Où faire dormir nos invités ?

De façon inévitable, un mariage déplace des gens. Des gens qui ambitionnent de dormir à un moment donné parce que se remuer sur un dancefloor jusqu’aux petites heures du matin, ça fatigue.

Pour les invités les moins nécessaires, la liste des hôtels, gîtes, auberges, chambres d’hôtes, camping, B&B du coin fera l’affaire. Éventuellement, s’il y a un parc autour du lieu de la fête et les invités pourront y planter leur tente. Pratique pour ceux qui ont amoureusement taquiné la bouteille.

Mais il y a aussi les nécessaires, ceux là même qui déchireraient notre cœur en lambeau s’ils ne venaient pas. Le mariage rend mélodramatique, vous avez vu ? Genre la famille nucléaire et les témoins, à minima. Ceux-là, peut-on réellement les expédier dans un hôtel trouvé sur hotel.com ? Moi, je dis non ! Alors on va se serrer un peu et faire de la place chez les parents de Jonichou ou les miens. C’est là que je me rends compte que mes parents ont le mauvais goût de ne pas vivre dans un manoir, ça aurait été tellement plus pratique…

Bref branle-bas de combat, listons les habitations de la famille qui reçoit dans les alentours et plaçons les gens. Lors du mariage de Lena, nous étions tous logés chez des cousins, c’était quand même bien pratique !

Dans le cas des logements, y a toujours ceux dont tu espères qu’ils iront à l’hôtel (parce qu’ils ont du fric) et qui te disent tout sourire : »ah bah si on peut être hébergée chez Tatie Bidule, hihihi ! ». Héeeeeee merde ! Bon, ok mais puisque c’est ça, ils auront le canapé lit pourri, ils prendront l’hôtel la prochaine fois… Ah oui, c’est vrai, pour un mariage, il n’y a pas de prochaine fois, normalement…

Bref, les gens ne se préoccupant guère de votre mariage que un mois avant la date fatidique (on ne leur en voudra pas, on en fait autant…), n’hésitez pas à envoyer des petits mails de rappel. Parce qu’inévitablement, quelques jours avant la noce y en a un qui se réveille « heu mais y a plus d’hébergement de libre, je fais comment ? ». La réponse qui vient de suite à votre esprit est « putain bordel de merde de débile profond ! Tu te fous de moi ? T’as UN truc à t’occuper pour mon mariage alors que moi, je me suis tout tapé et t’es même pas foutu de le faire ? Mais dégage, même pas je te veux à mon mariage, je t’ai jamais aimé de toute façon ! ». Mais comme vous êtes bien élevé, vous vous pincez le nez en soufflant très fort et vous répondez « bon, on va essayer de voir s’il reste de la place ». Au moins maintenant, vous savez qui placer à côté de l’oncle Gustave surnommé « une douche par an ».

Bien, maintenant que vous avez réglé les premiers détails, il va être temps… D’annoncer au monde entier (au moins) de vos intentions maritales. Mais ça, ce sera dans un prochain épisode !

Colera, Colera !

Le week-end dernier, j’ai pris mon gros sac de plongée et je suis montée dans un bus direction Colera, une petite ville côtière espagnole, juste à côté de Port-Bou, en dessous de Perpignan. Un week-end de Pâques en Espagne, je pensais avoir droit au soleil, palmiers et mer délicieusement chaude (ou tout du moins tiède). Ô naïve que je fus !

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Le mercredi avant le départ, Anaïs me confie ses craintes : “j’ai peur qu’on ait froid…”. Maaaaaaaais non, la rassurai-je. Ok, la météo est annoncée comme bien pourrie mais la mer a eu le temps d’un peu chauffer. Oui, dans mon monde Bisounours, la physique est forcément de mon côté. Dans la réalité, la physique, elle rit de moi en me montrant du doigt. Prudente, je gavais mon sac de pulls mais le problème n’était finalement pas hors de l’eau comme nous allons le voir.

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Après une nuit à dormir dans un bus couchette avec tous les ingrédients d’un voyage mouvementé (alcool, mec bourré qui ne tient pas l’alcool, appareil photo pour immortaliser tous les entrejambes passant devant notre nez car on dormait en bas, petites blagounettes puis assoupissement en partageant mon iphone avec Anna, petite nouvelle dans le crew. Oui pour vous expliquer rapidement, je suis partie avec 3 de mes supers copines de prépa niveau 2, Isa rousse, Anaïs et Alice. On avait également Isa châtain en encadrante (mais j’ai pas plongé avec elle, j’étais un peu désappointée, j’aurais bien aimé), Séverine la pro de la bio et donc Anna, prépa niveau 1 que j’avais déjà identifiée (je lui ai même prêté un bonnet un jour). Donc voici notre crew de 5. 

On arrive à Colera à 6h du matin et là, déprime totale. Il flotte. Et pas qu’un peu. On tourne dans le village pour arriver au camping et au détour d’une mini ruelle, le bus décide de revoir son aérodynamisme, arrachant au passage un peu de crépi et explosant une vitre à l’arrière. Heureusement, il s’agissait d’un double vitrage, seule la vitre extérieure est pétée mais ça annonce du lourd. 7h30, on descend enfin du bus avec une bien mauvaise nouvelle : trop de houle, on ne plonge pas. Sur le coup, on est sous une grosse averse donc on peut comprendre… Sauf que le temps se lève pendant qu’on se promène dans le village et on part déjeuner confiants : cet après-midi on plongera.

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L’après-midi, nous avons donc randonné durant 3 heures, le directeur de plongée refusant de nous amener en mer, trop de houle. Le soleil brille, la mer est agitée mais sans plus. On est un peu déçus mais la balade est super sympa (me suis juste récolté un bleu en plus mais au point où j’en suis) et j’ai même gagné un caillou en forme de coeur. 

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Mais le dimanche, c’est une autre paire de manche. Il fait moins beau mais cette fois-ci, on part. Je dois plonger avec Anaïs et Michel, notre encadrant habituel. Il y a deux bateaux, un truc un peu stable et un Zodiac mais évidemment, je suis dans la team Zodiac. 20 mn de tape-cul plus tard à base de “roh mais putain, je suis sûre qu’il prend toutes les vagues exprès pous nous prouver que si, y a de la houle” et la peau du majeur de ma main droite en moins (aïe) plus tard, nous voici sur le site. On se met à l’eau… Alors pour ceux qui n’ont jamais fait de plongée, je me dois de vous décrire cette sensation. L’eau est à 14° en surface, je n’ai qu’un maillot de bain une pièce sous ma combi. Quand tu fais la bascule arrière et que tu chutes dans l’eau, celle-ci pénètre dans ta combi. Après quelques instants, au contact de ton corps, elle se réchauffe mais sur le coup, c’est mordant… et ça coupe la respiration, je suis systématiquement essoufflée à l’entrée dans l’eau. On se regroupe et Michel part comme une balle au fond de l’eau, suivi de près par Anaïs… mais pas par moi car je ne passe pas très bien mes oreilles et je dois prendre le temps de le faire. Donc une fois les oreilles passées, je fonce pour les rattraper et vlan, essoufflement, vlan crampe. Ca commence bien. Bon, comment vous dire…La visibilité est pourrie, on ne voit rien, il fait froid. Ok, remboursez !

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Bon, je vous fais grâce du récit détaillé de chacune de mes plongées, on n’a pas vu grand chose à part un poulpe, des concombres de mer, des oursins et étoiles de mer, j’ai vu une bonnelie (un ver fascinant où la femelle vit avec plein de mâles accrochée à elle), des oeufs de poulpe, des mini méduses, un trypterygion… Ouais, malgré une visi pourrie, on voit des choses. En résumé ? J’ai eu froid, j’ai progressé en stabilisation (c’est pas aussi facile qu’à la piscine), je nage le cul en l’air et c’est comme ça, je me surleste, je gigote beaucoup trop mais je progresse. Et aussi : faut être quand même un peu maso pour plonger dans l’eau froide, sortir de là, faire sécher sa combi, la renfiler moins de 3h après alors qu’elle est encore humide et y retourner. 

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En 2 mots : super week-end quand même et, oh oh, j’ai bronzé ! Moi ! Il semblerait que la trentaine motive ma mélanine. Pas mal de fou rires, de discussions un peu surréalistes, de sangria, d’iode dans mon petit corps. Vivement juin et mon passage de niveau au Lavandou, là, au moins, il devrait faire beau (relativement)

PS : Oui, je sais, j’abuse d’instagram…

La coloc de la vacuité : milieu d’étape

Pour les trois du fond qui ne suivraient pas, je vis depuis maintenant 15 jours avec Vicky. On va le faire version téléréalité. « Elles sont deux dans un studio de 30 m² avec un chat, 3 pc, un smartphone, 4 cartons. C’est la coloc de la vacuité ! ».


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Donc voilà, 15 jours, déjà. Quand nous avons commencé notre colocation, l’idée était la suivante : « Soit on devient totalement fusionnelles et insupportables, soit on ne se supportera plus ». Quel stress ! Bon, autant vous dire qu’au bout de 15 jours, on est plus dans le fusionnelles et insupportables que dans le on ne se supporte plus. D’ailleurs, cette semaine, les 3 jours où elle était à Londres, j’aurais dépéri si je n’avais pas organisé ma semi-semaine en conséquence avec des verres en bonne compagnie et un cours de plongée (maintenant, je sais enlever et remettre mon masque sous l’eau, installer ma bouteille sur le gilet mais je suis un peu vexée de rentrer dans un gilet S avec tous les nibards qui sont miens).

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Mais mercredi soir, que de retrouvailles émues ! Pourtant c’était mal barré : moi à la gare du nord à me cacher pour ne pas être la victime collatérale d’une bagarre à laquelle participait un chien surexcité, elle dans un train quelque part perdue dans la campagne calaisienne…  Alors que j’étais au relay pour acheter Closer (ben oui, je
suis égocentrique, j’achète les magazines dans lesquels je suis) et quelques autres titres que je ne citerai pas vu que je pige pas dedans (mais c’est pas dur, vous allez au rayon mensuels féminins et vous trouverez pas mal de titres désormais en ma possession), elle m’appelle « c’est la merde, je serai pas là avant 22h30, rentre à la maison.

– Oh ma chouuuuuuuuute !  Tu veux que je te fasse une bonne soupe ?

– Non, j’ai faim, commande une pizza ! »

23h15, la pizza est dans le micro-ondes et enfin, je la récupère, épuisée. Ma pauvre choute !

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Cette coloc nous rapproche encore d’un cran du genre « hé t’as vu mon nouveau soutif ? » avec démonstration à l’appui, la porte qu’on ne ferme plus quand on fait pipi (y a un drap qui sèche dessus), les eaux oxygénées et coton demak’up qu’on se partage, les « bon, attends, lundi soir, je dors pas chez toi comme ça, je te laisse un peu ton intimité. » « Roh mais te sens pas obligée » ou les « bon, dès que je récupère les clés, je pars camper dans mon nouveau chez moi » « oh mais tu peux revenir un
peu dormir ici, si tu veux… ». Ouais, on devient clairement et irrémédiablement fusionnelles.

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Donc à mi-parcours, je le dis haut et fort et pas juste parce qu’elle est derrière moi : je suis ravie du tour que prennent les choses. Mon appart ressemble
encore à quelque chose, notre linge barbote joyeusement dans la même machine à laver, on a acheté les mêmes baskets Puma. Je trouve le test pour notre amitié intéressant et le fait qu’au bout de 15 jours, il n’y eut pas l’ombre d’une tension m’apparaît comme un élément extrêmement positif alors que par ailleurs, nous avons toutes les deux des sources de tension qui pourraient nous rendre désagréables l’une avec l’autre. J’ai même spontanément proposé que nous
fassions du ménage à fond dans son nouveau chez elle (ok, je suis accro au serpillage des murs maintenant). Et pour fêter cette mi-parcours, nous nous sommes faits une petite st valentin aux petits oignons avec foie gras (elle en a mangé les ¾) et petite bouteille de Chardonnay (elle en a bu une gorgée, j’ai fini le reste. Je suis d’ailleurs un peu pétée). Si c’est pas de l’amour ça !

PS : A la question qui est qui dans le couple Emilie-Sabrina, Vicky vient de hurler « je suis la vierge! ». Donc moi, je suis la coiffeuse.

Re- PS : Par contre, Kenya ayant deux maîtresses qui la bichonnent, elle est sacrément merdeuse en ce moment

A l’hôtel ou au camping?


On n’a pas tous la même notion de vacances. Pour certains, le mot d’ordre est« je n’en fous pas une », pour d’autres, ce serait plus « tiens, si j’allais escalader l’Himalaya, pour voir. » Du coup, on ne va pas forcément choisir le même logement non plus. Evidemment, la question des moyens se posent aussi mais comme ce n’est pas très drôle, on va faire comme si on n’allait pas en parler.

L’hôtel
C’est un peu l’idéal pour des vacances 100% farniente. La cuisine, c’est sympa mais là, j’ai pas envie tu vois… L’hôtel, on ne fait pas la cuisine, le ménage ni même le lit, y a des gens qui sont payés pour le faire. En plus, on mange mieux qu’à la maison… Et plus lourd et gras. Bref, l’hôtel, on zappe de suite si on est au régime, à moins de se dépenser entre deux repas. En fait, la seule chose pénible, ce sont les horaires un peu rigides : après certaines heures, il n’y a plus de repas, plus de petit déj et si tu rentres trop tard, l’hôtel peut être fermé (si, si, j’ai déjà vu ça). Erreur à ne pas commettre : prendre la pension complète qui vous empêche de vadrouiller toute la journée. Et avant de quitter votre chambre le matin, pensez à ranger vos culottes,,la femme de chambre appréciera. Et si vous aimez le calme et l’intimité, vérifiez que votre hôtel n’est pas trop « club » histoire de ne pas être sollicité en permanence pour participer à toutes les animations.

L’appartement à louer
Là, vous êtes en charge de la nourriture et le ménage mais l’avantage, c’est qu’on fait ce qu’on veut quand on veut. Le truc, c’est de louer le bon appart parce qu’en général, on choisit sur photo. Sans parler des arnaques potentielles. Par exemple, Lil Virgo qui avait trouvé un super appart à Amsterdam l’an dernier : pas cher, bien placé, le rêve. Mais quand le proprio lui a demandé de payer
en liquide par western union à envoyer vers l’Afrique, elle a compris que c’était une arnaque. Bref, le secret de bonnes vacances en appart, c’est d’abord éviter les pièges. Et ensuite, pensez à préciser avant le départ les missions de chacun au sein de l’appart : on est tous en vacances, y a pas de raison que bobonne se tape tout.

Le camping
Sociopathes et misanthropes s’abstenir. Les vacances en camping, je dirais que c’est une culture : on l’a ou pas. En général, ça se transmet de génération en génération mais parfois, on découvre par hasard les joies du camping car c’est la solution la moins chère. Le camping, c’est vraiment la quintessence de la vie en communauté : on partage les toilettes, les douches, on fait la vaisselle avec ses voisins… Et niveau intimité, c’est léger, surtout si vous dormez dans une tente. En gros, si vous partez en vacances pour retrouver un peu votre moitié après une année de dur labeur, le camping, c’est l’erreur stratégique. Après, si vous avez la nostalgie de la colo et des copains de vacances, là, c’est l’idéal. Pour peu que vous retourniez chaque année au même camping, ça fera un peu comme des vacances en famille.

L’improvisation
Certains aiment partir à l’aventure et pourquoi pas, après tout. Le sac sur le dos, c’est parti : on dormira où on trouvera. Un petit goût d’aventure à la Pékin Express mais avec plus de sous, quand même. C’est la solution à éviter par tous les anxieux, sous peine de ne pas profiter des vacances : passer la journée à s’angoisser à l’idée qu’on ne sait pas où on dort le soir, ça vous gâche des vacances. De l’autre, si vous êtes en plein périple « tour d’un pays », avoir réservé un hôtel pour tous les soirs peut vous brimer un peu. Surtout que selon où vous allez et quand, il n’est pas difficile de trouver un hôtel pour la nuit. Par exemple, quand ma soeur et Anthony sont partis à Bali, ils l’ont fait à l’aventure et ils ont bien fait vu que grâce à la compagnie Gulf Air, ils ont passé leur première nuit à l’aéroport de Djakarta alors qu’ils auraient déjà dû être à Bali :ils auraient réservé un hôtel, ils auraient payé la nuit pour rien. Même si à Bali, le prix
de la nuit est franchement dérisoire.

Bref, l’idée est la suivante : moins vous voulez en faire, plus vous prenez l’hôtel. Mais la farniente, ça coûte plus cher.

Et alors, tu pars avec qui ?

Maintenant que vous avez vos dates de vacances, vous pouvez tout à fait prévoir la destination. Mais avant, attention, on ne partira pas n’importe où avec n’importe qui. Observons un peu les différents convives que l’on peut prendre en vacances avec soi :

La famille

Comme nous sommes majoritairement vingtenaires et sans enfants par ici, quand je dis famille, je parle de nos parents et pas de nous en tant que parent. Passé un certain âge, c’est un peu curieux de partir en vacances avec ses parents mais quand on a 28 ans, qu’on est célibataire et qu’on roule pas sur l’or, on préfère partir une semaine à la mer avec ses parents que pas du tout. Quoi, ça sent le vécu ? Pour info, je vis très bien le fait de partir en vacances avec mes parents si on considère le fait que je serai logée, bichonnée et nourrie.
Ca coûte cher les fruits de mer et je n’en mange qu’en bord de mer sinon, ça n’a pas le même goût. Comme du vin dans un verre à moutarde, c’est pas pareil. Surtout que ma maman va vouloir faire les soldes et que je vais en profiter. Evidemment, je ne pourrai pas draguer sur la plage mais vu que sur la plage, je dors puis je crame, c’était mort dès le départ.

Sinon, y a aussi les frères et sœurs, cousins, cousines, voire oncles et tantes. Tout dépend des ententes, bien entendu. Pour ma part, ça ne me dérangerait pas de partir avec ma sœur sauf qu’en général, elle est accompagnée d’Anthony et si je l’apprécie beaucoup, je trouve ça un peu délicat de tenir la chandelle pendant une semaine à sa sœur et son mec donc on va oublier. Mais dans quelques années, quand nous aurons notre tribu, partir en vacances ensemble, ce sera marrant. Ou lui confier mes mioches pour qu’elle les emmène à la mer pendant que je profite du calme à la maison, ça peut le faire aussi. Carrément même…

L’avis de Jane sur la question

La moitié

Pas mal d’entre nous parle souvent d’eux à la première personne du pluriel car, oui, ils sont en couple. Donc hors de question que « nous » se scinde pour les vacances, au contraire : voilà une occasion de se retrouver loin du quotidien, des soucis, seuls au monde dans une chambre qui n’appartient qu’à nous et tout ça. Bref, c’est pas sûr qu’on quitte l’hôtel du coup. Mais les vacances en couple sont très intéressantes pour connaître l’autre et parfois, il y a de quoi se faire peur. Chéri de notre cœur n’aime rien, critique tout,
ne veut jamais rien faire mais passe son temps à nous rappeler qu’il s’ennuie…Bref, partir avec sa moitié, c’est au choix une preview du voyage de noce ou voyage au bout de l’enfer. Au moins, vous serez fixé sur votre capacité à supporter l’autre dans des conditions extrêmes.

Les amis

J’avais déjà abordé le voyage entre amis l’an dernier et je change pas d’avis : danger ! Evidemment, tout dépend d’avec qui on part mais si vous supportez à peine Jennifer en temps normal, pas la peine de se la trimballer pendant 15 jours au bout du monde.

Les collègues

Ca s’appelle du masochisme, c’est du n’importe quoi. J’aime beaucoup mes collègues mais je les vois tous les jours au boulot donc pour les vacances, je préfère que rien, mais alors rien, ne me rappelle le bureau. Donc je les y laisse, on se reverra à la rentrée les enfants. 

Seul

Et bien oui, ça peut arriver. Après tout, arrive un moment où rester à végéter à domicile parce qu’on n’a pas de chéri contrairement à nos amis et qu’on n’a pas envie de tenir la chandelle, ça n’amuse plus. IL existe de nombreuses formules de voyages en célibataires, des plus beaufs ambiance camping-merguez aux voyages culturels. Evidemment, le problème, c’est que souvent, la moyenne d’âge est assez élevée donc non seulement on ne va pas choper mais en plus, on ne se fera même pas d’amis.

Bon, maintenant qu’on a choisi nos copains de voyage, là, on va quand même choisir la destination.

PS : N’oublie pas de m’envoyer ta lose de vacances à nina.bartoldi(a)gmail.com !

Entraînons-nous à devenir des stars

Des fois, quand je rêvasse, j’aime bien imaginer que je suis une star. Une star de quoi, j’en sais trop rien et à la limite, on s’en fout. Donc j’imagine que je suis genre sur un plateau télé avec Ardisson ou chais pas qui et que je dois répondre à des questions. Je sais, c’est stérile mais j’adooooooooore !

 david-guetta

Alors, au cas où, j’ai décidé de m’entraîner à devenir une star. Il y a quelques mois, j’ai lu le bouquin de David Abiker, Le Musée de l’Homme, j’en ai parlé à peu près 158 fois et y a un chapitre qui me faisait mourir de rire : en gros, il prenait une interview dans Elle et il y répondait à la place de Mélanie Doutey. Et bien, moi, je vais faire comme David, je vais prendre une interview à la con et je vais y répondre. Ça pourrait devenir une chaîne de blogs, tiens ! Je réponds et je refile le bébé à d’autres blogueurs ! Quoi que non, c’est chiant. Bon, allons-y, lançons nous. Alors, je vous mets la question, la réponse « people » et le commentaire (si besoin est) de moi, personne anonyme et qui gagne même pas le SMIC puisque, rappelons-le, je suis au chômage.

 
1) Mon juron préféré en voiture

«  Connard ! » ou je lâche un bon vieux « Putain ! » qui ne fait pas avancer le schmiblick mais ça va mieux en le disant

 

En fait, je dis « connasse » car je pars toujours du principe qu’un mauvais conducteur est une femme. Ouais, c’est horrible de dire ça mais faut avouer qu’à chaque fois que quelqu’un me fait un sale coup genre sortir de la place de parking sous mon nez sans même regarder ou changer de file pile devant moi sans regarder, ce sont des femmes. Par contre, les voitures qui arrivent à toute berzingue en me faisant des appels de phare pour que je me pousse (oui, il semblerait que ma voiture puisse se glisser sous les camion mais je suis pas au courant) ou qui me font des queues de poisson parce que j’ai osé les doubler et qu’ils ont voulu prendre leur revanche, ce sont des mecs.

 
2) Je pourrais y passer des heures

Dans mon bain, devant la cheminée, dans les bras de mon namoureux, sous la couette.

 
3) La dernière fois que j’ai trop bu…

Lundi, pour le repas de Noël : champagne, vin blanc, vin rouge et à nouveau champagne.

 

En fait, une fois le repas avalé et mon café absorbé, je me suis rendue dans ma chambre pour écraser ma bulle tandis que le reste de la famille regardait Camping… Enfin, ma grand-mère et Yohann dormaient aussi mais comme je tiens à mes cervicales, je suis allée dans mon lit. Mais ça, c’est pas glamour donc on le dit pas dans une interview de star.

 
4) Ma phrase fétiche
Si j’ai pas confiance en moi, personne ne le fera à ma place
 

En fait, ma phrase fétiche, j’en ai une différente par semaine et ça varie selon les circonstances.

 
5) Je me regarde dans la glace et je me dis…
Mouais…
 

En vrai, je me dis que je suis vraiment trop pleine de graisse mais quand je serai célèbre, j’aurais les moyens de me payer une liposuccion et un coach personnel donc y aura plus de soucis à ce niveau là…

 

6) Si je devais choisir entre PPDA et H. Roselmack
Harry, un homme très séduisant
 

Un putain de beau gosse, ouais ! PPDA, même jeune, je le trouvais pas séduisant. Par contre, s’il peut me trouver du boulot, je peux changer d’avis !

 
7)Mon dernier achat ?

Un tailleur très chic pour le réveillon, gilet, chemise et pantalon

 

Acheté chez H&M mais ça fait pas star du tout donc je précise pas. Surtout qu’en vrai, mon dernier achat (hors cadeaux de Noël) fut « la culture générale pour les nuls » mais ça me ferait passer pour une conne. Alors que je pense que tout le monde devrait le lire car on apprend plein de trucs !

 
8) A mon dîner idéal, je réunirais

Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, pour voir si leur mode de vie les rendait vraiment heureux

 

Ça, c’est pour faire intellectuelle. Parce qu’en vrai, je prendrais juste mon chéri et moi dans un lieu super génial !

 
9) On me confond avec

Jodie Foster, Gillian Anderson ou Kate Winslet, ça dépend des gens

 

En vrai, on me dit que j’ai de vagues airs de… Sinon, on me confond avec ma sœur mais c’est pas star !

 

10) Dans Desesperate Housewives, vous vous identifiez à :

Susan, la fille qui a une lose incroyable en matière d’amour. Lynette, un peu aussi, la plus humaine de toutes.

 

Je déteste Teri Hatcher, Susan devient super gonflante dans la saison 2 mais je peux pas le dire ça !

 
11) En mode, je me damnerais pour…
Une robe Vanessa Bruno
 

Ça ressemble à quoi une robe Vanessa Bruno ? Non parce que moi, je veux la robe rouge à carreau de chez Promod mais c’est pas du tout star, Promod !

 
12) Un petit creux la nuit ?
Qui dort dîne
 

Non mais je vais pas me relever, une fois couchée, j’ai la flemme.

 

Bon, ils m’emmerdent, moi qui prend exprès de l’eau chaude au citron le matin parce que toutes les stars font ça, ils me le demandent même pas ! N’empêche que c’est bon et ça fait une boisson sans sucre et sans excitant.

 

Bon, promis, je vous mets un article sérieux bientôt, juste que là, je suis claquée et incapable de réfléchir correctement !

 

(interview piquée à Cosmo de janvier, p 16, « Star Express », avec Héléna Noguera)

Souvenirs, souvenirs…

Avant hier soir, je suis sortie avec Anne, nous sommes allées au restaurant (pénible, on n’avait pas le temps de terminer notre assiette que la serveuse était déjà venue nous demander quatre fois si on avait fini) puis dans un bar dans notre chère ville natale où nous ne vivons plus (mais il y a toujours nos parents, d’où notre présence là-bas). A chaque fois que nous sommes dans cette ville, de vieux souvenirs remontent. Il faut savoir que je connais Anne depuis toujours ou à peu près. Nos mères étaient ensemble à l’école et nous étions ensemble dès la petite maternelle. En gros, je ne me souviens pas d’une période de ma vie où je ne connaissais pas Anne.

Bien évidemment, notre jeu préféré est d’évoquer nos souvenirs communs : « et tu te souviens de lui ? Et tu te souviens de ce qu’on avait fait quand… ». Pourtant, nous n’avons pas été souvent en classe, ensemble : en maternelle puis CP, 4ème et 3ème. Nous n’étions même pas dans le même lycée. Je crois que cette amitié a survécu jusqu’ici car, justement, nous devions faire des efforts pour nous voir et nous en avons pris l’habitude. En plus, je ne sais comment, nous ne sommes jamais tombées amoureuses du même garçon. Il paraît que nous nous sommes disputées, une fois, mais je ne m’en souviens pas…Bref, on se suit depuis petites, par moments inséparables, d’autres où l’on est plus éloignées mais toujours en contact, pour notre plus grand bonheur.

Nous voici donc au café vendredi soir, toutes deux dans une forme olympique, on raconte des conneries. A un moment, je lui parle d’un projet d’article que j’ai sur le baiser et c’est parti : « Tu te souviens quand on était en centre aéré et que t’avais piqué le OK podium de ta sœur qui expliquait comment embrasser ? » Quels souvenirs ! En fait, à 11 ans, nous étions donc en vacances en centre aéré, nous avions sympathisé avec une autre fille, qui s’appelait également Anne, et qui était franchement compliquée. Cette demoiselle était tombée amoureuse d’un garçon et voulait sortir avec lui. Mais était-ce réciproque ? Mon amie Anne m’a rappelé vendredi comment on avait déterminé que, effectivement, il voulait bien partager une soupe de langue : le coup des trois regards. En effet, si un garçon nous regarde 3 fois en cinq minutes, ça veut dire qu’il y a moyen de moyenner. 14 ans plus tard (oui, quand Anne m’a dit ça dans le bar, ça m’a fait super mal !), je me dis qu’un mec qui me regarde QUE trois fois en cinq minutes n’en a strictement rien à battre de moi.

Bref, notre ami lui fait les trois regards. Il faut savoir que dans ce centre aéré, nous partions toujours un jour ou deux en camping, occasion rêvée pour partager les premiers émois amoureux. Le garçon apprend donc (je ne sais plus comment, j’avoue) que notre amie Anne veut sortir avec lui et il accepte. Le soir venu, notre amie Anne doit se faufiler hors de la tente et rejoindre son cher et tendre derrière nos tentes pour un moment d’exaltation… Mais la demoiselle se dégonfle. Elle essaiera de récupérer le monsieur tout le reste du séjour mais chat échaudé craint l’eau froide. C’est donc au cours de cet été là que nous nous sommes posées la question du « comment fait-on un bisou avec la langue ? », sous-entendu : « mais c’est pas un peu dégoûtant ? » Et la miss était allée enquêter dans le OK Podium de sa sœur, elle m’avait expliqué…Et j’avoue aujourd’hui que je n’avais rien compris à ce qu’elle me disait.

Nous avons aussi parlé de nos connaissances passées, des réunions de classe avec les parents hystériques de certains élèves. Nous avons aussi parlé d’une fille qui a dû avoir les oreilles sifflantes pour le reste du week-end. Cette demoiselle, que nous appellerons Johanne était avec nous depuis la maternelle, également, j’ai souvent partagé sa classe, du fait notamment que nous avions pris allemand en première langue. Au début, elle faisait vieille coincée. A la fin, nymphomane perpétuellement en chaleur. La dernière fois que je l’ai vue, elle voulait me casser la figure suite à une dispute et, honnêtement, j’étais ravie d’être débarrassée d’elle. Vous imaginez donc comme nous avons été charmantes envers cette demoiselle. Morceaux choisis :

« Berk, tu te souviens comme elle embrassait X ou Y ? Une vraie machine à laver, elle avait la tête qui tournait et tout, berk ! »

« Berk, tu te souviens qu’elle s’épilait pas sous les bras et qu’elle était toujours en débardeur, berk ! »

Peut-être écrirai-je un article entier sur elle, un jour. Peut-être que non, je ne sais pas si ça en vaut la peine. Finalement, je me rends compte que j’ai fréquenté beaucoup de demoiselles perturbées…Ce doit être pour ça que j’aime autant les hommes.

Ce qui est bien, avec Anne, c’est que nous avons grandi ensemble. Petites, nous parlions dessins animés puis les garçons sont entrés dans nos vies. Plus tard, nous avons découvert le sexe et ses joies (mais aussi ses peines) et nous avons pu parler de tout ça sans gêne. Elle connaît mes amis, je connais les siens, elle connaît ma famille, je connais la sienne… Nous avons vécu tant de choses ensemble qu’à chaque fois que nous nous retrouvons, vous pouvez être sûrs qu’une de nos phrases débutera par : « tu te souviens quand… ». Et ce que j’apprécie dans une conversation, ce sont les bons souvenirs communs…et aussi de jouer les médisantes !