Site de rencontre : tu paies ou tu paies pas ?

Dans l’immensité de l’offre des sites de rencontres, on peut les classer en 2 grosses catégories : les payants et les gratuits. Doit-on sortir la CB pour trouver l’amour ? N’est-ce pas légèrement déprimant ? Et bien, je dirais que ça dépend de ce que l’on recherche.

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Les sites de rencontre étant (très) nombreux, vous avez forcément à boire et à manger. Mais aussi plus de chance de trouver un endroit qui vous correspond mieux. Si vous voulez du fast sex ou de l’amour pour toujours, tous les sites ne se valent pas. Si vous voulez une bombe plastique ou une jolie personnalité à votre bras, vous devrez sélectionner votre lieu de chasse. Le mieux étant encore de tester, les sites payants offrant toujours la possibilité d’accéder à quelques fonctionnalités gratuitement. A noter qu’on progresse niveau égalité des sexes car il me semble qu’aujourd’hui, à part adopteunmec et sa fausse promesse d’un site fait pour les femmes (celles qui veulent bien renseigner leurs marottes sexuelles et le type de sous-vêtements qu’elles portent sur leur fiche), tout le monde paie pareil.

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Du coup, je ne vous dirai pas de choisir tel ou tel site, de faire dans le gratuit ou le payant, c’est d’abord à vous de tester et voir où vous vous sentez le plus en phase. De façon générale, les sites gratuits sont parfaits pour les coups d’un soir, les payants réunissent des gens plus prêts à s’investir… et à investir 30 € par mois pour trouver l’âme soeur. Mais je suppose qu’il existe des exceptions à cette constatation, ne serait-ce qu’OkCupid, gratuit, où les dalleux ne restent inscrits que peu de temps. On n’est pas sur adopteunmec, faut soigner la forme si tu veux conclure. Par contre, je ne pense pas que les dalleux d’adopteunmec soient ceux qui payent… Faudrait que je me penche sur la question, tiens.

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Alors donc, si on veut trouver l’amour, le vrai, avec un A majuscule, il faut impérativement choisir un site payant ? Non, ce n’est pas non plus ce que je dis. Oui, on peut penser qu’une personne qui paie son abonnement ne fréquentera pas le site en dilettante et aura un vrai projet de vie à deux, derrière. Je veux dire qui paierait 30 € juste pour tenter de faire prendre l’air à Popol ou Minette ?

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Cependant, le site payant présente deux gros travers auxquels il faut rester très attentif :

  • les faux profils destinés à vous faire rester et payer. Il y a quelques temps, je m’étais inscrite à un site appelé Woozgo, une sorte d’on va sortir. Comme je me méfie d’OVS depuis une rencontre avec un mec que je pense qualifier sans me tromper de pervers narcissique, je me dis “ah tiens, pourquoi pas”. Je fais un tour sur le site, rien d’intéressant, je m’en vais. Régulièrement, je reçois des alertes mails m’informant que j’ai des messages sur ledit site, des garçons résidant un peu partout en France qui semblent très bien connaître Plume-sur-Berges et semblant motivé pour sauter dans le 1er TGV pour venir y découvrir une expo en ma compagnie. Alors déjà, Plume-sur-Berges étant une ville de banlieue, je suis très étonnée de son rayonnement national et deuxièmement, ma ville ne comptant aucun gros musée, je vois pas quelle exposition le monsieur veut aller voir. Dernier fait amusant : aucun des messieurs n’a visité mon profil. Trouvant tout ceci louche, j’ai tapé “woozgo avis” (quel travail d’investigation) sur mon petit Google et effectivement : pour répondre aux messages, faut payer. Coucou l’arnaque. A une époque, on m’avait expliqué que c’était la même sur Meetic, la fille parfaite (les femmes ne payaient pas à cette époque) qui te contacte juste avant la fin de ton abonnement et quand tu repayais pour reprendre un crédit, hop, elle disparaissait. Je ne sais pas ce qu’il en est, aujourd’hui.

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  • La volonté de la rentabilité. Certains sites vous proposent des abonnements de 3 à 6 mois (bonjour l’optimisme) sur leur site. Or quitte à prendre un abonnement de 6 mois, ce serait un peu dommage de lâcher l’affaire au bout de 15 jours juste parce qu’on a rencontré une personne chouette, doit y en avoir plein d’autres. Oui, curieusement, c’est plus facile de rester assidu à un site de rencontre plutôt qu’à la salle de sport, allez comprendre… Du coup, on enchaîne, on enchaîne, avec le risque d’addiction dont j’ai déjà parlé, et un jour, hop, l’abonnement se termine, on se rend compte que notre âme soeur était là dès notre 3e rencard mais vu qu’on l’a un peu laissé mariner pour enchaîner un peu et ça l’a agacé-e. Dingue….

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Alors, tu sors ton chéquier ?

 

La prochaine fois, nous parlerons désinscription en cas de jolie rencontre.

 

Radio potins

Je vous l’ai dit hier, y a 10 jours, j’étais en séminaire. Soirée dansante, on s’amuse, on rigole, ça se frotte un peu. Sauf qu’il y a frotti frotta mignon et frotti frotta “heu… Prenez une chambre, là…”. Alors forcément, quand les corps s’effleurent de façon suspecte, radio potins se met en marche.

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Déjà, vendredi soir, en retournant dans ma chambre à 2h30, je retrouve Caroline aka collègue chouchoute avec qui on analyse régulièrement ce qu’il se passe dans l’agence. Je prends une douche rapide puis on décortique. “Ohlala, X et Y, c’était chaud, t’as vu ? Et Z et W, ils sont ensemble, non ? Ils se cachent pas de toute façon !”. Lundi à la cantine, radio Potins repart à fond les ballons pour les absents du séminaire. Bilan : on a deux couples officiels dans l’agence, des suspicions d’attouchements dans le secret des chambres d’hôtel, quelques suspicions assez délirantes et très certainement fausses. Peu importe le vrai du faux, je vais pas investiguer non plus (surtout que ce ne sont pas des personnes particulièrement proches de moi. Voire des “heu… bidule ? Non, je vois pas du tout qui c’est… Aaaaah lui! Ah si, si, je pensais juste qu’il s’appelait Machin”. Je suis parfois un peu nulle au jeu du qui est qui). Si je ne suis pas directement impliquée, je me fiche un peu de ce qu’il se passe dans la chambre à coucher des employés de ma boîte. Mais il n’en reste pas moins que la rumeur, le potin, reste vraiment un liant social des plus intéressants.

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J’ai fréquenté plusieurs boîtes dans ma longue carrière (ouais, j’ai passé les 6 ans, pif paf !) et Dieu seul sait que les rumeurs sont un composant essentiel des relations entre collègues. Pas seulement pour les histoires de fesses, d’ailleurs, on aime se parler de qui a dit du mal de qui, qui est sur la sellette… Je me souviens de la terrible histoire de la gifle chez TGGP. Une femme arrivée peu de temps avant a été licenciée en période d’essai. Rien de bien incroyable en soi sauf qu’il se disait que son licenciement était lié à une altercation avec l’éditrice de TMF et qu’il y aurait même eu tentative de gifle sur l’employée désormais indésirable. Evidemment, la rumeur a gonflé, la baffe était devenue réelle. J’ai eu enfin le fin mot de l’histoire par l’éditrice censément agressée qui nia l’histoire de la baffe (mais l’altercation au sujet d’une place de parking était, elle, bien réelle. Un emploi tient parfois à peu de choses). On se partage les rumeurs échangés à voix basse à la cantine, à la pause clope ou à la machine à café, penchés les uns vers les autres tels des conspirateurs. Parce que savoir (ou penser savoir), c’est le pouvoir. C’est montrer qu’on est bien placés, qu’on connaît les bonnes personnes.

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Puis je suis pas dégueulasse en captage de trucs. En fait, je suis redoutable. Planquée derrière mon écran, isolée du monde par mes écouteurs, on ne se méfie pas de moi. Sauf que parfois, mes écouteurs ne diffusent aucune musique et mes lunettes me permettent de bien voir. Je remarque les malaises ou les regards de connivence. Je cerne les approximations dans les discours, les procrastinateurs agitant des bras pour mimer la suractivité, ceux qui utilisent l’agressivité ou une autorité excessive pour masquer un manque de confiance en leur capacité. Ceux qui sont curieusement très proches et ceux qui ne le sont soudainement plus.

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Et ça papote. Tu crois que… Noooooon ! Evidemment, ça tourne surtout autour des histoires de fesses qui font ricaner à la cantine. Parce que tu comprends, Bidule, il est peut-être marié mais t’as vu comment il reluque Machine ? T’as vu comme ils se sont pas quittés durant la soirée du CE ? Ca veut bien dire ce que ça veut dire hin hin hin ! Souvent, Radio Potin imagine des histoires qui n’existent pas et je dirais “heureusement”. Si toutes les coucheries supposées étaient bien réelles, on n’aurait plus le temps de bosser dans cette boîte !

Un nouveau venu dans vos kiosques

Comme je suis une chercheuse d’emploi appliquée, je passe mes journées sur ce site, très connu des gens dans ma situation vu qu’il répertorie toutes les annonces nous concernant. Ou à peu près. Mais ce site propose aussi des news sur le monde des médias et là, qu’apprends-je ? Un nouveau magazine féminin vient de sortir. Diantre ! Ce n’est pas n’importe quel journal, en plus, c’est un trimestriel sur les sex toys.

 

S Toys, puisque tel est son nom (ils sont allés le chercher loin c’ui-là) parle donc de nos joujoux intimes préférés. Le canard, le rabbit, les menottes… Bien évidemment, en tant que blogueuse d’investigation, je vais acheter cette nouveauté pour pouvoir ensuite vous en parler. Oui, tu vois, lecteur, je pense à toi. Surtout toi, là. Donc je m’arrête à un point presse et j’achète le dit magazine. Ayant une dizaine de minutes avant moi avant que le train n’arrive, je commence à feuilleter le dit titre. Bon, ok, je note que c’est un premier numéro mais la sensation d’avoir un interminable publireportage pour Sexy avenue ou Chambre 69 (qui doit être le sponsor officiel, vu le nombre de pages de pubs qu’il s’est offert) me dérange.

Alors, qu’avons-nous, en gros, dans ce journal. Des potins de star sexuels mais rien de croustillant genre « le couple machin-machine a été vu dans un sex shop », « Lindsay Lohan déclare que la série Sex and the city a fait beaucoup pour la sexualité des femmes ». Je suis transcendée. Déjà, Lindsay Lohan, je comprends pas pourquoi on ne parle que d’elle alors que c’est un peu une inconnue en France mais ça, c’est de l’info. Moi, je rêve d’être une star parce que quand je dirai « Moi, je ne mets mes culottes petits bateaux que pour

rester chez moi », ça sera repris partout. Bref, après nos potin de stars, on a droit à des listings de sextoys, tous disponibles à la Chambre 69, des jeux érotiques… Enfin, bref, vous prenez le catalogue Sexy Avenue, vous délayez un peu le texte et on y est. Certains jouets sont même notés. Il y a aussi un banc d’essai de la rédac sur le canard rose Chantal Thomas, le cône et le rabbit. A côté de ça, on a des articles plus journalistiques, des interviews un peu sex (un petit peu) et un article sur les fantasmes féminins. Bref, vite lu et vite oublié, on retrouve le même contenu dans les journaux féminins plus classiques, sur des sites comme le club des sens ou des forums comme doctissimo ou aufeminin. Bref, rien de bien nouveau sous le soleil. Surtout que vu que le must have en matière de sextoy a déjà été présenté, je vois pas trop de quoi on va parler dans le numéro 2. Parce que, ok, c’est trimestriel, mais de vraies nouveautés en matière de sextoy, c’est pas tous les jours non plus. Quoi que le vibreur de langue m’a particulièrement traumatisée (pas parce que je l’ai testé, c’est juste le principe).

 

Au-delà du contenu, que penser de ce genre de publication. Avoir un sex toy, c’est hype, ça va sans dire. Je ne critiquerai pas du tout les filles qui en ont, puisque moi, j’en ai. Mais je me demande la nécessité d’un tel journal. Un journal orienté sexualité féminine, je pense que c’est carrément indispensable et S Toys essaie d’aller un peu sur ce chemin mais j’avoue que la tentative est plus que timide. Analyser en trois lignes les fantasmes classiques des femmes, c’est bien mais ça va pas assez loin. Oui, ça me rassure de savoir que je suis pas la seule à avoir des fantasmes un peu chelou (enfin, j’étais pas vraiment inquiète à ce sujet, j’avoue). Mais trois lignes, c’est un peu court. Je pense qu’il y a beaucoup de choses à dire sur la sexualité sans tomber dans le graveleux, j’ai modestement essayé de le faire ici (il est vrai que je parle moins sexe ces derniers temps). Je pense que dédramatiser le sexe est un vrai besoin. Je ne dis pas ça dans le sens « baisez avec 3 mecs par semaine sans complexes », on s’en fout de ça mais il y a, chez la femme mais aussi chez l’homme, certains complexes sexuels qu’il serait bon de lever. Comme la masturbation quand on est en couple, par exemple. Oui, il est normal que notre conjoint se masturbe ou que nous le fassions, non, ça veut pas dire forcément qu’on ne le satisfait
pas ou que nous sommes des insatiables du sexe. Le but ne serait pas d’édifier une norme sexuelle, bien sûr, mais permettre à toutes et aussi à tous d’assumer leur sexualité telle qu’elle est. De comprendre qu’on peut aimer la sodomie, le bondage ou l’échangisme sans être déviant. Tant que tout se passe entre adultes consentants, tout va bien.

Bref, j’ai été un peu déçue par ce premier numéro et circonspecte quant à l’avenir de S Toys mais comme ce n’est qu’un premier numéro, laissons-lui le bénéfice du doute. Peut-être que nous aurons droit à plus d’articles de fond par la suite.