I’ll be back

Arnold Schwarzenegger – Terminator

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Mmmm, c’est un peu poussiéreux par ici, ce blog sent le laisser-aller. Je l’oublie pas, je l’abandonne pas, mais :

– Je suis en pleine phase de gigotage, il m’arrive des trucs un peu sympas et je dois me défoncer un peu pour que des choses aboutissent, ça prend du temps. Et je cherche un complément de revenu pour me payer de nouveaux périples, au fait…

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– J’essaie de tenir ma résolution des 7 km de nage par semaine et ça aussi, ça prend du temps (mais je tiens)

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– J’ai découvert Game of Thrones la série

– Je dois finir l’intégrale 4 du même Game of Thrones (le livre) avant le début de la saison 4 pour pas avoir de spoiler (et éventuellement entamer les livres suivants).

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Puis depuis que je suis rentrée des Maldives, j’ai PAS arrêté : entre un week-end chez les parents, une petite virée à Boulogne/Mer, un week-end où mes parents sont là, la piscine, les baby sittings, les amis, les amours… Pour tout vous dire, j’ai même pas encore acheté l’étagère pour réaliser ma résolution « retaper mon appart (mais j’ai plus de sous, j’hésite à lancer un crowdfunding « un nouvel appart pour une nouvelle vie » sauf que je pense que vous vous en foutez et vous avez raison)…

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Mais j’ai quelques trucs dans les tuyaux. Beaucoup de réflexions sur la France qui s’agite, de la douleur d’entendre la haine de l’autre au quotidien comme s’il était tout à fait normal de cracher sur les Pédés, les Bougnoules, les Nègres, les Juifs, les féministes, le gouvernement, les hommes en scooter, les voisins, ta mère et même ton chien. La fatigue. Je vous parlerai des trolls de la vraie vie, je poursuivrai les aventures d’Audrey (qui n’ont pas vraiment commencées), mes histoires de sites de rencontre, tout ça tout ça.

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Stay tuned, comme qui dirait !

PS : Vous avez en photo un joli mélange de Maldives, Boulogne et Deauville. Deal with it !

L’univers infini des possibles professionnels

Ma chère moi d’avant,

Mon article d’hier ayant des relents d’adolescence, j’ai eu envie de t’écrire . Pas de sexe, du coup, je ferais dans le redondant mais parlons plutôt avenir professionnel. Que je suis sérieuse tout à coup, je sais mais t’inquiète, je vais pas te faire la morale. Je ne devrais pas te dire ça mais ta manie de ne pas faire tes devoirs ne t’a pas nui. Mais peut-être qu’un peu plus de sérieux t’aurait permis de…  je sais pas.

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Bref, parlons de ton avenir, fillette. Depuis tes 15 ans, tu as décidé, tu seras journaliste. Et bien sache que tu as relativement manqué ton objectif mais t’inquiète, hein, tu vas devenir community manager, un métier qui n’existe pas encore à l’âge des rêves de carrière mais pas de panique, ça ne fait pas mal. Mais ce qui est un peu triste à mon âge, c’est que mon univers des possibles s’est considérablement rétréci. Ben oui, au collège-lycée, les possibilités sont nombreuses. Avant de vouloir être journaliste, tu as pensé à être prof, archéologue, architecte, opticienne, coiffeuse, assistante sociale, photographe, écrivain… Bref, ça changeait un peu tous les jours mais tu avais le temps. Après, tu t’es rendue compte en grandissant que : tu étais atrocement nulle en géométrie et incapable de faire un rectangle parfait… TU te souviens, en CM2, toutes ces récréations que tu as passé à refaire ton rectangle car il faisait 9.8 cm de côté et pas 10 tout rond ? Ouais, j’avais une instit super pointilleuse. Même en seconde, en cours de dessin, quand tu as dû faire une nature morte, tu étais la seule à avoir un cadre totalement foiré (mais j’ai eu 12 malgré tout, j’étais pas si nulle). Donc l’architecture, c’était mort. Tu t’es aussi rendue compte que les sciences et toi, au-delà du niveau C’est pas sorcier, tu étais nulle (excepté pour les cours concernant la génétique et la reproduction, tiens). Et c’est après un terrible babysitting de 15 jours en Pays Basque que tu as
compris que tu n’aimais pas vraiment les enfants, sauf exceptions et que ta patience était somme toute très relative. Mais malgré ce manque de talents dans certaines filières, tu pouvais rêver.

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Aujourd’hui, j’ai 30 ans et l’univers des possibles est plus que limité. D’abord parce que j’ai fait des études : je suis partie en littéraire, j’ai eu une maîtrise d’histoire, de science politique puis un master professionnel de journalisme. A partir de là, ça paraît compliqué de devenir architecte (outre le fait que je ne sais pas faire des rectangles parfaits au millimètre). Pourtant, il m’arrive encore d’avoir des lubies professionnelles. Quand je vais dans une expo bien foutue, je me rêve scénographe. Quand je regarde les photos des magazines (pas celles de mode, celles qui illustrent des articles généraux), je rêve de faire de la photo kitsch. Ouais, je sais, ça peut paraître bizarre mais j’adorerais mettre en scène des photos illustrant un premier rendez-vous amoureux ou le stress au boulot, c’est limite de la BD. Sauf que je sais pas dessiner, malgré mon épique 12 en nature morte. Et puis des fois, je me dis que tiens, je pourrais devenir fleuriste (malgré mon allergie au pollen) ou scénariste. Sur ce dernier point, après tout, rien n’est perdu, ma carrière (enfin, au bout de 3 ans à temps plein, ça fait un peu prétentieux de parler de carrière) restant toujours connectée à l’écriture mais bon, je me connais. Ecrire des conneries, ça va m’éclater 5 mn, mettre en scène la perversion de personnages naturellement vicieux et mauvais mais au bout d’un moment, stop.

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Alors tu dois trouver ce que je te raconte bien triste mais ma fille, c’est la vie. Puis t’inquiète pas, tu vois, à 30 ans, j’ai encore des lubies professionnelles, comme toi. Juste qu’après, les lubies ne payant pas le loyer, j’ai un vrai métier qui me rapporte de vrais sous à la fin du mois. Et je vais te dire, je crois que pour certains jobs, vaut mieux que ça reste du domaine de l’imagination, la réalité est toujours beaucoup moins drôle.

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Bon, allez, c’est pas tout ça, file faire tes devoirs. On ne sait jamais, ça peut servir.

Où trouver l’homme, épisode spécial : avec qui draguer ?

(Je rappelle à mon lectorat que tout ceci n’est que fiction et qu’en vrai, je chasse pas le mâle)


A la recherche du prince charmant

Après être allée au pub et avant d’aller au bar cosy, je me pose un peu pour réfléchir à mon plan d’attaque. Et puis je dois prendre des médicaments pour pas avoir mal à mon entorse donc l’alcool, c’est le mal. Alors réfléchissons ensemble à cette angoissante question : qui prendre avec moi pour aller draguer.

J’ai déjà expliqué que ma sœur, ce n’était pas possible. Alors voyons ce que nous avons en rayon. Parce qu’aller dans un bar seule en soirée, ça pue trop la fille désespérée qui cherche un mec et c’est pas comme ça qu’on trouve quelqu’un de bien.

Option A : la copine célibataire

Dans un monde idéal, on se fait draguer par un groupe de mec du même nombre que nous et comme on est trop chanceuses, on se les partage sans se disputer, comme une évidence. Un peu comme dans Hélène et les garçons : elles sont 3, eux aussi, ils choisissent naturellement leur chacune et tout le monde est heureux. Mais dans la vraie vie, ça ne marche jamais comme ça. Alors, une cops célibataire, ok, mais une du type pas jolie qui me ferait pas de l’ombre. Ouais mais pas trop moche quand même sinon elle va tenir la chandelle toute la soirée et ça va pas être drôle. Et puis ce qui est un peu pénible avec la beauté, c’est que ça reste hyper subjectif…

Option B : la copine en couple

L’avantage, c’est qu’elle n’est pas en chasse mais là aussi, la liste des inconvénients n’est pas négligeable. Pour commencer la copine en couple ne va pas chercher à se dégoter une cible dans un bar et on se retrouve avec le syndrome chandelles option « merci de me faire passer une soirée de merde à parler avec un type pendant que je regarde les arbres pousser ». Note pour moi-même : toujours prévenir sa copine en couple qu’on veut sortir draguer, histoire qu’elle soit au courant de ce qu’il risque de se passer. De plus, il reste
toujours la possibilité que ma cible la trouve plus séduisante elle que moi. Et puis l’inconvénient majeur avec la fille en couple, c’est que comme elle a trouvé chaussure à son pied, elle s’improvise chausseuse pour moi et décide de me trouver le mâle. Sauf qu’elle, elle est pas désespérée et élimine les prétendants à tour de bras. « Mais non arrête, il est pas beau », « t’as vu comme il est fringué ? », « j’aime pas comment il parle », « tu fais dans le babysitting maintenant ? », « laisse tomber, il reluque toutes les nanas qui vont aux toilettes ». Bref, c’est la garantie de ne pas trouver l’homme mais en plus d’avoir envie d’étriper une copine qui nous a cassé tous nos jouets.

Option C : le pote homo

Là, de prime abord, on est rassurée, aucun risque qu’il nous pique notre target et si tel est le cas, c’est que de toute façon, la target n’était pas pour nous, c’est mathématique. Mais ce n’est pas parfait non plus parce que ce serait pas drôle sinon. Premier souci : le pote homo est un homme donc ma target peut penser que c’est mon chéri et ne pas venir me draguer. Ou me prendre pour une salope si moi, je vais lui parler. Ou fantasmer sur un plan à 3 alors que c’est pas ce que je comptais lui proposer. Donc il faut prendre un homme gay de type très gay, justement. Mais voilà, il va falloir s’entendre sur le planning de la soirée car il risque d’y avoir conflit si vous voulez draguer tous les deux. Par expérience, je sais qu’il y a des hétéros dans les bars et boîtes homos mais ce ne sont vraiment pas les plus séduisants puisqu’ils vont là pour fuir la concurrence. Donc la question est : sort-on en milieu homo ou hétéro ? Parce que selon la réponse, l’un des deux va faire chandelle et j’ai déjà expliqué que ça n’était pas génial pour draguer dans ses conditions.

Conclusion : je sais pas encore qui je vais choisir pour aller draguer au bar la semaine prochaine mais ça va être compliqué, je sens.

La dinde de Noël (c’est moi !)

Depuis la création de ce blog, j’ai dit plusieurs fois qu’ado, j’étais un peu neuneu. Récemment, j’ai retrouvé des lettres que j’écrivais à l’époque à la mode et qui faisaient office de journal intime, j’écrivais ça pendant les devoirs surveillés, quand je finissais avant l’heure (ce qui était systématique). Bon, je les ai relues l’autre soir et j’ai été atterrée : putain mais que j’étais couille, c’est pas possible ! Vous me croyez pas ? Mais voici la preuve ! Alors, je t’explique juste qu’à l’époque, j’étais super trop fan de Starmania donc y a tout le temps des extraits de chanson de la comédie musicale, ça aide pour la compréhension. Et aussi, à l’époque, le rôle de Cristal était joué par Judith Bérard dont j’étais fan et c’est à elle que j’écris. Ouais, vous avez pas encore commencé la lecture des dites lettres et vous trouvez déjà ça gratiné ! Les trucs entre [ ], c’est moi qui les rajoute aujourd’hui. Les passages en couleur, ce sont des paroles de chanson.

« Quand je te dis que ma vie est cauchemardesque. Pourquoi ? Parce hier, je me suis tapée Pascal Brunner (je ne m’en suis pas encore remise). En plus, y avait Nicoletta et dimanche, je vais me payer Jacques Martin. Bouh ! Je veux mourir ! Ouais ! Marie-Laure [une camarade de classe] a… non, elle n’a pas fini. J’ai cru. Je me suis trop plantée sur ce DS, ça me donne envie de… de… dormir. Non, c’est pas vrai. Mais je suis sérieusement dégoûtée.

Bon, bref, on parle d’autre chose. Il fait beau, les oiseaux chantent, il y a un avion qui passe au dessus de nous. Et…et… ma vie est foutue ! Ah, au fait ! (aucun rapport mais bon…), je suis allée chez le coiffeur, lundi dernier. J’ai les cheveux plus courts maintenant (normal, ils n’auraient pas pu être plus long, hé banane !). Ça fait que j’ai plus d’air dans le cou (N’importe quoi -> Nina, elle a fumé son cahier de bio !). Bon, chouette, mon voisin de droite a fini, je me sens moins seule. Samy [autre camarade de classe] aussi ! (et il est dans ma clase !). Je ne suis donc pas un cas (enfin si, quand même). Sales mômes qui sont dehors ! Je les déteste ! C’est pas juste ! Comme c’est mignon, ils se tiennent par la main (franchement, on n’en a rien à foutre !). A ma gauche, ça n’en finit pas ! Stéphanie aussi a fini (allitération en i). Je dois te faire chier avec mes allitérations mais au moins, ça en jette (plus que mon DS de géo en tout cas !).

Enfin bref, on change de sujet (je passe ma vie à ça !). Demain, c’est jeudi (et après demain vendredi) et je sors à 16h (super hein ?). Oh non, elle nous rend les DS de maths ! Ma vie est foutue (ça fait que deux fois). Elodie aussi a fini (cf plus haut). C’est fou ce que je suis pas inspirée en géo (y a pas que là, d’ailleurs). Tu sais quoi ? J’ai « happy days » dans la tête ! Franchement, c’est de la provocation. Y a le mécano qui se balade avec un téléphone portatif. Mon lycée se modernise. Ça commence à bouger, ici (c’est – 15, c’est tout !). Je veux partir. Je veux plus jamais venir ici. Je vais aller en Suisse voir Franc C. [un mec qui me plaisait l’époque, j’avoue avoir mis deux heures à comprendre de qui je parlais] puis au Québec voir Judith. B. Ah ! Et en Italie aussi (évidemment). Je veux être en vacances et dormir (comme ça, quand je dors, je pense pas à ma vie scolaire chaotique -> ouah, le vocabulaire !). Enfin, sauf quand je fais des cauchemars, comme cette nuit. J’en ai trop marre de ce bahut de … , je vais foutre le feu. De toute façon j’ai rien à perdre (quand on a plus rien à perdre…). Super ! Y en a plein qui ont fini (as-tu noté le français minable de Nina ?). C’est – 20. Le temps avance à une de ses allures ! Aussi vite qu’un escargot estropié (la bonne blague ! Un escargot, ça n’a pas de pieds -> Là, Nina, elle a fumé son poster de David. D [Duchovny]).

Enfin bref (si à chaque fois que je disais « enfin bref », on me donnait 100 balles, je serais immensément riche !). Allez, c’est bientôt terminé (as-tu vu l’allitération en é ?). C’est mon nouveau truc ça ! Oh, une feuille tombe. Que c’est beau ! (d’accord ! Mon cas est désespéré, et alors ?). Bon, je vais conclure parce que c’est bientôt la fin (super logique !) et que je n’ai plus rien à dire (miracle !). Donc, je te salue et t’envoie mes sentiments les meilleurs (je ne sais pas si c’est français). »

Allez, une autre ! (si vous n’êtes pas morts de peur)

« Ciao mia cara Juditha,

T’as vu ? Je parle vachement bien italien ! Sono un’italiana nata ! (ça veut dire que je suis une italienne née). C’est con parce qu’aujourd’hui, j’avais DS de français et l’italien, ça sert pas vraiment. Bon, mon DS, je l’ai raté alors on passe. Cet après-midi, je vais conduire pour la première fois (c’est bête, il pleut !). Il me presse ! (pas de remarques désobligeantes, SVP !).

Bon, bref, dans 4 jours, 14 minutes et X (files) secondes, je vais voir FRANCE GALL ! Ouais ! Hourra ! Beautiful ! (et hop ! Un peu d’anglais). Bon bref (ça fait le 2e, déjà !). Devine quoi ? (attention, c’est très con !). Je suis pas la seule à avoir fini (tu étais prévenue). Youpi ! Ohlala ! Je viens de lire le sujet d’écriture des STT. Ça m’inspire pas ! Myriam a bien fait de pas venir ! J’ai une super méga chanson dans la tête : « J’oublierais ton nom, de mille façons… », c’est super beau ! A chaque fois, je pleure (non, c’est pas vrai !). C’est chanté par Judith Bérard en +. Cool ! Oh ! Un mioche qui court ! Que c’est mignon (hé neuneu !). N’empêche que vendredi soir, j’ai gardé 4 mômes adorables (12,10, 5 ans et un de 3 mois !) même que le bébé s’est endormi dans mes bras, c’était trop mignon. Ça donnerait presque envie (il suffit juste de trouver un mari qui donne le biberon, change les courses, fait les courses… Non, là, je rêve !). C’est – 10. On sort à la demie. Ça fait (10…11…12…13…), 40 minutes à attendre. I want to sortir out.

Bon, je fais te faire l’apologie (comme ça, tu vas croire que je suis bonne en français !) de mon adorable Roméo qui n’est pas très inspiré aujourd’hui (comme tout le monde, remarque !). Bouh ! J’ai sommeil (aucun rapport avec mon Roméo !). Je me suis réveillée en croyant que c’était samedi. Cruelle déception [j’avais cours le mercredi matin, pas le samedi]. Maintenant, j’ai « Etienne » (toujours chanté par J.B) dans la tête. Mais j’écrirai pas les paroles parce que je suis bien élevée et j’écris pas des trucs comme ça ! (pas besoin d’un dessin, je pense) [10 ans après, j’avoue que ça me fait marrer !]. J’ai la tête qui tourne, c’est malin ! Elodie a pas l’air inspirée ! Remarque, vu le sujet qu’on a, c’est pas étonnant. Bon, faut que je trouve un plan béton pour mon Roméo. (Oh, c’est – 5 !). Je vais trébucher et lui tomber dans les bras. Quoi que non parce que si je vise mal, je vais me faire mal (récurrence du mot mal). Sinon, je vais lui chourer (orth ?) un stylo et lui rendre en disant que je l’ai pas fait exprès. Un peu gros, mais bon. I en have marre ! I want to be free. Le seul avantage du DS, c’est Roméo. [j’étais à côté de lui]. Sinon, c’est chiant. Oh, ça sonne et y a un brun qui pense à moi. NB : Roméo est brun. Mais en ce moment, il pense plus à Zola qu’à moi.

Bon bref (et le revoilà !). Quoi de neuf ? Je réfléchis (si, si !). Niente ! Nichts ! Nothing ! Je parle pas espagnol(alors, ça, c’est con !). Bon, je simule un évanouissement. Quoique non parce qu’il n’a pas fini et je ne sais pas qui m’accompagnera à l’infirmerie. Ohlala ! Il pleut et les secondes sortent, c’est là où y avait mon ancienne noisette (pas Fabien, l’autre)[Noisette, c’était un nom de code pour cible]. Ohlala, quel ennui ! J’ai sommeil, en plus, et j’ai mal à la tête. De toute façon, je suis de mauvaise humeur, aujourd’hui. D’abord, j’en ai marre qu’il ne se passe rien avec l’homme de ma vie (je sais pas si c’est français). Ohlala, je suis malade (complètement malade…), j’ai la grippe. Ohlala, il est vraiment trop mignon ! Il écrit bien en plus, contrairement à moi. Remarque, il paraît que les génies écrivent mal (donc, je suis un génie). Alors, ça, c’est passionnant. Et ce matin, j’ai mis des chaussettes blanches et des sous-vêtements… (attends, je regarde !) bleus foncés. Beautiful ! Par contre, mes cheveux sentent le lait hydratant et c’est pas très normal (ils devraient sentir le shampoing !). Ma vie est vraiment PASSIONNANTE ! Deux semaines inutiles en futiles dimanches, des secondes immobiles aux aiguilles qui penchent, j’oublierai ton nom… Tu as reconnu ? (j’en ai parlé plus haut). Plus haut, celui que j’aime vit dans un monde plus haut… Quoique le mien, il vit ici, pas loin de chez moi, en plus. Dieu que j’en ai marre : Bon, j’arrête de me plaindre. C’est dur ! Tiens, hier, j’ai regardé « Papi fait de la résistance ». Génial ! Je me suis bien marrée. Oh, il est déjà 11h15 ! Super, plus qu’un quart d’heure. Dieu que c’est long ! Mais que puis-je faire ? J’ai un torticolis. Mais note que je ne me plains pas, je remarque, c’est tout. Oh, j’ai des envies pressantes. Mais je ne me plains pas. Mais bon, c’est ennuyeux. Et il pleut toujours. Note que je me plains pas. De toute façon, j’ai fait mon testament. Je vais peut-être le refaire. On sait jamais. »

La seule chose qui me rassure, c’est que je me rendais quand même compte de ma propre lourdeur, parfois… Bon, j’en ai plein d’autres mais je pense qu’on va s’arrêter là. Pour la photo, c’est ma chambre d’ado et si la qualité est pourrie, c’est pas ma faute : on l’a retiré d’une diapo car on s’était trompé de pellicule…

Laissez-nous rêver

L’autre jour, comme tu le sais, lecteur, j’ai réalisé une interview d’Emilie Maume. Elle a dit une chose très intéressante qui m’a inspiré un article, je cite : « Quand on voit que la fille de Villepin est mannequin, lui, il nous dit d’aller bosser dans le bâtiment. Mais n’avons-nous pas le droit de rêver, nous aussi ? ». En effet, aujourd’hui, quand on est au chômage, c’est que c’est de notre faute ! « Du boulot, y en a ! », me dit-on. Ouais mais durant mes longues études, j’ai jamais appris à faire du béton, monter un mur ou faire de la plomberie. Le bâtiment embauche mais bon, foutez-moi sur un chantier et ça risque d’être folklorique. Moi, dans le domaine du bâtiment, je me suis arrêtée au châteaux de sable. Et puis en plus, je les construisais toujours en zone inondable !

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Bref, quand Emilie s’est rendue à l’ANPE, M. le conseiller lui a dit très sérieusement : « vous savez, mademoiselle, ce qui embauche en ce moment, ce sont les Pompes
Funèbres ! ». Alors, là, j’avoue que j’y avais jamais pensé ! Allons, que j’abandonne mes rêves de devenir la nouvelle Françoise Giroud, je deviendrai la nouvelle Clare Fisher (Six feet under, pour ceux qui connaissent pas). Alors voilà, que je mette mes rêves à la poubelle au nom du pragmatisme. Après tout je me plains de pas avoir du boulot mais du travail y en a. Faut juste que j’abandonne la voie que j’ai choisi lors de mon adolescence, que je nie mon parcours scolaire et étudiant, que j’oublie toutes mes expériences professionnelles dans ce domaine et c’est bon, du boulot, j’en aurai. La pente est trop raide, je n’ai qu’à choisir un autre chemin. Ca plairait pas à Raffarin, ça !

 

Alors j’ai qu’à faire serveuse ou secrétaire. Et au passage piquer un job fait par quelqu’un qui a fait des études dans ce domaine. Tant pis pour la petite qui a un BEP
secrétariat, moi, j’ai un bac +5, cocotte ! Et ça, ça me déprime quelque part. Certains boulots sont à tel point déconsidérés qu’on y fout n’importe qui qui a de jolis diplômes, tant pis pour ceux qui ont un diplôme peu considéré dans le secteur. En juin, Gauthier cherchait un petit job d’été dans la téléprospection. Maintenant, pour ce genre d’emploi, faut un bac+3 ou +4. Or, très franchement, faut être motivé pour faire une licence ou un master pour faire téléprospecteur. Je ne méprise pas la téléprospection, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, mais je ne connais pas une personne qui fait ça par vocation. Et ceux et celles qui ont un BEP, CAP ou BTS, ils n’ont qu’à aller se faire f*****.

 

Des petits boulots, j’en ai déjà fait lors de mes études, comme pas mal d’étudiants. J’ai été guichetière à la Poste, vacataire dans un organisme de crédit, employée à
l’observatoire de la vie étudiante, sans parler des babysitting.  Mais ces petits boulots n’avaient pour but que de gagner quelques sous durant l’été. Mais aujourd’hui, je ne suis plus étudiante, je suis journaliste et je ne vois pas l’intérêt de remplir mon CV avec des métiers n’ayant rien à voir, ni de près ni de loin, avec ma vocation première. Et voilà qu’on en vient à me reprocher de ne pas prendre le premier boulot venu. Mais bon sang, peut-on me reprocher de ne pas vouloir m’éloigner de mon métier de prédilection ? Je ne suis pas rêveuse, j’ai déjà travaillé dans le journalisme et je sais que je suis faite pour ça, je ne demande pas à être Présidente de la République ou chanteuse ultra-célèbre. Mais c’est un métier difficile, les premiers pas sont durs. Dieu merci, mes parents le savent et ne me foutent pas la pression inutilement. Je multiplie les piges bénévoles à droite à gauche car je ne veux surtout pas perdre le rythme. Mais aujourd’hui, on culpabilise les chômeurs, on nous regarde tous avec circonspection, genre « on s’inscrit au chômage pour profiter du système et se la couler douce aux frais de l’Etat ». Non mais laissez-moi rire ! J’écris pour divers webzines de façon bénévole, j’ai travaillé à plein temps pour une asso pendant 5 mois pour 300 euros par mois (enfin, quand je suis payée, ça traîne toujours, cette histoire !). Osera-t-on encore me dire que je me la coule douce ? Alors que je travaille comme n’importe qui pour un salaire de misère ? Non ! Si j’étais feignante, je me ferais pas chier à continuer à écrire bénévolement, faut pas déconner.

 

Moi, j’ai de la chance, mes parents peuvent m’entretenir en attendant que je trouve un boulot. Ceci étant, c’est pas pour autant que c’est la dolce vita. Moi, je veux juste avoir
le droit de faire le métier pour lequel je me suis destinée et dans lequel je m’épanouis. Est-ce un mal ? Peut-on légitimement me reprocher de vouloir réaliser mon rêve, somme toute assez accessible ? Parce que prendre le premier boulot qui passe, c’est risquer de m’enfermer dans une routine et de ne plus chercher ailleurs. Et mine de rien, à l’idée de ne pas être journaliste, ça me donne envie de pleurer.

 

Alors laissez-nous rêver, laissez-nous choisir notre voie sans nous culpabiliser parce qu’on choisit des voies difficiles. Et puis si ces voies sont trop difficiles, que les facs arrêtent de sortir des diplômes dans ces domaines-là… Mais ça, c’est un autre sujet.

Pourquoi j’’aime pas les enfants (babysitting stories)

(Suite à mon premier article sur le sujet, j’en écris un second, en attendant d’écrire celui sur Arnaud.) Pourquoi je n’aime pas les enfants ? La question se pose. Je pense que je n’ai pas à me justifier car, après tout, j’ai le droit de ne pas aimer les enfants comme je n’aime pas les petits chiens. Après tout, pourquoi c’est si scandaleux qu’une femme n’aime pas les mioches ?
 
Jeune, je les adorais (très jeune, je précise). A 16 ans, je rêvais souvent que je m’occupais d’une petite sœur que je n’ai jamais eue… Oui, j’ai une sœur, Alice, mais celle-ci était bébé alors que j’étais adolescente. Alice n’a que 2 ans et demi de moins que moi, je m’en suis occupée dignement quand elle était bébé, je lui ai même sauvé la vie, figurez-vous. Quand Alice est arrivée dans notre petite famille, j’étais folle de joie, apparemment (je ne m’en souviens pas vraiment), je voulais toujours la prendre sur mes genoux et j’assistais avec attention à son bain. Or, un jour, ma mère la met dans son bain, téléphone, elle part répondre. Cinq minutes plus tard, j’arrive dans la chambre et je fais : « Maman, y a Alice qui fait la grenouille ! ». Et voilà comment j’ai sauvé ma sœur d’un drame domestique.
 
Donc, voilà, jeune, j’adorais les gosses. Premier accroc dans ma love story avec ces petits bouts : été 1996. J’avais fait un stage au journal de ma ville natale et la secrétaire m’avait proposé de partir 15 jours avec son mari, un couple d’amis et elle à St Jean de Luz pour garder les petits. Je résume : 15 jours au bord de la mer, nourrie, logée, payée… Bon, il faut garder les enfants mais tout va bien… Bien sûr que j’accepte ! Je ne savais pas dans quelle galère je m’étais fourrée. Le jour J, j’arrive chez la secrétaire, je n’avais pas encore vu les enfants. Je rencontre donc sa fille, 4 ans, assez sage, elle regarde la télé et m’explique un peu le dessin animé, elle me pose quelques questions. Bon, elle, ça va, me suis-je dit.
 
Arrive la femme de l’autre couple. Oui, ces familles sont amusantes : les épouses partent en vacances, les maris viennent de temps en temps faire un coucou (véridique). Me voici en présence de deux petits garçons, un de 5, l’autre de deux ans. Le grand part avec la petite fille dans l’autre voiture, je monte dans celle où il reste le plus petit et le voilà parti en pleine crise d’hystérie. Que se passe-t-il donc ? Sa mère arrive et le petit se calme : « il ne supporte pas d’être seul avec quelqu’un qu’il ne connaît pas. » Super, ça commence bien !
 
Le trajet se passe sans encombre, je joue avec le petit pour qu’il s’habitue à moi. On arrive sur place et, là, le cauchemar commence : les deux aînés font les cons, ils décapitent les fleurs, ils hurlent. Je prends cinq minutes pour appeler mes parents, le petit en profite pour se faire la malle mais on le retrouve vite. Bon, j’ai compris : j’ai pas intérêt à le lâcher car sa mère n’a pas l’air super attentive. Je joue un peu avec les aînés. Mon défi, si je l’accepte : les empêcher de jouer avec des bâtons, youpi ! J’avoue que j’ai eu de bons résultats à ce niveau. J’y reviendrai.
 
Premier soir (un samedi), les mères se cassent au casino, me laissant leur marmaille pour une des soirées les pires de ma vie. Le petit hurle à la mort quand sa mère s’en va, il est inconsolable, il pleure tellement qu’il me vomit sur la moquette (oui, sur le carrelage, ça n’aurait pas été drôle). Pendant que je m’occupe de lui, les deux autres se battent comme des chiffonniers, me voici donc avec trois gamins qui chialent, au secours ! Agacée, je fous tout le monde au lit (à 21h, c’est tard pour les enfants, de toute façon), je parviens à calmer le petit, les deux garçons vont se coucher sans trop de problème. Mais j’ai fort à faire avec la petite fille, une épreuve atroce m’attend. La pauvre gamine souffre de mycose mais celles-ci ne sont pas aux pieds, nan, nan. Avant de partir, ma mère m’explique que je dois lui glisser un truc dans le vagin pour la soigner. Je vous jure qu’à 16 ans, c’est assez dur à vivre surtout que ça lui fait mal à la petite et elle pleure, elle ne veut pas. J’ai développé des trésors de diplomatie pour y arriver mais j’ai trouvé ça atroce, la pauvre… A 4 ans, devoir se faire soigner son intimité par une inconnue, y a vraiment pas plus glauque. Je lui raconte une histoire et elle s’endort. Mais ce n’est pas fini : je dois nettoyer le vomi sur la moquette… Sauf que je ne sais pas où sont les produits de nettoyage, je fais ça avec du papier toilette et de l’eau, je manque à plusieurs reprises de rajouter mes propres miasmes au pâté du petit…
 
Les autres soirées ont été plus calmes mais ces gamins étaient des monstres pourris gâtés. Les parent sortaient tout le temps et achetait l’affection de leurs gamins à coup de cadeau. Le couple avec les deux garçons ne s’entendait pas, ils s’engueulaient tout le temps et le père finissait toujours ses phrases : « j’ai pas raison, Nina ? » Je suis obligée de prendre parti ? Je me souviens notamment de ce drame : les enfants ont attrapé des poux pendant les vacances. Dialogue.
Femme : Elle est dégueulasse, la plage de St-Jean-de-Luz, y a des serviettes hygiéniques qui traînent !
Mari : T’es conne ou quoi ? Les poux, ça s’attrape pas par les serviettes hygiéniques (certes, mais c’était un exemple de saleté).
– Dès qu’on rentre, on désinfecte tout, on amène tous les draps à la laverie.
– Non, mais ça va, ils ont trois poux, un shampoing et c’est bon ! Hein, Nina?
Nina : Euh…
Voilà, on s’éclate ! Côté conneries, les gamins étaient infernaux. Leur grand jeu, à la plage, c’est de courir dans tous les sens et de jeter du sable sur les gens. Le problème, c’est qu’ils étaient deux et j’étais seule, donc ils ne partaient jamais dans le même sens, je ne pouvais en courser qu’un à la fois. Le pire, ce fut le jour où j’ai grondé le grand garçon je ne sais plus pourquoi. « Puisque c’est ça, je te fais pipi dessus ! » Et là, il me sort son tuyau et met sa menace à exécution ! J’évite le jet mais, furieuse, je lui en colle une. Or le papa n’était pas loin. Il faut savoir qu’une des premières choses que ce monsieur m’a dit fut : « t’hésite pas à leur en coller une s’ils déconnent ». Sauf que moi, la violence, je supporte pas, c’est plus fort que moi. Là, il me voit faire et comprend que son gosse a dépassé les bornes, il me demande ce qu’il vient de se passer et met une trempe pas possible au gamin. Moi, du coup, je plaignais un peu le gosse, j’ai indiqué qu’il en avait déjà pris une et ce n’était pas la peine d’en rajouter. Maintenant, lecteur, je me demande si je dois compter cet incident comme une « golden shower », ce qui ferait augmenter mon score (pas franchement glorieux) au test de pureté… Hum ! Sinon, chaque matin, même rituel : les mères me jettent leurs gamins à huit heures et demi pour que je m’en occupe pendant qu’elles terminent leur nuit, je dois les tenir jusqu’à midi dans le salon sans qu’ils hurlent, sachant qu’il a plu à peu près tout le temps… Ô joie ! Franchement, Tom Cruise, il me fait marrer dans Mission Impossible, c’était rien, à côté, surtout qu’il y en avait toujours un qui tentait de m’échapper pour aller voir papa et maman…
 
Le soir, ils ne faisaient pas trop d’histoire pour aller au lit, sauf le petit qui passait son temps à me demander : « où il est papa ? Où elle est maman ? » parce que je lui répondais et il savait que je m’occupais de lui. Un soir, il commence enfin à s’endormir et son frère, qui dormait au dessus (lits superposés) me fait : « dis, je peux te chanter une chanson ? » Je l’y autorise, trouvant ça mignon, et le voilà qui se met à hurler : « C’EST L’HISTOIRE DE LA VIE !!! » (version très personnelle, je précise). Du coup, l’autre : « et il est où, papa ? » Et merde !
 
Bon après, il y a eu quelques bons moments. La première fois que je vois le papa des petits garçons, je bave comme une folle (qu’il était beau, Seigneur !), il arrive dans le salon où j’étais avec le petit et il me dit : « Alors, c’est toi, Alexandra ? » « Non, pas du tout, je suis Nina. » Quelques jours après, j’ai compris d’où venait la méprise. Le petit garçon arrive et me fait : « tu connais Sandra ? C’est la fille qui a les mêmes yeux que toi ! ». Là, j’avoue que j’ai trouvé ça trop mignon. Sinon, j’ai appris à la petite fille à faire des bracelets brésiliens mais bon, ce n’est pas très facile pour son âge donc je lui en fais un qu’elle donne à sa maman en disant que c’est elle qui l’a fait, elle était super fière. Mais mon préféré restait le petit qui a fini par s’habituer à moi. Il y avait une pente juste derrière l’immeuble en herbe, il la dévalait en courant et je devais le rattraper, c’était marrant.
 
Quelque part, je plains ses gosses qui ne savent pas ce qu’était l’autorité parentale. En quelques jours, j’avais plus d’autorité sur eux que leurs propres parents. Un jour, on regardait la télé dans le salon, les deux grands jouaient dehors et le garçon arrive en courant dans le salon avec un bâton dans la main et, là, il me voit et lâche de suite son jouet, sachant très bien qu’avec moi, ça ne passait pas… Alors que ses parents, il s’en foutait. Pour la petite histoire, l’année suivante, ils ont pris une autre baby sitter (curieusement, ils en changeaient chaque année) et ce fut proprement catastrophique : la mère des garçons s’était trouvé un amant au casino donc elles sortaient encore plus. Au dernières nouvelles, l’aîné est très perturbé et a eu du mal à apprendre à lire. Tu m’étonnes !
 
Dieu merci, je ne suis pas restée sur cette expérience. Quelques temps plus tard, j’ai gardé un bébé de trois mois trop mignon, il s’est endormi dans mes bras. Ses frères et sœurs avaient le droit de regarder le premier reportage de Thalassa et après, dodo ! Je les laisse regarder la télé me disant : « tu regarderas la télé à telle heure pour vérifier qu’ils ne grugent pas ». Pas la peine, ils sont allés au lit d’eux-mêmes ! Une autre fois, j’ai gardé des petits franco-américains tout aussi adorables. A 21h30, je fais : au lit ! Et bien, ils ont obéi sans discuter !
 
Dernier baby-sitting en date, il y a deux ans, les enfants de l’associé de mon père. Je les déteste, ceux-là, de vrais petits monstres. Normalement, c’est Alice qui les gardait mais ce soir-là, elle ne pouvait pas. Elle m’avait prévenu mais je ne m’attendais pas à ça. On ne peut pas dire que ces enfants sont mal élevés, ils ne sont pas élevés du tout mais il ne faut pas les contredire, les petits chéris ! Ma sœur n’a pas été rappelée après avoir donné une fessée bien méritée.
 
A 20 ans, je rêvais d’avoir un enfant, sentir cette vie grandir en moi. Aujourd’hui, plus du tout. Bien sûr, les enfants dans la rue me gonflent mais je crois que ce dégoût vient plus de mon entourage. En effet, je connais des filles qui se sont retrouvées mères alors qu’elles n’avaient pas la maturité pour et je crois que je crains tellement pour l’avenir des enfants que ça m’a dégoûtée d’en avoir. Je ne parle pas d’Océane, je parle plus précisément de ma cousine (trois enfants en deux ans, aucun jumeaux) ou une copine de lycée qui a appelé sa fille Samantha en hommage à Madame est servie (ça vous situe le niveau). A 20 ans, j’étais choquée quand l’une de mes amies, très grande et très costaud, se sentaient mal dès qu’elle était en présence d’enfants. Au début, je ne comprenais pas mais maintenant, je sais : un enfant, c’est cruel, ça peut dire du mal et être méchant. Personnellement, je n’ai pas de soucis à ce niveau-là, les enfants m’aiment bien. Le neveu d’Anne est fou de moi, un autre m’a consciencieusement draguée dans le train l’autre jour à coup de sourires enjôleurs (avant de se tourner vers la Black en face de moi, salaud, va !). A 19 ans, je me suis crue enceinte, je pensais à ce petit être qui existait peut-être en moi et j’étais terrassée à l’idée d’avorter. Dieu Merci, ce ne fut qu’une fausse alerte.
 
Mais je n’aime pas les enfants et ça m’énerve qu’on veuille m’imposer ce sentiment d’amour que je suis censée avoir pour ces êtres, comme si mes ovaires prenaient la place de mon cerveau dès qu’un bébé entre dans la pièce. Ça m’énerve que ma cousine me colle ses bébés dans les bras en rigolant alors que je ne sais pas quoi en faire (il dort, le bébé, ou il végète, super intéressant), qu’elle me demande de lui donner le biberon alors que je m’en fiche, moi, de le nourrir. Pourtant, j’adore son fils aîné, j’ai des dizaines et des dizaines de photos de lui, je le trouve très beau et très éveillé, même si je pressens le futur gamin insupportable. En effet, sa mère lui a inventé une mystérieuse maladie, elle n’en a que pour lui, tant pis pour son frère et sa sœur. Pareil pour mon cousin, que j’adore aujourd’hui : j’ai commencé à l’adorer le jour où il a eu 16 ans, qu’on a échangé nos adresses MSN et qu’on a longuement parlé de son homosexualité. Il faut dire que mon cousin était particulièrement insupportable, petit : ma tante ne parvenait pas à l’engueuler, fils unique. De plus, il est arrivé dans la famille juste après le décès d’un de mes oncles dont tout le monde s’est un peu consolé en reportant son affection sur lui. Ce fut pareil pour le fils de ma cousine : on a appris que ma cousine était enceinte le jour du décès de sa mère.
 
Aujourd’hui, je pense que la seule chose qui peut me faire à nouveau aimer les enfants sont mes futurs neveux et nièces. Eux, je serai ravie qu’on me les colle dans les bras.