Le mythe de l’entrepreneuriat

Ca m’agace tellement que je sais même pas l’écrire correctement, entrepreneuriat, je m’y reprends toujours à plusieurs fois.

les joyeux entrepreneurs

Si vous avez ouvert un journal récemment, vous aurez noté qu’on n’est pas vraiment dans une florissante période de plein emploi. Enfin, je dis “récemment” mais ça n’a rien d’une nouveauté, hein ! Je me souviens de mes jeunes années, quand j’ai végété un an au chômage sans comprendre ce qui m’arrivait parce que j’avais des diplômes, c’était pas normal… Alors que je manquais d’air, des gens bien intentionnés venaient gentiment me prodiguer des conseils parfois un peu à côté de la plaque notamment celui de voler de mes propres ailes : n’attends pas qu’un patron t’appelle, deviens ton propre patron !

patronne

Ah, la fable d’être son propre patron. Baladez vous un peu sur Internet et découvrez tous ces blogs qui vous donnent des astuces pour devenir riche et bosser tranquille au bord d’une piscine à l’autre bout du monde. Ah oui, je m’imagine bien ! Prendre l’avion d’Auckland à Tokyo, ouvrir mon petit laptop le soir à l’hôtel pour gérer mon petit taf, écrire un article, animer une page ou deux sur les réseaux sociaux, booster vite fait mon SEO pour mes blogs où j’ai mis un peu de pub et bim, jackpot ! Bien, ça, c’est fait, je vais prendre une douche et partir à l’assaut de la ville, yeah ! Alors, oui, certains arrivent sans doute à vivre ainsi mais combien, sérieusement ?

Moi, je mets toujours mon plus beau maillot pour travailler avec mon laptop en bord de piscine

Etre son propre patron fait évidemment rêver. Parfois, je me pique d’imaginer ma vie à vivre à mon propre compte, en étant pigiste : je pourrais bosser le matin, faire du sport l’après-midi quand je sais que je bosse naturellement au ralenti, m’y remettre un peu le soir. Un colis qui doit arriver chez moi, un plombier doit passer pour réparer une fuite ? Pas de soucis, pas besoin de prendre un RTT : je bosse de chez moi, ahah ! Bon, évidemment, chaque vacance peut me coûter de l’argent mais quel léger inconvénient pour tant d’avantages. Et si un jour, je daigne me reproduire, pas de soucis : le petit passe la journée chez la nounou ou à la crèche, je peux l’amener et le récupérer sans soucis sans partir en courant de mon bureau ou m’angoisser car cette foutue réunion n’en finit pas et que je vais arriver en retard pour récupérer la prunelle de mes yeux. Et puis, en étant mon propre patron, pas d’angoisse de me faire virer, ahah !

Je suis mon propre patron donc je jette mes dossiers en l'air et je le vis bien

Mais tout ça est un mythe. D’abord, on va désamorcer très vite cette histoire de “pas de licenciement ahah” car ok, je vais pas m’auto licencier mais si le client n’est pas content, lui, par contre, il va se tourner vers un autre free et tant pis pour moi… Ce qui rend d’ailleurs l’histoire du travailleur-voyageur un peu bancale sur mon métier : quand tu es enfermé 12h dans un avion, difficile de répondre aux commentaires sur une page, prie pour qu’il n’y ait pas de crise. Je ne vais parler que pour mon cas mais sachez que les freelances dans le community management, ça pullule et faut se battre pour choper un client, voire deux. Et souvent, ça se termine “finalement, on a pris un alternant qui va le faire” ou “notre chargé de comm va s’en occuper aussi”. Légitime mais du coup, faut se battre encore et encore pour choper un client de plus. Reste les cours à donner, un bon moyen de gagner quelques sous mais là encore, les places sont chères.

Si vous vous ennuyez un peu, jouez à corriger les fautes !
Si vous vous ennuyez un peu, jouez à corriger les fautes !

Vous avez vos clients ? Cool, penchons nous maintenant sur l’épineuse question de votre statut. Ben oui, vous gagnez de l’argent, il faut le déclarer. Ok, solution 1 : l’auto entreprise. C’est facile, ça se crée en trois clics et me voici parti sur l’autoroute de l’emploi ! Oui… mais non en fait. C’est très facile à créer mais : il y a beaucoup de frais dont certains qui sortent un peu de nulle part, pas de TVA qui peut vous éliminer par rapport à une société dans un business B to B et je ne vous parle même pas de l’histoire de radiation. En gros : imaginons que vous avez une opportunité de freelance ou autre et que vous créez votre auto entreprise pour être dans la légalité. Imaginons que cette mission soit ponctuelle et que vous ne génériez plus de revenus, vous finissez par être radié. Bonne nouvelle, vous pouvez re créer une auto entreprise. Mauvaise nouvelle, vous devez attendre deux ans (enfin, vous ne pouvez la recréer ni l’année de la radiation ni la suivante). Tout à fait adapté à des gens qui s’en servent en complément de revenus, donc. Il existe tout un tas d’autres statuts si vous avez de plus grandes ambitions…  D’ailleurs, si vous voulez vraiment vous lancer, optez plutôt pour une entreprise individuelle.

L'enfer de toute entrepreneur : la paperasse
Raison n°1 pour pas me mettre à mon compte : la paperasse.

Mais surtout ce qui me dérange vraiment dans le mythe de l’entrepreneur, c’est la démission de l’Etat. Y a pas d’emploi, créez le, merci ! Alors dans l’absolu, pourquoi pas, il y a même des secteurs où tu es appelé à travailler très rapidement à ton compte mais ça me gêne que ce soit la seule solution proposée. Pour ma part, je n’ai pas envie de devenir entrepreneuse, j’aime l’idée d’avoir un salaire fixe à la fin du mois, de ne pas passer mes soirées et mes nuits au boulot parce que si je me chie sur un truc, c’est punition directe sans espoir de rattrapage, je n’ai pas envie de me rendre malade pour éventuellement choper un client à droite, à gauche. Quand je vois la dégringolade d’une amie s’étant lancée à son propre compte et qui a eu quelques pépins de santé, non, je dis non. Je n’ai pas envie de ça et c’est mon droit le plus absolu, le droit à la sécurité de l’emploi me paraît fondamental. Que ceux qui ont envie de se lancer le fassent en toute sérénité mais que ceux qui préfèrent confort et sécurité parce que le boulot, c’est pas toute leur vie puissent espérer un CDI…

Ci gît le CDI
Cette photo date de 2006… C’est « drôle », non ? (non, en fait)

Etat, c’est à toi de créer de l’emploi. Et éventuellement de simplifier tout le bousin administratif puisque tu comptes sur nous pour devenir notre propre patron, ne nous dégoûte pas dès les premières démarches.

Allégorie des démarches pour devenir entrepreneur

Et pour finir sur une note positive, la jolie histoire d’un entrepreneur qui a bien regretté son choix, ça changera des articles feel good sur le sujet qui ressemblent toujours tellement à une tentative de méthode Coué (ou arnaque pour vous vendre les secrets de la réussite)…

Je suis entrepreneur, moi, madame

Dans le marketing, les mini structures poussent comme des champignons. Un beau matin, les travailleurs du digital se lèvent et se disent « stop, je me mets à mon compte ». Et j’avoue que j’ai du mal à comprendre.

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Je peux tout à fait comprendre le désir de se lancer dans une aventure entreprenariale. Il y a des avantages certains à se mettre à son propre compte. À un moment, je me suis un peu posé la question, je m’imaginais une vie sans horaires précises, la possibilité de faire du sport en pleine journée et travailler tard le soir, partir en vacances dès que j’ai mis assez de sous de côté… Par exemple, j’ai une pote intermittente du spectacle, elle se fait de grosses sessions de travail en cumulant soirs et week-end et hop, elle se paie 5 semaines de vacances. Ca me laisse rêveuse (moins quand elle bosse à 8h du mat le 1er janvier).

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Oui, être son propre patron, sur le papier, c’est über cool. Mais. Méééééééééé. Pour avancer mes arguments, laissez-moi faire directement une mise en situation, j’espère y gagner en clarté. Donc Nina, gentille social media manager qui, du haut de ses 32 ans 10/12e, décide de devenir son propre patron. Grâce au statut merveilleux d’auto entrepreneur, c’est facile. Alors déjà, revenons sur cette histoire d’auto entreprenariat. Le CA est limité à 32 000 euros. Alors oui, mon salaire net annuel est inférieur sauf que si je vire toutes les cotisations sociales…Ben, je gagne moins en autoentrepreneuse qu’en temps que salariée. Bon, déjà, je gagnerai moins tout en travaillant plus vu qu’en plus de mon petit taf de SM manager, je dois faire de la prospection… Oui bah tiens, c’est rentable cette histoire, y a pas de doutes !

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En dehors de ces basses considérations matérielles, je me pose la question de l’utilité de la chose. Je veux dire qu’on est assez nombreux dans le community management et on n’a pas vraiment quelque chose de neuf à apporter. Evidemment, l’avantage, c’est qu’on peut choisir ses clients (enfin, si on marche bien parce que sinon, ça va être compliqué de jouer les fines bouches), gérer un projet de A à Z, ce qui n’est pas toujours le cas en agence. Mais bon, j’ai du mal à comprendre quelle marque d’une taille assez conséquente préfèrera aller chez un freelance plutôt que dans une agence qui peut la gérer de A à Z. Alors oui, la plupart des free sont consultants et font du conseil plutôt que du community management mais là encore… A moins d’avoir un nom déjà bien connu dans le milieu, j’ai des doutes. Faudrait que je suive le parcours de ces gens là, pour voir au bout de combien de temps ils retourneront en agence. Bref, à moins d’avoir l’idée du siècle et de proposer un service innovant, je comprends pas.

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Mais peut-être… Peut-être que dans deux ans, peut-être plus, j’aurai envie d’un gros souffle, d’une vie un peu plus zen comme ma copine intermittente. Alors je me mettrai à mon compte quelques temps, travaillerai d’arrache pied sur quelques périodes avant de prendre mon sac à dos et de parcourir le monde. Enfin, dans une vision idéale du truc… Mais j’ai quand même du mal à saisir le réel intérêt de cette aventure (surtout en auto entreprenariat), si ce n’est le plaisir de mettre CEO ou founder sur LinkedIn mais pour ça, j’ai qu’à me créer une fiche LinkedIn Nina Bartoldi et me mettre founder and editorial director of Vingtenaires.com. Et je continue à ramasser mon gentil salaire d’employée d’agence et de boire du champagne aux soirées corporates (bon, y en a pas tant que ça mais c’est juste pour faire ma maline)

Je suis résolue !

Comme j’ai quand même une formation journaliste (même si elle est loin), je ne peux m’empêcher de me vautrer gaiement dans les marronniers donc après le bilan 2010, je vous présente les résolutions 2011, tataaaaaaaaaan ! Je sais, c’est insupportable ce manque de surprise mais j’ai besoin de mes petits rituels. Et celui des résolutions (que je ne tiens jamais), ça me permet de me motiver un peu pour l’année qui s’en vient. Année qui commence, comme les autres, par 3 mois d’hiver. Youhou !

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Reprenons un peu ma liste des résolutions 2010. J’avais dit « vie privée en avant », j’ai moyen réussi. Oui, j’ai trouvé un super amoureux, je fais de la plongée et je sors pas mal mais j’ai été super rongée par le boulot (mais j’ai pas repris de lexomil, soulignons-le). J’ai voulu apprendre à dessiner, échec. J’ai voulu progresser sous photoshop, échec. J’avais dit que je lancerais mon auto entreprise, échec mais c’est pas plus mal car le loup est sorti du bois depuis. J’ai aussi dit que je serais plus rigoureuse et méthodique, semi échec (je le fais bien au travail mais pas du tout dans ma vie privée). Faire plus de sport, réussite, chanter une demi-heure par jour, échec, trouver un mec bien, réussite, ne plus jouer à yahoo ! jeux échec total. Mouais donc c’est pratique, je vais pouvoir reprendre les mêmes pour 2011. Mais détaillons un peu.

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J’aurais voulu être une artiste

Faut vraiment que je bosse là-dessus. Avec Chloé, on est résolues à trouver un cours de photo pour commencer parce que j’ai quand même eu un top objectif pour Noël pour mon appareil (Gwouigwoui, si tu passes par ici, tu avais raison pour le Tamron, merci bien) et que j’en ai envie, pour l’essentiel. Non que je pense avoir un talent incroyable en photo mais comme je l’ai déjà expliqué, ça me pousse à fouiller les coins et recoins pour trouver un angle de vue qui me plaît, un moment insolite et c’est pas si mal. D’ailleurs, maintenant, j’ai un flickr (pas très bien rangé, faut que je réorganise tout ça sérieusement). Et le dessin, faut que je fasse quelque chose. Non parce que quand je vois ce que ma mère dessine au bout de 3 mois de cours à raison d’un cours par semaine, je suppute qu’il y a une hérédité quelque part.

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2011, année égoïste

Ma vraie résolution cette année, c’est celle-ci, je deviens égoïste. Enfin, relativement, je ne vais pas laisser les gens que j’aime dans le marasme si ma main peut les aider à en sortir, bien entendu. Mais je me concentre aussi sur moi et sur mon bien-être. Parce que je suis épuisée, à fleur de peau et que ça ne peut pas continuer. Ceci implique donc plus de sport et aussi des massages en institut (mais tu peux m’en faire aussi chéri, les tiens sont encore mieux). Il suffit que j’économise 70 à 80 € par mois et à moi le massage d’une heure. J’en ai besoin. Et ne crachons pas sur les saunas/hammam. Et tout ça passe aussi par la réorganisation de mon appart, victime n°1 de ma fatigue 2010. Je vais le réaménager, hop là ! Parce que mine de rien, actuellement, je suis dans une période chiante où j’ai toute légitimité à revendiquer un « moi d’abord ». Je l’ai conseillé à une copine aussi qui est encore plus près du bout du rouleau que moi. Elle m’a expliqué qu’elle comptait un peu faire le ménage dans sa vie et éloigner ceux qui ne sont là qu’en parole et encore. Pas faux. Bon, pour ma part, j’ai pas de « faux amis » à sortir de ma vie (ou je ne les ai pas identifiés mais pas dans mon cercle premier, ça, j’en suis sûre) mais je vais apprendre à plus dire « moi aussi, j’ai besoin de soutien, là » plutôt que de jouer les « hé, tu vas pas bien ? Pas de soucis, je suis là pour toi ! ». Ignorer les problèmes ne les a jamais résolus. Et puis en 2011, je travaille mon sommeil, par la même occasion. Une amie de l’Amoureux m’a expliqué qu’elle avait aussi des problèmes de sommeil et son docteur lui a conseillé ceci : se coucher tous les soirs à 1h pour se lever tous les matins à 8h, semaine comme week-end et surtout, SURTOUT, ne pas jouer avec le snooze. Vous savez, ce truc qui refait sonner le réveil toutes les 9 minutes et dont j’abuse depuis 15 ans au bas mot. Lui, lui, il me crève ! Et le lit, c’est juste pour dormir, on lit sur le canapé. Ok. Je vais donc faire ça. Et tenter de m’organiser un petit rituel du matin. Du genre je me lève, je me prépare et je me laisse 30 mn pour boire un café, lire ou écrire. Il le faut !

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Ecrire et lire

Et donc, je termine là-dessus. En 2010, ma production littéraire est allée décroissant. J’ai écrit deux romans de 4 pages (enfin, je me suis arrêtée en page 4) et je n’écris même plus régulièrement pour le blog. Donc mon style s’en ressent et, drame ultime, je commence à faire de vilaines fautes. Stop ! Donc en 2010, j’abandonne le rythme quotidien (tout est relatif ces derniers temps) de ce blog pour passer à un article tous les 2 jours, en moyenne. Ca va me dégager du temps pour soit vivre soit écrire autre chose. Ensuite, parallèlement à ça, j’ai décidé en mon for intérieur de m’abonner à des magazines. Parce que le marchand de journaux, je n’y vais jamais. Sont élus : Management, Stratégies, Pour la science (même si je comprends pas toujours tout) et un féminin mais j’ai pas décidé lequel. Je suis tentée par Grazia. Je sais, ça manque cruellement de newsmag mais j’ai pas le temps de les lire en hebdo. Peut-être le mensuel de rue89 mais je l’ai jamais trouvé en kiosque.  Non parce que le problème, c’est que si je lis un newsmag hebdo, je ne lis plus que ça et j’ai aussi envie de lire des romans. Un féminin, c’est beaucoup plus vite lu (surtout que dans les pages mode, y a pas de texte).

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Vœux pieux ? Sans doute, surtout pour le côté « je me lève dès la sonnerie du réveil ». Mais si je peux appliquer déjà quelques trucs, ce sera pas si mal.

PS : Oui, c’est ma maman qui a dessiné la dame toute nue. Tant de talent, ça m’émeut aux larmes (sinon ma dépression va bien merci)

2010, ça va chier (mais en bien) !

Tous mes horoscopes sont formels : en 2010, je fais péter les scores. Bon, sauf celui de Marie-Claire qui dit que je vais passer mon année à me chamailler avec mon entourage en général et mon mec en particulier mais vu que j’ai pas de mec, je ne vais pas le prendre en compte (et d’abord depuis quand les horoscopes annuels sont négatifs, hein ?). Et moi, je suis fermement décidée à leur donner raison. 2010, la Nina 3.0 voit le jour et ça rigole plus.


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Changement de décennie, donc. Je vais passer le compteur à 30 et je sens déjà poindre la fameuse crise, je navigue entre mini crise d’ado et grandes décisions sur ma vie. Ahah, oui, il est temps de prendre un papier et un crayon et de faire la fastueuse liste des résolutions parce que ça fait toujours bien d’avoir un objectif. Mais je vais continuer d’appeler ça un vœu pieux un « si je fais ça, ma vie sera drôlement plus top ». Ce qui implique qu’il va falloir que je bloque Yahoo ! jeux, ça suffit de perdre des heures là-dessus !

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Alors après réflexion avec moi-même, cette année, je ne veux pas faire « plus » ou être « plus », ma priorité n’est pas à l’amélioration de ma personne, certes totalement perfectible mais à un rééquilibrage de ma vie et ce de façon urgente. Je sais que je passe mon temps à le dire mais voilà, 10 jours de vacances, ça permet de prendre du recul et je ne veux plus faire le hamster. Le hamster ? Oui, courir dans le vide, me dépenser comme une folle dans une indifférence générale et l’absence de réelle reconnaissance. C’est pas que je cours après les honneurs mais dans le système de la carotte et du bâton, faut une carotte sinon, ça ne marche pas. Il faut donc que je rééquilibre ma vie et arrêter de mettre tous mes petits poids (oui, avec un d, je parle de poids, le truc pour peser, pas les pois à manger) sur le même plateau, ce n’est pas bon. C’est avec ce genre de connerie qu’on finit sous Lexomil, chose que j’ai très mal vécue. Et oui, je ne suis pas invincible, Seigneur ! Surtout que bon, je dramatise un peu à outrance car j’ai dû en prendre 3 en tout et pour tout (ça marche par quart) mais là, je dis stop. Rééquilibrage imminent.

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2009 a été une année assez décevante par rapport aux espoirs que j’avais. Enfin, relativisons. L’hiver et le printemps avaient été plutôt top, l’été un peu trop dépravé, finalement (rien de bien grave mais des petites entailles à l’ego dont je me serais passée, avec le recul), l’automne cataclysmique. Décembre sauve un peu l’ensemble, curieusement je dirais vu que comme je disais, décembre est toujours un mois de merde dans ma famille. Là il reste encore 3 jours, dont un que je vais à moitié passer dans un train mais bon, on n’est pas à l’abri d’un finish en feu d’artifice, j’aimerais bien.

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Mais 2009 et son foutu bordel (dans tous les sens du terme) étant derrière moi, concentrons nous sur 2010 et ses vœux pieux, donc. Vie privée en avant. Donc je vais me faire plaisir. Comment ? En essayant de voir quelles sont mes compétences artistiques. Ceux qui me lisent depuis quasi 5 ans (gasp !) ont dû remarquer que j’avais un côté artiste frustré car seule l’écriture me permet de m’exprimer pleinement. Vous me direz que c’est déjà pas mal, c’est vrai. Mais moi, je veux savoir dessiner ou au moins photoshoper suffisamment bien pour créer des histoires. J’ai une bonne conception de storyboards dans ma tête, je suis capable de concevoir  une BD avec découpage des cases, aucun souci MAIS  je ne sais pas le coucher sur le papier, mes dessins sont ignobles. J’avais donc décrété que j’étais nulle et point. Mais peut-être que si je prends des cours… Faudra que je vous parle des cours pour adultes d’ailleurs. Mais voilà, en 2010,je cultive mon côté artiste. Et je crée mon autoentreprise, j’ai des soucis pour le faire sur le web mais je ne désespère pas.

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Et ensuite, que dire ? Etre plus rigoureuse de façon générale, plus méthodique pour gagner du temps qui me servira à autre chose (autre chose pouvant impliquer le repos, la glande, les soirées entre amis…). Je ne mets pas le sport, j’en fais déjà, on va dire « poursuivre les efforts ». En 2010, j’allie tête bien pleine sur corps bien fait, sourire ultra bright sincère car ma vie sera équilibrée. Après manger sain, fumer moins (voire plus du tout, tiens). Ah, j’entends quelqu’un au fond me suggérer de trouver un mec bien. Oui, l’important est sur le bien, un mec tout court, c’est toujours facile à trouver. Et bien personne du fond, tu sais, je reste persuadée que l’amour, ça ne se cherche pas vraiment. Mais ça ne m’empêche pas de rester attentive et d’étudier les opportunités, on ne sait jamais…

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Ah et en 2010, j’essaie de chanter une demi heure à une heure à tue-tête par jour. Parce que j’avais oublié comme ça faisait trop de bien.