Les couches du moi

(mon Dieu, ce titre…)

Par moment, j’aime me retrouver seule avec moi-même pour réfléchir à la vie, l’amour, la mort… Et comme je marche 30 mn pour aller bosser, j’ai le temps de penser, voyez. Et justement, l’autre jour, j’étais d’humeur un peu cafardeuse, nostalgique d’un temps qui n’est plus, pensant à ceux que j’aimai et qui ne sont plus. Non pas qu’ils soient morts mais je ne les reconnais plus. Je ne les connais plus.

Avez-vous déjà eu cette sensation, quand une personne a été proche de vous, qu’au fur et à mesure que vous vous éloignez, vous la percevez différemment, souvent plutôt en mal et que petit à petit, vous avez cette impression inconfortable que, de fait, cette personne, vous ne la connaissez pas. Qui est cet(te) inconnu(e) avec qui j’ai tant partagé dans le temps ? En terme d’amour, j’ai toujours considéré que cette sensation venait de la chute d’ocytocine, la fameuse hormone de l’amour qui rend l’objet de notre amour si merveilleux. Mais en y réfléchissant, je me dis que l’explication n’est pas dans l’ocytocine mais dans la perte d’intimité. C’est à dire dans le nombre de couches du Moi auquel on n’a plus accès.

Bienvenue dans le cabinet de Nina B., psychanalyste de bazar. Prenons un individu lambda et posons le comme un sédiment (enfin une roche sédimentaire mais sédiment, c’est plus court et on n’est pas sur un blog scientifique), une somme de différentes couches qui s’accumulent au fil de la vie. J’avais autrefois utilisé la métaphore du tronc d’arbre mais pour la démonstration qui suit, c’est mieux le sédiment. Et puis laissez-moi m’enivrer de métaphore, c’est ma passion, voire ma drogue. Bref, le sédiment disais-je. Quand vous rencontrez individu lambda, vous ne voyez que sa surface. Plus vous apprenez à le connaitre, plus vous découvrez ses strates. Sauf que c’est un sédiment intelligent qui décide jusqu’où vous pouvez creuser et vous bloque à un certain niveau s’il ne veut pas se dévoiler dans son intégralité. Bien sûr, on peut parfois creuser un peu plus profondément sans son autorisation en déduisant des strates explorées ce qui peut se cacher en dessous (une de mes activités fétiches avec la métaphore et je me trompe, parfois hélas, assez rarement). Ou vous pouvez lire ses mails et SMS en cachette mais ça, c’est mal.

Du coup, en fonction du degré d’intimité que l’on a avec la personne, on verra le sédiment différemment. Prenons par exemple moi, personne ne souffrant pas du syndrome de multiples personnalités. Selon les personnes, je suis perçue différemment : mes n+1 et +2 ne savent que peu de choses sur ma vie privée, à part que je fais de la plongée et que je danse sur les bars (et peut-être que je chante mais même pas sûr). Ma principale définition pour eux : chef de projet bien intégrée qui fait son taf sans faire de vague. Pour d’autres dans la boîte, je suis la petite aux yeux bleus du social et c’est tout. Pour mes collègues copains, y a plus d’infos. Pour mes amis encore plus. Et pour mes meilleurs amis et mon hypothétique amoureux, y a quasi tout. Or parfois dans la vie, 2 sédiments qui se sont montrés toutes leurs strates (mon Dieu, cette phrase…) s’éloignent. Au fur et à mesure de l’éloignement, les strates se recouvrent petit à petit et on a la sensation de faire face à un(e) etranger(e). On les avait pourtant connues ces strates superficielles mais nous les avions oubliées et elles restent bien moins intéressantes que la base profonde du sédiment. Libre à nous de rester en surface ou de recreuser mais une nouvelle exploration profonde ne nous permettra pas de retrouver la même base car même la strate la plus profonde se meut en fonction de notre vécu.

Bref, la géologie, c’est pas mon truc du tout (je pense que ça se sent bien). Mais je me suis rendue compte que si j’avais cette sensation d’avoir affaire à un inconnu alors que j’ai partagé une intimité avec une personne, la réciproque est vraie. D’abord parce que la Nina 2.011 n’est pas identique à la Nina 2.012 (Dieu merci pour moi, la 2.011 n’était quand même pas très jouasse) mais surtout que nous ne nous présentons plus que nos strates les plus superficielles, nous tirons un rideau sur nos sentiments les plus profonds, ce qui constitue en fin de compte le Moi absolu, un peu nettoyé du surmoi polissant nos prises de parole dans un milieu où notre intimité n’a rien à faire.

Maintenant, si tu veux me tâcler sur ma non maîtrise de la géologie, fais-toi plaiz (mais explique-moi quand même parce que me dire que je suis nulle en la matière, je le sais déjà, je voudrais en savoir plus du coup).

2010, ce sera mieux quand ce sera fini

Chaque année, à Noël, y a des traditions : le foie gras, le saumon, la bûche, le sapin et le bilan de l’année. A quatre jours de cette fin d’année, j’ai envie de dire : ouf, je vais pouvoir respirer ! Non parce que 2010, y a eu des trucs bien, je ne peux pas dire que ce fut une année pourrie. Non, ce fut une année montagne russe. Mais j’ai pas vomi.

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2010 commençait avec une belle ambition : changer de taf pour ne plus jamais prendre de lexomil. Mission réussie après 6 bons mois de recherche pas vraiment intenses. Je vous ai relaté ça dans journal d’une démissionnaire auquel il manque la conclusion et l’épilogue. Je vais le faire. 6 mois de course, d’entretiens cachés, de stress, de déceptions. Jusqu’à la délivrance. Puis le préavis qui ne s’est pas forcément très bien passé, jusqu’à ce jour où j’ai littéralement pété les plombs au bureau. Vous en connaissez beaucoup des démissionnaires qui terminent quotidiennement entre 20 et 22h, vous ? Et pourtant, ce n’était pas encore assez, manifestement. Grosso modo, si je résume cette première partie de l’année, ce fut stress, grande fatigue. Parfois, j’avais envie de m’asseoir par terre et juste pleurer pour me vider de toute cette lassitude, de tout ce stress, me laver de l’intérieur. Avec le recul, je vois ce que m’a apporté cette expérience dans le positif au niveau du travail et aussi au niveau humain, j’adore mes anciens collègues.  Mais reste une blessure, une vilaine cicatrice qui a considérablement compliqué mon intégration dans mon nouveau boulot car j’ai perdu confiance et sens de l’initiative. Jusqu’aux mots magiques de ma chef actuelle « arrête de toujours demander la permission, fais les choses ! Tu es capable de faire de très belles choses, c’est dommage. » Ah oui, tiens. Je sais que j’ai encore du travail sur ce point mais j’avance, j’avance.

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2010 a été une année très riche d’un point de vue sentimental aussi avec l’arrivée d’Amant Chouchou qui n’est plus du tout un amant mais un vrai amoureux. Je me souviens de notre premier échange de regards, en janvier, cette pensée immédiate « lui, je le veux ». Notre première nuit qui me fait penser que lui, il n’est pas comme les autres. Les premiers jours où j’ai un peu peur qu’une nouvelle fois, le Prince charmant m’échappe. Prince charmant qui a quelques particularités, dirons-nous mais sur le coup, je ne fais pas attention.  Ce n’est pas grave, profitons de l’alchimie de nos corps et quand j’en aurai marre, je partirai. Puis il y a eu cette matinée de juillet, une matinée d’orage, où j’ai avoué mes sentiments. L’aimer, lui, c’est un peu comme se jeter dans le vide, je ne sais pas encore si le parachute va bien s’ouvrir. Ou plutôt c’est se lancer à toute vitesse sur une piste de ski, foncer tout schuss à travers un mur de brouillard sans savoir si derrière on trouvera une falaise, un sapin ou une piste délicieuse. Qui vivra verra comme on dit. Pour l’heure, la vitesse est enivrante, excitante, totalement flippante et parfaitement jouissive. Alors je continue. Quoi qu’il arrive, j’ai réappris à lâcher la carapace, à faire confiance, en lui et en moi, à dire je t’aime sans avoir l’impression de déclencher un cataclysme.
Même si je le dis pas beaucoup non plus, pas besoin, ça se voit (enfin je pense).

 

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Et puis, gros point positif de l’année, quand même, ce sont mes relations amicales, aussi. Outre mes ami(e)s habituel(le)s qui ont eu fort à faire avec moi cette année, notamment à cause de mes déprimes professionnelles et quelques atermoiements sentimentaux (je vous aime, faut pas l’oublier quand je suis chiante !), j’ai fait de belles rencontres. A la plongée, j’ai gagné des amies précieuses avec qui on parle beaucoup, on se soutient, on se confie. On rigole beaucoup aussi. Le fameux club des 5 passé à 6, peut-être une 7e en approche. Et tout ces gens qui sont là pour moi ou me font confiance pour m’ouvrir leur cœur, ça m’émeut presque aux larmes.

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Parce qu’en 2010, j’ai aussi beaucoup pleuré. J’ai appris à lâcher prise sur mes larmes et du coup, je suis une vraie fontaine. Je pleure parce que je suis triste, je pleure de colère, je pleure d’émotion, je pleure de jouissance. Je pense qu’à notre cantine, je suis la pleureuse officielle tellement je pleure dans les bras de Vicky devant. Bon, ok, je l’ai fait que deux fois et demi mais en un mois, ça fait beaucoup. Bon, j’ai encore un peu de mal à accepter mon droit à pleurer mais je progresse, je progresse.

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Comme je disais 2010 fut très riche. Ce qu’on peut me souhaiter pour 2011 ? Du CALME.

PS : Je suis en train de déménager mon blog donc si vous voyez un blog complètement différent à  l’adresse www.vingtenaires.com, c’est juste que le transfert a été fait. Ce sera sans doute dans la semaine.

J-500 Logan’s Run

Par Enzo

Dans 500 jours, je ne serais plus un vingtenaire. Je ne pourrais plus être encore considéré comme jeune, mais définitivement comme adulte. Dans la vie active depuis plusieurs années, aucune reprise d’études (je peux affirmer sans trop me tromper que je ne replongerais pas pour un doctorat).
Hier, c’était le début du Bac avec cette philo qui me manque un peu. Comme le faisait remarquer Nina, c’était il y a 11 ans pour nous. Si je compte, ça fait 18 années depuis que je suis rentré au collège. Ma psy me dit de dépasser ces mauvais souvenirs, d’aller de l’avant,
mais au fond de moi je n’ai pas l’impression d’avoir énormément changé. Je reste l’archétype du gringalet timide (putain même cette expression fait vieux).

Malgré un indice de masse corporelle dans la zone saine (plutôt que dire zone normale et rajouter une dissertation sur le concept de normalité), l’environnement me soutient l’inverse : ma famille, ma belle-famille, la société. La nourriture ne sert plus à se nourrir, c’est une nécessité sociale avec des codes spécifiques.

Comme les codes spécifiques de l’apparence. Mince c’est bien, sauf pour un homme. Pour un homme, il faut des plus gros muscles dont on a pas besoin au quotidien (d’où la nécessité de forcer leur développement à la salle de gym). Et puis il faut faire attention aux combinaisons de code : mince + blanc + crane-ras, ça fait malade parait-il. Bon évidemment quand on a une chimio, les cheveux
ont plutôt tendance à tomber que rester courts, mais si après il faut être logique, on ne s’en sort plus.

Aux plus mauvais moments de mon adolescence, je me disais que plus tard je serais grand, fort et musclé. Comme une revanche. Comme une intégration. A force de remettre les choses au lendemain pour rester à rêver, j’en suis peut-être toujours au même point. Malgré le recul ou l’analyse que je peux avoir sur certains mécanismes, je reste toujours touché par la subtile pression
extérieure. Peut-être est-il temps d’accepter ce que la société veut de moi, correspondre à un cliché pour moins réfléchir, ne plus chercher à s’expliquer, laisser paraître l’explication. Intégrer l’exemple pointé du doigt et essayer d’y arriver.

Peut-être seulement pour adoucir le cap des 30. En 500 jours, est-ce possible ? A moins qu’il ne s’agisse que d’une énième résolution/rêve, un peu lié à l’attirance des chiffres ronds.

Postface: « Logan’s run » est le titre d’une série télévisé où la date limite de péremption de l’humain est de 30 ans*, age après lequel
il doit être euthanasié pour le bien commun.


* 21ans dans le livre dont est tiré la série

Mais non, vous n’êtes pas différents

Vu que Tatiana a un peu ouvert le débat hier, je poursuis aujourd’hui avec un article qui me trottait dans la tête depuis trois semaines, à savoir la volonté parfois trop manifeste de montrer à certains que, non, non, nous ne sommes pas homophobes.


Il y a trois semaines, mes parents sont montés sur Paris, on se retrouve donc tous les quatre, les parents, Alice et moi, sans Anthony qui était à la caserne, mon presque-frère Yoann et sa copine à qui j’avais donné un pseudo je crois mais j’ai oublié donc on va l’appeler Blanche. Le samedi soir doivent nous rejoindre Thibault, mon jeune cousin qui vient de s’installer sur Paris et… Théo son mec.  L’homosexualité de mon cousin n’est pas une nouveauté, on le sait depuis qu’il a 15 ans, on connaît tous Théo mais voilà, on sent comme un flottement… Quand la famille Bartoldi arrive au restaurant, en avance, Thibault et Théo ne sont pas là. On va à notre table de 8, une table rectangulaire et là, au lieu de s’installer les  ensemble, mes parents décident de laisser une place vide entre eux et nous pour y placer le couple « pour pas qu’ils se sentent exclus »; Sympa mais j’ai trouvé ça tellement pas naturel de laisser ces deux places en plein milieu que je me suis dit que niveau intégration, on repassera.


Parfois, notre volonté de bien faire amène à une situation grotesque qui peut mettre les gens mal à l’aise. Je me souviens de la fois où j’étais allée prendre un verre entre amis. Dans le lot, mon ex (depuis pas très longtemps) et sa nouvelle copine. Dans une volonté de montrer que je n’étais pas hostile à la nouvelle arrivée, j’en ai fait des caisses, essayant de l’intégrer tant que faire au groupe en lui posant plein de questions… Trèèèèèèèès naturel, tout ça. Pourquoi essaie-t-on de prouver à tout prix notre largeur d’esprit, tenter de
prouver par notre comportement que « mais non, ça ne me gêne pas du tout » alors que notre gentillesse et notre amabilité poussées à l’extrême montre bien que même si ça ne nous gêne pas, on n’est pas super à l’aise, on a peur d’être maladroits.


D’un autre côté, on peut avoir peur de passer pour quelqu’un d’indifférent. Quand j’étais en maîtrise science po, j’avais comme copine Amina, voilée. Bon, sur le coup, j’avais pas super fait gaffe, je croyais que c’était une sorte de turban mais non, Amina était voilée. Et la seule fois où j’ai abordé le sujet avec elle, c’est quand elle a arrêté de le mettre l’année suivant pour se couvrir avec des bandanas. « Tu sais, si je continue de le porter, ça va me freiner dans ma carrière donc je l’ai enlevé ». Des gens m’ont demandé pourquoi je ne lui en avais pas parlé avant mais je n’en voyais pas l’intérêt. Autant lui demander pourquoi elle est musulmane, tiens. Vu que le sujet religion n’est jamais venu sur le tapis, je n’ai pas cherché à savoir.


Des fois, je me dis que le politiquement correct nous bouffe un peu et dicte des comportements que nous ne devrions pas avoir. Si Thibault avec été en couple avec Théa, personne n’aurait eu l’idée de laisser deux places en plein milieu de la table. Parce que tu comprends, on n’est pas homophobes, on veut le leur montrer. Pour moi, ne pas être homophobe, c’est traiter les gens comme n’importe qui, sans commenter leur choix sexuels ni rien. Souvent, on se sent même obligé de préciser « tu vois, Jean-Louis, mon copain pédé… », « et alors Léonard, mon ami juif… ». Si dans certains cas, la précision peut être utile si le fait qu’il soit gay ou juif ait une incidence, la plupart du temps, on a l’impression que c’est une façon pas du tout subtile de faire remarquer que hé! je suis super tolérant. Hé, tu ne trouves pas bizarre de préciser que t’as des amis juifs ou gays alors que ça n’a aucun rapport avec la
conversation ? Parce que moi, si.


Au fond, je me dis que le jour où le fait qu’on soit homo, hétéro, athée, chrétien, musulman, gros, maigre, noir, blanc… Bref que toutes ces données n’auront aucune espèce d’importance, ce jour là, la guerre contre toute forme de discrimination sera gagnée. Mais sincèrement, je n’y crois pas une seconde. Sans doute car nous sommes trop habitués à cataloguer les gens, à les faire rentrer dans des cases. On est définis par notre sexualité, religion, couleur de peau, de cheveux, silhouette, profession, niveau d’étude, logement, nombre d’enfants… Mais si déjà, on pouvait éviter de commenter ces états de fait, ce serait peut-être un petit plus.

NB : J’adore la pub ci dessus.

La liste de la fille qui connaît la fin d’Harry Potter

(aurait pu s’appeler aussi la liste de la fille qui a oublié son article au bureau et doit le réécrire, grrr ! Boulette !)

 Voilà, maintenant, je sais si l’hystérique qui nous a hurlé dessus « HARRY POTTER IL MEURT A LA FIN ! » disait vrai ou pas mais je ne dirai rien, moi. Juste que des fois, un livre devrait s’arrêter 10 pages plus tôt car les 10 pages de trop gâchent bien le plaisir.

– Le week-end dernier, mes parents étaient sur Paris, je précise pour ceux qui ne lisent pas mes post it d’amour (les méchants). Arrivée parentale le jeudi soir, dîner chez ma
sœur. Vendredi midi, déj dans un resto à côté de mon boulot, le soir près de chez Yohann (et pas loin de mon ancien boulot, amusant). Le samedi matin, je me lève et…aïe, j’ai mal au ventre et je n’ai pas mes règles donc ce n’est pas normal. Je me prépare péniblement et au moment de nouer mes lacets, énorme envie de vomir, je cours aux toilettes mais rien. Je pars chez ma sœur, 15 mn de marche au grand frais me fera du bien. Ah non… Une fois chez ma sœur, je m’étale sur le canapé avec un jus de citron préparé par ma maman et je dors pendant qu’ils déjeunent. En début d’après-midi, ça a l’air d’aller mieux mais une fois dans le train pour aller sur Paris, je sens que le peu de couleur que j’ai au départ s’en va de mon visage. Mes parents m’ordonnent de rentrer chez moi, je proteste mais je tiens plus debout. Une fois arrivée chez moi, je tremble des pieds à la tête, je me couche. Et c’est parti pour 19h de somnolence, délire, rêves bizarres, j’ai froid, chaud, je transpire, j’ai mal partout, surtout au dos. Le lendemain matin, je me lève, je suis pas super vaillante mais au moins, je peux manger avec les autres. Super le week-end familial.

 – Celui qui a inventé la fonction bloquer les mails d’une personne est un génie, ça évite les conversations stériles et pénibles, on est même pas tenté de lire le mail bien chiant

qui arriverait.

 – Jeudi, me voici au siège de TGGP pour la conférence de rédaction de TMF.com. Bon, les baskets au pays du glamour et de la mode, c’est pas super mais moi mal au dos (suite à mon problème du week-end), moi pas mettre de talons. La phrase à retenir « Kylie Minogue devait faire la couv mais elle est trop botoxée, finalement, ils l’ont pas prise ». Mouahahahah !
 

– Comment traumatiser les sœurs Bartoldi par maman Bartoldi « ben, si ça fait 30 ans qu’on s’aime avec votre père, c’est parce qu’on s’entend bien, pas besoin d’être des foudres au lit ! ». Là, Alice se bouche les oreilles, moi, je me masque les yeux (y a une sœur plus logique que l’autre, devinez laquelle) en criant : « AAAAAAAAAAAAAAAH je veux pas savoir ! Mes parents et ma sœur sont vierges ! ».

– J’ai trouvé ma spécialité à mon nouveau taf. Après « Nina, spécialiste de la langue française », je deviens maîtresse des vents. Semaine dernière, je discute avec mes
coupines de taf, une fille vient discuter avec nous. Dans ma volonté de m’intégrer, je demande : « et toi, tu travailles dans quel service ? – Ben, le même que le tien. Je suis
assise juste là ! ». Ok… Cette semaine, un gars à lunettes que j’avais déjà vu la semaine dernière vient me parler. Je sais plus qui c’est mais il me demande si j’ai fourni tous les
papiers pour mon contrat « Ben, je sais pas, quand j’ai signé le contrat avec Lenaïg, il m’a rien demandé… – Oui, c’est moi Lenaïg ». Je suis définitivement une boulette.

 – Ma sœur est la pro du one woman show. Jeudi soir, on dîne en famille chez elle et elle nous raconte ses péripéties d’avion en nous mimant la scène « non mais tu comprends,

je me suis énervée, je hurlais dans l’aéroport « NO WAY ! NO WAY ! I want to go to Bali, no to Kuala Lumpur ! » C’était excellent, on était morts de rire.

 – Nair, la seule marque de crème dépilatoire qui respecte tellement le poil qu’en fait, elle l’enlève pas.
 

– La phrase de la semaine de Lena, une collègue parlant d’un snack bio à côté du taf où on mangeait « en fait, ici, c’est le McDo des anorexiques ».

 

Bon, je crois que j’ai tout reconstitué la liste, je mets une petite musique pour fêter ça.

Donnons nous la main, soyons copains !

L’autre jour, je lisais Glamour qui donne des petits conseils stratégiques pour sa carrière notamment sympathiser avec ses collègues pour développer son réseau. Sans être aussi calculatrice, je fais attention à mes relations avec mes collègues parce que je les vois tous les jours donc si on s’aime pas, ça va vite devenir invivable.

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 Première semaine, me voici face à une quinzaine de personnes que je ne connais pas avec plein de prénoms à retenir. Ok, je suis là pour un bon moment donc retenons vite qui est qui et qui fait quoi. Ben oui, autant demander les choses à la bonne personne sinon, tout le monde perd du temps. Bon, y a que des garçons à tendance bruns mal rasés mais ça va, je gère, je retiens

vite. Maintenant que je connais les prénoms, passons la vitesse supérieure, adressons la parole aux gens. Dès le départ, certains sont plus chaleureux que d’autres donc on va dire que c’est ma porte d’entrée. Comme j’ai de la chance, la fille que je remplace part la semaine où j’arrive, elle fait donc un pot de départ donc idéal pour discuter avec les gens. Pour sympathiser, j’accepte même une partie de fléchettes. Bon ben voilà, au bout d’une semaine, je me sens déjà intégrée, trop forte moi.

 Oui, mais c’est pas le tout. Les collègues, faut faire amis amis sans pour autant sortir avec eux tous les soirs, c’est pas une obligation. Mais travailler dans la joie et la bonne humeur ça se travaille, manger seule devant son écran, c’est un peu bof comme principe. Dans l’agence on a un espace pour déjeuner (enfin, un canapé et des tabourets autour d’une table basse), la tradition veut qu’on mange tous autour avec ce qu’on a acheté et on papote. Parfois, on va aussi manger dehors, je n’accepte pas toujours parce que bon, resto tous les jours, ce n’est bon ni pour mon porte monnaie, ni pour ma ligne. Bon, bref, il faut trouver un bon dosage pour pas faire la snob de service ni faire pleurer ma conseillère financière. Il y a aussi les pots, des fois, à ne jamais rater, avec le tournoi fléchettes qui va avec (et que je perds toujours lamentablement mais j’essaie quoi).
 

Bon, passer un instant de détente avec ses collègues, c’est bien mais si c’est pour faire tapisserie, ça ne sert à rien. Il faut parler. Face à moi une quinzaine d’hommes entre 25 et 37 ans, la plupart entre 25 et 30 (enfin, 28-30, même). Bon, même génération, de suite ça aide. Mais le problème avec des garçons programmeurs et compagnie, c’est qu’ils parlent beaucoup technologie et jeux vidéos et c’est pas forcément ma tasse de thé. Ceci étant, de temps en temps, je joue avec eux, même qu’une fille qui joue à GTA, c’est pas si courant que ça. Même que je tape tous les gens que je croise dessus, trop forte moi. Bon, la F1 et le rugby, c’est pas leur truc, reste la politique, le cul et les conversations de type scatologiques où je peux suivre. Bon, des fois, on parle taf aussi mais c’est moins marrant. Seulement attention à ces petites conversations. Il est vrai que dans mon cas, mes collègues peuvent être facilement pris pour des potes du fait
de notre âge similaire mais il ne faut point trop en dire. On n’a pas besoin de savoir que je me suis faite secouée dans tous les sens la nuit dernière, tututut. J’ai pas besoin de faire la liste de tous les mecs avec qui je couche, quelles positions on a testées, non. Je dirais même que je préfère pas. Bon, j’ai vaguement expliqué à Rémi et Guillaume le dossier Gabriel, j’avais aussi
clairement la tronche d’une nana qui avait fait des folies de son corps la semaine dernière (je ne boirai plus de Dark dog au boulot, on va croire automatiquement que j’ai sexé) mais je reste discrète, tout comme eux, d’ailleurs. Je sais qui est maqué, le prénom de la plupart de leurs copines mais j’avoue que je suis pas sûre que j’aimerais savoir qui fait quoi. On sort pas
ensemble, chéri, alors tes pratiques sexuelles, je m’en passerai. Déjà que je sais qui fait pipi la porte ouverte chez lui…

 

De la même façon, je suis la seule fille de l’agence avec la boss et la secrétaire (mais on la voit jamais parce qu’elle est dans sa pièce et c’est la seule dans la catégorie plus de 50 ans) donc forcément, j’en joue un peu, je minaude, je demande toujours à celui qui tient la cafetière « tu me sers un café s’il te pléééééééééééé ! » en papillonnant avec ma petite voix mais après, si on se sort quelques vannes de cul, je ne drague pas. Déjà que ça jase quand je papote avec mon collègue tchèque, hein ! Non parce que les histoires de coucherie au
boulot, c’est compliqué, même si elle sont fantasmées. Oui, forcément, ils me taquinent sur le sujet et je réponds mais c’est que du jeu. Mais ça fait que je me sens à l’aise avec mes collègues et c’est ça de pris.

Bref, le boulot, ce n’est pas « que » bien faire son job, c’est également soigner ses relations. Car mine de rien, à qualités égales, on préférera toujours une personne souriante et sociale à celle qui se la joue perso et qui se limite « bonjour, bonsoir, tu me passes l’agrafeuse ? »

Petit guide pour blogueurs en mal de célébrité (volume 2)

L’autre, je vous expliquais avec le talent qui me caractérise (mouarfff ! Quelle modestie) quelques tuyaux pour faire un blog qui déchire. Mais c’est pas tout d’avoir un beau blog, il faut que les gens le découvrent. Parce que tu peux être une pépite d’humour et de finesse, si personne ne sait que ton blog existe, ça sert un peu à rien. Alors, aujourd’hui, je te donne des tuyaux pour faire de la pub pour ton blog.

 

Bon, déjà, tu as les annuaires et les moteurs de recherche mais ça, je vais pas t’en parler parce que tout le monde le fait et c’est même pas drôle. Moi, je fais te filer des conseils d’une vieille blogueuse, à appliquer ou non. Alors comment popularise-t-on un blog ? Alors, déjà, de quoi tu parles ? Non parce que par exemple, si tu fais un blog sur l’OM, c’est pas super la peine d’aller faire ton malin sur un forum pro-PSG. Parce que si tu attires des lecteurs grâce à ça, tu risques que de récolter des comms d’insultes donc je te le conseille
pas. Donc, déjà, si tu veux faire ton malin sur les forums en mettant l’adresse de ton blog, assure-toi de pas te faire des ennemis parce que se faire attaquer en permanence sur son blog, c’est pas franchement amusant. Ça peut même te dégoûter à vie du blog… Pourtant, certains utilisent cette technique. Par exemple, lors de mes interviews pour Modo, deux over-bloguiens m’ont parlé d’un commentateur militant FN qui venait les insulter. Ah oui, je le connais bien celui-là, il m’a fait pareil ! Sauf qu’à force d’insulter les gens, tout le monde le dénonçait sur le forum OB pour son blog à la limite de la loi (presque raciste, presque négationniste…) et dès qu’il faisait un pas de travers, hop ! blog suspendu. Donc voilà, c’est pas vraiment une bonne technique.

Le mieux, c’est de faire ami ami avec les autres blogueurs. Parce que finalement, la blogosphère, c’est vraiment comme le lycée (voire le collège) : toi, t’es nouveau, tu arrives en cours d’année et les groupes sont déjà constitués. Mais les groupes ne sont pas hermétiques, à toi de t’intégrer. Comment ? Mais comme dans la vie. Tu entames la conversation. Ce qui est bien sur les blogs, c’est que les gens te livrent un texte ou une planche, tu n’as plus qu’à commenter. Mais, s’il te plaît, sois pertinent. On raye de suite les « trop cool ton
blog, viens voir le mien ». Ce genre de comm, je les efface. Déjà, j’aime sentir que la personne a vraiment lu ce que je m’étais cassée à écrire. Après, tu n’es pas obligé d’être toujours d’accord avec ce que je dis non plus, c’est même la vie. Parce qu’un mec qui commente toujours « t’as trop raison, tu es géniale ! », je vais pas aller voir son blog et à la fin, je risque même de me foutre de lui. Non, sois pertinent mais correct. Tu as le droit de ne pas être d’accord avec moi, c’est pas une raison pour me mépriser ou m’insulter. Non, sois courtois, sincère, pertinent et les gens viendront te lire (et pas que celui chez qui tu commentes, magie !).

Après, ce qui marche quand même bien, c’est le léchage de fesses. J’en eus connu qui étaient des spécialistes. Déjà, ils commençaient par un « en fait, je voulais trop te rencontrer car c’est toi qui m’a donné envie de créer mon blog ». Ça, c’est très bon ! Du coup, on se sent un peu parrain/marraine du nouveau blogueur et même qu’on le met en lien. Enfin, moi, je le fais plus, je laisse grandir un peu ledit blog pour voir si je le linke ou pas. Non parce que le lien en blog, c’est délicat : si je linke un blog, c’est un gage de qualité donc je mets pas n’importe quoi. Or, parfois, un blog bien parti perd rapidement en qualité, ça m’emmerde de le laisser lié mais si je l’efface, ça va faire des histoires à base de « ouais, elle a enlevé mon lien, c’est une connasse, elle est jalouse de mon succès » ou chais pas quoi. Sauf que le fait d’être lié sur un blog, ça rapporte au mieux une dizaine de visites par jour donc pas de quoi s’extasier non plus. Par contre, faire ami/ami avec un blogueur, ça, c’est plus efficace. Par exemple : « Hier, je suis allée avec LilVirgo faire des courses »… Donc lien vers Lil. La demoiselle commente chez moi et comme elle est trop drôle, mes lecteurs-commentateurs passent la
voir à leur tour et hop. Ce qui marche vachement bien, aussi, c’est les soirées blogueurs et tout ça, faut pas en rater une. Moi, honnêtement, je suis allée à aucune. Parce que je n’en vois guère l’intérêt, si je veux rencontrer un blogueur, je lui écris direct un mail, ça va plus vite. Mais bon, ça reste un bon truc pour se faire des copains et se faire linker un peu à droite à gauche.

Mais là, encore, attention, ce genre de relation, ça se gère. Hé oui parce que des fois, les blogueurs, ils se tirent dessus. Genre, fais de la lèche, ok, mais fais en sorte qu’on ne relève pas ton hypocrisie parce que sinon, tu vas perdre ton lien sur les autres blogs. Après, si tu te la joues sur ton blog, attention aux rencontres, ça risque de te retomber dessus. Par exemple, si tu te la joues « je suis trop un tombeur, j’ai couché avec 258 filles », évite de t’étonner quand une blogueuse avec qui tu passes la nuit se couche sur le ventre malgré son opulente poitrine parce qu’elle va avoir tendance à penser que t’as trempé ton biscuit à peine trois fois dans ta vie. De la meme façon, rencontrer des blogueurs, c’est donner un visage à son pseudo et là, c’est à manipuler avec précaution. Bon, si tu dis que tu es beau ou belle sur ton blog, tout le monde te croira, pas le choix. Si tu mets des photos de toi sur ton blog et que tu ressembles plus à Lova Moor aujourd’hui qu’à Adriana Karembeu, bon,  y en aura toujours quelques uns qui se sentiront obligés de dire « ouah, comme t’es trop belle », comme on dit toujours qu’un nouveau né est beau, même si on le trouve laid. Mais je pense que tes stats vont s’en ressentir. De la même façon, si tu n’arrêtes pas de vanter ta beauté, ne mets jamais de photos car tu risques d’être la cible de deux blogueuses languedeputes qui commentent sur MSN (j’avoue que je fus l’une d’entre elles). Donc si tu dis que tu es sublime, évite de donner ton visage d’une façon ou d’une autre, ça fera partie de ta légende : « Bidule, le blogueur si beau que personne ne l’a jamais vu ». La rumeur peut être un bon argument vente aussi mais c’est très dangereux quand même, à manier avec précaution. Par exemple, si on dit « en fait, Nina, c’est Virginie Despentes » ou une autre écrivaine connue, c’est cool. Par contre, si tu fais naître une rumeur à base de « Nina sort avec blogueur machin », les gens peuvent se passionner de cette histoire et fouiller sur vos blogs respectifs
pour voir si c’est vrai ou pas. Le problème, c’est que ça peut te revenir dans la gueule, genre « il a dit ça sur elle », « elle a dit ça sur lui », « il paraît que c’est un mauvais coup », « il/elle l’a trompé(e) ». Alors, à la limite, y a pas de couple Nina-blogueur X donc tout ça, c’est fatigant mais bénef mais si le couple existe vraiment, ça peut l’atomiser ce genre de conneries.

Voilà, maintenant, tu as un blog top et tu as appris à lécher les bottes des blogueurs pour qu’ils parlent de toi… A partir de là, tu es bien parti pour devenir un blogueur incontournable !

The interview (part 2)

Valéry : Vois-tu le verre à moitié vide ou à moitié plein ? Pourquoi ?
A moitié plein, je suis une éternelle optimiste. Un peu trop des fois mais c’est rare que je vois tout en noir. Par contre, quand je me mets à voir le verre à moitié vide, c’est le cercle vicieux, je finis même par le voir à 1/4 vide.

Quel est ta plus grande réussite ? Ton plus grand regret ?
Ma plus grande réussite est à venir ! Mais pour l’heure, je crois que c’est d’avoir réussi à décrocher un diplôme de journalisme, mon rêve d’ado. Mon plus grand regret, j’ai déjà répondu plus haut.

Quelles sont tes attentes dans la vie ?
Mes attentes, elles sont classiques : un boulot qui me plaît et une vie privée peinarde (mais pas trop, trop, quand même) avec un homme que j’aime et qui m’aime. C’est pourtant pas bien compliqué ! Je n’ai pas la folie des grandeurs, je ne demande pas d’être rédactrice en chef du Monde, juste rentrer chez moi le soir avec ce sentiment de satisfaction d’avoir bien fait son boulot et retrouver mon homme qui me demande si la journée s’est bien passée. On se raconterait nos journées, on se ferait des câlinous et tout, le piiiiiiiiiiiied !

Jusqu’ou es-tu prête à aller pour réussir ?
Honnêtement, je ne sais pas. Jusqu’à présent, je n’ai pas eu besoin d’aller bien loin, juste maîtriser les entretiens de motivation. Je suis prête à faire des sacrifices d’ordre matériel, je m’en fous de bosser avec des horaires de dingue ou de déménager si on me propose un CDI (je partirai pas pour un CDD de 3 mois), de me taper deux heures de transport par jour… Ou d’être payée une misère. Par contre, coucher pour réussir, non… Ou alors, faut vraiment que je tombe folle amoureuse du recruteur (dans ce cas, y aura sexe avec ou sans boulot à la clé).

Quels sont tes qualités/défauts ?
Mes qualités : je suis curieuse, j’ai toujours une soif d’apprendre, super utile dans notre métier. Je suis opiniâtre et je comprends très vite ce qu’on me demande de faire, je suis efficace… à partir du moment où je m’y mets. J’ai une bonne imagination, je pense être généreuse et altruiste. Et puis chuis trop drôle. Mes défauts : curieuse (c’est pas toujours une qualité), impatiente, bordélique, rêveuse, susceptible, je fais traîner les trucs que j’ai pas envie de faire. Et j’ai une écriture épouvantable, aussi.

 

Si tu devais te lancer pour une cause humanitaire, quelle serait-elle ?
Bonne question que je me pose aussi car j’aimerais m’engager dans quelque chose. A une époque, un copain était parti en Afrique en mission humanitaire au Burkina Faso et j’avais envie d’en faire autant, quitter mon petit confort pour me frotter à la misère. Idéalement, j’adorerais partir donner des cours à des enfants en Afrique. Mais j’ai peur à cause de ma santé : le BCG ne marche pas du tout sur moi et c’est vrai que choper la tuberculose, c’est pas forcément très utile. Plus près de nous, en France, je suis intéressée par des mouvements comme « Ni putes ni soumises », filer un coup de main au planning familial ou donner des cours de français aux femmes musulmanes de la 1ère ou 2ème génération qui ne savent pas lire et écrire. Ca, ça me plaît bien, ça aide à l’intégration d’une façon simple mais efficace.

Si tu as le choix entre être heureuse en amour mais malheureuse professionnellement ou heureuse professionnellement mais malheureuse en amour…Que choisis-tu ?
Honnêtement, ça me fait chier de choisir mais je crois que je préfère faire une belle carrière. Pour moi, une vie réussie, c’est une vie remplie et mine de rien, même si on n’est pas connus, réussir dans sa vie professionnelle, c’est un peu la clé du bonheur pour moi. Disons que je considère qu’il est plus facile de réussir dans le professionnel que dans le privé car il est plus facile de maîtriser sa carrière que ses sentiments. C’est pas pour autant qu’il suffit de claquer des doigts pour réussir, juste que je n’ai aucun doute sur ma réussite professionnelle à longue échéance.
 
Ecureuil : quelle est ta taille en boites de kitkat empilés pour Kenya?
C’est possible d’avoir une photo (floutée pour l’anonymat) avec les boites?
Ah alors je suis très emmerdée pour te répondre dans la mesure où Kenya ne mange que des croquettes ! Bon, si on dit qu’une boîte de kitkat fait 20 cm (j’en ai aucune idée mais je suppose), il en faut quasiment huit pour faire une Nina… Putain, je suis naine !! Et comme j’ai pas lesdites boîtes, il n’y aura pas de photos, désolée…
 
Rem : Tu es échoué sur une ile. Un naufragé male est aussi sur l’ile. Est-ce Brad ou sagamore?
Je peux pas avoir les deux ? Bah, je dirai Sagamore car il est plus jeune. Non mais c’est vrai, on sait pas combien de temps on va rester sur l’île et Bradounet, il est déjà quadra et je pense pas que l’île fournisse du viagra, mouarffff ! Puis Sagamore, il est moins connu, on le cherchera moins !
Tu vas continuer ton blog longtemps ?
Je continue d’abord et surtout parce que ça me plaît, même si y a des jours où je dois bien me triturer la tête pour trouver quoi raconter. D’un autre côté, j’adore écrire des articles vides où je commence sans savoir où je terminerais, c’est vraiment les plus marrants à écrire. Et ça montre le côté brouillon de ma personne qui n’apparaît pas forcément dans d’autres articles. Et puis, ce blog, c’est un peu mon bébé, je l’arrêterai à la date que j’ai décidée, pas parce que quelques détracteurs m’y auront poussée.
 
Tock : – D’où viens tu ? (La réponse Toulouse ne suffit pas bien sur…).
Je ne veux pas donner ma ville de naissance mais c’est pas loin de Toulouse. Dernier voile que je souhaite conserver sur ma vie, avec mon vrai nom. Un jour, je le dirai sans doute mais pas encore. Enfin, je suis née dans une petite ville de province à la vie tranquille, quand je suis arrivée à Toulouse, c’était vraiment la grand’ ville mais je me suis adaptée. Mais je crois que j’aurais été parachutée de suite sur Paris, j’aurais été traumatisée.

 

– Tes parents connaissent-ils l’existence de ce blog ?
Mes parents savent que j’ai un blog mais ne connaissent pas l’adresse et ils ne la connaîtront jamais ! Je pense que mes parents n’ont pas besoin de connaître mes petites histoires de cœur (et de fesses). Depuis Guillaume 1er, ils ont entendu parler d’Arnaud car un jour, j’avais des tas de suçons dans le cou donc j’ai dû cracher le morceau. Ils ont su aussi que j’étais partie en week-end en Bretagne donc ils se doutent que j’avais un mec là-bas. Je préfère ne leur parler que des hommes qui comptent pour moi ET qui restent quelques temps dans ma vie. Ma sœur, par contre, le connaît mais elle refuse de le lire.
– Que font-ils dans la vie (réponse vague bien sur…)?
Mon père est cardiologue et ma mère infirmière.
– Que vois tu dans les yeux des gens à qui tu annonces que tu as un blog ?
Quand je dis aux gens que j’ai un blog, ils réagissent avec amusement et curiosité. Certains me prennent aussi un peu de haut, dans le genre « un blog, c’est un truc d’ado » mais je me plais à leur prouver le contraire. Mais en général, les gens me posent toujours la question du « mais pourquoi ? ».
– Pourrais tu mettre fin à ton blog si ton mec (le bon…) te le demandait (pour une raison valable bien sur) ?
Je mettrai fin à mon blog à une date précise que j’ai déjà choisi et si mon mec (le bon) comprend pas, c’est que ce n’est sans doute pas le bon. Par contre, quand je suis amoureuse d’un mec, je ne parle pas trop de lui sur le blog donc il n’a pas trop de soucis à se faire…

– 550 articles…Les principaux évènements de ta vie depuis deux ans (c’est ca ?)…N’est ce pas dangereux ?
Je ne vois pas en quoi le fait qu’un an et demi soient relatés ici soit dangereux en soi. Si c’est par rapport à mon futur, de toute façon, je n’ai rien à lui cacher alors… De façon toute personnelle, j’aime voir l’évolution de ma personne sur cette période, les sentiments que j’ai eus à un moment donné… Et de voir que sur certains trucs, j’en suis toujours au même point !
– Qu’est ce qu’un bon lecteur de blog ?
Un bon lecteur de blog ? Je sais pas moi, quelqu’un qui me juge pas après avoir lu trois articles et ne m’impose pas sa vision de ma personne car faut comprendre que je suis plus que ça, il y a des choses dont je ne parle pas. Un bon lecteur ne cherche pas à pénétrer mon intimité non plus, il reste à sa place et me laisse à la mienne. C’est-à-dire que si je réponds pas à ses avances, c’est pas forcément la peine d’insister, par exemple.
– Peut on avoir une fausse image de toi après avoir lu les 550 articles de ton blog ?
Et donc oui, on peut avoir une fausse image de moi. Disons que je connais quelques lecteurs et c’est marrant de voir que certains me percent très facilement à jour et d’autres non. J’en ai rencontré un la semaine dernière, par exemple, il m’a dit que selon la tournure des phrases, il savait si j’avais le moral ou pas. Bon, ok, j’avais remarqué qu’il était très intelligent mais là, ce fut une révélation, je ne m’en étais pas rendue compte. Je pense que globalement, on peut me prendre un peu trop facilement pour une fille facile qui ne cherche qu’à coucher alors que mes statistiques personnelles sont plus que modestes. On ne se rend pas compte que je peux aimer, aussi, et souffrir, par la force des choses.
– quelle est ta vision du monde ?
Ma vision du monde ? Assez pessimiste, en fait. Oui, je suis optimiste pour ma petite vie mais quand je vois l’état du monde, je vois pas trop de motifs de me réjouir. C’est pas pire qu’avant, des guerres, il y en a toujours eu mais quand je regarde l’histoire du XXe siècle, surtout après la seconde guerre mondiale, et aujourd’hui, je me dis que l’homme n’apprend vraiment rien. La paix dans le monde, c’est une belle utopie, je pense que, de fait, elle est impossible, quoi que l’on fasse. On a juste changé les méthodes mais les finalités sont les mêmes. Quant à la fracture nord/sud, je pense qu’elle n’est pas prête de se résorber.
– as tu un problème avec le hasard ? (C’est ma question préférée…Je pose souvent cette question aux gens qui m’intriguent. Il parait que tu tires les cartes d’ailleurs, non?).
Ai-je un problème avec le hasard ? Non, je trouve qu’il fait plutôt bien les choses. Comme je suis impatiente de nature, j’ai parfois du mal à me laisser voguer et voir ce qu’il se passe mais j’apprends, petit à petit, à ne plus précipiter les choses.
– es tu libre ? ( pas ce soir hein…en général).
Je me sens globalement libre. Déjà, depuis ma plus tendre enfance, mes parents m’ont toujours laissé faire mes choix. J’ai choisi toute seule ma première langue (allemand, j’ai tout perdu), ma filière littéraire (vu mes notes en sciences, de toute façon, j’étais clairement pas faite pour aller en S, ça tombait bien), mes études et tout ça. Ils m’ont laissé libre de choisir ma carrière et me laissent faire. Vu que je ne subis pas de pression particulière de mes parents, je me sens très libre, c’est agréable. La seule personne qui me fout des limites, finalement, c’est moi. Bon, mes parents n’ont pas non plus eu une éducation permissive mais globalement, aujourd’hui, je ne remets en cause aucune de leur décision.
– as tu quelque chose à prouver ? si oui, quoi ?
Evidemment, on a tous des choses à prouver ! Enfin, surtout à moi, je me fous des défis et quand j’y arrive, que je suis fière ! Actuellement, je veux me prouver que je suis capable de réussir professionnellement parlant. Pendant quelques temps, j’ai aussi voulu me prouver que je plaisais aux hommes mais bon, maintenant, je suis rassurée sur ce point. Non, vraiment, le domaine où je veux/dois encore faire mes preuves aujourd’hui, c’est sur le plan professionnel. Ok, je suis une super stagiaire mais maintenant, j’aimerais être une super journaliste !
– as tu un véritable secret ?
Le principal secret ici, c’est mon nom et prénom et la suite de ma carrière, je sais à quoi mes prochains mois vont être occupés mais j’en parlerai pas ici tant que ça ne sera pas fini. Sinon, non, je crois pas avoir de secrets…
 
Zibro : Dis moi Nina, il est passé où le chat??
Là, elle est dans la cuisine, elle mange ses croquettes !
(suite et fin la semaine prochaine)