2010, ça va chier (mais en bien) !

Tous mes horoscopes sont formels : en 2010, je fais péter les scores. Bon, sauf celui de Marie-Claire qui dit que je vais passer mon année à me chamailler avec mon entourage en général et mon mec en particulier mais vu que j’ai pas de mec, je ne vais pas le prendre en compte (et d’abord depuis quand les horoscopes annuels sont négatifs, hein ?). Et moi, je suis fermement décidée à leur donner raison. 2010, la Nina 3.0 voit le jour et ça rigole plus.


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Changement de décennie, donc. Je vais passer le compteur à 30 et je sens déjà poindre la fameuse crise, je navigue entre mini crise d’ado et grandes décisions sur ma vie. Ahah, oui, il est temps de prendre un papier et un crayon et de faire la fastueuse liste des résolutions parce que ça fait toujours bien d’avoir un objectif. Mais je vais continuer d’appeler ça un vœu pieux un « si je fais ça, ma vie sera drôlement plus top ». Ce qui implique qu’il va falloir que je bloque Yahoo ! jeux, ça suffit de perdre des heures là-dessus !

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Alors après réflexion avec moi-même, cette année, je ne veux pas faire « plus » ou être « plus », ma priorité n’est pas à l’amélioration de ma personne, certes totalement perfectible mais à un rééquilibrage de ma vie et ce de façon urgente. Je sais que je passe mon temps à le dire mais voilà, 10 jours de vacances, ça permet de prendre du recul et je ne veux plus faire le hamster. Le hamster ? Oui, courir dans le vide, me dépenser comme une folle dans une indifférence générale et l’absence de réelle reconnaissance. C’est pas que je cours après les honneurs mais dans le système de la carotte et du bâton, faut une carotte sinon, ça ne marche pas. Il faut donc que je rééquilibre ma vie et arrêter de mettre tous mes petits poids (oui, avec un d, je parle de poids, le truc pour peser, pas les pois à manger) sur le même plateau, ce n’est pas bon. C’est avec ce genre de connerie qu’on finit sous Lexomil, chose que j’ai très mal vécue. Et oui, je ne suis pas invincible, Seigneur ! Surtout que bon, je dramatise un peu à outrance car j’ai dû en prendre 3 en tout et pour tout (ça marche par quart) mais là, je dis stop. Rééquilibrage imminent.

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2009 a été une année assez décevante par rapport aux espoirs que j’avais. Enfin, relativisons. L’hiver et le printemps avaient été plutôt top, l’été un peu trop dépravé, finalement (rien de bien grave mais des petites entailles à l’ego dont je me serais passée, avec le recul), l’automne cataclysmique. Décembre sauve un peu l’ensemble, curieusement je dirais vu que comme je disais, décembre est toujours un mois de merde dans ma famille. Là il reste encore 3 jours, dont un que je vais à moitié passer dans un train mais bon, on n’est pas à l’abri d’un finish en feu d’artifice, j’aimerais bien.

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Mais 2009 et son foutu bordel (dans tous les sens du terme) étant derrière moi, concentrons nous sur 2010 et ses vœux pieux, donc. Vie privée en avant. Donc je vais me faire plaisir. Comment ? En essayant de voir quelles sont mes compétences artistiques. Ceux qui me lisent depuis quasi 5 ans (gasp !) ont dû remarquer que j’avais un côté artiste frustré car seule l’écriture me permet de m’exprimer pleinement. Vous me direz que c’est déjà pas mal, c’est vrai. Mais moi, je veux savoir dessiner ou au moins photoshoper suffisamment bien pour créer des histoires. J’ai une bonne conception de storyboards dans ma tête, je suis capable de concevoir  une BD avec découpage des cases, aucun souci MAIS  je ne sais pas le coucher sur le papier, mes dessins sont ignobles. J’avais donc décrété que j’étais nulle et point. Mais peut-être que si je prends des cours… Faudra que je vous parle des cours pour adultes d’ailleurs. Mais voilà, en 2010,je cultive mon côté artiste. Et je crée mon autoentreprise, j’ai des soucis pour le faire sur le web mais je ne désespère pas.

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Et ensuite, que dire ? Etre plus rigoureuse de façon générale, plus méthodique pour gagner du temps qui me servira à autre chose (autre chose pouvant impliquer le repos, la glande, les soirées entre amis…). Je ne mets pas le sport, j’en fais déjà, on va dire « poursuivre les efforts ». En 2010, j’allie tête bien pleine sur corps bien fait, sourire ultra bright sincère car ma vie sera équilibrée. Après manger sain, fumer moins (voire plus du tout, tiens). Ah, j’entends quelqu’un au fond me suggérer de trouver un mec bien. Oui, l’important est sur le bien, un mec tout court, c’est toujours facile à trouver. Et bien personne du fond, tu sais, je reste persuadée que l’amour, ça ne se cherche pas vraiment. Mais ça ne m’empêche pas de rester attentive et d’étudier les opportunités, on ne sait jamais…

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Ah et en 2010, j’essaie de chanter une demi heure à une heure à tue-tête par jour. Parce que j’avais oublié comme ça faisait trop de bien.

De la perpétuelle insatisfaction

Durant mon week-end à Marseille, je me suis adonnée à l’un de mes vices préférés : la lecture de magazines féminins. J’en lis certes moins depuis quelques temps (je plaide coupable, j’ai jamais racheté Grazia), sans doute par lassitude mais dans le train, c’est une tradition : je lis du féminin.



ET dans l’un d’entre eux (Biba ou Marie-Claire ?), je découvre un article sur l’insatisfaction chronique : ma vie n’est jamais assez parfaite. Oh bah tiens, ça parle de moi, pour une fois. Oui parce qu’entre les articles sur la durabilité de mon couple et l’éducation de mes enfants, j’ai parfois l’impression qu’on m’oublie un peu. Les articles pour célibataires traitent en général de la quête de l’amour. Moi, je ne quête pas et j’aimerais plus qu’on me donne des bons plans pour voyager seule et pas cher, par exemple. Enfin bref, un article qui me correspond, je plonge dans sa lecture puis je réfléchis.



Eternelle insatisfaite ? Oui. Je rêve en permanence des lendemains meilleurs. Non que mes aujourd’hui soient mauvais. Maintenant que ma mini déprime automnale est passée, je suis bien dans ma vie mais voilà, y a toujours cette envie de mieux. Et je me demande si cette envie n’est pas quelque peu surréaliste. Posons les choses : côté boulot, je ne cherche pas à bouger, je me pose quelques temps au même poste, normal, j’ai déjà pas mal bougé dans le passé et j’ai encore beaucoup à apprendre ici. Côté amour, en ce moment, pas envie, pas le temps. J’y reviendrai dans un autre article, peut-être. Là où je veux m’améliorer, c’est sur l’à côté. Parce que je ne veux pas que ma journée se résume à : « je me suis levée, je suis allée travaillée, je suis rentrée, j’ai mangé en jouant à yahoo ! jeux (foutue addiction, surtout qu’ils ont un jeu de Uno en ligne) puis je me suis couchée après la petite douche qui fait du bien et qui me fait sentir bon. » Affreusement métro-boulot-dodo, yerk ! Si on considère que je quitte le boulot entre 19h et 20h et que je me couche entre 1h et 3h, ça me fait quand même quelques heures pour faire des choses. Ecrire (et autre chose que du blog), apprendre le russe, faire du sport, apprendre des tas de choses en fait. Sauf qu’il est vrai que le soir, je rentre, je suis passablement vidée.


Et si finalement, je voulais trop ? L’autre soir, dans le métro (ou c’était un matin, je sais plus bien mais ce n’est pas très important. Quoi que je ne prends pas le métro le matin donc c’était le soir mais où allais-je alors ?), je me demandais quelle utilité j’avais d’apprendre le russe, par exemple. Professionnellement, ça ne me servira à rien (sauf si je reviens vers le journalisme mais être journaliste en Russie, c’est parfois un peu mortel) si ce n’est à me cultiver. J’ai envie d’apprendre à tricoter (plus que ce que je fais) et à coudre mais me ferai-je réellement des fringues ou même des trucs ? Non, je me connais, je m’y mettrai deux heures et après, plus du tout. Pourtant, y aurait moyen de faire des trucs sympas… Puis j’ai envie d’apprendre sérieusement à utiliser illustrator, photoshop… Toujours pas pour le boulot, aucune compétence de graphiste ne m’est demandé mais pour moi.



(c) Studio Poana

En somme, j’aimerais être moi en mieux, une fille qui ferait du sport tous les jours (bon, j’en fais, hein, mais j’ai tendance à vite sécher pour rien genre « non, là, je vais aller dormir plutôt) donc plus ferme, plus cultivée car je lirais tous les newsmag ainsi que des romans, qui parlerait un peu le russe, saurait faire des vêtements et des illus de folie sur ordinateur, tout en ayant le temps d’écrire. Bref, j’aimerais être plusieurs personnes. D’un autre côté, je me connais, j’aurai encore envie de faire d’autres trucs si tant est que je puisse faire tout ça, je voudrais me remettre au violoncelle… Eternelle insatisfaite.



Alors du coup, faut-il baisser un peu les ambitions ? Parce que bon, vouloir, c’est bien mais en plus, je ne supporte pas d’être faible, de ne pas savoir. Exemple type : je veux savoir dessiner mais genre on me donne un crayon et je vous fais un truc de folie. Finalement, je me dis que pour rendre ma vie plus belle, faudrait pas forcément que je m’améliore, juste que j’accepte mes imperfections et que je fasse les jours par plaisir et pas « pour devenir meilleure ».


Приходите завтра, я начинаю Русский




NB : La phrase précédente est du google translation donc il y a de fortes chances que ça ne veuille rien dire du tout.

Tsunami en la demeure

Aussi incroyable que ça puisse paraître, je ne suis pas morte. Personne de mon entourage n’a passé l’arme à gauche non plus. Ma petite absence en ces lieux s’explique par une déprime passagère qui me rend à peu près aussi drôle qu’un tableau de Munch et mon week-end à Marseille pour Buzz Paradise que je vous raconterai quand j’aurai retrouvé toute
ma joie de vivre car ce week-end fut une belle réussite pour l’agence à mes yeux et je veux leur rendre hommage à juste titre. Et pour ceux qui en douteraient, non, je ne bosse pas chez eux. La preuve, je ne vis pas au Luxembourg.


Donc je disais qu’en ce moment, c’est pas la joie alors plutôt que de griller un sujet intéressant (ou non) en écrivant un article mal tourné car nous savons tous ici que mon humeur influe sur la qualité de ma plume, je pars en freestyling. Non, ici, point de chouinage à base de la vie c’est moche. De toute façon, mes soucis étant liés au boulot, je préfère ne pas raconter, de peur de trop en dire. Rien d’essentiel, je ne risque pas du tout ma place, que du chiant de toute façon. Comme a dit Anthony, le mec de ma sœur : « vous faites vraiment un métier de con… » (le vous intégrant ma sœur). Pas tout à fait faux quand on voit les drames qui sont les nôtres. Dans quelques temps, ça me fera hurler de rire à m’en taper les cuisses mais là, un peu moins. De toute façon, l’unanimité de mes relations me signale que je suis un peu trop impliquée et qu’il faudrait que je lève le pied. Moi-même, je me le dis, c’est pour dire. Même mon horoscope de Biba (je crois) a dit, je cite : « les amours ? Pas le temps, vous ne pensez qu’à votre carrière ». Pas faux mais en même temps, en ce moment, les mecs que je rencontre ont tous de sérieux problèmes avec les femmes en général. Des fois, je regrette un peu de ne pas avoir fait d’études de psychologie, je suis un tel aimant à tarés que je ferais fortune si j’avais mon cabinet. Oh, je créérais un blog psy ! Genre venez étaler vos névroses en comms, je vous analyse. J’aurais du pain sur la planche, déjà que certains ici me font halluciner par le contenu de leurs propos alors que je ne soigne personne… Mais faut dire aussi que j’ai le don de trouver mignon des mecs qui se révèlent être des connards.nPas forcément avec moi, d’ailleurs. Là, par exemple, j’ai croisé un mec en soirée au tout début de l’été, un croisement si furtif qu’il ne m’a pas vue, j’avais juste son prénom. Un jour, une amie me parle d’un blogueur dont je ne connais que le pseudo, elle me montre sa photo, j’ai un doute… On dirait le même mec. Et bien tout à l’heure, en furetant sur viadeo, j’ai eu confirmation que c’était le même mec. Ce mec qui incarne à la perfection mon style d’hommes est donc un type peu fiable. Merde. Pour la petite histoire, j’ai retrouvé ce jeune homme… dans les contacts de ma sœur.

On peut draguer sur viadeo ou c’est mal vu ?


Enfin, il faut voir le verre à moitié plein, je dois m’y forcer. Mes problèmes sont ponctuels, peu importants, rien de grave. Dans quelques temps, j’en rirai de bon cœur (sans me taper les cuisses cette fois, ça fait mal à force). Je pensais que 2009 serait un cru aussi bon que 2007, pour le moment, hors changement de poste, y a rien de vraiment particulier mais j’ai envie de lui laisser une chance de me prouver le contraire à 2009. Il reste deux mois et demi. A moi de me bouger pour faire un truc de plus de positif, un truc qui restera. Non mais c’est vrai, zut, les années impaires sont mes années, j’adore le chiffre 29 et depuis que j’ai 29 ans, il ne se passe rien de notable. Faut que j’attende la trentaine ? La trentaine, mon Dieu… D’ailleurs, ça y est, depuis presque 15 jours, j’ai 29 ans « et demi », comme quand on était petit, je dégringole vers l’autre côté. Suis-je censée commencer à réfléchir très fort à une liste de choses à faire avant 30 ans ? Non parce que j’ai pas trop d’idées, là… En même temps, en cinq mois et demi, il ne me reste pas le temps de faire beaucoup de choses, des petits trucs, plutôt. Et non, je ne sauterai ni d’un avion ni d’un pont, dussé-je avoir un élastique ou un moniteur avec un parachute dans le dos (bien que ça puisse être un volet intéressant pour où trouver l’homme mais je me pense sincèrement incapable de le faire).


De toute façon, faut que j’arrête de toujours me mettre des échéances pour tout, ça sert à rien.

Bref, voilà, je finis là cet article sans queue ni tête. Dès que ça va mieux, je vous raconte mon week-end marseillais, mon avis sur adopteunmec (ça va saigner), le fait que je suis toujours insatisfaite et j’avais vu un autre sujet pas mal dans Glamour ou Biba ou Cosmo (j’ai pas encore lu Marie-Claire) à développer. Ah et il faudra à tout prix que je vous parle d’une asso aussi !



Bon, c’est pas tout ça mais après avoir bu un mug de café, la nature se rappelle à moi.

Etes-vous né à la bonne saison ?

En tant que vingtenaire, je dois trouver la réponse à mes questions dans la folle gamme des journaux féminins, même si la plupart s’adressent soit aux adolescentes, soit aux trentenaires. Une fois de plus, les vingtenaires, étudiantes fauchées ou smicardes qui ne peuvent se payer le jean à 100 euros et qui ont déjà perdu leur virginité (enfin, pour la plupart) n’ont qu’à se débrouiller toute seule.
 
Les journaux féminins ont parfois le don de répondre aussi aux questions qu’on ne se pose pas, mais alors pas du tout. Le mois dernier, j’attendais le train à la gare (oui, je suis une rebelle, j’attends le train à la gare, moi) et je vois d’immenses affiches pour un journal féminin, je ne sais plus lequel (Marie-Claire ou l’étrangement nommé Question de Femmes). Et là, une question essentielle barre la une de ce titre : êtes-vous née à la bonne saison ? Ah, enfin, je vais savoir ! 25 ans que j’attendais que l’on me le révèle : suis-je née à la bonne saison, bon Dieu ? Non, en réalité, je me suis jamais posée la question. Du coup, en attendant mon train, j’ai développé le thème dans ma tête, sans pour autant acheter le magazine, faut pas déconner non plus.
 
Déjà, je me demande quelle est la journaliste droguée qui a eu cette idée. Imaginons un peu la conférence de rédaction qui a pu permettre à une telle interrogation existentielle d’occuper quelques pages dans ce magazine. J’imagine un lundi matin, l’équipe arrive.
« Ahlala, la fête chez Aline était terrible, samedi soir !
– M’en parle pas, j’ai pas encore décuvé !
– Bah, moi non plus ! »
Tandis que nos amies journalistes essaient de diluer leur gueule de bois dans le café, voici la rédactrice en chef qui arrive. Rédac’ en chef, ce n’est pas facile tous les jours : on écoute les idées des journalistes et on tranche. Des fois, on en a, on les soumets, mais le peu de rédac’ chefs que j’ai croisés se foulaient assez peu l’imagination, soyons honnête. Donc voici notre rédactrice en chef qui arrive, pas forcément plus en forme que les autres puisqu’elle était invitée à un super brunch mondain la veille. Oui, elle s’est rendue compte qu’un demi-croissant, ça n’éponge pas quatre coupes de champagnes. Donc elle s’assoit, elle grogne un bonjour.
« Bon, vous avez des idées pour l’été ? »
Un ange, une mouche, un train, un avion, 46 voitures, 3 bus de la RATP et 17 rames de métro passent.
« Bon alors ?
– Heu… Ben… Moi, j’ai pas pu réfléchir ce week-end, ma sœur a accouché et…
– On n’a pas idée d’avoir un gosse à c’te saison !
– Et si on faisait un dossier : « êtes-vous née la bonne saison ? » avec des astrologues et tout ?
– Putain, ça, c’est une idée, cocotte ! Un truc que les autres magazines ne feront pas ! »
 
Pour les lecteurs masculins, il est vrai qu’en été, les magazines féminins ne sont pas franchement variés (le reste de l’année non plus, remarquez). Vous avez au choix :
« cet été, baisez, mais baisez protégée », « cet été, baisez, mais baisez bronzée », « belle en maillot ! Vous avez un gros cul ? J. Lo aussi ! »,
« vous vous êtes faite piquer par une méduse ? Pissez-vous dessus ! ». Bon, la critique est facile, il n’empêche que je ne rate pas un numéro de Cosmo car il y a également des articles qui changent un peu de ces marronniers incontournables (et donc insupportables ?). En fait, lecteur, pour être honnête, la lecture de Cosmo m’inspire nombre d’articles (que je n’écris pas, la plupart du temps).
 
Donc la vocation d’un magazine féminin est, à la base, de répondre à nos questions. Et bien ce magazine-là, il répond aux questions que je ne me pose pas ! Et le pire, c’est que, sur mon quai, alors que je recrachais la fumée de ma cigarette, voilà que je me mets à réfléchir à la question !
 
Suis-je née à la bonne saison ? Ben, oui, ma foi. Bon, sautons toutes les considérations astrologiques de base, aucun signe n’est réellement à éviter. Personnellement, il y a deux, trois signes que je n’aime pas mais c’est personnel. Bon, déjà, selon l’astrologie, on a des affinités en fonction de notre signe : je m’entends particulièrement bien avec les signes de feu, les Balances, je suis attirée par les Taureaux, j’apprécie moyennement les Cancer, les Vierges me prennent souvent la tête et les Verseaux ne me réussissent pas du tout. Ceci étant, j’ai les mêmes constations par rapport aux prénoms, certaines personnes portant des prénoms honnis auront du mal à trouver grâce à mes yeux. Et le pire c’est que j’ai un copain qui déteste EXACTEMENT les mêmes prénoms que moi, comme quoi…
 
Donc, pourquoi affirme-je que je suis née à la bonne saison ? D’abord, pensons à ma chère et tendre génitrice. Je suis un bébé du printemps, ce qui veut dire que ma mère a tout juste commencé sa grossesse en été et n’a pas dû subir les grosses chaleurs alors qu’elle était sur le point d’accoucher. Pour ça, par exemple, mon ex est né à la mauvaise saison : début septembre 1976, soit juste après la grosse canicule, je plains sa pauvre mère (ce qui expliquerait aussi pourquoi il est fils unique…). Donc de ce point de vue-là, les enfants nés entre février et juin sont nés à la bonne saison. Les autres non, leur mère a été enceinte, et surtout grosse, l’été !
 
Bon, suite à cette première réflexion hautement intellectuelle, je décide de faire entrer un nouveau facteur : le jour anniversaire ! Oui, les enfants, quand c’est jeune, ça aime fêter son anniversaire avec ses petits camarades. Donc, ceux nés en juillet et en août sont définitivement mal nés : je me souviens de mes petits camarades d’été qui râlaient car personne ne venait à leur anniversaire, vu que tout le monde était parti en vacances. Pour ma part, tout dépendait des années : je suis née le jour de Pâques donc, parfois, mon anniversaire tombe pendant les vacances scolaires, ce qui n’était pas dramatique en soi : au plus tard 15 jours après, je pouvais organiser mon truc. De toute façon, vu qu’il pleut toujours des cordes à mon anniversaire, je pense que je vais arrêter de le fêter.
 
Bon, pour ma part, je suis née à la bonne saison mais pas un bon jour : un dimanche, de Pâques, de surcroît. Mais encore, j’ai eu la décence de naître en plein après-midi (certes, ça faisait 15 jours que ma mère allait à l’hôpital tous les soirs pour accoucher…) alors que ma chère sœur est née non seulement un dimanche mais à 3h du matin !
 
Voilà, après 10 minutes de réflexion sur mon quai de gare et une cigarette consumée, je suis arrivée à la conclusion que :
– oui, je suis née à la bonne saison
– on a rarement traité un sujet aussi con.  Non mais imaginez la demoiselle fragile née en janvier qui lit que les gens nés en hiver sont des psychopathes ! Elle fait quoi dans ce cas-là ? Elle va porter plainte contre sa mère de pas l’avoir conçue au bon moment ?
 
Je suis montée dans mon train sans acheter cette merveille de journalisme, je ne saurai donc jamais si, selon ce journal, je suis née à la bonne saison ou pas. En même temps, qu’est-ce que je m’en fiche !