(s)Trip à Bruxelles

Je ne t’épargnerai jamais aucun jeu de mots. Moi, quand j’étais ado, je voulais être journaliste à Libé, d’abord-euh (cette info est relativement fausse, je voulais être journaliste, peu importait le journal). Enfin bref, voici enfin le récit de mon voyage à Bruxelles, youhou !

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Samedi 09 novembre, 8H30, deux jeunes filles serrent contre elles une un gobelet de café en carton, l’autre un thermos de thé, pressée d’embarquer dans leur petit Thalys mais encore un peu pleines de sommeil. Ce voyage a failli ne jamais se faire : d’abord, Amy et moi avions prévu de partir à Londres mais finalement, Voyage Privé nous a proposé un meilleur plan pour Bruxelles. Ca m’allait bien surtout que j’étais légèrement déconfite par mon dernier voyage au pays de la BD : j’avais rien vu de la capitale européenne (mais j’avais plongé dans une eau à 33 degrés). Et puis ma soeur avait un peu réservé des tas de week-ends pour le baptême de mon neveu, notamment celui du 09 novembre. Finalement, le baptême ayant lieu le week-end avant, nous voilà parties pour Bruxelles, le pays de la gaufre, de la BD, des arts décoratifs, des moules frites et de Magritte.

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Arrivées à la gare, on va d’abord à l’hôtel poser nos affaires : il est idéalement situé, juste en face de la gare centrale et à côté de la Grande Place. Sur la dite place, d’étranges guirlandes de fleurs à moitié défaites donnent un drôle d’air à la place… Peu importe, on va pas y passer le week-end. On jette nos affaires et on débute notre visite par une galerie marchande avec une belle verrière et de belles vitrines. Les chocolats nous font de l’oeil, la tentation est grande ! On reviendra plus tard et on reprend notre marche vers la grande place, bien évidemment. Je n’aurai qu’un mot pour cette place : profusion. Les façades baroques sont extrêmement chargées, les bâtisses semblent avoir été posées là sans aucune unité architecturale. C’est assez spectaculaire et grandiloquent et je ne me rendais pas compte qu’on touchait du doigt une des caractéristiques de Bruxelles : l’unité architecturale, c’est pour les faibles. Sur la place, des scouts font des choses étranges : ils crient très fort autour d’un enfant au sol. Je… quoi ? Bon, les scouts seront aussi notre gros fil rouge du week-end, on les croisera absolument partout. Woké.

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Deuxième incontournable de Bruxelles : le Manneken Pis. Pas de bol, on croise une énorme foule qui vient de l’habiller, c’est un peu le bordel, ça hurle dans tous les sens. Nous aurons donc un Manneken Pis vêtu. Il est minuscule ! Sans la foule autour, je pense que je l’aurais carrément loupé ! On continue à s’enfoncer dans le coeur de Bruxelles, croisant deux ou trois murs BD. On finit par se poser dans un resto très bobo dans la rue du marché au charbon. On commande des bagels et un petit cocktail pamplemousse – schweppes. Puis on attend. Encore. Encore… Au bout de 45 mn, je finis par faire remarquer à la serveuse que nous avons été oubliées. Ah oui, pardon, on a mis votre commande au mauvais endroit, blabla. Supeeeer ! On finit notre déj, on boit le café qu’ils nous ont penaudement offerts puis on repart, on remonte la rue du marché au charbon pour guetter les murs BD. On croise quelques brocantes, la bourse et la fameuse rue au beurre pleine de pâtisseries. Un petit tour chez Dandoy pour acheter quelques biscuits speculoos, du massepain (de la pâte d’amande en belge), des biscuits au thé earl grey. On repart vers la place de l’opéra mais il commence à salement pleuvoir, on se rabat vers l’hôtel histoire de faire un petit pipi.

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Après cette petite pause, on décide de se rendre au Musée Bozart, on a eu des entrées avec l’hôtel. On se paume et on ne trouve pas l’entrée (par ma faute, j’ai été attirée par un gros cube en verre, je trouvais que ça faisait très entrée de musée). Malheureusement, il est un peu tard, la dame de l’accueil nous invite à revenir le lendemain. On fait un petit tour sur la place Royale, on avise le musée de musique cis dans un immeuble totalement art déco, on jette un oeil à la boutique du musée Magritte, je joue à me prendre en photo dans des miroir en forme de l’homme au chapeau melon. Je suis une artiste. On retourne à l’hôtel siroter un thé et grignoter quelques gâteaux (que servir de mieux avec un earl grey qu’un biscuit au thé earl grey ?) puis on finit par ressortir pour dîner dans une petite taverne à côté de l’hôtel. Alors un truc qui me fascine à Bruxelles et que je veux à l’identique à Paris : y a des cheminées absolument partout, j’adore !

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Dimanche, après un bon petit déjeuner, on file à l’Atomium. Comme à chaque virée, je fais mon boulet : après la violente allergie au pollen mixée à des courbatures terribles à Lyon, après mes atroces remontées acides en Irlande, je fais dans l’originalité : je vire aphone. Bon, j’ai plus de voix mais le reste roule donc en avant l’aventure et c’est parti pour l’atomium. Arrivées sur place, je fais la roue de joie : y a des bâtiments qui font communistes ! Un jour, j’analyserai ma passion pour ça, je situe pas. On décide de monter tout en haut du monument parce qu’après tout, nous n’y retournerons pas tous les jours. La vue est assez sympa, notamment l’immense parc à côté où j’irais bien faire un tour, surtout pour aller mater l’étrange pagode chinoise héritée de l’exposition universelle de 1958. C’était quand même top ces expositions universelles, une pagode à Bruxelles, c’est si délicieusement incongru ! Donc la visite de l’Atomium : on monte d’abord tout en haut du monument grâce à un ascenseur très rapide, on redescend ensuite et on peut monter par la suite dans les différentes boules, profitant au passage de l’exposition temporaire du moment sur l’innovation. Bon, ça m’a un peu laissée sur ma faim mais on s’en fout de l’expo. Se balader dans l’atomium est assez sympa, on a l’impression de se balader dans une étrange structure, entre usine et vaisseau spatial, ça monte, ça descend, c’est le bordel. Ca me plaît, j’ai toujours bien aimé le côté « architecture industrielle ».

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En sortant, on va faire un petit tour dans le parc voisin mais on renonce vite : il repleut. On retourne au centre de Bruxelles pour notre virée Musée. Le problème, c’est que le lendemain, tout est fermé car 1/ c’est lundi et 2/ c’est le 11 novembre donc autant vous dire que ça se bouscule au musée ! On arrive à arracher des places pour 16h, soit 1h30 plus tard donc après un tour aux boutiques des musées puis dans le parc royal (qui n’est pas incroyable à part un joli kiosque), on finit par faire notre expo Magritte. Bon, j’ai trouvé ça vraiment bien, la scénographie est intelligente, j’ai appris pas mal de choses. Oui, je suis plutôt une quiche en surréalisme, avouons le, j’en suis restée à mes cours de première avec André Breton et le dadaïsme, en gros. Et pour moi, l’écriture automatique, ça me fait plus penser à Mystères… Bref, j’ai aimé cette plongée au pays de Magritte. Nous avons enchaîné avec une exposition sur l’Inde à Bozart que nous avons dû un peu faire au pas de course car ça n’allait pas tarder à fermer. Expo pas mal du tout mais pour le coup, la scénographie était un peu étrange : certains recoins pouvaient échapper à la sagacité du visiteur et la présence d’un tableau représentant le Christ m’a un peu interpellée.

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Bref, on rentre à l’hôtel se reposer puis on repart dîner du côté de la bourse à la danish tavern que je ne conseille pas trop. Je me suis pris un traditionnel moules frites mais les frites étaient surgelées et la gaufre en dessert n’avait rien à voir avec la gaufre belge… Y avait même pas de cheminée mais au moins, on mange chaud. Après un dernier tour à la Grande place de nuit, on rentre se coucher.

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(photos prises avec mon iPhone, ne cliquez pas pour voir en plus grand, ça pique)

Lundi matin, je parle en chuchotant. Après un bon petit déj, on réattaque : on part de la grande place pour remonter vers une grande chapelle et tracer vers les sablons. Bruxelles a du mal à émerger en ce lundi férié, on ne croise même pas de scouts. On remonte vers les sablons, on s’arrête devant l’immense palais de justice actuellement en travaux. Le lieu est magnifiquement imposant, on se croirait dans une série se déroulant dans la Rome Antique (si, si). Malheureusement, le lieu doit être pas mal squatté pour des soirées, c’est assez crade, ça m’agace légèrement… On remonte un peu dans les quartiers un peu chicos mais il faut repartir libérer la chambre.

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Dernier tour : autour de la gare du midi, on visite un peu : la porte de Hal puis le quartier au dessus qui me fait furieusement penser à Belleville. Une fois de plus, faut garder l’oeil ouvert : à côté d’immeubles un peu miteux, on découvre de belles façades arts déco. Ca, c’est Bruxelles.

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Bref, que retenir ? En positif, j’ai aimé l’Atomium, le Musée Magritte, les murs BD, les détails arts décos semés de ci de là qui donne aux rues de la ville un parfum de jeu de piste et le bâtiment du musée de la Musique, totalement arts déco, les vraies gaufres. J’ai bien aimé la grande place pour sa profusion. J’ai moins aimé : le manneken pis, je comprends pas bien pourquoi il est aussi populaire, l’extérieur du musée Bozart dans le style art déco bétonné que j’ai trouvé assez laid, la difficulté de trouver un endroit sympa pour dîner qui ne soit pas hors de prix. Quant à l’amabilité relative des belges croisés (aka les serveurs et personnels des musées), je pense que ça vaut ceux de Paris. Palme à la meuf du musée Bozart qui nous a carrément envoyé balader, trop occupée à parler à sa collègue.

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Bef, Bruxelles, je reviendrai en traquant tous les murs BD et les coins arts déco. Et je mangera une gaufre pour me féliciter de mon travail.

Ah et dernière petite photo pour le plaisir :

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Je repose mon sac à dos pour quelques temps. Prochaine virée ? Le 27 décembre, je me barre aux Maldives. Mon réveillon sera forcément plus beau que le vôtre, je vous le dis !

2010, ça va chier (mais en bien) !

Tous mes horoscopes sont formels : en 2010, je fais péter les scores. Bon, sauf celui de Marie-Claire qui dit que je vais passer mon année à me chamailler avec mon entourage en général et mon mec en particulier mais vu que j’ai pas de mec, je ne vais pas le prendre en compte (et d’abord depuis quand les horoscopes annuels sont négatifs, hein ?). Et moi, je suis fermement décidée à leur donner raison. 2010, la Nina 3.0 voit le jour et ça rigole plus.


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Changement de décennie, donc. Je vais passer le compteur à 30 et je sens déjà poindre la fameuse crise, je navigue entre mini crise d’ado et grandes décisions sur ma vie. Ahah, oui, il est temps de prendre un papier et un crayon et de faire la fastueuse liste des résolutions parce que ça fait toujours bien d’avoir un objectif. Mais je vais continuer d’appeler ça un vœu pieux un « si je fais ça, ma vie sera drôlement plus top ». Ce qui implique qu’il va falloir que je bloque Yahoo ! jeux, ça suffit de perdre des heures là-dessus !

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Alors après réflexion avec moi-même, cette année, je ne veux pas faire « plus » ou être « plus », ma priorité n’est pas à l’amélioration de ma personne, certes totalement perfectible mais à un rééquilibrage de ma vie et ce de façon urgente. Je sais que je passe mon temps à le dire mais voilà, 10 jours de vacances, ça permet de prendre du recul et je ne veux plus faire le hamster. Le hamster ? Oui, courir dans le vide, me dépenser comme une folle dans une indifférence générale et l’absence de réelle reconnaissance. C’est pas que je cours après les honneurs mais dans le système de la carotte et du bâton, faut une carotte sinon, ça ne marche pas. Il faut donc que je rééquilibre ma vie et arrêter de mettre tous mes petits poids (oui, avec un d, je parle de poids, le truc pour peser, pas les pois à manger) sur le même plateau, ce n’est pas bon. C’est avec ce genre de connerie qu’on finit sous Lexomil, chose que j’ai très mal vécue. Et oui, je ne suis pas invincible, Seigneur ! Surtout que bon, je dramatise un peu à outrance car j’ai dû en prendre 3 en tout et pour tout (ça marche par quart) mais là, je dis stop. Rééquilibrage imminent.

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2009 a été une année assez décevante par rapport aux espoirs que j’avais. Enfin, relativisons. L’hiver et le printemps avaient été plutôt top, l’été un peu trop dépravé, finalement (rien de bien grave mais des petites entailles à l’ego dont je me serais passée, avec le recul), l’automne cataclysmique. Décembre sauve un peu l’ensemble, curieusement je dirais vu que comme je disais, décembre est toujours un mois de merde dans ma famille. Là il reste encore 3 jours, dont un que je vais à moitié passer dans un train mais bon, on n’est pas à l’abri d’un finish en feu d’artifice, j’aimerais bien.

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Mais 2009 et son foutu bordel (dans tous les sens du terme) étant derrière moi, concentrons nous sur 2010 et ses vœux pieux, donc. Vie privée en avant. Donc je vais me faire plaisir. Comment ? En essayant de voir quelles sont mes compétences artistiques. Ceux qui me lisent depuis quasi 5 ans (gasp !) ont dû remarquer que j’avais un côté artiste frustré car seule l’écriture me permet de m’exprimer pleinement. Vous me direz que c’est déjà pas mal, c’est vrai. Mais moi, je veux savoir dessiner ou au moins photoshoper suffisamment bien pour créer des histoires. J’ai une bonne conception de storyboards dans ma tête, je suis capable de concevoir  une BD avec découpage des cases, aucun souci MAIS  je ne sais pas le coucher sur le papier, mes dessins sont ignobles. J’avais donc décrété que j’étais nulle et point. Mais peut-être que si je prends des cours… Faudra que je vous parle des cours pour adultes d’ailleurs. Mais voilà, en 2010,je cultive mon côté artiste. Et je crée mon autoentreprise, j’ai des soucis pour le faire sur le web mais je ne désespère pas.

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Et ensuite, que dire ? Etre plus rigoureuse de façon générale, plus méthodique pour gagner du temps qui me servira à autre chose (autre chose pouvant impliquer le repos, la glande, les soirées entre amis…). Je ne mets pas le sport, j’en fais déjà, on va dire « poursuivre les efforts ». En 2010, j’allie tête bien pleine sur corps bien fait, sourire ultra bright sincère car ma vie sera équilibrée. Après manger sain, fumer moins (voire plus du tout, tiens). Ah, j’entends quelqu’un au fond me suggérer de trouver un mec bien. Oui, l’important est sur le bien, un mec tout court, c’est toujours facile à trouver. Et bien personne du fond, tu sais, je reste persuadée que l’amour, ça ne se cherche pas vraiment. Mais ça ne m’empêche pas de rester attentive et d’étudier les opportunités, on ne sait jamais…

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Ah et en 2010, j’essaie de chanter une demi heure à une heure à tue-tête par jour. Parce que j’avais oublié comme ça faisait trop de bien.

Le grand public a-t-il forcément mauvais goût ?

Il y a quelques temps est sorti le film Astérix et les jeux olympiques que je n’ai pas vu. Les critiques ont massacré ce film et globalement le public aussi même s’il fut très nombreux à se rendre dans les salles. Alors, là, je me suis demandé : est-il si courant que critiques et grand publics soient opposés que les uns et les autres ne s’écoutent plus. A moins qu’ils n’aient pas les mêmes buts quand ils vont au cinéma.

Qu’est-ce que le cinéma ? Ca dépend. Ca peut être un art avec des films très torturés, compliqués, soignés. Par exemple, j’ai regardé Le mépris avec Gabriel l’autre jour, film que je voulais voir depuis que j’avais lu le roman de Moravia, mon romancier préféré. Sur le coup, on est un peu surpris, on apprécie les prises de vues, le jeu de perspective… Mais c’est surtout le lendemain qu’on s’est dit que, ouais, il est quand même fort ce film. Un peu comme Mulholland Drive : on sort de là circonspect puis après réflexion, on se dit qu’on a passé un bon moment de cinéma.

Mais le cinéma est aussi un divertissement. Le cinéma pop corn comme on dit. On laisse le cerveau à l’entrée de la salle et on se laisse aller pendant deux heures, en espérant qu’on rigolera ou qu’on frissonnera, selon le genre. Aussi vite vu, aussi vite digéré. C’est un peu comme la BD, finalement, c’est un art avec du bon et du moins bon, du très soigné ou des traits simples…Dans le cas d’Astérix ou encore Bienvenu chez les ch’tis (que j’ai pas vu non plus mais après avoir lu tous les commentaires sur le sujet, j’ai plus envie de le voir, surtout que je connais la fin), c’est vrai qu’on va pas s’extasier sur l’image ou le scénario.Mais devinez quoi : c’est pas fait pour. Alors évidemment, quand on est critique de cinéma et qu’on est payé pour avoir une haute opinion du 7e art, on a du mal à s’extasier sur ce genre de films. Mais je trouve souvent qu’on oublie le but du film : divertir. Si je suis allée voir « Il était une fois » au cinéma, ce n’était pas pour réfléchir ou pour en prendre plein la vue, c’était juste pour passer un bon moment. D’ailleurs, il est pas mal du tout ce film, surtout pour les jeunes filles de notre âge, nourries aux dessins animés Disney à la Cendrillon ou la Belle au bois dormant.

Alors du coup, peut-on forcément conclure que le grand public a mauvais goût. Selon Bourdieu pour qui le bon goût est défini selon des critères bourgeois, oui, bien sûr. Mais soyons nuancés. Evidemment que des films grands publics ne réunissent pas les ingrédients d’un grand film, au sens artistique du terme. Mais peut-on réellement reprocher aux gens de payer 9 euros pour voir un film qui va les divertir durant deux heures ? Evidemment, on peut trouver déprimant le succès d’un navet intégral comme Astérix tout comme on peut regretter le succès de Cauet à la télé. Moi, ça, ça me navre vraiment. Mais d’un autre côté, moi aussi je regarde des merdes télévisuelles, je regarde des séries qui me font rire à leurs dépens, des émissions de télé réalité où on peut se moquer des candidats (Next ou l’ile de la tentation mais pas la star ac, faut pas exagérer non plus). Et puis y a parfois des documentaires qui sortent de l’ordinaire comme l’odyssée de la vie qui m’avait réellement scotchée.

Bref, pourquoi à tout prix brocarder le cinéma populaire ? D’autant que les films salement rabaissés aujourd’hui seront peut-être les films cultes de demain, un peu comme les Valseuses. Bon, après, y a des films qui sont universellement nuls, genre « on se calme et on boit frais à St Tropez ». Non mais déjà, qui a pu trouver un tel titre ? Rien que ça, ça donne pas envie de le voir. Mais finalement, même s’il est à peu près sûr que cet Astérix là ne restera pas dans les annales, y a quand même des gens qui l’ont apprécié. Si, si, j’ai vu des avis positifs ! Alors peut-on reprocher à ces gens là d’avoir un humour de merde et qu’ils devraient avoir honte d’avoir filé de l’argent à une daube pareille ? Et bien, si eux ont passé un bon moment, n’est-ce pas tout ce qui compte. Et puis être bon public, c’est une qualité, c’est agréable de pouvoir rire de tout, aussi.

Freestyle

Il est tard, je viens de me prendre 6h de route dans les pattes après un week-end dans le sud qui fait du bien, il fait froid, mon chaton (qui en fait n’a rien fait de sale dans sa cage) me fait des ronrons dans l’oreille donc autant vous dire que là, je suis pas du tout parée pour vous faire un article digne de ce nom. L’article racontant mon week-end, c’est demain, c’est prévu.

Des idées d’articles, j’en ai des tas ! Vie pro, vie privée, amours et amitiés et chats, j’en ai plein. Mais là, j’ai ni la force ni le courage de développer, je veux juste prendre une douche (très) chaude et me coucher avec mon chat qui fait des ronrons et ma bouillote qui m’a chauffé les draps. Cependant, en tant que bonne bloggeuse, je ne vous oublie pas, lecteur, je pense à toi, devant ton écran, à moitié endormi avec ta tasse de café. Non, je peux pas t’abandonner quand même. En même temps, tu noteras que ça fait dix lignes que je dis rien mais
que je fais genre que c’est un vrai article. Parce que tu vois, je pourrais faire une liste mais non, la liste, c’est le samedi, je dois pas user mes cartouches. Je pourrais te faire une BD mais je sais que t’aimes pas ça parce que je dessine mal. Je pourrais jongler avec 3 balles mais tu t’en fous, tu vois pas, la magie du net a ses limites

Je pourrais aussi faire du teasing genre je vais te dire que prochainement sur ces pages, je compte te parler de mon week-end sudiste, une nouvelle comparaison amour/amitié, quelques articles sur le métro, d’autres sur le chômage, d’autres encore sur les blogs. Je te parlerai de mes bloggeurs crétins aussi, quelques perles. En fait, si t’es sociopathe tendance obsessionnel paranoïaque, je suis sûre que t’as un blog sur les plateformes que je gère ! Un jour aussi, je te parlerai masturbation parce que je ne l’ai jamais fait et qu’au bout de 2 ans
et demi ça craint. Mais bon, je parle plus trop de sexe histoire qu’on me prenne pas que pour un vagin ambulant, c’est tellement réducteur, bouh. Je te parlerai d’amour, aussi, d’ocytocine, peut-être d’alcoolémie. Bref, tu vois, des choses à dire, il y en a ! Mais ce soir, je veux juste aller me coucher donc je le ferai une autre fois, tout ça. Mais maintenant, t’as déjà une idée de ce que tu vas lire dans les prochains jours ici. Sachant que les prochains jours, ça peut être dans 3 mois, je peux être très versatile avec ce blog. Genre un truc qui m’énerve ou
m’inspire va être écrit en 10 mn et passer en priorité.

Là, j’en suis à la 33e ligne, selon word, 33 lignes de merde intégrale et de vide absolu, il faudrait peut-être que je m’arrête à moins que je ne lance une blague… Non, j’en ai pas. Je pourrais te parler du fait que grâce à ma Vicky chérie, je suis redevenue parfaitement brune mais bof aussi. Je suis juste un peu plus belle qu’avant. Oui, je me dis que je suis belle parce que si je le fais pas… Si, des gens me le disent mais c’est pas une raison pour faire son avare d’auto-compliments. C’est un peu de la méthode Couet : « je suis belle, belle, belle, même sans Affibel ». Parce que bon, là, j’ai un peu décidé de rentrer en période d’abstinence choisie car 2007 n’est qu’une longue suite de déceptions, de « c’est pas toi, c’est moi », de connards alzheimériques… Donc comme 2007 a décidé que j’avais déjà un (ouais et même 2) CDI dans l’année, faudrait voir à pas trop en demander non plus. Donc, en mon âme et conscience, j’ai bousillé ma fiche meetic et en plus, je l’annonce haut et fort : cet hiver, quand je sortirai pas avec les cops, ce sera tricotage devant la télé. Hé oui, même pas peur.

Bon, là, je crois qu’il est temps d’arrêter, il fait peur mon article…

Putain deux ans !

Je prends une profonde inspiration et je souuuuuuuuuuuuuffle pour éteindre les deux bougies du gâteau. Deux ans, déjà. Deux ans qu’un matin gris de mai, je décidais de créer un blog, embarquant dans l’histoire des amis consentants. A y repenser, ça me paraît si loin et si proche. Tant de choses vécues en deux ans, de rencontres, d’amour et de brouettes, Seigneur ! Ca me file le vertige.

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Cette année a marqué un tournant dans ma vie, un tournant nécessaire. Je m’étais un peu perdue, je passais mes soirées à me bourrer la gueule pour pas me rendre compte que je m’emmerdais et que je n’avais rien à dire aux gens qui m’accompagnaient. Et puis il me fallait trouver un boulot et c’est pas en me bourrant la gueule à la première occasion que j’allais avancer, dans la vie. Donc j’ai mis toutes les conneries de côté. Enfin presque, je suis peut-être encore un peu trop active sexuellement parlant. Mais là, je trouve ça trop bon pour arrêter et ça me fait faire du sport en plus. En plus, selon mes calculs personnels, alors que de janvier à mai 2006, je comptais deux amants. Sur la même période, cette année, j’ai doublé. Mais vous aurez noté que j’en parle plus. Pourquoi ? Parce que plus trop envie d’attirer le lecteur en parlant de ma vie sexuelle. Que j’assume pleinement donc on s’en fout de savoir que j’ai baisé X fois.

Cette année, beaucoup de choses ont changé, j’ai dû évacuer des personnes de mon entourage. Parfois sciemment, parfois par « accident » mais c’est comme ça, je m’étendrai pas sur la question. Les vingtenaires ont beaucoup évolué, on a perdu quasi tous les Toulousains au profit de Parisiens, d’origine ou pas. Mais bon, ce blog est à l’image de ma vie, j’ai changé mes relations et ça se répercute jusque ici. L’autre jour, Summer me disait que mon blog était plus « sain » et je suis assez d’accord même si c’est pas forcément une volonté de ma part. Mais je me suis rangée des bagnoles et je m’en porte pas plus mal. Je m’en porte même mieux. Même que j’ai trouvé du boulot. Même que je me sens en total accord avec moi, je me fais plus horreur. C’est bon. Puis j’ai lancé des trucs qui marchent genre la liste du samedi, rendez-vous immuable maintenant. J’ai aussi lancé la version audio, ça apporte pas forcément quelque chose en plus mais pour le moment, elle reste. Enfin, le forum, appendice de ce blog qui est bien sympa, surtout que ce ne sont pas les mêmes personnes qui s’expriment ici et là-bas, amusant ! En plus, mes petits vingtenaires sont bien actifs en ce moment, les nouveaux venus ne faillissent pas à la tâche. Ca m’aide à tenir le cap car avec le boulot, j’ai moins de temps pour écrire (forcément).

Deux ans, donc, qui l’eut cru. Pourtant, il y a des jours où Nina me sort par les yeux. Parce que, quelque part, je suis un personnage public donc exposée. Que Nina fréquentait une blogosphère malsaine que j’ai fini par quitter, m’étant pris tellement de couteaux dans le dos qu’on peut carrément parler d’acupuncture. Non, je ne détaillerai pas, on s’en fout des ragots. Et même si je dis ce que je veux sur mon blog, je vois pas l’intérêt de refoutre ma merde. Pas besoin de ça pour qu’on ragote sur mon dos, je le sais donc on va pas fournir les munitions non plus. Mais bon, c’est le jeu, c’est comme ça, y a des ragots et des mesquineries partout, la blogosphère ne fait pas exception, c’est juste que c’est plus visible vu que des milliers de personnes assistent à nos bisbilles. Mais comme j’ai pas envie de prendre mes lecteurs en otage de disputes de maternelle, fin du paragraphe.

Alors maintenant, pour la 3e année, sur quoi va-t-on partir ? Ben tout pareil. Faudra changer le design pour la mue annuelle, je sais pas quand. J’ai pas super le temps de gérer tout ça pour le moment. Si je compte qu’en un an, on a accueilli 5 nouveaux vingtenaires sur les 9, je me demande où nous en serons dans un an. Si nous sommes toujours là dans un an. J’aimerais lancer une espèce de BD des vingtenaires, genre une personne qui dessine ses articles plutôt que de les écrire histoire de varier les plaisirs mais c’est une idée en l’air, je n’ai rien avancé du tout de ce côté là.

En tout cas, y a un an, j’étais en plein chagrin d’amour, en stage à domicile et en pleine déchéance. Cette année, je suis salariée (en CDI, mes trois lettres préférées), en forme et célibataire tranquille. Ca fait du bien de voir le chemin parcouru, des fois !

Improvisation

14h20, dans un studio de la banlieue parisienne, une jeune femme entre et fait un câlin à son chat qui miou mioute beaucoup. Des fois que je sois sourde. La jeune fille a des cernes violettes et le maquillage au milieu des joues et elle se rend compte qu’elle a rien de prêt pour son blog. Elle aurait pu faire un sketch mais là, elle est cuite. Une BD ? Déjà qu’en pleine forme, elle sait pas dessiner, imaginez la cata.



Alors, je me lance dans un article impro. Le problème, c’est qu’il y a pas mal de trucs que j’ai prévu de mettre dans ma liste de samedi et je vais pas tout déflorer maintenant. Mais je vais faire du teasing, juste pour que vous veniez samedi, mouahahahah. Par exemple, samedi, je vous parlerez des décérébrés de la plate-forme où je bosse. Genre y en a qui ont un QI inférieur à leur pointure de chaussure mais vraiment. Non mais vous verrez à quel point j’exagère pas. Et puis je vous parlerai d’expériences extrêmes que j’ai eues le week-end dernier (oui, j’exagère) parce que
je suis méga wild. Vous avez envie d’en savoir plus ? Ben je dirai tout samedi.

Puis je pourrais vous parler des articles que j’ai en avance aussi. Parce que j’en ai plein vu que mes collègues de blog sont prolixes en ce moment et moi inspirée et j’en ai encore plein d’avance. Sans parler de ceux entamés pas encore terminés. Ah puis c’est bientôt l’anniversaire du blog aussi, va falloir que je prépare un article sur le sujet, gloups !

Bon, là, je parle, je parle, mais je ne dis rien. Peut-être pourrais-je parler de la réflexion que j’ai eue tout à l’heure en rentrant chez moi, cheminant sous la bruine qui n’arrange pas les restes de mon maquillage. Ma vie est cyclique à un point que ça en est impressionnant. Prenons ma vie professionnelle par exemple. 2005 : stage cool de fin mars à mi juin puis stage foireux l’été. 2006 : taf cool trouvé fin mars et qui m’amène jusqu’à début mai puis stage pas forcément foireux mais je devrais être enfin payée la semaine prochaine (si, si ! Même que le monsieur, il a dit qu’on allait fêter mon nouveau job). Après, d’octobre à fin mars, désert, des opportunités non concrétisées et tout ça. Là, aujourd’hui, je sors du cycle, à priori, puisqu’étant en CDI, y a peu de chances que je me retrouve dans un plan taf foireux cet été et dans une période de chômage d’octobre à mars. Puis en amour/sexe, c’est pareil. Mais bon, j’aimerais un peu sortir du cycle aussi, histoire de me reposer. Bon, en fait, j’ai remarqué ça mais je sais pas quoi en faire, c’est juste que j’aime bien jouer ma mystique.

Mon Dieu que cet article ne veut rien dire, c’est fou ! Je m’éclate comme une perdue à balancer des infos sans les développer pour titiller votre curiosité, même si c’est prétentieux. Après tout, peut-être que vous vous en foutez de ma vie, peut-être que vous aimez juste les articles « magazines » de ce blog. Tiens, je vais lancer un sondage sur la question, pour voir. Le résultat sera amusant, je pense. C’est fou comme les blogueurs (dont moi, hein) ont cette manie de penser que leur vie intéresse tout le monde, qu’ils passent leur vie à dire « ahahah, si les lecteurs savaient ». Mais peut-être qu’ils s’en branlent. Ou que s’ils savaient, ça changerait rien. D’ailleurs s’ils savaient, ça changerait pas leur vie puisque nous ne sommes pas le centre de leur univers. Enfin, faudra que je développe ça dans un article, tiens.

Bon, là, je crois que j’arrive en bout de route, mes yeux se disent merde, je raconte ma nuit à future coloc et on disserte sur nos vies affectives, c’est rigolo. Elle va être d’enfer cette future coloc. Dans 15 jours, je récupère une vraie fiche de paie avec un vraie salaire dessus (la première, c’était un demi salaire) et là, ce sera la fête du slip !

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Le dilemme du savon

Aujourd’hui, c’est férié, certains d’entre vous seront à la mer ou en vadrouille parce qu’il fait beau. Devais-je donc m’abstenir d’écrire sous ce prétexte fallacieux que la plupart d’entre vous ne seraient pas là, oubliant ceux qui jetteront un œil par ici, espérant un nouvel épisode des tribulations de Nina ? (oui, j’aime penser que votre vie tourne autour de moi). Naaaaaaaaaaan !

 

Ceci étant, qui dit jour férié dit article léger. J’aurais bien fait une BD mais j’ai pas mon matériel (mouahahah !). J’aurais bien fait une photo de mon maquillage mais j’ai pas tout chez mes parents. J’aurais bien fait une photo de ma nouvelle coupe mais c’est demain que je vais chez le coiffeur. Bon, j’ai pris une photo de mes cadeaux d’annif mais bon…

 

Alors aujourd’hui, j’ai décidé en mon âme et conscience de faire un post de pouffe. La vraie pouffe, celle, superficielle, qui se pomponne et tout ça. Aujourd’hui, je vais vous parler d’un terrible dilemme que je vis tous les jours. Le dilemme du savon.

 

En tant que fille, je fais attention au savon que je choisis. Il doit sentir bon et faire la peau douce et la nourrir, la protéger. Non parce qu’une peau, c’est fragile, quoi. Alors je suis sous ma douche (lalalala), je suis mouillée et voici l’heure de se savonner. Qu’avons-nous actuellement en rayon ? Un Dove classique, sent bon le savon et rend la peau bien hydratée. Sinon, j’ai deux Bourgeois, un aux billes de bambou pour raffermir la peau (été oblige) et un aux extraits de gingembre pour exciter les hommes (hihihi). Ensuite, j’ai aussi un savon lush qui sent bon le savon et un savon Nuxe qui donne des orgasmes à ma peau. Alors lequel choisir ? Tout dépend de ce que je vais faire après ma douche. Si rendez-vous galant, on va mettre le truc au gingembre, sinon, c’est selon mes humeurs.

 

Sortie de la douche, une fois séchée, il est (encore) temps de m’occuper de ma peau. Alors que vais-je lui faire ? J’ai le choix entre mon hydratant Mixa Bébé, mon hydratant auto bronzant Dove et mon huile précieuse Nuxe. Bon, alors, j’ai mis de l’hydratant hier, je pourrais mettre de la Nuxe aujourd’hui ou alors la garder pour quand j’aurai ouverture parce que ça fait la peau tout douce ? Avec quelle odeur je veux dormir ? Avec quel savon ça se marie le mieux ? De quoi à besoin ma peau ? De couleur ou de douceur ou les deux ?

 

Bon sang, être une fille, c’est difficile. Alors, certes, je pourrais arrêter d’acheter savons et hydratants mais je suis une fille. En plus, cette semaine, faut que je m’achète le nouvel amincissant L’Oréal avec le truc qui fait rouler/palper !

Petit guide pour blogueurs en mal de célébrité

L’autre jour, je suis allée à la FNAC et, en furetant dans les rayon informatique et communication (c’est pas le même, de rayon), j’ai remarqué qu’il n’existait aucun guide sur les blogs. Alors moi, je vais vous en pondre un, avec tout l’humour et la dérision qui me caractérise. Parce que toi aussi, deviens une star du blog !
modeblogchinestrafp 

Alors commençons par la forme, avant d’attaquer le fond. Quand un visiteur arrive sur ton blog, qu’est-ce qu’il voit ? Le design. Ben oui, il va pas commencer direct par lire,
par être attiré par les mots, ce qui l’attrape, c’est la couleur. Avant ce blog était rose et kitsch mais j’ai arrêté parce que je sais que toi, lecteur, tu es censé lire des trucs pour ton boulot et tu auras du mal à faire croire que sur un site tout rose, tu lis une analyse géopolitique de la situation au Kirghizstan. Enfin, moi, je pourrais t’en parler de la révolution citron, nom donné suite à la révolution orange d’Ukraine et la révolution des roses de Géorgie. Moi, la Slavie, c’est mon trip. Mais bon, c’est pas trop le ton du blog donc respire, je t’en parlerai pas. Du coup, j’ai mis un fond bleu, plus discret, mais qui annonce la couleur puisque c’est quand même un lit défait. Donc imaginons que je suis une lectrice lambda et que je tombe sur un blog où 58 gifs animés me sautent à la gueule tandis qu’un mp3 démarre. Là, si je suis au boulot, je ferme DE SUITE la page. Quand je suis chez moi aussi. Parce que les gifs animés à base de chatons, de nounours et de petits cœurs, ça fait un peu « jeune fille de 14 ans qui raconte qu’elle a trop craqué sur Bryan, son camarade de classe mais qu’elle sait pas trop comment lui dire ». Moi, l’adolescence, j’en suis sortie, la mienne m’a amplement suffi. Quant à la musique, non ! Quand je surfe, il m’arrive régulièrement d’écouter MA musique et mine de rien, j’aime pas qu’on m’impose un titre… Surtout que Jorane se marie mal avec Leslie… Si tu veux faire découvrir la musique que tu aimes, envoie les gens sur ta playlist radioblog ou rajoute un module musique qu’on déclenche que si on veut mais n’impose pas, c’est gentil. A propos d’imposer, la pub, c’est pas top. Surtout si elle clignote ! Ca attire l’œil et du coup, on a tendance à soit cliquer dessus, soit fermer la fenêtre. Pas bon !

 

Bon, arrivons au fond, au texte, à ce que vous offrez. Bon, ce qui marche, c’est la BD : lue en 38s chrono, farpait. Sauf qu’il y a des gens, genre moi, qui savent pas dessiner. Donc on écrit. Idéalement, faut pas que l’article soit trop long mais moi, j’aime en faire des tartines (bien que mes articles aient raccourcis, si si ! On est passé de deux pages word bien garnies à un page et demi, voire une page un quart). Oui, j’aime donner des conseils que je suis pas. Alors donc, je disais : l’article. Déjà, que vont voir les gens en premier ? Le titre, bravo, tu es intelligent, lecteur. Enfin, sauf si y a une photo, dans ce cas, c’est ce qui attire l’œil. Mais c’est pareil que pour le titre : faut rester dans le sujet ! Donc, pour le titre, comme je disais dans un précédent article, il y a deux façons de faire : soit du racoleur (« je suis une chaudasse qui pratique fellation et sodomie ») soit du en lien avec l’article. Bon, des fois, je plaide coupable, j’aime bien mettre un titre un peu racoleur mais rien ne sert de vendre du « rêve » (« jeunes salopes nues ») si on parle ensuite de sa collection de timbres. Parce que oui, ça va attirer les googlonautes qui veulent se palucher mais ils reviendront pas. Or la réussite d’un blog, c’est aussi la fidélisation d’un lectorat ! Après, tu as tout à fait le droit de mettre des mots clés hyper recherchés sur la toile si tu en parles vraiment, c’est pas interdit.

 

Après le contenu. Perso, en tant que lectrice, je dirais que l’entame est hyper importante car c’est ce qui me donne envie de continuer à lire… ou pas. Genre une phrase de 20
lignes avec 3 virgules, même pas je vais jusqu’au bout. Bon la question essentielle est : de quoi parler pour me faire bien voir. Fauuuuuuuuux ! Un blog, on le fait d’abord pour soi, faut savoir être égoïste dans la vie. On peut faire un blog sur sa vie ou ses passions, au choix, voire pour le boulot aussi. Bref, peu importe. Mais il faut se faire plaisir. Je pourrais faire un blog foot ou manga, j’aurais pleiiiiiiiin de visiteurs… Mais qu’est-ce que je m’en tape ! Donc dans ce cas, je ferais des articles médiocres et les visiteurs ne feraient que passer, aucun intérêt. Parce que mine de rien, un article qui vient des tripes, qui vient du cœur, ça se sent. Y a pas de règle en soi, on écrit comme on veut (dans le respect de la langue française, quand même) mais si on ne prend pas de plaisir à écrire, le lecteur ne prendra aucun plaisir à lire, c’est garanti. De toute façon, un blog, c’est un investissement de temps et la première personne qui doit en être satisfaite, c’est son auteur !

 

La prochaine fois, je te parlerai des relations publiques et pi tout ça !

Oups I did it again

Une petite BD!!!

Bon, le mec a vraiment fait chier pendant une demi-heure, les contrôleurs ont dû le menacer d’appeler les flics et tout, bonjour le bordel! Tout ça pour 15 euros!

Tartiflette et champagne

Bon, je suis en vacances pour quelques jours donc j’en profite pour me détendre, sortir et tout ça. Mercredi, je suis allée au cinéma voir Indigènes avec un homme. Bon, pour le film, je suis mitigée. Les acteurs sont très bons, rien à dire à ce niveau là mais par moment, ça fait un peu « Il faut sauver le soldat Ryan » version française, c’est dommage… Mais cet article ne va pas parler du film mais plutôt du jeune homme qui m’accompagnait : Simon.

 

Y a un peu moins d’un mois, je suis allée au meeting de Jack Lang qui n’a servi à rien, finalement, puisqu’il n’est plus candidat à la candidature (j’adore cette expression). Bref, un jeune homme m’informe par mail qu’il y était aussi donc on s’échange nos avis sur la question et nos mails dévient un peu sur la politique, la société, le féminisme. Enfin, plein de sujets hautement intéressants. Hé oui parce que j’ai pas l’air comme ça mais je peux parler de plein de choses ! Bon, on s’échange des mails de plus en plus long, allant jusqu’à huit pages word. Faut dire qu’entre les articles qu’on s’échangent et nos nombreux débats, y a de quoi dire. En plus, Simon travaille dans un milieu proche du mien donc ça crée encore plus de sujets. Le week-end dernier, il me propose d’aller au ciné mais j’étais déjà prise donc rendez-vous est pris mercredi soir. On se retrouve devant le ciné et c’est parti pour 2h30 de film. On sort de là sur la même impression : mouais bof. Bon, comme je crève la dalle, je suggère qu’on aille manger un bout et on se fait une petite tartiflette, comme des rebelles que nous sommes. Au resto, on reprend nos débats et on finit par décoller à 23h30. On se balade un peu dans Paris, on se plante devant Beaubourg où il me fait remarquer qu’il y a plein de rats mais vu que j’ai pas mes lunettes, je les vois pas. Ouais, des fois, le monde d’une myope est plus beau que le vôtre. Bref, après cette petite promenade nocturne, on prend un taxi pour rentrer chez lui. Dans le taxi, Simon parle de salsa avec le chauffeur, je suis totalement larguée mais bon, je découvre un nouvel univers…

 

Après un voyage dans « l’ascenseur qui fait peur » (très brusque), on arrive enfin chez lui, un appart assez classieux avec une immense bibliothèque. Il me propose à boire, dans la liste, il y a du champagne… Bon, comme je suis atrocement snob, forcément, je prends une petite coupe. Bon, je le force un peu à en faire autant car j’étais gênée qu’il ouvre une bouteille juste pour moi. On continue notre petite conversation puis il me présente un peu sa bibliothèque, toute classée par thème. Une bibliothèque qui prend tout un pan du mur, je rêve de la même, surtout que je ne sais plus où ranger les livres, chez moi. Pendant qu’on discute, on se frôle un peu les mains mais on reste sage puis il me propose de me faire lire une BD écrite par le mec de Charly Hebdo, j’avoue que c’est très drôle, on se marre bien. C’est bien la première fois qu’on me fait le coup de la BD ! Une fois la lecture terminée, on passe à des choses plus épicées, on ne tarde pas à passer dans la chambre (où il y a un lustre vraiment marrant). Bref, je vous passe les détails mais à 4h, extinction des feux : il se lève à 8h30, la nuit va être courte. Au petit matin, on se réveille pour un petit intermède crapuleux puis on se rendort une heure. Autant vous dire que quand le réveil sonne, je suis carrément à côté de mes pompes. Il m’avait proposé la veille de rester dormir et de partir une fois réveillée mais je décline l’invitation : ça me gêne un peu de rester dans son appart toute seule. On s’habille et on part donc en même temps. Bon, je suis totalement au radar, heureusement que j’avais pas de changements à faire sinon, je pense que je les aurais ratés.

 

Vendredi soir, 2h, je suis chez moi, je ne dors pas encore. Soudain, un texto. Je pense d’abord que c’est Gauthier, y a que lui pour me texter à cette heure-là ! Raté, c’est Simon qui m’informe qu’il sort de soirée et qu’il peut passer chez moi, si je suis pas trop fatiguée. Bon, branle-bas de combat : je me douche puis je range tout ce que Kenya a fait tomber par terre. Oui parce que cette bête a une passion pour la chute des objets comme ce soir où elle a fait tomber la sauce sucrée de mes sushis, pile sur la moquette, grrrrr ! Bref, là, n’est pas le sujet. A 3h, il est chez moi, on discute un peu puis on batifôle jusqu’à 5h. Alors que je suis en train de me rappeler comment je m’appelle, il se rhabille, ce qui m’étonne. « Heu, tu restes pas ?

– Non, j’ai plein de trucs à faire demain et si je dors ici, je les ferai pas. »

Bon, j’insiste un peu, lui faisant remarquer qu’il n’y a pas de taxis dans ma foutue ville de banlieue mais quand on les appelle, ils viennent… Après un dernier bisou, il s’en va donc, me laissant seule dans mon lit. Et voilà, je dors seule alors qu’en plus, j’ai fait un cauchemar, une histoire de révolutionnaires qui canardent la foule dans laquelle je me trouve. Alors qu’au début, il était sympa mon rêve, j’étais en colo et j’assistais au tournage de Chantal et Samantha (n’importe quoi !). Enfin, je vous rassure, malgré le canardage, je n’ai pas pris de balle, je me suis réveillée avant.

 

Enfin bref, j’ai appris pas mal de choses sur le jeune homme un peu par accident. Mais bon, j’ai encore des tas de choses à apprendre mais je le fais, petit à petit. Quoi qu’il en soit, je découvre une fois qu’un trentenaire, c’est quand même vachement endurant !