Attend-on trop des fêtes ?

Je le disais l’autre jour, je n’aime pas vraiment le mois de décembre mais j’ai de bonnes raisons pour. Sauf que qui dit décembre dit Noël et nouvel an donc ça me console. Pourtant, on peut légitimement se demander : est-ce que je n’attends pas trop de ces fêtes ? Et quand je dis « je », je devrais dire « la plupart d’entre nous ».


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Il y a quelques jours, on m’a confié une dure mission au boulot : trouver sur nos forums des personnes ayant un budget serré ou étant seules à Noël. Si pour les premières, j’ai eu du mal (on était plus dans l’étalage de cadeaux), pour les seconds, j’ai trouvé et ça flingue bien le moral. Jusqu’à lire cette sentence bien vraie : « non mais on attend trop des fêtes ». Ben ouais.

 

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Il existe quelques dates qui nous permettent de mesurer un peu notre intégration à la société. J’en dirais deux : notre anniversaire et les fêtes. Oui, bon, les fêtes, y a deux dates, Noël et Nouvel An. Selon les convenances, ces fêtes ne doivent en aucun cas se passer seul sous peine de passer pour l’asocial de service. De fait, si mon anniversaire ne représente pas forcément grand-chose (je ne le fête pas forcément le jour J) et qu’un Nouvel An seule, j’ai survécu même si c’était dû à une grippe pourrie, Noël, c’est trop « famille » pour moi pour imaginer le passer seule. Chaque année, j’en attends la sérénité que peut m’apporter ma famille, du repos, du calme même si en l’espèce, à bien y réfléchir, ce sont les pires vacances de l’année vu qu’on les passe à courir pour faire les derniers cadeaux. Quoi que cette année, mes vacances étant un peu décalées, j’ai pas eu ce souci là. Donc cette année, les vacances sont, pour l’heure, un véritable havre de repos parce que bordel, je l’ai bien mérité.

 

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Au-delà de mon cas particulier, il faut avouer qu’on met bien la pression sur les fêtes de fin d’années. Avez-vous fait vos cadeaux ? Le repas est-il prêt ? Et votre tenue ? Faut-il inviter les beaux-parents ? Noël, dans sa famille ou dans la vôtre ? Bref, quel que soit l’angle attaqué, hors de question de parler de la solitude pendant les fêtes, ce n’est pas envisageable. De façon générale, les médias ont du mal avec le concept de solitude, de « sans famille ». Noël et le Nouvel An sont des dates festives, tu fais la fête en collectivité et puis c’est tout. Mange des bûches, du foie gras, des huîtres, du saumon… Sois généreux avec ton prochain, oublie les conflits qui t’opposent à ta famille parce qu’à Noël, tout le monde s’aime-euuuh !

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Alors évidemment, avec tout ce matraquage, difficile de ne pas avoir de grosses pressions sur les épaules. Comme à la St Valentin où les célibataires sont stigmatisés mais là, c’est pire. Parce que le célibat, ça concerne plein de monde mais les sans familles, ce n’est pas censé exister, ça se peut pas ! Tu as forcément des parents, des enfants, une belle-famille, des cousins à la rigueur mais être seul, non, ça ne se peut point. Ou alors, t’es vieux, la solitude des vieux, ça passe mieux. Ce qui nous fait tout un tas de gens qui culpabilisent de ne pas inviter tel ou tel membre de la famille que l’on n’apprécie pas du tout, de devoir aller dans la famille du conjoint plutôt que la leur ou imposer au conjoint de ne pas passer les fêtes dans sa famille pour la passer dans la nôtre… Sans parler de la pression des cadeaux. Dis moi ce que tu m’offres, je te dirai qui je suis pour toi.


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Pourtant la question est : quelle importance de rater les fêtes ? Quand j’ai dû passer le réveillon toute seule pour cause de grippe, sur le coup, ça m’a complètement déprimée mais finalement, est-ce que ça a changé quelque chose ? Non. Ce n’est qu’une date, une soirée. Pour le coup, là, ça ne renvoyait pas à ma solitude mais à ma santé précaire. Pourtant, j’ai la sensation que les réveillons se font de plus en plus en petit comité. Mes parents sont ravis de ne rien faire cette année, ma sœur et moi le faisons chacune en petit comité, elle avec son futur mari et ses amis, moi avec quelques amis, sans même mon amoureux mais je n’avais même pas pensé que ça puisse poser problème avant de découvrir la pression des fêtes. On se fera un petit truc tranquille après. Finalement, je la gère pas si mal cette pression de ce point de vue. Mais laissez moi passer Noël hors de ma famille nucléaire et là, je serai sans appel : l’année a été à l’image de ce Noël : pourri. Oui, condamner toute une année pour un jour, c’est excessif mais je suis comme ça, moi.


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Peut-être qu’un jour, on apprendra à dédramatiser, à se détacher de la pression médiatique attachée à ces fêtes. En attendant, cette année, mon Noël fut joyeux même si je crois que mon iPhone, plongé dans l’eau glacée de mes toilettes par inadvertance (ne le rangez jamais dans la poche arrière du jean) est en train de me quitter, je crois. Enfin, tout marche sauf qu’il ne capte par intermittence et encore, la 3g, il connaît plus. Supeeeeeer, je sens que ça va me coûter bonbon cette histoire. Mais à chaque Noël sa petite anecdote fâcheuse, cette année, elle est bien légère, ouf !

Une réflexion sur “Attend-on trop des fêtes ?

  1. De même, je me suis toujours sentie réjouis par les fêtes de Noël, avec les famille, la bonne ripaille et toussa. jamais je n’aurais pu envisager qu’il en soit autrement. Or cette année, je me suis tapée la méga gastro entre la nuit du 23 au 24, jusqu’à… Aujourd’hui!
    Du coup, à chaque repas (24 au soir-25 midi…) je ne suis restée que pour l’apéro et l’entrée. Et finalement, même si j’étais ravie de retrouver la famille, « l’ambiance totale Noël » ne m’a pas trop trop manquée…
    (Du coup, je me fais flipper)

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