Et alors, tu pars avec qui ?

Maintenant que vous avez vos dates de vacances, vous pouvez tout à fait prévoir la destination. Mais avant, attention, on ne partira pas n’importe où avec n’importe qui. Observons un peu les différents convives que l’on peut prendre en vacances avec soi :

La famille

Comme nous sommes majoritairement vingtenaires et sans enfants par ici, quand je dis famille, je parle de nos parents et pas de nous en tant que parent. Passé un certain âge, c’est un peu curieux de partir en vacances avec ses parents mais quand on a 28 ans, qu’on est célibataire et qu’on roule pas sur l’or, on préfère partir une semaine à la mer avec ses parents que pas du tout. Quoi, ça sent le vécu ? Pour info, je vis très bien le fait de partir en vacances avec mes parents si on considère le fait que je serai logée, bichonnée et nourrie.
Ca coûte cher les fruits de mer et je n’en mange qu’en bord de mer sinon, ça n’a pas le même goût. Comme du vin dans un verre à moutarde, c’est pas pareil. Surtout que ma maman va vouloir faire les soldes et que je vais en profiter. Evidemment, je ne pourrai pas draguer sur la plage mais vu que sur la plage, je dors puis je crame, c’était mort dès le départ.

Sinon, y a aussi les frères et sœurs, cousins, cousines, voire oncles et tantes. Tout dépend des ententes, bien entendu. Pour ma part, ça ne me dérangerait pas de partir avec ma sœur sauf qu’en général, elle est accompagnée d’Anthony et si je l’apprécie beaucoup, je trouve ça un peu délicat de tenir la chandelle pendant une semaine à sa sœur et son mec donc on va oublier. Mais dans quelques années, quand nous aurons notre tribu, partir en vacances ensemble, ce sera marrant. Ou lui confier mes mioches pour qu’elle les emmène à la mer pendant que je profite du calme à la maison, ça peut le faire aussi. Carrément même…

L’avis de Jane sur la question

La moitié

Pas mal d’entre nous parle souvent d’eux à la première personne du pluriel car, oui, ils sont en couple. Donc hors de question que « nous » se scinde pour les vacances, au contraire : voilà une occasion de se retrouver loin du quotidien, des soucis, seuls au monde dans une chambre qui n’appartient qu’à nous et tout ça. Bref, c’est pas sûr qu’on quitte l’hôtel du coup. Mais les vacances en couple sont très intéressantes pour connaître l’autre et parfois, il y a de quoi se faire peur. Chéri de notre cœur n’aime rien, critique tout,
ne veut jamais rien faire mais passe son temps à nous rappeler qu’il s’ennuie…Bref, partir avec sa moitié, c’est au choix une preview du voyage de noce ou voyage au bout de l’enfer. Au moins, vous serez fixé sur votre capacité à supporter l’autre dans des conditions extrêmes.

Les amis

J’avais déjà abordé le voyage entre amis l’an dernier et je change pas d’avis : danger ! Evidemment, tout dépend d’avec qui on part mais si vous supportez à peine Jennifer en temps normal, pas la peine de se la trimballer pendant 15 jours au bout du monde.

Les collègues

Ca s’appelle du masochisme, c’est du n’importe quoi. J’aime beaucoup mes collègues mais je les vois tous les jours au boulot donc pour les vacances, je préfère que rien, mais alors rien, ne me rappelle le bureau. Donc je les y laisse, on se reverra à la rentrée les enfants. 

Seul

Et bien oui, ça peut arriver. Après tout, arrive un moment où rester à végéter à domicile parce qu’on n’a pas de chéri contrairement à nos amis et qu’on n’a pas envie de tenir la chandelle, ça n’amuse plus. IL existe de nombreuses formules de voyages en célibataires, des plus beaufs ambiance camping-merguez aux voyages culturels. Evidemment, le problème, c’est que souvent, la moyenne d’âge est assez élevée donc non seulement on ne va pas choper mais en plus, on ne se fera même pas d’amis.

Bon, maintenant qu’on a choisi nos copains de voyage, là, on va quand même choisir la destination.

PS : N’oublie pas de m’envoyer ta lose de vacances à nina.bartoldi(a)gmail.com !

Où trouver l’homme, épisode spécial : avec qui draguer ?

(Je rappelle à mon lectorat que tout ceci n’est que fiction et qu’en vrai, je chasse pas le mâle)


A la recherche du prince charmant

Après être allée au pub et avant d’aller au bar cosy, je me pose un peu pour réfléchir à mon plan d’attaque. Et puis je dois prendre des médicaments pour pas avoir mal à mon entorse donc l’alcool, c’est le mal. Alors réfléchissons ensemble à cette angoissante question : qui prendre avec moi pour aller draguer.

J’ai déjà expliqué que ma sœur, ce n’était pas possible. Alors voyons ce que nous avons en rayon. Parce qu’aller dans un bar seule en soirée, ça pue trop la fille désespérée qui cherche un mec et c’est pas comme ça qu’on trouve quelqu’un de bien.

Option A : la copine célibataire

Dans un monde idéal, on se fait draguer par un groupe de mec du même nombre que nous et comme on est trop chanceuses, on se les partage sans se disputer, comme une évidence. Un peu comme dans Hélène et les garçons : elles sont 3, eux aussi, ils choisissent naturellement leur chacune et tout le monde est heureux. Mais dans la vraie vie, ça ne marche jamais comme ça. Alors, une cops célibataire, ok, mais une du type pas jolie qui me ferait pas de l’ombre. Ouais mais pas trop moche quand même sinon elle va tenir la chandelle toute la soirée et ça va pas être drôle. Et puis ce qui est un peu pénible avec la beauté, c’est que ça reste hyper subjectif…

Option B : la copine en couple

L’avantage, c’est qu’elle n’est pas en chasse mais là aussi, la liste des inconvénients n’est pas négligeable. Pour commencer la copine en couple ne va pas chercher à se dégoter une cible dans un bar et on se retrouve avec le syndrome chandelles option « merci de me faire passer une soirée de merde à parler avec un type pendant que je regarde les arbres pousser ». Note pour moi-même : toujours prévenir sa copine en couple qu’on veut sortir draguer, histoire qu’elle soit au courant de ce qu’il risque de se passer. De plus, il reste
toujours la possibilité que ma cible la trouve plus séduisante elle que moi. Et puis l’inconvénient majeur avec la fille en couple, c’est que comme elle a trouvé chaussure à son pied, elle s’improvise chausseuse pour moi et décide de me trouver le mâle. Sauf qu’elle, elle est pas désespérée et élimine les prétendants à tour de bras. « Mais non arrête, il est pas beau », « t’as vu comme il est fringué ? », « j’aime pas comment il parle », « tu fais dans le babysitting maintenant ? », « laisse tomber, il reluque toutes les nanas qui vont aux toilettes ». Bref, c’est la garantie de ne pas trouver l’homme mais en plus d’avoir envie d’étriper une copine qui nous a cassé tous nos jouets.

Option C : le pote homo

Là, de prime abord, on est rassurée, aucun risque qu’il nous pique notre target et si tel est le cas, c’est que de toute façon, la target n’était pas pour nous, c’est mathématique. Mais ce n’est pas parfait non plus parce que ce serait pas drôle sinon. Premier souci : le pote homo est un homme donc ma target peut penser que c’est mon chéri et ne pas venir me draguer. Ou me prendre pour une salope si moi, je vais lui parler. Ou fantasmer sur un plan à 3 alors que c’est pas ce que je comptais lui proposer. Donc il faut prendre un homme gay de type très gay, justement. Mais voilà, il va falloir s’entendre sur le planning de la soirée car il risque d’y avoir conflit si vous voulez draguer tous les deux. Par expérience, je sais qu’il y a des hétéros dans les bars et boîtes homos mais ce ne sont vraiment pas les plus séduisants puisqu’ils vont là pour fuir la concurrence. Donc la question est : sort-on en milieu homo ou hétéro ? Parce que selon la réponse, l’un des deux va faire chandelle et j’ai déjà expliqué que ça n’était pas génial pour draguer dans ses conditions.

Conclusion : je sais pas encore qui je vais choisir pour aller draguer au bar la semaine prochaine mais ça va être compliqué, je sens.

Les joies du réveillon

Aujourd’hui, faisons léger car je le sais, tu n’as pas trop la tête à te la prendre, justement, parce que ce soir, c’est la fête. Dernier jour de l’année, saluons 2006 qui a été une bonne année ou pas, rendons lui hommage ou hurlons notre bonheur d’être débarrassés. Ce soir, c’est la fête, c’est obligatoire.

 Cocktail party

Oui, obligatoire. Ce qui est terrible avec le 31, c’est que le passer seul, c’est limite signe de déchéance sociale, le dernier pas avant le suicide. Cette année, j’ai été à deux doigts de le passer seule, moi aussi, suite à la dispute avec Gauthier. Je n’étais plus invitée au réveillon que nous devions faire ensemble en Andorre et j’avoue que j’étais pas super motivée pour me trouver quelque chose à faire, pas du tout la tête à ça. Parce que j’ai pas envie de me bourrer la gueule, d’être déjà saoule à minuit, non, non. Donc je voulais quelque chose de calme, comme la plupart des gens, il me semble. Il est hallucinant de voir tous les gens autour de moi qui font des réveillons en petit comité, cette année. Ma sœur le fait en tête à tête avec son amoureux, mes parents entre amis, ils ne seront que 12, Tatiana m’a dit pareil, Lo nous a raconté qu’elle passait le réveillon au ballet avec sa sœur. Je me demande si c’est un phénomène général ou juste un hasard. Peut-être que je fréquente juste des gens qui ne sont pas très fêtard, en fin de compte. A moins que, cette année, les gens aient un peu perdu le goût de la bringue à tout prix pour se retrouver avec des gens qu’ils ont vraiment envie de voir, je ne sais pas. 2007 marquerait-elle l’année du retour à la petite cellule, aux petits groupes, aux vraies relations.

 

Quoi qu’il en soit, 20 décembre, je ne sais que faire. Zoé est seule pour le réveillon aussi, je peux le passer avec elle sur Paris, Tatiana me convie au sien également. Je glisse deux mots à mon chéri sur le sujet, il semble déjà pris. Tant pis, moi qui ai deux bouteilles de champagne au frais ! Mais bon, c’est pas grave, on se rattrapera. Donc, mes premières options sont sur Paris et ça m’emmerde un peu. Pourquoi ? Parce qu’à Paris, y a pas mes parents. Et que psychologiquement, pas leur faire de bisou de bonne année avant début février (c’est là qu’ils montent sur Paris), ça m’emmerde pour de vrai. Oui, je suis très proche de mes parents et je veux leur souhaiter la bonne année de visu, c’est important pour moi. Finalement, ce mercredi 20 décembre, je vais voir Anne qui m’invite à passer la soirée avec son namoureux, elle et d’autres amis. Oui parce que sur le coup, je voulais pas faire chandelle mais c’est bon, on ne sera pas que trois et je serai pas la seule célibataire (bonjour le grand moment de solitude, sinon…). Donc ce sera une soirée tranquille à base de bouffe et soirée tranquille. Pile poil ce que je voulais. Quelqu’un a dit sur ce blog que l’année était à l’image du réveillon et comme je veux une année calme et sereine (c’est mon mot récurent, ça), je pense que ça ne pouvait mieux tomber.

 

Quoi qu’il en soit, le soir du 31 est LE soir où il ne faut pas être seul. Etre seul le soir du 31, c’est limite la honte, le signe ultime qu’on n’a pas d’amis et que personne ne nous aime.. Mais moi, des gens, j’en connais des tas mais je peux pas faire le réveillon avec tout ce petit monde. D’ailleurs, honnêtement, cette année, j’avais pas super envie de le fêter, je me voyais plus volontiers passer une soirée mémère chez moi mais vu que les occasions de voir Anne sont assez rares, j’en profite, aussi. Ce sera finalement une soirée comme une autre, sauf qu’à minuit, on se dira bonne année. Et quand on voit tout ce qu’on se démène juste pour ces quelques secondes où on se fait des bisous, ça fait rêver…