Réunionite aiguë

Il y a quelques années, j’avais poussé ce grand cri du coeur : je hais les réunions. A l’époque, je sortais d’une expérience professionnelle effroyable et m’apprêtais à entrer dans une autre (pas beaucoup mieux) où la réunionite aiguë régnait. Le but ? Masquer son incompétence en brassant du vent pendant 1h ou 2 dans une pièce qui finit par sentir le fauve.

Réunions le grand cauchemar

Je ne suis pas opposée en soi aux réunions, j’en programme et réclame même parfois. Mais il y a réunion et réunion. En gros : une réunion pour avancer sur un dossier à rendre : oui. Une réunion où je passe plus de temps  à faire des dessins sur mon carnet en luttant contre l’incroyable lourdeur de mes paupières, non. J’ai tendance à mesurer la compétence des gens à leur façon d’organiser des réunions. Une réunion bien bornée dans le temps, avec les bons interlocuteurs et qui se termine par une répartition des tâches et un plan de travail clair et précis avec des échéances : réunion parfaite. Une réunion où la moitié des interlocuteurs se demandent pourquoi ils sont là, se pincent discrètement le gras de la cuisse pour ne pas s’endormir ou se rejouent le film de la veille dans leur tête en se murant dans un silence malaisant, un blabla inutile où tu sors au bout d’une heure sans comprendre ce que tu es censé faire…Mauvaise réunion. Le pire étant les réunions d’équipe qui ne servent souvent qu’à donner au manager l’illusion qu’il maîtrise le travail de son équipe alors que la plupart du temps, on se contente d’ânonner notre to do list devant le dit manager qui hoche la tête mais n’aura aucune solution en cas de soucis. En résumé, t’as juste perdu une heure.

diy-printable-to-do-list3

Et les réunions, putain que ça stresse. Laissez-moi vous raconter mon mardi matin. Dans mon agenda : une réunion de 10h à 10h30, une de 10h30 à 11h30 et une de 11h à 12h. Bon, voyons : une sur un énorme dossier à rendre, une organisée par le DG et une où ma présence n’est pas nécessaire… Ok, donc toi, tu dégages, déjà. Ensuite, reprenons. J’arrive au boulot à 9h50 (pas de jugement, le gros des équipes arrive entre 10het 10h30), ma réunion de 10h commence à 10h15, je me fais harceler par téléphone à 10h45 pour ramener mes fesses à la réunion suivante… où je fais littéralement figuration, pensant au gros dossier que je dois rendre. Sachant que la veille, j’ai eu une réunion de 14h30 à 15h pour remplir un excel à la con (alors que je l’aurais fait seule, j’en aurais eu pour 10 mn max mais on aime se tenir la main et s’inventer des problèmes sur le remplissage d’une feuille de calcul), de 16h30 à 17h30 sur mon gros dossier, de 17h30 à 18h30 sur une prise de brief où je sers strictement à rien tout en me faisant harceler parce que y a un call à 17h30 et que faut vraiment que je sois dispo. Où j’en suis du gros dossier ? Bah toujours au même point*

Businessman with stacks of paperwork, covering eyes

Dès que j’entends réunion, j’ai une giclée d’acides qui me rince l’estomac. Parce qu’ici, il faut savoir qu’une réunion qui débute à l’heure, c’est un mythe. En gros, au départ, je considérais que si on me dit que la réunion est à 10h, je me lève à 9h55 pour retrouver le lieu de la réunion. Ce que je faisais au départ. Mais à force de rester à bayer aux corneilles en attendant désespérément les participants de la réunion, j’ai compris : commence à te déplacer à l’heure pile de la réunion. Et encore, je dois encore poireauter. Aucune réunion ne démarre à l’heure donc si tu dois enchaîner, c’est la merde. Tu cours dans les étages, tu cherches tes collègues qui se rendent mollement à la salle de réunion “Ah, attends, il manque Jean-Claude… Putain mais il est où ?”. Mais sinon, vous n’avez pas du travail les gens ? Parce que là, on perd du temps pour rien, en fait et j’ai franchement autre chose à foutre… Même si je suis en période d’accalmie, j’ai toujours mieux à faire que d’attendre Jean-Claude et Patricia qui “finissent un mail et arrivent”. Je vous hais.

fatigue-ordinateur1

Alors tu finis par refuser des réunions. Parce que tu en as marre de perdre du temps, parce que t’en as marre de t’inquiéter pour ta santé car tu t’endors à chaque fois ou presque, parce que tu en as marre de boire ton café froid car une réunion impromptue t’a empêché de le terminer, parce que t’en as marre d’attendre tous les Jean-Claude et Patricia de la planète, parce que ton gros dossier n’a pas avanc d’un millimètre et que tu vas devoir rester jusqu’à trop tard pour faire tout ce que tu n’as pas pu faire pendant ces réunions totalement improductives. Sauf que refuser une réunion, c’est se prendre coups de fil et mails en mode chantage affectif sur le fait qu’on a à tout prix besoin de toi… Parce qu’il fallait un joli pot de fleurs, sans doute.

QUI_EST_PAUL_Rock_Garden_3-1

* Pour être tout à fait honnête, je voulais me taper une petite nocturne lundi soir pour bien avancer mais mon pc pro a décidé que non et une fois chez moi, j’ai préféré écrire et mater The walking dead (j’ai tout rattrapé mon retard, je suis en même temps que les gens, maintenant… et c’est terriblement frustrant)

Peut-on rester léger face à  l’effondrement de notre monde ?

Ceci n’est pas un titre grandiloquant.

La semaine dernière, j’ai vraiment été troublée, la goutte d’eau. Depuis quelques temps, l’actualité me rend enragée. Je ne m’étendrai pas sur la politique française et européenne, tout ça n’est finalement qu’un détail par rapport au drame qui touche d’autres personnes, des populations qui vivent au quotidien dans la violence, dans la peur, qui sont prêts à donner tout ce qu’ils ont pour tenter de survivre ailleurs. Leur sort me fait mal, les réactions déconnectées de ceux qui ne comprennent pas ces “poltrons qui fuient la guerre” encore plus et tout le dégueulis raciste qui l’accompagne me rendent folle. Puis il y a eu cet enfant, ce petit corps sans vie, le même âge que Saturnin, à peu près. La goutte d’eau de trop.

pieta

Et à côté, il y a ma vie. J’ai tout pour être heureuse, entre mon mec, ma nièce à naître incessamment sous peu. J’ai la santé, un boulot, je voyage à travers le monde, mon dernier souci fut une fièvre qui m’a clouée au lit dimanche et qui m’a empêchée de profiter pleinement de Victor. Le grand drame donc. Et j’ai envie d’écrire des tas de banalités, rire des facéties de mon neveu, la semaine à 4 qu’on a vécue avec Victor (nous deux et nos deux chats), mes périples… Bref, les petites choses qui font le sel de la vie.

chattes

Mais peut-on vraiment continuer à faire comme si de rien n’était ? Se réjouir de nos petites vies bourgeoises où on peut obtenir tout ce dont on a besoin ou envie, où on surconsomme. On passe nos soirées à regarder des histoires futiles où un homme et une femme s’aiment mais se compliquent la vie pour des bêtises, des gens qui meurent mais on s’en fiche car ce qui nous intéresse, c’est de savoir qui est le meurtrier. On envoie des SMS pour laisser des gens enfermés dans de fausses maisons ou pour qu’ils continuent à chanter, on regarde les gens qui meurent pour de vrai dans un JT, entre deux pubs pour du Coca ou un iPhone qui coûte plus cher qu’un loyer.

Roger-Gicquel

Peut-on rester léger quand, à côté, des gens, des enfants, voient leur vie réduite en miette ? Qu’ils ne leur restent que des ruines pour espérer se protéger d’un tir de missile ou d’une rafale de kalach ? Peut-on continuer à supporter notre impuissance face à ces drames ? Je veux dire, on peut faire des micro choses, donner de l’argent, apporter un peu de chaleur aux migrants sur notre territoire mais n’est-ce pas déjà trop tard pour eux ? Pour un qui a réussi à arriver sain et sauf sur nos plages, combien sont déjà morts ? Trop tard, trop tard. Evidemment, dès qu’il n’y a plus gaz ou pétrole, les défenseurs des Droits de l’Homme détournent le regard…

les_3singes_de_la_sagesse

Vous me direz que ce n’est pas la première fois que l’Humanité traverse ce genre de crises et que les migrations importantes de populations fuyant une guerre sont presque un phénomène séculier. Il y a 80 ans, c’étaient les Espagnols qui traversaient les Pyrénées pour venir chez nous. Et puis même, si on parle de migration, il suffit d’aller faire un tour du côté de Lampedusa et visiter son musée des Invisibles pour bien voir que ça ne date pas non plus d’hier.

Lampedusa_SOS

Et peut-être qu’on a justement besoin d’un peu de futilités, de petits bonheur, pour ne pas sombrer dans le désespoir ? Je sais pas…

2013, année de … la baise, le pez, les fraises…

Et bien, sacrifions à la tradition, je vous souhaite à toutes et tous une délicieuse année 2013. Que vous trouviez ou gardiez amour, travail, santé, argent… Que vous viviez de belles aventures, tout ça, tout ça.

Defense 017

J’aimais penser jusqu’à présent que le réveillon donnait le ton de l’année. Mais force est de constater que ça ne marche pas. Pour le passage 2011-2012, le réveillon avait été paisible, serein. Pas du tout le cas de cette année où j’ai tenté de galoper après cette foutue sérénité qui ne cessait de m’échapper, aidée par ses terribles complices, les aléas. Seul l’atterrissage en douceur des deux derniers mois et l’aide de la naturopathe m’ont permis de me dire que bon, 2012 n’avait pas été si merdique. Mais bon, rien à voir avec le réveillon quoi.

Noel 2012 169

Alors mon année 2013 sera-t-elle différente de mon année 2012 ? En même temps, je ne sais que conclure de mon réveillon. Y a eu pas mal de positif : des discussions intéressantes avec des gens que je ne connaissais pas (et aussi avec les gens que je connaissais), une nouvelle expérience (certes légère, j’ai bu un cocktail que je connaissais pas et qui flambait, un B52), du champagne, des bisous. Une soirée ordinaire en somme. 2013, une année ordinaire ?

Noel 2012 253

Puis je me suis souvenue. L’an dernier, le 01 janvier, j’ai posé mon cul dans une petite montagne russe. Une vraie, hein. Avec Zenobie, on était allées faire un petit tour au Grand Palais pour la fête foraine qu’elle hébergeait. Ah oui, la montagne russe, voilà donc… Une belle métaphore de mon année 2012.

SG1L3145

Alors si je prends ma première journée d’hier à base de glande tranquille, de taggages d’anciens articles (il m’en manque plus que 500 sur quasi 2200, tadam !), triages de photos de vacances, matage de films (oui, j’ai maté 4 films en 3 jours, limite plus que dans toute l’année 2012), quelques coups de fil à la famille. Donc si c’est le 1er janvier qui donne le ton de l’année, dois-je m’attendre à de la culture, des voyages et de l’écriture ? Heu… Mais je signe !

Allez, on se le dit, en 2013, on va rire. Si, si !

Un petit déménagement et on repart

Bien le bonjour à tous et comme le veut la coutume, je vous souhaite une bonne année. Plein de bonnes choses pour 2012, je vous laisse choisir ce que vous préférez. De l’amour, du travail, de la santé, du dépaysement, de l’argent, le tout… Moi, j’avoue que si ma théorie du réveillon se vérifie, je suis un peu sereine. C’est une théorie qui dit que le réveillon donne le ton. En gros selon ce qu’il s’y passe, j’ai un petit panorama de l’année. L’an dernier, en début de soirée, j’ai vu un ballet qui donne envie de pleurer et ça a fini avec une coupe de champagne en moins, un mec malade dans les toilettes… Une année qui s’annonçait donc à chier. Fusillez moi pour cette transition.

Bref, 2012, je repars de zéro sur pas mal de plans, 2011 ayant détruit pas mal des piliers de ma vie. Enfin si je compare à 2010, par exemple. Bon, en vrai, la reconstruction est déjà bien avancée sur pas mal de plans mais laissez moi manier la symbolique. Donc 2012, nouveau départ comme par exemple ce blog. Vous l’aurez noté, y a du changement, j’ai quitté les contrées over-bloguesque pour m’installer ici, sur mon petit domaine à moi avec un wordpress que j’ai installé de mes petites mains, un thème choisi après moult habillages (vous ne savez pas à quoi vous avez échappé). Sauf que j’ai hyper mal géré le déménagement qui a bien trop traîné, des manips qui n’étaient pas les bonnes… Donc le drame : j’ai coupé le référencement sur la version over-blog depuis septembre, celui-ci n’a de nom de domaine potable que depuis 3 jours. J’ai perdu tous les lecteurs occasionnels. Ceci étant, sans référencement, je restais à 200 lecteurs par jour, merci les gars !

Du coup, je profite de ce nouveau départ pour m’autoriser quelques “remakes”. Reprendre certains sujets déjà abordés pour les réécrire. Parce qu’en 6 ans, j’ai quand même grandi, changé d’avis sur certaines choses. Ou même si je suis du même avis, je peux l’écrire différemment, l’enrichir… Bref. Je vais aussi relancer, je vous l’avais déjà dit, les où trouver l’homme sous une forme qui correspond à ce que je voulais faire au départ mais je m’étais trop vite perdue. Je vais lancer plusieurs séries de ce type, j’aime bien les séries. Déjà, reprendre “une histoire d’amour”, avortée dans l’oeuf, j’en ai une autre en tête, j’hésite avec une 2e. J’ai des milliards d’idées, j’ai aussi envie de faire quelques vidéos mais là, je crains de manquer de temps donc n’y pensons pas trop pour le moment.

Bref, les vingtenaires font peau neuve, ce sont les vingtenaires 2.012 . Quitte à bousiller mon référencement, il est clair que j’aurais pu en changer vu le titre vu que je suis devenue quasi l’unique rédactrice et que finalement, on n’est plus beaucoup de la bande à être vingtenaire. J’aurais dû appeler cette nouvelle version un truc genre “réflexion de trentenaire” (oui, les trentenaires tout court, c’était déjà pris comme nom de domaine) ou “les tribulations d’une trentenaire” mais vu que je raconte pas tant ma vie que ça et que j’ai toujours 25 ans dans ma tête, on va rester les vingtenaires. Puis c’est mon bébé en quelques sortes. Non mais 6 ans que ça dure, presque 7, j’ai jamais mené un projet aussi longtemps, vous n’imaginez pas. Je devrais appliquer la même régularité à d’autres projets de ma vie (genre écriture d’un roman).

Bref, tout ça pour dire que “bienvenue dans mon nouveau chez moi, prenez un café et j’espère que vous passerez quelques minutes (ou heures, j’ai tout rapatrié) agréables parmi nous”.

Bisous les gens

De quoi vais-je mourir aujourd’hui ?

S’il y a une chose qui m’insupporte au possible, c’est le catastrophisme ambiant surtout en matière de santé. En ce moment, avec la grippe porcine… Euh, grippe A, pardon, on déguste : attention, on va tous crever, y a déjà des gens qui meurent et le virus se propage partout, c’est la fin du moooooooooonde !


Remettons les choses dans leur contexte. Nous avons 11263 cas confirmés dans le monde pour 89 morts certifiées. Notre bonne vieille grippe, celle qu’on estime anodine et qui nous rend bien malade touche 2.5 millions de Français par an en moyenne et tue entre 100 et 1500 personnes. Alors pardon messieurs dames de l’OMS mais vous n’avez pas un peu exagéré ? Je comprends que l’arrivée d’une nouvelle maladie vous fasse flipper mais l’histoire nous a déjà appris que s’inquiéter à ce point n’ était pas forcément nécessaire. Souvenez vous du SRAS, la maladie dont on devait tous mourir ou à peu près et qui finalement s’est arrêtée comme elle a commencé. Bref, comme disait mon père : « une grippe mondiale qui touche 10 000 personnes et en tue 50, faut arrêter de s’exciter ».


Alors oui, ok, faut bien surveiller cette nouvelle mutation du H1N1 puisque une de ses variantes a provoqué la grippe espagnole de 1918-19 tuant 30 millions de personnes (Wikipedia est mon ami, bien sûr). Sauf que là, je suis fatiguée par ce catastrophisme, surtout qu’on a les vaccins et on en a bien plus qu’il n’y aura de malades alors c’est bon, lâchons un peu la pression.



De toute façon, il faut bien mourir un jour et je crois que mourir d’une grippe en une semaine chrono, ce sera toujours mieux que les milliers de cancers qu’on me promet. Je résume. Je fume et je vis dans une ville polluée : possibles cancers des poumons et de la peau, de toute la tuyauterie respiratoire… Même si j’en suis actuellement à 3-4 cigarettes par jour. Non, je ne veux pas arrêter. Ensuite, j’utilise des produits de beauté à base de paraben qui va sans doute me coller un cancer du sein. Faudra au passage m’expliquer comment une crème pour le visage peut me filer un cancer du sein, ça me fascine. Idem pour mon déo, d’ailleurs, cancer du sein. Je suppose que dans quelques temps, on va me dire que je vais aussi développer des cancers de la peau. Je consomme de l’aspartame, en quantité très réduites mais voilà, cancer, cancer, cancer. Ah et j’oubliais, téléphone, wifi : tumeurs au cerveau. Oui, au
pluriel, tumeurs parce qu’au boulot, on a tous des portables et on bosse en wifi, mon cerveau va se cloquer de partout.


Ah tiens, parlons bouffe. J’ai mangé au RU pendant l’histoire de la vache folle, ça m’étonnerait que j’ai pas attrapé Creutzfeld-Jacob. Mais avec le temps d’incubation, faut attendre un peu. Puis je mange des produits laitiers, du poulet, des légumes qui sont peut-être des OGM… Bon, bref, il paraît évident que je vais mourir d’un cancer ou d’une horrible maladie donc à tout prendre, une grippe, ça ira plus vite et ça fera moins mal.


Evidemment, je me planque derrière le cynisme et on va me dire qu’on ne peut pas rigoler de la santé, blablablabla. Oui, ok, mais le cancer a toujours existé, c’est une façon qu’a notre corps de nous faire partir parce que hého, nous ne sommes pas éternels. Mangez tous les fruits et légumes que vous voulez loin de la pollution des hommes et des vaches (bon courage), sans aucune onde à proximité… Certains cancers sont héréditaires donc c’est même pas sûr qu’on y échappe. Il y a plus de cancers qu’avant ? Certainement car ils sont dépistés plus tôt. Perso, je ne doute pas d’y avoir droit un jour : ma grand-mère paternelle en a développé un au sein (peu de chance que je l’attrape néanmoins), ma grand-mère maternelle est morte d’un cancer généralisé, mon grand-père maternel est indirectement mort de polypes dans les intestins, polypes dont ont hérité ses filles. Et je suis sûre que je n’ai rien d’un cas exceptionnel.

Le grand-père de Guillaume 1er vient de mourir d’un cancer généralisé fulgurant, exactement comme ma grand-mère. Mais il approchait des 90 ans et il avait fumé comme un pompier la majorité de sa vie, ce n’est même pas ce qui l’a tué.



En fait, j’en ai marre. On nous fait tellement flipper avec tout ce qui nous entoure qui va nous tuer que je finis par ne plus rien prendre au sérieux, d’autant que tous les jours, on nous sort des études qui prouvent tout et leur contraire. Tiens, prenons cette histoire d’étude scientifique qui prouverait que l’utilisation de la capote favorise la transmission du SIDA. En fait, les résultats de l’étude démontraient en gros que grâce à la capote, on a moins peur du sida et que parfois, ça casse et que du coup, là, on peut choper le
SIDA. Forcément, si je monte pas dans une voiture, j’aurai moins de chances de mourir d’un accident de la route.



Bref, je veux bien qu’on me prévienne que je vais mourir de tous les cancers et grippes qui existent. Seulement je crois aussi qu’il faudrait arrêter de s’alarmer pour un rien et faire du sensationnalisme sur le sujet. Je crois qu’arrive un moment où scientifiques et journalistes doivent aussi prendre du recul au lieu de nous jeter à la figure les conclusions d’une étude (en attendant la preuve du contraire dans l’étude suivante).  De toute façon, on mourra tous de quelque chose…

Et ce que je craignais arriva… et en fait, c’était pas si mal

Avant de commencer cet article, sacrifions nous à la tradition du 01 janvier, premier jour de l’année et sans doute le plus inutile, le temps qu’on sorte tous de nos comas éthyliques : Bonne année ! Amour, santé, prospérité, travail, famille, (non, pas patrie, c’est pas chez Pétain ici) tout ce que vous voulez. Pour ma part, je fonde de grands espoirs sur 2009, j’en parlerai une autre fois.


Pendant longtemps, j’ai cru que le comble de l’infamie et de la honte sociale était de ne rien faire un soir de réveillon. Si tu ne fais rien un soir de réveillon, c’est que tu es socialement exclu, personne n’a voulu de toi, en gros. Et pourtant, cette année, je fus seule moi aussi, pour le 31. Non que je n’ai pas d’amis qui auraient été ravis de le fêter avec moi, c’est pire : je suis malade. Une bonne vieille grippe qui semblait m’avoir un peu lâchée hier mais qui est revenu à fond aujourd’hui, alors que je dois ranger mon appart pour plausiblement accueillir mon lit samedi (ahahah !). Je crois surtout que je vais me rallonger avec un lait chaud.


Bref, hier après-midi, après une réunion au sommet avec Vicky, on décide qu’il est plus raisonnable de ne rien faire, on se fera un repas plus tard pour rattraper le coup. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut se laisser abattre. Etat du frigo : vide. Ok, let’s go. Je m’habille, vais à la Poste qui était fermée parce qu’on est le 31 (qu’ils ferment plus tôt, je veux bien mais 14h, c’est pas vraiment trop tôt ?) puis je me rends chez Picard dit « la Nouvelle Pologne ». Je choisis viteuf de quoi manger et après une queue finalement assez rapide, me voici au Monoprix pour la petite bouteille de champagne (quand même) et des courses de tous les jours. Alors, je vous l’annonce, je vis à côté du meilleur Monoprix du monde : il n’y avait pas de citron. Ni de poche solide vu que la mienne s’est rompue dans le hall de l’immeuble et, curieusement, c’était pas la poche où se trouvait la bouteille de champ. Par contre, j’ai bien remarqué que pendant que je ramassais, un de mes voisins est allé voir son courrier et m’a ignoré ostensiblement et il me semble en plus que c’est mon voisin direct que je trouvais déjà mal aimable.

Bref, après une virée à une Franprix que je viens de découvrir où ils sont aimables (comme quoi), me voici chez moi pour mon petit réveillon. Après avoir trafiqué sur mon ordi, j’ai mangé en regardant des films téléchargés, pause à minuit pour les vœux et c’est reparti jusqu’à 3h30.


Et bien vous savez quoi ? En fait, ne rien faire le 31 décembre au soir n’a aucune espèce d’importance. Quand je me remémore certains réveillons où j’avais voulu que mon esprit sorte de mon corps pour partir de là, je me dis que parfois, passer une soirée peinard entre soi et soi n’est pas si mal. De toute façon, dès le départ, j’avais pas trop le cœur à faire la fête ou autre donc finalement, c’était une bonne année pour tenter le réveillon solo. Je me rattraperai l’an prochain !

Voilà, j’ai survécu à un 31 décembre seule. Par contre, là, j’aimerais un massage car mon dos est en train de mourir.

Une dernière fois : Bonne année à tous, que 2009 soit aussi belle que dans mes espoirs les plus fous.

Ode à la naïveté

Récemment, j’ai eu une révélation : être réaliste, mature, adulte, c’est chiant. Je ne sais plus bien pourquoi j’ai pensé ça tout à coup mais ça m’a paru évident. Du coup, je me demande s’il est possible de revenir à l’état de naïveté ou s’il est déjà trop tard.

Force est de constater qu’en ce moment, ça ne tourne pas très rond le monde. On peut parler de politique mais pas que, c’est général : entre la pollution, la misère d’un côté et les richesses extrêmes de l’autre, l’impression qu’on ne pourra jamais s’en sortir… Bref, tout ça, c’est moche, bouh. Si on se recentre sur nos cas personnels, on a tous des sujets d’inquiétude : trouver du boulot, trouver une moitié pour construire une vie matrimoniale, améliorer ses conditions de vie… Ou prendre soin de sa santé aussi. Bref, on a de quoi se
ronger les sangs. Y a des jours, je soupire : « c’était mieux quand j’étais petite ». C’est vrai, mes problèmes d’enfant, même s’ils me paraissaient dramatique sur le coup (mon voisin de classe m’avait piqué mon crayon rose et je savais pas comment le lui reprendre), on se dit que l’insouciance, c’est beau.

Evidemment, une fois adulte, on ne peut pas trop perdre le sens des réalités. Faut bien payer les factures. J’avoue que cette année, ça m’a déprimé de payer les impôts. Pas tellement pour la somme, c’est light cette année, mais parce que je me rappelle quand j’étais en terminale et que tout ce côté administratif me faisait flipper. Y a 10 ans, j’en avais peur, aujourd’hui, c’est ma réalité. Je suis une adulte à part entière, je ne suis plus la petite fille qui grandit dans le jupon de papa maman. Je dois être responsable, gérer mon budget. Et
dans quelques années, ce sera à mon tour de gérer un petit être qui sera la chair de ma chair, le sang de mon sang. Faudra être responsable pour deux. Déprimant, dit comme ça, même si je suis persuadée que la maternité est source de joies que je ne peux pas imaginer à l’heure actuelle.

Mais je crois que ce qui me déprime le plus, c’est qu’on n’a plus le droit d’être optimiste de nos jours. De façon générale, je suis du genre à voir la vie en rose, le verre plus plein que vide même si des fois, j’ai des coups de blues. Mais une fois passé, je relativise. J’ai perdu ma carte bleue ? Ben, du coup, je fais des économies, je ne vais pas dépenser mon argent n’importe comment. J’ai fait un scandale à free pour qu’ils m’envoient un technicien qui n’a fait que changer ma prise électrique (la 4e en 2 ans et demi). Bon, au moins, j’aurai pas à attendre 3 semaines qu’ils se décident de me l’envoyer. Mes amies vont mal ? J’essaie de les rassurer, de leur expliquer que, peut-être, dans trois mois, elles se rendront compte que leur malheur du moment était finalement un mal pour un bien. Prenons un exemple personnel : il y a deux ans, j’avais passé un entretien pour un poste qui me plaisait vraiment et qui m’avait échappé d’un rien. Sur le coup, je l’ai super mal vécu, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. C’est bien de pleurer, des fois, ça soulage. Un an et demi plus tard, je me rends compte que j’aurais eu ce poste là, je ne serais pas où j’en suis aujourd’hui, j’aurais un salaire inférieur à celui que j’ai actuellement et en plus, je pense que les perspectives d’évolution seraient moins intéressantes. Là, je suis dans un groupe de presse tentaculaire et les possibilités de promotions internes sont nombreuses. Dans ce job là, je n’aurais pas pu avoir mieux, une fois embauchée.

Pourtant, dès que vous faites preuve d’optimisme, on vous tape sur les doigts, on vous traite de naïve, comme si c’était une insulte. Oui, il faut toujours envisager le pire pour ne pas être déçu, ne jamais trop se réjouir, toujours trouver le gris dans le rose. Et ça me saoule, à force. La vie est une chienne, ok, il n’y a aucune règle ni justice mais après tout, si j’ai envie de croire aux lendemains qui chantent, si j’ai envie de croire que le mec que je viens de rencontrer est fait pour moi ? Si j’ai envie de croire qu’en me bougeant comme il faut, je vais avoir une promotion ? Franchement qui ça dérange ? Je ne dis pas qu’il faut vivre en dehors des réalité, dépenser le double de son salaire parce que la vie est belle, ce n’est PAS une bonne idée. Je dis juste qu’il faut arrêter de bouder son plaisir. J’ai rencontré un mec qui me donne des papillons au ventre ? Je savoure au lieu de me dire que je ne dois pas m’emballer, que ça peut foirer, blablabla. Si ça ne dure pas, je vais regretter de ne pas avoir profité à fond, en plus. J’ai envie de voir les choses en grand, d’être optimiste, limite naïve, et alors ? Si je tombe et que je me fais mal, c’est la vie. Je peux me faire mal aussi sans rien faire et me trouver nulle de végéter. Puis toujours envisager le pire, ça aigrit. Je préfère croire qu’il y a une espèce de justice en ce bas monde et que si je fais les choses biens, ça se paiera forcément un jour ou l’autre. Et si ce n’est pas le cas ? Peu importe, ce qui compte, c’est l’enthousiasme qui est le mien quand je fais la chose. Arrêtons de bouder notre plaisir. Sinon, à ce tarif là, on ne fera plus rien au prétexte que la vie est une chienne.

Complexée, moi ? Ben oui !

Aujourd’hui, au lieu de sonder nos âmes, sondons nos corps. Samedi, déjeuner familial entre mes parents et moi, on en vient à parler de ma sœur qui se drogue de sport en ce moment pour son super régime. Sauf qu’elle est tombée sur une diététicienne qui essaie de régler son problème psychologique : ma sœur hait son corps. Ainsi, quand la diététicienne l’a forcée à se regarder dans un miroir, elle a pleuré. Du coup, moi, ça m’interpelle.

 Couv_corps_bataille

Comme la plupart des femmes, j’ai un rapport particulier avec mon corps. Des jours, je l’aime à peu près, des jours, je le déteste. Il y a des trucs contre lesquels je peux à peu
près lutter (cellulite, vilain bidou) et d’autres non (ossature forte, tendance génétique au ballonnement). Bon, m  a petite taille n’a jamais été source de complexe particulier : être une fille d’1m57, c’est plus mignon qu’effrayant, soyons honnêtes. Ma grosse poitrine, par contre, ça dépend. De suite, sur les photos, gros seins = grosse fille, si on a
qu’une photo de la tête et de la poitrine. Prenez par exemple Pamela Anderson, selon comment vous cadrez la photo, elle prend ou perd 10 kilos. Et puis j’en ai marre de jamais trouver de chemises qui ne baillent pas. Mais je m’égare, je vais pas vous faire la revue de ma personne, on s’en fout. Donc mon corps, je vis avec, pas le choix. Globalement, quand je le regarde (sans ma tête, elle, je la trouve très chouette à deux ou trois détails près mais l’ensemble me plaît, à la poubelle la modestie), c’est clair qu’il y a mieux mais c’est aussi clair qu’il y a pire. En général, les jours de mauvaise humeur, je l’aime pas, les jours de très mauvaise humeur, je le déteste (mais pas que lui, je déteste la terre entière), des jours, je me sens mal dans ma peau. Mais d’autres, ça va. Je passe beaucoup de temps à me regarder dans la glace, de face de profil, je rentre le ventre, j’adopte des positions. Jamais en public (quoi que les regards à peine discrets dans les vitrines qui renvoient mon image, je suis sûre que je suis pas la seule) mais en privé, c’est mon plaisir égoïste. Même que des soirs, je m’amuse à vider mon placard et à essayer plein de fringues, pour m’amuser.

Mais globalement, en France, on a un rapport plutôt conflictuel avec notre corps et j’ai pas l’impression que ça soit le cas à l’étranger. Y a quelques temps, je discutais avec Vicky, elle me parlait de son voyage en Angleterre, le pays où le micro short est limite l’uniforme de la rue. Elle m’expliquait qu’en gros, les Anglaises n’avaient aucun complexe à exposer leur cellulite et que, du coup, là-bas, tu te prends à porter des fringues méga mini que t’oseras jamais ressortir en France. De la même façon, quand je regarde certaines émissions américaines avec des obèses à moitié à poil ou les Californiens toujours en maillot prenant soin de leur corps en permanence ou encore les Allemands qui n’ont pas du tout de pudeur et semblent très à l’aise avec leur corps, je me pose très sincèrement la question : pourquoi, nous, on complexe ? Non parce que la plupart des gens complexent sans avoir de réelles raisons. On est trop gros ou trop maigres, voire trop grands ou trop petits mais jamais parfaits. On pourrait penser à une fausse modestie genre « mais non, voyons, mon corps n’est pas parfait, hihihi ! ». Mais non, pour les gens que je connais, les complexes sont réels. Rarement, ils nous empêchent de vivre mais ils sont là.

A côté de ça, je connais quelques personnes terriblement à l’aise avec leur corps et je les envie. C’est pas forcément des gens super bien foutus, en plus, mais ils sont tellement
bien dans leur corps qu’on ne fait même pas attention à leurs imperfections. Je les envie ces gens là, vraiment. J’aimerais être capable de me trouver parfaite comme je suis, de pas loucher sur mon vilain bidou (oui, en ce moment, c’est lui qui me fait chier mais ça peut être rotatif les complexes), de me sentir so irresistible. Oh, ça arrive, ces jours de grâce que j’adore où je suis de tellement bonne humeur que je me sens même plus mignonne mais carrément belle. Que je marche dans la rue comme si j’étais dans un clip vidéo dont je suis la star. Ces jours où, forcément, les hommes me regardent et me sourient.

Bref, des fois, je me dis qu’on devrait nous apprendre à l’école à aimer notre corps et à en prendre soin. Je lisais y a pas très longtemps dans le magazine Psychologies (pas trop

ma tasse de thé, le magazine) que les femmes ont souvent du mal à accepter la futilité des soins du corps, qu’elles ne se sentent pas dignes d’être parfaites ou à peu près, d’où le très bon slogan L’Oréal « Parce que tu le vaux bien ». Moi aussi, je le vaux bien, après tout. Oui, c’est futile de se tartiner la figure avec une bouillie verte pour avoir bonne mine, de se
vernir les ongles, de faire du sport pour avoir le corps qui nous plaît, de s’épiler les orteils parce que c’est la seule partie de mon corps vraiment poilue et ça fait chier. Mais j’ai aussi le droit de pas avoir de muscle si ça me plaît pas, de pas aimer courir, de vouloir être jolie et bien dans ma peau sans forcément manger 3 radis par jour maximum. Bref, je crois qu’il y a toute une éducation d’acceptation de son corps à faire. Tant que la santé n’est pas en danger, pourquoi ne pas nous accepter tels que nous sommes ? Après tout, si on arrive pas à mincir ou à grossir (selon les cas), c’est peut-être aussi qu’on est à notre poids de forme et qu’on est génétiquement pas faits pour être plus gros ou plus minces ?

The interview (part 2)

Valéry : Vois-tu le verre à moitié vide ou à moitié plein ? Pourquoi ?
A moitié plein, je suis une éternelle optimiste. Un peu trop des fois mais c’est rare que je vois tout en noir. Par contre, quand je me mets à voir le verre à moitié vide, c’est le cercle vicieux, je finis même par le voir à 1/4 vide.

Quel est ta plus grande réussite ? Ton plus grand regret ?
Ma plus grande réussite est à venir ! Mais pour l’heure, je crois que c’est d’avoir réussi à décrocher un diplôme de journalisme, mon rêve d’ado. Mon plus grand regret, j’ai déjà répondu plus haut.

Quelles sont tes attentes dans la vie ?
Mes attentes, elles sont classiques : un boulot qui me plaît et une vie privée peinarde (mais pas trop, trop, quand même) avec un homme que j’aime et qui m’aime. C’est pourtant pas bien compliqué ! Je n’ai pas la folie des grandeurs, je ne demande pas d’être rédactrice en chef du Monde, juste rentrer chez moi le soir avec ce sentiment de satisfaction d’avoir bien fait son boulot et retrouver mon homme qui me demande si la journée s’est bien passée. On se raconterait nos journées, on se ferait des câlinous et tout, le piiiiiiiiiiiied !

Jusqu’ou es-tu prête à aller pour réussir ?
Honnêtement, je ne sais pas. Jusqu’à présent, je n’ai pas eu besoin d’aller bien loin, juste maîtriser les entretiens de motivation. Je suis prête à faire des sacrifices d’ordre matériel, je m’en fous de bosser avec des horaires de dingue ou de déménager si on me propose un CDI (je partirai pas pour un CDD de 3 mois), de me taper deux heures de transport par jour… Ou d’être payée une misère. Par contre, coucher pour réussir, non… Ou alors, faut vraiment que je tombe folle amoureuse du recruteur (dans ce cas, y aura sexe avec ou sans boulot à la clé).

Quels sont tes qualités/défauts ?
Mes qualités : je suis curieuse, j’ai toujours une soif d’apprendre, super utile dans notre métier. Je suis opiniâtre et je comprends très vite ce qu’on me demande de faire, je suis efficace… à partir du moment où je m’y mets. J’ai une bonne imagination, je pense être généreuse et altruiste. Et puis chuis trop drôle. Mes défauts : curieuse (c’est pas toujours une qualité), impatiente, bordélique, rêveuse, susceptible, je fais traîner les trucs que j’ai pas envie de faire. Et j’ai une écriture épouvantable, aussi.

 

Si tu devais te lancer pour une cause humanitaire, quelle serait-elle ?
Bonne question que je me pose aussi car j’aimerais m’engager dans quelque chose. A une époque, un copain était parti en Afrique en mission humanitaire au Burkina Faso et j’avais envie d’en faire autant, quitter mon petit confort pour me frotter à la misère. Idéalement, j’adorerais partir donner des cours à des enfants en Afrique. Mais j’ai peur à cause de ma santé : le BCG ne marche pas du tout sur moi et c’est vrai que choper la tuberculose, c’est pas forcément très utile. Plus près de nous, en France, je suis intéressée par des mouvements comme « Ni putes ni soumises », filer un coup de main au planning familial ou donner des cours de français aux femmes musulmanes de la 1ère ou 2ème génération qui ne savent pas lire et écrire. Ca, ça me plaît bien, ça aide à l’intégration d’une façon simple mais efficace.

Si tu as le choix entre être heureuse en amour mais malheureuse professionnellement ou heureuse professionnellement mais malheureuse en amour…Que choisis-tu ?
Honnêtement, ça me fait chier de choisir mais je crois que je préfère faire une belle carrière. Pour moi, une vie réussie, c’est une vie remplie et mine de rien, même si on n’est pas connus, réussir dans sa vie professionnelle, c’est un peu la clé du bonheur pour moi. Disons que je considère qu’il est plus facile de réussir dans le professionnel que dans le privé car il est plus facile de maîtriser sa carrière que ses sentiments. C’est pas pour autant qu’il suffit de claquer des doigts pour réussir, juste que je n’ai aucun doute sur ma réussite professionnelle à longue échéance.
 
Ecureuil : quelle est ta taille en boites de kitkat empilés pour Kenya?
C’est possible d’avoir une photo (floutée pour l’anonymat) avec les boites?
Ah alors je suis très emmerdée pour te répondre dans la mesure où Kenya ne mange que des croquettes ! Bon, si on dit qu’une boîte de kitkat fait 20 cm (j’en ai aucune idée mais je suppose), il en faut quasiment huit pour faire une Nina… Putain, je suis naine !! Et comme j’ai pas lesdites boîtes, il n’y aura pas de photos, désolée…
 
Rem : Tu es échoué sur une ile. Un naufragé male est aussi sur l’ile. Est-ce Brad ou sagamore?
Je peux pas avoir les deux ? Bah, je dirai Sagamore car il est plus jeune. Non mais c’est vrai, on sait pas combien de temps on va rester sur l’île et Bradounet, il est déjà quadra et je pense pas que l’île fournisse du viagra, mouarffff ! Puis Sagamore, il est moins connu, on le cherchera moins !
Tu vas continuer ton blog longtemps ?
Je continue d’abord et surtout parce que ça me plaît, même si y a des jours où je dois bien me triturer la tête pour trouver quoi raconter. D’un autre côté, j’adore écrire des articles vides où je commence sans savoir où je terminerais, c’est vraiment les plus marrants à écrire. Et ça montre le côté brouillon de ma personne qui n’apparaît pas forcément dans d’autres articles. Et puis, ce blog, c’est un peu mon bébé, je l’arrêterai à la date que j’ai décidée, pas parce que quelques détracteurs m’y auront poussée.
 
Tock : – D’où viens tu ? (La réponse Toulouse ne suffit pas bien sur…).
Je ne veux pas donner ma ville de naissance mais c’est pas loin de Toulouse. Dernier voile que je souhaite conserver sur ma vie, avec mon vrai nom. Un jour, je le dirai sans doute mais pas encore. Enfin, je suis née dans une petite ville de province à la vie tranquille, quand je suis arrivée à Toulouse, c’était vraiment la grand’ ville mais je me suis adaptée. Mais je crois que j’aurais été parachutée de suite sur Paris, j’aurais été traumatisée.

 

– Tes parents connaissent-ils l’existence de ce blog ?
Mes parents savent que j’ai un blog mais ne connaissent pas l’adresse et ils ne la connaîtront jamais ! Je pense que mes parents n’ont pas besoin de connaître mes petites histoires de cœur (et de fesses). Depuis Guillaume 1er, ils ont entendu parler d’Arnaud car un jour, j’avais des tas de suçons dans le cou donc j’ai dû cracher le morceau. Ils ont su aussi que j’étais partie en week-end en Bretagne donc ils se doutent que j’avais un mec là-bas. Je préfère ne leur parler que des hommes qui comptent pour moi ET qui restent quelques temps dans ma vie. Ma sœur, par contre, le connaît mais elle refuse de le lire.
– Que font-ils dans la vie (réponse vague bien sur…)?
Mon père est cardiologue et ma mère infirmière.
– Que vois tu dans les yeux des gens à qui tu annonces que tu as un blog ?
Quand je dis aux gens que j’ai un blog, ils réagissent avec amusement et curiosité. Certains me prennent aussi un peu de haut, dans le genre « un blog, c’est un truc d’ado » mais je me plais à leur prouver le contraire. Mais en général, les gens me posent toujours la question du « mais pourquoi ? ».
– Pourrais tu mettre fin à ton blog si ton mec (le bon…) te le demandait (pour une raison valable bien sur) ?
Je mettrai fin à mon blog à une date précise que j’ai déjà choisi et si mon mec (le bon) comprend pas, c’est que ce n’est sans doute pas le bon. Par contre, quand je suis amoureuse d’un mec, je ne parle pas trop de lui sur le blog donc il n’a pas trop de soucis à se faire…

– 550 articles…Les principaux évènements de ta vie depuis deux ans (c’est ca ?)…N’est ce pas dangereux ?
Je ne vois pas en quoi le fait qu’un an et demi soient relatés ici soit dangereux en soi. Si c’est par rapport à mon futur, de toute façon, je n’ai rien à lui cacher alors… De façon toute personnelle, j’aime voir l’évolution de ma personne sur cette période, les sentiments que j’ai eus à un moment donné… Et de voir que sur certains trucs, j’en suis toujours au même point !
– Qu’est ce qu’un bon lecteur de blog ?
Un bon lecteur de blog ? Je sais pas moi, quelqu’un qui me juge pas après avoir lu trois articles et ne m’impose pas sa vision de ma personne car faut comprendre que je suis plus que ça, il y a des choses dont je ne parle pas. Un bon lecteur ne cherche pas à pénétrer mon intimité non plus, il reste à sa place et me laisse à la mienne. C’est-à-dire que si je réponds pas à ses avances, c’est pas forcément la peine d’insister, par exemple.
– Peut on avoir une fausse image de toi après avoir lu les 550 articles de ton blog ?
Et donc oui, on peut avoir une fausse image de moi. Disons que je connais quelques lecteurs et c’est marrant de voir que certains me percent très facilement à jour et d’autres non. J’en ai rencontré un la semaine dernière, par exemple, il m’a dit que selon la tournure des phrases, il savait si j’avais le moral ou pas. Bon, ok, j’avais remarqué qu’il était très intelligent mais là, ce fut une révélation, je ne m’en étais pas rendue compte. Je pense que globalement, on peut me prendre un peu trop facilement pour une fille facile qui ne cherche qu’à coucher alors que mes statistiques personnelles sont plus que modestes. On ne se rend pas compte que je peux aimer, aussi, et souffrir, par la force des choses.
– quelle est ta vision du monde ?
Ma vision du monde ? Assez pessimiste, en fait. Oui, je suis optimiste pour ma petite vie mais quand je vois l’état du monde, je vois pas trop de motifs de me réjouir. C’est pas pire qu’avant, des guerres, il y en a toujours eu mais quand je regarde l’histoire du XXe siècle, surtout après la seconde guerre mondiale, et aujourd’hui, je me dis que l’homme n’apprend vraiment rien. La paix dans le monde, c’est une belle utopie, je pense que, de fait, elle est impossible, quoi que l’on fasse. On a juste changé les méthodes mais les finalités sont les mêmes. Quant à la fracture nord/sud, je pense qu’elle n’est pas prête de se résorber.
– as tu un problème avec le hasard ? (C’est ma question préférée…Je pose souvent cette question aux gens qui m’intriguent. Il parait que tu tires les cartes d’ailleurs, non?).
Ai-je un problème avec le hasard ? Non, je trouve qu’il fait plutôt bien les choses. Comme je suis impatiente de nature, j’ai parfois du mal à me laisser voguer et voir ce qu’il se passe mais j’apprends, petit à petit, à ne plus précipiter les choses.
– es tu libre ? ( pas ce soir hein…en général).
Je me sens globalement libre. Déjà, depuis ma plus tendre enfance, mes parents m’ont toujours laissé faire mes choix. J’ai choisi toute seule ma première langue (allemand, j’ai tout perdu), ma filière littéraire (vu mes notes en sciences, de toute façon, j’étais clairement pas faite pour aller en S, ça tombait bien), mes études et tout ça. Ils m’ont laissé libre de choisir ma carrière et me laissent faire. Vu que je ne subis pas de pression particulière de mes parents, je me sens très libre, c’est agréable. La seule personne qui me fout des limites, finalement, c’est moi. Bon, mes parents n’ont pas non plus eu une éducation permissive mais globalement, aujourd’hui, je ne remets en cause aucune de leur décision.
– as tu quelque chose à prouver ? si oui, quoi ?
Evidemment, on a tous des choses à prouver ! Enfin, surtout à moi, je me fous des défis et quand j’y arrive, que je suis fière ! Actuellement, je veux me prouver que je suis capable de réussir professionnellement parlant. Pendant quelques temps, j’ai aussi voulu me prouver que je plaisais aux hommes mais bon, maintenant, je suis rassurée sur ce point. Non, vraiment, le domaine où je veux/dois encore faire mes preuves aujourd’hui, c’est sur le plan professionnel. Ok, je suis une super stagiaire mais maintenant, j’aimerais être une super journaliste !
– as tu un véritable secret ?
Le principal secret ici, c’est mon nom et prénom et la suite de ma carrière, je sais à quoi mes prochains mois vont être occupés mais j’en parlerai pas ici tant que ça ne sera pas fini. Sinon, non, je crois pas avoir de secrets…
 
Zibro : Dis moi Nina, il est passé où le chat??
Là, elle est dans la cuisine, elle mange ses croquettes !
(suite et fin la semaine prochaine)

Les petits bonheurs

Il y a quelques temps repassait à la télé Amélie Poulain, film culte de notre génération, il paraît. Bon, honnêtement, moi, Amélie Poulain, je l’ai trouvé chiant la première fois que je l’ai vu, j’ai plus apprécié le deuxième visionnage. Quelque part, ce film, c’est une espèce de blog filmé : des petits riens collés bout à bout pour faire une histoire. Mais ce n’est pas le sujet de l’article. Ce que je retiens de ce film, c’est ce que j’appelle la philosophie des petits bonheurs.

Souvent, quand on demande aux gens une définition du bonheur, on a souvent le trio : amour, argent, travail. Voire la santé, ce qui nous fait donc un quatuor. Moi comme les autres, d’ailleurs, mon idéal de bonheur, c’est d’avoir un boulot qui me plaît et bien payé, avec un homme qui me comble pi peut-être un ou des enfants et un chat. Sauf que pour le moment, je n’ai que le chat. Ce n’est pas pour autant que je suis malheureuse. Bon, ça me lourde de pas avoir de boulot, c’est évident et vous le savez mais ça ne me rend pas malheureuse pour autant. Car rien ne vaut la philosophie des petits bonheurs.

Mais qu’est-ce que donc ? En fait, c’est très simple : c’est se réjouir à la moindre occasion. Par exemple, mes petits bonheurs à moi, c’est une discussion entre amis, un délire sur MSN avec
Gauthier, une discussion rapide avec un ou une inconnue dans la rue (quand il ne s’agit pas de drague), un truc à la télé qui me fait rire, lire mon magazine dans le bain, le bain tout court, une
soirée en amoureux. Manger des grenades, acheter un truc joli, faire un câlin à mon chat… Tout est source de bonheur quand on y pense, il suffit d’être attentif.

En grandissant, je me suis rendue compte qu’il ne fallait pas attendre ce bonheur ultime pour être heureux. D’abord parce que rien ne me dit que j’arriverai à l’atteindre un jour et quand bien
même, il est toujours entaché de soucis. Exemple, mes parents : le boulot qui plaît, des sous pour vivre confortablement (sans pour autant payer l’ISF, je vous rassure), l’amour, les enfants et
même un chat à tête de clown (je l’adore la chatonne de mes parents). Ben mes parents essuient quand même des soucis : récemment, on a appris que ma mère développait une maladie dégénérative. Heureusement, ça peut se soigner mais c’est pas agréable comme nouvelle. Bon et puis trente ans qu’ils sont ensemble, ils en ont traversé des épreuves et des pas drôles. Mais bon, c’est la vie, on est tous logés à la même enseigne. La vie en rose, ça dure pas, c’est comme ça.

Donc plutôt que d’attendre ce GRAND bonheur, autant profiter des petits. Comme on est bien dans ses pompes après une soirée entre amis, comme on est rayonnant, vous ne trouvez pas ? C’est que du bonheur, comme dirait Arthur, je crois…. Ah non, c’est Castaldi, plutôt… Oh merdouille, je sais plus. Le tout, c’est de savoir le reconnaître. Le bonheur, ce n’est pas forcément gagner des mille et
des cents à la télé, il y a des choses tellement plus accessibles, tellement plus bêtes qu’on n’y pense même pas. Le bain, par exemple, mais quel délice ! Quand je me plonge dans l’eau et que j’ai
la sensation que mon corps se dissout dans le liquide parfumé (oui, je mets des sels dans mon bain, c’est encore meilleur). De sentir la vapeur d’eau qui tapisse ma peau, mes narines. Après une
bonne lecture, je me bichonne, petit gommage et compagnie, le peton. Je ressors de là comme après une mue : apaisée, heureuse, détendue. C’est le cas de le dire, tout baigne.

Le problème, c’est qu’on nous force à avoir la folie des grandeur, « on a soif d’idéal » comme dirait Souchon. On allume la télé, on est bombardés par des produits de luxe, on voit des gens gagner
de l’argent en ouvrant des boîtes… Trop facile. On ouvre nos magazines (y compris sérieux), nous revoilà avec nos produits de luxe, nos femmes tellement belles grâce à la retouche informatique, des concours faciles où on peut gagner jusqu’à 10 000 euros en envoyant par coupon réponse la réponse à la question : « qui présente telle émission tellement populaire que même dans ta grotte, t’en as entendu parler ». Mais jusqu’à quel point tout cela crée une frustration ? Par exemple : ce qui me rendrait heureuse, c’est de m’acheter ce petit gâteau tout joli. Non, je veux ressembler à une
Adriana Karembeu miniature donc hors de question de manger un truc de plus de 3 calories. En plus, là, c’est l’effet vicieux des régimes : à force de se priver n’importe comment, on craque et nous
voilà à dévorer un paquet de biscuits et à culpabiliser. De la même façon, on va économiser drastiquement pour s’acheter, mettons, une super télé. Du coup, plus de cinéma, plus de resto, plus de magazines, plus de livres, CD… Bon, à la fin, on arrivera peut-être à l’acheter la télé mais les programmes resteront toujours aussi merdiques. Economiser, oui, c’est bien, mais ne nous interdisons pas un petit plaisir de temps en temps. Quand un CD me plaît, je l’achète. Chaque mois, je me paie Cosmo. De temps en temps, je me fais un petit resto avec Gauthier ou un cinéma. Le tout est de ne pas abuser, ce n’est pas ce que je dis. Mais bordel, une soirée dans un petit resto à refaire le monde, ça me booste pour la semaine, ça !

Récemment, je suis allée dans le sud ouest pour un week-end coquin avec Olivier. Entre autres choses, nous sommes allés à la plage. Allongée sur le sable, les yeux face au ciel bleu (qui avait eu
la gentillesse de se découvrir peu après notre arrivée), bercée par le bruit des vagues, ça m’a frappée : j’étais heureuse. J’ai retenté l’expérience le 1er novembre. J’ai un peu fait chier mes
parents pour aller à Perpignan sur la tombe de mon grand-père puis on est allé manger en bord de mer (mon papa s’est d’ailleurs trouvé une cousine lointaine au restaurant), je me suis fait un
méli-mélo de poisson délicieux. Puis on s’est promenés au bord de la plage, j’ai plongé mon petit peton dans l’eau. Le soir, nous sommes rentrés, tous sourires : une journée parfaite. Toute simple
mais parfaite. En plus, en furetant chez un bouquiniste en bord de plage, j’ai trouvé un Moravia que j’avais pas ! Finalement, le bonheur, quand on y pense, c’est tout les jours qu’on peut
l’avoir.