Le snobisme géopolitique

Et je vous préviens : je vais être obligée de plaider coupable car je suis une passionnée de géopolitique.

 

Il y a quelques années, j’ai créé un blog d’actualités qui a vécu environ 5 jours. Le but : écrire quelques courts articles d’actualité factuels traitant de la politique étrangère… et française. Parce qu’on va pas se mentir : la politique française, ça m’ennuie. Parce que c’est de la politique politicienne, des petites phrases, des politiques stériles, des incompétents, toujours les mêmes têtes depuis que je suis née… Je n’y crois plus, je les méprise, je suis lassée. Alors qu’à l’étranger… ben, c’est très certainement pareil sur pas mal de ces points mais comme je le vois pas, ça m’intéresse de suite beaucoup plus. Mais au-delà de ça, s’intéresser à la politique étrangère, ça fait cultivé et intelligent…

Risk : allégorie de la géopolitique

L’intelligence de celui qui sait ce qu’il se passe ailleurs

J’ai toujours eu un réel intérêt pour la géopolitique et l’histoire des nations (au sens large du terme), je fais ma brillante en parlant de la révolution “citron” au Kirghizistan, en écho à la révolution orange de l’Ukraine (mais plus communément appelée révolution des tulipes, finalement), les délires mégalos de feu le dictateur du Turkménistan (il a fait une statue de lui en or qui tourne car il est si fort qu’il peut regarder le soleil direct dans les yeux et a envoyé son livre, le Ruhnama, sorte de Bible, dans l’espace) ou du Canada, ce pays si proche dont personne ne sait jamais rien in fine. Ouais, ça fait intelligent de savoir ce qu’il se passe à l’étranger et tiens, justement, c’est, je crois, le coeur du snobisme géopolitique : être (ou paraître brillant). J’eus un ami dans le temps qui se targuait d’être très intelligent et cultivé mais en fait, il s’arrangeait pour amener la conversation sur son sujet de prédilection pour paraître brillant puisque les personnes en face, moins au fait du sujet, écoutaient sans intervenir. C’est toujours drôle de voir que s’y connaître un peu en actualité des les pays étrangers vous fait de suite atteindre un statut de personne “cultivée” alors que vos commentaires ne volent peut-être pas plus hauts que ceux qu’on pourrait avoir au “café du commerce” rapport à la politique française mais vu qu’on ne maîtrise pas les paramètres, ça passe crème.

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Mais non, j’ai un amour pour un pays étranger, c’est pour ça que je m’y intéresse

Ce que j’appellerais aussi “l’herbe est plus verte ailleurs”. Choisissez quelques uns de vos amis, peu importe lesquels, je vais pas trop me mouiller qu’ils ont tous un pays de prédilection, un pays où ils rêvent d’aller visiter ou vivre parce que c’est mieux qu’en France. Moi, par exemple, je serais pas contre l’idée de partir vivre en Suède, Canada, Grèce ou Espagne pour différentes raisons que j’exposerai pas ici car on s’en fout mais en gros “la France, j’en ai marre, allons voir ailleurs si l’herbe est plus verte”. Parce que nos politique sont tous pourris, qu’il n’y a plus de travail et que les Français sont tous des cons, t’as qu’à voir les dernières élections (j’exagère à dessein). Sauf que… la fuite en avant est rarement une bonne solution. On ne voit les choses que de façon macroscopique, on n’est pas englués dans le quotidien, les petits scandales politiques qui s’égrènent au fil des jours. Je suis de plus en plus amère vis à vis de nos politiques français (c’est le moins que l’on puisse dire) mais je ne suis pas dupe : ce n’est pas forcément mieux ailleurs. Reste l’attirance pour une autre culture que je comprends tout à fait mais si je devais suivre mes élans culturels, j’irais vivre en Italie… le pays où la sphère politique est encore plus moisie que chez nous.

France Italie géopolitique

En France, on est quand même en démocratie, c’est moins grave qu’en… [choisissez votre pays en conflit, la liste est assez longue]

En France, il n ‘y a pas d’urgence, pas de danger, on en reste à la politique politicienne, tout va bien. Alors oui mais non. Si je me réfère à mes communautés, il me semble avoir vu beaucoup d’indignation lorsque les manifestations étudiantes du Québec ont été durement réprimées ou lors de la volonté du gouvernement espagnol d’interdire les manifestations. Alors que quand ça arrive en France, grosse indifférence. J’en ai déjà parlé sur la manifestation lors de la COP21. Déjà, j’ai généré quasi aucun trafic sur cet article par rapport à d’habitude, démontrant une certaine indifférence de mes communautés vis à vis de ce sujet… Alors peut-être est-ce parce que l’écologie ne leur parle pas, peut-être parce qu’ils ont bien assimilé la rhétorique de la terreur (moins de liberté pour plus de sécurité, promis, c’est pour ton bien) alors même que l’on a déjà voté une bonne dizaine de lois liberticides en 5 ans et qu’on n’a jamais eu autant de morts que depuis qu’on est censés être mieux protégés. Peut-être juste parce qu’on est en France et que ce n’est pas une dictature, arrête d’exagérer. C’est vrai, nous avons encore pu exercer nos droits citoyens pas plus tard que le week-end dernier, suite à une campagne lamentable où on nous a encore pris pour des débiles “vote pour nous sinon la bête immonde” (on dirait un chantage affectif de parents sadiques sur leurs gosses “dors sinon le monstre va venir te manger”) mais oui, on a pu voter, avoir un choix entre différents partis… sauf que l’Histoire nous a appris que la privation de droits ne venaient pas toujours par coup d’Etat, c’est souvent du progressif. Croire qu’en France, on risque rien, c’est d’une naïveté… et je me permets de le dire parce que j’ai été tout aussi naïve (je peux plaider coupable sur tous les éléments de l’article, pour rappel), parce que je trouvais le village des Indignés français ri-di-cule à l’époque du Printemps Arabe. Pourtant, il est désormais temps de s’indigner car notre riante démocratie fait la gueule. Je dis pas qu’on sera en dictature demain mais il faut rester vigilant quoi qu’il arrive… même si la pente est douce, elle peut nous amener au fond.

(c) Je ne sais pas mais trouvé sur Associazione culturale Zenit (clic sur l'image)
(c) Je ne sais pas mais trouvé sur Associazione culturale Zenit (clic sur l’image)

Voilà, fin de mes articles politiques, on va passer à Noël maintenant, sauf si une news me met encore la rate au court bouillon. Mais ne vous inquiétez pas : dans mes résolutions 2016, il va y avoir « ouvrir encore plus ma gueule » #spoiler

Attention à qui tu retweetes

Janvier puis novembre, ce même phénomène : passer mes journées sur Twitter à cliquer sur tous les articles sur les attentats, apprendre, apprendre encore. Essayer de trouver des articles qui vont m’éclairer sur Daesh, sur la situation, m’éclairer du mieux possible même sur ce que je sais ou pensais savoir… F5, F5. A l’abri derrière mon écran, je suis l’horreur en direct en me ramassant des infos dans tous les sens. Et c’est là que le bât blesse : au milieu des infos vérifiées et importantes à diffuser circulent des hoax, rumeurs et grosses merdes qui te feront bien paniquer.

Fausse info Twitter

Soyons plus concret. Vendredi 13 novembre : j’échange des mails Facebook avec mes anciens collègues pour savoir si tout va bien. Alors qu’on se stresse pour celui coincé au Stade de France, une autre nous explique être à Châtelet et c’est un peu la merde. Je passe sur Twitter et je vois un tweet affirmant qu’il y a des fusillades aux Halles. Whaaaaaat ? Panique pour ma pote. En même temps, je reçois des SMS d’Anaïs qui m’explique que tous les bars sont attaqués, de la Bellevilloise au Comptoir Général. Sauf que pour le coup non, non pour ces derniers. Le lendemain, les journalistes spécialisés dans la Désintox refont le point sur ce qu’il s’est passé ou non. Et là, je vois passer certains comptes que je connais trop bien : info140 et lesnews. Vous savez, ces comptes qui démarrent tous leurs tweets par un énorme point rouge avec un “urgent”.

View of an installation of the exhibition "Infinite Obsession" by 84-year-old Japanese female artist Yayoi Kusama at the Banco do Brasil Cultural center (CCBB) in Rio de Janeiro, Brazil, on October 11, 2013. AFP PHOTO / YASUYOSHI CHIBA (Photo credit should read YASUYOSHI CHIBA/AFP/Getty Images)

Je vomis ces comptes. Vous pensez que leur but, c’est de vous informer? Absolument pas. Tous ces comptes comme celui-ci, lesaxviezvous, les Abandonedpics etc., sont ici pour une seule raison : choper du follower en masse pour louer leur compte aux marques. Donc déjà, je suis légèrement agacée quand je vois ces comptes sur ma timeline et j’ai toujours envie de gronder (plus ou moins gentiment selon mon humeur) ceux qui rentrent dans ce jeu, souvent malgré eux. Après tout, n’ai-je pas moi même retweeté des chatons mignons par le passé ? Bon, voilà. Un article qui vous situe un peu le bordel de tous ces mendiants du RT (je dis plus pute à clic, trop sexiste)

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Là où le bât blesse, c’est sur la diffusion d’information et de fausse information. Depuis pas mal d’années, on s’énerve sur les hoax et autres désinformations, j’étais la Reine du mail lapidaire “c’est une fausse info, merci de vérifier avant d’envoyer ce genre de mails, merci”. Je ne dis pas ça par snobisme (enfin, si, un peu parfois) mais parce qu’on ne sait pas ce qu’il y a derrière. Au mieux, des gens pas très bien intentionnés récolteront gentiment votre adresse mail et vous recevrez des tas de pourriels. Au pire, on vous racontera des histoires qui font peur, distillant quelques grammes de haine ordinaire de l’Autre (souvent arabe et encore plus précisément musulman même si cette nuance est souvent difficile à percevoir pour les émetteurs de ces messages). Aujourd’hui, si le procédé reste plus mercantile, bien que quelques uns ne cherchent que la gloriole parce que j’imagine qu’il y a corrélation entre nombre de RT et taille du pénis (sinon, je vois pas l’intérêt); les fausses informations peuvent potentiellement devenir dangereuses. Dans le cas du 13 novembre, j’ai été quitte pour une frayeur pour ma pote (et elle encore plus, vous imaginez bien) mais la situation aurait pu facilement dégénérer à cause de ces comptes relayant toutes les rumeurs comme s’il s’agissait d’un fait avéré.

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Les réseaux sociaux sont un média potentiellement incroyable, qui vous permet de suivre n’importe quel événement, heureux ou malheureux, en direct. Twitter réalise régulièrement des cartes liées au nombre de tweets sur un sujet donné pour montrer l’instantanéité des nouvelles. Ici, par exemple, Charlie Hebdo :

Ca fait toujours son petit effet en présentation même si celle sur un but en foot met l’assistance de meilleure humeur. Une rumeur peut se répandre comme une traînée de poudre grâce à ces comptes merdiques qu’on retweete sans y penser et pour le coup, en devenant relais, on devient responsable. Or, le souci, c’est qu’une rumeur, même avérée fausse, laissera toujours des traces, tout le monde n’a pas le courage/l’envie de vérifier une info et le démenti n’atteindra pas forcément ceux qui ont rediffusé sans penser à mal. N’y voyez aucune condescendance de ma part, je me suis aussi parfois plantée (par contre, si je vois le démenti, je le diffuse en faisant mon mea culpa).

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Mais aujourd’hui, soyons responsables : ne retweetons plus les mendiants du RT, c’est notre petit militantisme pour une info vérifiée et de qualitay sur les réseaux sociaux.

Paris a le blues

J’ai le blues de Paris

Paris, 7 ans ¾ que j’y vis. Le 28 mars prochain, je soufflerai la 8e bougie de notre vie commune. Et je ne te cache pas que je ressens comme une petite crise existentielle entre nous, je sens que mon amour pour toi s’essouffle un peu. En fait, c’est pas tant toi que la vie parisienne qui commence à me fatiguer.

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Tu es attirante et tu le sais. Quand je suis venue vivre ici, je m’imaginais une folle vie culturelle, le Louvre deviendrait ma 2e maison, je serai de tous les concerts. Une vie aussi hype que dans les magazines féminins. Sauf qu’une fois que tu deviens mon quotidien, je rate toutes les expos, je trace dans tes rues en ignorant des sublimes atours. Tu es ma vie, je ne te vois plus. Le week-end, je suis trop fatiguée pour aller mater quelques tableaux, photos ou oeuvres en tout genre. Je ne profite de ta beauté que lorsque j’accompagne des touristes (mes parents en général) dans tes rues, que je leur fais découvrir certains quartiers. Ces quartiers, justement. Ma vie parisienne se limite à quelques coins où je ne me rends que par intérêt, pour la chorale ou la piscine ou visiter quelques amis. Mon Paris se limite à quelques stations, à quelques lignes. 8 ans de parisianisme plus tard, je lève un sourcil quand je reçois un texto “je suis à Avron, j’arrive”. Je sais pas où c’est, moi, Avron, quelque part entre Jaurès et Nation sur la ligne 2, par là… Il y a ces quartiers que je ne connais pas et ceux que, depuis que je vis en ton sein, j’ai en horreur. Rendez-vous à Châtelet, Opéra ou, le pire du pire, les Champs ? Pitié, au secours ! Oh oui, c’est follement pratique, ces grands carrefours de lignes, y en a toujours une qui arrange les gens. C’est vrai. Mais les bars se suivent et se ressemblent, c’est impersonnel au possible. On fait Starbucks ou Indiana ?

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D’ailleurs, quand on me propose de sortir et qu’on me demande un point de ralliement, je ne sais plus que répondre. Mes cantines ont décliné, certaines ont même disparu. Mes bars de prédilection d’hier, je ne m’y retrouve plus, je ne suis plus chez moi. Etre chez soi à Paris, étrange concept tant on est dilué dans l’anonymat de la foule. Vous n’êtes point un individu mais un client. Et que dire de ces bars à la mode où il faut faire la queue pour entrer ? Une heure pour boire un cocktail, si tant est qu’on vous accorde le droit de rentrer. Ca, je m’y refuse. Je veux boire un verre, pas assister à une soirée privée ! Verre que je paierai un prix démentiel parce que c’est Paris…

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Et que dire de ce snobisme puant de la plupart de tes habitants ? Ceux qui crachent sur la rive droite ou gauche selon où ils vivent ? Qui trouvent hérétiques d’aller dans certains quartiers ou certaines banlieues ? Qui te regardent limite comme une merde faisandée parce que ô mon Dieu, j’habite en banlieue (pourtant dans une ville à fort pourcentage de CSP++… Enfin, je crois). Au départ, ce snobisme sent le jeu, le côté parvenu vu que 90% des Parisiens snobs ne le sont pas, Parisiens, justement. Un jour, ils ont débarqué dans la grand ville, chopé une chambre de bonne de 9m² sous les toits (mais à côté du jardin du Luxembourg) et ils se sont crus les Rois du monde. J’avoue que moi-même, je me suis un peu pris au jeu de la pétasse parisienne fut un temps. Un temps où manger des macarons Ladurée fut un must. Puis je me suis perdue dans la guerre de la hype où manger des macarons est un jour devenu totalement ringard (vu que ma consommation avoisinait les 15 macarons par an, je me suis pas sentie super concernée). C’est ça, Paris, aussi, les trucs incroyablement hype du jour ne le sont plus le lendemain. Avant, on se la racontait en boulottant une salade Cojean. Aujourd’hui, ça fait autant pitié que de grignoter un sandwich Sodebo acheté au Daily Monop (mais ça coûte 10 € de plus).

A Paris, t’es hype ou t’es larguée. Sauf que moi, j’ai jamais été hype, ni avant, ni depuis que je suis ici parce que, pour te dire la vérité, ma douce, je m’en fous. J’ai toujours eu la mode en horreur, je shoppe chez H&M, Promod ou Camaïeu sans complexes. Et même, pour être complètement honnête avec toi, je n’aime pas faire les soldes dans tes magasins surbondés de petites connasses hystériques et méprisantes. Moi, les soldes, je préfère les faire dans mon sud natal, où je fais pas une heure de queue pour essayer une robe. Par exemple. Et je te parle même pas de cette nécessité toute parisienne de porter des fringues de marque. Alors que pardon mais Maje, Zadig et Voltaire, Comptoir des cotonniers, c’est le conformisme à l’état brut. Et ça tient même pas trois lavages alors que t’y auras lâché un demi SMIC. Et je te parle même pas des Isabelle Marant, Vanessa Bruno et consort. Mais je reparlerai mode un autre jour.

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Bref, tu m’épuises Paris. Tu manques de simplicité, de véracité, de naturel. La panacée des grandes villes sans nul doute. Mais ici plus qu’ailleurs, j’ai la sensation que si tu rentres pas dans le moule, tu ne seras jamais tout à fait parisien(ne). Si tu ne brunches pas avec ta petite frange, tes bottes fourrées dans lesquelles tu rentres ton slim, ton sac immense posé nonchalamment sur ton avant bras, t’es pas vraiment parisienne. Et je n’évoque même pas avec toi le prix que la vie parisienne coûte même si je crois que c’est la clé de voûte de ma lassitude. J’ai beau gagner un double SMIC par mois, les fantaisies sont limitées. Ca aussi, c’est une histoire de grande ville. Peut-être ne suis-je juste pas faite pour toi…

Le fanorat est médiocre

En lisant l’autre jour un article sur Lana Del Rey, j’ai découvert une étrange expression “la médiocrité du fanorat”. En gros, les fans ont grosso modo des goûts de merde. La preuve, ils écoutent Justin Bieber en masse et maintenant Lana Del Rey. Et là, j’ai réalisé tout le snobisme du concept, snobisme dans lequel je me suis souvent vautrée.

Je l’avoue sans honte, je suis merdophage. J’écoute de la musique commerciale (Lady Gaga, Britney Spears ancienne époque parce que j’aime pas la nouvelle qui abuse de cette voix électronique qui me pète les oreilles, Rihanna, Katy Perry… Mais pas les Black eyed peas, faut pas déconner), je regarde des séries pourries de type Hélène et les garçons et leurs déclinaisons (du moins quand j’en ai le temps donc en ce moment, non). Par contre, je suis d’un snobisme épouvantable en terme de cinéma (bouh les blockbusters) et surtout de littérature. Souvenons-nous ensemble comme j’ai souffert en lisant du Guillaume Musso. A chaque fois que je passe dans une librairie, je pleure en découvrant en tête de gondole les Musso et Lévy, best sellers absolus ou encore les Dan Brown qui réécrit perpétuellement le même roman en changeant le prénom féminin et la ville où se passe l’action.

Et pourquoi donc ? Qui suis-je pour décréter ce qui est bien ou mal en terme de littérature ? Si on reprend l’univers musical, je sais faire la distinction entre de la musique de haut niveau (si j’ose dire) et une production commerciale calibrée pour cartonner sur les radios et dans les discothèques. Mais j’aime la musique commerciale pour travailler en paix dans l’open space, taper mes content plans sans interventions extérieures. De la même façon, peut-on vraiment condamner des gens qui préfèrent s’avaler un Lévy sur la plage plutôt qu’un Tolstoï ou se vider la tête devant Transformer plutôt que devant un film d’art et essai ousbek ? Et d’abord, qui a décrété ce qui était digne d’intérêt et bon à jeter ?

On en revient au bon vieux Bourdieu et son étude du bon goût. Pour rappel, selon Bourdieu, le bon goût est défini selon les goûts bourgeois. Et oui, on a du mal à imaginer un conducteur de voiture tuné écouter du Mozart sur ses enceintes surround machin tout ça (je suis nulle en enceintes) ou en train de lire La Propédeutique philosophique d’Hegel. Et pourtant, pourquoi pas ? Je veux dire en tant que femme, je me plains parfois d’entendre que le maquillage et la coquetterie semblent être des antonymes de culture et d’intelligence. Mais voilà, souvent culture populaire = culture facile d’accès = de la merde.

Et pourtant, si je retourne le raisonnement, je me dis qu’il y a du génie dans cette sous culture. On peut cracher tant que l’on veut sur les Lady Gaga, Lana del Rey, Marc Lévy et co, ils ont quand même compris ce qui marchait et comment faire du business. Ils ne sont pas si nombreux que ça. On peut se gausser sur la facilité de leur art, pour se permettre de la ramener, faudrait déjà arriver à en faire autant. Oui, je n’aime pas le style d’écriture des Lévy et Musso mais puisque c’est si facile, pourquoi ne pas en faire autant, hein ? Je n’ai pas le goût des bluettes, j’ai essayé d’en écrire sans le moindre succès, ça m’ennuie. Mais si j’y parvenais et que je les envoyais à une maison d’édition, serais-je pour autant publiée ? Connaîtrais-je le succès ? C’est un peu comme la cuisine, c’est pas parce que tu suis la recette que c’est forcément génial à l’arrivée.

Bref, existe-t-il réellement un fanorat médiocre ou des artistes qui donnent ce que l’on souhaite, un art facile à consommer pour les jours où on n’a pas envie de faire des efforts ? Que le gastronome qui n’a jamais croqué un Big mac me jette la première pierre.

Le prince charmant est un crétin

Cette année, snobisme ou amour des belles choses oblige, Vicky et moi avons fait une première partie de réveillon à l’Opéra Bastille pour assister au ballet Le lac des cygnes, version Noureev (d’ailleurs, faut lire la page wikipedia sur le sujet, c’est très intéressant). C’était magnifique, j’ai eu plein de frissons, j’ai adoré et Vicky aussi. Mais à un moment, malgré notre sérieux et notre grand sens esthète, Vicky s’est penchée vers moi et m’a soufflé : « il est con le prince quand même! ». Et j’avoue qu’elle a mis les mots sur ma pensée.

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Je vous résume rapidement l’histoire pour ceux qui ne connaissent pas. Le prince doit prendre une épouse mais il a pas très envie, il fuit auprès d’un lac pour tuer du cygne et découvre la belle princesse Odette, victime d’une malédiction : cygne le jour, femme la nuit. La seule façon de la sauver est de l’épouser (et tu peux pas tuer le sorcier qui l’a ensorcelée sinon c’est mort). Le prince revient à la cour et le sorcier lui présente Odile, sa propre fille sosie d’Odette et le prince, paf, il tombe dans le panneau, épouse la Odile et là,
soudain, Odette passe au loin, il comprend sa méprise. Du coup, à cause de lui, Odette, elle meurt. Plus inutile comme mec, tu meurs. Surtout que comme disait Vicky « Non mais attends, le mec, il est foutu de retrouver sa princesse dans un troupeau de cygne et là, il en épouse une autre sans s’en rendre compte! ». Ouais, boulet !
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De façon générale, je me dis quand même que les contes de fées qu’on m’a diffusés pendant ma jeunesse m’ont bien appris à ne pas trop compter sur les hommes. Ouais je parle des versions Disney. Par exemple, le prince de Blanche Neige, il se contente de se promener dans la forêt et d’abuser d’une belle endormie. Celui de Cendrillon n’est même pas foutu de reconnaître sa belle sans une chaussure. Moi, j’aurais fait une mauvaise Cendrillon, je fais du 38-39 et toutes les filles tentant de s’acheter des chaussures en soldes savent de quoi je parle : y en a jamais (marche avec le 37). Celui de la Petite Sirène se fie à la voix et manque de se donner à une vilaine sorcière (mais là, c’est Disney donc à la fin, elle ne meurt pas). Y a que celui de la Belle au bois dormant qui tue un peu un dragon quand même, respect. Mais bon, je sais pas, moi, quand je tombe fooooolle amoureuse d’un mec, je suis capable de le reconnaître sans m’aider d’accessoire. Même sans lunettes, je reconnais l’Amoureux dans la rue alors qu’il n’est pas sous mon nez. Ca marche aussi avec Vicky mais c’est à peu près tout.

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La question est : pourquoi ? Oh oui, ok, pour la tension dramatique, c’est pas drôle si le Prince reconnaît de suite sa belle, ça détruirait de suite le machiavélisme des méchants. Mais n’empêche, je résume : on a affaire à des filles débrouillardes qui font tout par amour (aidées de fées parfois) et pas de bol pour elles, elles tombent sur un lourdaud incapable de les reconnaître, tout ça pour, à la fin, se transformer en mère pondeuse. Mais ouah, envoyez nous du rêve ! Y a que la Belle au bois dormant qui est cruche et se contente de se faire piquer par un rouet alors qu’elle n’a rien foutu de toute l’histoire. Mais à l’arrivée, faudrait voir à pas trop s’étonner si on devient des célibattantes plus fan de Samantha de Sex and the city que de Carolyn Ingalls (qui ne sont certes pas des princesses). Parce qu’elle est là, la moralité : ne fais pas confiance à un homme, il sera facilement dupé par un tour de passe-passe.

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Et puis, belle ode à l’infidélité au passage : si je résume, un homme se fait avoir par un peu de fard (à joue ou à paupières) donc si tu te bats pas comme une lionne, ton prince, il part avec une greluche qui a su l’embobiner. Alors question : mais à quoi ça sert un prince charmant ? Normalement, ça devrait nous faire rêver. Si tu crois qu’un mec pas capable de me reconnaître s’il ne glisse pas mon pied dans une chaussure me fait fantasmer, toi. Finalement, le prince charmant, c’est comme le Père Noël : passé l’enfance, faut plus y croire.

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PS : J’avais déjà écrit un article un peu sur le sujet il y a fort longtemps, Un jour mon prince viendra, je te le remets, pour le plaisir.
Et je vous mets aussi le final du Lac des Cygnes, ça me fout des frissons à chaque fois


Warhol avait presque tort

Depuis maintenant trois ans (Ciel!), je bosse sur les communautés du web. Blogs, forums et même Facebook, Twitter, Youtube… J’ai juste raté le train myspace même si j’ai dû créer un compte pour un client, un jour. Et ce qui est fascinant dans tous ces microcosmes, c’est le sentiment de starification et la vitesse à laquelle on chope le melon. Attention, je suis influente, parle moi correct !


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(c) largentula

Avant même de travailler en lien direct avec les blogueurs, je connaissais le phénomène de blogueur influent et m’en amusais follement. Influent de quoi, de qui ? En tant que lectrice adulte et dotée d’un libre arbitre, je ne vais pas consommer tout ce que me conseille un blogueur surtout quand il est rémunéré pour (oui, je suis en train de lamentablement cracher dans la soupe). Ca peut permettre de découvrir un produit ou un service, bien entendu, mais quand j’entends certains blogueurs influents expliquer qu’ils peuvent faire ou démonter une marque, je me gausse. Par exemple, la blogosphère influente s’est passionnée pour « La personne aux deux personnes », film avec Chabat. Résultat : le film fut un bide. Quelques uns sortent leur épingle du jeu comme Pénélope, Boulet, Margaux Motin pour les dessineux, quelques blogueuses mode ont pu travailler sur une collection de mode comme les chaussures André. C’est bien. Mais cette micro célébrité en rend certains parfaitement imbuvables. Persuadés limite d’avoir le droit de vie ou de mort sur une marque, une agence de comm ou même ta carrière, ils dénigrent en permanence. Comme disait Pink, un champagne tiède servi dans un gobelet en plastique et c’est tout un drame. Dans mon ancien taf, j’avais parfois la sensation qu’on avait créé des monstres. Non mais c’est vrai, concrètement, qui sont les blogueurs ? Des gens qui bossent dans le marketing ou la comm, des
étudiants, des journalistes et des inactifs, pour l’essentiel. Pour les étudiants et les inactifs, cette microcélébrité leur permet soudain d’exister, d’être quelqu’un, les marketeux prennent leur revanche sur des marques trop exigeantes en profitant du système et les journalistes se la jouent vigie moralisatrice parce que eux, c’est leur métier d’écrire et pas les autres. Ok, je caricature mais on n’est pas si loin de la vérité. Ah, j’oubliais les graphistes-illustrateurs mais la blogo-BD est un peu différente dans la mesure où ils ne courent pas après les marques, juste après un contrat d’édition et des piges ce que je trouve bien plus noble, pour ma part.


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C’est bien joli tout ça mais prenons conscience d’un truc : la blogosphère est un microcosme protéiforme où ta célébrité est complètement relative. Je vais prendre mon cas en tant qu’internaute vu que c’est celui que je connais le mieux. Quand j’ai commencé mon blog, en 2005 (ouais, je suis pionnière presque, t’as vu ?), j’en connaissais que très peu et essentiellement dans mon univers, soit les blogs journaux extimes ou « chroniques de vie », comme j’aime dire. Puis alors que je cherchais du travail, ma soeur m’a appris la notion de buzz et je me suis ouverte aux blogs marketing, j’ai commencé à lire des mecs célèbres sur la blogo dont je n’avais jusque là jamais entendu parler et qui n’étaient pour moi que des blogueurs au même niveau que moi. Crime de lèse-majesté s’il en est, je me comparais, moi et mon millier de lecteurs, à des blogs avoisinant les 4000 lecteurs par jour. Vilaine fille, tu seras flagellée en place
publique. Mais calculons un peu : 4000*30 (je suis gentille, je ne tiens pas compte des baisses du week-end), ça nous fait 120 000. Considérant qu’il y a en France (on va dire que les lecteurs sont tous Français même si rien n’est plus faux) environ 65 millions d’habitants, on va dire que la moitié d’entre eux a le web, soit 30 millions en arrondissant vers le bas. Donc 120 000 sur 30
millions, ça nous fait… 0.4%. Paie ton influence. Alors évidemment, on va me dire que ce qui fait le buzz (je refuse d’utiliser le mot ramdam, je trouve ridicule tous les sites qui changent de vocable du jour au lendemain parce que les mots anglais, c’est plus possible. Alors on a pris un mot arabe à la place), c’est la multiplicité des sites qui en parlent. C’est vrai. Et il est vrai aussi que les médias « traditionnels », surtout ceux en mal d’actu, vont se précipiter sur ces buzz pour remplir leurs colonnes. Sauf que ça n’intéresse que nous. Je suis au bord de la jouissance quand je parle à des gens qui ne connaissent pas le blogueur influent dont je leur parle. Et y en a beaucoup. Parce que oui, la blogosphère n’intéresse majoritairement que les blogueurs et les annonceurs évangélisés. Et encore, tout blogueur ne connaît pas la noblesse influente qui se croit au sommet car elle a fait une soirée avec des VIP genre des acteurs qui passent à la télé et tout. Le blogueur est un formidable pique-assiette. Puis il ne faut pas oublier que l’audience de ces blogs vient en immense majorité (jusqu’à 80%) de Google. Je ne sais pas vous mais quand je cherche un truc sur google et que je tombe sur un blog, je n’en retiens pas forcément le nom, je prends l’info et je le quitte. Influent mes fesses, oui.

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Autre phénomène qui me fascine, c’est Twitter. J’adore Twitter, j’adore lire les conversations, observer mes congénères et bitcher ensuite avec Vicky. Parce que, là, pour le coup, c’est comme un immense lycée avec les populaires qui pètent très haut au dessus de leur cul (je suis suivie par 4589 personnes mais moi, j’en suis que 13, des very very VIP) et dont on cherche à attirer l’attention à coup d’insertion de leur pseudo dans nos tweets. Oui, pour ceux qui ne connaissent pas Twitter, quand je veux interpeller une personne, je mets un @ devant son pseudo. Exemple pour me parler, c’est @ninabartoldi. Si la personne me suit, elle verra mon message dans sa timeline mais si tel n’est pas le cas, elle peut cliquer sur le lien « @sonpseudo » de la colonne de droite et voir tous les messages lui étant adressés. Perso, j’ai tendance à ne pas causer à ceux qui ne me suivent pas, je n’ai pas besoin de l’attention de ceux qui ne souhaitent pas me la porter. Ces populaires, stars d’un jour, snobent donc l’ensemble des petits comptes. Beaucoup usent de la technique de l’abonnement massif. Ils vont suivre plusieurs centaines de comptes et quand ils ont leur petit public, ils virent tout le monde pour avoir un ratio d’abonnés largement supérieur à celui de comptes suivis, pseudo gage de qualité. Sauf que perso, comme déjà dit, si la personne se désabonne de mes tweets, je pars du principe que je ne l’intéresse pas donc je ne vois pas l’intérêt de continuer à la suivre puisque tout dialogue l’ennuiera. Puis j’aime pas parler dans le vide. Sans parler du fait que j’ai des amis dans la vraie vie donc je ne
suis pas à un follower près (j’ai tendance à ne pas savoir combien j’en ai, je passe par un client twitter qui ne me l’affiche pas). 

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Autre cas qui me fascine : l’attention whore ou les aspirants populaires. Le but est de faire un max de bruit, de faire parler de soi pour faire péter le nombres d’abonnés. Chez les femmes, ça se manifeste par la nana qui va allumer toute la timeline en ne parlant quasi que de sa vie sexuelle (souvent fantasmée, j’ai du mal à croire que les hyperactives sexuelles passent toutes leurs soirées chez elles à twitter), du fait qu’elle est plus bonne que la plus bonne de tes copines, à sauter sur tout ce qui est sexuellement comestible (hommes comme femmes, la salope est forcément bisexuelle, ça suscite plus) en promettant mille fellations et levrettes… Au point qu’elle en devient sexuellement agressive et pénible. Surtout quand vous avez le malheur de suivre ce compte et celui de sa proie et de suivre une parade pré-coïtale qui n’a quasi aucune chance d’aboutir, l’attention whore étant souvent une simple allumeuse qui ne couche
pas. Si tant est que ce soit bien une femme derrière, j’ai des doutes. Bien entendu, certaines attention whore sont à prendre au 2nd degré et sont de fait très drôles mais souvent, on sent bien qu’elle a beau revendiquer un second degré, le fait est qu’elle cherche le follower et l’attention. Son slogan pourrait être : « Pitié aimez moi! ». 

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La célébrité sur twitter est encore plus éphémère que sur les blogs. On va s’enflammer sur votre cas pendant quelques heures avant qu’un autre prenne la place. Je lisais ce matin un article intéressant sur le sujet, un mec, qui n’a même pas d’avatar, s’est retrouvé star de Twitter car il est le seul compte suivi par Kanye West. Du coup, le gars n’ose plus twitter, scruté par des milliers de gens. Ce que je peux comprendre. Twitter est un formidable outil pour se divertir, s’informer un peu, lire des plumes particulièrement percutantes et acérées (vas-y toi être intéressant en 140 caractères), jouer un rôle. Bien maîtrisé, il est également un bon outil pour les marques qui peuvent discuter avec leurs clients (ce que beaucoup n’ont pas compris, elles se contentent de poster du lien, je ne les suis jamais dans ce cas). Mais la pseudo célébrité sur Twitter, sérieux ? Bon, évidemment, je ne twitte que sous mon nom de blogueuse donc d’un point de vue perso, ça ne m’aidera pas à me faire connaître mon e reputation est ailleurs (cette semaine, un site spécialisé média a annoncé mon arrivée chez mon nouvel employeur, je deviens une community manager célèbre presque… Ca fout la pression !). Pire, je serais emmerdée d’être plus connue sous Nina que sous mon vrai nom… 

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Je suppose que bosser sur le web permet de relativiser cette micro-célébrité. Je vois aussi le phénomène sur les forums où les populaires font la pluie et le beau temps, au point que les nouvelles commencent à être terrorisées à l’idée de poster un message et d’être rembarrées par les stars. Si nos forums explosent littéralement les blogs en terme d’audience, chaque sous section reste finalement une petite place du village. Mais voilà, grâce au web, on a la sensation d’avoir droit à notre quart d’heure de célébrité, voire même plus. Pour ma part, j’ai été citée plusieurs fois dans des journaux et même dans un livre de sociologie (sex@mour de Kauffmann qu’il faudrait quand même que je lise, je ne lis que très peu en ce moment, c’est mal) alors je pourrais un peu me sentir une sorte de « référence ». Une référence de quoi, là est toute la question… (alors que j’ai été publiée sous mon vrai nom dans une revue d’histoire
à l’époque, ça compte bien plus à mes yeux).

Aux marches du palais.

Par Lucas

Il y a 6 mois je discutais avec la vingtenaire Ella Sykes suite à une de mes bafouilles. Dans les commentaires ou en privé, elle me disait que si je n’avais pas de fric ce n’était même pas la peine d’espérer séduire une nana qui en vaille la peine. Ouep, elle est comme ça Ella Sykes. Tranchante et intransigeante. D’ailleurs, je l’ai saoulé vite fait : on est plus pote sur Facebook. Ce qui doit contribuer à relever le coefficient esthétique de sa gambette. No doubt.

M’enfin je digressionne, encore une fois. Revenons au précepte Sykien : « pas de fric  = pas de super nana qui s’intéresse à toi« . Boum. Vlan.

Bon d’accord, j’avoue. Je n’ai jamais rencontré le grand amour. Pour l’instant je vois plus le couple comme le fait d’être avec une nana parce que c’est la moins pire et non la meilleure à mes yeux. Oui, je suis un poète. Et un mec blasé. Je cherche mais je ne trouve pas celle qui me va, moi qui aurait tant aimééééé… (Axelle, c’est pas le bon article…Retourne sur cette page) Mais je dois reconnaître que je m’étais déjà posé la question en reufleuchissant au personnage de Sally dans « Rien ne Va Plus » (Losing It) de Douglas Kennedy, illustration magnifique de la nana qui veut un homme qui lui permette d’aller plus haut… Toutes les femmes veulent qu’on les sublime, je sais bien, mais là c’est de l’instrumentalisation. Bon et si on allait plus loin,  style je réflexione, dans le silence mes pensées résonnent, dans la quiétude je raisonne…

« Nobody Knows You When You’re Down & Out ».

Vous allez halluciner si je vous dis que les demoiselles qui me font triper ont pour la plupart une culture déconcertante, des intellects qui leur ont permis de faire de belles études, une
prestance travaillée. C’est bizarre, hein ? Je sais : je suis trop un ouf. Tout ça leur est venu  avec le temps, avec l’influence des parents et des copines,  celle des préceptrices au dessus d’elles en entreprise et celle des magazines. Une envie de se porter aux nues avec classe et maestria…
Mais pour moi tout ça est l’accessoire d’une volonté initiale.

OK, certaines d’entre elles ont eu des parents friqués qui leur ont donné un environnement de qualité pendant 25 ans et maintenant qu’elles sont indépendantes, elles aspirent à maintenir un tel
niveau, un tel confort. Mais c’est pareil pour celles qui se sont forgées à la force du poignet et du Waterman (à l’époque où on écrivait encore au stylo plume). Et toutes  d’espérer qu’un mec
pourra aller dans le même sens, les sublimer, les porter aux nues, contribuer à ce que l’environnement dans lequel elles évoluent  (évoluer à tous les sens du mot) soit wealthy.

Ici, quelques lecteurs sporadiques vont me dire que je raconte vraiment n’importe quoi et que c’est pas demain la veille que je serai guéri de mon trauma. Que je tire des conclusions hâtives et des
généralités faciles de mon environnement proche.  Peut-être…

Mais je constate que j’ai tout plein d’exemples qui vont dans mon sens.
Ainsi j’ai un ami dont l’ex est revenue à lui une fois qu’elle a senti que la boite de négoce dudit copain était sur de bonnes voies. Bien sûr, vous allez me raconter l’histoire de cet acteur en devenir qui trime dur pour percer, qui est en couple avec une femme qui gagne très bien sa vie et  d’abord ils sont très heureux ensemble. Mais est-ce un constat de dire ça ou une envie de se rassurer sur les grands principes soi disant intangibles de la vie ? Seront-ils encore ensemble dans 10 ans ?

Du coup je pose la question…
Est-ce donc ou tout blanc ou tout noir,
Est ce que chacun a sa sensibilité et son rapport à l’argent ?
Est ce que j’ai été corrompu par le snobisme de mes parents ?
Est ce que je vis dans un monde où le fric m’a été montré comme un outil indispensable (l’argent fait pas le bonheur mais il y contribue) ? 

Moins que l’argent, c’est plus le fait qu’il y ait un juste équilibre dans le couple entre les efforts de l’un et de l’autre. Je ne serai absolument pas contre le fait d’être homme au foyer si ma compagne et moi on se rend compte que sa carrière a plus de perspectives que la mienne. Toute la question est celle de la confiance et de se dire qu’on sera encore ensemble dans 15 ans. Histoire de ne pas porter le poids d’une faute sur l’autre « j’ai ruiné ma carrière pour m’occuper de tes gosses » (parce que dans ces cas là, c’est bien connu, le fardeau appartient à l’autre).

Disons que je suis dubitatif. L’amour ce n’est pas uniquement trouver en l’autre quelques chose qui apaise, qui rend heureux(se) ou avoir une cohérence dans la vision de la vie.C’est uuuuuune question d’équilibre. Un exemple pour illustrer. La voisine de ma grand-mère vient de voir son fils se faire larguer par sa compagne alors que leur gamin a un an (instance de divorce). Il est à 1,6 K€/mois, dans la restauration. Elle bosse chez AXA à 5 K€ /mois. Cette situation existait déjà pendant les 2 années avant leur mariage il y a 1 an et demi. Y a-t-il eu une volonté chez eux de se voiler la face au départ ? Y ont-ils cru ? La nana est elle une pure cupide ? L’argent n’aurait rien à voir dans cette histoire ?

C’est un p’tit cordonnier qui a eu sa préférence…

Bien sur vous allez me dire que, bien souvent, le niveau de rémunération est fonction de sa capacité à comprendre comment fonctionne le monde. Je suis tout à fait d’accord et c’est pour ça que je
ne juge pas mon acteur de tout à l’heure ; je mets de coté tous les artistes, comédiens, peintres, sculpteurs, etc et leur sensibilité. On peut avoir un talent inné pour interpréter un rôle, pour
sublimer une vision et être incapable de comprendre les mic mac pour se médiatiser. Chez nos parents, nombreuses étaient les mères de famille à s’être arrêtées. Les maris travaillaient pour deux
pendant que Madame élevaient les gosses et tenaient la maison. Certes. Mais pour beaucoup au départ, elles bossaient et j’en vois plein qui ont repris le taf une fois le dernier gamin « casé » en
fac, en IUT ou en école. Sic. Mais ce qu’il faut noter c’est que le niveau d’exigence que demande tel ou tel emploi, et donc sa rémunération, peut-être un bon indice de la cohérence intellectuelle
entre deux personnes. Mais pas tout le temps…

Je vous pose donc la question pour savoir ce que vous en pensez. Pour ma part et quelque part pour répondre à Ella, le problème est différent. Lundi j’ai décidé de reprendre ma vie en mains.
Trouver mon rôle dans cette mascarade existentielle. Essayer de pouvoir être fier de moi. De renouer avec l’intransigeance que mes parents avaient érigée en règle. Ne plus me plaindre de ce qui ne va pas et se dire que les gens sont assez sensibles pour noter, le cas échéant, mes soucis.  Je n’ai pas de sous, je n’ai pas de job, à la rigueur dans 6 mois j’aurais ptete un CDD de 11 mois payé net seulement 1900€ [1] quand mes amis sont tous déjà à 3800, mais je vais me bouger le cul pour y arriver et progresser. Faire foin de cet article du Monde qui évoque le fait qu’un premier job conditionne la réussite d’une carrière. Le mot carrière me fait gerber de toute façon.  Tout ce que je veux pour l’instant, c’est qu’on me fasse confiance pour me donner un boulot. Et être assez persuasif pour faire croire aux nanas qui m’intéressent que je ne suis pas un looser et que dans 3 ans le pactole va arriver.

[1] Oui je sais, dire ça quand le Smic est à 1,3 K€, ca va inciter nombre de lecteurs à dire que je suis un connard. Mais j’ai connu suffisamment les p’tits boulots pour m’autoriser ça. Et si vous
n’êtes pas contents c’est pareil.

Grazia, je le rachète ou pas ?

J’aime bien assister à la naissance d’un nouveau journal. D’abord parce que ça m’exalte toujours un peu, j’imagine les espoirs de la nouvelle rédaction. Et puis, j’espère toujours un peu qu’un titre deviendra mythique et que je pourrai dire à ma descendance : « tu vois, petit, j’ai acheté le premier numéro de ce titre! ».

Actuellement, lancer un journal est couillu, surtout un féminin au vu des braves soldats tombés récemment au combat : Isa, Jasmin, Bien dans ma vie… Bref, la presse féminine se recentre toujours autour des mêmes titres alors de la nouveauté, ça fait toujours plaisir. Grazia se veut un féminin qui réfléchit, si  j’ose dire. Ca parle mode, mais pour de vrai. Par exemple, moi, j’aime bien la mode mais les articles mode des magazines me font pleurer : des photos de produits avec le prix mais point de mots, d’explications… Ouais, ok, j’ai bien noté qu’à la rentrée, je devais m’acheter une veste army mais je la porte comment, hein ? Surtout que c’est bien joli votre photo mais si j’avais 357€ à mettre dans une veste, ça se saurait. Ca parle mode, culture, société, pas de cul racoleur dans ce premier opus puisque le seul article qu’on pourrait qualifier de sexo est celui sur meetic dont j’ai déjà parlé.




Alors, j’en pense quoi ? Bon, par rapport à mon magazine idéal, je doserais plus d’actu et un peu moins de people. J’ai jamais trop aimé le people dans les magazines féminins car si je veux lire du people, je vais direct chez Voici, Public et compagnie donc le retrouver dans mon mag féminin, bof non. Entendons nous bien, il ne s’agit pas ici de peoplo-trash, on parle des ambitions musicales de Kate Moss, de snobismes de peoples, des ennuis financiers d’Annie Leibovitz : on reste dans le glamour. Mais on n’est pas encore tout à fait dans mon féminin idéal qui mixe société (et plus précisément droit des femmes dans le monde,  success stories des femmes) et beauté/mode mais de façon approfondie ainsi que des idées pour une vie réussie (cours du soir, par exemple). Il manque aussi une rubrique sport, j’aime bien qu’on me présente les nouvelles activités physiques, même si ça me donne toujours envie de tout essayer.

Alors, je le rachète ou pas ? Oui parce que j’ai envie de voir la suite. Même s’il est vrai que j’ai du mal à être fidèle à un hebdo car mes pauses lectures sont plus dédiées aux romans qu’aux magazines donc en une semaine, j’ai rarement le temps de lire tout le magazine, même si Grazia est plus rapide à lire qu’un nouvel obs. Il est difficile de donner un avis ferme et définitif sur un premier numéro mais en tout cas, y a déjà bien plus à lire que d’autres hebdos féminins et je me sens un peu plus en phase avec le lectorat. Et j’ai connaissance de quelques dossiers à venir, j’ai hâte de les lire !      

Avant…

Administration en maintenance, administration indisponible. Et mon article?? Et les comms en attente de validation depuis hier? Mon lectorat, pensez à mon lectorat bordel ! Avant, j’aurais gueulé, ouais, ouais. Mais pas aujourd’hui, pas en ce moment plutôt. Bon, déjà, si, aujourd’hui est un jour très particulier pour moi, je vous expliquerai ça demain. Ouais, je fais du teasing et alors.

Bref, en ce moment, j’ai pas envie de gueuler sur over-blog et ce pour plusieurs raisons :
– je passe ma journée à répondre à des crétins décérébrés qui nous menacent de procès au moindre pépin. Oui, les bugs c’est pénible mais c’est, par définition, imprévisible et on fait ce qu’on peut. Chez over-blog, ça marche pareil : alors qu’ils mettaient de nouvelles options, un truc a merdé et toutes les administrations ont été indisponibles. Ils ont taffé toute la nuit pour essayer de réparer ça. Oui, je pourrais m’emporter genre « mais ils ont pas le matériel adéquat », gna gna gna mais j’en sais rien et puis, reconnaissons que ça faisait un bon moment que tout fonctionnait sans soucis, hormis quelques ralentissements pas si gênants. Alors les gars, moi, je vous crierai pas dessus.
– j’ai un travail, une vie hors des vingtenaires donc si ça marche pas, c’est pas dramatique. Ce ne sont que quelques heures de perdues sur un blog, c’est rien. Et puis, vous l’aurez noté, je suis moins là en ce moment, je réponds aux comms de façon moins régulière. Ce n’est pas que je vous snobe, absolument pas, je lis vos comms régulièrement, c’est juste que j’ai souvent la flemme de m’y coller pour répondre. En journée, je n’ai pas le temps, en soirée, je glande. J’avais prévu un article un peu sur le sujet aujourd’hui mais je le garde pour plus tard, héhé.
– en ce moment, j’ai tellement d’autres préoccupations qu’une administration de blog suspendue quelques heures… Bon, ok, ça tombe pile le jour où j’ai dû réactiver la modération (mais je ne désespère pas, un jour, de pouvoir blogger tranquille, sans psychopathe ou troll, même si le mien, je suis quasi sûre de savoir qui c’est). Du coup, vous pouvez commenter mais vous voyez pas ce que disent les autres et s’il le faut, la blague super drôle et originale et subtile que vous venez de sortir, ça fait un peu 4 fois qu’elle a été faite. Et Dieu merci, on ne preumse plus par ici car 20 preums sur un même article, c’est un peu ridicule. Ouais, le preums, c’était rigolo deux minutes, après, c’était lourd.

Et puis merde, y a plus grave dans la vie genre là, je viens de pasticher mon haut blanc de café et je suis grave dégoûtée, je vais devoir me balader avec ma pistache toute la journée, ça craint ! Ca, c’est la mort, la cata…

En attendant, si tu es un homme célibataire (beau) et que tu veux gagner une soirée en tête à tête à tête à tête à tête… avec la girlie team, une seule adresse ! Envoie ta candidature à misterpersonnality2007@gmail.com . Promis, pour le dîner, je mettrai un top sans pastiche.

Ils font quoi ses parents ?

Par LucasAujourd’hui amies lectrices, amis lecteurs, j’utilise le blog comme psychanalyste pour râler un coup, m’épancher, exploser, tout ça. Raaaahhhhhha !

Mes parents me pètent les couilles.
Voilà c’est dit. Ah la vache, je me sens serein…

Je sais, je vous fais une seconde crise d’ado : à 27 ans, c’est trop la classe.

Avec tout ce qu’ils ont fait pour moi depuis janvier et mon accident j’ai vraiment pas de quoi les stigmatiser, mais là franchement j’ai un pé-ta-ge de câble en vue…GRAAAAVE !

Comprenez moi.
Le Snobisme concerne deux types de personne :

–         les gens qui ne sont pas riches et qui aspirent à donner les apparences d’un rang plus élevé que celui dans lequel ils sont.

–         les gens qui aspirent à donner l’image-type du milieu dans lequel ils évoluent même si cette image ne leur est pas propre.

Mes parents sont dans la seconde partie.

Issus d’un milieu ouvrier pour l’un, agricole pour l’autre, « modeste » dans les deux cas (pauvre pour ceux qui n »aiment pas parler le politiquement correct) ils ont fait
des études poussées : ma mère est gynéco et mon père est chirurgien, avec un carnet rempli pour les 14 prochains mois…

1 journée et 1/2 par semaine pour 9 malades opérés, 1000 à 1500€ par malade + 3 journées et 1/2 de consultation en cabinet où il voit 30 patients à 50€ la consultation –
70% de frais et impôts. Je vous laisse calculer…Par mois on est largement au dessus du salaire d’un smicard. Du salaire annuel d’un smicard…

Conséquence ?

On vit dans une maison de 300 m², avec un terrain de 3000m², à 15 minutes de Paris.

Mon père a pris une BMW série 5 après avoir vendu sa série 7 « parce que tu comprends, le V8 il consomme… » et ma mère roule en Mini moderne.

Ils jouent au golf sur l’un des 4 parcours les plus fermés de la région parisienne. Là-bas, sur le parking, il m’est arrivé un jour de compter 11 Jaguar, 3 Porsche, 2 Maserati… Et je vous parle pas des Merco.

Mes parents ne boivent pas de vin en semaine mais le week end ils ne servent que des crus classés à leurs potes. Leurs vacances ? Ils ont un appart à Chamonix et se font des
semaines aux Maldives, deci-delà… et profitent des congrès annuels pour voyager (et défiscaliser le voyage de 15 jours même si le congres n’en a duré que 3)

Leurs amis ? Chef d’entreprise, médecins, avocats, etc…Mais ils ont quand même gardé des bons potes de leurs jeunesse… Quand je pense que mon père a créé la section locale
des jeunesses communistes de la ville où il vivait à l’age de 16 ans et qu’aujourd’hui il vote Sarko, ça me fait mal au cul…

Comprenez moi…

Je ne renie pas cet environnement, bien au contraire. J’ai été ravi de vivre dans le confort et d’être culturé à mort grâce à leurs enseignements et la visite des musées, expo, vernissages (mes parents sont fous d’art moderne). J’ai été ravi qu’il ne m’est pas mis dans le privé car l’école de la république était importante pour eux.

Je ne dis pas que tout un chacun doit soigneusement éviter d’être ambitieux ou aspirer à un niveau de vie meilleur.

Simplement on peut très bien progresser dans l’échelle sociale sans ressentir le besoin de le manifester à outrance ou d’adopter les codes de catégorie socio professionnelle qu’on a atteinte. Oui on peut atteindre un certain degré et ressentir des besoins. Mais ya quand même des incohérences. Pourquoi mon père s’était acheté une BMW série 7 alors que ma mère roulait en Espace à l’époque et qu’elle avait donc de quoi trimballer les 3 gosses ? Parce que son associé venait d’en acheter une… Pourquoi ma mère va aux ventes privées de Courrèges ? Parce que ses copines y vont.

Je suis ulcéré quand mon père fait des remarques désobligeantes, suffisantes, hautaines et insupportables en regardant des personnes qui n’ont pas sa culture et/ou ses revenus et/ou son compte en banque.

Merde quoi, j’ai bossé 3 ans chez Decath, à voir des gens vivre avec 1000 € par mois et galérer pour boucler leur budget. Ma mère naturelle (mon père naturel ne m’a pas
reconnu à la naissance) a été obligée de faire 120 kms aller retour pour bosser tous les jours avant de clamser sur une route en 1990, en partant travailler. Des milliers de gens sont sans emploi et, contrairement à ce que disent les Sarkoziens, ils cherchent souvent à être embauchés : parmi eux certains sont même intelligents ! Truc de ouf !

Ouhai, truc de dingue pour mon père qui ne veut pas admettre que tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir un père français libre, ouvrier (mon grand père), l’honneur chevillé au corps, élevant ses enfants avec rigueur pour que ceux-ci aient assez de force pour se battre et sortir de la misère (mon oncle devenu mon tuteur et que je considère comme mon père) ou la chance d’être pris en charge alors qu’ils devaient aller à la DDASS (votre serviteur). Oui je sais, cette phrase fait 3 kms de long elle est mal construite, on a l’impression que je suis le fils de mon grand père. Mais me saoulez pas, c’est moi qu’j’écris d’abord !

La question que j’ai le plus entendu pendant mon adolescence, quand j’évoquais une copine ou un pote, ce fut : « Ils font quoi ses parents ? » Mais merde quoi ! Même si les enfants sont influencés dans leurs valeurs par leurs parents ils peuvent être bien élevés et surtout astucieux sympathiques, et avoir des modes de pensée qui leur sont propres ! Et même si
on en reste aux parents , ceux ci peuvent être intelligents ET avoir connu des difficultés, avoir des boulots peu glorieux, et pour autant être des gens dignes, voire même cultivés, qui méritent qu’on s’intéresse à eux et qu’on les respecte !

Pareil pour leurs gosses qui ne sont pas nécessairement de la racaille mais peuvent très bien être honnêtes, droits et dignes d’intérêt !

Voilà exactement le genre de situations qui me donne envie de prendre ma carte au PS et rénover ce parti pour en faire un instrument utile et non une marionnette qu’on agite
à l’assemblée… Marre de Fabius et Hollande. Pas con M. Sarkozy d’avoir bien vu que l’avenir du PS pourrait passer par DSK et de l’avoir aiguillé vers le FMI.. Mais alors, à quand un PS utile ? Un parti intelligent et efficace via un Etat volontaire mais pas déresponsabilisant, un état qui donne un coup de pouce mais qui ne supporte pas les paresseux, un Etat utile, bordel !

Mais bon… On a une gauche qui veut seulement être élue et qui bosse son marketing pour cela. Une gauche qui se fait élire seulement quand la droite merdouille (regardez
l’histoire politique des 30 dernières années, c’est édifiant) et non pour la qualité de ses propositions. On a une gauche qui a arrêté de réfléchir en 1981… Ca y est je vais être bougon pour la soirée.

Pour revenir au sujet si vous avez des parents comme les miens n’hésitez pas à mettre votre Best Of Unbearable Things en commentaire. Histoire que je me sente moins seul !

Et je vous prie de m’excuser pour ce coups de gueule un brin saoulant mais je viens de passer une semaine avec mes parents 24h/24 et j’en peux plus…