Je veux être la fille des pubs

Il y a quelques temps, tournait sur mon écran télé une pub dont j’aimais bien le début : une fille dont la vie part en couille : rupture, galère de boulot, poche poubelle qui se déchire. Je sais pas vous mais moi, je trouve que ces putes de poubelles se déchirent surtout quand tu trouves déjà que la vie t’en veut un peu. Un peu le dernier coup de pied dans l’estomac après un cassage de gueule. Mais la fin m’irritait : ta vie, c’est de la merde ? Achète une robe et tout ira mieux !

Je ne reviendrai pas sur mon marasme 2011 mais quand j’étais déprimée, au fond du trou, je peux vous garantir que toutes les robes du monde ne m’auraient pas rendu la patate. Surtout quand je me suis cassée le genou, il n’est pas aisé d’être coquette avec béquilles et attelle. Les filles des pubs, elles, elles deviennent ivres de joie à la moindre chaussure ou fripe, quitte à prendre des risques insensés comme la navrante pub Zalando. Pour ceux qui ont raté ce monument de clichés sur les femmes, il y a une prise d’otage dans une banque où il n’y a que des femmes (ah…) et pendant que les vilains braqueurs accomplissent leur forfait, les demoiselles discutent de la beauté de leur robe et chaussures, sereines. Le cambrioleur en chef leur intime l’ordre de se taire mais là, un livreur Zalando rentre dans la banque, peinard et les femmes deviennent hystériques, elles renversent les cambrioleurs et le livreur pour assouvir leur passion dévorante pour les robes et les chaussures. C’est là que je me frappe le front avec le plat de la main en me jurant de ne jamais rien acheter sur Zalando tant que dans la pub, les femmes passent pour des dindes (la nouvelle mouture n’est pas mieux).

Bref, je m’égare. Les filles des pubs, elles font chauffer la carte bleue et là, elles sont si heureuses qu’elles font la roue de bonheur. Non mais imaginez comme tout serait plus simple. Non parce que moi, la semaine dernière, ça a été très similaire à la pub Showroom privé : un dossier ultra chiant qui n’en finit pas de se complexifier, une cliente qui me crie dessus au téléphone en s’excusant parce que “oui, j’ai que ton numéro donc ça te tombe forcément dessus” (et aussi parce que je suis la plus gentille), une fatigue qui ne me lâche pas, un rhume qui m’assomme, des pamplemousses qui se font la malle en pleine rue. Me manque que la rupture par rapport à la fille de la pub mais vu que je suis pas en couple, ça aurait été un comble. Pourtant, je ne suis pas sûre que le consumérisme va m’aider à chanter la vie, bien au contraire. Je somnole, je fantasme juste sur ma bouillote alors cliquer frénétiquement sur un site pour acheter des vêtements alors que j’ai aucune envie de quitter mon pyjama, bof, quoi.

C’est toujours assez dramatique de voir que la femme a une arme massive dans l’univers des pubs pour soigner sa dépression : le shopping, les robes et les chaussures. Et bah tiens. Il y a une part de vrai là-dedans mais j’ai envie de dire que c’est unisexe : quand t’es au fond du trou, le fait de reprendre soin de soi est une première marche pour remonter à la surface. Enfin, chez moi. Le jour où je tape du poing sur la table en disant : ça suffit la négligence, je me fringue mieux, je m’épile, je vais chez le coiffeur, je me fais un masque… C’est une façon de me reprendre un peu en main. Mais j’ai pas besoin de faire chauffer la carte bleue pour autant, j’ai déjà des fringues que j’aime bien. Mais ce qui m’agace, en fait, c’est de voir qu’on limite la femme à la coquetterie. Homme comme femme, le fait de prendre soin de soi est signe qu’on va bien/mieux mais ça ne suffit pas. Etre apprêtée ne fait pas de moi un être accompli et parfaitement heureux, j’ai aussi besoin de m’accomplir dans un projet, quel qu’il soit. De construire quelque chose, peu importe quoi. C’est toujours ce que je fais quand je suis au fond du trou : masque sur la figure, je commence à écrire, je tricote, je projette. Et je fous la paix à ma carte bleue. Alors oui, c’est plus fatigant qu’un simple shopping. Mais tellement plus valorisant.

Un petit déménagement et on repart

Bien le bonjour à tous et comme le veut la coutume, je vous souhaite une bonne année. Plein de bonnes choses pour 2012, je vous laisse choisir ce que vous préférez. De l’amour, du travail, de la santé, du dépaysement, de l’argent, le tout… Moi, j’avoue que si ma théorie du réveillon se vérifie, je suis un peu sereine. C’est une théorie qui dit que le réveillon donne le ton. En gros selon ce qu’il s’y passe, j’ai un petit panorama de l’année. L’an dernier, en début de soirée, j’ai vu un ballet qui donne envie de pleurer et ça a fini avec une coupe de champagne en moins, un mec malade dans les toilettes… Une année qui s’annonçait donc à chier. Fusillez moi pour cette transition.

Bref, 2012, je repars de zéro sur pas mal de plans, 2011 ayant détruit pas mal des piliers de ma vie. Enfin si je compare à 2010, par exemple. Bon, en vrai, la reconstruction est déjà bien avancée sur pas mal de plans mais laissez moi manier la symbolique. Donc 2012, nouveau départ comme par exemple ce blog. Vous l’aurez noté, y a du changement, j’ai quitté les contrées over-bloguesque pour m’installer ici, sur mon petit domaine à moi avec un wordpress que j’ai installé de mes petites mains, un thème choisi après moult habillages (vous ne savez pas à quoi vous avez échappé). Sauf que j’ai hyper mal géré le déménagement qui a bien trop traîné, des manips qui n’étaient pas les bonnes… Donc le drame : j’ai coupé le référencement sur la version over-blog depuis septembre, celui-ci n’a de nom de domaine potable que depuis 3 jours. J’ai perdu tous les lecteurs occasionnels. Ceci étant, sans référencement, je restais à 200 lecteurs par jour, merci les gars !

Du coup, je profite de ce nouveau départ pour m’autoriser quelques “remakes”. Reprendre certains sujets déjà abordés pour les réécrire. Parce qu’en 6 ans, j’ai quand même grandi, changé d’avis sur certaines choses. Ou même si je suis du même avis, je peux l’écrire différemment, l’enrichir… Bref. Je vais aussi relancer, je vous l’avais déjà dit, les où trouver l’homme sous une forme qui correspond à ce que je voulais faire au départ mais je m’étais trop vite perdue. Je vais lancer plusieurs séries de ce type, j’aime bien les séries. Déjà, reprendre “une histoire d’amour”, avortée dans l’oeuf, j’en ai une autre en tête, j’hésite avec une 2e. J’ai des milliards d’idées, j’ai aussi envie de faire quelques vidéos mais là, je crains de manquer de temps donc n’y pensons pas trop pour le moment.

Bref, les vingtenaires font peau neuve, ce sont les vingtenaires 2.012 . Quitte à bousiller mon référencement, il est clair que j’aurais pu en changer vu le titre vu que je suis devenue quasi l’unique rédactrice et que finalement, on n’est plus beaucoup de la bande à être vingtenaire. J’aurais dû appeler cette nouvelle version un truc genre “réflexion de trentenaire” (oui, les trentenaires tout court, c’était déjà pris comme nom de domaine) ou “les tribulations d’une trentenaire” mais vu que je raconte pas tant ma vie que ça et que j’ai toujours 25 ans dans ma tête, on va rester les vingtenaires. Puis c’est mon bébé en quelques sortes. Non mais 6 ans que ça dure, presque 7, j’ai jamais mené un projet aussi longtemps, vous n’imaginez pas. Je devrais appliquer la même régularité à d’autres projets de ma vie (genre écriture d’un roman).

Bref, tout ça pour dire que “bienvenue dans mon nouveau chez moi, prenez un café et j’espère que vous passerez quelques minutes (ou heures, j’ai tout rapatrié) agréables parmi nous”.

Bisous les gens

Je suis officiellement traumatisée

Mais je me soigne.

La semaine dernière fut particulièrement pénible pour moi. Vous savez, ces semaines où les pépins s’accumulent, où un dossier n’avance pas, où votre prestataire vous prend clairement pour une conne et vous vous faites engueuler par votre client car le presta est rentré chez lui sans avoir terminé l’appli Facebook et que c’est forcément de votre faute. Dieu merci, cette cliente qui s’est bien énervée après moi (moi en tant que personne étant encore au bureau et non pas en tant que Nina, c’est important de le signaler) est une fille extra et a fini par s’excuser de s’être emportée. 

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Bref, la semaine dernière, j’étais déjà un peu à fleur de peau quand je reçois une invitation à une réunion « point projet Pouet ». Pour ceux qui en douteraient, Pouet n’est pas le vrai nom du projet… Ce projet m’a été confié il y a un peu plus d’un mois, c’est un peu mon bébé. Ceux qui jouent au Sims savent bien ce qui arrive quand on ne s’occupe pas de son bébé : une assistante sociale vient le chercher. Ben pour le projet Pouet, elle est passée parce que je suis coupable d’abandon parental. Donc je m’attendais à un soufflon monumental, pas forcément légitime vu que j’ai pas le temps de m’en occuper car les dossiers en cours me prennent tout mon temps. Laurent, le directeur du pôle, m’invite à le suivre à la cafèt’, je prends mon air détaché mais dans ma tête, la petite fille bonne élève pleure. On s’asseoit face à face. « Alors, tu en es où du projet Pouet ? T’as pu avancer ? »; Le ton est calme, la question directe et néanmoins surprenante : Laurent introduit dès le départ la possibilité que je n’ai pas eu le temps d’avancer.

« Non, je suis vraiment débordée avec client Number One ». Notez ma franchise. En même temps, je sais pas mentir.

« Oui, je me doute. Ecoute, demande à Guillaume de voir quelle stagiaire peut te seconder, on va y arriver. Y a pas de date précise donc pas de panique ».

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NOM DE DIEU ! Du coup, je suis reboostée à mort, je lui ai parlé des idées que j’avais, de ce que j’avais envie de faire. Après cette petite réunion, j’ai réalisé alors à quel point j’avais été traumatisée par Pubilon et dans une moindre mesure par la-boîte-qui-n’a-pas-de-nom avec des managers accusateurs qui te reprochaient juste de ne pas avoir fait certaines choses sans chercher à comprendre pourquoi. Et j’ai pris une leçon de management au passage. Bon, il est à noter que j’avais signalé ce problème de temps sur ce projet précis lors de
mon entretien de fin de période d’essai (auquel Laurent n’a pas assisté) et l’agence tourne clairement en sous effectif. Parce que concrètement, me dégager du temps pour le projet Pouet signifie charger la charrette déjà à rabord d’un autre collègue. Pour le moment, nous ne sommes que 2 community managers – chef de projets SM, un troisième arrive mais les projets étant distribués par
affinité, je serai toujours la chargée des marques de cosméto, un de nos gros secteurs. Et je suis l’experte 2.0 donc la seule habilitée à communiquer avec des blogueurs ou presque. Bref, je suis charrette de chez charrette.

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Mais cette petite anecdote professionnelle m’a permis de respirer, de gagner en sérénité et j’en avais cruellement besoin suite à mes dernières expériences navrantes et, in fine, traumatisantes. Je reconstruis petit à petit ma confiance en moi sur le plan professionnel, j’essaie de ne plus avoir un ulcère à l’estomac in progress dès que je reçois un mail d’un de mes supérieurs hiérarchiques. Mon entretien de fin de période d’essai a été plus que concluant. On ne peut pas faire illusion pendant 3 mois si on n’a pas un minimum de compétence et de sérieux. Respire ma fille, ça va bien se passer.

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Travailler en bonne intelligence, ça détend. Ce qui n’a pas empêché Laurent de me coller un nouveau projet (plus léger) en fin de journée. De toute façon, la vie privée, ça sert à rien.

PS : ma dernière phrase est une boutade, pas taper, surtout toi, qui te reconnaîtra !

La bonne gestion de la rupture

(Article que j’avais prévu d’écrire il y a deux ou trois ans déjà, je précise)
Connaissez-vous quelqu’un qui n’a jamais connu de rupture ? Moi non. Hé oui, ça fait sans doute partie de l’aventure de la vie, on se rencontre, on s’aime, on finit parfois par se quitter parce que c’est la vie. Donc on vit tous à un moment ou à un autre cette triste aventure de la séparation, que l’on en soit l’instigateur ou la victime. Quelle que soit la place, ça fait en général mal. Donc pour gérer cette crise, il faut de la méthode, un planning. Laissez-moi vous expliquer.

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Je décortiquerai la rupture en trois temps :

– Temps 1 : le choc, la douleur. C’est le temps immédiat de la rupture, celui où l’on pleure recroquevillés dans notre lit, sur le sol de la salle de bain, sous la douche, dans les toilettes, dans la rue et peu importe où. On prend la mesure de la capacité de notre corps à expulser de l’eau par nos canaux lacrymaux. Quand on croit que c’est fini, on repense à cet autre désormais “ex” et c’est reparti pour un tour.

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– Temps 2 : la rémission. On arrête de pleurer tout le temps, ça peut nous reprendre de temps en temps mais ça va quand même mieux, on commence à ré envisager la vie sans l’Autre.

– Temps 3 : L’Autre a enfin cessé de squatter nos pensées et notre coeur, nous sommes repartis à la conquête d’un nouvel Autre (ou plusieurs, faites comme bon vous semble).

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Je ne parlerai pas du temps 3 aujourd’hui, je vais plutôt me pencher sur les temps 1 et 2. Donc comment gérer intelligemment une rupture selon Nina. Voici comment je procède. D’abord, je me laisse le temps de digérer la première phase. C’est à dire que selon l’intensité et la durée de la relation, je me dis que j’ai le “droit” à deux jours, une semaine, un mois de total laisser-aller. Manger un pot de nutella en un week-end ? Si tu veux. User 4 paquets de Kleenex par heure ? Vas-y ma fille, faut que ça sorte. Traîner en pyjama tout le week-end sans mettre le nez dehors ? Je le fais hors période de rupture alors autant en profiter pour ne même pas culpabiliser. On peut même dire aux gens “écoute, en ce moment, je suis pas la fille la plus joyeuse du monde, je préfère rester chez moi à pleurer et à manger du nutella en pyjama” ou au contraire “écoute, je viens de rompre, j’ai besoin de boire pour oublier, let’s go to the party !”.

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Sauf que le laisser-aller ne doit durer qu’un temps pour une raison très précise : il ne renvoie pas une image très valorisante de notre personne. Et puis le temps 1 présente de grands risques de cercles vicieux : plus on se lamente, plus on voit la vie en noir, plus on se lamente… C’est sans fin. Sans sous estimer notre peine, arrive un moment où pleurer toute la journée ne changera rien à la donne. Qu’il soit parti ou que vous l’ayez quitté, c’est fini. La vie continue et il va falloir en faire quelque chose. Comme dirait le poète “the show must go on”.  Donc en gros, quand rupture il y a, mesurons l’ampleur des dégâts et disons nous quelque chose comme “Ok, je me donne jusqu’à telle date pour être une larve et après, je me bouge !”. Alors attention, quand je dis je me bouge, je ne parle pas de dégainer sa carte bleue pour s’offrir un abonnement sur meetic ou remplir gratuitement son panier sur adopteunmec, tut tut tut. Non, faut pas se précipiter non plus, y a le temps 2 avant. Et le temps 2, c’est celui des projets. Je ne parle pas forcément du projet de toute une vie, ne nous surestimons pas non plus, nous ne sommes pas vraiment en état de gérer un échec. Par exemple, quand ça s’est terminé avec Guillaume 1er, j’avais la “chance” d’être en plein partiels. Bon, en plein, il ne m’en restait qu’un mais ça m’a un peu occupé la tête. Après les exams, j’ai encore un peu pleuré puis j’ai dit stop la larve ! J’ai pris mon ordinateur et j’ai cherché tous les journaux et médias existant sur Toulouse puis j’ai pris des feuilles et un stylo et j’ai écrit une dizaine de lettres de motivation à la main, j’y ai joint mon CV. Et j’ai décroché un stage. J’ai aussi fait pas mal de bagues en perles à ce moment là. Ca peut paraître quelque peu futile mais ça m’a occupée.

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En fait, l’idée est simple. Le temps 2 est, si on le considère sous le bon angle, une période douce dont il faut profiter. C’est un temps de recentrage sur soi, de chouchoutage et de repos. Mine de rien, si on ne retient que le positif, une rupture est aussi synonyme de plus de soirées libres donc plus de temps pour faire ce dont on a envie sans chercher à faire coincider les agendas de l’un et de l’autre. Tiens, si je sortais (enfin) la machine à coudre qui prend la poussière à la cave pour m’en servir ? Tiens, si je me lançais dans tous ces loisirs créatifs qui me font de l’oeil depuis une éternité et demi ? En somme, puisque le nous ne vient plus soutenir le je, je pars à sa reconquête, je me reconstruis.

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Evidemment, tout est toujours plus facile à dire qu’à faire. Et le fait que je me supporte pas au fond du trou m’aide à rebondir plus vite. Et mon agenda est encore plus rempli depuis que je suis célibataire, les gens craignant qu’en fait, je sois malheureuse sans le dire et qu’il faut donc me divertir (ce qui est adorable). Donc ma machine à coudre reste pour le moment dans la cave mais promis, dès que j’ai des sous (en mars), je me lance !
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Je t’entends rire derrière ton écran, tu sais…

Le jour où j’ai été chroniqueuse pour Closer

Ceux qui lisent Closer auront peut-être remarqué du nouveau samedi : je suis dedans. Pas en tant que star paparazzée vu que je ne suis toujours pas connue et j’ai envie de dire heureusement, mais en tant que chroniqueuse. Voilà à 29 ans, c’est officiel, je suis chroniqueuse dans un hebdo papier féminin. Et j’ai envie de dire « ouah ! ».

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Tout a commencé en 2009 quand la rédac’ chef de Closer m’a appelée pour un petit encadré sur un article sur Cindy de Secret Story. De là, elle me parle d’un projet qu’elle aimerait développer avec moi. Un projet ? Mot magique, je dis oui. Après un déjeuner, nous voici parties sur un concept de chronique en pleine page façon Carrie dans Sex and the city. Chaque semaine, je vais donc écrire un article sur la vie d’une quasi trentenaire, ses rencontres, ses réflexions sur l’amour, la vie… Enfin, plus ou moins ce que je fais ici mais dans un format arrêté (alors qu’ici, même pas je compte mes caractères). On part sur trois mois, on verra ensuite si ça continue ou pas.

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Et là, forcément, j’ai une pensée pour mon ex moi, la jeune chômeuse diplômée en journalisme qui cherche désespérément à débuter. Aujourd’hui, alors que j’ai déjà un emploi (mais pas dans le journalisme), hop, voilà que ça me tombe dessus sans avoir fait de démarche pour. Premier réflexe : limite, j’ai un léger sentiment d’injustice par rapport à cette ex moi qui galérait. D’un autre côté, ce n’est pas non plus un hasard, c’est grâce à ce blog qui est le fruit d’un travail de quasi 5 ans, d’un ton qui a évolué, de ma capacité à écrire. Même s’il faut plus travailler que sur un simple article de blog, d’abord pour rentrer dans le format, ensuite pour tenir les délais et enfin pour trouver le bon ton. Sur ce blog, si un article est moyen, c’est pas trop grave. Quand t’es payée pour écrire une chronique, pas le droit de se rater.

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Et puis, ça fait un peu revanche sur la vie. J’ai galéré pendant un an et demi, j’ai été à deux doigts de rentrer chez ma maman tellement je m’en sortais plus (mais ma sœur m’a engueulée et je suis restée). Et même si aujourd’hui, je ne suis pas journaliste, ce n’est pas pour autant que j’ai raté ma vie, je m’en sors bien. Mais mes premières amours sont toujours là et enfin, j’ai l’occasion de bosser pour ce milieu, même si c’est comme pigiste. J’avais dit récemment que le journalisme pour moi, c’était mort du fait de mon salaire actuel et du
salaire proposé à un journaliste lambda. Ben oui, sans avoir le salaire d’un cadre sup, je m’en sors pas si mal. Finalement, il reste des ponts…

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D’ailleurs, je vous laisse, je dois écrire un nouvel article.

Courrier des cœurs, réponse à Alice

Cette semaine, Alice nous a soumis la question suivante : « si on a des fantasmes et potentiellement quelqu’un enclin à les réaliser, est-il dans notre intérêt de le faire? Faut-il réaliser ses fantasmes? »


La cellule Love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici ce que ça a donné :

Diane : Le gros problème de base, avec la réalisation des fantasmes, c’est: est ce qu’une fois réalisés, ils ne vont pas en perdre du coup tout intérêt? L’intérêt n’est-il pas, au final,  davantage dans le fantasme lui même que dans sa réalisation…

Mais je pense que le mot « fantasme » est à dissocier de celui de « désir » en cela que le désir, c’est quelque chose que l’on ressent (plus ou
moins consciemment, merci docteur Freud), et que le fantasme, je situe plus cela dans le domaine de la réalisation.

En gros, réaliser son fantasme serait un peu un pléonasme, vu que, fantasmer, c’est déja en quelque sorte la réalisation imaginaire de son désir, la mise en scène de son désir par l’esprit.

Et comme ce qu’on s’imagine dans notre petit cerveau est toujours mieux que le réel (forcément, vu que ça émane directement de ce qu’on est en profondeur, et que c’est fait entièrement et complètement pour nous satisfaire, tout en sachant absolument ce qui nous plait et ce que l’on veut), eh bien j’aurais tendance à dire que certains fantasmes seront toujours plus beaux et appréciés s’ils restent chimères…

….Mais que d’un autre côté, dans la pratique, je me dis aussi qu’il vaut mieux un réel un peu décevant que pas de réel du tout, hein…

Tout en gardant à l’esprit que tout dépend de la nature de la transgression aussi hein (vu que fantasme dit forcément transgression, transgression de ce qu’apprennent la société, les parents, les bonnes moeurs etc…): il y a certain fantasmes qu’il faut savoir garder pour soi . Exemple: si ton grand fantasme est d’enlever ta voisine et son caniche nain et d’entamer avec eux un ménage à trois…eh bien je te conseillerais alors de t’abstenir. CQFD.

Nina : Ah, les fantasmes, grande question. On en a tous et ce qui est magique, c’est qu’ils évoluent. Alors pour ta question, je dirais que ça dépend surtout de la gestion de l’après. Réaliser un fantasme si on en a les moyens, je dis oui. Mais, parce qu’il faut quand même apporter une nuance je dirais qu’il faut voir si on assume après ou pas, s’il peut y avoir des conséquences néfastes ou pas. Si c’est juste l’occasion de se faire plaisir en toute sérénité, aucune raison de reculer. Puis une fois qu’on a réalisé un fantasme, on peut s’en trouver un autre. Si tu veux, on pourra te suggérer des idées.

Tatiana : Alors j’ai envie de te dire oui et non. Oui car réaliser un fatasme c’est quand même vachement cool et c’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de le faire. Et non car pour moi un fantasme c’est avant tout quelque chose qui ne peut pas se réaliser ou qui n’est pas fait pour être réalisé. Disons que si tu réalise ton fantasme tu prends le risque de connaître une période de frustration. Un fantasme en fait c’est un peu comme l’attente avant noël lorsque tu es petit. Je pense que tu as du connaître cela : on est en décembre et tu as tellement hâte d’avoir tes cadeaux de noël. Plus les jours passent et plus la hâte grandit jusqu’au jour ultime. Tu déballes tous tes cadeaux et soudain c’est la black out : tu as ouvert tous tes cadeaux. Maintenant tu devras attendre l’année prochaine avant de connaître à nouveau une telle montée d’adrénaline. Alors voilà ce qui risque de se passer si tu réalise ton fantasme. Maintenant c’est à toi de voir.

Lucas : Pour résumer, encore une fois on a qu’une seule vie. Si ledit fantasme n’a pas de conséquences pour autrui et qu’on risque uniquement d’écorner notre répioutèycheun, où est-le problème ?? J’en verrais deux et qui n’en sont pas vraiment.
Le fait d’avoir au village sans prétentions une mauvaise réputation ?
La crainte de ne plus avoir de raisons d’aller de l’avant ?
Je crois qu’il ne faut pas confondre le fantasme (par nature épisode fugace,sortant de l’ordinaire) et les projets. Et puis j’ai vraiment envie de croire qu’à chaque age de la vie il est un fantasme et que notre bonheur passe par leurs réalisations. Bon, pour autant, des fantasmes j’en ai réalisé aucuns et je ne suis pas déprimé/replié sur moi. Mes fantasmes ? Qd j’étais gamin c’était piloter un Tom Cat (merci Tom Cruise…), qd j’étais lycéen c’était diner un soir avec Andie Mc Dowell et passer la nuit avec elle, quand j »étais en Droit c’était déporter et exterminer tous les énarques, etc… (oui, j’ai des fantasmes trop délire). Donc oui, réalisons nos fantasmes. N’oublions pas qu’en espagnol fantasma c’est le fantome. Alors à quoi bon courir après des fantômes sans jamais les atteindre ? Jut Do It !
(cette réponse est à lire avec un fonds sonore adéquat. Au hasard J’irai ou bout de mes rêves… mais moi j’dis ça j’dis rien.)

Si toi aussi, tu as une question qui t’interroge, n’hésite pas à nous soumettre ta question en comm ou mail. On te répondra avec toute la dérision qui est nôtre.

Super attachée de presse

Bon, tu me connais, lecteur, je suis la modestie réincarnée, jamais je ne me vante ni ne me la pète. D’ailleurs, c’est pour ça que je ne raconte jamais rien qui puisse me mettre en valeur, ici. Donc aujourd’hui, je vais te raconter en toute modestie ma fonction d’attachée de presse.

Jusqu’à mon dernier stage, je n’avais jamais envisagé de me pencher sur les relations presse. Parce que, moi, j’ai une formation de journaliste, pas d’attachée de presse. Je ne suis pas une reine de la comm et si ce domaine m’intéresse, je le maîtrise pas. Donc, cet été, j’ai dû réaliser un dossier de presse pour l’asso, grande première, c’est un peu fastidieux mais bon finalement, j’y arrive.

Je décide donc de retenter l’expérience avec Modo. Un petit dossier de 6 pages présentant le projet, le synopsis, les gens qui travaillent dessus et un petit papier sur les blogs. Bref, je récupère des listings en ma possession, je fouille sur le net pour trouver des sites susceptibles d’être intéressés par Modo… A l’arrivée, j’envoie pas moins de 1490 mails ! Hé oui, moi, quand je fais un truc, je le fais pas à moitié ! Evidemment, sur le lot, très (mais alors très) peu de réponses mais c’est tout le temps comme ça.


Pour avancer sur notre projet et trouver un max de soutien, Gildas a eu une idée : faire des interviews de blogueurs. Pourquoi donc te demandes-tu, lecteur. Ben, on veut faire un film sur l’univers du net et des blogs, ça paraît logique de faire parler ceux qui en font partie ! Donc l’idée est lancée et je me lance : j’envoie 19 demandes d’interviews, je reçois pas mal de réponses positives. La plupart se font par mail, les blogueurs n’étant pas tous parisiens. Mais pour quatre d’entre elles, je les ai faites en live. Jeudi, j’ai donc eu Sarkophage au téléphone (y a déjà l’interview sur le blog Modo), un bon petit moment de papote.


Mais vendredi, tout s’enchaîne et c’est parti pour trois jours de « je touche pas pied par terre ». Vendredi midi, j’avais donné rendez-vous à Sab pour déjeuner le midi, histoire nous remettre à jour niveau potins et langue de putage. A 14h30, alors que je la quitte, Gauthier nous rejoint donc je le prends sous le bras pour faire quelques courses. Là, je décide de repartir chez moi mais il me fallait une carte orange. Oui, je marche encore au coupon, moi, et il faut en acheter un tous les mois, ce que j’oublie toujours. Là, lecteur attentif, tu dois te dire : « mais comment est-elle venue en ville si elle avait pas acheté sa carte ? ». Je te félicite pour ta perspicacité. En fait, j’ai pas fait gaffe quand j’ai pris le train et quand je voulais prendre le RER, je me suis glissée sans le faire exprès entre le tourniquet et le portique, donc je me suis retrouvée dans la station sans payer. Pour sortir, j’ai demandé à un jeune homme si je pouvais me coller derrière lui, il a accepté, curieusement ! Bon, bref, il est 15h15, je commence à faire la queue au guichet automatique de Châtelet. Ca avance pas du tout,c’est d’un pénible, ça m’énerve. Le couple devant moi se retrouve devant l’écran, ils jonglent avec les cartes bleues, je soupire. Là, le mec se retourne et m’informe « ça marche plus, ça fait la 3e carte bleue refusée ! ». J’essaie à mon tour. Oui, c’est vrai. Donc, c’est parti pour faire la queue au guichet avec des madames en vrai. Le mec du couple lui indique que le guichet automatique ne marche plus. « Oui, on sait ! ». « Ben, vous mettez pas un papier pour informer les gens ? » « Ah bon, y en a pas ? ». Il n’empêche que personne n’est allé en mettre un… Bon, bref, je repars chez moi vers 15h35. A 16h, je rentre, jette mes fringues au sol et prend une douche. Oui parce que j’ai rendez-vous à 18h à l’autre bout de Paris. Hé oui, ma journée de taf commence ! 18h, j’arrive sur le lieu du rendez-vous, Gildas est déjà là avec une petite journaliste (je dis ça de façon affectueuse parce qu’elle est très grande en fait) qui va nous interviewer ! Héééééééééé oui ! Même pas une semaine qu’on a lancé notre campagne qu’on décroche déjà une interview dans… dans… la version web de Métro. Bon, on répond aux questions, Gildas sur la partie projet de film, moi sur la comm. Bon, j’espère qu’on n’a pas été trop pénibles à interviewer car on partait un peu dans tous les sens. En tant que journaliste, je devrais avoir honte. On repart joyeusement tous les trois puis je les abandonne pour prendre le RER, direction St Michel. Je pose mon petit cul dans le RER, il part et là, j’arrive à la Gare du Nord… Heu, c’est pas là que je dois aller ! Donc je repars en sens inverse car j’ai rendez-vous avec un blogueur pour une interview. En fait, c’est un blogueur que je lis depuis longtemps, j’étais curieuse de le rencontrer… Enfin, à 20h30, je me retrouve en présence de M. le chien himself ! Bon, j’ai promis de pas dire à quoi il ressemblait mais je peux vous dire qu’on a passé une délicieuse soirée, même si le petit jeune homme avec nous n’a pas pu en placer une ou presque, le pauvre ! Je rentre chez moi à 1h en taxi.


Samedi, lever à 8h50 pour une réunion à Bastille à 10h pour un webzine sans rapport à Modo, une réunion préliminaire pour monter le truc. D’ailleurs, à un moment, je chemine avec Valéry dans la rue, on va chez le vice-président de notre future asso. Alors qu’on chemine dans la rue, un mec se pose devant moi et me tend la main en me saluant, je le dévisage, interloquée : c’est qui ? Ah, c’est le dit vice-président ! Non parce que quand un mec que je connais pas me salue dans la rue, je suis un peu sur la défensive. A midi, je pars à Montparnasse rejoindre ma sœur et mon papa, de passage à Paris, pour un déjeuner en famille. A 14h35, je repars vers Place d’Italie pour interviewer un autre blogueur (Badstrip). Je vois le gars arriver et là, une petite voix dans ma tête me dit : « mais putain, tu le connais ! ». Mais lui me reconnaît pas donc je me dis qu’il doit ressembler à quelqu’un. Le problème, c’est que je suis extrêmement physionomiste donc des fois, je peux croire reconnaître quelqu’un car il me fait penser à quelqu’un d’autre. Bon, on papote trois bonnes heures puis, en repartant, à un moment, il me parle de Game One (la chaîne des jeux vidéos) et là, ça fait tilt dans ma petite tête : mais oui, je l’ai vu lors du tournage de France Five sur les Champs ! Ah, je le savais ! Je rentre chez moi, j’appelle ma maman puis Gauthier m’appelle « tu fais quoi ce soir ? » et je lui sors un mirifique : « rieeeeeeeeeeeeeen ! ». Finalement, j’ai passé la soirée entre MSN (sorry Marine adorée !) et le téléphone, suis restée en ligne deux heures et demi avec miss Lucie.

Dimanche, c’est plus calme, j’ai encore une interview de blogueur à 17h30 à la Gare de Lyon. Je retrouve donc Jean-Christophe Bataille, blogueur que je lis depuis le départ et qui me lit aussi, c’est marrant de se rencontrer. Bon, on papote, on fait l’interview et on se quitte à 19h30. Là, j’appelle Gauthier et l’invite au resto (j’ai plein de sous de rab ce mois-ci). Et là, les deux épaves en action, on est affalé sur notre table, on parle à 2 à l’heure avec de gros blancs. Finalement, on sort du resto à 21h et quelques avec une seule envie : aller se coucher !

Bon, cette semaine, c’est plus calme mais quel week-end ce fut les amis !

Super attachée de presse

Bon, tu me connais, lecteur, je suis la modestie réincarnée, jamais je ne me vante ni ne me la pète. D’ailleurs, c’est pour ça que je ne raconte jamais rien qui puisse me mettre en valeur, ici. Donc aujourd’hui, je vais te raconter en toute modestie ma fonction d’attachée de presse.

 

Jusqu’à mon dernier stage, je n’avais jamais envisagé de me pencher sur les relations presse. Parce que, moi, j’ai une formation de journaliste, pas d’attachée de presse. Je ne suis pas une reine de la comm et si ce domaine m’intéresse, je le maîtrise pas. Donc, cet été, j’ai dû réaliser un dossier de presse pour l’asso, grande première, c’est un peu fastidieux mais bon finalement, j’y arrive.

Je décide donc de retenter l’expérience avec Modo. Un petit dossier de 6 pages présentant le projet, le synopsis, les gens qui travaillent dessus et un petit papier sur les blogs. Bref, je récupère des listings en ma possession, je fouille sur le net pour trouver des sites susceptibles d’être intéressés par Modo… A l’arrivée, j’envoie pas moins de 1490 mails ! Hé oui, moi, quand je fais un truc, je le fais pas à moitié ! Evidemment, sur le lot, très (mais alors très) peu de réponses mais c’est tout le temps comme ça.

Pour avancer sur notre projet et trouver un max de soutien, Gildas a eu une idée : faire des interviews de blogueurs. Pourquoi donc te demandes-tu, lecteur. Ben, on veut faire un film sur l’univers du net et des blogs, ça paraît logique de faire parler ceux qui en font partie ! Donc l’idée est lancée et je me lance : j’envoie 19 demandes d’interviews, je reçois pas mal de réponses positives. La plupart se font par mail, les blogueurs n’étant pas tous parisiens. Mais pour quatre d’entre elles, je les ai faites en live. Jeudi, j’ai donc eu Sarkophage au téléphone (y a déjà l’interview sur le blog Modo), un bon petit moment de papote.

Mais vendredi, tout s’enchaîne et c’est parti pour trois jours de « je touche pas pied par terre ». Vendredi midi, j’avais donné rendez-vous à Sab pour déjeuner le midi, histoire nous remettre à jour niveau potins et langue de putage. A 14h30, alors que je la quitte, Gauthier nous rejoint donc je le prends sous le bras pour faire quelques courses. Là, je décide de repartir chez moi mais il me fallait une carte orange. Oui, je marche encore au coupon, moi, et il faut en acheter un tous les mois, ce que j’oublie toujours. Là, lecteur attentif, tu dois te dire : « mais comment est-elle venue en ville si elle avait pas acheté sa carte ? ». Je te félicite pour ta perspicacité. En fait, j’ai pas fait gaffe quand j’ai pris le train et quand je voulais prendre le RER, je me suis glissée sans le faire exprès entre le tourniquet et le portique, donc je me suis retrouvée dans la station sans payer. Pour sortir, j’ai demandé à un jeune homme si je pouvais me coller derrière lui, il a accepté, curieusement ! Bon, bref, il est 15h15, je commence à faire la queue au guichet automatique de Châtelet. Ca avance pas du tout,c’est d’un pénible, ça m’énerve. Le couple devant moi se retrouve devant l’écran, ils jonglent avec les cartes bleues, je soupire. Là, le mec se retourne et m’informe « ça marche plus, ça fait la 3e carte bleue refusée ! ». J’essaie à mon tour. Oui, c’est vrai. Donc, c’est parti pour faire la queue au guichet avec des madames en vrai. Le mec du couple lui indique que le guichet automatique ne marche plus. « Oui, on sait ! ». « Ben, vous mettez pas un papier pour informer les gens ? » « Ah bon, y en a pas ? ». Il n’empêche que personne n’est allé en mettre un… Bon, bref, je repars chez moi vers 15h35. A 16h, je rentre, jette mes fringues au sol et prend une douche. Oui parce que j’ai rendez-vous à 18h à l’autre bout de Paris. Hé oui, ma journée de taff commence ! 18h, j’arrive sur le lieu du rendez-vous, Gildas est déjà là avec une petite journaliste (je dis ça de façon affectueuse parce qu’elle est très grande en fait) qui va nous interviewer ! Héééééééééé oui ! Même pas une semaine qu’on a lancé notre campagne qu’on décroche déjà une interview dans… dans… la version web de Métro. Bon, on répond aux questions, Gildas sur la partie projet de film, moi sur la comm. Bon, j’espère qu’on n’a pas été trop pénibles à interviewer car on partait un peu dans tous les sens. En tant que journaliste, je devrais avoir honte. On repart joyeusement tous les trois puis je les abandonne pour prendre le RER, direction St Michel. Je pose mon petit cul dans le RER, il part et là, j’arrive à la Gare du Nord… Heu, c’est pas là que je dois aller ! Donc je repars en sens inverse car j’ai rendez-vous avec un blogueur pour une interview. En fait, c’est un blogueur que je lis depuis longtemps, j’étais curieuse de le rencontrer… Enfin, à 20h30, je me retrouve en présence de M. le chien himself ! Bon, j’ai promis de pas dire à quoi il ressemblait mais je peux vous dire qu’on a passé une délicieuse soirée, même si le petit jeune homme avec nous n’a pas pu en placer une ou presque, le pauvre ! Je rentre chez moi à 1h en taxi.

Samedi, lever à 8h50 pour une réunion à Bastille à 10h pour un webzine sans rapport à Modo, une réunion préliminaire pour monter le truc. D’ailleurs, à un moment, je chemine avec Valéry dans la rue, on va chez le vice-président de notre future asso. Alors qu’on chemine dans la rue, un mec se pose devant moi et me tend la main en me saluant, je le dévisage, interloquée : c’est qui ? Ah, c’est le dit vice-président ! Non parce que quand un mec que je connais pas me salue dans la rue, je suis un peu sur la défensive. A midi, je pars à Montparnasse rejoindre ma sœur et mon papa, de passage à Paris, pour un déjeuner en famille. A 14h35, je repars vers Place d’Italie pour interviewer un autre blogueur (badstrip). Je vois le gars arriver et là, une petite voix dans ma tête me dit : « mais putain, tu le connais ! ». Mais lui me reconnaît pas donc je me dis qu’il doit ressembler à quelqu’un. Le problème, c’est que je suis extrêmement physionomiste donc des fois, je peux croire reconnaître quelqu’un car il me fait penser à quelqu’un d’autre. Bon, on papote trois bonnes heures puis, en repartant, à un moment, il me parle de Game One (la chaîne des jeux vidéos) et là, ça fait tilt dans ma petite tête : mais oui, je l’ai vu lors du tournage de France Five sur les Champs ! Ah, je le savais ! Je rentre chez moi, j’appelle ma maman puis Gauthier m’appelle « tu fais quoi ce soir ? » et je lui sors un mirifique : « rieeeeeeeeeeeeeen ! ». Finalement, j’ai passé la soirée entre MSN (sorry Marine adorée !) et le téléphone, suis restée en ligne deux heures et demi avec miss Lucie.

Dimanche, c’est plus calme, j’ai encore une interview de blogueur à 17h30 à la Gare de Lyon. Je retrouve donc Jean-Christophe Bataille, blogueur que je lis depuis le départ et qui me lit aussi, c’est marrant de se rencontrer. Bon, on papote, on fait l’interview et on se quitte à 19h30. Là, j’appelle Gauthier et l’invite au resto (j’ai plein de sous de rab ce mois-ci). Et là, les deux épaves en action, on est affalé sur notre table, on parle à 2 à l’heure avec de gros blancs. Finalement, on sort du resto à 21h et quelques avec une seule envie : aller se coucher !

Bon, cette semaine, c’est plus calme mais quel week-end ce fut les amis !

Un dimanche d’automne

Ben, y a des jours, comme ça, on sait pas trop quoi raconter. Je rentre chez moi à 11h30 après une nuit fort agréable, je dois repartir à 14h30 pour un après-midi avec un jeune homme fort charmant, j’ai donc 3h pour écrire un texte (mais en fait, j’ai pris une douche entre temps donc 2h30, en fait) et… et… ben je sais pas trop de quoi parler.

 

Des idées d’articles du dimanche, j’en ai plein, faudra que je vous parle de Moravia (depuis le temps), de la série érotique de NT1 parce que c’est vraiment trop drôle, encore de politique, de la société, du journalisme, puis des trucs plus légers, aussi parce que fuck ! le dimanche, c’est pas fait pour être sérieux. J’avais aussi envisagé de faire une BD pour vous expliquer la relation particulière que j’entretiens avec mon chat… Genre là, j’écris en aveugle car elle se tient entre l’écran et moi (et j’ai même pas fait une faute !). Oui parce que Kenya est une créature jalouse de tout. De mon ordi (et vas-y que je m’installe sur ton bras gauche pour dormir), de mon lit (vas-y que je te dors dessus pour que tu aies conscience de ma présence), de mes toilettes (j’adore faire pipi avec le chat qui s’installe sur mes genoux) et même de ma valise (elle a vomi dessus, ça m’apprendra à ne pas défaire ma valise sitôt arrivée). Mais en fait, j’ai pas envie de dessiner aujourd’hui non plus.

Alors que faire ? Bon, ben commencer un article, comme ça, et voir où il aboutira. Là, j’ai quand même fait 20 lignes sur ma non-inspiration, tandis que Kenya s’attaque à Monica ma cravache, décidant que c’est top pour se faire les dents. Ah non, finalement, elle se met à cheval sur mon épaule en faisant ronron… Merde, je suis pas prête de le finir, ce non article.

Bon, si, je vais vous parler de buzz. Non, pas Buzz l’éclair ! Non, pas de drogue non plus ! Le buzz, c’est un truc marketing que ma sœur m’a expliqué (c’est un peu son métier). Prenons un exemple, ça ira de suite plus vite. Il y a quelques longs mois, apparaît un peu partout le mot « toutouyoutour ». Mais qu’est-ce ? Les gens cherchent sur Internet et tout et finalement, un jour, ils ont la réponse : c’est le truc du 118-218. Les publicitaires ont su créer une vraie attente et, mine de rien, le 118-218 est leader du marché. Bon, ok, ils sponsorisent Lost et la Star Ac donc ça doit aider, aussi…

Autre buzz, à propos de la Star Ac : la star hack. Quelques temps avant le début de cette merveilleuse émission (il y a une ironie dans ma phrase, la retrouveras-tu, lecteur ?), Internet est envahi par des pubs pour la star hack, à savoir des parodies de la star academy. On prend des vraies images de l’émission et on fait une post-synchro dessus, le tout orchestré par Arthur et ses amis. Dois-je rappeler qu’Arthur était encore il y a peu le directeur artistique (ou un truc comme ça) d’Endemol France… qui produit justement la Star Ac ? Ou comment reparler de l’émission avant même qu’elle n’ait commencé. En plus c’est super malin : il y a un site star hack avec les parodies de célébrités (Arthur, donc, Farrugia, Salomone… Certaines sont pas mal) mais en plus, tu peux faire toi-même ta parodie ! Bon, perso, la star ac, je l’ai pas du tout matée cette année. Enfin, si, l’autre soir parce que Tatiana voulait que je vois le gilet de Nikos qui était effectivement une insulte au bon goût… Je comprends même pas que les stylistes de la star ac se soient pas encore pris un procès, à défigurer les gens de la sorte ! Bon, du coup, j’ai pu voir un petit black rondouillet qui ressemble vachement à Turk dans Scrubs sauf que le gars de la star ac, je le soupçonne d’être plus attiré par JD
que par Carla… (je parle des persos de Scrubs, pas des candidats de la star ac). Mais bon, grâce à la Star Hack, je sais qu’il y a une blondinette qui joue de la guitare… je sais pas du tout qui
c’est mais j’ai conscience de son existence.

A propos de la star ac, jouons un peu les langues de pute, ça faisait longtemps. Figure-toi, lecteur, qu’un de mes anciens camarades de lycée a passé le casting, si, si ! Ce mec a un don hallucinant : partout où il passe, il n’est pas aimé. C’est dingue cette propension qu’il a à gaver les gens. Au lycée, tout le monde se foutait de sa gueule. Dans l’école de gestion où était ma sœur et où il a fini par atterrir, c’était pareil. Faut dire que ce mec est tout simplement puant. Fils unique d’un entrepreneur de ma ville, il pensait que l’argent pouvait tout acheter, y compris des amis. A l’école de ma sœur, il s’est isolé dès le départ, expliquant qu’il ne pouvait pas participer à la soirée d’intégration car sa copine devait se faire opérer d’urgence (le mec qui dit ça 15 jours avant la soirée, elle est pas si urgente que ça, l’opération…). Après, lors d’une autre soirée, il accepte de faire le DJ… à condition qu’il soit payé ! Evidemment, ses camarades se sont adressé à quelqu’un d’autre, un camarade qui acceptait de le faire gratos… Bref, en mai/juin, je reçois un mail d’Anne, un scan du journal local nous révélant que notre ami est en phase finale de la star ac. Info que je m’empresse de relayer à mon père et ma sœur. Cette dernière arrive à trouver la vidéo du casting du jeune homme et… comment dire ? Je comprends pourquoi il a pas été pris. D’abord, il chante une chanson de Marc Lavoine, je me sens si seul. Bon, quand je dis chanter, j’exagère, ça donne « mouaaaaaaa
mouaaaaaaaaa, mouaaaaaaaaaaa, je me sens si seul, tu me manques trop… ». En gros, il articulait tellement bien le couplet que je n’ai décelé aucun mot de langue française (ni étrangère
ou alors c’est une langue que je connais pas). Mais le meilleur, ce fut la danse ! Franchement, ça faisait « Charles-Edouard découvre les joies de la discothèque… han, ça pulse ! ». Bref, il est raide comme un piquet, ça le fait trop pas. Résultat, il ne sera pas dans la star ac (ce qui m’ôtait la seule raison que j’avais de regarder cette émission, à l’exception des gilets de Nikos).

Bon, voilà, j’ai écrit une page et demie word pour ne rien dire, j’ai quand même un talent inné pour remplir le vide… Mon stage étant officiellement fini depuis vendredi, je vais avoir un peu plus de temps à consacrer à ce blog donc promis, moins d’articles vides… Enfin, si mon nouveau projet ne me prend pas trop de temps !


Sinon, chez moi, ça pèle, l’été indien n’aura pas trop duré cette année…

Nicolin et Reno

Sous-titre : quand les blogueurs se rencontrent (et non « à la découverte du triolisme »)
 
Acte 1 : les discussions sur le blog
La semaine dernière, je visite le blog de Nicolin, comme tous les jours, et interpelle le jeune homme sur le fait que certaines lectrices pourraient vouloir le draguer pour paraître dans son blog. On discute sur son chat à peu près privé et il m’informe de sa venue sur Paris cette semaine. Sur ce, on rentre dans un jeu de « brouettera, brouettera pas », en gros, puis il me propose de venir le chercher, lui et son copain Reno, à la gare. Les fidèles lecteurs parisiens commencent à s’insurger, réclamant eux aussi le droit de rencontrer les deux garçons dont l’affaire s’organise petit à petit… Le problème, c’est que le choses s’organisent n’importe comment. Il faut savoir que le blog de Nicolin est devenu une sorte de chat entre une dizaine de personnes, les messages fusent de toute part et il est assez compliqué de tout suivre.  
 
Mardi, dans la conversation, Reno me demande de l’héberger, j’accepte, pensant qu’il s’agissait d’un jeu. Au départ, nous devions retrouver les garçons à la gare avec Sab mais nos amis marseillais étant des surdoués du planning, le projet a capoté. En effet, ils arrivaient à 12h30 à la Gare de Lyon et avaient rendez-vous à 13 heures à Saint-Tintouin les Bains, ou un bled du genre bien loin du centre de Paris.
 
Pour nous consoler de l’immense peine qui a envahi notre cœur, Nicolin propose de nous retrouver tous pour un apéro en fin d’après-midi. Motivés, les Parisiens s’organisent et c’est parti pour la rencontre du siècle.
 
Acte 2 : rendez-vous manqué
Le midi, je déjeune avec Sab, une jeune fille adorable. Pendant que nous faisons nos stars sur les bancs du jardin du Luxembourg et que nous nous faisons insulter dans une langue inconnue par un petit con parce que nous n’avions pas voulu signer sa pétition, mon téléphone sonne : Papaiya, une autre fidèle commentatrice du blog, vient aux nouvelles, nous proposons de nous retrouver tous à St Michel à 17h30, les garçons nous ayant dit qu’ils termineraient leur rendez-vous à 17h.
 
J’arrive au rendez-vous et je retrouve Papaiya sur la place. Cette jeune fille tient un blog (dont j’ai mis le lien dans la rubrique appropriée, je vous invite à aller voir !) et se représente si fidèlement que je l’ai reconnue sans problème. Il n’est pas évident de reconnaître quelqu’un à partir d’un dessin mais là, c’est impressionnant ! Sab nous rejoint puis nous attendons…
A 18h15, lassées d’attendre, nous décidons d’aller nous installer dans un café : quitte à attendre, autant poser nos charmants fessiers ! Nous discutons tranquillement quand Sab aperçoit un jeune homme avec une drôle de pancarte. Nous attendions justement un autre fan, Laxigue, je l’appelle sur son portable et il s’agissait bien de ce garçon. L’histoire est amusante : arrivé à 18h à Saint Michel sans savoir à quoi nous pouvions ressembler, il a attendu, encore et encore… Au bout de trois-quarts d’heure, il a trouvé un papier orange fluo dans une poubelle et a emprunté un stylo à un kiosquier. Je tiens à féliciter Sab pour sa bonne vue car, sans elle, il aurait pu tourner longtemps.
 
Nous récupérons donc le jeune homme et, déjà, Sab doit s’en aller car elle a une soirée, elle est très déçue de ne pas avoir rencontré nos amis Marseillais, d’autant que nous n’avions aucune nouvelle d’eux. Laxigue, Papaiya et moi faisons de la résistance mais à 20 heures, nous nous résignons à rentrer chez nous. Alors que j’étais en train de patienter sur le quai du RER quand mon téléphone sonne (oui, ici, c’est merveilleux, je capte même dans les souterrains malodorants du métro et du RER) et me voici en conversation avec Reno qui m’explique qu’ils viennent juste de sortir de leur rendez-vous et que je serais aimable de les attendre.
 
Me voici donc en train d’errer seule dans les couloirs de l’immense station Châtelet. Pour m’occuper, je décide d’appeler Cédric, mon dernier prétendant en date qui, une nouvelle fois, annule notre rendez-vous prévu pour jeudi. J’avoue que j’ai du mal à comprendre ce garçon : il passe son temps à me proposer des rendez-vous et, à chaque fois, il annule. Certes, il a de bonnes raisons (son boulot, son fils), mais ça me fatigue un peu…
Suite à cette petite déception, je décide d’appeler Gauthier mais il ne me répond pas, sans doute trop occupé à se shooter à l’oxygène. Je trompe mon ennui en explorant la station. Au bout d’une demi-heure, enfin, mon portable sonne : Nicolin himself est au bout du fil !
 
Acte 3 : un verre avec les deux zigotos
Commence alors un nouveau jeu : retrouvons-nous à la station Châtelet. Nous tournons en rond, cherchant désespérément une sortie où nous pourrions nous retrouver, je me tue les yeux à lire les panneaux, refusant toujours de chausser mes lunettes de vue (coquetterie oblige). Enfin, j’aperçois la bonne sortie, je m’y dirige. A la recherche d’une issue pour quitter cette foutue station, je croise soudain deux gars et reconnaît Nicolin. En effet, j’avais vu des photos de lui sur le site d’un de ses copains, heureusement ! Sinon, nous aurions pu tourner longtemps avant de nous reconnaître. Je leur saute un peu dessus et nous voilà partis au bar ! On discute, je les trouve très sympas… Nicolin n’est pas aussi « fanfaron » que sur son blog et Reno n’est pas franchement timide. C’est bizarre de les voir en vrai même si je ne parviens pas à fusionner les personnages dessinés et leur version réelle.
 
Ils m’expliquent un peu leur nouveau projet, le rendez-vous avec les producteurs, j’avoue que je suis totalement perdue : je ne connais absolument rien à ce milieu-là. Mais j’écoute avec attention… Après, on parle beaucoup du blog, Nicolin me demande si je crois que tout est vrai ou pas, il est particulièrement fier de ses fans qui participent activement au blog en postant des dizaines et des dizaines de commentaires par jour. Puis il m’avoue qu’il me trouvait bizarre, au début… Il faut dire que sur ce blog, on fait un concours : celui qui postera le message le plus débile a gagné. J’exagère mais tout juste.
 
Il est tard et il est temps de rentrer et c’est là que je comprends, enfin, que Reno ne plaisantait pas quand il disait qu’il viendrait dormir chez moi…
 
Acte 4 : Ma nuit avec Reno
(et voici le chapitre que tout le monde attend).
Nous voici donc partis chez moi ! Nous discutons pas mal de la vie parisienne puis je lui avoue que je ne pensais pas qu’il venait réellement dormir chez moi donc mon appartement n’était pas franchement en ordre (mes strings étaient en train de sécher dans la salle de bain, par exemple, très glamour…). Evidemment, suite à cette déclaration, il s’est senti tout de suite très à l’aise… Parfois, je me dis que je suis trop honnête… Mais je me rattrape en le rassurant : il peut tout à fait rester dormir chez moi, j’ai réellement deux lits (comme je suis naïve).
 
On s’installe sur le canapé, un verre de taillefine à la fraise dans la main (je suis nulle comme hôtesse), on éteint la lumière et on allume la télé pour regarder Nip/Tuck… Enfin, j’avoue que j’ai pas vu grand chose…
 
On parle de pas mal de sujets, de son boulot, de nos amours passées tandis qu’on se rapproche toujours un peu plus l’un de l’autre. Je le trouve super intéressant comme garçon et je me dis que c’est plutôt une bonne chose qu’il reste dormir chez moi, même si je ne pense pas à mal. En fait, je le trouve franchement mignon… Pendant que je lui parle, mon regard navigue de ses yeux qui pétillent (ou qui ont un air pervers, selon Papaiya) à sa jolie bouche mais je reste dans mon coin, persuadée qu’il ne se passera rien. De plus, il a fait une petite gaffe que j’ai trouvée trop mignonne : nous parlions donc de blog et il me dit : « Tu écris trop bien, j’ai bien aimé l’histoire de l’autobronzant… ». Mes fidèles lecteurs savent bien que cette histoire a été rédigée par Gauthier… Puis il m’a félicitée pour un dessin que j’avais fait… Il fallait vraiment que je sois stupide pour pas deviner l’issue de la soirée. Franchement, ce n’est pas par modestie que je dis ça : je suis très mauvaise en dessin.
 
Alors que je lui parlais de je ne sais plus quoi (que je suis bavarde), il dépose un rapide baiser sur mes lèvres, ce qui me surprend totalement. Je me demande quelle tête j’ai fait à ce moment-là mais ça devait être comique… Je devais vaguement ressembler à mon chat quand je lui crie dessus en prévision de la connerie qu’elle va faire. L’étonnement passé, je lui rends son baiser…
 
Pour le reste, je ne rentrerai pas dans les détails, ce fut une nuit très sympa et très câline… Maintenant, j’ai une très bonne opinion des Marseillais… Juste une petite anecdote qui m’a fait rire (excuse-moi, Reno). J’ai eu droit au compliment le plus original de ma vie puisque le jeune homme m’a avoué adorer mon… menton ! D’ordinaire, les hommes s’extasient sur ma poitrine ou mes yeux, mais là… Ceci étant, moi qui me plains toujours que les hommes ne sont pas franchement originaux dans leurs compliments sur ma personne, pour la peine, j’ai été servie.
Acte 5 : le restaurant
Nicolin, s’en voulant d’avoir planté la majorité de ses fans parisiens (tous sauf moi, en fait), décide d’organiser une séance de rattrapage le lendemain midi  à St-Michel. De notre côté, le réveil est un peu difficile, le temps qu’on se fasse beau, me voici en retard. On se traîne jusqu’au métro, je suis complètement éteinte… Du coup, je ne me montre pas particulièrement bavarde mais, en même temps, je ne suis pas du matin. En effet, au réveil, je suis la championne du monosyllabe (ça change). Reno m’abandonne à une station car il avait rendez-vous ailleurs et j’arrive enfin à St Michel, je me hisse hors de la station, manquant de tomber car j’avais mal évolué la hauteur des marches et je retrouve la joyeuse bande à savoir : Sab, Papaiya, Nicolin et Agnès, qui n’avait pas pu venir la veille. Laxigue arrive quelques temps plus tard et nous voilà tous partis dans un restaurant italien avec un serveur à peu près aussi aimable qu’une porte de prison et un patron qui se la jouait Italien, avec un accent très étrange…
Ce déjeuner fut fantastique ! Petit tour de table : Agnès, la seule trentenaire du lot, une vraie frappadingue ! Une personnalité que je qualifierais d’explosive… Chaque phrase est un vrai one-woman-show !
A côté, Papaiya, une jeune femme plus discrète mais qui a un sacré coup de crayon. A la fin de repas, Nicolin et elle nous ont fait des dessins, je suis limite jalouse ! C’est une fille vraiment charmante, paisible mais qui sort quelques phrases bien senties, un humour très fin… Et en plus, elle est adorable, elle m’a proposé de me donner quelques cours sur un logiciel 3D, je suis ravie.
Laxigue, le plus jeune de la bande (17 ans !) nous a fait beaucoup rire, parfois malgré lui. Après l’histoire de la pancarte trouvée dans la poubelle, il était un peu patraque, hier, il avait trop dormi, apparemment… Je me demande lequel de nous deux était le plus amorphe. Enfin, il nous a fait beaucoup rire car, la veille, il râlait car il voulait sortir une blague misogyne à Nicolin. Là, il se prépare, il sort une phrase totalement surréaliste : « Par rapport à ton conseil de kystouille d’hier, j’ai trouvé une phrase pour dire pareil mais plus subtilement…mais je m’en souviens plus ! ». Nous nous sommes quittés à 16 heures, il ne s’en souvenait toujours pas.
Sab, ma préférée, est une fille très calme et très mature, je trouve qu’elle dégage beaucoup de charisme et de douceur. C’est la seule du lot à avoir un vrai boulot (moi, j’ai un stage fictif), elle a dû nous quitter prématurément mais elle a gagné un beau dessin de Nicolin et de Papaiya.
Nicolin, enfin, que dire ? Tant pis, je casse son image mais il n’a rien d’un connard ! Déjà, en lisant son blog, je le trouvais touchant mais là, il faut le voir quand il parle des personnes qu’il aime avec ses yeux bleus qui pétillent…Et puis il nous a payé je ne sais combien de consommations, c’est un grand Seigneur !
Je termine cet article par des messages personnels.
 Nicolin : ça m’a fait plaisir de te voir, même si tu me fais ressembler à Barbie sur ton blog… Merci beaucoup pour le dessin et pour les moments passés ensemble, tu as égayé ma semaine.
Reno : Merciiiiiiiiii beaucoup… On se revoit quand tu veux ! (Après tout, on ne vit qu’à environ 900 kilomètres l’un de l’autre…) Promis, je te rendrai ton T-shirt.
Papaiya, Laxigue, Agnès, Sab mais aussi Tink : J’espère qu’on n’attendra pas le retour des Marseillais pour se faire un apéro ! Promis, la prochaine fois, je serai réveillée.