Le banquet de noce

La célébration de l’amour rime avec ripailles. C’est comme ça, de tout temps, depuis que l’homme est homme… Dans les joies de l’organisation du mariage, vient donc la recherche du traiteur, celui qui rendra votre mariage plus réussi.

En ligne de mire des mauvais noceurs : le repas, partie du mariage sur lequel il est aisé de langue de puter. Trop salé, fade, épicé, chaud, froid, pas bon… D’où la nécessité de trouver un fameux traiteur qui fera danser les papilles de vos convives.

Le problème, c’est que tout le monde ne mange pas de tout. Entre les végétariens (voire végétaliens), les allergiques et intolérants, les femmes enceintes, les pratiquants d’une religion interdisant certains aliments et les chieurs qui font la moue à base de « oh mais j’aime pas! », c’est la quadrature du cercle. Limite, servez une gigantesque salade verte sans sauce ni condiment comme ça au moins… Ou organisez un buffet mais apparemment, ça ne se fait pas trop (sur les 6 mariages auxquels j’ai assisté, un seul proposait un buffet et c’était le mariage de ma cousine folle). C’est bien dommage, ce serait tellement plus simple.

Mais bon voilà, faut servir un vrai repas direct sur les tables donc pour se faire, il faut trouver ? Un traiteur ! Sauf qu’il suffit pas de taper traiteur sur Google pour trouver, non, il faut les tester. Soit se faire un gueuleton chez lui. Miam, un repas pas cher, génial !

Erreur ! Parce que des traiteurs, tu vas en consulter quelques uns, à chaque fois tu vas manger beaucoup (les portions sont petites mais y a beaucoup à goûter). J’espère que tu adores le foie gras, les huîtres, la pièce montée… Parce que tu vas en avaler ! Et les traiteurs, c’est comme les restaurants, un nom précieux de plat n’en reflète pas forcément la qualité… Mais n’oublie pas : choisis le bon sinon, t’as pas fini d’en attendre parler. 10 ans après, on soupire toujours après la pièce montée rance du mariage de ma cousine folle. Et pièce montée périmée, mariage condamné.

 

Du coup, t’es encore loin du mariage et tu grossis déjà. Ça tombe mal car, prochaine épreuve : trouver LA robe.

Mince alors

Par Pink Lady

Toute bonne pétassista le sait : après les fêtes, c’est diète. Oui, on a passé une semaine à se gaver comme des truies de foies gras et autres bûches à la crème de beurre, il faut vite éliminer toutes ces cellules adipeuses tranquillement lovées dans mon bide et mes fesses. Et pour les récalcitrantes qui n’auraient pas noté « perdre 5 kg » sur leur liste de bonnes résolutions, les magazines féminins viennent nous agresser à coup de « le nouveau régime pour perdre ses kilos après les fêtes ».

Sauf que la femme est rarement sérieuse dans ses régimes et les magazines féminins nous rappellent régulièrement à l’ordre. En janvier, tu perds les kilos des fêtes, en mars les kilos sponsorisés par tes raclettes et autres tartiflettes, en juin tu balises pour l’épreuve du maillot donc on en remet une couche, fin d’été t’as mangé trop de glaces et de chichis, à la diète ! Tout au long de l’année, on te rappelle que mince tu dois être et ce par n’importe quel moyen. Quitte à faire des régimes dangereux pour la santé (Dukan pour ne pas le citer), souvent déséquilibrés (le cortège des régimes dissociés) car la perte de poids doit être rapide. Ben oui, imaginons une grassouillette lambda qui souhaite perdre 5 kg avant l’épreuve du maillot. Comme elle se réveille quelques jours avant la date fatidique, elle doit perdre vite. Achètera-t-elle le magazine « apprends à manger équilibré et perds 2 kg par mois » ou le régime « diète express, perds 5 kg en un mois » ?. A ton avis ?

Je suis une fille à régime, j’en fais en moyenne 52 par an. Ca se passe toujours de la même façon : le dimanche soir, je décide qu’à partir du lendemain, c’est diète. Le lundi midi, je mange light, le lundi soir aussi. Le mardi midi, je crève tellement de faim que je m’autorise un petit accroc. Le mardi soir, j’ai oublié jusqu’à la notion même de régime. Parce que le problème des régimes, c’est que c’est pas fait pour les gens qui bossent. Prenons les régimes équilibrés avec menu établi pour la semaine. Donc le midi, je dois manger un poulet thaï avec de l’ananas en dessert par exemple. Bien, super, je vais trouver autour de ma boîte un resto qui sert ça. Ah non, y a pas. Donc pour bien suivre le menu à la lettre, faut que le soir, quand je rentre chez moi, je cuisine non seulement pour le soir mais aussi pour le lendemain midi. Pour peu que je rentre tard chez moi, de 1/ je vais mourir de faim et de 2/ j’ai pas envie de passer ma soirée à popoter, j’ai une vie moi monsieur.

Mais on nous culpabilise. Mince tu dois être, comme les filles des magazines. On culpabilise toujours les « grosses », celles qui ne rentrent pas dans du 36, celles qui ont toujours quelques kilos à perdre. Pourquoi tu grossis ? Pourquoi tu ne fais pas ce régime facile et garanti ? Mincis, mincis, mincis, c’est ton obsession ! Elimine tout gras de ton alimentation, maintenant et pour toujours. Oh, on le sait que tu craqueras, on le fait toutes mais ressaisis-toi. Limite, je suis étonnée qu’on n’ait pas eu encore un article sur »comment se faire vomir »parce qu’à côté de ça, la femme svelte est feignante : les pages sports des magazines féminins sont courtes (une page avec une grosse illu by Margaux Motin ou Pénélope Bagieu, du mois à l’époque où je les lisais) et tournent toujours autour du même thème : le sport, on aime pas ça alors on essaie de trouver un truc ludique comme la danse orientale, hihi. Oui, la femme des magazines veut mincir sans effort, un régime rapide et facile à suivre sans bouger trop son gras parce que c’est fatigant quand même.

Alors comme j’ai quand même ses relents de pétassista (et parce que mes pantalons commencent à me serrer), je suis au régime. Je mise sur une forte consommation de fruits et de légumes, le moins de matières grasses possibles et du sport. Et c’est pas dans les magazines que j’ai trouvé ce principe grâce à mon bon sens naturel. Maintenant, la question est : combien de temps ça va tenir.

Sinon, la prochaine fois, je pourrai aussi vous parler de mon autre résolution : ranger mon appart mais genre pour de vrai de vrai, y compris dans le placard et sous le lit.

La mariée n’était pas une bridezilla

Lecteur, j’aime te surprendre. Alors aujourd’hui, alors que tu ne t’y attendais absolument pas, je vais te parler de… du mariage de ma soeur ! (tatan !). Depuis le temps que je te le promets, je me bouge enfin le cul.

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Nous allons diviser ce récit en plusieurs articles, celui-ci sera un récit objectif de ce qu’il s’est passé, sans le côté “avoir des béquilles à un mariage, c’est un peu pas cool”. Tout acommencé le jeudi par la décoration de la salle. C’est assez excitant en soi, on sent la pression monter et c’est le début de la vie en communauté : autour des mariés, mes parents, mes tantes,mon oncle, la soeur du marié et son mari, des amis des mariés et moi, donc (oui, je suis la reine des rubans, souvenons-nous). Petit avant-goût du vendredi où là, tout commence.

 

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La mairie est à 18h, ma mère et ma soeur courent de coiffeur en manucure, la maquilleuse arrive pour maquiller une mariée en retard. Et ce qui devait arriver arriva, tout le monde étant à la bourre, nous (mes parents, ma soeur et moi) sommes arrivés en retard à la mairie, 18h20 au lieu de 18h. La bonne nouvelle, c’est qu’il s’agit d’une petite mairie et l’adjoint au maire est un ami du couple donc personne ne se plaint de ce retard. Et cette cérémonie fut très émouvante (oui !), l’adjoint au maire avait fait un discours magnifique, mélangeant anecdotes et grands sentiments, faisant pleurer tout le monde dans la salle (même moi). Pour une fois qu’une cérémonie de mariage à la mairie est émouvante… On file ensuite chez les parents du marié pour une première soirée assez campagnarde : ballons qui éclatent au soleil, moules à la paille, soupe de champagne (oh mais ça, mes enfants, c’est une tuerie), paella et fraisier. Le tout devant la scierie familiale. Ambiance bon enfant, on fait quelques photos où je suis priée de cacher mes béquilles (ahah, c’est SI facile). Bref une première soirée fort sympa où ma soeur a fumé comme un pompier (elle avait arrêté depuis 2004, elle a repris récemment alors que moi, ça fait 1 mois que j’ai pas touché une clope. Conseil : si vous voulez arrêter de fumer, cassez-vous la jambe), où ma tante m’a parlé
fesses et m’a demandé si j’étais inscrite sur netechangisme, ce qui m’a légèrement traumatisée quand même.

 

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Le samedi, c’est une autre paire de manche, c’est l’église. Tadam ! Etape 1, le coiffeur ou plutôt la coiffeuse qui me fait une coiffure toute mignonne qui ira à la perfection avec mon chapeau à voilette (oui, j’aime les chapeaux à voilette). A peine rentrée, je passe entre les mains de la maquilleuse qui me fait un regard charbonneux et des lèvres corail. Là, si tu as bien tout suivi, tu auras noté qu’on m’a tartiné les lèvres alors que j’ai pas mangé. Donc ce jour-là, je n’ai effectivement pas déjeuné (j’ai posé quelques carrés de chocolat sur la langue pour les manger sans abîmer mon maquillage). La cérémonie est à 16h, on est à l’heure cette fois. Je me retrouve tout devant, le rang avant la famille Bartoldi qu’on ne fréquente pas vraiment. L’entrée dans l’église est un peu bordélique, on a perdu le père du marié donc ma mère rentre avec les deux témoins qui font bien dans le mètre 80, 85 alors que ma mère culmine à 1m50, c’est très mignon. Ca embouteille un peu et du coup, on ne fait pas vraiment attention à l’arrivée de ma soeur au bras de mon papa hyper solennel. Que dire de la cérémonie ? Pas tip top à mon goût. La musique live (jouée par Yohann notre presque frère) était top mais le prêtre était pas des plus charmants, il a fait un sermon sur “croire ou ne pas croire en Dieu” (heu, ouiiiii ? Le rapport avec le mariage ?) et du coup, y a pas eu une larme, pas même ma maman. Heureusement qu’on avait pleuré à la mairie la veille. Par contre, la sortie de l’église était excellente : les pompiers ont fait une haie d’honneur avec leur casque, on a jeté pétales et fait des bulles (enfin, moi, j’ai essayé mais elles partaient dans le mauvais sens) et un des témoins a réussi à prendre un véhicule de la caserne où Anthony a fait ses premières armes, il est donc arrivé toutes sirènes hurlantes, ça a vraiment fait son effet.

 

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Direction le vin d’honneur qui avait lieu à la salle des fêtes, une salle des fêtes magnifique (il s’agit de vieilles écuries réhabilitées) avec une vue imprenable sur la vallée.

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Là, c’était super bien joué, l’apéritif commençait à être servi pendant les photos, ce qui a évité que l’on trouve le temps long. Le traiteur a fait un travail génial, on s’en est mis plein les papilles et le repas fut léger ensuite donc pas de sensation de peser 4,5 tonnes surtout que, moi, j’étais un peu punie de bal. Champagne à volonté, plancha de fruits de mer et foie gras et atelier photo avec des accessoires marrants pour laisser aux mariés des photos amusantes de nous.

 

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Pendant le repas, il y a bien sûr eu les traditionnels powerpoints, une chorégraphie des amis de ma soeur sur Wake me up (géniale), un lancer de lanternes thaïlandaises qui aurait été très réussi si le vent ne les rabattait pas vers les arbres (mais on n’a pas foutu le feu, va savoir comment on a fait). Puis l’ouverture du bal des mariés qui nous ont fait une choré géniale sur un mix de chansons. Quand on connaît mon beau-frère (hiiiii!), l’avoir fait danser comme ça tient du miracle.

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Bref, en résumé, je crois que c’est la première fois que j’assiste à un mariage sans le moindre couac, tout était génial, la déco, les robes de la mariée, les mariés, les invités, le DJ (on n’a pas eu de Michel Sardou !), la nourriture. Tout le monde était heureux, tout le monde a participé, c’était beau… C’est pas pour autant que ça me donne envie d’en faire autant mais pour une fois que tout se passe bien à un mariage, soulignons le !

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Demain (ou un autre jour), je vous raconterai comment j’ai fait ma Pippa même avec des béquilles, na.

PS : Si vous cherchez une photographe pour votre mariage en Midi-Pyrénées, envoyez-moi un mail (nina.bartoldi[a]gmail.com), je vous donnerai les coordonnées de celle qui a fait le mariage de ma
soeur, elle était vraiment super.

2010, ce sera mieux quand ce sera fini

Chaque année, à Noël, y a des traditions : le foie gras, le saumon, la bûche, le sapin et le bilan de l’année. A quatre jours de cette fin d’année, j’ai envie de dire : ouf, je vais pouvoir respirer ! Non parce que 2010, y a eu des trucs bien, je ne peux pas dire que ce fut une année pourrie. Non, ce fut une année montagne russe. Mais j’ai pas vomi.

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2010 commençait avec une belle ambition : changer de taf pour ne plus jamais prendre de lexomil. Mission réussie après 6 bons mois de recherche pas vraiment intenses. Je vous ai relaté ça dans journal d’une démissionnaire auquel il manque la conclusion et l’épilogue. Je vais le faire. 6 mois de course, d’entretiens cachés, de stress, de déceptions. Jusqu’à la délivrance. Puis le préavis qui ne s’est pas forcément très bien passé, jusqu’à ce jour où j’ai littéralement pété les plombs au bureau. Vous en connaissez beaucoup des démissionnaires qui terminent quotidiennement entre 20 et 22h, vous ? Et pourtant, ce n’était pas encore assez, manifestement. Grosso modo, si je résume cette première partie de l’année, ce fut stress, grande fatigue. Parfois, j’avais envie de m’asseoir par terre et juste pleurer pour me vider de toute cette lassitude, de tout ce stress, me laver de l’intérieur. Avec le recul, je vois ce que m’a apporté cette expérience dans le positif au niveau du travail et aussi au niveau humain, j’adore mes anciens collègues.  Mais reste une blessure, une vilaine cicatrice qui a considérablement compliqué mon intégration dans mon nouveau boulot car j’ai perdu confiance et sens de l’initiative. Jusqu’aux mots magiques de ma chef actuelle « arrête de toujours demander la permission, fais les choses ! Tu es capable de faire de très belles choses, c’est dommage. » Ah oui, tiens. Je sais que j’ai encore du travail sur ce point mais j’avance, j’avance.

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2010 a été une année très riche d’un point de vue sentimental aussi avec l’arrivée d’Amant Chouchou qui n’est plus du tout un amant mais un vrai amoureux. Je me souviens de notre premier échange de regards, en janvier, cette pensée immédiate « lui, je le veux ». Notre première nuit qui me fait penser que lui, il n’est pas comme les autres. Les premiers jours où j’ai un peu peur qu’une nouvelle fois, le Prince charmant m’échappe. Prince charmant qui a quelques particularités, dirons-nous mais sur le coup, je ne fais pas attention.  Ce n’est pas grave, profitons de l’alchimie de nos corps et quand j’en aurai marre, je partirai. Puis il y a eu cette matinée de juillet, une matinée d’orage, où j’ai avoué mes sentiments. L’aimer, lui, c’est un peu comme se jeter dans le vide, je ne sais pas encore si le parachute va bien s’ouvrir. Ou plutôt c’est se lancer à toute vitesse sur une piste de ski, foncer tout schuss à travers un mur de brouillard sans savoir si derrière on trouvera une falaise, un sapin ou une piste délicieuse. Qui vivra verra comme on dit. Pour l’heure, la vitesse est enivrante, excitante, totalement flippante et parfaitement jouissive. Alors je continue. Quoi qu’il arrive, j’ai réappris à lâcher la carapace, à faire confiance, en lui et en moi, à dire je t’aime sans avoir l’impression de déclencher un cataclysme.
Même si je le dis pas beaucoup non plus, pas besoin, ça se voit (enfin je pense).

 

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Et puis, gros point positif de l’année, quand même, ce sont mes relations amicales, aussi. Outre mes ami(e)s habituel(le)s qui ont eu fort à faire avec moi cette année, notamment à cause de mes déprimes professionnelles et quelques atermoiements sentimentaux (je vous aime, faut pas l’oublier quand je suis chiante !), j’ai fait de belles rencontres. A la plongée, j’ai gagné des amies précieuses avec qui on parle beaucoup, on se soutient, on se confie. On rigole beaucoup aussi. Le fameux club des 5 passé à 6, peut-être une 7e en approche. Et tout ces gens qui sont là pour moi ou me font confiance pour m’ouvrir leur cœur, ça m’émeut presque aux larmes.

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Parce qu’en 2010, j’ai aussi beaucoup pleuré. J’ai appris à lâcher prise sur mes larmes et du coup, je suis une vraie fontaine. Je pleure parce que je suis triste, je pleure de colère, je pleure d’émotion, je pleure de jouissance. Je pense qu’à notre cantine, je suis la pleureuse officielle tellement je pleure dans les bras de Vicky devant. Bon, ok, je l’ai fait que deux fois et demi mais en un mois, ça fait beaucoup. Bon, j’ai encore un peu de mal à accepter mon droit à pleurer mais je progresse, je progresse.

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Comme je disais 2010 fut très riche. Ce qu’on peut me souhaiter pour 2011 ? Du CALME.

PS : Je suis en train de déménager mon blog donc si vous voyez un blog complètement différent à  l’adresse www.vingtenaires.com, c’est juste que le transfert a été fait. Ce sera sans doute dans la semaine.

Attend-on trop des fêtes ?

Je le disais l’autre jour, je n’aime pas vraiment le mois de décembre mais j’ai de bonnes raisons pour. Sauf que qui dit décembre dit Noël et nouvel an donc ça me console. Pourtant, on peut légitimement se demander : est-ce que je n’attends pas trop de ces fêtes ? Et quand je dis « je », je devrais dire « la plupart d’entre nous ».


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Il y a quelques jours, on m’a confié une dure mission au boulot : trouver sur nos forums des personnes ayant un budget serré ou étant seules à Noël. Si pour les premières, j’ai eu du mal (on était plus dans l’étalage de cadeaux), pour les seconds, j’ai trouvé et ça flingue bien le moral. Jusqu’à lire cette sentence bien vraie : « non mais on attend trop des fêtes ». Ben ouais.

 

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Il existe quelques dates qui nous permettent de mesurer un peu notre intégration à la société. J’en dirais deux : notre anniversaire et les fêtes. Oui, bon, les fêtes, y a deux dates, Noël et Nouvel An. Selon les convenances, ces fêtes ne doivent en aucun cas se passer seul sous peine de passer pour l’asocial de service. De fait, si mon anniversaire ne représente pas forcément grand-chose (je ne le fête pas forcément le jour J) et qu’un Nouvel An seule, j’ai survécu même si c’était dû à une grippe pourrie, Noël, c’est trop « famille » pour moi pour imaginer le passer seule. Chaque année, j’en attends la sérénité que peut m’apporter ma famille, du repos, du calme même si en l’espèce, à bien y réfléchir, ce sont les pires vacances de l’année vu qu’on les passe à courir pour faire les derniers cadeaux. Quoi que cette année, mes vacances étant un peu décalées, j’ai pas eu ce souci là. Donc cette année, les vacances sont, pour l’heure, un véritable havre de repos parce que bordel, je l’ai bien mérité.

 

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Au-delà de mon cas particulier, il faut avouer qu’on met bien la pression sur les fêtes de fin d’années. Avez-vous fait vos cadeaux ? Le repas est-il prêt ? Et votre tenue ? Faut-il inviter les beaux-parents ? Noël, dans sa famille ou dans la vôtre ? Bref, quel que soit l’angle attaqué, hors de question de parler de la solitude pendant les fêtes, ce n’est pas envisageable. De façon générale, les médias ont du mal avec le concept de solitude, de « sans famille ». Noël et le Nouvel An sont des dates festives, tu fais la fête en collectivité et puis c’est tout. Mange des bûches, du foie gras, des huîtres, du saumon… Sois généreux avec ton prochain, oublie les conflits qui t’opposent à ta famille parce qu’à Noël, tout le monde s’aime-euuuh !

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Alors évidemment, avec tout ce matraquage, difficile de ne pas avoir de grosses pressions sur les épaules. Comme à la St Valentin où les célibataires sont stigmatisés mais là, c’est pire. Parce que le célibat, ça concerne plein de monde mais les sans familles, ce n’est pas censé exister, ça se peut pas ! Tu as forcément des parents, des enfants, une belle-famille, des cousins à la rigueur mais être seul, non, ça ne se peut point. Ou alors, t’es vieux, la solitude des vieux, ça passe mieux. Ce qui nous fait tout un tas de gens qui culpabilisent de ne pas inviter tel ou tel membre de la famille que l’on n’apprécie pas du tout, de devoir aller dans la famille du conjoint plutôt que la leur ou imposer au conjoint de ne pas passer les fêtes dans sa famille pour la passer dans la nôtre… Sans parler de la pression des cadeaux. Dis moi ce que tu m’offres, je te dirai qui je suis pour toi.


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Pourtant la question est : quelle importance de rater les fêtes ? Quand j’ai dû passer le réveillon toute seule pour cause de grippe, sur le coup, ça m’a complètement déprimée mais finalement, est-ce que ça a changé quelque chose ? Non. Ce n’est qu’une date, une soirée. Pour le coup, là, ça ne renvoyait pas à ma solitude mais à ma santé précaire. Pourtant, j’ai la sensation que les réveillons se font de plus en plus en petit comité. Mes parents sont ravis de ne rien faire cette année, ma sœur et moi le faisons chacune en petit comité, elle avec son futur mari et ses amis, moi avec quelques amis, sans même mon amoureux mais je n’avais même pas pensé que ça puisse poser problème avant de découvrir la pression des fêtes. On se fera un petit truc tranquille après. Finalement, je la gère pas si mal cette pression de ce point de vue. Mais laissez moi passer Noël hors de ma famille nucléaire et là, je serai sans appel : l’année a été à l’image de ce Noël : pourri. Oui, condamner toute une année pour un jour, c’est excessif mais je suis comme ça, moi.


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Peut-être qu’un jour, on apprendra à dédramatiser, à se détacher de la pression médiatique attachée à ces fêtes. En attendant, cette année, mon Noël fut joyeux même si je crois que mon iPhone, plongé dans l’eau glacée de mes toilettes par inadvertance (ne le rangez jamais dans la poche arrière du jean) est en train de me quitter, je crois. Enfin, tout marche sauf qu’il ne capte par intermittence et encore, la 3g, il connaît plus. Supeeeeeer, je sens que ça va me coûter bonbon cette histoire. Mais à chaque Noël sa petite anecdote fâcheuse, cette année, elle est bien légère, ouf !

La coloc de la vacuité : milieu d’étape

Pour les trois du fond qui ne suivraient pas, je vis depuis maintenant 15 jours avec Vicky. On va le faire version téléréalité. « Elles sont deux dans un studio de 30 m² avec un chat, 3 pc, un smartphone, 4 cartons. C’est la coloc de la vacuité ! ».


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Donc voilà, 15 jours, déjà. Quand nous avons commencé notre colocation, l’idée était la suivante : « Soit on devient totalement fusionnelles et insupportables, soit on ne se supportera plus ». Quel stress ! Bon, autant vous dire qu’au bout de 15 jours, on est plus dans le fusionnelles et insupportables que dans le on ne se supporte plus. D’ailleurs, cette semaine, les 3 jours où elle était à Londres, j’aurais dépéri si je n’avais pas organisé ma semi-semaine en conséquence avec des verres en bonne compagnie et un cours de plongée (maintenant, je sais enlever et remettre mon masque sous l’eau, installer ma bouteille sur le gilet mais je suis un peu vexée de rentrer dans un gilet S avec tous les nibards qui sont miens).

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Mais mercredi soir, que de retrouvailles émues ! Pourtant c’était mal barré : moi à la gare du nord à me cacher pour ne pas être la victime collatérale d’une bagarre à laquelle participait un chien surexcité, elle dans un train quelque part perdue dans la campagne calaisienne…  Alors que j’étais au relay pour acheter Closer (ben oui, je
suis égocentrique, j’achète les magazines dans lesquels je suis) et quelques autres titres que je ne citerai pas vu que je pige pas dedans (mais c’est pas dur, vous allez au rayon mensuels féminins et vous trouverez pas mal de titres désormais en ma possession), elle m’appelle « c’est la merde, je serai pas là avant 22h30, rentre à la maison.

– Oh ma chouuuuuuuuute !  Tu veux que je te fasse une bonne soupe ?

– Non, j’ai faim, commande une pizza ! »

23h15, la pizza est dans le micro-ondes et enfin, je la récupère, épuisée. Ma pauvre choute !

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Cette coloc nous rapproche encore d’un cran du genre « hé t’as vu mon nouveau soutif ? » avec démonstration à l’appui, la porte qu’on ne ferme plus quand on fait pipi (y a un drap qui sèche dessus), les eaux oxygénées et coton demak’up qu’on se partage, les « bon, attends, lundi soir, je dors pas chez toi comme ça, je te laisse un peu ton intimité. » « Roh mais te sens pas obligée » ou les « bon, dès que je récupère les clés, je pars camper dans mon nouveau chez moi » « oh mais tu peux revenir un
peu dormir ici, si tu veux… ». Ouais, on devient clairement et irrémédiablement fusionnelles.

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Donc à mi-parcours, je le dis haut et fort et pas juste parce qu’elle est derrière moi : je suis ravie du tour que prennent les choses. Mon appart ressemble
encore à quelque chose, notre linge barbote joyeusement dans la même machine à laver, on a acheté les mêmes baskets Puma. Je trouve le test pour notre amitié intéressant et le fait qu’au bout de 15 jours, il n’y eut pas l’ombre d’une tension m’apparaît comme un élément extrêmement positif alors que par ailleurs, nous avons toutes les deux des sources de tension qui pourraient nous rendre désagréables l’une avec l’autre. J’ai même spontanément proposé que nous
fassions du ménage à fond dans son nouveau chez elle (ok, je suis accro au serpillage des murs maintenant). Et pour fêter cette mi-parcours, nous nous sommes faits une petite st valentin aux petits oignons avec foie gras (elle en a mangé les ¾) et petite bouteille de Chardonnay (elle en a bu une gorgée, j’ai fini le reste. Je suis d’ailleurs un peu pétée). Si c’est pas de l’amour ça !

PS : A la question qui est qui dans le couple Emilie-Sabrina, Vicky vient de hurler « je suis la vierge! ». Donc moi, je suis la coiffeuse.

Re- PS : Par contre, Kenya ayant deux maîtresses qui la bichonnent, elle est sacrément merdeuse en ce moment

La vertu des petits réveillons

Depuis quelques années, mon réveillon se révèle intimiste. Pas plus de 10 personnes et même, les 3 derniers réveillons ont été vraiment en petit comité : 3 en 2007-2008, 1 en 2008-2009 (merci la grippe). En cette année ? 4 jusqu’à 22h puis 2 (et on a parlé anglais en plus, vu que l’un des convives était australien). L’autre étant naturellement Vicky, on ne change pas un duo gagnant.


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Pourquoi je choisis désormais de petits réveillons ? Oui, choisis, c’est un choix (sauf la grippe de l’an dernier). En premier lieu, je rappelle qu’en hiver, je suis globalement autiste donc les grandes assemblées ne me séduisent guère.Par exemple, je suis rentrée mardi soir tard de ma province aimée suite à 10 jours de vacances où je n’ai vu, hors ma famille (et les gens dans les magasins mais ça ne compte pas), 4 personnes : Anne et son mec, Lucie et son mec. Point. Et j’en étais ravie ! Alors revenir et me retrouver soudain au milieu d’une soirée de vingt personnes, bonjour le traumatisme.

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Et puis les petits réveillons ont de nombreux avantages : d’abord l’organisation. Tu viens ? Oui ? Liste des invités, ok. Pour les courses, pareil, je les ai faites en 1h jeudi soir (il y a des raisons pour lesquelles elles ont été faites à la dernière minute, notamment le fait que mercredi, j’avais un peu la nausée et qu’acheter à manger ne me tentait pas du tout). Pour le repas d’ailleurs, pas la peine de s’emmerder non plus : amuse-gueules pour l’apéro, foie gras et bûche, voilà. Enfin, sauf qu’il n’y avait plus trop de bûche au Picard, juste une au nougat glacé et une abricot-lait d’amande. C’est marrant comme ce genre de fête est un bon indicateur du goût des gens. Par exemple au match Coca Zéro/light vs Pepsi Max, dans mon Monoprix, Coca écrase la concurrence.  Bref, une affaire rondement menée.

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Et la soirée s’est parfaitement bien passée. Le problème des folles soirées à multiples participants, c’est que ça multiplie les risques de voir apparaître le gros lourd bourré qui devient tellement chiant que ça vous pourrit un peu la soirée. C’est soit celui qui a l’alcool triste et qui va se mettre à pleurer sur sa vie merdique (à tort ou à raison), sur le fait que son chat est tout seul à la maison pour le réveillon, sur une rupture qui remonte à trois ans… Ou y a aussi super alcoolo, celui qui te soutient mordicus que le fait qu’il ne marche pas droit ne l’empêche pas du tout de conduire et que si tu lui prends les clés de sa caisse, tu risques de te prendre une baffe ou un poing dans la figure. Y a aussi l’alcoolique agressif, lui, pas besoin de lui prendre quoi que ce soit pour qu’il ait envie de taper. Je ne dis pas que ça arrive systématiquement mais est-ce qu’il y a quelqu’un ici à qui ça n’est jamais arrivé ? Et justement, l’avantage des petits réveillons, outre qu’on est entre gens de très bonne compagnie, c’est qu’on n’a pas besoin de boire pour tromper son ennui et que tout le monde reste dormir à la maison de toute façon donc aucun risque. Bien qu’avec Vicky on a été très sages. On a passé la soirée à papoter (on s’était pas vues depuis presque 3 semaines donc même si on se sms ou on parle sur MSN, y avait de la mise à jour à faire) en étalant notre foie gras sur des toasts avec de la bonne musique derrière. Du genre musique club, j’entends, on avait du Rihanna, du Britney Spears, du Lady Gaga, du Beyonce et leurs copains copines.


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Mais surtout, l’avantage du réveillon mini modèle, c’est le lendemain. Le 1er janvier ne sert clairement à rien, nous sommes d’accord. Avec Vicky, on a regardé un téléfilm catastrophe en petit déjeunant, ce fut le haut fait de la journée. Après, j’ai dû m’habiller pour la raccompagner au parking de mon immeuble pour ouvrir la porte… Si j’avais 2 télécommandes, JAMAIS je ne me serais habillée, rester en pyjama tout le 1er janvier, c’est quand même plus sympa. Du coup, pour me venger, j’ai pris un bain délicieux avec un bon bouquin et un masque en argile sur la tronche. Histoire de commencer 2010 resplendissante. J’avais prévu de me teindre les cheveux aussi (je repasse en brune) mais n’ayant pas eu le temps d’aller au coiffeur la semaine dernière, on va attendre. Parce que le coiffeur donne toujours des choses étranges : soit ça me brunit, soit ça me blondit et même, depuis ma dernière coiffure, j’ondule… C’est joli mais c’est bizarre, j’ai le cheveux plutôt du genre désespérément lisse, moi.


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Mais surtout, surtout : pas de gueule de bois ! Et ça, c’est que du bonheur.

Bonne année 2010 et comme je disais sur mon texto de nouvelle année (envoyée par lot, veuillez m’en excuser) : 2010, année des délices, des vices, des surprises, des pénis, du pastis… veuillez rayer la mention inutile (depuis, il a été rajouté clitoris et fist). Selon mon sondage personnel, les gens ont soit tout pris, soit les délices. Moi, je prendrai bien une bonne lichette de (bonnes) surprises aussi.

La quête effrénée du plaisir annihile-t-elle la jouissance ?

(ou comment être sûre en un titre de perdre tous les lecteurs qui pourraient être blogueurs sur la plate forme sur laquelle je bosse)

Il y a peu de temps, j’ai lu Les particules élémentaires de Michel Houellebecq. Oui, je lis du Houellebecq moi maintenant, alors que je déteste le personnage mais avant de cracher sur un roman, autant le lire. Et en plus, j’ai trouvé ça pas si mal que ça, finalement, bien mieux qu’un puant Easton Ellis (là, je suis en plein American Psycho et y a de quoi devenir psychopathe, en effet). Bref, dans ce roman, un des héros partouze joyeusement en boîte échangiste et explique, en gros, que trop de plaisir tue le plaisir. Je réfléchis : ouais, je suis d’accord.

partouze-chaussettes

Je suis une personne qui considère que le sexe est un raffinement. J’aime quand c’est bien fait, en gros. Même un coup vite fait entre deux portes doit être fait avec application sinon, je n’en vois pas la peine, je peux très bien me démerder tout seule pour un orgasme vite fait bien fait. Je me suis toujours interrogée sur les partouzes ou autre (enfin, toujours, depuis que je connais, quoi). Aimerais-je ça ? Au jour d’aujourd’hui, je réponds non. Déjà, les clubs échangistes, le truc qui me bloque, c’est l’odeur. Non mais imaginez une salle en sous-sol surchauffée (les gens sont quand même à poil) avec plein d’hommes qui éjaculent et de femmes qui mouillent. Oui, ça doit puer et pas qu’un peu. Bon, grâce à Michel, je sais qu’il est très aisé de refuser mes entrées à un monsieur qui me plaît pas mais je suis pas sûre que monsieur-qui-me-plaît-pas qui se tire sur le spaghetti pendant que j’autorise un monsieur à visiter mon
intimité, non, non…

Bon, ça, c’est mon opinion sur ce genre d’expérience donc, pour l’heure, ça m’intéresse pas. Parce que, souvent, je me demande comment des gens en arrivent à pratiquer ce genre de sexualité. Non pas que je condamne ça, chacun fait ce qu’il veut, je m’en fous, mais sont-ils à ce point blasé du cul qu’ils ne savent plus quoi faire pour prendre leur pied (ou égayer leurs soirées) ? Trop de sexe ne tue-t-il pas le plaisir et donc la jouissance ? Ou est-ce peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ? Ou alors, est-ce une addiction comme une autre tel que l’alcool où on boit toujours plus parce qu’un verre ça suffit plus ? Et pourquoi le bleu marine, ça va pas avec le noir ? Que de questions lecteur ! T’as trois heures.

Parce que, souvent, dans les récits de partouze et co, ce qui me semble prévaloir, c’est l’ennui. On baise mais on s’emmerde, fascinant. Triste mais fascinant. Je sais pas mais il me semble que rien qu’à deux, y a déjà tant de choses à faire, de voies à explorer (ce n’est pas un mauvais jeu de mot !), de jeux à pratiquer, tout ça, tout ça. Bref, quand on intègre plein de gens en plus, n’est-ce pas que l’ennui sexuel a gagné le couple ? Tout me paraît faux là-dedans. Par exemple, quand je regarde Paris Dernière où y a toujours ce genre de sexe, j’ai l’impression que les gens surjouent leur plaisir. Evidemment, y a des caméras donc les gens font les malins devant mais tout me donne une impression de toc, le plaisir, la joue d’être là, les performances sexuelles. Alors, ouais, ça fait rebelle du sexe de partouzer mais si le plaisir n’est pas au rendez-vous, quel est l’intérêt ? Tiens, encore une question.

Bref, tout ça pour dire que je m’interroge. Peut-être que je mets tout le monde dans le même sac, à tort et qu’il y a un réel plaisir et même une jouissance, une vraie qu’il y a des trucs vraiment kiffant. Mais tout ce qui est orgiaque me paraît écoeurant, dans le sens on s’en lasse vite ? J’aime les bonnes choses comme le foie gras par exemple, mais je me contente d’une tranche. Je m’en enfilerais pas un entier sans vomir. Oui, je sais, c’est pas la première fois que je compare le sexe au foie gras mais mon cerveau est down après les journées que je passe
donc hein !

En conclusion, petite question : plutôt que d’aller toujours plus dans le trash, les gens ne devraient-ils pas réapprendre à savourer plutôt que de consommer à tout prix ? Finalement, Houellebecq, il est pas si mal que ça, il m’a inspiré un article ! Comme quoi, des fois, c’est bien de tester avant de condamner (comme ça, vous pourrez dire en comm « mais pourquoi tu dis que les partouzes c’est nul alors que t’as jamais essayéééééééé ? »)

L’’uniformisation américaine

Soyons clairs, je ne suis pas très fan des Américains. Oh, pas d’anti-américanisme à deux balles, je ne les fous pas tous dans le même panier. Sur 300 millions d’habitants, y en a
forcément des biens. Ceci étant, y a des trucs qui me gonflent, notamment leur volonté de nous imposer leur foutu culture en maltraitant nos petits produits français.

 

Jeudi soir, je tombe sur Taratata sur France 3 avec Placebo, cool. Bon, Nagui, j’aime bien son émission mais je le trouve un peu poussif lors des interviews mais peu importe, ce
que j’aime dans Taratata, ce sont les performances en direct. Suite à Placebo apparaît une petite fée brune en robe de tulle, la géniale Emilie Simon qui vient interpréter « Végétal ». Faut que je trouve quelqu’un pour aller au concert avec moi en septembre, tiens. Bref, la jolie Emilie interprète son titre et passe à l’interview et là, Nagui reparle de son travail sur la marche de l’Empereur. Je dois avouer que j’ai adoré ce film et encore plus la BO. Sauf que voilà, quand le film est parti outre Atlantique, nos amis Américains ont complètement changé la musique ainsi que le mode de narration si particulier. Mais ça leur arrive de respecter les choses, non ?

 

La spécialité des Américains, ce sont les remakes. Ca, ça m’insupporte. Bon, en France, on a cette sale manie en musique. Quand j’allume ma radio, entre les reprises française,
américaines, anglaise ou je sais pas quoi, j’ai l’impression que toutes les fréquences sont squattées par Nostalgie. Mais revenons-en à nos yankees. Ce qu’ils aiment : prendre un film français qui a plutôt bien marché dans notre petit hexagone, genre « trois hommes et un couffin » ou « un Indien dans la ville » (entre autres) et ils l’importent chez eux. Mais hors de question de passer ça sur leurs écrans, André Dussollier n’est pas Tom Selleck, il a même pas de moustache ce naze, bouh ! Donc on revoit le scénario en y rajoutant une bonne dose de ketchup et d’américanisme à deux balles. On prend une Christina Applegate à la place d’une Valérie Lemercier, c’est plus glamour. Autant, Christina, je l’adore dans « Mariés deux enfants », autant je la vois pas, mais alors pas du tout dans le rôle d’une bourgeoise au sang bleu.

En France, on a des idées mais apparemment, nos acteurs ne sont pas vendeurs, sauf rares exceptions genre Jean Reno qui joue toujours le Français qui mâche du chewing gum et qui s’appelle Philippe. Oui, tous les Français dans les films américains s’appellent Philippe, c’est curieux, ça, quand même. Bon, c’est sûr, c’est plus facile à dire qu’un prénom avec un R mais bon, nous aussi, on en a plein de prénoms, faut pas croire. Alors oui, un Hugh Grant, c’est plus vendeur qu’un Patrick Bouchitey mais quelque part, ça m’énerve que nos acteurs français ne passent pas sur les écrans yankees. Ils sont aussi bons que les Américains, voire meilleurs, selon lesquels on prend.

Je me pose une question : quand on est un réalisateur français et qu’on voit un gros ponte d’Hollywood arriver dans notre bureau pour racheter notre scénario (à défaut de
racheter notre film), on fait quoi ? Petite mise en situation. Imaginons que je suis la réalisatrice d’un film, un espèce de trio amoureux avec Charles Berling, Sagamore Stévenin et moi, évidemment. Oui, tant qu’à être dans l’absurde, autant ne rien se refuser. Bon, bref, comme je suis super talentueuse, les yankees débarquent dans mon bureau et proposent de me racheter les droits pour une somme astronomique. Seulement le but n’est pas de reprendre mon petit bijou cinématographique (hihihi !) et de traduire les mots, il s’agit de remplacer les acteurs, de tout remanier. Ca ne se passera plus à Montmartre mais à Manhattan, ce ne seront plus Charles Berling, Sagamore Stévenin et moi mais John Cusack, Julian McMahon et Sarah Jessica Parker (au hasard). Ca n’aura pas forcément grand-chose à voir mais au moins, je vais me faire de la tune et puis, au moins, mon œuvre sera reconnue dans le monde entier. Mon idée est si géniale qu’on veut me la racheter !

 

Mais après, un film est une œuvre d’art, mon œuvre et on ne veut pas la respecter ? Bon, dans la plupart des films exportés et retournés, ce sont des comédies sans réelles
volontés esthétiques (enfin, je crois pas) mais voilà si j’étais réalisatrice de film, je pense que chaque image aurait son importance, elle serait inscrite dans une logique esthétique particulière. Par exemple, si je fais une scène sous la pluie, ce serait plus pour exprimer la mélancolie, la tristesse, que sais-je ! Alors qu’aux Etats-Unis, sous la pluie, on s’embrasse dans un esprit de romantisme à la con (enfin, en vrai, j’aimerais bien qu’on m’embrasse sous la pluie aussi mais passons). Un baiser échangé devant l’Hôtel de ville serait un hommage à Doisneau. Dans la version américaine, un baiser devant ground zero ne serait qu’une ode pathétique à la vie et le rappel que les Etats-Unis sont des victimes.

 

Bref, quand on crée quelque chose, peut-on accepter de céder les droits et de voir son œuvre passer à la moulinette. La créativité et le sens artistiques se vendent-ils ? Accepterais-je qu’une œuvre que je me suis cassée le cul à monter, image par image, plan par plan, scène par scène, des heures et des heures de travail effacées par un vulgaire remake, un message qui ne sera plus le mien. Non parce que quand on voit ce qu’ils font de nos comédies, ça fait peur. Je n’ai pas vu « Un indien dans la ville », « 9 mois » ou « Les visiteurs à New York » parce que je pressens l’immonde navet. Pourtant, j’ai bien aimé les versions originales.

Quand Jean-Marie Messier avait annoncé que l’exception culturelle française n’existait plus, on avait crié au scandale mais ne sommes-nous pas en train de la tuer en acceptant de voir nos œuvres ainsi travesties ? La Marche de l’Empereur est un bon concept, des voies magiques (Charles, c’est quand tu veux qu’on se marie), une musique qui dessert parfaitement l’émotion dégagée par ce film. C’est bien la première fois que je suis émue par des histoires de manchot (les pingouins, pas les gens sans bras), j’avoue que j’ai été complètement transportée par le film. Je l’ai visionnée avec mes parents pour le réveillon de Noël, on en a oublié de manger nos toasts au foie gras tellement on était plongés dans l’histoire (« ah non, le gros oiseau, il va manger le bébé ! » « Oh non, il est mort le manchot ! »). Si on vire tout ça, il reste quoi ? Un simple documentaire animalier comme on en voit tous les après-midi sur France 5. Loin de moi l’idée de critiquer ces documentaires mais je trouvais que la Marche de l’Empereur avait un mode de narration tellement particulier qu’il rendait ce film magique. Une fois de plus, Hollywood nous a tuer.

Auberge Nina, brouette à toute heure

Je suis actuellement censée préparer un dossier sur l’e-administration et le droit mais je n’en ai pas envie donc j’écris un article. Le thème du jour : sommes-nous des filles
faciles ?
 
Dimanche après-midi, j’ai du boulot (pour changer) quand je vois miss Banana qui se connecte sur MSN. Pour ceux qui ne connaîtraient pas son blog (et qui devraient en avoir honte), Banana y raconte ses histoire de cœur et de sexe, liées ou non à meetic. Donc nous discutions tranquillement cet après-midi en attendant LA  rencontre qui aura lieu cette semaine. Nous discutons de nos blogs et du succès qu’il nous rapporte auprès de certains hommes, ce qui nous fait passablement rire : nous sommes désirées par des hommes qui ne savent même pas à quoi nous ressemblons. Pourquoi un tel succès ? Simplement parce que nous sommes considérées comme des filles faciles.
 
Depuis que j’ai crée ce blog, j’ai eu six amants, un chiffre qui n’a, somme toute, rien d’exceptionnel. D’autant que je ne dois pas forcément ces brouettes à mon charme naturel
mais plus à ma liberté sexuelle (et à ma photo sur meetic, aussi). Un homme dirait-il non à une brouette avec une femme qui ne lui plaît pas ? Difficile à répondre dans l’absolu mais je pense que pour certains, de la chair fraîche reste de la chair fraîche. Donc quand ils croisent la route d’une demoiselle de relativement petite vertu, ils n’hésitent pas longtemps : une brouette, c’est toujours ça de pris.
 
Sauf que… En tant que femme sensuelle, je n’ai pas envie de partager ma couche avec n’importe qui, n’en déplaise à certains. Ce n’est pas parce que j’aime le sexe que je le
pratique avec n’importe qui. On ne rigole pas avec le sexe, ça ne se pratique qu’avec envie ! C’est comme si vous deviez manger du foie gras tous les jours sous prétexte qu’il y en a toujours dans votre frigo. Mangez, mangez, vous aurez des marques plus ou moins bonnes, plus ou moins écoeurantes… Et bien si au bout d’un mois vous ne vomissez pas à la simple prononciation des mots « foie gras », vous êtes un surhomme.
 
Le sexe est avant tout une question de feeling. Personnellement, il y a des choses que j’ai envie de faire avec certaines personnes et pas avec d’autres, ça ne s’explique pas. Par exemple, si j’ai envie d’aller voir un film un peu underground, j’irai avec Anne qui aime ça plutôt qu’avec Gauthier. Pour le sexe, c’est pareil. On me répondra : « faute de grives, on mange des merles. » Et bien je suis désolée mais si je n’ai pas envie d’un mec, je ne vais pas me forcer, pas même pour l’hygiène.
 
Seulement voilà : comme on a une réputation un peu sulfureuse, on nous prend pour des Marie-couche-toi-là. « Tu sais, Nina, elle est chaude, tu peux y aller sans problème ! ». Et bien, si, il y a un problème, j’ai encore le droit de choisir, non ? Cet été, un de mes partenaires de brouette m’a présenté un de ses potes. On passe une très bonne soirée, on rigole, on boit. En fin de soirée, le jeune homme ramène tout le monde en voiture, il me dépose chez moi, je lui claque la bise et rentre chez moi. Le lendemain, mail de mon partenaire de brouette : « tu as dormi seule cette nuit ? Je n’aurais pas cru ! ». Ça veut dire quoi, ça ? Que j’écarte les cuisses à la première occasion ? Et bien non ! J’ai trouvé ce garçon très sympathique mais il n’y a pas eu d’attirance, j’y suis pour rien. Mon but dans la vie n’est pas de me taper le plus de mecs possible mais de prendre mon pied avec quelqu’un qui me plaît.
 
De ce point de vue là, je ne suis pas ce qu’on appelle une « fille facile », je préfère la qualité à la quantité, ce qui semble étonner certains. Non, je ne couche pas
avec tout le monde, non, je ne me déshabille pas devant le premier pénis venu. De toute façon, avoir un nombre incroyable d’amants ne veut pas dire que je suis un bon coup. Et vice-versa, d’ailleurs ! Je préfère remettre le couvert avec un jeune homme dont je connais les qualités.
 
Apprécier la brouette ne veut pas dire que je veux la faire avec n’importe qui. Apprécier la brouette ne veut pas dire que je suis prête à la faire la brouette avec un autre homme que le mien. Mon vagin n’est pas un hall de gare, y pénétrer se gagne. C’est agaçant : quand on a la réputation d’être une fille facile, les hommes pensent pouvoir se passer de l’étape séduction. Erreur, messieurs : nous avons encore le pouvoir de dire « non ». Et quand on a à faire à un gros lourdaud, ces trois lettres sont particulièrement jouissives.