Le jour où j’ai été chroniqueuse pour Closer

Ceux qui lisent Closer auront peut-être remarqué du nouveau samedi : je suis dedans. Pas en tant que star paparazzée vu que je ne suis toujours pas connue et j’ai envie de dire heureusement, mais en tant que chroniqueuse. Voilà à 29 ans, c’est officiel, je suis chroniqueuse dans un hebdo papier féminin. Et j’ai envie de dire « ouah ! ».

closer.jpg

Tout a commencé en 2009 quand la rédac’ chef de Closer m’a appelée pour un petit encadré sur un article sur Cindy de Secret Story. De là, elle me parle d’un projet qu’elle aimerait développer avec moi. Un projet ? Mot magique, je dis oui. Après un déjeuner, nous voici parties sur un concept de chronique en pleine page façon Carrie dans Sex and the city. Chaque semaine, je vais donc écrire un article sur la vie d’une quasi trentenaire, ses rencontres, ses réflexions sur l’amour, la vie… Enfin, plus ou moins ce que je fais ici mais dans un format arrêté (alors qu’ici, même pas je compte mes caractères). On part sur trois mois, on verra ensuite si ça continue ou pas.

carrie-bradshaw.png

Et là, forcément, j’ai une pensée pour mon ex moi, la jeune chômeuse diplômée en journalisme qui cherche désespérément à débuter. Aujourd’hui, alors que j’ai déjà un emploi (mais pas dans le journalisme), hop, voilà que ça me tombe dessus sans avoir fait de démarche pour. Premier réflexe : limite, j’ai un léger sentiment d’injustice par rapport à cette ex moi qui galérait. D’un autre côté, ce n’est pas non plus un hasard, c’est grâce à ce blog qui est le fruit d’un travail de quasi 5 ans, d’un ton qui a évolué, de ma capacité à écrire. Même s’il faut plus travailler que sur un simple article de blog, d’abord pour rentrer dans le format, ensuite pour tenir les délais et enfin pour trouver le bon ton. Sur ce blog, si un article est moyen, c’est pas trop grave. Quand t’es payée pour écrire une chronique, pas le droit de se rater.

travailler-dur.jpg

Et puis, ça fait un peu revanche sur la vie. J’ai galéré pendant un an et demi, j’ai été à deux doigts de rentrer chez ma maman tellement je m’en sortais plus (mais ma sœur m’a engueulée et je suis restée). Et même si aujourd’hui, je ne suis pas journaliste, ce n’est pas pour autant que j’ai raté ma vie, je m’en sors bien. Mais mes premières amours sont toujours là et enfin, j’ai l’occasion de bosser pour ce milieu, même si c’est comme pigiste. J’avais dit récemment que le journalisme pour moi, c’était mort du fait de mon salaire actuel et du
salaire proposé à un journaliste lambda. Ben oui, sans avoir le salaire d’un cadre sup, je m’en sors pas si mal. Finalement, il reste des ponts…

pont.jpg

D’ailleurs, je vous laisse, je dois écrire un nouvel article.