J’ai fait ma Pippa trijambiste

Un mois avant le mariage, j’angoissais : quelle robe vais-je mettre pour être très jolie ? Non que j’ambitionnais de rencontrer qui que ce soit à ce mariage : je connais les amis de ma soeur et sais qui est célibataire mais je ne suis pas intéressée. Sauf que qui dit mariage dit 3 milliards de photos (oh que oui) et donc si je pouvais être pas mal sur quelques unes, ça me ferait plaisir.

 

eobe-helline.jpg

Sauf que patatrac, cassage de genou et donc, mes plans tombent un peu à l’eau. J’avais acheté deux robes charmantes mais courtes (et que j’avais laissé sur Paris bien entendu). Les faire rapatrier ? Pourquoi faire, pour exhiber à tout le monde ma cicatrice de 13cm ? Oui, putain de 13 cm ! Je suis défigurée du genou gauche, c’est atroce. Bon, ça va passer, là, ça rosit bien mais bon, cet été, je vais pas aller draguer en short. Enfin, je vais pas aller draguer tout court vu comme je suis torride avec ma démarche de vieillarde. Bref, je me retrouvais donc sans tenue pour le mariage, ma maman a donc agi et m’a acheté une belle robe longue pour le samedi et une combi-pantalon pour le vendredi. Combi-pantalon qui a remporté un fort succès et qu’elle a acheté…chez Leclerc. J’avoue que ça m’amuse (moins quand je pense au prix de l’une de mes robes parisiennes). Mais il faut avouer que la dite tenue était réhaussée d’un sautoir magnifique et d’une étole qui a fait grand effet.

 

combi-pantalon.jpg

 

Le vendredi, je vous l’ai dit, nous sommes arrivés avec 20 minutes de retard. Ma soeur surgit de la voiture, applaudie par la foule des invités en délire (j’ai tendance à beaucoup tomber dans l’emphase en ce moment). J’arrive derrière, claudiquante et là, j’ai droit à mes applaudissements. Heu… Je vais pas lever les bras pour vous saluer mais le coeur y est, hein. Et là, les compliments pleuvent “oh mais que t’es belle” ou mon préféré “la maquilleuse a trop bien fait son travail!” “Non, je me suis maquillée toute seule…” mais je suis très forte en self maquillage. Bon, voilà qui me booste un peu l’ego. Le lendemain, ce sera la même avec ma robe longue, ma voilette et mon maquillage réalisé cette fois-ci par la maquilleuse (et ma coiffure par une coiffeuse, je sais pas me faire un chignon).

 

voilette.jpg

 

Etre handicapée, c’est aussi avoir droit à plein de gens qui vous sont dévoués. “Tu as soif ? Tu as faim, tu veux quelque chose ?”. Pas besoin de bouger le petit doigt, tout le monde me sert, je me suis même retrouvée avec deux assiettes de fruits de mer, une apportée par mon papa, l’autre par mon cousin. Et je n’ai jamais manqué de champagne. Je n’en ai point abusé non plus, ma maîtrise somme toute relative des béquilles ne me permettait pas de trop faire n’importe quoi non plus. Lors du discours de la mariée (qui adore le micro), j’ai eu droit à mes 3 secondes dédiées “on remercie aussi nos soeurs qui nous ont bien aidés… Même si la mienne est bien estropée!”. Lalalala.

 

shame

 

Mais le mieux fut au moment du bal. Décidée à ne pas trop rester de côté, je m’étais tranquillement installée sur une chaise juste sur le bord et là, des tas de gens sont venus me passer la main dans le dos en me disant “ma pauuuuuuuuuuvre” y compris une fille que je croyais ne pas connaître (mais que j’ai rencontré à l’enterrement de vie de jeune fille, en fait). Je fais pitié, moi ? Mais non, ce n’est qu’une vue de l’esprit. Le petit copain d’une des témoins (celle qui a attrapé le bouquet) m’a saisi la main et l’a remuée “comme ça, c’est un peu comme si tu dansais”, le mec de mon cousin m’a fait la même, la témoin du bouquet a demandé quelles chansons je voulais pour venir danser avec moi (toujours assise) et quand Poker Face a fini par passer, j’ai eu droit à mon ovation. Ah oui parce que pour la petite histoire, c’est sur Poker Face que je suis tombée du bar… Grumpf !

 

Lady-Gaga-Paparazzi.jpg

Y a aussi un mec qui avait l’air de bien aimer venir me parler sauf qu’il n’enregistrait pas trop ce que je lui disais. En fait, il est venu me voir lors du vin d’honneur “Salut, c’est toi la soeur d’Alice qui s’est cassée la jambe ?”. Heu ben vu que je suis la seule en béquilles…Je confirme et il m’explique être l’ancien petit ami de la fameuse témoin au bouquet (décidément !) et qu’on s’était croisés il y a 10 ans. Ah ouiiiiiiiiii… Le soir, il revient me parler “tu te souviens de moi?” Oui, oui… “Tu en as pour combien de temps” donc je lui raconte, je lui parle des circonstances de l’accident en vacances plongée “ah mais c’est marrant parce que je me souvenais de toi comme d’une fille calme”. Oui, je suis calme quand je suis chez mes parents et qu’il n’y a pas un bar sur lequel danser sur du Lady Gaga. Bref, il repart et revient me voir 30mn après “et tu en as pour combien de temps” “ben jusqu’à la fin de l’été au moins, j’espère pouvoir reprendre
la plongée dès septembre.” “Ah bon, tu fais de la plongée ?”. Bon ben on va ravoir la même conversation alors. De toute façon, c’est pas comme si j’avais que ça à faire de discuter, hein… Et puis tiens, on va imaginer que je lui plais un peu bien au jeune homme, ce sera mon frisson romantique de l’été. Oui, rappelons que j’ai une cicatrice de 13 cm sur le genou, que je suis totalement sédentaire et que ma seule activité, c’est le kiné chez qui j’ai repéré personne. Quand bien même, vu que je suis totalement dépendante de mes parents, paie ton intimité, quoi…

 

Never-Alone.jpg

Le lendemain, lors de mon retour à la salle, on m’a apporté à manger et une petite fille de 2 ans et demi a décidé que j’étais sa nouvelle meilleure amie, les gens de mon âge jouant à la pétanque plus loin. L’effet Pippa, c’est comme Cendrillon : une fois le bal passé, c’est terminé ! Quoi qu’avec les photos, j’ai encore eu droit à des tas de “waouh, t’es canon quand même” et même des “ma
collègue, elle m’a dit que tu étais très belle”. Même ma grand-mère qui est méchante l’a dit. C’est con, mon ego est surboosté et je suis coincée dans mon lit par ma patte cassée. La vie est mal faite. Par contre, quand je vais revenir en septembre, ça va chier (oui parce que je rentre encore dans mon short acheté moins d’un mois avant mon cassage de figure et je peux faire du vélo chez le kiné donc j’ai pas grossi) ! Mâles, attention, j’arrive.

Où je passe à côté du mariage du siècle

J’ai la patte folle. Les béquilles accrochées à mes avant-bras, je claudique. Façon Lady Gaga dans son clip Paparazzi, le glamour en moins. Sauf que voilà, je n’aurai pas le droit de poser le pied avant la semaine prochaine et que THE mariage a lieu ce week-end. Mais si, je vous en ai parlé moult fois : ma soeur va devenir madame.

Mariage_0215.jpg

Il est vrai que je ne suis guère attachée au mariage pour ma propre personne et quand je vois tous les préparatifs que ça nécessite, sans même parler des coûts, de toute la diplomatie du “j’invite machin donc je suis obligée de convier chose que je n’aime pas”, tous les amis des parents des mariés conviés au vin d’honneur (ça, j’ai pas bien compris pourquoi), la musique à choisir, la messe à préparer (quoi que ça, non, j’éviterais)… On ne s’en sort pas. Cependant c’est le choix de ma soeur qui attendait ça depuis bien 5 ans donc forcément, je suis heureuse pour elle. Et là, je réalise : pour le mariage de ma soeur unique… Je suis trijambiste (j’ai deux béquilles…). Et merde !

bequilles.jpg

J’avoue que ça m’agace. Jusqu’à présent, j’ai pris mon accidentounet avec philosophie, me disant que oui, ça fait un peu chier de se casser le genou mais que ça aurait pu être pire donc comme dit l’adage, faisons contre mauvaise fortune bon coeur. Puis faudra que je vous parle de la rééducation, ça me plaît ça (et pas juste à cause de la partie massage). Sauf que tout positive que je sois, force est de constater que je vais pas être à mon optimum au mariage de ma soeur : je peux pas trop aider à la décoration (qui va accrocher les rubans aux arbres ? Ben pas moi), je vais pas pouvoir danser, je vais être un peu le boulet qui reste pas debout trop trop longtemps parce qu’au bout d’un moment, ça tire et laissez moi avancer en premier sinon le temps que j’arrive dans la salle à la mairie ou dans l’église, la cérémonie sera fini. 

eglise_vide.jpg

Je ne peux pas dire que je suis pour autant laissée de côté, ma soeur m’implique autant qu’elle peut : confection de petites choses, peinture de petits cadres, mise en page du livret de messe (ce qui est plutôt étonnant vu que je suis une calamité en terme de mise en page et de présentation, faudrait peut-être que je chope une formation sur le sujet). A défaut d’être la reine du bal, je deviens la reine du ruban. 

rubans.JPG

Hier soir, Yohann, notre presque frère, le 3e enfant de la fratrie, m’a appelée pour régler quelques trucs “ahlala, je sens l’excitation monter”, me dit-il. Moi, pas tellement, c’est plus la frustration. La frustration de me dire que je ne pourrai pas fêter comme il se doit le mariage de mon unique soeur. Même si je reconnais qu’elle a tout fait pour m’impliquer malgré ma patte folle et que Yohann m’a garanti qu’ils feraient en sorte que je m’amuse aussi (ce à quoi j’ai répondu en toute sincérité que j’étais pas la reine de la soirée donc qu’il ne fallait pas se mettre martel en tête sur la question), je suis quand même le boulet de service, celle qui propose son aide et s’entend dire “non, non, c’est bon” parce que ce qu’il reste à faire implique de conduire une voiture, de porter des choses, de prendre des escaliers… 

escaliers_plexiglas.jpg

Evidemment, je me serais pas cassé la marboulette, je ne serais rentrée en province qu’hier soir et n’aurait été utile qu’à partir d’aujourd’hui, j’ai peut-être été plus utile handicapée que mobile car des bras (et surtout des jambes), on n’en manquera pas ce soir. Reste ce sentiment de passer à côté de la fête du siècle. Parce que de soeur, je n’en ai qu’une et normalement, elle ne se mariera qu’une fois.

polyandrie.png

Je vais commencer à lui parler de ces gens qui renouvellent leurs voeux lors de cérémonies identiques à celle du mariage pour qu’elle en refasse un dans 5 ans…


Par contre, je risque de tuer ma mère au passage…

En fait, je déteste décembre

(mais j’aurai mis 30 ans à m’en rendre compte)

Lundi dernier, déjeuner en amoureux avec Amant chouchou (faut que je lui trouve un nouveau surnom, le côté « amant », ça ne correspond plus du tout), je lui raconte mes nombreux malheurs quand soudain, je percute : mais qu’est-ce que je déteste décembre en fait.

26_decembre_cal.jpg

Petit panorama de ma vie : décembre 1986, mort de mon grand père, décembre 2002 mort d’un couple d’amis très proche de mes parents plus gros accident de Yohann qui devient à ce moment-là notre « presque frère », décembre 2008 mort de ma grand-mère. Je vous expliquerai plus tard le marasme décembre 2010 mais si personne n’est encore mort (le encore, c’est pour tenter de conjurer le sort parce que des fois, j’écris un truc sur ce blog et il se passe pile l’inverse juste parce que la vie aime me faire chier). Il s’est passé d’autres trucs en décembre, je me souviens par exemple de l’annonce du suicide du mari d’une des collègues proches de ma mère le 25, l’année où ma mère s’est crue enceinte, en 96 ou 97, je crois, et qu’elle était insupportable avec nous (alors que c’est bon, on était déjà nées !). Ouahou ! Effectivement, en 2011, faites-moi penser à hiberner du 01 au 31/12 avec un petit réveil le jour de Noël.

herisson-hibernation.jpg

Au fur et à mesure que je racontais cela, une question est venue me tarauder : pourquoi j’ai mis 30 ans à m’en rendre compte ? Pourquoi le curseur du pire mois de l’année est resté sur mars alors que mars est juste un mois saoulant mais en rien catastrophique voire dramatique ? La réponse est simple : Noël. Un peu comme un prix de consolation. J’ai toujours bien aimé Noël malgré mon cynisme naturel, celui qui me fait détester les trucs guimauves comme les comédies romantiques. Parce qu’à Noël, on est tous ensemble, on oublie les crises, on est bien. Chaque année, il y a des disputes juste avant (cette année, ce fut ma mère vs ma sœur avec ma personne en juge de paix) mais le jour J, on est contents, on se retrouve ensemble, tranquille, on reçoit, on se détend, on rit, on boit, on mange… Même si y a toujours un petit pincement au cœur quand c’est fini un « déjà ? » un peu ingrat. Mais bon, j’ai toujours tendance à vouloir prolonger ce que j’aime bien, c’est humain.

Stop-Sign.jpg

Pourtant, décembre est, excusez-moi du terme, une salope. Une vraie bien vicieuse. Mon mois de décembre a été un pur ascenseur émotionnel alternant hauts et bas, un peu à l’image de mon année 2010 dont je vous infligerai naturellement le bilan la semaine prochaine, une tradition sur ce blog. J’ai pleuré, beaucoup, ri, pas mal, alterné moments de pure ivresse et ceux de gros abattements, envisagé de consulter un psy pour faire le tri dans tout ça (même si mes états sont légitimes), espéré que j’allais m’endormir, là, et me réveiller dans 3 mois pour voir où en étaient les choses. Pas de bol, les « choses » ont besoin de moi pour évoluer, l’inactivité ne solutionnera pas mes problèmes.

Attendre.jpg

Dieu merci, décembre est quand même livré avec ses deux soupapes, Noël et réveillon, les deux s’annoncent bien A PRIORI (toujours pour conjurer le sort) et on va pouvoir repartir du bon pied. Puis y a les vacances, celles qui commencent toujours avec une facétie de la SNCF. L’an dernier, j’ai voyagé dans un wagon non chauffé, cette année, j’ai découvert avec désespoir en retirant mon billet que je serai assise en voiture 4 « selon disponibilités ». J’ai eu un siège pendant 1h sur les 6, j’ai passé la 2e heure roulée en boule à l’entrée du wagon avant que les contrôleurs me demandent de bouger car « mon chat miaule et ça dérange », ce à quoi j’ai répondu « bah, moi, ça me dérange de voyager assise par terre, chacun ses problèmes ». Ils m’ont finalement rangée dans le garage à vélo où il y avait 4 strapontins (occupés) mais au moins du chauffage. J’ai donc passé les 4h restantes à dormir roulée en boule sur ma valise en tentant de lire mon Management mais le train, c’est fait pour dormir. Résultat : aujourd’hui, j’ai mal au dos. Mais je suis en VACANCES avec la cheminée et ça, ça les enfants, ça vous console toujours de votre mois de décembre pourri.

cheminee.jpg

Dans ta gueule, la vie !

Comme une évidence

Par Lucas

Vous vous rappelez de ma bafouille sur Adopte un Mec ? J’y suis retourné récemment. Sauf que là j’ai pris un abonnement. Pour essayer de trouver un peu d’affection, un sourire et une complicité, un regard et une connivence ; comme disait Delerm « cet air un peu penché… » Avez-vous pris quelques minutes pour aller regarder les photos et lire les profils des femmes sur AUM ?
C’est fascinant.

La plupart du temps, les nanas sont blasées archi blasées par le jeu concupiscent des mecs libidineux et navrants. Bien sûr, il y a les ingénues et toutes les gamines, il y a  celles pleines d’énergie et d’enthousiasme, d’autres qui sont catégoriques et intransigeantes : si tu cherches un coup d’un soir, passe ton chemin (car c’est bien connu, le mec va le mettre en gros sur son profil…)

Et puis il a les tristes qui m’attristent, celles qu’on a envie de consoler, celles qui déguisent derrière un sourire factice ou une pause neutre, derrière des phrases retenues et policées, toute une angoisse et une inquiétude, plus ou moins cachées. Il ne faut pas être grand clerc pour le deviner…
Et ca m’a rappelé cette vidéo qui a fait débat sur mon profil Facebook quand je l’ai postée et que je vous invite à regarder avant de lire la suite de mon propos car je dévoile l’intrigue…

 

« J’attendrai le suivant. »
Faut-il comprendre dans ce titre que cette femme, derrière cette mélancolie, va quand même aller de l’avant ?
Va-t-elle « attendre » le prochain bonhomme qui passe ?
Va-t-elle « attendre » le prochain train pour retourner à son quotidien terne et triste ?
Va-t-elle « attendre » le prochain train c’est-à-dire se jeter sur les rails ?

Pour ma part j’ai rencontré quelqu’un,
Moment fugitif
Après un échange de mails et d’impressions, de ressentis et d’expériences. Une complicité.
Comme une évidence.
Je l’ai vue lundi après midi
Elle est arrivée et je l’ai embrassée. Sur les lèvres. Elle a souri. On a recommencé,
Comme une évidence.
on a passé deux heures ensemble. quelque chose de serein. je n’avais pas été aussi heureux depuis 3 ans. Un désir de l’écouter, d’être là pour elle,
Et que mes envies dansent. (©Grand Corps Malade)

Et puis, 6 heures après,
elle m’a dit que c’était terminé.
J’ai pulvérisé mon record de short time story.

Je suis fragile, je te sens fragile, et je ne crois pas qu’on pourra s’aider
Pour s’épanouir dans un couple il faut être bien et je ne t’ai pas senti tout a fait reconstruit et moi je ne le suis pas non plus .. je me suis trop battue, je ne sais pas si j’aurai la force.

Je crois que depuis 3 ans je balade une image de mec faible et que je me complais là dedans car mes parents m’avaient asséné que je n’étais pas guéri et qu’il fallait 3 ans pour celà, un point c’est tout. J’ai eu beau tempeter le medecin a parlé en eux et m’a assommé. Pendant un an, j’ai donc loosé.
Et periclité. Pire, la nana avec qui je bosse la mémoire depuis 1 an et demi m’a dit que j’avais bien évolué les 6 premiers mois mais que depuis un an la dépression m’avait fait décliner…

Cet accident, on en a fêté les 3 ans le 1er janvier.

Avant j’étais anxieux mais entreprenant, pugnace et volontaire,
Aujourd’hui je reste persuadé que la reconstruction elle passe par ma  volonté et Nina me l’a clairement fait comprendre avec un mail d’engueulade vif et percutant. Ce qui m’agace, c’est que
j’aurais donc du suivre ma logique d’avant, il y a un an, et envoyer chier mes parents, tout médecins qu’il étaient. Avoir une politique résolue, pleine d’allant et d’envies. J’aurais dû rebondir
et en profiter pour essayer de trouver en moi une raison d’aller de l’avant là où je la cherchais dans ma présence pour les autres auparavant…

Et ceci étant dit

Je me casse.
J’ai 30 ans.
Les Vingtenaires c’est fini.
Vient un moment où il ne faut arrêter de se demander si on va passer le pas et où il faut franchir le gué.
Histoire de se mouiller.
Je veux aller de l’avant.
Je veux pouvoir me regarder dans une glace et être fier de moi.
Je veux qu’on me regarde en face et qu’on soit fier de moi.
Je veux retrouver cette apparente facilité et qu’elle ne soit plus apparence mais réalité,
Je me suis rendu compte lundi que j’étais dans un rôle et que ce n’était pas moi au fond qui évoluait dans la société civile.
Je veux montrer au monde que le P-O timoré et faible, le P-O inquiet et pusillanime n’existe plus . Le P-O qui emmerde les lecteurs des Vingtenaires avec ses atermoiements depuis 2 ans.
P-O, c’est à dire mon vrai prénom.
Ceci est donc un départ définitif.
« Il vient toujours un temps où il faut choisir entre la contemplation et l’action. Cela s’appelle devenir un homme. Ces déchirements sont affreux. Mais pour un cœur fier, il ne peut y avoir de
milieu. » A. Camus.

Je tiens à remercier les lecteurs qui ont suivi mes bafouilles depuis 3 ans et fait des comm souvent sympas; J’espère que quelques textes leurs ont plu.
Je tiens à saluer les Vingtenaires et j’espère bien qu’on va rester amis (et pas seulement dans l’acception que Facebook donne à ce mot) car je veux me persuader que je serai un être meilleur une fois que j’aurai un boulot.
Je vous souhaite à tous une vie pleine de joies éparses, et  vous laisse avec une petite pause sérénité sur cette page , 4 minutes 33 qui m’apaisent à chaque fois que je les vois (en HD c’est encore mieux)
Et cette fois-ci, sans retour,
Lucas tire sa révérence

Lucas et la Malédiction des Amis en Couple.

Par Lucas

On va l’appeler Alain. Je dirais 65 ans, voire un peu plus. En retraite depuis 6 mois. Un ami de mon père, ils se sont connus au golf. Il a bossé toute sa vie comme attaché commercial dans une ambassade d’un grand pays à Paris. Un soir, il y a 20 ans mes parents l’ont invité à dîner.

Avec deux couples d’amis et…  une nana célibataire.

Juste avant le dîner, il a pris mon père entre 4 z’yeux et il lui a dit « Lionel, arrête de me prendre pour un con. Tu ne me refais plus jamais ça, compris ? »

N’empêche qu’il a 65 ans et qu’il est célibataire.
Voila, voila.
Moi j’dis ça j’dis rien.
Pof,pof.



Je n’ai pas la hantise de finir comme Alain.
Je n’ai pas de craintes.
Pas d’angoisses.
Et je ne dis pas ça pour essayer de me convaincre : j’y crois vraiment.
Mais pourquoi est-ce que vous souriez comme ça ?

Bon, certes, avec mon accident, mes relations sociales sont limitées. Et ya pas de nouvelles têtes dans mon groupe d’amis. Alors pour trouver une femme libérée, tu sais, c’est pas si facile. 
Bon d’accord… Ya bien la demoiselle avec qui je bosse mes problèmes de mémoire. Tout en elle est « aimable ». Mais depuis mon séjour à Garches, j’ai une règle :
on-ne-drague-pas-ses-
thérapeutes. D’un autre coté, je la vois toutes les semaines et vu que je lui apporte des cannelés tous les 15 jours elle doit bien se douter de quelque chose… Bref, je m’écarte du sujet, excusez moi.

Samedi dernier, je suis allé passer une soirée avec des amis. Petit squat de canapés avec quiches, vino rosso et tutti quanti.
8 couples et moi.
Avec les p’tites remarques entre deux zamoureux, voire plus implicite les regards, les sourires entre eux…
Connivence. Complicité. Que l’on capte, involontairement. Impudemment. Notez qu’ils sont tous de vieux vingtenaires, en moyenne 28 ans.
Et là j’avoue, on se sent à l’ouest.
De l’Eden ?
Je vous entends déjà hurler : « Ouhai mais t’as qu’à te bouger les fesses aussi ! »
Bah oui, je ne demande que ça !

Il y a deux ans, j’ai créé mon bachelor, Singulier Pluriel,
10 nanas se sont battues pendant un mois et demi, une épreuve par semaine. Rien de bien concluant… Faut dire qu’à l’époque je tentais de renouer avec mon intellect… Gniiiiiii. Elles étaient méritantes les donzelles ! Quand je vois les progrès que j’ai fait en deux ans… Qu’elles soient ici remerciées…
J’ai essayé PCC et ce n’était pas si mal sauf le coté insidieux derrière les bafouilles de certains. Bilan ; une nana rencontrée 11 mois après l’accident et qui m’a, bien sûr, largué au bout d’une semaine tellement j’étais à des annééééééées lumière de mon état intellectuel normal (salooooooooope). Une autre pas folichone, une dernière insipide. Allez, on arrête les frais.
J’ai essayé AdopteUnMec. Gratuitement. Deux rendez-vous, une aventure, rien de grandiose. Et un p’tit peu ras le bol que le site me prenne pour un con.
J’ai essayé Attractive World en voyant une pub sur Facebook (gratuité jusqu’à la mi-aout)  J’ai réussi à être pris alors que je n’avais même pas tilté qu’il fallait donner une image glamour et qu’on était sélectionné par les nanas en place. Ça m’a fait mourir de rire de voir ça après avoir été choisi ! Style le concept de « rencontres de qualité », genre on  sélectionne nos membres alors que tout le monde se fait adouber pour peu qu’il ait eu l’intelligence de donner une apparence un peu glamour. Autant vous prévenir les mecs :  Aum ou AW les filles sont ternes et insipides. Qui est ce qui a dit « Lucas il fait des généralités parce qu’il est aigriiii« . Oui, c’est vrai : et alors ???
Bon je vous finis mon tour des sites de rencontres. Finalement, je me suis tâté pour Meetic Affinity …
Et là ma fierté a repris le contrôle…
Arf.
Mais pourquoi donc se demande le lecteur curieux ?
Je serai bien tenté de vous mettre un « réponse au prochain épisode » mais là je vais vraiment me faire lapider.

Disons que j’en ai ras le bol des sites. Ras le bol de ce coté pernicieux
Never more.
Du coup, quess qu’il me reste ?
« Bah à sortir dans la Vraie Vie, Lucas ! »
Merci bien, je n’y avais pas pensé du tout !
A ce propos, j’ai l’impression que le site « On Va Sortir » est un p’tit peu une caverne de dragueurs. Quand on voit la défiance des nanas que j’ai pu croiser lors de soirées jazz diverses…
Alors que je n’y allais pas dans une logique de drague bestiale… Sans déconner !

So… what ???

Bah alors je me dis que je pourrais me prendre par la main, aller dans un bar et accoster tout ce qui bouge avec mon label Dragueur de Fonds Désespéré. Ouhai, je pourrais mais c’est con : j’ai encore un peu de vanité. Et puis un bar, c’est pas la panacée pour trouver une nana (parce qu’en plus je suis exigeant). Et puis je pourrais aussi refuser cette pression sociale implicite qui veut qu’on soit en couple et adouber le regard fataliste de certains « l’amour te tombera dessus au moment où tu t’y attendras le moins« . Mouhai. La fatalité a bon dos…
Résultat : je crois que je vais prendre la série de Nina « Ou trouver l’homme » et la transposer en « Où trouver la femme ».  Sauf que là où c’était une fiction avec Nina, moi je vais vous faire du IRL de folaille. Si vous avez des endroits à me conseiller à Paname ou sur la ligne A, je vous pose la question :  Où sont les feaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaammes !!??

Prétention et Modestie

Par Lucas


Je sais bien. Ca vous fait penser à Orgueil et Préjugés un tel titre. Je ne fais rien qu’à copier. Bouh, pas bien. Jane Austen va sortir de son caveau et venir me donner une malédiction.

Bon,  Prétention et Modestie parce que j’ai été taxé ces jours ci de prétention et ça m’énerve. Non pas parce que c’est faux ; je suis surement prétentieux,
m’enfin ce n’est pas avec mes études de merde et le fait qu’à 29 ans je n’bosse toujours pas que je peux me la raconter. Mais bon ce genre de pseudo débat stérile avec moi-même n’a aucun intérêt : revenons au sujet.

Ca me fait râler, mais il s’avère qu’en Douce France, on voue un culte à la médiocrité.

Alors là bien sûr, vous allez dire :

 « Mais il est pas bien Lucas, il nous prend tous pour des demeurés ou quoi ? Elle a raison la nana qui dit qu’il est prétentieux. Faut qu’il se soigne !« 

Alors, oui,  je sais bien : les magazines nous abreuvent d’exemples de gens qui ont réussi, de Challenge à Capital en passant même par Le Monde. Pour autant,
certaines lectrices, certains lecteurs reconnaitront qu’en France il ne faut pas avouer qu’on est doué, efficace,  ou au dessus de la moyenne dans un domaine donné sinon on est tout de suite 
taxé de vaniteux, d’orgueilleux, de mec qui se sent plus péter. Parce que reconnaitre soi même son talent en France, et bah c’est pas bien. Attention ! Je ne dis pas le clamer et s’en gargariser.

Je dis : simplement le reconnaître.

Culture de la médiocrité où personne ne doit sortir du rang, égalité portée aux nues…

 Cette culture, c’était celle qui dominait en France et elle en train de changer grâce notamment à des média agressifs (l’Entreprise qui invite ses lecteurs à se lancer, par exemple, et qui a senti qu’il y avait une place à occuper, un marché pour les publications dédiées à l’entrepreneuriat).

Avant, il ne fallait pas chercher à aller plus loin à faire progresser ou changer les choses. Paye ton cours « Comment lutter contre la résistance au changement ? »

Si les autres disent du bien de vous il ne faut pas les encenser. A la rigueur, on peut rester silencieux. Mais il faut mieux les contredire avec un p’tit sourire de mauvaise foi. Assumer qu’on est bon dans un domaine donné c’est mal.  En France, il faut rentrer dans le rang personne ne doit dépasser

Et je suis persuadé que la religion catholique a eu un rôle là dedans.
Sinon, pourquoi les pays de culture protestante voire anglicane ont un rapport différent à la réussite, qu’elle soit financière ou plus largement sociale ?
Comment expliquer que ce soit en Angleterre qu’il y ait eu en premier la révolution industrielle ?
Wiki nous propose 3 éléments de réponse :
– l’empire colonial,
– la spécialisation industrielle précoce,
– la puissance financière.

J’en rajouterai un 4eme qui me parait prépondérant : l’anglicanisme, religion qui ne reniait pas l’enrichissement personnel. Cette volonté de réussite, on la retrouve aux Zetats Zunis mais là ils ont d’autres arguments : un peuple d’aventuriers, de preneurs de risques au départ. Ca vous façonne une culture cet état
d’esprit…

Donc je résume. La religion catholique est responsable de tous les vices de la terre et elle a trouvé un ferment utile dans la culture française qui a mis en avant le coté égalité plus que la liberté et a transformé la fraternité en assistanat. Plus prosaïquement on retombe sur le bon vieux dilemme entre égalitarisme et élitisme. Je sens que ce genre de paragraphe va susciter des réactions à foison…

Voila c’était mon dernier article sur les Vingtenaires. Depuis mon coma/accident, je ne me sens plus en phase avec les lecteurs (mais l’ai-je jamais été ?) et un peu trop enclin aux délires perso là où la ligne éditoriale est plus carrée.  Je ne me sens pas vraiment dans le trip 20’s et vos comm sur les  derniers articles voire vos silences le
montrent. Ca tombe bien Nina veut recruter de jeunes plumes. Ca tombe encore mieux, je vais avoir 29 ans, le 3 août. Vieux vingtenaire, vieux vingtenaire lève ton verre…

Je vais donc sombrer dans l’égoïsme vaniteux et essayer d’écrire une histoire. Une vraie.  Ca fait bien dix ans que mes amis me pressent de le faire : il est grand temps de leur faire lire un truc afin qu’ils se rendent compte qu’écrire des articles c’est bien joli mais avoir le talent et la culture d’une McCullers ou d’un Auster, d’un Aragon ou d’un Labro, voire plus récemment d’une Barbery  (L’élégance du hérisson) ce n’est pas donné à tout le monde. Je sais ce que vous allez dire : je pourrais très bien mettre en suspens ma participation le temps de barbouiller qq pages. Mais là encore, je me découvre vide. Les idées d’articles qui me viennent n’ont pas grand intérêt.

Merci pour tous vos messages, vos commentaires, dithyrambiques ou non, et surtout merci pour votre honnêteté intellectuelle.

Je repasse coté lecteur pour apprécier pleinement les phrases ciselées de Nina et son jugement, son abnégation et son allant qui suscitent encore et toujours mon
admiration.

Merci à tous les Vingtenaires pour leur accueil, leur gentillesse, virtuelle ou IRL dans les rares moments où on s’est vu. J’espère que je vous laisserai un souvenir pas trop mauvais.


Je vous laisse tous avec une chanson.  Découverte sur Nova. De la Soul bien zen.

Une chanson dont le titre pourrait faire croire que je veux rester dans vos esprits mais c’est simplement que la musique est fort plaisante. Dédicace à Mlle Myers
au passage… Et petit sourire triste de circonstance : Lucas tire sa révérence.



Découvrez Dajla!

Les Hommes Préfèrent les Chieuses

Par Lucas

Cet article se lit mieux avec la chanson ci-dessous

free music

Voilà, c’est mon dernier coup de folaille sur Facebook : j’ai adhéré à un groupe masochiste : les Hommes préfèrent les Chieuses. Le
développement qui est fait à la suite est limpide et cet article en reprend les grandes idées. Idées que j’avais brossées il y a 2 ans juste avt mon accident/coma mais qui ont le mérite d’être clairement dites sur ladite page : je ne vais faire que développer certains points. Bouh pas bien le plagiat.

 

Alors, oui, on kiffe les chieuses parce qu’elles disent clairement leur point de vue et qu’elles ont un sacré tempérament. Plus que tout, dans un couple, je trouve que la nana doit avoir du répondant. Or, je suis sur que si on parle de chieuse, le terme vient pallier une absence de définition précise, celle d’une femme qui s’estime vraiment l’égale de son mec et qui lui fait comprendre clairement. Je dérive 3s pour dire que si un jour je trouve une nana pour un bout de chemin ensemble, je ne vois pas pourquoi c’est elle qui
devrait se taper des RTT post accouchement pour s’occuper du chiard. Un couple équilibré c’est ça aussi. Fin de la dérive.

Donc quess qu’on cherche chez la chieuse ?

Peut-être à évincer une monotonie post coup de foudre, quand le stade amoureux devient de l’amour. Ouhai soit. Il y a quand même plein de couples où la femme a cette énergie sans être une emmerdeuse pour autant. Peut-être aime t-on chez la chieuse cette propension à n’être jamais satisfaite, à vouloir toujours aller plus wohaut où l’on oublie ses souvenirs, aller plus ohhhhhhh, se rapprocher de l’avenir… Voire même à dire clairement ce qui ne va pas dans le couple au lieu de laisser une situation stérile perdurer…
Ce qui est génial dans la chieuse c’est qu’elle fait voler en mille morceaux l’image du pater familias antédiluvienne et que pour le coup la femme est vraiment l’égale de l’homme.

Je sens que cette phrase va me valoir plein de comm de nanas offusquéees par mon propos et me rappellant qu’il n’y a pas b’soin d’être une chieuse pour être à égalité avec son mec. Mais p’tete justement que nous les mecs de manière implicite on définit la chieuse comme telle parce que, quelque part, elle dispute l’hégémonie archaique du male dans le couple. Bon, OK, déjà chez moi entre
mes parents c’est le cas : ya pas une semaine sans engueulades !

Je crois que la chieuse est tellement éprise d’excellence qu’elle déguise parfois un manque de confiance en elle derrière une façade de
winneuse. Réussir à débusquer en elle cette fragilité, savoir être présent pour elle, anticiper une crainte, une angoisse qu’elle pourrait manifester par une agression verbale, c’est ça aussi la gestion de la chieuse. C’est un challenge de tous les jours, subtil et autrement plus intéressant que la nana qui papillonne autour de toi avec des yeux béats d’admiration et la bave aux lèvres…
Je caricature ? Si peu…

Au delà de ces portes ouvertes que je défonce avec allégresse, je crois que la chieuse est une humaniste en puissance qui veut sublimer sa vie et rendre son quotidien plus joli. Je crois que la chieuse c’est un peu comme la mère qui légitime ses emmerdements en disant « C’est pour ton bien ».

Adopter une chieuse est donc une procédure réfléchie ! C’est un effort de tous les jours pour comprendre les circonvolutions de son caractère (une chieuse a toujours un caractère affirmé, c’est une pléonasme mais surtout elle est d’une richesse et d’un relief qui nous offrent des surprises tous les jours aux détours du chemin. La vie avec une chieuse n’est pas une promenade, c’est une randonnée.)

Si une nana est aussi volontaire, c’est la preuve qu’elle ne compte pas sur le fait que son couple s’endorme. D’ailleurs, se faire plaquer par une chieuse est un signal d’alarme. Ca montre qu’on a peut-être perdu son caractère humain, cette propension à s’étonner, cette capacité à changer son regard sur les choses, à anticiper ou comprendre ce que l’autre ressent ou ce dont elle a besoin. La chieuse nous transforme en SAMU, prêt à répondre à tout moment. Voire même à l’envoyer balader le cas échéant : hors de question que la chieuse devienne dominatrice.

N’oublions pas un dernier trait de la chieuse, bien utile..
Sortir avec une chieuse empêche les boudins de trop coller l’éphèbe que je suis et de chercher à tout prix à me séduire. La chieuse est un repoussoir de qualité. Incisive, directe, sans détours.
Elle a cette qualité immense de dire clairement les choses sans chercher à biaiser. On ne sera jamais assez reconnaissant aux chieuses pour ça !

Ce violent besoin de néant

Par Lucas

Attention ! Cet article une forte connotation déprimatoire à deux balles. Je compte sur vous pour me faire des commentaires bien sentis du genre  » Mais Fuck ! Allez quoi Lucas ! On est pas là pour ça ! Va voir un psy et prend du Nutella ça ira mieux ! » toute action juridique est bien entendue la bienvenue: après tout ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de se marrer.

Cela m’arrive régulièrement depuis 15 ans. Au moins une fois par an. Ce constat que la vie est insignifiante et ridicule, que notre existence n’a aucun sens. Bon d’accord : comme vous pouvez vous en rendre compte, avec un sourire goguenard et narquois, je n’ai jamais eu  le courage ponctuel  de cette lâcheté existentielle : celle qui consiste à mettre fin à ses jours face aux difficulté de la vie. Mais j’y pense souvent en termes techniques…

Comment ne pas se rater ?
Comment éviter des séquelles à vie qui empêcherait des lors de mettre en œuvre une disparition efficace ?
Comment ne pas se condamner à une existence encore plus morbide en raison d’une tentative ratée ?
Quel instrument efficace utiliser ?
Comment ne pas éveiller les soupçons ?
Comment gérer au mieux mes affaires pour que mes proches aient le moins de désagréments relatifs à mon décès et que celui ci passe comme une cadavre à la morgue ?

Etc.

Je me rappelle, une fois, après mon bac, j’avais même pris rendez-vous avec ma banquière et mon notaire, sous le prétexte d’une grosse frayeur en voiture (bidon), « juste au cas où »…

Des rendez-vous techniques pour régler toute ma succession.
Eh oui, que je mette fin à MES jours soit, mais que cela ait des conséquences légales sur les jours des autres, ça, non.

 Je pense que je devrais écrire « le Suicide pour les Nuls ». Le problème, c’est qu’aucun éditeur ne voudra prendre le risque de le publier. Si « ça » devient un best seller, des kyrielles d’avocats, représentants légaux de parents ayant perdu des enfants suicidés, ces avocats donc ne manqueront pas de chercher en moi et en mon éditeur une juste réparation au préjudice moral que j’aurai causé à leurs clients. En m’accusant d’incitation au meurtre. Incitation à l’auto-meurtre, bien sûr…

Mais si il y a un droit à la vie, en quoi y a t-il un devoir à la vie ?

Les gens vont me dire « pense donc à tous les petits nenfants qui sous vivent dans le tiers monde et tu comprendras que tu nages dans le bonheur et que tu n’as pas à te plaindre ».
Bon. Soit. Mais au delà de tout référentiel et de toutes comparaison, au delà de toute dimension extérieure au corps humain, dans le for intérieur de l’être qui se pose la question, c’est quoi le bonheur ? (réfléchissez y donc 3 secondes avant de reprendre votre lecture : c’est quoi le bonheur ?)

La seule raison qui m’ait pousse à ne pas commettre » l’irréparable » (cosmétique détestable, je sais) ce n’était pas le fait de continuer à vivre, malgré tout, histoire d’ être courageux. C’est le fait que mes parents actuels m’aient recueilli à l’âge de 11 ans. Au vu de tous les efforts qu’ils ont fait pour moi, je n’ai pas le droit de mettre fin à ma vie comme ça. Ils ont réussi à me façonner, ils ont réussi à me donner ce sentiment pourtant trop rare dans ma vie de l’autosatisfaction.

La seule autosatisfaction existentielle qui me paraisse légitime en 28 ans, c’est le fait que je me sois sorti les doigts du cul pour ma rééducation post accident. Le bac ? Les diplômes ? Les conquêtes amoureuses ? Ce sont là des épiphénomènes dans le grand fleuve de la vie. Je les trouve insignifiants. Mais par rapport au travail de mes parents, à leurs sacrifices, leurs efforts, je n’ai pas le droit d’aller voir ailleurs si j’y suis…

Au final, si on y réfléchit, une seule autosatisfaction existentielle, une seule raison d’être et exister, ça ne fait quand même pas bézeff en 28 ans d’existence vous ne trouvez pas ?

Ils font quoi ses parents ?

Par LucasAujourd’hui amies lectrices, amis lecteurs, j’utilise le blog comme psychanalyste pour râler un coup, m’épancher, exploser, tout ça. Raaaahhhhhha !

Mes parents me pètent les couilles.
Voilà c’est dit. Ah la vache, je me sens serein…

Je sais, je vous fais une seconde crise d’ado : à 27 ans, c’est trop la classe.

Avec tout ce qu’ils ont fait pour moi depuis janvier et mon accident j’ai vraiment pas de quoi les stigmatiser, mais là franchement j’ai un pé-ta-ge de câble en vue…GRAAAAVE !

Comprenez moi.
Le Snobisme concerne deux types de personne :

–         les gens qui ne sont pas riches et qui aspirent à donner les apparences d’un rang plus élevé que celui dans lequel ils sont.

–         les gens qui aspirent à donner l’image-type du milieu dans lequel ils évoluent même si cette image ne leur est pas propre.

Mes parents sont dans la seconde partie.

Issus d’un milieu ouvrier pour l’un, agricole pour l’autre, « modeste » dans les deux cas (pauvre pour ceux qui n »aiment pas parler le politiquement correct) ils ont fait
des études poussées : ma mère est gynéco et mon père est chirurgien, avec un carnet rempli pour les 14 prochains mois…

1 journée et 1/2 par semaine pour 9 malades opérés, 1000 à 1500€ par malade + 3 journées et 1/2 de consultation en cabinet où il voit 30 patients à 50€ la consultation –
70% de frais et impôts. Je vous laisse calculer…Par mois on est largement au dessus du salaire d’un smicard. Du salaire annuel d’un smicard…

Conséquence ?

On vit dans une maison de 300 m², avec un terrain de 3000m², à 15 minutes de Paris.

Mon père a pris une BMW série 5 après avoir vendu sa série 7 « parce que tu comprends, le V8 il consomme… » et ma mère roule en Mini moderne.

Ils jouent au golf sur l’un des 4 parcours les plus fermés de la région parisienne. Là-bas, sur le parking, il m’est arrivé un jour de compter 11 Jaguar, 3 Porsche, 2 Maserati… Et je vous parle pas des Merco.

Mes parents ne boivent pas de vin en semaine mais le week end ils ne servent que des crus classés à leurs potes. Leurs vacances ? Ils ont un appart à Chamonix et se font des
semaines aux Maldives, deci-delà… et profitent des congrès annuels pour voyager (et défiscaliser le voyage de 15 jours même si le congres n’en a duré que 3)

Leurs amis ? Chef d’entreprise, médecins, avocats, etc…Mais ils ont quand même gardé des bons potes de leurs jeunesse… Quand je pense que mon père a créé la section locale
des jeunesses communistes de la ville où il vivait à l’age de 16 ans et qu’aujourd’hui il vote Sarko, ça me fait mal au cul…

Comprenez moi…

Je ne renie pas cet environnement, bien au contraire. J’ai été ravi de vivre dans le confort et d’être culturé à mort grâce à leurs enseignements et la visite des musées, expo, vernissages (mes parents sont fous d’art moderne). J’ai été ravi qu’il ne m’est pas mis dans le privé car l’école de la république était importante pour eux.

Je ne dis pas que tout un chacun doit soigneusement éviter d’être ambitieux ou aspirer à un niveau de vie meilleur.

Simplement on peut très bien progresser dans l’échelle sociale sans ressentir le besoin de le manifester à outrance ou d’adopter les codes de catégorie socio professionnelle qu’on a atteinte. Oui on peut atteindre un certain degré et ressentir des besoins. Mais ya quand même des incohérences. Pourquoi mon père s’était acheté une BMW série 7 alors que ma mère roulait en Espace à l’époque et qu’elle avait donc de quoi trimballer les 3 gosses ? Parce que son associé venait d’en acheter une… Pourquoi ma mère va aux ventes privées de Courrèges ? Parce que ses copines y vont.

Je suis ulcéré quand mon père fait des remarques désobligeantes, suffisantes, hautaines et insupportables en regardant des personnes qui n’ont pas sa culture et/ou ses revenus et/ou son compte en banque.

Merde quoi, j’ai bossé 3 ans chez Decath, à voir des gens vivre avec 1000 € par mois et galérer pour boucler leur budget. Ma mère naturelle (mon père naturel ne m’a pas
reconnu à la naissance) a été obligée de faire 120 kms aller retour pour bosser tous les jours avant de clamser sur une route en 1990, en partant travailler. Des milliers de gens sont sans emploi et, contrairement à ce que disent les Sarkoziens, ils cherchent souvent à être embauchés : parmi eux certains sont même intelligents ! Truc de ouf !

Ouhai, truc de dingue pour mon père qui ne veut pas admettre que tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir un père français libre, ouvrier (mon grand père), l’honneur chevillé au corps, élevant ses enfants avec rigueur pour que ceux-ci aient assez de force pour se battre et sortir de la misère (mon oncle devenu mon tuteur et que je considère comme mon père) ou la chance d’être pris en charge alors qu’ils devaient aller à la DDASS (votre serviteur). Oui je sais, cette phrase fait 3 kms de long elle est mal construite, on a l’impression que je suis le fils de mon grand père. Mais me saoulez pas, c’est moi qu’j’écris d’abord !

La question que j’ai le plus entendu pendant mon adolescence, quand j’évoquais une copine ou un pote, ce fut : « Ils font quoi ses parents ? » Mais merde quoi ! Même si les enfants sont influencés dans leurs valeurs par leurs parents ils peuvent être bien élevés et surtout astucieux sympathiques, et avoir des modes de pensée qui leur sont propres ! Et même si
on en reste aux parents , ceux ci peuvent être intelligents ET avoir connu des difficultés, avoir des boulots peu glorieux, et pour autant être des gens dignes, voire même cultivés, qui méritent qu’on s’intéresse à eux et qu’on les respecte !

Pareil pour leurs gosses qui ne sont pas nécessairement de la racaille mais peuvent très bien être honnêtes, droits et dignes d’intérêt !

Voilà exactement le genre de situations qui me donne envie de prendre ma carte au PS et rénover ce parti pour en faire un instrument utile et non une marionnette qu’on agite
à l’assemblée… Marre de Fabius et Hollande. Pas con M. Sarkozy d’avoir bien vu que l’avenir du PS pourrait passer par DSK et de l’avoir aiguillé vers le FMI.. Mais alors, à quand un PS utile ? Un parti intelligent et efficace via un Etat volontaire mais pas déresponsabilisant, un état qui donne un coup de pouce mais qui ne supporte pas les paresseux, un Etat utile, bordel !

Mais bon… On a une gauche qui veut seulement être élue et qui bosse son marketing pour cela. Une gauche qui se fait élire seulement quand la droite merdouille (regardez
l’histoire politique des 30 dernières années, c’est édifiant) et non pour la qualité de ses propositions. On a une gauche qui a arrêté de réfléchir en 1981… Ca y est je vais être bougon pour la soirée.

Pour revenir au sujet si vous avez des parents comme les miens n’hésitez pas à mettre votre Best Of Unbearable Things en commentaire. Histoire que je me sente moins seul !

Et je vous prie de m’excuser pour ce coups de gueule un brin saoulant mais je viens de passer une semaine avec mes parents 24h/24 et j’en peux plus…

Les filles à la vanille et les gars au chocolat

Non, ce blog n’est pas devenu l’annexe du fan-club d’Alain Souchon. Je te rassure, lecteur, je continuerai encore et toujours à parler d’amour et de
sexe car je sais que tu aimes ça.

Aujourd’hui, j’ai envie de te parler de l’incompréhension entre les hommes et les femmes, d’essayer de comprendre pourquoi on s’acharne à rester ensemble alors qu’on ne se supporte pas.

Hommes/femmes : les raisons de la mésentente

Voici un titre prometteur qui s’assimile à de la publicité mensongère : je ne sais pas pourquoi on s’accorde si mal et je me demande même si
quelqu’un le saura un jour. Je pourrais expliquer que c’est parce que les femmes sont romantiques et font rimer amour avec toujours et que les hommes veulent juste semer à tout vent. Mais c’est faux.

En fait, j’avais prévu d’écrire cet article il y a 15 jours. J’étais dans un magasin de chaussures en train de choisir avec soin les futures
tortionnaires de mes pauvres petons quand un mec accompagné de deux filles est passé derrière moi en beuglant : « Putain ! On est là pour acheter une paire de sandales alors tu vas pas me casser les couilles à tout regarder ! ». J’ai de suite aimé sa poésie, à ce garçon, tant de beaux mots dans une même phrase, on frôle l’indécence. J’avais donc décidé de faire un article en forme de lettre ouverte à cet individu, lui expliquant deux, trois vérités sur les femmes. Evidemment, je sais qu’il ne l’aurait jamais lu, il avait plutôt le genre à s’étaler lamentablement sur un canapé avec une bière à la main et consommer tout ce qui passe à la télé. Je ne l’imaginais pas lire la moindre ligne de quoi que ce soit…Pas même de Football
Magazine.

Mais hier soir, j’ai croisé la route d’un autre jeune homme. J’étais seule dans un bar, j’attendais mes camarades du webzine dont le toujours-aussi-sexy Enguerrand (il dégage un truc, lui… Je suis sûre qu’il est taureau. En plus, il a un appartement à Montmartre et les taureaux qui ont vécu à Montmartre ne m’ont laissé que de bons souvenirs de brouette…). Pour m’occuper, j’en étais réduite à me tirer les cartes… Alors, lecteur, sache qu’il va m’arriver plein de choses bien : l’amour, l’argent, le travail. Bon, je vais avoir un accident, aussi, sans doute en me rendant au boulot ou en rentrant chez moi mais rassure-toi, ça n’a pas l’air bien grave. Ou alors, ce sera de nuit, mais peu importe.

Je jouais donc avec mes petites cartes quand une voix masculine a attiré mon attention, je lève discrètement les yeux et voit un mec qui parle avec
virulence à une demoiselle, je ne comprends pas tout ce qu’il dit car je suis assez loin (et sourde, de surcroît) mais voici ce que j’ai compris. Ce garçon est amoureux. Il sort avec l’élue de son cœur mais celle-ci l’a blessé, profondément… Je crois qu’elle l’a trompée mais je ne suis pas sûre.

Jeune homme, je ne te connais pas et il est peu probable que tu lises cet article. Quand bien même ce serait le cas, il est peu probable que tu te
reconnaisses. Ceci étant, je te dédie cet article car tu m’as émue, j’ai senti ta détresse et la jeune fille avec qui tu parlais aussi.

Sur ce blog, les vingtenaires ne parlent que des garçons que nous aimons puis, parfois, détestons. Je ne sais combien de fois nous avons dit :
« les mecs sont tous des connards ! » ou autres amabilités du genre. Mais tous les hommes ne sont pas des connards, j’en connais des bien, mon ex en tête.

De l’autre côté, il ne faut pas croire que toutes les filles sont de parfaits modèles de vertu, pauvres victimes des hommes… Tu vois, jeune homme, tu m’as montré que nous, femmes, ne sommes pas vierges de tout reproche. Pour ma part, je me considère comme quelqu’un d’honnête, je ne veux faire souffrir personne : je n’ai jamais promis le mariage à un gars dont je n’attendais rien, juste pour avoir l’honneur d’être brouetté par lui. Une fois en couple, je n’ai jamais trompé personne (malgré certaines tentations). Cependant, là où j’ai été lâche, c’est quand de gentils garçons se sont intéressés à moi sans que ce soit réciproque, mon silence éloquent a failli me coûter une amitié (on n’a pas idée de tomber amoureux de sa meilleure amie, aussi…). Je ne sais pas dire non donc, pour éviter de le faire, je fuis… Ce n’est pas très glorieux, je sais.

Alors, jeune homme, tu es au bord des larmes dans un café exagérément cher, ton amie ne sait pas quoi te dire pour te consoler. Evidemment, elle te dira : « mais écoute, elles ne sont pas toutes comme ça… ». C’est vrai…C’est comme les hommes « ils ne sont pas tous comme ça »…

Et pourtant, les filles veulent toujours acheter des sandales quand les hommes veulent regarder leur match de foot. Sommes-nous à ce point
incompatibles ?

Les gays ont tout compris

Si on s’entend pas avec le sexe opposé, autant pactiser avec nos semblables, alors. Souvent, lorsque je discute avec des gars sur Internet, je leur signale que les filles sont bien plus faciles à comprendre que les garçons. Je suis de mauvaise foi, j’avoue.

Ainsi, pour être heureux en amour, il faudrait être gay ? Trop facile et totalement faux. Si vous lisez les aventures de Gauthier, vous pouvez
constater que ce n’est pas plus facile pour lui que pour nous, pauvres hétéros…

Je crois que le problème ne vient pas d’une incompatibilité homme/femme mais de la confrontation de deux egos. En effet, en amour, on a une idée précise de ce qu’il nous faut, on projette cet idéal sur l’autre et quand ça ne coïncide pas, forcément, nous sommes déçus. En même temps, ça ne coïncide jamais.

Prenons le cas de Louis, dont j’ai parlé ici précédemment. Il cherche une femme mythique, une sorte de Clara Morgane en tenue d’infirmière qui ne passerait pas ses journées au téléphone et qui le laisserait faire de la moto dès qu’il lui en prend l’envie… En résumé, une « sois belle et tais-toi » . Résultat, ce jeune homme n’a jamais vécu de grandes histoires d’amour.

Je ne sais pas, pour ma part, quel est mon idéal masculin, mais je sais ce que je ne supporte pas chez un homme : la bêtise, la jalousie,
le mensonge, le manque de curiosité, d’être nu en chaussettes (petite blague…). Je n’aime pas les hommes feignants, sales… Enfin, sans avoir un profil type, je suis exigeante et chaque homme que je croise a des défauts… Oui, il faut l’admettre, l’homme parfait n’existe pas. La femme parfaite non plus, d’ailleurs.

Je crois que l’amour est plus difficile à trouver que l’amitié… On pardonne beaucoup plus à un ami qu’à sa douce moitié mais, en même temps, l’amitié n’exige aucune exclusivité. En effet, même si c’est douloureux de se fâcher avec un ami, on en a toujours un autre pour se consoler. Alors qu’une moitié, on en a qu’une (sinon, on appelle ça un tiers). Nous devons la choisir avec soin car nous sommes censés passer notre vie avec elle… Si on se trompe, bonjour l’angoisse !

A nos jeunes âges, il est encore temps de rectifier le tir mais à force de collectionner les échecs sentimentaux et histoires sans lendemain comme
d’autres collectionnent les petites cuillères décorées aux couleurs du petit port de pêche (chacun ses passions…), on finit par se poser des questions. Ne trouvera donc jamais le bon ? N’attire-t-on que des connards ? La société nous impose une telle image du couple qu’on se désespère à 20 ans de ne pas être encore aux portes du mariage.

Amour, amour…

Pourquoi ne pas profiter de la vie tant qu’on est jeune : si on considère aujourd’hui qu’un couple moyen a environ 2 à 3 enfants et qu’une femme
a la ménopause vers 50 ans, pas la peine de commencer à se reproduire avant 30, 35 ans (surtout si nos bambins sont assez rapprochés). Donc on a le temps… Et pourtant ! Pour ma part, j’ai vécu une belle histoire d’amour jeune (19 ans), j’étais prête à me marier et faire des enfants  Un an après la rupture, je ne regrette rien mais je me rends compte que
beaucoup de choses me manquent. J’adorais les câlins du matin, les câlins pour me consoler d’une dure journée, les blagues idiotes que nous étions les seuls à comprendre, des tas de petits détails que je n’ai pas trouvés avec mes camarades de brouette. Et surtout, cette certitude étrange que je ne trouverai jamais l’amour toujours.

Alors que je regardais ce jeune homme en train de pleurer, je me posais une question existentielle : le bonheur ne se vit-il forcément qu’à
deux ? Non mais quel délice de se laisser aller dans les bras de notre garçon au chocolat, même s’il est imparfait…et qu’on ne se comprend pas.