Le snobisme géopolitique

Et je vous préviens : je vais être obligée de plaider coupable car je suis une passionnée de géopolitique.

 

Il y a quelques années, j’ai créé un blog d’actualités qui a vécu environ 5 jours. Le but : écrire quelques courts articles d’actualité factuels traitant de la politique étrangère… et française. Parce qu’on va pas se mentir : la politique française, ça m’ennuie. Parce que c’est de la politique politicienne, des petites phrases, des politiques stériles, des incompétents, toujours les mêmes têtes depuis que je suis née… Je n’y crois plus, je les méprise, je suis lassée. Alors qu’à l’étranger… ben, c’est très certainement pareil sur pas mal de ces points mais comme je le vois pas, ça m’intéresse de suite beaucoup plus. Mais au-delà de ça, s’intéresser à la politique étrangère, ça fait cultivé et intelligent…

Risk : allégorie de la géopolitique

L’intelligence de celui qui sait ce qu’il se passe ailleurs

J’ai toujours eu un réel intérêt pour la géopolitique et l’histoire des nations (au sens large du terme), je fais ma brillante en parlant de la révolution “citron” au Kirghizistan, en écho à la révolution orange de l’Ukraine (mais plus communément appelée révolution des tulipes, finalement), les délires mégalos de feu le dictateur du Turkménistan (il a fait une statue de lui en or qui tourne car il est si fort qu’il peut regarder le soleil direct dans les yeux et a envoyé son livre, le Ruhnama, sorte de Bible, dans l’espace) ou du Canada, ce pays si proche dont personne ne sait jamais rien in fine. Ouais, ça fait intelligent de savoir ce qu’il se passe à l’étranger et tiens, justement, c’est, je crois, le coeur du snobisme géopolitique : être (ou paraître brillant). J’eus un ami dans le temps qui se targuait d’être très intelligent et cultivé mais en fait, il s’arrangeait pour amener la conversation sur son sujet de prédilection pour paraître brillant puisque les personnes en face, moins au fait du sujet, écoutaient sans intervenir. C’est toujours drôle de voir que s’y connaître un peu en actualité des les pays étrangers vous fait de suite atteindre un statut de personne “cultivée” alors que vos commentaires ne volent peut-être pas plus hauts que ceux qu’on pourrait avoir au “café du commerce” rapport à la politique française mais vu qu’on ne maîtrise pas les paramètres, ça passe crème.

Turkmenistan_1

Mais non, j’ai un amour pour un pays étranger, c’est pour ça que je m’y intéresse

Ce que j’appellerais aussi “l’herbe est plus verte ailleurs”. Choisissez quelques uns de vos amis, peu importe lesquels, je vais pas trop me mouiller qu’ils ont tous un pays de prédilection, un pays où ils rêvent d’aller visiter ou vivre parce que c’est mieux qu’en France. Moi, par exemple, je serais pas contre l’idée de partir vivre en Suède, Canada, Grèce ou Espagne pour différentes raisons que j’exposerai pas ici car on s’en fout mais en gros “la France, j’en ai marre, allons voir ailleurs si l’herbe est plus verte”. Parce que nos politique sont tous pourris, qu’il n’y a plus de travail et que les Français sont tous des cons, t’as qu’à voir les dernières élections (j’exagère à dessein). Sauf que… la fuite en avant est rarement une bonne solution. On ne voit les choses que de façon macroscopique, on n’est pas englués dans le quotidien, les petits scandales politiques qui s’égrènent au fil des jours. Je suis de plus en plus amère vis à vis de nos politiques français (c’est le moins que l’on puisse dire) mais je ne suis pas dupe : ce n’est pas forcément mieux ailleurs. Reste l’attirance pour une autre culture que je comprends tout à fait mais si je devais suivre mes élans culturels, j’irais vivre en Italie… le pays où la sphère politique est encore plus moisie que chez nous.

France Italie géopolitique

En France, on est quand même en démocratie, c’est moins grave qu’en… [choisissez votre pays en conflit, la liste est assez longue]

En France, il n ‘y a pas d’urgence, pas de danger, on en reste à la politique politicienne, tout va bien. Alors oui mais non. Si je me réfère à mes communautés, il me semble avoir vu beaucoup d’indignation lorsque les manifestations étudiantes du Québec ont été durement réprimées ou lors de la volonté du gouvernement espagnol d’interdire les manifestations. Alors que quand ça arrive en France, grosse indifférence. J’en ai déjà parlé sur la manifestation lors de la COP21. Déjà, j’ai généré quasi aucun trafic sur cet article par rapport à d’habitude, démontrant une certaine indifférence de mes communautés vis à vis de ce sujet… Alors peut-être est-ce parce que l’écologie ne leur parle pas, peut-être parce qu’ils ont bien assimilé la rhétorique de la terreur (moins de liberté pour plus de sécurité, promis, c’est pour ton bien) alors même que l’on a déjà voté une bonne dizaine de lois liberticides en 5 ans et qu’on n’a jamais eu autant de morts que depuis qu’on est censés être mieux protégés. Peut-être juste parce qu’on est en France et que ce n’est pas une dictature, arrête d’exagérer. C’est vrai, nous avons encore pu exercer nos droits citoyens pas plus tard que le week-end dernier, suite à une campagne lamentable où on nous a encore pris pour des débiles “vote pour nous sinon la bête immonde” (on dirait un chantage affectif de parents sadiques sur leurs gosses “dors sinon le monstre va venir te manger”) mais oui, on a pu voter, avoir un choix entre différents partis… sauf que l’Histoire nous a appris que la privation de droits ne venaient pas toujours par coup d’Etat, c’est souvent du progressif. Croire qu’en France, on risque rien, c’est d’une naïveté… et je me permets de le dire parce que j’ai été tout aussi naïve (je peux plaider coupable sur tous les éléments de l’article, pour rappel), parce que je trouvais le village des Indignés français ri-di-cule à l’époque du Printemps Arabe. Pourtant, il est désormais temps de s’indigner car notre riante démocratie fait la gueule. Je dis pas qu’on sera en dictature demain mais il faut rester vigilant quoi qu’il arrive… même si la pente est douce, elle peut nous amener au fond.

(c) Je ne sais pas mais trouvé sur Associazione culturale Zenit (clic sur l'image)
(c) Je ne sais pas mais trouvé sur Associazione culturale Zenit (clic sur l’image)

Voilà, fin de mes articles politiques, on va passer à Noël maintenant, sauf si une news me met encore la rate au court bouillon. Mais ne vous inquiétez pas : dans mes résolutions 2016, il va y avoir « ouvrir encore plus ma gueule » #spoiler

Où je suis pas prête à être agente de voyage

Parfois, je me dis que je changerais bien de carrière et je me plais à rêver. Fleuriste ? Sympa mais étant allergique au pollen, ça peut être compliquée. Institutrice ? Oui mais est-ce que j’aurai la patience face à 30 gosses ? Je veux dire, c’est facile de gérer un Saturnin que j’aime de tout mon coeur mais les autres enfants ? Agente de voyage ? Créer des voyages sur mesure… ah ouais, ça me botterait bien.

voyage

Sauf que je me suis rendue compte cet été que j’étais une grosse quiche. Souvenez-vous, avec Victor, on a voulu se faire un voyage aux petits oignons. On avait envie d’Italie et de Grèce, de découvrir de nouveaux paysages, de cocher de nouveaux pays dans notre mappemonde du sexe. Je fouille les interwebs pour résoudre l’équation suivante : 15 jours de vacances, deux pays, budget léger. En partant du mercredi au mercredi, on trouve des avions peu chers, décollant avec Air France et rentrant avec Transavia, Vueling ne m’ayant pas proposé de deal intéressant (alors que je les prends assez souvent). En fouillant sur AirBnB, on trouve deux apparts sympas, un avec une terrasse de ouf à Naples et un autre appart bien situé à Athènes. Pour finir, on s’offre une mini croisière parce que vu qu’on est en pension complète, c’est un bon rapport qualité-prix. Même si on avait des lits séparés et qu’on a navigué au sein du temple du capitalisme.

sunset-grece

J’étais bien fière de moi mais en imprimant les papiers quelques jours avant de partir, je découvre une couille dans le potage. Une couille bien velue. Pour le ferry nous permettant de rallier la Grèce, on nous demande d’arriver 3h avant le départ… et nous n’avons aucun moyen d’être à Bari à temps. Je panique, j’envoie des messages désespérés à Victor mais finalement, je préviens le ferry que nous, on arrivera plus tard vu qu’on n’a pas de voiture donc c’est pas grave.

ferry-italie-grece

Ca restait cependant tendu : une fois sur Naples, on se rend compte que le bus qui nous permettait d’arriver pas trop tard n’existait pas le dimanche donc il nous restait que l’option train, un peu tendu mais nous décidons de tenter cette option et si on rate le ferry, on prendra le suivant. On prend la décision ensemble donc si ça le fait pas, ce ne sera la faute de personne. Non parce que pour rappel, c’était notre premier vrai voyage en amoureux (en Tunisie, on était partis en groupe et on se considérait pas en couple et Rome, c’était juste un petit week end) donc les engueulades peuvent surgir plus vite que leur ombre.

capri-couchant

Finalement, on a eu notre ferry, on profite de la Grèce, tout va bien. Puis vient l’heure de la croisière, on embarque, sereins et heureux, j’étudie un peu le programme et… mais attends… Couille dans le potage mais genre couille de compétition. Reprenons : la croisière dure 4 jours, on part le 10 juillet donc j’ai prévu un retour le 14 avec l’avion pour la France… Sauf 4 jours de croisière, ce n’est pas 10+4, c’est 10, 11, 12, 13…On rentre au Pirée le 13 juillet, on décolle le 14… Oh oups ! Bon, grâce au wifi d’un café turc et mon forfait monde offert avec mon téléphone pro (merci patron !), on chope un AirBnB au débotté, un petit studio un peu loin du centre mais à 25 € la nuit, bon deal.

athenes-chat

On se retrouve donc un dernier jour à Athènes, on se dit qu’on pourrait en profiter pour finir le musée d’archéologie qu’on n’a pas eu le temps de terminer car il est immense (mais génial) (mais immense); Mais on finit par glander au café toute la matinée puis à s’offrir une sieste une fois l’appart récupéré. Un appart qui avait la particularité d’être équipé d’une barre de pole dance, notre hôte étant prof de pole danse “but not a stripper!” précisa-t-elle. L’occasion pour Victor de m’offrir une petite démonstration de ses talents.

victor

Bref, être agente de voyage n’est pas de tout repos, j’ai encore du boulot. Mais j’ai de l’ambition, j’imagine pour l’an prochain un périple de ouf : Mexique (Playa del Carmen pour plonger un peu), San Francisco, Los Angeles, Vancouver, Montréal et New York… Bon, faudrait que je vende un rein mais ça peut le faire…

Les îles napolitaines : de beaux joyaux

 

Blasés par Naples dès les premières heures, nous prenons la décision de s’offrir une virée sur une des îles avoisinantes. Au choix : Capri, Procida et Ischia. La veille, nous avions pris les horaires distribués par une nana mais une fois au port, on se rend compte que ça correspond pas et qu’elle a juste omis de nous filer les heures de la plus grosse compagnie. La prochaine navette partant pour Ischia, on saute dedans (à peu près).

ischia

ischia-2

Victor avait vu quelques photos sur le Facebook d’une de ses potes et m’avait dit “tu vas voir, c’est trop beau”. On débarque au port et… effectivement, c’est assez charmant. Mais mon cher et tendre a faim donc on rentre dans un resto un peu en retrait se restaurer tout en consultant le Routard pour voir quoi faire, l’île étant un peu grande pour cheminer à pied. Dégustant la meilleure mozza du monde (vraiment) puis des spaghettis vongole, on arrête notre choix sur Barrano, là où y a une plage. Ok, let’s go, prenons le bus. Je demande au chauffeur de nous arrêter à Barrano puis on s’assoit pas loin d’une vieille dame qui n’a plus toute sa tête et parle et rigole seule et très fort… Après un passage par le garage pour changer le poinçonneur de tickets, on monte la grosse colline locale quand le chauffeur nous annonce qu’on est arrivés à Barrano. On descend en même temps que la vieille qui continue de rigoler et là, on se retrouve un peu perplexe : on est à peu près au point le plus haut de l’île, où est la mer ? Et c’est parti pour une heure de marche sous un soleil de plomb. Oui parce qu’en fait, pour aller à la plage, suffisait d’aller au terminus du bus (encore 20 bonnes minutes, environ). Mais on marche, courageux et au détour d’un virage :

ischia-3 ischia-4 ischia-5

PAF la vue. Autant vous dire qu’on a de suite été consolés de cette marche impromptue. Arrivés en bas, on finit par localiser les 3m² de plage pas privée (…) et enfin, nous voilà à nous ébattre dans la Méditerranée, un des meilleurs bains de l’année ! On s’ébat joyeusement, on va nager chacun notre tour, je me sens bien, je suis heureuse. Ischia, je t’aime.

ischia-plage ischia-plage2 ischia-plage3

Le surlendemain, au tour de Capri ! J’étais légèrement dubitative sur cette destination, je craignais une destination très snob. Et bien oui… mais en fait non. C’est à dire qu’à un moment, on se promène dans une rue aux enseignes n’ayant rien à envier à l’avenue Montaigne, la place principale est peuplée de ce genre de personnes friquées que vous pouvez croiser en polo Lacoste au Cap-Ferret, Biarritz ou Nice et quand des mariés sortent de l’église, il y a une équipe de tournage avec des drones pour immortaliser tout ça. Mais Capri, ce n’est pas ça, en fait. Ca pourrait vite virer aimant à fric mais nous avons refusé la virée dans la grotta azzurra, curiosité locale très prisée mais littéralement hors de prix et décrit sur pas mal de site comme “ouais, c’est beau mais trop cher pour ce que c’est”. A la place, on a marché dans un adorable village, Anacapri, on a trouvé un petit sentier descendant près de l’eau. Pas de plages accessibles gratuitement depuis Anacapri  mais on s’est trouvé une petite planque rocailleuse pour être un peu tranquille. Seul léger regret : j’aurais bien fait un tour du côté de la villa Malaparte, là où a été tourné le Mépris mais ce n’était pas du tout le même coin donc tant pis.

capri capri-2 capri-3 capri-4 capri-5 capri-6 capri-7 capri-8 capri-9

Bref, après la déception de Naples, ces îles nous font du bien, on apprécie de se promener à l’écart des touristes, se laver les yeux avec de magnifiques paysages, profiter du soleil, de la mer à proximité. Autant on n’est pas forcément très motivés à l’idée de retourner à Naples, on s’amusait à s’imaginer acheter une maison à Ischia pour nos vacances…

ischia-6

Mais ça, c’était avant d’arriver à Athènes car, je vous l’annonce de suite : on est tombés complètement amoureux.

On s’était dit rendez-vous dans 17 ans

Il y a quasi 17 ans, je me précipitais, la peur au ventre, sur un panneau pour déchiffrer des noms imprimés finement sur du papier merdique. Nom que je connais pas, nom que je connais pas, nom que je connais… AH LA, c’est ma classe, je dois être là, je me vois pas, je vais m’évanouir, aaah : Oh putain, Bartoldi, je suis là ! Je suis reçue ! Et mention bien en plus. Hiiiii !! Deux mois plus tard, je quittais ma moyenne ville de province pour débuter ma vie toulousaine, un des segments les plus heureux de ma vie (est-ce Toulouse, est-ce ma passion pour les études ? On sait pas). 7 ans plus tard, je m’envolais pour Paris, le coeur gros.
paris
Nous voici donc 10 ans après le début de ma vie parisienne et donc quasi 17 ans après les résultats de mon bac (vlan dans la gueule). Un soir, je traîne sur Facebook et je vois que d’anciens camarades de mon lycée s’agitent : et si on faisait un repas de retrouvailles. Le premier tombe un week-end où je suis à Paris donc je passe mon tour mais le 2e opus tombe pile pendant un week-end de trois jours, celui que j’avais choisi pour descendre voir la nouvelle fille d’Anne (oui, elle vient d’avoir un 2e enfant pour ceux qui ont lu sa prose il y a quasi 10 ans). Venir à un repas du lycée 17 ans après ? J’arrive !

Sauras-tu me retrouver sur cette photo ?
Sauras-tu me retrouver sur cette photo ?

Quelques jours avant, je me pensais un OVNI : quasi 35 ans, célibataire sans enfants mais avec un poste qui sonne bien et qui vit dans la capitaaaale (accent snob), je suis un peu Carrie Bradshaw (mais toujours sans les talons de 12).
Black-skinnies-tank-sneakers
Et bien figurez-vous que pas du tout. Si je suis bien celle qui a bien réussi sa vie en partant à Paris et en faisant un boulot qui ramène des sous (une autre venait d’Italie sinon les autres sont toujours dans le département), niveau célibataires, ça pullulait. Il y avait la version célibataire avec enfants (soit mères célibataires qui avaient eu un rejeton assez jeunes soit divorcées), la version célibataire sans enfants et qui commençaient limite à virer désespérée. Et, croyez le ou non, les célibataires, c’étaient les beaux gosses et belles gosses de l’époque. Qui le sont toujours relativement sauf un que j’avais même pas reconnu (mais qui est marié). D’ailleurs, j’ai eu la chance de m’asseoir à côté de l’un des beaux gosses de mon adolescence (qui a perdu le cheveux qu’il avait sur la langue), une sorte de sosie de Marc Lavoine avec un menton plus joli. Un autre ex beau gosse de service qui avait un an de moins que nous et qui était dans le même resto que nous par hasard m’a aussi un peu collée physiquement pour regarder un de nos almanachs scolaires mais le mec, même s’il reste bien joli à regarder, c’est une épave totale, un poivrot au discours incohérent. Comme quoi, le physique, ça fait pas tout, on ne le dira jamais assez.
johnny-depp-saoul
Je ne pourrais pas vous raconter sa soirée dans le détail mais voici quelques éléments pour que vous puissiez revivre avec moi cette grande soirée de retrouvailles :
– Il y a des gens qui ne changent pas en 17 ans, dont moi apparemment, malgré mes lunettes et mes cheveux foncés (et mon 38 alors que j’ai oscillé entre le 40 et le 44 durant mon adolescence, je tenais à le souligner). Et il y a donc des gens avec qui tu devises naturellement alors que tu ne les as pas vus depuis au moins 10 ans…
– Il y en a d’autres, par contre, qui ont pris un petit coup et que tu n’aurais pas reconnu de prime abord dans la rue comme cette fille qui était un peu « miss aérobic » dans ma prime jeunesse et qui ressemblent désormais à Véronique Genest qui aurait volé le cul de Nicki Minaj. A l’inverse, d’autres ont perdu du poids comme ce mec un peu bouboule ayant acquis une silhouette normale durant ces 17 ans ou cette fille surexcitée et un peu alcoolique qui est passée d’un petit 38- grand 36 à un 34 à vue de nez.
– Le dealer de service, celui qui vendait son shit au « fumoir » de mon lycée était là. Il bosse dans un collège (agent d’entretien). Le Facepalm fut total.
– Sans que je comprenne bien le pourquoi du comment, beaucoup sont partis dans le sanitaire et social, on avait une palanquée d’infirmiers et infirmières, assistantes sociales, éducatrices… Sachant qu’on était tous en majorité en L et ES, je m’explique pas bien ce virage.
613913-route-de-nuit
Et c’est ce point qui m’a un peu étonnée, en fait. Je viens d’un lycée privé où nous étions tous destinés à de grandes études vu que nous étions plus ou moins des fils ou filles d’eux et que ça coûtait quand même du blé de nous mettre là dedans. Sur les 23 présents (!), je crois que nous avons été 3 ou 4 à dépasser le niveau licence. En fait, c’est marrant de voir que le lycée peut amener à des carrières aussi diverses que variées.

career

Dernier point, je me suis fait des copines. 2. La première, nous ne nous étions jamais parlé à l’époque car elle avait un an de plus que moi (la magie des amitiés circonstantielles). La seconde, c’était l’une de mes meilleures amies au collège qui m’a offert une de ces revanches de la vie dont je suis friande. En fait, en 6e et 5e, j’avais sympathisé avec cette fille, Annabelle, et sa super copine Anne-Marie. On était souvent toutes les 3 ensemble mais vers la fin 5e, j’ai senti que j’étais un peu de trop dans leur trio et comme je ne suis pas maso, j’avais fini par mettre les bouts pour me faire d’autres copines. J’avais été invitée à ce moment là à passer un mercredi après-midi et une nuit chez Annabelle avec ma soeur et celle-ci, connaissant mes déboires, avait demandé à Annabelle pourquoi elle ne voulait plus être ma copine, ce à quoi, elle avait répondu « c’est pas moi, c’est Anne-Marie ». Notre amitié en restait cependant là puisqu’en 4e, nous n’étions plus dans la même classe.
copine
Or Annabelle me proposant gentiment de me véhiculer, elle me raconta en rentrant qu’elle avait souffert de son amitié durant son adolescence avec Anne-Marie parce que « non mais personne ne l’aimait et elle me collait tout le temps et moi, j’osais rien dire car elle me faisait peur ». Après s’être promis de se revoir à mon prochain passage dans le coin, je souris : finalement, cette petite cicatrice d’adolescence (que j’avais certes oubliée) s’effaçait tranquillement.
pansements
Et finalement, je me rendais compte que je faisais partie des gens dont on se souvient. J’ai plutôt un souvenir agréable du lycée (un peu moins du collège), je ne me souviens pas avoir eu de période ingrate, d’avoir été rejetée. Sans faire partie de la caste des populaires, ceux qui nous refaisaient Beverly Hills tous les jours car bidule a plaqué machin pour sortir avec Chouette mais Machin va aller se consoler avec Truc, je faisais partie de cette espèce de ventre mou de lycéens qu’on apprécie, avec qui on discute parfois mais qui ne sera pas un souffre-douleur. Un jour, pour vous situer, je passais devant un banc où les garçons s’amusaient à noter les filles qui passaient (oui, à 17 ans, on est cons) et j’avais hérité d’un 13. Cette note résume bien l’image que j’avais un lycée, une « assez bien ». Et pourtant, même si je n’étais pas leader, même si je n’en ai pas vus certains depuis 17 ans, beaucoup me remettaient encore.

Juste pour le plaisir...
Juste pour le plaisir…

Moralité de tout ça : elle est bien, ma vie.

Tour du monde

Depuis quelques années, j’entends ces histoires de gens partis un an faire un tour du monde. Et si je me lançais ? Je fais péter le PEL vu que je refuse de m’endetter sur 30 ans pour un clapier à lapins et en avant l’aventure ! Sauf que je suis pas si convaincue que ce soit une bonne idée.

tour-du-monde

J’ai l’âme vagabonde, j’aime l’ailleurs, je l’aime à la folie. La liste de mes envies voyage s’allonge au fur et à mesure des reportages que je vois, des livres que je lis, des gens que je rencontre. Propose-moi de partir, je te suivrai. Là, je frétille à l’idée de mes prochains voyages : Corse, Irlande et peut-être , Londres, Bruges et Amsterdam. Et quand je reçois un SMS évoquant Hawaï, je hurle de douleur de devoir dire non car ça tomberait le mois où on ne m’accordera pas de congés. Alors forcément, cette idée de tour du monde, de partir à l’aventure, ça titille. Sauf que. Oui, y a un sauf que et je le trouve de taille. Est-ce que trop de voyage ne tue pas le voyage ?

tourisme-tour-du-monde

Passons sur la difficulté de trouver un bon compagnon de route, ça mériterait un article à part entière (ah, tiens, je me mets le sujet de côté). Le voyage, c’est génial, rien ne vaut l’excitation de la découverte, le dépaysement, le choc des cultures, des paysages à couper le souffle. Je suis la fille qui veut tout le temps partir, qui a la valise qui démange en permanence et pourtant, le trip de tour du monde ne me tente juste pas. Enfin, pas en mode « on part pendant un an ou deux ». Parce que j’y vois un danger terrible, un poison lancinant : l’ennui et la lassitude.

dormir-voyage

On ne peut nier qu’un voyage reste fatigant. Une fatigue excitante que l’on est ravi de vivre sur le coup mais une fois l’avion posé chez nous, on est bien contents de jeter sa valise dans un coin, s’effondrer sur le matelas et savourer ce retour chez soi. Surtout que moi, j’ai un matelas au confort exceptionnel, je trouve. Là, partir pendant un an, c’est ne pas retrouver son petit lit, son confort durant tout ce temps. Un faible prix, allez-vous me dire. On peut pas mettre dans la même balance le Taj-Mahal et un simple matelas, merde quoi ! C’est vrai, c’est vrai. Sauf que le matelas n’est qu’un des éléments dans la balance. Il y a aussi les amis, la famille, le chat, ses petites habitudes, les soirées à glander parce qu’on est fatigués, les grasses matinées. Quand on part à la découverte du monde, il y a trop à voir pour glander. Vous me direz qu’en partant un an, y a bien un moment où on lève le pied, on se lève pas tous les matins à une heure à un chiffre pour courir le monde, on s’accorde aussi des pauses. Certes, certes.

pays-basque

Mais reste cette peur de la lassitude. Quand l’exceptionnel devient le quotidien, on se lasse. Le sel du voyage, c’est la parenthèse que ça représente. Pendant une semaine, 15 jours, trois semaines peut-être, vous serez ailleurs, dans un univers différent du vôtre, dans une autre temporalité, loin des mails, téléphones, des reco et des fans qui viennent pleurer sur votre page. C’est si dépaysant. Justement, peut-on être dépaysés quand on voyage en permanence ? A quel moment la découverte merveilleuse s’estompe ? Admire-t-on autant les paysages islandais si on vient direct de Paris où on admirait la veille notre écran de PC que si l’on vient de quitter le Machu Picchu ? Moi, Nina, serai-je aussi fascinée par Petra quel que soit mon point de départ ? Ou en fonction de ce que j’ai déjà vu dans la vie ? Est-ce que si je vais demain à Bali, par exemple, mon souvenir de Thaïlande jouera-t-il sur mes impressions de la même façon en l’ayant quittée un an et demi plus tôt ou si j’y étais la veille ?

thailande

Et puis, si je vois tout demain, que ferai-je du reste de ma vie ? Bien sûr que j’ai parfois envie de passer ma vie à voyager, de gagner au loto et m’enquiller toutes les destinations, la liste des endroits que je veux découvrir ne cesse de s’allonger, les expériences à vivre aussi. Non parce que depuis que j’ai vu une pub pour je sais plus qui, faire du kayak dans les glaces, ça m’excite ! (faudrait que je fasse du kayak à l’occasion avant de rêver de grandes expéditions). Plonger aux 4 coins du monde, faire des séjours linguistiques dans les pays anglophones et italophones (enfin, l’Italie quoi) pour commencer. Bref, la liste de ce que je veux voir/vivre est infinie. Mais je ronge mon frein : j’ai le temps. Certains me feront gentiment remarquer qu’on peut pas savoir si j’ai le temps, que je mourrai peut-être demain écrasée par un bus ou qu’on me trouvera une tumeur au cerveau invalidante. Qui sait ? Mais vu que l’excitation du voyage se trouve également dans sa préparation, mieux vaut ne pas tout faire d’un coup. Et puis, comment pourrai-je reprendre ma petite vie quotidienne sans énorme déprime après ?

groenland-kayak

En attendant, faut que je regarde pour Londres, tiens !

Sous le vernis de l’oubli

Vous l’aurez peut-être remarqué, le maître-mot de mon année 2012 pourrait être « mon voyage intérieur ». Une crise de la trentaine tardive ou le doux sentiment de la renaissance suite au marasme 2011 qui me galvanise, je ne sais. Toujours est-il que je me découvre certaines caractéristiques dans mon moi, certaines bonnes surprises comme celle-ci : je suis pas mauvaise en langue.

Voyage en Sicile, donc, je me mets à parler italien comme dans les jeunes années, celles où j’avais 3h de cours par semaine. J’avais déjà été surprise de le voir revenir lors de mon séjour à Venise mais là, à le pratiquer toute la semaine, j’ai retrouvé du vocabulaire et de la conjugaison. Je suis pas à mon niveau d’il y a 14 ans (j’avais eu 15 au bac… Je suis vraiment une connasse de crâneuse par moments) mais c’est hyper stimulant.

De la même façon, je me rend compte que mon anglais est devenu vraiment pas mal ces derniers temps. Je lis pas mal de news en anglais, j’ai eu des cours en octobre ou novembre et je m’en sortais bien (à part la prononciation parfois un peu étrange, paraît-il), j’ai fait quelques sorties avec des anglophones ne parlant que peu français. Et parler politique avec un Américain en anglais dans le texte, ça nécessite du vocabulaire.

Si j’ai longtemps cru que j’étais mauvaise en langue, c’est surtout que je ne travaillais pas vraiment la matière. C’est pas compliqué : si j’étais bonne en maths, c’est qu’une fois que t’as pigé le truc, ça va tout seul. Pour l’hist et géo et la philo, je me reposais sur ma bonne mémoire (pour la philo, j’apprenais par cœur les citations, j’avais 4 philosophes que je ressortais perpétuellement : Platon, Descartes, Hegel et Sartre). La physique et la bio, ça rapportait pas de points donc je les laissais de côté et les langues… Le problème des langues est double : si t’apprends pas ton vocabulaire et ta conjugaison, c’est moins facile. Si tu pratiques pas, c’est carrément mort. Or comme je ne faisais pas mes exercices, en dehors de quelques voyages de classe (Allemagne en 3ème, Italie en 2nde et Irlande en première mais on n’avait pas de corrrepondants donc on n’a pas trop parlé anglais), j’ai pas trop eu l’occasion de vraiment parler. Du coup, si j’ai récolté un étonnant 13 en anglais au bac (je navigais entre 8 et 10 d’ordinaire), je n’ai « que » 11 au bac en allemand, langue sortie de ma vie depuis. À la fac, j’ai eu vaguement des cours d’anglais, j’ai surtout lu car quand tu choisis des sujet de mémoire comme le Canada ou l’Irlande, tu dois lire des bouquins en anglais. Puis vint le milieu professionnel où l’anglais ne m’a servi qu’au bout de 5 ans (c’est à dire maintenant) et encore, c’est parce que j’ai la chance d’avoir dans mon escarcelle une marque internationale. Même que je fais des PowerPoint en anglais, mouahah !

Et j’ai chopé le goût des langues car j’y vois un nouveau terrain de jeu. Parler une langue étrangère, c’est surtout se faire comprendre avant tout. Quand tu commences une phrase et qu’il te manque un mot, tu dois trouver un synonyme ou une périphrase pour expliquer ton idée de façon la plus juste possible afin de ne pas casser la conversation. Et puis se découvrir une aptitude dans un domaine où l’on se croyait nul, ça fait plaisir.

Du coup, je vais vous concocter le versions anglaises et italiennes de mes articles. Pas tous, ce sera quand j’aurai le temps. Mais quelle meilleure façon de pratiquer ?

Du coup, en septembre, j’envisage SÉRIEUSEMENT les cours de russe. Si les horaires correspondent. Mais comme ça, je pourrai écrire sur mon cv anglais et italien (courant) et russe (débutant) et ce sera vrai. De toute façon, au vu de mon projet voyage de la mort, va falloir que je parle un tout petit peu russe…

Je suis au fait de l’actu et j’ai un avis sur tout

Etre blogueur, c’est souvent donner son avis. Sur tout et sur n’importe quoi, de façon passionnée et/ou éclairée. Bref, j’ai toujours aimé cette sensation de pouvoir partager mon opinion avec la foule (au moins) de mes lecteurs, d’avoir l’opportunité de mettre en mots mes pensées, essayer de leur donner forme et cohérence. Ce qui n’est pas toujours un succès et ce qui me permet de mesurer parfois ma confusion sur certains sujets. Pratique et moins cher qu’une thérapie.

therapie.jpg

Puis vint Twitter, principe de micro-blogging en 140 caractères. Et là, c’est pareil, on montre fièrement qu’on suit l’actu, on commente les séismes, les débats politiques, les révolutions arabes et même les cantonales. Tout ce concentré de citoyenneté pourrait presque m’émouvoir si je n’étais pas persuadée que la moitié de ceux qui commentent abondamment les résultats des cantonales ne sont même pas allés voter (faut vraiment que j’aille à la mairie leur dire que j’ai déménagé au passage). Mais sur Twitter, on aime dire qu’on suit
l’actualité en réécrivant les dépêches AFP, en se précipitant pour faire des (mauvais) jeux de mots sur ce qu’il se passe dans le monde, ressortir les mêmes vannes piqués aux uns et aux autres. Genre le “10/03/2011+11/09/2001=21/12/2012” que j’ai vu passer chez trois personnes différentes sans pour autant qu’il y ait une citation de source commune. Ou le fameux “uninstall des dictateurs” que vous pouvez trouver ici. Là, au moins, il est complet, Twitter s’intéresse peu à la Belgique qui est pourtant en passe de battre le record de la plus longue période sans gouvernement d’un pays. Hé oui mais je suppose que la Belgique, c’est pas hype. Alors que moi, perso, ça me fascine complètement car quand je faisais ma maîtrise sur le Québec, la Belgique était un bon exemple de fédéralisme réussi (avec la Suisse). Ben patatras. Bref. A noter que mettre l’Italie et la Belgique au milieu des dictatures, c’est discutable mais je ne suis pas à l’origine de ce document.

crise-belgique.jpg

Ce qui me fascine, c’est ce besoin de se donner l’air intelligent. En 140 caractères, c’est vrai que c’est un bien beau challenge. Pour ma part, je twitte plus pour clasher mes petits camarades sur le sujet vu que 140 caractères pour donner une opinion, je trouve ça bien court. Mais surtout, on sent bien l’ambiance café du commerce et je préfère m’abstenir de participer, une exposition de mes arguments en si peu de place dégénère forcément en incompréhension et raccourcis inutiles. Déjà que sur mon blog, je n’aborde pas certains sujets. Par exemple les révolutions arabes, je trouve ça super intéressant à suivre mais je n’ai pas grand chose à en  dire en soi, manque de recul. Non parce que sur Twitter, ça fait trois semaines qu’ils ont annoncé la chute de Khadafi et comme celui-ci s’accrochait à son trône comme une moule à son rocher, ça a lassé. Le web 2.0 veut bien sponsoriser les révolutions et les déclencher, à ce qu’il se
dit (pardon mais je crois qu’on se la raconte légèrement sur ce point) mais bon, 3 semaines, c’est trop long, on zappe. Surtout que depuis, y a eu un tsunami et c’est trop horrible quoi. D’ailleurs profitons-en pour donner notre avis sur le nucléaire vu qu’on en a forcément une et qu’à l’arrivée, c’est forcément la faute de Sarkozy (point Sarko) mais en 140 caractères, on peut pas expliquer, démerde-toi tout seul pour comprendre. Mais Twitter a un avis sur tout, c’est comme ça.

pr-rollin.jpg

J’avoue qu’au fond, ça me fait rire car ça ne fait pas illusion. Qui aurait regardé le débat avec Sarko s’il n’y avait pas eu de quoi se la raconter sur Twitter ? J’avoue ne même pas l’avoir regardé, les live-tweets m’ont toujours fatiguée, qu’il s’agisse d’X-factor, Qui veut épouser mon fils ou le débat avec Sarko. Parce que débattre et critiquer en 140 caractères, c’est frustrant. Refaire le monde en si peu de place, c’est carrément déprimant. Mais faut bien choisir son vernis. Et le vernis de celui qui suit l’actu et la commente est très en
vogue, manifestement.

Mer ou montagne, là ou loin (3)

Les vacances des vingtenaires
Pour beaucoup, les vacances sont synonymes d’évasion et il est hors de question de rester en France. Bon, évidemment, chacun a sa propre vision de l’évasion : je n’ai jamais compris comment on pouvait partir à l’autre bout du monde dans un club med et ne pas sortir du club durant toute la durée du séjour. Si c’est pour ça, autant rester en France.

L’intérêt principal du loin, c’est de découvrir un patrimoine, une culture autre. Le problème, c’est qu’en été, certaines destinations sont pour le moins osées. Par exemple l’Italie. L’Italie, c’est beau, il y a des milliers de choses à voir. Le souci, c’est que vous n’êtes pas le seul à vouloir voir ces choses. Sans parler de la chaleur. En fait, l’été, le seul endroit où il semble malin de faire du tourisme, c’est Paris : y a personne. Enfin, en août parce que là, fin juin, c’était la Tour de Babel dans le métro, ça parlait toute les langues du monde.

Chaque saison a ses destinations à la mode : plus y a de la plage et du soleil, plus ça marche en été. Même si on a toujours tendance à oublier qu’en hémisphère sud, on n’a pas tout à fait les mêmes saisons. Mais l’été rime souvent avec exotisme et on aime se gausser au retour au bureau : « Oui alors moi, j’étais loiiiiiin, si tu savais… ». Perso, je trouve plus original de partir à l’autre bout de la Terre à un autre moment, celui où tout le monde trime dur au boulot. Genre en hiver, quand ils sont tous blancs comme des bidets et que vous revenez dorés comme un poulet tandori : « Ah, l’Indonésie, c’est ma-gni-fi-que. » Parce que le problème en été, c’est que tout le monde part loin donc la propension à faire rêver les autres en racontant vos vacances est quand même moindre, il faut le dire. « Oui alors tu vois, mouaaaaaaa, j’étais dans un ryad au Maroc », « oh, moi, j’ai fait une croisière sur le Nil. » Au moins, on peut se faire des soirées diapos chez les uns les autres, c’est sympaaaaaaa.

C’est vrai que, pour ma part, je ne suis pas fana des vacances « rôtisserie à la plage », surtout au vu de ma mélanine capricieuse. Même si l’idée de me reposer me plaît bien, j’aime en prendre plein les mirettes. J’ai envie de profiter de ce temps où je ne bosse pas pour voir des endroits que je ne connais pas, me frotter à de nouvelles cultures ou nouveaux lieux. Ceci étant dit, pour profiter pleinement d’un nouveau lieu, c’est quand même mieux quand c’est pas bondé, histoire de voir quelque chose. Pourtant, il y a des événements qu’on rêve de voir et qui sont forcément générateurs de foule comme la course de cheval à Sienne ou je ne sais quoi d’autre.

Finalement, le sel des voyages loin réside souvent dans les difficultés qui surgissent ça et là et qui font de bonnes anecdotes APRES. Qui n’a pas eu une lose à l’étranger, un truc bien chiant sur le coup mais qui nourrit après les fous rires dans les diners en ville ? Parce qu’en voyage, il semble y avoir une loi universelle : plus tu vas loin, plus il va t’arriver un pépin. On a beau tout planifier de la première à la dernière seconde, il faut forcément un petit caillou dans la machine. Par exemple, dans la famille Bartoldi, on a le choix : soit on a un souci de transport, soit on a une météo pourrie. Exemple ? Mon père part à San Francisco avec un collègue pour un congrès. Au retour, il y a une valise de trop dans la soute donc ils doivent toute revider pour trouver à qui appartient cette valise. Résultat : à Toulouse, le vol qui permettait à mon papa et ses collègues de rentrer de Paris où l’avion a atterri arrive et… personne. Voilà comment on frustre deux épouses et trois enfants. Mais où qu’ils sont nos papas ? Pour la météo, on provoque les moussons. En 95, on part à Madère : la saison des pluies est en retard et comme de par hasard, elle commence pile quand on arrive. Notons aussi la visite de mes parents dans un désert marocain. Ils arrivent dans le désert et ma mère faire « oh mais il fait lourd, on dirait qu’il va pleuvoir…

– Ahaha, ça fait 6 ans qu’il a pas plu ici! »

Le soir même, pluie diluvienne avec l’orage qui va avec. Quel talent !

Alors oui, le voyage à l’étranger ne se déroule jamais, mais alors jamais comme prévu. Et c’est justement cet imprévu qui rend le voyage inoubliable.

Le temps ne fait rien à l’affaire

Par Diane

(NB:tous les personnages décrits dans cet article sont des personnages on ne peut plus malheureusement et piteusement REELS dont n’ont été modifiés ou inventés que les noms)

1/Benjamin est un petit garçon de 8 ans dont les parents ont décidé de l’envoyer en colonie de vacances, où il se trouve que j’oeuvrais en tant que joyeuse animatrice avec tout le packaging chansonspetitsjeuxmoyensjeuxgrandsjeuxjeuxdébilesetinutilesonsebrossepaslesdentsavecdugeldouchebordel de circonstance. Benjamin, que je me casse le cul et passe des nuits blanches à leur préparer des putain  de bordel de chasse au trésor avec moultes super (non mais vraiment super, j’vous jure) énigmes, déguisements, décors et j’en passe, il en a pas grand chose à carrer. Benjamin, ce qui l’intéresse, c’est la destruction. Tandis que je m’évertue à apprendre à jongler à ses petits camarades (tout en révisant intérieurement les 10 commandements des vertus de la patience
shintoïste), lui, il tue les fourmis, araignées,mouches, chat du cuisinier et toute bête vivante qui fasse moins d’un mètre 40 qui peuple les environs. Benjamin aime également déchirer les dessins de ses congénères (j’aurais du mal à les appeler « camarades », déja parce que ça fait colo communiste, et ensuite parce qu’il leur tape sur la gueule dès qu’on a le dos tourné), dégommer les cabanes fraichement  construites (et pas seulement de schubert) ou, le vicelard, aller piquer des trucs pour les mettre dans les placards des autres… Alors là, on est en droit de se demander: benjamin est-il le fils envoyé sur terre de Mephistophélès pour faire concurrence à Jésus, ou a t-il été élevé par Landru et les Thénardier?  

2/Micheline a 28 ans (oui, je sais, comment peut-on décemment avoir 28 ans et s’appeler Micheline, mais laissez moi tranquille un peu, c’est mon article j’fais c’que je veux), des yeux bleus, des gros nichons (wouuuouuu, rien qu’avec ces mots là et l’aide de google, j’ai dû récolter quelque 15478 lecteurs en plus), et absolument aucun amour propre ni même sale d’ailleurs. Micheline est cultivée, elle fait des études, et ne fréquente que des gens cultivés, mais surtout pas intelligents. Ce qu’elle aime, c’est jouer. Et particulièrement avec ceux qui eux ne veulent pas jouer. Elle aime faire croire aux garçons qu’elle est fragile et ingénue, et surtout qu’elle est disponible. Elle aime s’asseoir sur leurs genoux, jouer un peu avec leurs cheveux en riant à leurs blagues et soupirer sur son « physique ingrat » et sur ses « kilos en trop » pour les entendre dire que « elle est fooollle voyons, elle est super belle comme fille », [NB: un petit coup de culture confiture pour briller en société: quand quelqu’un vous dit « mais j’suis trop mooooche » dans l’unique espoir de vous voir affirmer le contraire, ça s’appelle un Chleuasme] tout cela bien sûr, pour finir, une fois que le garçon en question aura mis sa personne et sa dignité à ses pieds en lui déclamant des sonnets qu’il aura lui même écrits à la gloire de ses gros nichons (wouuouuu, 14874 nouveaux lecteurs), par lui signifier qu’ elle n’a absolument aucun sentiment pour lui mais qu’on reste amis, hein, surtout.

3/Louis a 52 ans. C’est un fringant homme mûr, dans la force de l’âge. Il fait du sport et s’active beaucoup, et il a plein d’amis. Louis, son super kiff, (car Louis sait parler aux jeunes), c’est le pouvoir. Il est atteint d’une certaine et pathologique névrose qui fait qu’à 6 ans déja, quand Mozart composait ses premières oeuvres, le petit Louis persistait à se prendre pour Napoléon, ce dont il a d’ailleurs gardé quelques séquelles qu’il tentera de compenser avec des talonettes. Armé de sa folie des grandeurs, ainsi que de sa rolex et de son nouveau jouet qu’il a fait venir directement d’iltalie, (livré avec la guitare) Louis pense qu’il sait tout et peut tout faire. Avec l’aide de Dieu et du Public,un jour peut-être il règnera sur la terre et tous les connards qui la peuplent. Amen.

4/Jean Jacques Rousseau disait: « la jeunesse est le temps d’étudier la sagesse. La vieillesse est le temps de la pratiquer ». ….et Huguette n’a manifestement pas bien saisi la chose. Huguette a 80 ans, elle est à la retraite et habite un petit appartement parisien. Huguette, ce qu’elle aime, c’est son caniche nain « pépètte » qui, lui, n’aime personne. Pépètte est un chien délicat et de caractère, il ne faut point le contrarier, même s’il jappe lamentablement à la gueule de tout ce qui bouge et pond des étrons puantesques en plein milieu de la rue, sur lesquels on ne manquera pas de venir joyeusement glisser alors qu’on est en blanc, et en jupe bien sûr. Et tandis que son insupportable roquet prend bien le temps de renifler en vrac tous les poteaux du coin, mes jambes (en y laissant bien sûr au passage un peu de canigou au canard laqué du repas du midi qui était resté dans ses adorables bouclettes de menton) et le cul des autres petites merdes chihuahuasantes qui polluent les rues et le calme de nos appartements, Huguette finit tranquillement son paquet de gâteaux et, sans même jeter un coup d’oeil à la poubelle qui lui tend son sac à 2 mètres de là, le balance par terre avant de se remettre en route en évitant soigneusement l’étron encore fumant de son gremlins fétide.   Bref, je suis consciente que l’expérience est un atout majeur de la vie, qu’elle forge l’esprit, qu’elle aide à se définir une morale, des principes de vie; que c’est en faisant des erreurs, en souffrant et en expérimentant les choses qu’on peut vraiment en saisir les enjeux et en tirer les leçons qui s’en imposent, mais quand même, y’a des fois, j’ai juste ces quelques mots (tellement vrais) de Brassens qui me reviennent en tête…
Le temps ne fait rien à l’affaire

Quand on est con, on est con
Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-père
Quand on est con, on est con
Entre vous, plus de controverses
Cons caducs ou cons débutants
Petits cons d’la dernière averse
Vieux cons des neiges d’antan

Les brunes comptent pas pour des…

Par Lucas

Oui, oui, oui, je sais bien : des centaines de milliers de lecteurs ( au moins) vont avoir du Lio dans la tête après avoir lu ce titre. Comme ça vous penserez à moi toute la
journééée. Je sais, je suis démoniaque. Gnark, gnark gnark (c’était pour la rime)

Aujourd’hui, je vais être super short, ce d’autant plus que le sujet est super bateau…
Je sais, cela va engendrer une déception de plus chez So Long et consœurs: je fais exeuprès rien que pour les embêter d’abord ( oui, la rentrée, ça me donne un petit coté pueri… enfantin)
De toute façon, j’assume, je sais , c’est mal : je pars à vau l’eau et grace à moi les anxiolytiques se vendent par millions.
Bon, on revient au sujet ? Un sujet où je tiens à ce que les mecs fassent des comm’, même anonymes !

Donc aujourd’hui, je tiens à m’insurger grave de la mort qui tue.
Ouhai alors celles qui sont en train de faire leur pause café et qui jettent un regard blasé, tristement habituées, en se disant « Tiens, ya encore Lucas qui s’insurge, je sens que ça va me défriser. Ou pas. » eh bien les demoiselles aigries et blasées peuvent aller voir sur un site de pandas  si j’y suis. D’ailleurs vous savez de quoi je vais parler ??

C’est marqué dans le titre.

Yen a qui suivent : braaaavo.
Chez mes grands parents ya une salle de bains dédiée aux chambres d’amis, dans laquelle ma tante a posté une affiche super grande. Au moins 1,5m sur 1m. Une pub pour Revlon avec Claudia Schiffer
et Cindy Crawford…

Ce qui, je l’avoue, est un peu déstabilisant.
Parce que je voudrais bien vous y voir…
Débarquer dans la salle de bains en pyjama, ou à poil pour faire ses ablutions ou aller aux toilettes, tout ça, sous le regard des deux naiades…

Vous m’avez compris.
Or, nos deux coquines qui matent sont blondes.
Et ça, ça me tue !

Pourquoi on nous balance toujours des blondes dansles pubs !?
Tenez, je pense à la fameuse pub d’Alice. C’te blondasse insignifiante mais sculpturale et souriante.
Mais attendez, Alice, ça vient d’Italie : c’est la patrie de mon idéal feminin : Marta Mondelli. C’est le pays des brunes, bordel !

Franchement, prenez un magazine et comptez le nombre de pubs.
Ya combien de brunes ?
Queu-dalle.

Combien de rousses ?
Queu-daaaaalle.
Combien d’auburn ?
La misèèèère.

Par contre les teup modèles cheveux paillasse yen a la masse…
Mais bordel, quand allons nous avoir un publicitaire un peu plus audacieux que les autres qui nous fera une pub humaine !? J’ai souvenir d’une image dans un magazine, une pub Dove super où on voyait de vraies femmes ! Des rondes souriantes et des vieilles heureuses!  Ah le sacrilège ! Je pense que le publicitaire qui a fait ça a dû être crucifié par ses collègues apres avoir été écartelé par 4 nanas nourries au Weight Watchers. Histoire d’apaiser les dieux de la pub qui ont du avoir un vilain couroux et une chute de tension en voyant ces vrais personnages de la vraie vie.

Bah oui, on préfère nous montrer les ternes anorexiques, avec un visage lisse, qui font parfois un sourire quand on leur fait gouzi gouzi sous le menton. On prefere nous montrer Claudia que Germaine et Brad plutot que Gerard.

Alors oui bien sur… Pour faire vendre, la pub doit faire rêver. Merci de me le rappeler : avec tous les trucs compliqués qu’on apprend en école de commerce on a tendance à oublier
les choses simples…
Pourtant, même si la pub doit nous faire rêver,  je suis certain qu’il y un marché pour la « reality pub ».

Renault Espace série limitée Joies Familiales: Vous n’aurez plus les « Quand est-ce qu’on arrive? »
Kinder Tcheukeulayte (avec le haut de l’emballage déchiré):
Sans vitamines,
Sans fibres,
avec plein de sucre et un bon gout,
comme dans tous les « 4 heures » qui se respectent: parce que « ça déchire », tout simplement.

Vous ne croyez pas que ça pourrait marcher ?? Non ?? Vraiment pas ??
Allez, je vous laisse avec une pub canadienne qui dure 1,15 mn et qui démontre à quel point on est manipulé… Le pire c’est que la nana est déjà jolie à l’origine !!