trop de temps !


Sinon, chez moi, ça pèle, l’été indien n’aura pas trop duré cette année…

Allons mes amis !

C’est la rentrée ! Bon, je dois avouer que cette année, cette information n’a pas grand impact sur moi vu que je suis plus étudiante et que je termine mon stage dans un mois et demi donc ça ne change pas ma vie. Mais j’aime bien cette ambiance de rentrée, ça me motive toujours pour entreprendre de nouvelles choses et puis, ça me rappelle mon enfance. L’odeur du cartable neuf, la trousse pleines de stylos qui marchent encore, les crayons de couleur tous bien taillés et rangés par couleur, la gomme qui sent bon et qui n’est pas encore toute crade…

 

La rentrée, c’est aussi retrouver les copains et découvrir les petits nouveaux. Vous vous souvenez comme on se mettait en groupe entre anciens, en jetant des regards discrets vers l’esseulé, le nouveau ? Y avait toujours une bonne âme pour aller lui parler, genre comité d’accueil. Je m’en souviens, au lycée, y avait une fille un peu relou qui en avait fait sa spécialité. Mais bon, c’est aussi parce qu’elle avait du mal à avoir des amis. Elle était gentille mais avait une personnalité…hum…écrasante. D’ailleurs, elle me sortait souvent par les trous de nez.

J’ai rencontré la plupart de mes amis en milieu scolaire. Anne en maternelle, Gauthier et Lucie en fac, Clara en DESS et puis plein d’autres comme Douschka, Nyna, Amina dont j’ai déjà parlé, Guillaume 1er (bon, mais lui, ce n’a été de l’amitié que 4 ans et demi plus tard…). J’ai rencontré beaucoup de gens durant ma scolarité, certains sont restés, d’autres sont partis. Car l’amitié, étant une forme d’amour sans le charnel (et encore, ça dépend des amis mais mon article ne parlera pas aujourd’hui des fuckin’ friends) et comme on a des déceptions amoureuses, on a des déceptions amicales. Je crois que ma plus cruelle déception amicale fut avec Yohann, mon meilleur ami hétéro rencontré en première. On a été comme cul et chemise pendant 5 ou 6 ans puis un jour, plus de nouvelles. En plus, je l’ai senti venir ! En fait, la dernière fois que je l’ai vu, c’était à Noël 2004… Par hasard. J’étais à la Fnac Toulouse, occupée à mater Frédéric Michalak qui était à la caisse juste devant moi (si, c’est vrai, il était avec sa copine, très belle demoiselle) quand je tourne la tête et qui vois-je à la caisse d’à côté ? Yohann himself. Il faut savoir que mon ami Yohann vivait alors en Suède, il rentrait sur Toulouse à Noël et en été. Je vais le saluer et il m’explique qu’il est rentré la veille et qu’il a pas eu le temps de m’appeler, tout ça. On se voit quelques jours plus tard pour prendre un verre et, je sais pas, je sens de la distance. On devait se revoir une dernière fois mais il a annulé au dernier moment et pour faire passer la pilule, il m’a fait une révélation sur « les Feux de l’amour ». Faut savoir que c’était notre grand truc, ça, regarder les Feux de l’Amour et rigoler comme des débiles. Mais là, le fait qu’il me dise ça, j’ai senti qu’un lien était brisé. En somme, que nous n’avons plus rien à nous dire. Depuis j’ai plus de nouvelles, il ne m’a pas souhaité mon anniversaire en avril 2005, il ne sait pas que je vis sur Paris. Je n’ai pas compris ce qu’il s’était passé et je regrette qu’il m’ait ainsi évincée de sa vie.

Je crois qu’en amitié, je vais souvent preuve de naïveté et je donne ma confiance trop vite et à la première « trahison », je me sens blessée et en colère. Quand je suis arrivée sur Paris, je me suis faite une très bonne amie à qui je me confiais beaucoup et qui me le rendait bien mais un jour, j’ai eu la preuve flagrante de sa mythomanie. Et je me suis aussi rendue compte qu’elle bavait pas mal dans mon dos et ça, je pardonne pas. Si je me confie à quelqu’un, c’est pas pour que la personne en question s’en serve dans mon dos. A partir du moment où je n’ai plus confiance, je n’ai plus envie de voir la personne, à quoi ça sert ? De la même façon, vous avez la nana qui ne cesse de vous couvrir de compliments à base de « t’es super jolie, t’es intelligente, je t’adooooooooore ! » et qui, du jour au lendemain doit se faire piquer son portable puisque vous n’avez plus aucune nouvelle. Des « je te rappelle quand je reviens » avant un voyage. Et quand vous revoyez la personne 4 mois après son retour (oui, j’avais qu’à deviner qu’elle était rentrée, aussi, ça doit être ma faute si je suis pas devin) lors d’un happening, elle s’exclame : « Ohlala comme je suis trop contente de te revoir ! ». Ah oui, c’est sûr, depuis le temps que tu prends bien soin de pas m’appeler et de pas me dire que t’es de retour dans le coin, je veux bien le croire, tiens. Et que dire de l’extatique « oh, faut qu’on se revoit, je t’appelle la semaine prochaine ? » suivie dans les faits d’un silence radio totalement prévisible ? Perso, quand j’ai pas envie de revoir une personne, je lui promets pas de la rappeler.

C’est sans doute très féminin, cette volonté d’être aimée de tous, y compris de ceux qu’on n’apprécie pas forcément, cette hypocrisie envers tous pour pas froisser les susceptibilités et être classées dans la catégorie des filles imparfaites. C’est aussi sans doute pour ça que je me suis toujours méfiée des amitiés féminines. Mais bon je dis ça, ça n’empêche pas que je me confie assez spontanément sur certains trucs, donnant du grain à moudre aux personnes qui se font un plaisir de tailler un costard dans le dos des gens. La déception amicale a quelque chose de proche de la déception amoureuse. On y a investi du temps, de l’énergie, on a fait des projets, des « on se reverra et on ira boire un verre » qui n’ont pas été tenus. Parce que l’amitié, c’est comme l’amour, on est exigeants. Peut-être même plus parce qu’on peut avoir plusieurs amis, même si certains sont irremplaçables. Je ne remplacerai jamais des Gauthier, Lucie ou Anne que je connais depuis une éternité, et d’autres avec qui je suis proche. Mais certain(e)s, une fois passé la déception, on les range dans la catégorie « à oublier ».

Oui, évidemment, moi aussi, je suis pas irréprochable dans l’affaire, il y a des personnes avec qui j’ai perdu contact naturellement, il m’est arrivé de faire la langue de pute dans le dos des copains, copines (enfin, en général, quand je fais ça, c’est que lesdites personnes me gonflent pour une raison X ou Y). Par contre, je ne mens pas à mes amis dans le sens où j’enjolive pas ma vie, je me fais pas passer pour ce que je ne suis pas, surtout que c’est vite flagrant. Oui parce qu’à force d’inventer, on finit par se trahir. Après, en effet, la vie nous éloigne les uns des autres, il y a des gens qu’on perd de vue, d’autres que l’on retrouve, d’autres que l’on rencontre… Je n’aime pas perdre des gens de vue mais il est vrai que quand on ne fréquente plus les mêmes personnes, plus les mêmes lieux et co, on se retrouve vite avec plus grande chose à se raconter. Quelques amitiés ne survivent pas à l’année scolaire : tant qu’on passe nos journées en cours, on est inséparables, mais dès que les vacances arrivent… Evidemment, ce sont là des copains ou copines plus que de véritables amis. Ceci étant, certaines amitiés qui se sont effacées ont tout de même été réelles, Douschka m’avait proposé de venir chez moi juste après ma rupture avec Guillaume (une petite demi-heure de voiture quand même). Aujourd’hui, nous n’avons plus grand chose en commun, elle s’est coupée d’Amina et Nyna aussi, c’est la vie.

Tout ça pour dire que c’est la rentrée, l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes. J’ai envie de m’aérer l’esprit en ce moment, j’ai donc décidé de m’inscrire dans des assos pour faire des activités extraprofessionnelles (j’ai pas encore décidé quoi) et du sport ailleurs que dans mon appart parce que le rameur, c’est bien, mais ça permet pas de se faire de nouveaux amis. Car après tout, rien ne vaut de nouvelles rencontres pour s’ouvrir l’esprit. En espérant ne pas donner ma confiance à des gens qui ne la méritent pas.

Recette pour une bonne vieille régression

Par Gauthier

Bon je vous avais promis un article pour raconter mon week-end de débauche, c’est parti !

Ingrédients :
85 kg de Gauthier
15 litres de Vodka
15 litres de Champagne
1 bonbonne de coca
6 paquets de cigarettes
2 paires de draps
1 boite d’anxiolitiques
6 préservatifs
2 hommes (pédésexuels si possible)
1 tonne de figurants
1 mère de Gauthier
1 meilleure amie
1 plan « craka-miaou »
1 ami toulousain de passage
1 boite de nuit pédé
1 taxi
1 abonnement RATP
1 CB avec découvert autorisé
 

Laissez mariner le Gauthier dans une longue semaine de travail bien monotone, saupoudrez d’une pointe de manque de sexe et d’alcool et réservez jusqu’au Vendredi.

Pendant ce temps, faites monter à Paris 1 ami toulousain de passage pour le week-end. Prévenez le Gauthier 2 h avant qu’il est en galère de logement, et qu’il doit s’incruster pour la nuit. Sortez le Gauthier de sa marinade de boulot et faites lui faire le ménage du sol au plafond dans son appartement, attention, vous avez 2h pour que tout soit nickel !

Mélangez le Gauthier et l’ami toulousain de passage pendant une soirée, laissez reposer les médisances qu’il en ressort, et savourez ce grand moment langue-de-pute !

Le samedi, laissez partir l’ami toulousain de passage, pour qu’il puisse préparer son oral de Lundi. Pendant ce temps, envoyez le Gauthier (sans l’avoir nourri), avec 1 meilleure amie à un apéro blogueur à 15h. Installez tout le monde dans l’herbe, en ayant pris soin d’habiller le Gauthier avec un panta-court blanc ! Puis réservez dans un bar, arrosez généreusement de vodka. Il est 18h30, le Gauthier et la Meilleure amie sont fin saoules, vous avez 1h30 pour les amener en banlieue sud (option tiers-monde) pour le reste de la soirée.

Pendant ce temps, faites faire des galipettes sexuelles à l’ami toulousain de passage. Reproduisez l’expérience pour qu’il ait une heure de retard à son rdv avec le Gauthier et la meilleure amie. Réservez dans un RER B préchauffé à 45°C, laissez cuire 30 min.

Démoulez le tout dans le 94. Et servez dans une soirée taffioles. Vous aurez pris le soin de n’inviter que des homos entre 15 et 30 ans, surchauffés sexuellement, et relativement alcooliques. Remarquez la gêne (relative et très passagère), de la meilleure amie, quand elle s’aperçoit qu’elle est la seule vaginalement équipée de la soirée.

Arrosez généreusement de vodka et de champagne jusqu’à 3h du matin. Faites monter l’excitation en créant des couples qui forniquent dans les buissons, sur les bancs, dans les chambres, sur le canapé, dans la salle de bain… Pensez à arroser régulièrement pour ne pas risquer de laisser le Gauthier se dessécher, puis laissez le parler. Remarquez à quel point il bave sur le plan « craka-miaou » qui l’a invité à cette soirée. Souvenez vous que ce plan faillit se concrétiser, il y a 3 ans, et marrez-vous en sachant que le Gauthier va ronger son frein toute la soirée. Admirez avec quelle dextérité il hurle à qui veut l’entendre qu’il a fait une trithérapie préventive, il y a quelques semaines. Admirez enfin sa classe quand il vomit pendant 15 min dans les chiottes.

Envoyez la meilleure amie, l’ami toulousain, et le Gauthier prendre un bus de nuit pour rentrer. Mais pensez préalablement à laisser un message de sa mère sur son répondeur (message déposé impérativement après minuit). Installez le Gauthier sur un trottoir avec son téléphone pour qu’il écoute le message de sa mère, et réservez le temps que les autres en aient marre de l’attendre et qu’ils partent sans lui.

Prenez une CB (celle du Gauthier de préférence), et renvoyez le Gauthier demander au plan « craka-miaou » d’appeler un taxi pour lui (parce qu’il ne sait plus comment fonctionne son tel). Réservez sur le trottoir le temps que le taxi arrive, saupoudrez d’un vomi dans le caniveau.

Livrez un taxi incapable de rejoindre Paris avant que ça ne coûte 35€, et déposez le Gauthier dans une boite de nuit pédé. Arrosez de champagne, et réservez jusqu’à l’ouverture du métro. Admirez comment le Gauthier se ridiculise devant tout le monde en se cassant la gueule, et déclarant son amour à son ex-plan cul débile, ou à son ex-plan cul chéri. Notez que le Gauthier ne remettra plus jamais les pieds dans cette boite de toute sa vie.

Laissez mariner le Gauthier dans sa confusion mentale, et servir sur à un plateau à un homme en manque (mais alors très en manque) de sexe. Faire sortir le Gauthier de la boite, et le ramener chez lui, mettre sur la route de l’homme en manque « besoin d’aide ? », « je ne sais plus où j’habite », « je t’accompagne ».

Réservez dans un métro plein d’odeurs suspectes. Observez le self-control du Gauthier qui refuse de vomir en public, et qui ignore (oublie ?) l’homme qui l’accompagne. Servez le couple dans un appartement surchauffé, et mélangez jusqu’au coma éthylique. Remarquez la tête du Gauthier au réveil quand il se rend compte qu’il a enculé un métis toute la journée (grande première). Sortez du lit à 16h, lavez, et virez l’homme sans avoir oublié d’avoir regardé sa carte d’identité pour vérifier son âge et son nom (le Gauthier est encore saoul, mais il n’aime pas qu’on lui mente, il aime avoir raison, mais comme il est encore saoul il se fait piquer « Tu as regardé ma carte d’identité ? » « Non, tu me l’as dit hier soir… »).

Laissez reposer le Gauthier 2h devant Internet, puis faites sonner son tel. 7h48 lui propose un repas avec son petit frère et Nina. Faites enfiler au Gauthier un panta-court blanc (le même, mais taché, il ne s’en apercevra qu’une fois arrivé à destination), et envoyez le dans le Marais. Remarquez sa démarche chaloupée (les claquettes c’est pas fait pour marcher quand on est bourré de la veille). Réservez le groupe d’épave dans un resto rose, et arrosez de vodka et de bouffe grasse. Remarquez que le Gauthier ne peut s’empêcher de s’enfiler 4 litres de coca à la minute : la cuite, ça dessèche… Ecoutez la conversation, tout le monde flotte encore dans ses vapeurs d’alcool, la vie est triste (belle ? simple ? on s’en fout, on ne se rend plus compte là…)

Pendant ce temps, préparez la vengeance divine. Les intestins du Gauthier lui rappelleront ainsi qu’il n’a plus 20 ans. Et observez avec quelle dextérité il traverse deux arrondissements en courant pour ne pas salir son panta-court (encore blanc ?). La malédiction de la chiasse post-cuite sera t elle fatale ou pas ?

Réservez aux toilettes pendant 40 min. Admirez le talent du Gauthier qui a réussi son défi divin. Ensuite mettez la viande dans le torchon. Mais avant, changez les draps maculés des restes de la journée (non ce n’est pas du sperme, non ce n’est pas du vomi… Vous avez trouvé ? Maintenant vous pouvez vomir 😉 )

Faites sonner le réveil à 8h, et plongez le Gauthier dans une nouvelle semaine de monotonie anxiolisée. Laissez mariner jusqu’à la Gay Pride.

Vous obtenez une magnifique régression marinée dans son jus de vodka et de sperme vomitif, à servir chaud avec un bon champagne lexomilé.

Ps : relisez les ingrédients, quelque chose doit vous choquer, allez, je vous mets sur la voie, il s’agit du nombre d’hommes. Ça vous parle ? Oui, le Gauthier a eu un homme dont il n’est pas fait mention dans cette recette… Les paris sont ouverts… (qui, quand, où, comment, pourquoi…). La réponse quand j’en aurai envie 😉

J’ai le melon

Par Gauthier
Comme vous le savez peut-être, ou peut-être pas, je ne suis pas un modèle de modestie, ni d’humilité, et encore moins de compassion. Bref mes amis les plus proches peuvent vous le dire, je suis plutôt puant comme mec quand je m’y mets. Alors forcément comme je suis bien élevé, je fais des efforts pour « bien passer » en société. Je ne peux pas décemment cracher mon fiel ou me mettre en avant 24/24h 7/7j, sinon je serais bien seul.
 
Oui parce que comme tout spécimen d’homo insupportabilus (Mister Big, si tu nous regardes, des fleurs…), je suis aussi hyper sociable, j’ai besoin d’avoir un milliard d’amis, d’être complètement overbooké, bref ça me permet de me sentir encore plus important.
 
Pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui ? Parce que j’ai atteint des sommets ces derniers temps. Oui j’ai une chance insolente, tout me réussit, ça en devient indécent. Par où commencer ?
 
Vous le savez sûrement, mais je suis encore étudiant, et je passe beaucoup de temps à sortir, à baiser, bref à m’amuser. Mais j’ai quand même validé mon semestre avec brio (j’ai loupé la mention, mais comme la moitié de la promo s’est fait recaler, ben ça donne de la valeur à mes notes). En plus, pour la petite histoire, quand je me suis retrouvé devant ma feuille d’examen j’ai été super déçu par les sujets. Je suis en bac + 5, le minimum c’est, à mon avis, de vérifier si l’on sait réfléchir, analyser, synthétiser, bref si on a un cerveau suffisamment développé pour devenir des cadres supérieurs. Perso j’attache très peu d’importance et de crédit aux gens qui sont capables d’apprendre par cœur et de le recracher pendant un examens. Ça va, on est plus au lycée. Ben nos profs nous ont simplement demandé de recracher le cours, du par cœur, à la virgule près. Le truc bête et méchant, n’importe quel couillon avec un QI suffisamment élevé pour pouvoir nouer ses lacets tout seul est capable d’apprendre par cœur et de réciter. Donc au lieu de passer 3h dans la salle pour chaque examen, j’y suis resté entre 1h30 et 1h45, juste le temps de remplir deux copies doubles, c’est quand même très scolaire tout ça… Donc le fait que tous ceux qui sont recalés sont resté les 3h à se prendre la tête sur des sujets niveau bac (pour moi) ben ça me regonfle encore plus le melon démesuré qui me sert de boite à cerveau ces temps-ci.
 
Parlons du reste. Je suis dans un master professionnel, il me faut donc un stage pour valider mon année. Je suis quelqu’un de très pragmatique quand il le faut. Donc ma recherche de stage, ça donnait à peu près ça : « bon ça c’est bien, mais tu seras jamais pris ! ça aussi c’est génial, mais tu n’as pas le niveau ! oh là ! alors celui-là il est parfait, mais il y a 700 candidatures, comment peux-tu être pris ? tient, je vais postuler là, c’est nul, je devrais y arriver ! ». Donc j’envoie mes dossiers de candidature, je fais un beau CV, de belles lettres, je mets une belle photo de moi, bref je fais les choses bien. Et puis je me dis « et merde, après tout, ça te coûte qu’un timbre, postule pour le stage parfait où il y a 700 candidats pour un poste, on sait jamais ». Eheheheheh, donc je peux officiellement l’annoncer, j’ai un stage, et lequel à votre avis ? Ben oui mesdames z’et messieurs, j’ai écrasé 700 personnes pour l’avoir : JE SUIS TROP FORT ! Bon par contre j’en ai presque pleuré, et j’ai pas encore tout à fait réaliser, mais bon le fait est que je vais faire un stage de la mort qui tue. J’aimerais bien vous expliquer, mais sous couvert de préserver un semblant de vie privée et d’anonymat, je ne peux pas. Et en plus j’ai pas le droit de parler de ce que je vais faire (les plus perspicaces aurons sûrement une piste avec ce que je viens de dire). Donc on refout une couche au melon, là c’est officiel, je passe plus les portes…
 
À cela s’ajoute ma vie sexuelle, tout le monde a pu lire mon précédent article, mais si… Celui où j’explique que j’ai enculé un futur mannequin américain, qui m’a hurlé du « Djisseus Kraïste » toute la nuit !!!!! Donc oui j’avoue, je me tape des bombes, des mecs à vous faire vous dévisser la tête quand vous les croisez dans la rue. Le genre de mec qu’on voit dans un magazine, et on se dit « mais ça n’existe pas des mecs comme ça, regarde-le, il est trop beau !!! ». Ben si mesdames z’et messieurs, ça existe, et je dois même avouer quelque chose, il est très gentil, et il me fait des compliments par rafales. Moi là c’est officiel, j’en peux plus, c’est plus un melon que j’ai, c’est une mongolfière. Je suis tellement gonflé que je touche plus terre…
 
Donc pour revenir au problème de base, je suis puant. Je dénigre et je critique. Je me sens largement supérieur. En même temps, c’est pas ma faute, les gens sont médiocres, et ils se complaisent dans leur médiocrité. C’est affligeant. Vous aussi je suis sûr que vous savez de quoi je parle. Je suis en plus de tout, mais en fait ça va ensemble, complètement élitiste. Regardez derrière vous, et repensez à vos camarades de collège ou de lycée. Je suis sûr que vous ne voyez plus 95% des gens que vous fréquentiez à l’époque. Là vous en recroisez un/une par hasard dans une soirée. Ça fait super plaisir ce genre de truc, perso suis toujours super content de les recroiser, bref. Donc vous commencez à papoter, et ça donne quelque chose comme ça :
– Alors tu fais quoi de ta vie ?
– Je suis en Science po, je vis à Paris, et je suis gay et toi ?
_ J’ai arrêté en première, je me suis marié avec Marc, on a deux gosses, je suis caissière à Ecomarché, et je fais construire ma maison à côté de celle de mes parents.
– …
Comment peut-on ???? Cet exemple est tiré d’une histoire vraie, et la fille a rajouté « putain je suis bien contente de te revoir, c’est tous des ploucs au village, je les supporte plus, il faut trop que tu viennes boire le café » Et toi t’es quoi ? T’es pas la reine des ploucs peut-être ??? Je rêve… Ma meilleure amie au lycée, enfin mes trois meilleurs amis au lycée sont dans cette situation : bac – 2, marié, presque des enfants, travaillant pour le smic, et super heureux ! Moi je ne comprends pas… Alors je ne choisis pas mes fréquentations selon leurs diplômes, ni leur culture, mais il faut bien avouer que s’ils sont incapables de tenir une conversation je ne vais pas les voir souvent et ils ne deviendront jamais des amis. J’ai essayé de passer outre ça, et ça donne des situations super compliquées, où à la fin on se dispute façon « j’ai 12 ans, t’es plus ma copine, je vais te pourrir ta vie, bouh vilaine ». Perso je trouve ça fatigant à mon âge d’avoir encore ce genre de relations humaines.
 
Donc oui je suis puant, élitiste, et j’ai un melon inimaginable. Et alors ??? Je n’oblige personne à me supporter. Et le plus fort c’est qu’apparemment c’est ce qui me rend si attractif quand on me rencontre. Parce que je suis la personne avec qui tu vas pouvoir t’isoler dans un cocktail pour dire du mal de l’ensemble de la salle. Et ça, c’est pas complètement jouissif ? Pour une plus ample compréhension du phénomène « langue de pute », reportez vous à l’article de Nina. Bref j’assume complètement mes défauts, j’en fais même des qualités. C’est normal, je suis tellement intelligent !!!!