Quel site de rencontre choisir ?

Je parle, je parle mais vous me dites “non mais Nina, c’est bon, ça va, on a compris le principe alors sur lequel on va pour (te) choper ?” Alors, c’est très simple :

  • pour choper : ça dépend
  • pour me choper : actuellement aucun mais ça, j’en parlerai une autre fois

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“Quoi, tu nous saoules avec tes articles sur les sites et tu n’es même pas foutue de nous dire lequel est le plus mieux du monde ? Tu servirais pas un peu à rien ?”. En fait, la réponse se cache derrière la définition que vous mettez derrière le mot rencontre. En gros : si vous avez envie de fricoter avec une personne nue dans votre lit, vous n’allez pas forcément aller sur les mêmes sites que si vous cherchez une personne qui apposera sa signature à la fin d’un contrat de mariage à vos deux noms. Par exemple, je ne suis pas certaine que Tinder, basé sur une sélection uniquement sur des photos, soit le site le plus adapté pour trouver l’Amour. Ca peut sans doute arriver, je dis pas, mais je ne pense pas que l’utra majorité des utilisateurs soient dans cette optique. De la même façon, adopteunmec semble plus dédié au plan cul qu’au plan love. Meetic semble, lui, s’adresser plus à ceux qui recherchent un peu plus sérieusement mais là, encore, ça dépend sur qui on tombe.

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Le problème finalement n’est pas d’aller sur un site de rencontre : une fois le pas franchi, ce n’est finalement pas si pire. Le problème, c’est d’en trouver une qui nous correspond. Je n’ai moi-même pas testé tous les sites (je dois pas en connaître la moitié, je pense), j’ai débuté sur Meetic, poursuivi sur Adopte, pas mal traîné sur OkCupid, échoué sur Tinder (mais vu que le 2e résultat était l’un de mes directeurs, j’ai tout effacé et j’en fais encore des cauchemars la nuit). J’ai vaguement testé Obs rencontres y a fort longtemps et un autre dont je n’arrive pas à retrouver le nom. J’ai fait de jolies rencontres, de moins jolies, des franchement atroces, eu des dialogues intéressants, des échanges glaçants… Des prises de contact un peu directes, d’autres marrantes, d’autres encore bien foirées. De façon générale, je ne pense ne jamais refoutre les pieds sur Adopte un mec ou Tinder : pas de discussion intéressante, on sait de suite pour quoi on est là : on est des sacs à foutre. Bon, déjà, arriver à trouver un mec qui écrit à peu près correctement, c’est une aventure, alors le reste… Après, y en a qui ça correspond, qui se sentent bien là bas donc si ça leur convient, autant y rester.

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Car c’est bien là le plus grand défi. Déjà, au début, faut s’habituer aux coutumes locales. ca flashe, envoie des charmes ou Dieu seul sait quoi, votre page est vite transformée en flipper géant avec tout qui clignote dans tous les sens. Au début, on est un peu intimidés, on répond à tous les messages par politesse, on peut vite se sentir agressés ou lassés par tous ces galants “tu veux baiser” et autres poésies. C’est pas qu’on soit contre dans l’absolu mais on aime bien aussi savoir à qui on a à faire avant et ne pas trop se sentir sale après… Faut s’accrocher pour ne pas tout envoyer balader en se disant que seuls les goujat-e-s fréquentent ce genre de sites et que c’est pas là qu’on va trouver l’amour, tiens.

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Alors j’ai envie de vous proposer un plan, tout droit sorti de mon cerveau de marketeuse devenue obsédée par son métier : le A/B testing. C’est très simple. La plupart des sites de rencontres payants proposent toujours une période d’essai gratuite donc l’idée est de vous inscrire en même temps sur deux sites avec les mêmes photos, profil, description (même pseudo si vous en avez envie, peu importe)… et fréquentez les en parallèle. A la fin du test, vous serez plus à même d’élire celui qui vous convient le mieux.

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Et pour ma part, mon chouchou était OkCupid : c’est fou ce qu’un site anglophone semble de suite être une barrière aux relous. Et quand certains insistaient et se conduisaient comme tels, leur fiche était supprimée au bout de 48h max. Magie.

 

Site de rencontre : tu paies ou tu paies pas ?

Dans l’immensité de l’offre des sites de rencontres, on peut les classer en 2 grosses catégories : les payants et les gratuits. Doit-on sortir la CB pour trouver l’amour ? N’est-ce pas légèrement déprimant ? Et bien, je dirais que ça dépend de ce que l’on recherche.

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Les sites de rencontre étant (très) nombreux, vous avez forcément à boire et à manger. Mais aussi plus de chance de trouver un endroit qui vous correspond mieux. Si vous voulez du fast sex ou de l’amour pour toujours, tous les sites ne se valent pas. Si vous voulez une bombe plastique ou une jolie personnalité à votre bras, vous devrez sélectionner votre lieu de chasse. Le mieux étant encore de tester, les sites payants offrant toujours la possibilité d’accéder à quelques fonctionnalités gratuitement. A noter qu’on progresse niveau égalité des sexes car il me semble qu’aujourd’hui, à part adopteunmec et sa fausse promesse d’un site fait pour les femmes (celles qui veulent bien renseigner leurs marottes sexuelles et le type de sous-vêtements qu’elles portent sur leur fiche), tout le monde paie pareil.

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Du coup, je ne vous dirai pas de choisir tel ou tel site, de faire dans le gratuit ou le payant, c’est d’abord à vous de tester et voir où vous vous sentez le plus en phase. De façon générale, les sites gratuits sont parfaits pour les coups d’un soir, les payants réunissent des gens plus prêts à s’investir… et à investir 30 € par mois pour trouver l’âme soeur. Mais je suppose qu’il existe des exceptions à cette constatation, ne serait-ce qu’OkCupid, gratuit, où les dalleux ne restent inscrits que peu de temps. On n’est pas sur adopteunmec, faut soigner la forme si tu veux conclure. Par contre, je ne pense pas que les dalleux d’adopteunmec soient ceux qui payent… Faudrait que je me penche sur la question, tiens.

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Alors donc, si on veut trouver l’amour, le vrai, avec un A majuscule, il faut impérativement choisir un site payant ? Non, ce n’est pas non plus ce que je dis. Oui, on peut penser qu’une personne qui paie son abonnement ne fréquentera pas le site en dilettante et aura un vrai projet de vie à deux, derrière. Je veux dire qui paierait 30 € juste pour tenter de faire prendre l’air à Popol ou Minette ?

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Cependant, le site payant présente deux gros travers auxquels il faut rester très attentif :

  • les faux profils destinés à vous faire rester et payer. Il y a quelques temps, je m’étais inscrite à un site appelé Woozgo, une sorte d’on va sortir. Comme je me méfie d’OVS depuis une rencontre avec un mec que je pense qualifier sans me tromper de pervers narcissique, je me dis “ah tiens, pourquoi pas”. Je fais un tour sur le site, rien d’intéressant, je m’en vais. Régulièrement, je reçois des alertes mails m’informant que j’ai des messages sur ledit site, des garçons résidant un peu partout en France qui semblent très bien connaître Plume-sur-Berges et semblant motivé pour sauter dans le 1er TGV pour venir y découvrir une expo en ma compagnie. Alors déjà, Plume-sur-Berges étant une ville de banlieue, je suis très étonnée de son rayonnement national et deuxièmement, ma ville ne comptant aucun gros musée, je vois pas quelle exposition le monsieur veut aller voir. Dernier fait amusant : aucun des messieurs n’a visité mon profil. Trouvant tout ceci louche, j’ai tapé “woozgo avis” (quel travail d’investigation) sur mon petit Google et effectivement : pour répondre aux messages, faut payer. Coucou l’arnaque. A une époque, on m’avait expliqué que c’était la même sur Meetic, la fille parfaite (les femmes ne payaient pas à cette époque) qui te contacte juste avant la fin de ton abonnement et quand tu repayais pour reprendre un crédit, hop, elle disparaissait. Je ne sais pas ce qu’il en est, aujourd’hui.

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  • La volonté de la rentabilité. Certains sites vous proposent des abonnements de 3 à 6 mois (bonjour l’optimisme) sur leur site. Or quitte à prendre un abonnement de 6 mois, ce serait un peu dommage de lâcher l’affaire au bout de 15 jours juste parce qu’on a rencontré une personne chouette, doit y en avoir plein d’autres. Oui, curieusement, c’est plus facile de rester assidu à un site de rencontre plutôt qu’à la salle de sport, allez comprendre… Du coup, on enchaîne, on enchaîne, avec le risque d’addiction dont j’ai déjà parlé, et un jour, hop, l’abonnement se termine, on se rend compte que notre âme soeur était là dès notre 3e rencard mais vu qu’on l’a un peu laissé mariner pour enchaîner un peu et ça l’a agacé-e. Dingue….

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Alors, tu sors ton chéquier ?

 

La prochaine fois, nous parlerons désinscription en cas de jolie rencontre.

 

Plan cul ou plan love ?

Remplir sa fiche de site de rencontre est un vrai acte de foi tant on veut tout savoir de vous. Certains vont même jusqu’à vous questionner sur votre lingerie ou vos pratiques sexuelles tout en vous demandant : tu cherches l’amour ou les parties de jambe en l’air ? Ils sont bien curieux, ces sites !

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Mais après tout, si je trouve la question des pratiques sexuelles et de la lingerie franchement sans intérêt (coucou adopteunmec, le site soit disant pour les filles qui doivent cependant exhiber leurs dessous et leurs pratiques intimes pour choper du mâle), la question de ce que l’on cherche peut être intéressante. Alors, est-ce que je cherche l’amour ? Bah oui, hein, tant qu’à faire, ça ferait plaisir de trouver the big love. Mais on n’est pas forcément opposés à un petit plan cul si jamais on trouve un gentil partenaire avec qui on ne fera pas notre vie pour X ou Y raisons, je mets quoi alors ? Car la réponse a son importance :

Carrie Bradshaw
– Je cherche plutôt du cul : vous ne cherchez rien de sérieux ? Attendez-vous à recevoir des mails en conséquence. « Salut, on baise ? » Oui, manifestement, le fait d’assumer chercher des relations sexuelles fait de vous un être insensible à toute forme de bienséance. Ecartez bien les cuisses ou les fesses, tendez fort votre bambou magique, c’est à peu près tout ce qu’on attendra de vous. Votre conversation ? Non mais on s’en branle, on est là pour la baise, pas pour se la jouer café philo. Tant pis si vous êtes du genre jouisseur intellectuel. Sauf si vous considérez que papoter de la pertinence ou non de la fessée lors du coït est stimulant pour votre intelligence. Bref, assumer sa liberté de niquer, c’est souvent se transformer en aimant à gros-ses lourd-e-s.

Aldo Maccione dragueur lourd
– Je cherche l’Amour : option intéressante pour faire un peu le tri entre ceux qui ne cherchent qu’à visiter vos dessous et ceux qui s’intéressent un peu au reste de la bête. Sauf que vous prenez le risque de perdre légèrement en marge de manoeuvre et recevoir des mails flippants à base de « je cherche un-e époux-se, je suis sérieux-se, diplômé-e en truc muche et très certainement fertile, youpi ». Je vous jure avoir reçu ce genre de mail ! Le problème, c’est qu’en évoquant d’entrée de jeu l’envie que ça devienne sérieux, non seulement vous perdez toute insouciance, cette période un peu bénie où vous vivez d’amour et d’eau fraîche sans vous poser de questions, mais surtout vous risquez de vite vous retrouver étouffé-e par un date certes bien intentionné qui va vous parler appart commun et prénom de bébé au lieu de vous parler de nuit blanche torride ou petit week-end à Venise ou à Rome. Et enfin, chercher rigoureusement l’Amour (avec un grand A) pourrait vous permettre de collecter une belle masse de pervers manipulateurs en tout genre qui verront en vue un-e désespéré-e de l’amour facile à embobiner.

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Alors, je mets quoi ? Rien ? Non, mettez tout si vous le pouvez : les petites histoires peuvent parfois se transformer en grande. Mais gardez la tête froide : l’amour ne se trouve pas si facilement au détour d’un clavier.
Love keyboard
Bien, vous avez votre photo, vous avez répondu aux questions. Maintenant, préparons nous à la plus casse-gueule des épreuves : la rédaction de l’annonce.

Coucou, tu veux voir mon gros capital ?

L’inscription sur un site de rencontre, cette longue soirée perdue à répondre à des tas de questions pour se définir. Ton pseudo, tes photos, tes lubies, tout est disséqué. Jusqu’à ta profession… Et ton salaire. D’où cette question cruciale : doit-on sortir sa feuille d’impôts et afficher son capital pour choper ?

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Quand je me présente à quelqu’un, il est vrai que mon métier est l’une des premières infos que je donne : « salut, je suis Nina, j’ai 33 ans et je suis social media manager, salut ! »; Bon, je schématise un peu mais vous voyez l’idée. D’ailleurs, quand je surfe sur les profils de mâles que j’aurais bien envie de grignoter, je me laisse aller à jeter un oeil sur leur profession. Non qu’il y ait des professions éliminatoires mais c’est une information toujours intéressante pour esquisser l’univers d’une personne. Après, les infos restent basiques, on a une foule de personnes bossant dans l’informatique mais en creusant, ça regroupe le développeur lambda, l’ingénieur, le concepteur de site…

Numeric Computer

Cependant sous cette information, on vous en demande une seconde : niveau salaire, tu en es où ? Heu pardon, tu es DRH, site de rencontre ? Non, je ne crois pas ! La plupart du temps, les personnes ne répondent pas (moi même… Parce que bon, avec tous les k€ que je gagne, il est évident que je pourrais attirer les coureurs de dots qui survivent au RSA…) mais certaines indiquent honnêtement leur salaire et je me pose la question : pourquoi ?

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Réponse A : ils répondent docilement à toutes les questions sans discuter
Réponse B : ils sont pauvres et préfèrent l’afficher pour éviter de décevoir une éventuelle croqueuse de diamant
Réponse C : ils pensent que leur capital est leur meilleur atout séduction.

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L’existence même de cette question me paraît lourdement significative. L’argent fait-il partie de la séduction ? Manifestement, oui. Oh je vous entends hurler « parle pour toi, sale pétasse ! ». Non, je ne parle pas pour moi, justement, les 9/10e des mecs que j’ai rencontrés par ces biais n’ont pas indiqué leur salaire et en général, quand je vois un gros chiffre crânement affiché, ça me fait limite un peu peur. Si tu cherches une jolie potiche qui ne rêve que de se faire entretenir, hé salut, c’est pas moi. Mais il n’en reste pas moins que si la question est posée, c’est que des gens sont intéressés par ce détail. De la même façon, sur l’un des sites les moins classieux de la planète (Adopteunmec pour ceux qui n’auraient pas reconnu), les hommes sont priés de faire la liste de leur « équipement » (non, je parle pas de la taille de leur sexe) : télé ou pas télé ? Voiture ? Lit King Size ? Ah oui, moi, je refuse de rencontrer un mec qui n’a pas un lit King Size. Hors de question de limiter mes galipettes à un minuscule périmètre… L’avantage avec Adopteunmec, site soit disant fait pour les femmes, c’est qu’on voit bien les gros clichés sur les genres : femmes vouloir mec avec money, hommes vouloir femmes cochonnes (oui, pourquoi les mecs ne détaillent pas leurs pratiques sexuelles, hein ? Hein ?).

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Alors, à présent que tu es face à la case « salaire », tu te demandes : dois-je y répondre ou non ? Je te répondrai par une question : quelle seule bonne raison te forcerait à le faire ? A moins que tu adores l’idée d’entretenir une autre personne, ça n’a aucun intérêt. Si tu veux choper des coureurs de dots, va plutôt dans un bar un peu chic et attend que le poisson morde, arrose le de champagne et l’affaire est dans le sac. Tu gagneras du temps.

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Bref, la semaine prochaine, nous répondrons à cette essentielle question : doit-on renseigner son signe astrologique ? Je sais, tu frétilles déjà d’impatience.

Facebook m’a tuer – Alex des Isnards, Thomas Zuber

Il y a des livres qui vous motivent plus que d’autres à priori. Ici, je me retrouve face aux mecs qui avaient écrit l’excellent mais non moins effrayant L’open Space m’a tuer et qui parlent en plus de mon terrain de jeu quotidien : Facebook. Allons y, c’est parti.

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Avant de poursuivre, je dois faire une petite précision contextuelle : entre ma lecture de l’open Space m’a tuer et celle-ci, j’ai découvert le fameux monde des agences. Il faudrait d’ailleurs que je reprenne L’Open Space m’a tuer pour mesurer le côté caricatural du truc. Non, parce qu’à l’époque, je ne savais pas trop de quoi on parlait finalement et je ne pus mesurer le réel du caricaturé. Mais après 2 ans presque et demi en agence, j’ai jamais fit de nocturne sushis, élément présenté comme quotidien dans L’Open Space. Les 3/4 de mes nocturnes se sont faites chez moi, c’est plus sympa… Au moins, quand je mets le point final à mon doc à 2h30, j’ai plus qu’à me doucher et au lit. Rassurez-vous, c’est arrivé UNE fois, d’ordinaire, je finis plus tôt. Bref. Si je souligne ce point, c’est que dans ce nouvel opus, un élément va rapidement m’agacer : la caricature.

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D’abord, nos deux auteurs soulignent quelques travers amusants qu’on a tous eus sur Facebook. Eus au passé, oui. Parce que le livre est sorti en 2010, écrit sans doute en 2009, à l’époque où on ne faisait pas trop attention à protéger sa vie privée (enfin, moins en tout cas). Pour preuve, la fameuse histoire des messages privés de 2008 redevenus visibles, vous vous souvenez ? Je regarde mon propre mur en me demandant si la personne avait vraiment pu poster cela en public. Puis j’ai constaté qu’aucun des messages torrides peuplant ma boite mail n’est apparu en public. Et qu’aucun de mes textes mutins n’avait été révélé sur le mur de mes amants. Donc non, pas de bug, juste qu’en 2008, on se croyait un peu entre nous sur Facebook. Et puis surtout à l’époque, y avait pas Twitter, Facebook était donc peuplé de statuts anodins qui ont quelque peu disparus aujourd’hui pour envahir Twitter. Perso, sur Facebook, maintenant, je ne poste plus que quelques articles et quelques photos persos que je ne peux pas poster sur Twitter, rapport à la volonté de séparer l’univers Nina de mon vrai moi. En gros, je poste les photos de ma trombine sur Facebook, le reste sur Twitter. Il y a également quelques photos de mes voyages mais voilà, plus de « allez, c’est parti pour le rameur » ou je ne sais quoi. Du coup, ce livre, sorti il y a trois ans, permet de mesurer l’évolution de notre utilisation des réseaux sociaux, amusant.

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Par contre, ce qui devient un peu agaçant, c’est la caricature. Dans le mondez joyeux d’Alex et Thomas, les femmes sont toutes minces et sont accro au cuit vapeur. Ainsi Mélanie, après une journée de travail, rentre chez elle se faire des brocolis vapeur et faire du repassage avant de ressortir en soirée. Non mais qui fait ça ? Perso, si je rentre chez moi, jamais de la vie je ne ressors ! Surtout que faire un crochet chez moi pour faire du repassage en boulottant du brocolis vapeur, au secours ! Parce que les caricatures de Thomas et Alex sont assez tristes : des sociopathes, autistes nombrilistes baignant dans un attention whorisme de compétition. Changez d’amis les mecs !

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Pourtant, quelques trucs sont bien vus et je vais me permettre de reprendre la thématique pour quelques articles. Parce qu’à un moment, j’avais comme une envie de reprendre mes études pour faire une thèse sur la mise en scène du soi sur Internet (forums, blogs, réseaux sociaux). Du coup, ce livre me sert bien la soupe avec les gens qui mettent en scène leurs vacances, leur petite vie pour susciter envie et désir. Du bien vu, oui, notamment l’addict à Farmville (même si je n’y ai jamais joué, je le confesse) ou la chouineuse dépressive qui vient de pourrir la soirée sur MSN. MSN, le truc qui n’existe plus depuis moins d’un mois…

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Mais le livre part en vrille. On part vaguement des réseaux sociaux pour dépeindre la génération Y mais on s’y perd. Focus sur deux chapitres sur Anne, qui se sépare de Sébastien. Hormis un paragraphe évoquant le fait qu’ils n’ont pas changé leur statut de couple sur Facebook, on se demande vie ce que ça fout là. Idem pour l’histoire de Karen et Jocelyn, rencontre sur adopteunmec (lui apparaissait quelques chapitres plus tôt en tant que chasseur sur Meetic). Bref, elle passe de grosse connasse qui jette les mecs sans réelle raison à soumise à l’odieux Jocelyn qui aime la sauter à même le sol. Heu, oui ? Peut-être nos deux compères ont en vue une série sur la Génération Y, une histoire de jeunes qui se croisent sur les réseaux sociaux, sites de rencontre et mangent des légumes vapeur en se racontant leur vie sur MSN… Enfin skype. Ou Twitter.

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Bref, on retrouve quelques bonnes idées dans ce petit livre mais un peu noyées dans des chapitres écrits pour faire du volume. Un peu dommage. Mais ça permet de mesurer l’évolution sur les réseaux sociaux en trois ans. Parce que maintenant, avec Twitter et Instagram, on aurait pas eu besoin des histoires d’Anne, Jocelyn et Karen pour atteindre le nombre minimal de pages.

Les enfants de la pub

La semaine dernière, je vous parlais de la scandaleuse pub adopteunmec, je me dis que tiens, je vais poursuivre dans cette voie. Donc sans transition aucune, je voudrais parler des enfants dans les pubs. Parce que je les déteste.


Déjà dans les séries télé, la plupart des gosses sont chiants, particulièrement les petits malins fayots. Quand j’étais plus jeune et que je déjeunais chez mes parents en compagnie de mon père et de ma soeur, celle-ci nous imposait l’insupportable docteur Quinn, femme médecin. Parmi les personnages caricaturaux et agaçants, un cristallisait toute ma haine et mon envie de vomir mon déjeuner : Bryan le petit fayot. Passons sur sa tronche improbable (oui, ok, ça joue, je trouve le gosse de Susan et Mike dans Desperate Housewives krokro mignon alors qu’il faut avouer que ce gamin est un handicapé social), pour se consacrer à ce qui constitue 98% de ses dialogues : »je t’aime ma maman, j’aime mes frères et soeur et l’indien que t’as épousé et ma maîtresse, les poneys, les étoiles dans le ciel et les canards. Tiens regarde, j’ai eu une bonne note et je t’ai dessiné un cheval, comme celui du faux Indien avec qui tu forniques ! ». Naaaaaaaa mais que quelqu’un gifle ce petit fayot de mes deux (ovaires, bien entendu).


Dans la publicité, c’est un monde rempli de Bryan mais de Bryan pervers. Du genre « je suis un enfant mignon et intelligent, j’en profite pour faire des conneries mais mes parents ne diront rien car je suis justement trop mignon et intelligent. D’ailleurs, toi même devant ton écran tu fais des « ooooh » devant ma trombine, j’ai le pouvoir. ». L’enfant roi dans toute sa splendeur.


Je ne saurais dire quand ça a commencé, j’ai pas le temps de faire des recherches, mais j’ai identifié deux coupables potentiels :
– Antoine, le bébé krokro mignon qui pisse sur le canapé devant sa mère extatique.
– le petit garçon binoclard-mais-mignon qui apprend à son père qu’il n’est pas tolérable de répondre à son accès de curiosité. « Papa, comment on fait les bébés ? » À ce propos, si je daigne me reproduire, je compte abandonner mes enfants durant la période des « mamaaaaan, pourquoi… » parce que rien que d’y penser, je trouve ça profondément chiant. Alors qu’en bonne tatie, quand mon neveu posera ce genre de questions, je répondrai « tu demanderas à maman ». Au top la tatie ! Et je clos cette navrante parenthèse sur mes talents innés en terme d’éducation et vous renvoyant vers la parodie des Nuls parce qu’un peu de rire ne fait jamais de mal.

Bref. Depuis, des gamins krokro mignons qui cachent derrière leur bouille adorable des monstres d’insolence voire de sadisme dominateur (pléonasme ?) pullulent. Regardez ce bébé pervers qui torture son père en refusant de dire « papa » et qui finalement sort le mot magique pour couvrir sa connerie en désignant son père. Et tout le monde fait « rooooooh, huhuhu ! ». Et le gosse s’en sort peinard pendant que papa nettoie. Et que dire de cette gamine qui tyrannise sa famille pour les forcer à manger des knackis à 10h du matin ? Si c’est pas de la perversion ça ?   Je finirais en dernier exemple sur la sale gamine qui sévit actuellement dans la pub Carrefour. Et vas-y que je cours dans tous les sens et vas-y que je fous tous les stylos par terre sous le regard admiratif et approbateur de ma mère et du M. Auchan qui touche un smic pour ramasser mon bordel mais c’est pas grave, je demande avec ma moue de fille trop mignonne si y a un prix sur ce stylo 4 couleurs en faisant 3 avec mes doigts et si je peux choisir mes couleurs et tout le monde rit. Une petite fille de 5/6 ans qui fait un 3 avec les doigts en disant 4, elle est pas mignonne mais demeurée mais tout le monde rit niaisement.


Bref, j’aime pas les pubs avec les gosses, ils sont toujours mal élevés comme le gamin qui traite ses parents de débiles dans la pub Kinder « elles sont pas très originales les cloches » (en même temps, les chiens ne font pas des chats, le gamin qui joue encore aux cloches de Pâques à 12 ans, pardon hein…), en train de faire des sales coups et de se foutre des parents et de leur autorité,  sous les applaudissements de tous, parents compris.

Finalement, seule une mère a compris le jeu de ces sales mioches : la bonne femme de la pub pour une lessive que je retrouve pas avec une gamine qui se transforme en démon. Même si son « espèce de petits démons » me fait pressentir un infanticide imminent.

Adopteunmec, toujours plus loin dans la classe

Depuis ma plus tendre enfance, j’ai une espèce de fascination répulsion pour la publicité et plus précisément pour les spots télé. Le secteur dans lequel je ne travaille pas, je reste dans le digital et ma santé mentale est sauve. Je crois. Du moins sur ce point. Autant certains spots me charment, autant certains me donnent envie de jeter des objets sur ma télé. Souhaitant ne pas casser ma télé (et l’objet lancé), je décide donc de prendre ma plume la plus acérée pour vous rédiger une critique acerbe des pubs qui m’énervent. Donc cette semaine : la nouvelle campagne d’adopteunmec.

Premier axe de mon énervement, le plus évident : le racisme latent de toutes ces pubs. Dans les pubs que j’ai vues, nous avons eu droit à un argumentaire vantant les mérites des roux, des barbus, des métisses (pas “noir” mais “métisse”, ce doit être plus politiquement correct) et même les petits sous les traits d’un nain. Ca me file vaguement la nausée, je trouve que le côté “la peau de gorgée de soleil” du Noir, pardon du métisse, est assez débectante. Ah oui, pardon, c’est de l’humour. J’attends avec impatience la pub avec le juif dont le prépuce a été ôté pour une bite plus élégante et plus propre…

Deuxième axe qui découle clairement du premier : le côté incroyablement superficiel des critères de choix. Oui, moi, je veux me taper un Noir parce qu’il a la peau riche en vitamine D, de beaux cheveux et une bouche gourmande. Ben oui, la seule chose qui m’attire chez un homme, ce sont ses qualités physiques, c’est bien connu. Je ne suis pas sans savoir que chaque femme a un type physique de prédilection, moi la première. Certaines filles craquent sur les Noirs, les Roux, les grands ou les petits, ce n’est pas un mal en soi. Sauf que j’ai beau adorer les grands bruns un peu sec, j’ai aussi eu dans ma vie des blonds, des petits et des mecs un peu plus en chair. Un homme est un savoureux alliage de qualités physiques et intellectuelles.

En même temps, je trouve la pub très fidèle au site qu’elle représente. J’avoue que j’ai du mal à rester connectée plus de 10 minutes tant je suis blasée par ce site. Les fiches présentation sont ridicules quant à leur contenu (non, savoir qu’un mec a une voiture et un lit deux places n’est pas un critère de sélection), les gens présents ne correspondent pas vraiment à mon style. Je veux dire le style pseudo kaïra qui pose torse nu devant une piscine, casquette sur la tête, dès le départ, ça me glace un peu. Du creux, du creux, du creux. Alors finalement, le taux de mélanine est un critère de sélection comme un autre, hein…

De plus, je trouve que le “féminisme” (je mets qu’un jeu de guillemets pour la lisibilité mais faudrait en mettre une bonne demi douzaine) du site est plus que gerbant. Reprenons rapidement le concept du site “ce sont les femmes qui ont le pouvoir”. C’est vrai, on donne à des hommes le droit de nous parler ou non. Sauf que si les femmes ont le pouvoir, elles doivent appâter le chaland en détaillant leurs préférences et pratiques sexuelles. Ah ben oui, moi, je me sens au max de ma domination féminine quand je dis que ahah, oui, je pratique la fellation, j’ai des menottes et je mets de jolis dessous. Mais bon, c’est assez typique, on confond “donner le pouvoir aux femmes” et penser que la domination féminine serait un copier/coller des pires travers masculins… Qu’on choisit les mecs sur une enveloppe car c’est bien la seule chose qui nous intéresse et ça nous permet de cocher la liste des “mecs avec qui coucher”. Tiens, moi, il me manque le croate, je file sur adopteunmec !

Et je vous passerai le laïus sur la pseudo hypittude de Lucienne, la vieille dame du Petit journal. J’ai rien contre elle mais je ne comprends pas bien à quoi elle sert dans la pub. Mais on n’est pas à ça près.

La bonne gestion de la rupture

(Article que j’avais prévu d’écrire il y a deux ou trois ans déjà, je précise)
Connaissez-vous quelqu’un qui n’a jamais connu de rupture ? Moi non. Hé oui, ça fait sans doute partie de l’aventure de la vie, on se rencontre, on s’aime, on finit parfois par se quitter parce que c’est la vie. Donc on vit tous à un moment ou à un autre cette triste aventure de la séparation, que l’on en soit l’instigateur ou la victime. Quelle que soit la place, ça fait en général mal. Donc pour gérer cette crise, il faut de la méthode, un planning. Laissez-moi vous expliquer.

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Je décortiquerai la rupture en trois temps :

– Temps 1 : le choc, la douleur. C’est le temps immédiat de la rupture, celui où l’on pleure recroquevillés dans notre lit, sur le sol de la salle de bain, sous la douche, dans les toilettes, dans la rue et peu importe où. On prend la mesure de la capacité de notre corps à expulser de l’eau par nos canaux lacrymaux. Quand on croit que c’est fini, on repense à cet autre désormais “ex” et c’est reparti pour un tour.

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– Temps 2 : la rémission. On arrête de pleurer tout le temps, ça peut nous reprendre de temps en temps mais ça va quand même mieux, on commence à ré envisager la vie sans l’Autre.

– Temps 3 : L’Autre a enfin cessé de squatter nos pensées et notre coeur, nous sommes repartis à la conquête d’un nouvel Autre (ou plusieurs, faites comme bon vous semble).

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Je ne parlerai pas du temps 3 aujourd’hui, je vais plutôt me pencher sur les temps 1 et 2. Donc comment gérer intelligemment une rupture selon Nina. Voici comment je procède. D’abord, je me laisse le temps de digérer la première phase. C’est à dire que selon l’intensité et la durée de la relation, je me dis que j’ai le “droit” à deux jours, une semaine, un mois de total laisser-aller. Manger un pot de nutella en un week-end ? Si tu veux. User 4 paquets de Kleenex par heure ? Vas-y ma fille, faut que ça sorte. Traîner en pyjama tout le week-end sans mettre le nez dehors ? Je le fais hors période de rupture alors autant en profiter pour ne même pas culpabiliser. On peut même dire aux gens “écoute, en ce moment, je suis pas la fille la plus joyeuse du monde, je préfère rester chez moi à pleurer et à manger du nutella en pyjama” ou au contraire “écoute, je viens de rompre, j’ai besoin de boire pour oublier, let’s go to the party !”.

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Sauf que le laisser-aller ne doit durer qu’un temps pour une raison très précise : il ne renvoie pas une image très valorisante de notre personne. Et puis le temps 1 présente de grands risques de cercles vicieux : plus on se lamente, plus on voit la vie en noir, plus on se lamente… C’est sans fin. Sans sous estimer notre peine, arrive un moment où pleurer toute la journée ne changera rien à la donne. Qu’il soit parti ou que vous l’ayez quitté, c’est fini. La vie continue et il va falloir en faire quelque chose. Comme dirait le poète “the show must go on”.  Donc en gros, quand rupture il y a, mesurons l’ampleur des dégâts et disons nous quelque chose comme “Ok, je me donne jusqu’à telle date pour être une larve et après, je me bouge !”. Alors attention, quand je dis je me bouge, je ne parle pas de dégainer sa carte bleue pour s’offrir un abonnement sur meetic ou remplir gratuitement son panier sur adopteunmec, tut tut tut. Non, faut pas se précipiter non plus, y a le temps 2 avant. Et le temps 2, c’est celui des projets. Je ne parle pas forcément du projet de toute une vie, ne nous surestimons pas non plus, nous ne sommes pas vraiment en état de gérer un échec. Par exemple, quand ça s’est terminé avec Guillaume 1er, j’avais la “chance” d’être en plein partiels. Bon, en plein, il ne m’en restait qu’un mais ça m’a un peu occupé la tête. Après les exams, j’ai encore un peu pleuré puis j’ai dit stop la larve ! J’ai pris mon ordinateur et j’ai cherché tous les journaux et médias existant sur Toulouse puis j’ai pris des feuilles et un stylo et j’ai écrit une dizaine de lettres de motivation à la main, j’y ai joint mon CV. Et j’ai décroché un stage. J’ai aussi fait pas mal de bagues en perles à ce moment là. Ca peut paraître quelque peu futile mais ça m’a occupée.

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En fait, l’idée est simple. Le temps 2 est, si on le considère sous le bon angle, une période douce dont il faut profiter. C’est un temps de recentrage sur soi, de chouchoutage et de repos. Mine de rien, si on ne retient que le positif, une rupture est aussi synonyme de plus de soirées libres donc plus de temps pour faire ce dont on a envie sans chercher à faire coincider les agendas de l’un et de l’autre. Tiens, si je sortais (enfin) la machine à coudre qui prend la poussière à la cave pour m’en servir ? Tiens, si je me lançais dans tous ces loisirs créatifs qui me font de l’oeil depuis une éternité et demi ? En somme, puisque le nous ne vient plus soutenir le je, je pars à sa reconquête, je me reconstruis.

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Evidemment, tout est toujours plus facile à dire qu’à faire. Et le fait que je me supporte pas au fond du trou m’aide à rebondir plus vite. Et mon agenda est encore plus rempli depuis que je suis célibataire, les gens craignant qu’en fait, je sois malheureuse sans le dire et qu’il faut donc me divertir (ce qui est adorable). Donc ma machine à coudre reste pour le moment dans la cave mais promis, dès que j’ai des sous (en mars), je me lance !
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Je t’entends rire derrière ton écran, tu sais…

L’expérience de Nicolas

Je me demandais un peu de quoi j’allais parler en cette dernière journée 2009. Résolutions, déjà fait. Bilan 2009 ? Je peux pas, y a des trucs en cours, ce n’est que quand ils seront terminés que je pourrai dire si 2009 a été une année pourrie, moyenne ou pas si mal. En attendant, passons à autre chose.

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J’ai donc décidé de prendre le contrepied et de ne pas parler du tout de Noël, réveillon, 2009, 2010. Non, je vais vous parler de l’expérience de Nicolas. Pas Sarkozy, non, un autre. Nicolas, je l’ai rencontré cet été via adopteunmec et nous avons eu une brève liaison qui a quand même son importance dans mon histoire personnelle puisque c’était la première fois depuis longtemps que j’avais un vrai coup de cœur pour un mec, ce qui indique que soit je ne suis pas cassée du dedans, soit je suis toute réparée, je ne sais pas trop. Bref, pendant quelques temps, j’ai plus eu ni pris de nouvelles (je vous ai dit que mon automne avait été affreux ?) mais là, vu que je suis plus détendue du string (merci les vacances même si elles sont finies), je fais moins mon autiste. Je discute donc avec Nicolas qui me raconte une expérience intéressante.

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Avant de poursuivre, une petite présentation de Nicolas s’impose. 28 ans, bâti façon pilier de rugby, yeux verts, sourire charmant. Vous savez, le genre de mec pas forcément gravure de mode mais au charme dévastateur. Certes, je ne suis pas objective. Mais Nicolas a du charisme et du sex appeal. Et le jeune homme est particulièrement aventurier. M’expliquant qu’il cherchait de la compagnie sur Netech, sur le coup, j’ai pas capté, jusqu’à ce que j’aille chercher sur google pour découvrir que Netech était le diminutif de Netechangisme. Ah ben moi qui, de prime abord, le pensais un peu sage, je me suis bien plantée. Bref, Nicolas a donc fait un jeu : voir combien de temps il pourrait ne pas rentrer chez lui en allant dormir chez des filles rencontrées dans des bars ou dans la rue. Résultat : une semaine et 1 jours (mais il a triché, il a passé deux nuits chez la même fille). Incroyable non ?

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Mais Nicolas a du culot, comme le prouve la scène suivante, dans la rue. Il cherchait une rue où il avait garé son scooter et demande à une fille où elle se trouve. La fille lui demande pourquoi il cherche cette rue et il lui répond : « pour prendre mon scooter et te suivre jusqu’à chez toi ». La fille lui répond : « On va prendre ma voiture, aller chez moi regarder sur mappy où c’est et si t’es sage, je te raccompagne à ton scooter ». Ce qu’elle a fait. Le lendemain matin. En 2 phrases, c’était plié. Et non, il ne se vante pas, je ne vois pas pourquoi il le ferait d’ailleurs, il m’a déjà eue, si j’ose dire. Puis je ne suis pas sûre que le plan « t’as vu comme je suis trop un tombeur » marche. Pas avec moi en tout cas.

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Mais pourquoi je vous raconte ça ? Parce que je suis surprise par un tel succès. Si j’avais été la fille de la rue, aurais-je réagi pareil ? Bon, j’ai pas de voiture donc ça complique la donne mais tout de même ? J’aurais rigolé, ça, c’est sûr mais au-delà de ça, aussi charmant soit Nicolas, l’aurais-je ramené chez moi ? Je ne sais pas en fait. Un autre mec que j’ai rencontré cet été m’expliquait qu’il draguait souvent dans la rue sans trop de succès car les filles n’étaient pas disponibles pour un plan drague, ce qui est vrai. Il était pourtant charmant lui aussi mais pas aussi charismatique que Nicolas, je dirais. Mais je crois que Nicolas a un truc en plus : il détecte les filles ouvertes. Il faut avoir un certain don pour bien tomber. De façon générale, je ne suis pas ouverte à la drague dans la rue mais il suffit de tomber au bon moment pour que ça passe. Il y a 3 ans, j’avais discuté avec un jeune homme, comme ça, parce que je sortais d’un entretien (que je savais foiré) et que j’étais un peu plus détendue.

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Evidemment, ça ne garantit pas une belle et longue relation derrière, ce ne sont que des histoires d’une nuit. Mais ce que Nicolas nous prouve, c’est que finalement, qui veut peut. Suffit en fait de détecter les personnes ouvertes.

PS : La photo des bulles n’a rien à voir avec l’article mais elle me plaisait bien, elle est d’Angelin Preljocaj

Mais où trouver l’homme pour de vrai ?

 En cette morne matinée, j’aurais pu vous parler du fait que mon train avait encore eu du retard hier (40 mn car un train en sens inverse a dégommé un sanglier. Con de sanglier), du fait que j’ai repris le travail et que je crois que je vais être toute seule au bureau aujourd’hui. Mais non, j’ai pas très envie de chouiner donc on va parler de rencontres amoureuses, ouééééé !


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Y a plus d’un an, j’ai débuté où trouver l’homme, une série qui m’a amusée mais que j’ai fini par laisser filer. Du coup, aujourd’hui, j’ai des milliards d’idées sur la question mais j’ai un peu perdu la flamme. Puis je me suis trop éloignée de mon objectif de départ, je crois. Bref, faudrait tout reprendre de zéro mais ici, ce ne serait plus tellement le lieu. Peut-être créer un blog dédié ou un livre en auto édition ? J’en sais rien, faudrait déjà que j’ai le temps. On verra.


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Il n’empêche que la question se pose avec de plus en plus d’acuité. Parce que ce n’est pas si simple, surtout si on bosse. Prenons ma vie type : je me lève, je me prépare, je pars au boulot, j’y passe 9-10h, je repars, je vais ou non au sport, maison, dodo. Parfois, je sors avec mes amis soit dans des bars de type lounge soit chez eux. Alors ok, il paraît que la salle de gym est un super lieu de drague (ou la piscine) mais je l’ai déjà dit dans les où trouver l’homme justement, je n’y crois guère. D’abord parce que je suis là pour faire du
sport et j’ai tendance à faire mon autiste dans ces cas là. Je ne parle pas en nageant ou en ramant ou en torturant mon corps dans des cours d’abdos fessiers, hautement féminins au passage. Tout n’est question que de contexte et en salle de sport, je ne suis pas dans le contexte.

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En fait, c’est le cœur du problème, je ne suis jamais en conditions idéales. Par exemple, la drague au boulot. Non mais vous croyez que c’est le lieu. Bon, déjà, dans ma boîte actuelle, on n’est que 11 et tous dans la même pièce donc mise en situation : imaginons que je chope le seul célibataire de l’open space, je vais l’avoir sous le nez toute la journée. Bon ben pardon mais c’est juste impossible. Je ne suis pas une fusionnelle, j’ai besoin de mon espace et vivre avec un mec que j’ai sous le nez toute la journée, non, je ne peux pas. Non mais c’est vrai, comment se créer une intimité dans de telles conditions ? Je ne vois pas. Et dans le métro ? Non, je ne suis pas dans le trip surtout que le mec peut être tout à fait charmant à l’œil mais profondément crétin, comment savoir ? Accepter un verre avec un mec avec qui on n’a rien en commun, y a des expériences plus sympa. Quant au bar, si j’y vais avec mes amis, c’est pour passer la soirée avec eux. Point.

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Alors reste la drague sur le net, idéale pour les travailleurs et travailleuses. Oui, quand on est étudiant, on se dit que c’est un truc de désespérés puis on se rend compte que quand on est la tête dans le guidon de 9h30 à 20h, ça laisse de suite vachement moins d’opportunités de rencontre. Sauf que perso, j’en ai ras le bol des sites de rencontre, véritables nids à connards qui ont trouvé moyen de baiser gratos. Et arrive un moment où avoir la sensation d’être juste une pute gratuite n’est pas super flatteur. Chercher du fun sur les meetic, adopteunmec et autres conneries, ok mais pour du sérieux, passez votre chemin. Et le passer où, justement ? Telle est la question. Puis c’est pareil, le contexte n’est pas le bon, j’y vais par ennui et désoeuvrement plus que par réelle volonté de rencontrer quelqu’un.

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Avant, j’étais étudiante, j’avais rencontré Guillaume 1er sans le faire exprès, au détour d’une cafétéria. Et maintenant ? Bah, il est vrai que ça ne me préoccupe pas trop car j’ai  pas mal de trucs sur le feu en ce moment mais quand je vais vouloir une présence pour me réchauffer les pieds en hiver autre que mon chat, va falloir agir. Parce que le « gna gna gna, ça vient quand tu t’y attends pas », c’est bien gentil mais y a que dans les mags féminins que l’amour frappe à la porte sous les traits d’un nouveau voisin craquant. Mais dans la vraie vie, les voisins sont soient vieux soit mariés. Des fois, je me dis qu’il serait tellement plus simple de vivre dans un magazine !