Où la Poste contribue à la ruine de mon Noël

Marasme 2011, quand y en a plus, y en a encore. Dans les tempêtes que représentent en général pour moi le mois de décembre, Noël constitue un oasis de calme et de sérénité, un jour où tout le monde s’aime, où tout le monde rit, où on s’en met plein la panse avant d’aller « regarder » un film devant la cheminée. Comprenez « s’écrouler sur le canapé et roupiller devant un DVD dont personne ne se souviendra ». J’excelle dans cette discipline genre mercredi soir, je suis censée avoir regardé la Princesse de Montpensier. J’ai dû en voir 20 mn en tout et pour tout (le début, 3 scènes au milieu, la fin).


Mais cette année, Noël, j’y suis pas, je l’ai déjà dit. Outre l’état de santé catastrophique de ma grand-mère, il m’arrive un autre drame. Beaucoup moins grave certes mais qui m’agace grandement : je n’ai reçu qu’un des cadeaux que j’ai commandé sur le web. Oui, je suis une femme moderne moi : je commande sur le web, je fais tout livrer chez mes parents et hop, j’emballe à l’arrivée. Quand je suis descendue,  ma mère s’est écriée « mais il y a plein de colis qui sont arrivés ». Super, je me précipite…Oui, en effet, ils sont tous pour ma sœur. De la dizaine de cadeaux que j’ai commandés, j’en ai reçu… 1. Nous sommes le 23 décembre, il est 12h51. J’ai envie de pleurer.


Non parce que concrètement, y a quasi tous les cadeaux de ma sœur et la totalité des cadeaux pour mon beau-frère dans le tas. Il y a aussi une babiole pour ma maman mais j’ai le reste,  je l’ai acheté ce matin (je suis désormais pauvre).  Et ce que je ne comprends pas, c’est comment je peux me retrouver dans cette situation vu que j’ai commandé mes cadeaux au plus tard le 15 décembre sur Amazon qui livre en général très vite. La preuve, ma sœur qui a tout commandé 3 jours avant sur le même site a tout reçu. D’ailleurs, ce n’est pas la faute d’Amazon ni des artisans de A little market où j’ai acheté moult babioles mais la faute de la Poste.


Amazon, il te file le numéro de ton colissimo suivi donc ni un ni deux, je rentre le code du colis et, ô surprise, mes cadeaux sont en Midi-Pyrénées au centre de tri… depuis le 19 décembre. Ouiiiii ? Je questionne mes parents et ils me confirment qu’il y a eu une grève de la Poste récemment dans la région. 23 décembre, 12h55, toujours RIEN. J’ai envie de pleurer, je suis déçue. Ne me reste qu’une ultime chance demain matin et après, il sera trop tard, je n’aurai que des « bons pour cadeaux » à offrir. Quelle merde, c’est nul ! J’en ai marre, même ça, ça foire. Pourtant, ça fait plusieurs années que je le fais je n’avais jamais eu de soucis. Mais bon, je suis rassurée, la Poste vient de se prendre une amende car elle ne remplit pas assez son devoir de service public. Super, c’est pas ce qui me permettra d’avoir les cadeaux à temps…

23 décembre, 13h54, toujours rien…

PS : Si je suis livrée après le 24 décembre, j’ai le droit d’insulter le facteur ou je suis obligée d’avoir l’honnêteté intellectuelle de reconnaître que lui, perso, il n’y est pour rien ?

Attend-on trop des fêtes ?

Je le disais l’autre jour, je n’aime pas vraiment le mois de décembre mais j’ai de bonnes raisons pour. Sauf que qui dit décembre dit Noël et nouvel an donc ça me console. Pourtant, on peut légitimement se demander : est-ce que je n’attends pas trop de ces fêtes ? Et quand je dis « je », je devrais dire « la plupart d’entre nous ».


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Il y a quelques jours, on m’a confié une dure mission au boulot : trouver sur nos forums des personnes ayant un budget serré ou étant seules à Noël. Si pour les premières, j’ai eu du mal (on était plus dans l’étalage de cadeaux), pour les seconds, j’ai trouvé et ça flingue bien le moral. Jusqu’à lire cette sentence bien vraie : « non mais on attend trop des fêtes ». Ben ouais.

 

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Il existe quelques dates qui nous permettent de mesurer un peu notre intégration à la société. J’en dirais deux : notre anniversaire et les fêtes. Oui, bon, les fêtes, y a deux dates, Noël et Nouvel An. Selon les convenances, ces fêtes ne doivent en aucun cas se passer seul sous peine de passer pour l’asocial de service. De fait, si mon anniversaire ne représente pas forcément grand-chose (je ne le fête pas forcément le jour J) et qu’un Nouvel An seule, j’ai survécu même si c’était dû à une grippe pourrie, Noël, c’est trop « famille » pour moi pour imaginer le passer seule. Chaque année, j’en attends la sérénité que peut m’apporter ma famille, du repos, du calme même si en l’espèce, à bien y réfléchir, ce sont les pires vacances de l’année vu qu’on les passe à courir pour faire les derniers cadeaux. Quoi que cette année, mes vacances étant un peu décalées, j’ai pas eu ce souci là. Donc cette année, les vacances sont, pour l’heure, un véritable havre de repos parce que bordel, je l’ai bien mérité.

 

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Au-delà de mon cas particulier, il faut avouer qu’on met bien la pression sur les fêtes de fin d’années. Avez-vous fait vos cadeaux ? Le repas est-il prêt ? Et votre tenue ? Faut-il inviter les beaux-parents ? Noël, dans sa famille ou dans la vôtre ? Bref, quel que soit l’angle attaqué, hors de question de parler de la solitude pendant les fêtes, ce n’est pas envisageable. De façon générale, les médias ont du mal avec le concept de solitude, de « sans famille ». Noël et le Nouvel An sont des dates festives, tu fais la fête en collectivité et puis c’est tout. Mange des bûches, du foie gras, des huîtres, du saumon… Sois généreux avec ton prochain, oublie les conflits qui t’opposent à ta famille parce qu’à Noël, tout le monde s’aime-euuuh !

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Alors évidemment, avec tout ce matraquage, difficile de ne pas avoir de grosses pressions sur les épaules. Comme à la St Valentin où les célibataires sont stigmatisés mais là, c’est pire. Parce que le célibat, ça concerne plein de monde mais les sans familles, ce n’est pas censé exister, ça se peut pas ! Tu as forcément des parents, des enfants, une belle-famille, des cousins à la rigueur mais être seul, non, ça ne se peut point. Ou alors, t’es vieux, la solitude des vieux, ça passe mieux. Ce qui nous fait tout un tas de gens qui culpabilisent de ne pas inviter tel ou tel membre de la famille que l’on n’apprécie pas du tout, de devoir aller dans la famille du conjoint plutôt que la leur ou imposer au conjoint de ne pas passer les fêtes dans sa famille pour la passer dans la nôtre… Sans parler de la pression des cadeaux. Dis moi ce que tu m’offres, je te dirai qui je suis pour toi.


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Pourtant la question est : quelle importance de rater les fêtes ? Quand j’ai dû passer le réveillon toute seule pour cause de grippe, sur le coup, ça m’a complètement déprimée mais finalement, est-ce que ça a changé quelque chose ? Non. Ce n’est qu’une date, une soirée. Pour le coup, là, ça ne renvoyait pas à ma solitude mais à ma santé précaire. Pourtant, j’ai la sensation que les réveillons se font de plus en plus en petit comité. Mes parents sont ravis de ne rien faire cette année, ma sœur et moi le faisons chacune en petit comité, elle avec son futur mari et ses amis, moi avec quelques amis, sans même mon amoureux mais je n’avais même pas pensé que ça puisse poser problème avant de découvrir la pression des fêtes. On se fera un petit truc tranquille après. Finalement, je la gère pas si mal cette pression de ce point de vue. Mais laissez moi passer Noël hors de ma famille nucléaire et là, je serai sans appel : l’année a été à l’image de ce Noël : pourri. Oui, condamner toute une année pour un jour, c’est excessif mais je suis comme ça, moi.


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Peut-être qu’un jour, on apprendra à dédramatiser, à se détacher de la pression médiatique attachée à ces fêtes. En attendant, cette année, mon Noël fut joyeux même si je crois que mon iPhone, plongé dans l’eau glacée de mes toilettes par inadvertance (ne le rangez jamais dans la poche arrière du jean) est en train de me quitter, je crois. Enfin, tout marche sauf qu’il ne capte par intermittence et encore, la 3g, il connaît plus. Supeeeeeer, je sens que ça va me coûter bonbon cette histoire. Mais à chaque Noël sa petite anecdote fâcheuse, cette année, elle est bien légère, ouf !

En fait, je déteste décembre

(mais j’aurai mis 30 ans à m’en rendre compte)

Lundi dernier, déjeuner en amoureux avec Amant chouchou (faut que je lui trouve un nouveau surnom, le côté « amant », ça ne correspond plus du tout), je lui raconte mes nombreux malheurs quand soudain, je percute : mais qu’est-ce que je déteste décembre en fait.

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Petit panorama de ma vie : décembre 1986, mort de mon grand père, décembre 2002 mort d’un couple d’amis très proche de mes parents plus gros accident de Yohann qui devient à ce moment-là notre « presque frère », décembre 2008 mort de ma grand-mère. Je vous expliquerai plus tard le marasme décembre 2010 mais si personne n’est encore mort (le encore, c’est pour tenter de conjurer le sort parce que des fois, j’écris un truc sur ce blog et il se passe pile l’inverse juste parce que la vie aime me faire chier). Il s’est passé d’autres trucs en décembre, je me souviens par exemple de l’annonce du suicide du mari d’une des collègues proches de ma mère le 25, l’année où ma mère s’est crue enceinte, en 96 ou 97, je crois, et qu’elle était insupportable avec nous (alors que c’est bon, on était déjà nées !). Ouahou ! Effectivement, en 2011, faites-moi penser à hiberner du 01 au 31/12 avec un petit réveil le jour de Noël.

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Au fur et à mesure que je racontais cela, une question est venue me tarauder : pourquoi j’ai mis 30 ans à m’en rendre compte ? Pourquoi le curseur du pire mois de l’année est resté sur mars alors que mars est juste un mois saoulant mais en rien catastrophique voire dramatique ? La réponse est simple : Noël. Un peu comme un prix de consolation. J’ai toujours bien aimé Noël malgré mon cynisme naturel, celui qui me fait détester les trucs guimauves comme les comédies romantiques. Parce qu’à Noël, on est tous ensemble, on oublie les crises, on est bien. Chaque année, il y a des disputes juste avant (cette année, ce fut ma mère vs ma sœur avec ma personne en juge de paix) mais le jour J, on est contents, on se retrouve ensemble, tranquille, on reçoit, on se détend, on rit, on boit, on mange… Même si y a toujours un petit pincement au cœur quand c’est fini un « déjà ? » un peu ingrat. Mais bon, j’ai toujours tendance à vouloir prolonger ce que j’aime bien, c’est humain.

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Pourtant, décembre est, excusez-moi du terme, une salope. Une vraie bien vicieuse. Mon mois de décembre a été un pur ascenseur émotionnel alternant hauts et bas, un peu à l’image de mon année 2010 dont je vous infligerai naturellement le bilan la semaine prochaine, une tradition sur ce blog. J’ai pleuré, beaucoup, ri, pas mal, alterné moments de pure ivresse et ceux de gros abattements, envisagé de consulter un psy pour faire le tri dans tout ça (même si mes états sont légitimes), espéré que j’allais m’endormir, là, et me réveiller dans 3 mois pour voir où en étaient les choses. Pas de bol, les « choses » ont besoin de moi pour évoluer, l’inactivité ne solutionnera pas mes problèmes.

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Dieu merci, décembre est quand même livré avec ses deux soupapes, Noël et réveillon, les deux s’annoncent bien A PRIORI (toujours pour conjurer le sort) et on va pouvoir repartir du bon pied. Puis y a les vacances, celles qui commencent toujours avec une facétie de la SNCF. L’an dernier, j’ai voyagé dans un wagon non chauffé, cette année, j’ai découvert avec désespoir en retirant mon billet que je serai assise en voiture 4 « selon disponibilités ». J’ai eu un siège pendant 1h sur les 6, j’ai passé la 2e heure roulée en boule à l’entrée du wagon avant que les contrôleurs me demandent de bouger car « mon chat miaule et ça dérange », ce à quoi j’ai répondu « bah, moi, ça me dérange de voyager assise par terre, chacun ses problèmes ». Ils m’ont finalement rangée dans le garage à vélo où il y avait 4 strapontins (occupés) mais au moins du chauffage. J’ai donc passé les 4h restantes à dormir roulée en boule sur ma valise en tentant de lire mon Management mais le train, c’est fait pour dormir. Résultat : aujourd’hui, j’ai mal au dos. Mais je suis en VACANCES avec la cheminée et ça, ça les enfants, ça vous console toujours de votre mois de décembre pourri.

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Dans ta gueule, la vie !

Noël cuvée 2009

Je n’avais au départ pas prévu de vous raconter mon Noël mais comme il fut bien réussi cette année (nananère) et que ça me fait égoïstement plaisir. Je trouve que cette année 2009 se sauve un peu sur le mois de décembre. Si la semaine prochaine est sur la même lignée, je m’excuserai d’avoir dit que c’était une année de merde. M’excuser auprès de qui ? Heu… du calendrier ?

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Je vous passe les détails de l’ouverture des cadeaux, j’ai été très gâtée. L’important vient après même si l’ouverture des cadeaux est toujours un bon moment de rigolade, j’aime bien cet état entre joie, impatience avec une lichette d’anxiété (va-t-il aimer mon cadeau ?). Je ne sais jamais trop ce que je préfère : la surprise du cadeau que l’on reçoit ou voir que l’on a fait mouche avec son cadeau.


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Mais passons au repas, voulez-vous. Ma tante nous a rejoint pour déjeuner avec nous. Elle a eu une année 2008 épouvantable (rupture amoureuse difficile et décès de sa mère) et n’a toujours pas récupéré tout son peps. Pour la faire venir, c’est un combat, elle ne veut pas déranger, comme elle dit. Alors que nous, nous sommes ravis de l’avoir à la maison. J’ai la sensation que depuis les 60 ans de mon père, la famille, c’est définitivement la famille Parmentier (moins deux frères et sœurs un peu moutons noirs de la famille). La famille Bartoldi (mère et fils) n’ayant même pas daigné appeler mon père pour ses 60 ans. J’avais dit l’an dernier que je goûterai une huître en 2009, c’était l’une de mes résolutions (faudra que je relise les autres, j’en ai juste plus aucune idée). J’avais déjà dégusté un émincé d’huîtres lors de l’anniversaire de mon papa mais ce n’est pas pareil, je veux manger le crustacé pur, si j’ose dire. Hier, je sentais que c’était le jour. Courageuse, j’en réclame une à Anthony, je l’arrose de citron et à trois, j’avale.  Gloups… Mais… Mais c’est super bon ! J’ai toujours aimé les produits iodés, je valide les huîtres. Il est bon de constater qu’à 29 ans, je découvre encore des choses.


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Mais l’essentiel de la journée d’hier, le point d’orgue, je dirais, a eu lieu après le repas alors que nous nous posions, repus, sur le canapé pour finir le café et le champagne. Pour Noël, Anthony et Alice ont eu une wii fit (enfin la wii et la fit, ils n’avaient aucun des deux) et pendant qu’on fait des bulles, Anthony entreprend de l’installer pour que nous puissions voir comment ça marche. Et, facétieux, il nous propose une partie de bowling. En lice : tout le monde, on s’échange les personnages. Je suis la première à essayer, j’ai du mal un peu à saisir le concept. Faut dire qu’en vrai, je suis parfaitement nulle au bowling, j’ai toujours fini dans les dernières. Et quand je dis dans les dernières, ça veut dire la dernière, en fait. Pourtant, je trichais un peu : comme j’envoyais la boule très faiblement, la machine n’enregistrait pas toujours mon tir, je pouvais donc rejouer gratos, ce qui m’a valu un faux strike et la colère de Guillaume 1er. Il faut savoir que le pire défaut de Guillaume, c’est vraiment son côté mauvais joueur. Il est tellement chiant avec ça qu’à un réveillon où on jouait au Trivial Poursuit, dès qu’il est parti fumer, on lui a enlevé un camembert.


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Je m’égare. Donc le bowling, on est tous partis à jouer et c’est l’éclat de rire général, ma mère et ma tante en pleurent de rire. Moi-même, j’ai un peu la larmichette à l’œil et la zygomatique qui tire mais bon sang que c’est bon ! C’est un de ces moments magiques et parfaits où l’on saisit tout le bonheur qui est le nôtre, vous voyez ? Ce moment où soudain, on se dit : « merde, elle est belle la vie, là, quand même ! ».

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Me voici donc remplie d’énergie positive, va falloir que ça dure car j’ai des échéances importantes à mon retour, de grands projets. Comme d’hab, j’ai rien fait de réellement utile de mes vacances de Noël malgré la longue liste de trucs à faire mais au fond, je crois que je m’en fous. Je me suis reposée et amusée, ça, c’est encore mieux.