Je vais sur mon chemin

Par Tatiana
Aujourd’hui j’ai envie de parler de ce qui me fait avancer dans la vie. Ou tout au moins de ce qui me donne l’impression d’avancer. En ce moment, ma vie roule plus ou moins toute seule. Je vais à mon école, je vois mes amis (quand j’ai un peu de temps libre), ma famille. Une petite routine tranquille. Bien sûr mon école me demande beaucoup de ressources et c’est quelque chose de totalement nouveau pour moi. Ca me plait beaucoup d’ailleurs, même si ça me demande une tonne de travail. Je dois apprendre plein de nouveaux logiciels, me faire à un nouveau rythme de travail (complètement différent de l’université). Et retrouver ma créativité enfouie par des années d’études à l’université. Croyez-moi c’est pas tous les jours évidents.
 
Malgré cela je n’ai pas vraiment l’impression d’avancer, je tourne un peu en rond. Je ne devrais pourtant pas ressentir cela, car après tout j’avance sur le plan professionnel. J’ai changé de voie, je peux difficilement faire plus grand comme changement. Mais pour moi ce qui me donne l’impression d’avancer ce sont les relations humaines, le travail reste secondaire. Les relations humaines ont toujours primées dans ma vie, bien plus que la réussite professionnelle. C’est à travers les gens que je rencontre et les relations que j’établis, que je sais que ma vie avance, bouge et que je ne reste pas sur le passé. Par exemple en ce moment j’ai très envie de retomber amoureuse. J’aime beaucoup ma vie telle qu’elle est, mais j’ai la désagréable impression qu’il manque quelque chose pour que je me sente absolument bien, invincible et que j’ai le sentiment que tout bouge autour de moi. Je pense que cette réaction est normale et commune chez la plupart des gens. Mais comme tous les domaines de notre vie ne peuvent pas bouger à fond en même temps, et que moi j’ai déjà le domaine professionnel, ma vie sentimentale et relationnelle en pâtis drôlement. J’ai changé de voie pour faire quelque chose qui me plait vraiment, et auquel je pense depuis un certain temps (oui ce changement ne s’est pas fait du jour au lendemain, ça fait un bail que je songe à changer). Certes, cela m’apporte beaucoup, et je me sens à ma place (même si des fois je suis complètement parano et je me dis que tous les gens de ma classe pensent le contraire), mais je ne peux pas dire « ma vie est parfaite je me sens pleinement épanouie, il ne me manque rien ».
[…]
 
Je reviens de cours, putain ça m’a soulé. Ce cours je ne l’aime pas vraiment car je galère un peu je ne suis pas très à l’aise avec le logiciel. Bref, c’est pas vraiment l’objet de l’article, mais faut que je me remette dedans là. Ah oui ! j’en étais à « tous les domaines de notre vie ne peuvent pas bouger en même temps ». Ben moi j’aimerais bien pourtant. Heureusement je suis très prise par mon travail donc je n’ai pas vraiment le temps d’y penser mais je sens bien qu’il me manque un truc. Ca doit être mon côté sentimentale j’ai besoin de ça pour me sentir vraiment vivante et boostée. L’amitié a aussi cet effet la sur moi mais comme j’ai pas vraiment le temps de voir mes amis ben ça compense pas vraiment. Donc voilà, je suis dans une période un peu fade, pas mauvaise (parce qu’il ne m’arrive rien de mauvais) mais pas non plus rose bonbon. C’est quand même assez frustrant pour moi de voir que je ne peux pas m’épanouir complètement même en faisant un truc que j’aime. Je fais partie de la catégorie « les gens priment sur le travail », faut que je m’y fasse. C’est comme ça que j’ai découvert aussi que pour mon futur travail il me faut l’ambiance de travail que j’aime sinon c’est impossible. Je préfère faire un travail moins épanouissant mais dans une super ambiance de travail que l’inverse.
 
Mais revenons à mon idée de tomber amoureuse. Vous trouvez peut être ça un peu fleur bleue ? Bon déjà j’ai écrit un truc là-dessus sur mon blog donc je n’y reviendrais pas (et c’est que je vais voir si vous allez y jeter un coup d’œil ou pas), et puis non je pense pas que ce soit fleur bleue. Après tout, tout le monde a besoin d’aimer et d’être aimé pour se sentir vivant et avoir envie de foncer vers le futur. Oui c’est toujours mieux de foncer vers le futur en sachant qu’on peut le partager avec quelqu’un. Et puis je crois que plus on tombe amoureux et plus ca donne envie de rester dans cet état, un peu comme une drogue. On a envie de planer. Et moi en ce moment j’ai envie de planer, même si je me dis que j’aurais super pas beaucoup de temps à consacrer à ma source de planage. Mais ça n’empêche que j’ai quand même envie. Le pire c’est que ce matin je me tire les cartes (oui ça m’arrive des fois) pour savoir si oui ou non je vais tomber bientôt amoureuse. Et elles me répondent que je suis dans la période idéale et que y a déjà le mec pour dans ma vie (suivez mon regard), mais qu’il faudrait que je me bouge les fesses. Ben voyons, mais moi je voulais que ça me tombe dessus, pas que je me batte pour. Apparemment j’ai pas le choix, alors vais-je le faire ? La suite au prochain épisode !!

Les filles à la vanille et les gars au chocolat

Non, ce blog n’est pas devenu l’annexe du fan-club d’Alain Souchon. Je te rassure, lecteur, je continuerai encore et toujours à parler d’amour et de
sexe car je sais que tu aimes ça.

Aujourd’hui, j’ai envie de te parler de l’incompréhension entre les hommes et les femmes, d’essayer de comprendre pourquoi on s’acharne à rester ensemble alors qu’on ne se supporte pas.

Hommes/femmes : les raisons de la mésentente

Voici un titre prometteur qui s’assimile à de la publicité mensongère : je ne sais pas pourquoi on s’accorde si mal et je me demande même si
quelqu’un le saura un jour. Je pourrais expliquer que c’est parce que les femmes sont romantiques et font rimer amour avec toujours et que les hommes veulent juste semer à tout vent. Mais c’est faux.

En fait, j’avais prévu d’écrire cet article il y a 15 jours. J’étais dans un magasin de chaussures en train de choisir avec soin les futures
tortionnaires de mes pauvres petons quand un mec accompagné de deux filles est passé derrière moi en beuglant : « Putain ! On est là pour acheter une paire de sandales alors tu vas pas me casser les couilles à tout regarder ! ». J’ai de suite aimé sa poésie, à ce garçon, tant de beaux mots dans une même phrase, on frôle l’indécence. J’avais donc décidé de faire un article en forme de lettre ouverte à cet individu, lui expliquant deux, trois vérités sur les femmes. Evidemment, je sais qu’il ne l’aurait jamais lu, il avait plutôt le genre à s’étaler lamentablement sur un canapé avec une bière à la main et consommer tout ce qui passe à la télé. Je ne l’imaginais pas lire la moindre ligne de quoi que ce soit…Pas même de Football
Magazine.

Mais hier soir, j’ai croisé la route d’un autre jeune homme. J’étais seule dans un bar, j’attendais mes camarades du webzine dont le toujours-aussi-sexy Enguerrand (il dégage un truc, lui… Je suis sûre qu’il est taureau. En plus, il a un appartement à Montmartre et les taureaux qui ont vécu à Montmartre ne m’ont laissé que de bons souvenirs de brouette…). Pour m’occuper, j’en étais réduite à me tirer les cartes… Alors, lecteur, sache qu’il va m’arriver plein de choses bien : l’amour, l’argent, le travail. Bon, je vais avoir un accident, aussi, sans doute en me rendant au boulot ou en rentrant chez moi mais rassure-toi, ça n’a pas l’air bien grave. Ou alors, ce sera de nuit, mais peu importe.

Je jouais donc avec mes petites cartes quand une voix masculine a attiré mon attention, je lève discrètement les yeux et voit un mec qui parle avec
virulence à une demoiselle, je ne comprends pas tout ce qu’il dit car je suis assez loin (et sourde, de surcroît) mais voici ce que j’ai compris. Ce garçon est amoureux. Il sort avec l’élue de son cœur mais celle-ci l’a blessé, profondément… Je crois qu’elle l’a trompée mais je ne suis pas sûre.

Jeune homme, je ne te connais pas et il est peu probable que tu lises cet article. Quand bien même ce serait le cas, il est peu probable que tu te
reconnaisses. Ceci étant, je te dédie cet article car tu m’as émue, j’ai senti ta détresse et la jeune fille avec qui tu parlais aussi.

Sur ce blog, les vingtenaires ne parlent que des garçons que nous aimons puis, parfois, détestons. Je ne sais combien de fois nous avons dit :
« les mecs sont tous des connards ! » ou autres amabilités du genre. Mais tous les hommes ne sont pas des connards, j’en connais des bien, mon ex en tête.

De l’autre côté, il ne faut pas croire que toutes les filles sont de parfaits modèles de vertu, pauvres victimes des hommes… Tu vois, jeune homme, tu m’as montré que nous, femmes, ne sommes pas vierges de tout reproche. Pour ma part, je me considère comme quelqu’un d’honnête, je ne veux faire souffrir personne : je n’ai jamais promis le mariage à un gars dont je n’attendais rien, juste pour avoir l’honneur d’être brouetté par lui. Une fois en couple, je n’ai jamais trompé personne (malgré certaines tentations). Cependant, là où j’ai été lâche, c’est quand de gentils garçons se sont intéressés à moi sans que ce soit réciproque, mon silence éloquent a failli me coûter une amitié (on n’a pas idée de tomber amoureux de sa meilleure amie, aussi…). Je ne sais pas dire non donc, pour éviter de le faire, je fuis… Ce n’est pas très glorieux, je sais.

Alors, jeune homme, tu es au bord des larmes dans un café exagérément cher, ton amie ne sait pas quoi te dire pour te consoler. Evidemment, elle te dira : « mais écoute, elles ne sont pas toutes comme ça… ». C’est vrai…C’est comme les hommes « ils ne sont pas tous comme ça »…

Et pourtant, les filles veulent toujours acheter des sandales quand les hommes veulent regarder leur match de foot. Sommes-nous à ce point
incompatibles ?

Les gays ont tout compris

Si on s’entend pas avec le sexe opposé, autant pactiser avec nos semblables, alors. Souvent, lorsque je discute avec des gars sur Internet, je leur signale que les filles sont bien plus faciles à comprendre que les garçons. Je suis de mauvaise foi, j’avoue.

Ainsi, pour être heureux en amour, il faudrait être gay ? Trop facile et totalement faux. Si vous lisez les aventures de Gauthier, vous pouvez
constater que ce n’est pas plus facile pour lui que pour nous, pauvres hétéros…

Je crois que le problème ne vient pas d’une incompatibilité homme/femme mais de la confrontation de deux egos. En effet, en amour, on a une idée précise de ce qu’il nous faut, on projette cet idéal sur l’autre et quand ça ne coïncide pas, forcément, nous sommes déçus. En même temps, ça ne coïncide jamais.

Prenons le cas de Louis, dont j’ai parlé ici précédemment. Il cherche une femme mythique, une sorte de Clara Morgane en tenue d’infirmière qui ne passerait pas ses journées au téléphone et qui le laisserait faire de la moto dès qu’il lui en prend l’envie… En résumé, une « sois belle et tais-toi » . Résultat, ce jeune homme n’a jamais vécu de grandes histoires d’amour.

Je ne sais pas, pour ma part, quel est mon idéal masculin, mais je sais ce que je ne supporte pas chez un homme : la bêtise, la jalousie,
le mensonge, le manque de curiosité, d’être nu en chaussettes (petite blague…). Je n’aime pas les hommes feignants, sales… Enfin, sans avoir un profil type, je suis exigeante et chaque homme que je croise a des défauts… Oui, il faut l’admettre, l’homme parfait n’existe pas. La femme parfaite non plus, d’ailleurs.

Je crois que l’amour est plus difficile à trouver que l’amitié… On pardonne beaucoup plus à un ami qu’à sa douce moitié mais, en même temps, l’amitié n’exige aucune exclusivité. En effet, même si c’est douloureux de se fâcher avec un ami, on en a toujours un autre pour se consoler. Alors qu’une moitié, on en a qu’une (sinon, on appelle ça un tiers). Nous devons la choisir avec soin car nous sommes censés passer notre vie avec elle… Si on se trompe, bonjour l’angoisse !

A nos jeunes âges, il est encore temps de rectifier le tir mais à force de collectionner les échecs sentimentaux et histoires sans lendemain comme
d’autres collectionnent les petites cuillères décorées aux couleurs du petit port de pêche (chacun ses passions…), on finit par se poser des questions. Ne trouvera donc jamais le bon ? N’attire-t-on que des connards ? La société nous impose une telle image du couple qu’on se désespère à 20 ans de ne pas être encore aux portes du mariage.

Amour, amour…

Pourquoi ne pas profiter de la vie tant qu’on est jeune : si on considère aujourd’hui qu’un couple moyen a environ 2 à 3 enfants et qu’une femme
a la ménopause vers 50 ans, pas la peine de commencer à se reproduire avant 30, 35 ans (surtout si nos bambins sont assez rapprochés). Donc on a le temps… Et pourtant ! Pour ma part, j’ai vécu une belle histoire d’amour jeune (19 ans), j’étais prête à me marier et faire des enfants  Un an après la rupture, je ne regrette rien mais je me rends compte que
beaucoup de choses me manquent. J’adorais les câlins du matin, les câlins pour me consoler d’une dure journée, les blagues idiotes que nous étions les seuls à comprendre, des tas de petits détails que je n’ai pas trouvés avec mes camarades de brouette. Et surtout, cette certitude étrange que je ne trouverai jamais l’amour toujours.

Alors que je regardais ce jeune homme en train de pleurer, je me posais une question existentielle : le bonheur ne se vit-il forcément qu’à
deux ? Non mais quel délice de se laisser aller dans les bras de notre garçon au chocolat, même s’il est imparfait…et qu’on ne se comprend pas.