Vous me faites chier avec votre crise

J’ai 32 ans. D’aussi loin que je me souvienne, l’actualité a toujours été le truc le plus déprimant du monde. Petite, j’apprenais l’existence de pays « grâce » aux guerres s’y déroulant : Liban, Iraq, Koweit, Croatie, Serbie, Bosnie. Aujourd’hui encore, certaines régions du monde viennent frapper à ma conscience, leur nom charrié par des rivières de sang. Kosovo, Tchétchénie, Ossétie… Enfin, j’utilise le aujourd’hui de façon un peu simpliste, j’ai pas découvert ces régions ou pays en 2012.

guerre-monde-2007

Petite, je pris un jour du monde tout pourri dans lequel je vivais et je me mis à chercher une période où il aurait été plus cool de vivre. Bon, j’avais 10 ou 11 ans donc la perspective de vivre sans un minimum de technologie (c’est à dire la télé) me paraissait inenvisageable. Il me semblait donc que je n’aurais pas pu être plus heureuse que dans les années 70 mais là aussi, il y avait des guerres. En fait, il y en a toujours, le monde est pourri, peu importe l’époque. En y repensant, j’en savais des choses à 10-11 ans, chapeau bas à mes instits.

end-the-war

Depuis quelques années, depuis que ma carrière de journaliste a été tuée dans l’œuf par mon premier poste de community manager, j’ai commencé à ne plus regarder les infos. Aujourd’hui, je n’assiste plus à la grand messe du 20h qu’en vacances chez mes parents et pas en été car on mange dehors. Mais je continue à barboter dans un bain d’actu malgré moi. Oui, mon radio réveil est réglé sur France Inter mais je l’écoute pas vu que des que j ‘arrête de snoozer, je pars dans la salle de bain et c’est à peine si j’entend. Je la laisse pour avoir un repère sonore quand je reviens ouvrir les volets / donner à manger au chat / faire mon lit. Si c’est la chronique de Sophia Aram ou Blakowski : en avance. Les infos : à l’heure. La météo de Joël Collado : extrême limite. La voix de Pascale Clark : même en chopant un bus au vol et en ayant tous les feux piétons au vert, c’est mort, je suis en retard. Mais toute la journée, je me vautre dans le web et je suis malgré moi les actus. Des fois, je me surprends moi même à intervenir dans un débat en sachant tout à fait de quoi je parle. Bref je reste connectée malgré moi et c’est pas bon pour le moral. Pas bon du tout.

telemedecine

Tout est question de point de vue. Tout. Une mauvaise nouvelle reste toujours relative et peut finalement se révéler parfois bonne. Sauf décès d’un être cher ou annonce d’une maladie incurable mais ça marche pour le reste. Faisons quelques exemples car nous avons tous le cerveau un peu carbonisé par le champagne des fêtes. Mettons hop, je me fais virer. A priori drame. Sauf que parfois, ça peut permettre de trouver un meilleur poste ailleurs, poste que nous n’aurions pas sollicité, joyeusement endormis par le ronron du quotidien et peut-être même que je vais rencontrer uns douce moitié au travail ou via un collègue et le licenciement de départ devient l’une des meilleures choses qui me soient arrivées. Ou une rupture. Pif, je me fais larguer, les sanglots longs et tout ça. Et là, pif encore, voilà qu’on me propose un poste à l’étranger, poste que je n’aurais pas accepté car chéri n’aurait jamais quitté Paris. Mais là, célibataire, je saute sur l’occasion ! Bon, ces exemples sont un peu des vies rêvées, tout ça pour dire que le verre est très souvent à moitié et qu’il ne tient qu’à nous de le voir à moitié plein.

cocktail

Mais les actus, elles, elles atomisent le verre pour qu’il soit bien vide. On nous secoue des menaces de guerres, chômage, maladies ou assassinats à longueur de temps. On te repeint le monde en noir désespoir et tu passes limite pour un illuminé si tu n’as pas peur. Peur de l’autre qui nous veut du mal, consciemment ou non. Qui nous filera ses germes ou fera péter une bombe, qui nous volera notre emploi ou nous rentrera violemment dedans avec sa voiture. Cet autre est l’instrument de la fatalité, celui qu’on ne peut contrôler et par qui tous les drames arrivent.

drame-georgien

Alors stop. Je le sais que le monde est pourri, que c’est la crise et qu’on mourra irradiés, d’asphyxie à cause de la pollution ou explosé par un illuminé terroriste. Ok bien mais ça, c’est pas mon quotidien. Ce n’est pas notre quotidien. Ces drames existent on le sait. Moi, j’ai besoin d’un bon bol d’air frais. Qu’on me parle de ce qui va bien et pas juste en mini reportage pour faire sourire entre le fromage et le dessert. Qu’on mette enfin la lumière sur le liquide dans le verre et non sa partie vide. Qu’on redonne l’envie de se démerder aux gens au lieu de les conforter dans l’insupportable « c’est la crise » ou faire pleurer dans les chaumières avec de bonnes intox sur la taxation de l’entrepreneuriat et les impôts tellement élevés que nos millionnaires quittent le pays. L’égalité, c’est toujours plus beau quand ce sont les autres qui paient… Mais les millions, ça sert à rien dans la tombe. Bref, bref. Aujourd’hui, si on veut se sortir de la crise, le premier pas serait peut-être… De ne plus en parler.

Courrier des cœurs, réponse à Philou

Cette semaine, Philou nous a posé la question suivante : 

« Bon c’est Philou le presque 50, depuis Varsovie ou je rame avec ce P… de clavier qwerty de l’hotel. Déjà si je suis a Varsovie, au lieu de copuler dignement avec ma chérie en ce samedi soir, c’est que je me suis fait larguer comme ça, ya 2 semaines, après 2 ans de parfait amour, pour déphasage soi disant … Bon, on était tous deux du même âge, un gosse de 18 ans tous les deux, qui allait justement dans le supérieur donc en théorie moins de contraintes, 80 km a parcourir pour se voir, et passé pas mal d’étapes (la belle famille, les amis, les vacances en commun, etc) bref même si il y avait tassement par rapport au début très hot et très passionnel, je n’imaginais pas interrompre ainsi une belle histoire … Au bout d’1 semaine après, j’ai tenté un dernier message que Alfred De Musset il aurait pas écrit mieux ! J’ai eu droit à je cite: j’ai passe d’agréables moments avec toi… Qu’en pensez vous ? (à part que c’est bien râpé) Dois je recommencer la quête de l’âme sœur parce que là, je commence à fatiguer … »

La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie, voici ce que nous en pensons.

Enzo : Que je lise entre les lignes : 50ans, un fils de 18ans, en couple, non marié (cf *) avec une femme de 50ans qui a aussi un fils de 18ans (lequel va dans le supérieur, les deux ?). Ou il faut lire 20ans de parfait amour au lieu de 2ans, auquel cas c’est un seul fils de 18ans ? En même temps si la fin se gère en trois semaines, j’aurais tendance à privilégier le premier cas, que je vais prendre comme base. 50 ans, un fils d’une première union, une histoire de 2ans qui se finit. Combien d’histoires avant ? La question n’est pas « dois-je recommencer la quête de l’âme soeur » mais « faut-il encore croire à l’âme soeur » ! La quête de l’âme soeur, non. La quête d’une compagne, pourquoi pas si vous (à 50ans, j’ai tendance naturellement à vouvoyer) n’êtes pas fatigué des inconvénients, et puis les hommes vivent plus longtemps en couple que seul.

*: utilisation de ‘chéri’ au lieu de ‘femme’ et histoire de 2ans à un âge de 50ans

Tatiana : Moi je pige pas bien la question. Il veut savoir si c’est vraiment fini avec elle ou il veut savoir s’il a une chance de rencontrer quelqu’un avec qui ça dure ?

Keira : Vu le nombres de potes de mon père qui trouvent l’amour, je crois que l’espoir n’est pas mort, loin de là.En plus, avec
le gosse en moins, ça va faciliter les choses.Donc… le marché est ouvert, foncez ! ^^

Petite Cervoise : 50 ans, un grand enfant qui est indépendant, promesses de sexe débridé, passion… bon, s’il n’y avait pas Varsovie, le style décousu et « Philou », je dirais « Viens te consoler dans les bras de Petite Cervoise ». (prière d’envoyer un relevé bancaire pour information, on pourra peut être s’arranger)

Nina : Bon, je vais sans doute faire ma cynique mais voilà, moi, l’âme sœur, je n’y crois pas et je n’y ai jamais cru. Dans cette histoire, j’ai l’impression que ce qui te plaisait le plus chez cette compagne, c’est le nombre de vos points communs. Ca me paraît un peu léger. A part l’âge, les enfants, le sexe, aviez-vous des passions communes ? Je crois que le problème est que tu cherches trop un idéal. Il n’y pas si longtemps, tu parlais de ton divorce, cette femme n’a-t-elle pas eu peur d’être la roue de secours ? Celle qui se retrouve à la place de l’épouse partie ? Si tu te mets la pression de l’âme sœur à chaque fois, tu ne t’en sortiras pas. Vis les choses avec plus de légèreté,
sans parler d’étapes ou autres. Laisse faire les choses. Cette femme avait déjà vécu une situation matrimoniale, il est probable qu’elle n’ait pas eu envie de remettre ça, tout simplement.

Voilà, si toi aussi, derrière ton écran, tu veux nous poser une question, tu l’envoies soit ici en comm, soit par mail (nina.bartoldi[a]gmail.com), soit facebook ou twitter si tu peux le faire en moins de 140 caractères.

Lucas et la Malédiction des Amis en Couple.

Par Lucas

On va l’appeler Alain. Je dirais 65 ans, voire un peu plus. En retraite depuis 6 mois. Un ami de mon père, ils se sont connus au golf. Il a bossé toute sa vie comme attaché commercial dans une ambassade d’un grand pays à Paris. Un soir, il y a 20 ans mes parents l’ont invité à dîner.

Avec deux couples d’amis et…  une nana célibataire.

Juste avant le dîner, il a pris mon père entre 4 z’yeux et il lui a dit « Lionel, arrête de me prendre pour un con. Tu ne me refais plus jamais ça, compris ? »

N’empêche qu’il a 65 ans et qu’il est célibataire.
Voila, voila.
Moi j’dis ça j’dis rien.
Pof,pof.



Je n’ai pas la hantise de finir comme Alain.
Je n’ai pas de craintes.
Pas d’angoisses.
Et je ne dis pas ça pour essayer de me convaincre : j’y crois vraiment.
Mais pourquoi est-ce que vous souriez comme ça ?

Bon, certes, avec mon accident, mes relations sociales sont limitées. Et ya pas de nouvelles têtes dans mon groupe d’amis. Alors pour trouver une femme libérée, tu sais, c’est pas si facile. 
Bon d’accord… Ya bien la demoiselle avec qui je bosse mes problèmes de mémoire. Tout en elle est « aimable ». Mais depuis mon séjour à Garches, j’ai une règle :
on-ne-drague-pas-ses-
thérapeutes. D’un autre coté, je la vois toutes les semaines et vu que je lui apporte des cannelés tous les 15 jours elle doit bien se douter de quelque chose… Bref, je m’écarte du sujet, excusez moi.

Samedi dernier, je suis allé passer une soirée avec des amis. Petit squat de canapés avec quiches, vino rosso et tutti quanti.
8 couples et moi.
Avec les p’tites remarques entre deux zamoureux, voire plus implicite les regards, les sourires entre eux…
Connivence. Complicité. Que l’on capte, involontairement. Impudemment. Notez qu’ils sont tous de vieux vingtenaires, en moyenne 28 ans.
Et là j’avoue, on se sent à l’ouest.
De l’Eden ?
Je vous entends déjà hurler : « Ouhai mais t’as qu’à te bouger les fesses aussi ! »
Bah oui, je ne demande que ça !

Il y a deux ans, j’ai créé mon bachelor, Singulier Pluriel,
10 nanas se sont battues pendant un mois et demi, une épreuve par semaine. Rien de bien concluant… Faut dire qu’à l’époque je tentais de renouer avec mon intellect… Gniiiiiii. Elles étaient méritantes les donzelles ! Quand je vois les progrès que j’ai fait en deux ans… Qu’elles soient ici remerciées…
J’ai essayé PCC et ce n’était pas si mal sauf le coté insidieux derrière les bafouilles de certains. Bilan ; une nana rencontrée 11 mois après l’accident et qui m’a, bien sûr, largué au bout d’une semaine tellement j’étais à des annééééééées lumière de mon état intellectuel normal (salooooooooope). Une autre pas folichone, une dernière insipide. Allez, on arrête les frais.
J’ai essayé AdopteUnMec. Gratuitement. Deux rendez-vous, une aventure, rien de grandiose. Et un p’tit peu ras le bol que le site me prenne pour un con.
J’ai essayé Attractive World en voyant une pub sur Facebook (gratuité jusqu’à la mi-aout)  J’ai réussi à être pris alors que je n’avais même pas tilté qu’il fallait donner une image glamour et qu’on était sélectionné par les nanas en place. Ça m’a fait mourir de rire de voir ça après avoir été choisi ! Style le concept de « rencontres de qualité », genre on  sélectionne nos membres alors que tout le monde se fait adouber pour peu qu’il ait eu l’intelligence de donner une apparence un peu glamour. Autant vous prévenir les mecs :  Aum ou AW les filles sont ternes et insipides. Qui est ce qui a dit « Lucas il fait des généralités parce qu’il est aigriiii« . Oui, c’est vrai : et alors ???
Bon je vous finis mon tour des sites de rencontres. Finalement, je me suis tâté pour Meetic Affinity …
Et là ma fierté a repris le contrôle…
Arf.
Mais pourquoi donc se demande le lecteur curieux ?
Je serai bien tenté de vous mettre un « réponse au prochain épisode » mais là je vais vraiment me faire lapider.

Disons que j’en ai ras le bol des sites. Ras le bol de ce coté pernicieux
Never more.
Du coup, quess qu’il me reste ?
« Bah à sortir dans la Vraie Vie, Lucas ! »
Merci bien, je n’y avais pas pensé du tout !
A ce propos, j’ai l’impression que le site « On Va Sortir » est un p’tit peu une caverne de dragueurs. Quand on voit la défiance des nanas que j’ai pu croiser lors de soirées jazz diverses…
Alors que je n’y allais pas dans une logique de drague bestiale… Sans déconner !

So… what ???

Bah alors je me dis que je pourrais me prendre par la main, aller dans un bar et accoster tout ce qui bouge avec mon label Dragueur de Fonds Désespéré. Ouhai, je pourrais mais c’est con : j’ai encore un peu de vanité. Et puis un bar, c’est pas la panacée pour trouver une nana (parce qu’en plus je suis exigeant). Et puis je pourrais aussi refuser cette pression sociale implicite qui veut qu’on soit en couple et adouber le regard fataliste de certains « l’amour te tombera dessus au moment où tu t’y attendras le moins« . Mouhai. La fatalité a bon dos…
Résultat : je crois que je vais prendre la série de Nina « Ou trouver l’homme » et la transposer en « Où trouver la femme ».  Sauf que là où c’était une fiction avec Nina, moi je vais vous faire du IRL de folaille. Si vous avez des endroits à me conseiller à Paname ou sur la ligne A, je vous pose la question :  Où sont les feaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaammes !!??

Ouverture d’esprit

Par Tatiana

Ah cher lecteur, je vais encore partager avec toi une tranche de ma vie suivi des interrogations qu’il en découle.

J’étais au téléphone avec une amie qui, la pauvre, enchaîne les galères. Elle s’est faite larguée par son mec il y a peu de temps et elle a des merdes au boulot et elle s’est faite cambriolée, et j’en passe. Autant vous dire que je me demande même si quelqu’un ne lui a pas jeté un sort. Mais bon ce n’est pas le sujet de l’article. Je vous exposerai peut être ma théorie sur l’envoûtement un autre jour. Elle n’allait pas très fort ces derniers temps donc je l’appelle souvent. J’ai l’ai donc eu au téléphone il n’y a pas longtemps et là elle me
balance une nouvelle choc comme elle a l’habitude. Il faut savoir que c’est son truc à elle : dire les choses sans détour au moment où on s’y attend le moins. Pour la rupture avec son mec elle m’a balancé ça de but en blanc. Ben quoi ? allez-vous me dire. Mais je ne sais pas trop comment vous dire, elle dit ça avec un ton comme si elle disait quelque chose de banal style « je me suis acheté un pull ». Je me rappelle d’ailleurs lors de sa rupture j’étais restée limite en état de choc tellement je ne m’attendais pas à ce qu’elle me sorte ça.

Donc l’autre jour je l’avais au téléphone et là elle me fait « et sinon je me suis trouvé une nouvelle amoureuse ». Temps de pause. Qu’est-ce que ça peut vouloir dire. Elle me sort ça comme ça mais je savais même pas qu’elle sortait avec des filles ! Forcément j’ai eu une réaction bizarre. J’ai cru qu’elle disait ça en blaguant pour parler d’une nouvelle amie qu’elle se serait faite. Et en fait au fur et à mesure de la discussion je me suis rendue compte que non c’est vraiment sa nouvelle amoureuse. En raccrochant j’étais sur les fesses.
J’arrivais pas à croire qu’elle sorte avec une fille. Et j’avais aussi du mal à réaliser qu’elle me sorte ça comme ça. Et d’un coup je me sentie conne et mal. Je pensais être quelqu’un qui était plutôt ouvert d’esprit mais ma réaction m’a déçue. Le fait que sur le coup je n’arrive même pas à concevoir qu’elle puisse sortir avec une fille m’a fait m’interroger sur le fait que oui ou non je sois tolérante. En soi cela ne me dérange pas qu’elle sorte avec une fille, alors pourquoi j’étais un peu choquée en raccrochant. Est-ce la soudaineté de la nouvelle ou la nouvelle elle-même ? Moi qui ai souvent cherché à sortir des conventions, j’aurais du mal à concevoir qu’une de mes amies puisse avoir une girlfriend après un boyfriend. J’ai même pensé à son ex en me demandant ce qu’il pensait de cette nouvelle. Ca m’a fichu un coup à vrai dire. Parce que pour moi l’intolérance c’est un des pires défauts qu’on puisse avoir.

Après je m’en suis donc voulu d’avoir bloqué comme ça au téléphone et j’espère qu’elle ne croit pas que je vais changer d’opinion à propos d’elle parce qu’elle est avec une fille. Parce qu’en fait ce n’est pas le cas du tout. Je me suis demandé s’il fallait que je lui envoie un texto en m’excusant si j’avais eu une réaction bizarre. Mais en même temps si je faisais ça, cela donnerait plus d’importance encore à ma réaction bizarre et c’était peut être pas la peine. Alors du coup je n’ai rien fait. De toute façon, c’est vrai qu’en raccrochant j’étais
un peu sous le choc mais le lendemain j’en avais déjà plus rien à faire qu’elle soit avec une fille ou non. L’essentiel c’est qu’elle se sente bien avec elle. Finalement, après réflexion je ne pense pas que j’étais choquée par le fait qu’elle sorte avec une fille, mais plutôt par le fait que je ne m’attendait pas à ce qu’elle me dise ça vu que je ne savais pas qu’elle aimait les filles. Maintenant j’ai juste hâte de la connaître cette fameuse nouvelle amoureuse.

Soutien Psychopaslogique

Par Eric

Avez-vous remarqué que c’est toujours lorsque vous ne vous sentez pas bien , que vous auriez besoin d’un peu de réconfort même si pour rien au monde vous ne l’avoueriez , même pas si c’était Heather Graham qui vous demandait ce qui ne va pas (bon , si , ok pour Heather Graham) , que vous vous retrouvez dans la situation de devoir remonter un pote qui également a des soucis problématiques ?

Pas de contestation : ce n’est pas un pléonasme . J’ai tellement de soucis que je suis bien obligé de les regrouper en catégories , les autres étant soucis annexes (par exemple mon pharaonique découvert) , soucis dérisoires (la lutte armée contre les kékés au Guatemala) et soucis existentiels (devenir président de la république , pour commencer) .

Il faut savoir relativiser , allons allons …

Bref , hier soir , un de mes meilleurs amis n’allait pas trop , sa copine ayant décidé que la petite pause , qu’il avait jugé utile après qu’elle soit sorti un soir d’égarement avec un abruti quelconque , soit transformée en une pause un peu plus marquée , bref définitive . Et qu’elle reste avec l’abruti quelconque , mais a ce niveau la , il s’agit plus que d’un soucis dérisoire .

Légèrement éméché , il a passé la soirée a chanter tristement « have a break , have a kit kat » .

Des lors , j’ai tenté d’aider a le remonter , ce qui en soit n’était pas facile ayant moi-même quelques inquiétudes en ce qui concerne mon propre sort . C’est vrai ! Analyser la rupture des autres , c’est en quelque sorte prendre des notes sur les âneries qu’il ne faudra pas dire soit même lorsque l’on se sera soit même fait larguer , le panel est tellement large …

Par exemple :

– « lui elle s’en fout , c’est juste qu’elle avait besoin d’un peu d’air » me semble peu crédible , personnellement j’ai du mal a respirer en roulant une pelle . Question de pratique peut être .

– « elle m’a beaucoup plus marqué que la précédente » ne serait pas foncièrement idiot si l’on ne pensait pas ça a chaque fois . A ce jeu la , c’est un coup a être plus marqué au fer rouge qu’une vache Texane .

– « on se remettra peut être ensemble » est un classique , et d’ailleurs cela arrive assez souvent . Seul problème , les rechutes n’aboutissent qu’a revivre en une semaine la relation , soit le passage du génialc’esttoutbeautoutnouveau a tum’empechesdevivrec’estfinid’ailleursjet’aitrompé .

– « j’ai une photo de ses seins sur mon portable , ils sont les plus beaux que j’ai jamais vu » . Ok , mais je les préfère plus petits . Question de point de vue .

Sur le chemin du retour , nous sommes tombés sur une quantité hallucinante de couples s’embrassant , alors pour soutenir le pote , je me suis amusé a chaque fois de parler a voix haute et faire comme si je continuais une conversation en disant « et tu imagines que si ça se trouve il l’a déjà trompé ? » , mon ami rentrant dans mon jeu et répondant « bah elle était avec son ex hier soir et elle l’a pas raté non plus » …

C’est mesquin des mecs bourrés .

En fait , c’est terriblement minant de remonter un copain qui vient de se faire larguer , personnellement , j’ai passé la soirée a me voir a sa place , ce qui a eu pour conséquence que je n’ai pu faire autrement que m’imbiber au moins aussi violemment que lui , en souvenir de mes cuites de célibataire .

Ca se commémore , si si !

Post Scriptum : et voila , cette vingtenaire ac se termine , je suis ravi d’être arrivé jusque la et je remercie ceux qui ont voté pour moi spontanément (ou parfois moins « spontanément » , mais j’aime a me rassurer en me disant que nous sommes quelques uns a avoir demandé quelque fois le renforts de nos infortunés contacts msn) , et j’espère en avoir fait rigoler un ou deux . Toute une vocation …

Vive la tortilla vol. 2

Par Tatiana
 

Vous en rêviez ? Voici la suite de mes aventures mexicaines… Bon oui y a encore un peu de mon ex mais je vous assure on y arrive au Mexique ça va venir.

 mexique

Dans l’avion après 7h de vol. Je suis un peu naze et je me suis enfilée déjà quelques films. Tout à l’heure au duty free j’ai craqué je me suis achetée du parfum, un Lolita Lempicka pour enfant qui sent bon la vanille. C’est ma thérapie anti-rupture. A chaque fois que je me fais larguer, j’aime dépenser mon argent pour me sentir plus légère. Malheureusement le mal ne part pas en même temps que les euros sur ma carte bleue. Bref, j’ai de la chance car je suis toute seule sur les trois sièges et je peux m’étaler à volonté. La nourriture est comme d’habitude pas top, mais j’ai résister aux glaces à volonté (je suis une femme forte). Notre trajet n’est pas celui qu’ils prennent car on ne passe pas par le Groenland mais par l’océan. Je ne préfère même pas savoir pourquoi. J’angoisse un peu d’arriver à Mexico car ne parlant pas beaucoup espagnol, j’espère ne pas avoir de problème. Déjà j’ai super peur de me perdre dans l’aéroport (merci mon ex qui m’a raconter que eux ils s’étaient perdus) et je sais que là bas vaut mieux pas trop se fier aux autorités. J’ai très très envie de dormir mais dès que je déscotche de la TV je cogite et j’ai les larmes qui me montent tout de suite aux yeux. En plus je crois que ma nouvelle pilule me détraque car même avant j’avais tout le temps des sautes d’humeur. Hier l’enfer de la douche glacée. Tellement j’avais peur de ne pas me contrôler je me suis mise à un mètre de lui. Et lui, il m’a dit des trucs salauds en plus l’enfoiré ! J’avais déjà pas beaucoup dormi cette nuit et du coup j’enchaîne sur une nuit blanche.

 

Voilà, j’ai atterri à Mexico City alias DF pour Districto Federal (abréviation à retenir pour le reste des événements). J’avais super peur de me paumer dans l’aéroport, mais non. Je suis tombée sur des gens sympas qui m’ont bien aidée, dont un vieux qui m’a taper la discute pendant que j’attendais mon vol. Faut dire qu’en tant que fille avec la peau et les yeux clairs en plus ça aide. Le vieux, bon il ne me voulait rien de spécial à part peut être me caser avec son fils mais rien de méchant. Par contre j’ai pu très vite me rendre compte du machisme de là-bas car quand je lui ai dit que j’étais partie toute seule en laissant mon mec en France, il a un peu halluciné. Mais bon il m’a laissé son portable pour que j’appelle ma copine donc ça c’était bien. Je monte dans mon 2e vol, le dernier ce coup-ci. Il est 21h ici et 4h du matin à Paris. Je suis la seule étrangère sur le vol, aussi à l’arrivée je ne comprends pas pourquoi mes bagages ne sont pas avec les autres. Un homme de la douane vient me chercher et me dit que mes bagages sont à côté. Je commence à flipper un peu et espère qu’il ne va pas me chercher des emmerdes. Finalement ça se passe bien. Les douanes sont un peu flippantes là-bas car ils regardent ton sac au rayon X et tu dois appuyer sur un bouton : lumière verte c’est bon, lumière rouge aïe. Comme Marie n’était pas là le gars des douanes me propose d’aller l’appeler (décidément ils sont vraiment sympas avec les nanas ici), mais elle arrive juste à ce moment là. Je suis tellement naze et complètement à l’ouest devant ce changement radical d’ambiance et de climat car il fait très bon dehors. Je me sens encore plus perdue qu’à Paris et mon coup de blues du moment ne m’aide pas vraiment. Marie dans sa délicatesse habituelle commence à tout critiquer. Oui j’adore cette fille, c’est mon amie après tout, mais elle a le défaut de ne pas être très diplomate quand elle critique quelque chose. J’avoue que je comprendrais pourquoi elle est dans cet état plus tard. Mais à ce moment là ça me donne plutôt envie de repartir aussi sec.

 

Cette nuit j’ai dormi 5h et le réveil était très dur…6 millième dessous. Ce débile d’ex m’ayant parlé de son voyage au Mexique ben ca va pas maintenant que je suis ici. J’arrête pas de penser à lui et à ce qu’il m’a dit. Vous savez dans ces moments la vous faites « lecture-retour arrière-lecture… »

 

On est le 12 avril et je commence à m’habituer peu à peu. Il y a un soleil radieux dehors on se croirait au mois de juillet, et je suis en tongs !!! J’ai rejoint Marie à la fac où elle donne cours pour aller sur internet histoire de rassurer tout le monde. Quelle ne fut pas ma surprise quand je vois que mister m’a envoyé un mail pour me souhaiter un bon voyage et qu’il me l’a envoyé direct en arrivant au taf le mardi. Par contre ca va pas m’aider à passer à autre chose c’est sûr… Aujourd’hui c’est visite de la ville et shopping. Je me mets en mode touriste et je flashe tout ce qui bouge. Je m’achète une jupe et un haut : ben oui faut bien que je sois équipée pour aller sous les tropiques. 😉 La 3e fille qui part avec nous nous rejoint : Mathilde. Dès que je la vois je la sens bien la fille, je suis sûre que notre voyage va bien se passer. Elle se prend pas la tête, et chose que j’apprécie est plutôt grande gueule avec un fort caractère. On continue donc notre après-m’ visite avec le palais du gouverneur et le reste. Puis, le soir on va manger dans un restau dont la spécialité est un plat de frites avec une sauce bizarre très bonne et très calorique. C’est un peu écœurant mais tellement bon… En allant au restau, on passe devant la rue où va se passer la feria. La feria d’Aguascalientes est la plus grande du Mexique, il parait que c’est un sacré événement. Elle dure un mois entier et se déroule à l’occasion de Pâques. Oui, parce que là-bas pour fêter Pâques ils se mettent tous minables les gens. Je trouve ça plutôt drôle. Alors chaque année ils refont toutes les façades de la rue et mettent des restau en plus, des bars et des boites. Le seul truc nul c’est qu’après ils enlèvent tout et refont l’année d’après. Tout ça parce que le gouverneur a une entreprise de bâtiments. Bonjour la perte d’argent ! Bref, le truc ressemble à un décor de Disney.

 Avec la chaleur et le décalage horaire je suis complètement morte à 20h, je dors sur la table…Je pense que cette nuit je vais bien dormir.
 
 On est jeudi 13 et effectivement j’ai bien dormi. Enfin, j’ai mieux dormi. Notre programme du jour est fichu car on avait complètement zappé le jeudi saint, et ici jeudi et vendredi sont fériés, mais pas le lundi. Du coup, pas moyen d’aller à la laverie, de changer mon argent ou de faire des courses. On est cloitrées à la maison. Après une séance photos et CV on mange et on glande. Le soir, Mathilde nous rejoint pour aller dans un bar qui of course est fermé aussi ! On se rabat sur un autre, pas mal aussi. On s’installe près du bar et il y a des écrans TV tout le long. Faut que je vous raconte quand même quelques trucs typiques de là-bas. Ce pays est très américanisé et par exemple cette marque de soda tant connue dans le monde est présente partout : sur les murs, même les panneaux de la route. On dirait que c’est une divinité locale. Ensuite niveau nourriture, on peut trouver de l’huile d’olive en spray par exemple. Les Mexicains ont des traits assez durs enfin surtout les hommes. Ils ont l’air méchants et vous regarde de travers soit en tant que femme, soit en tant qu’étrangère. Bon là bien sûr c’est mon ressenti et c’est pour cette ville. N’allez pas croire que je fais une généralité sur tous les habitants de ce pays. C’est marrant mais les filles ont le look espagnol, très strass et paillettes. Ce soir c’est le premier jour de la feria…

Pauvre petite chose

Par Mister BigCertains d’entre vous entendent parler de Mister Big, voient mon nom apparaître de ci de là, et, pour les plus curieux qui ont cliqué sur les archives, je représente aussi quelques rares articles. Le pourquoi du comment de cette présence épisodique est simple : la vie et ses déboires. En ce moment, mon meilleur ami vit une de ces périodes difficile où tout semble s’acharner sur lui. Moi, je l’ai vécu entre septembre 2005 et Janvier 2006. Il me semble vous avoir promis, dans une de mes rares apparitions (qui a dit « j’ai vu la vierge ??? »), de vous raconter le pourquoi du comment. Et bien le voilà.

Prenez un Mister Big heureux en amour, avec un CDI lui permettant de poser le préavis de départ de son appart pour aménager avec son cher et tendre, des zozios qui chantent, le soleil qui brille, etc etc… Ca, c’était moi l’été dernier. Et là, cruel comme un enfant qui arrache ses ailes à une mouche pour voir combien de temps elle va survivre sans, le destin a décidé que j’étais trop gâté depuis trop longtemps et m’a fait payé mon bonheur au prix fort.

Premier acte : je te quitte. Pour moi, le vent a tourné le temps d’un WE. J’étais casé, suffisamment alcoolique pour sortir presque tous les WE avec Gauthier, le reste du temps partagé entre son boulot et l’homme que j’aimais, et tout semblait parfait. Fin octobre, je devais quitter ma coloc pour me créer un nid douillet avec mon homme. Et là, à la mi-septembre, sans crier gare, en rentrant d’une journée passée avec des amis, voilà que j’entends un « je ne t’aime plus, ça peut plus durer comme ça ». Un coup de vent sur un château de carte, et vlan, plus rien ! J’étais largué. Lui, le lendemain, prenait le train pour rentrer chez papa-maman et me laissait seul avec un préavis pour nulle part et un hébètement sans fin face à ce qui me tombait sur la gueule. Bon, vous me direz, on se fait tous larguer. Avoir son univers entier qui s’effondre, c’est probablement arrivé à tous ceux qui lisent ces lignes, on y survit. Ca, je suis d’accord avec vous. Mais ce n’était que le premier acte.

Acte deux : tu m’passes ton portable ? Environ 15 jours après m’être fait méchamment lourdé, Gauthier me sort un vendredi soir et on noie nos pensées dans la vodka, mère au sein si réconfortant quand tout va de travers… 5h du mat : faudrait que je rentre, je bosse à midi (hé oui, même le samedi !) Qu’à cela ne tienne : je vais rentrer à pieds, 20 minutes de marche, ça va me dégriser. Je bise tout le monde et hop ! Je décolle… je fais 100mètres, et là, au rond point, une voiture s’arrête, un jeune homme d’obédience nord-africaine (oui, on appelle ça du politiquement correcte, car si j’avais dit un reubeu, on m’aurait traité de raciste ! mais j’y peux rien, moi, si je me suis po fait agressé par un suédois !!!) descend du coté passager et m’apostrophe en me disant « ma voiture est tombée en panne ! Tu peux me passer ton portable ? » « heu… j’ai plus de forfait, désolé ! » D’habitude, ça suffit pour que le type me lâche. Ben pas ce coup-là !  Il continue à m’importuner, moi j’avance, puis d’un coup, je sens une main sur mon épaule gauche genre « tu vas me regarder que tu le veuilles ou pas ! », je tourne légèrement la tête, et, sûrement soucieux que ma coupe de cheveux tienne en place, le type me pulvérise une grande giclée de laque ! Sauf que la laque, c’était une bombe lacrymo, et que c’est pas mes cheveux qui étaient visés, mais mes yeux. Et il avait bien calculé son coup : il me l’a collé à deux centimètres de l’œil gauche et m’en a pulvérisé sur toute la gueule ! Mais pas de chance, suis pas un pédé, moi ! La surprise passée, je me retourne et je lui lance un « t’avais bien calculé ton coup, connard ! » Enfin… courageux, mais pas téméraire, le gars ! Il était déjà en train de courir à toutes jambes pour retourner retrouver son pote dans la voiture soit disant en panne ! Tout fout le camp ! Il m’agresse et oublie même d’essayer de me faucher mon portable que je tiens pourtant dans la main ! Bref… il aura fallu 8 à 10 secondes pour que la lacrymo commence à faire effet, mais après, elle a pas fait semblant de brûler ! Heureusement pour moi, la mère d’un pote habitait la rue d’à coté, donc j’ai foncé chez elle, je l’ai réveillé et j’ai rincé tout ça ! Aucune de mes lentilles n’avaient disparu, mes yeux allaient mieux, et le lendemain, me suis réveillé avec le plus merveilleux peeling qui ne m’ait jamais été fait ! En un mois, je me retrouve largué puis agressé. Ca commence bien.

Acte trois : Toit et moi. Entre toutes ces émotions (car, en plus de ça, mon ex m’a joué pendant presque deux mois le grand jeu du « je sais plus si je sais que je sais pas si je sais vraiment si j’aurais pas mieux fait de savoir avant car au final je me demande si je t’aime pas toujours ») et mon boulot, me voilà arrivé à la fin de mon préavis et toujours pas d’appartement en vue ! Premier novembre : Mister Big remplit un garde meuble et amène ses dernières affaires chez la mère du pote qui m’avait recueillit après l’agression. Que cette femme soit canonisée ! Elle m’a hébergé pendant un mois, et ça m’a énormément aidé ! Mais en décembre, elle avait de la famille qui arrivait, je pouvais pas rester. Un copain connaissant mon problème m’avait proposé une colocation provisoire, je bondis donc sur l’occasion : je prends mon baluchon sous le bras et je passe décembre chez lui. Mais là aussi, chaque chose a une fin. Début janvier, toujours SDF, j’échoue chez Océane chez qui j’avais déjà dormi quelques WE. Mais, détail intéressant, elle aussi lâchait son appart, donc j’avais jusqu’à la fin janvier pour trouver quelque chose, même une vieille niche pour chien, sinon c’était vraiment la rue ! Chez Emma, je repère quelques offres sympa d’appart sur internet, je visite, je visite, mais rien. Je dois en visiter un dernier. Mais le jour même, on m’appelle une heure avant pour me dire « ben on a pas encore récupéré les clefs, on vous prévient dès qu’on les a ». J’étais en deuxième position pour le visiter. Je vais à l’endroit, je regarde l’immeuble, et, me sentant aculé, je décide de prendre le susdit appart sans même l’avoir visité, vu que je n’étais pas prioritaire pour le voir et donc le prendre. Je n’avais jamais fait ça de ma vie, mais aux grands maux les grands remèdes : je joue la Causette à l’agence, qui accepte, puis refuse, mais me promet (-craché-juré !) de me le faire visiter en tout tout premier ! Je visite, je signe ! Et voilà comment j’ai enfin mis fin à presque trois mois de SDFisme mondain.

A tout ceci je rajouterai d’importants problèmes d’argent en Novembre, des pressions à mon boulot de merde, Gauthier qui part pour Paris, mon ex qui me tourmente, et même des morpions en décembre, tant qu’à y être. Mis bout à bout, tout ça, ça use, et ça use même beaucoup. J’étais assez souvent dans un état second, j’ai même décompressé une fois au boulot (pour plus de définitions, demandez à Emma, c’est elle l’infirmière psy !), et je lançais même un « qu’est-ce que je serais mieux si j’étais mort » à l’occasion. Heureusement, ceux qui me connaissent vous le diront, j’ai un moral solide et une personnalité assez prononcée pour dire ce genre de chose mais jamais passer à l’acte ! C’était une sorte d’exutoire à mes idées noires. D’ailleurs on riait beaucoup de nos malheurs avec Gauthier à l’époque en les abordant de façon tragi-comique genre « je me suiciderai jamais, mais si un bus avait la bonne idée de perdre le contrôle et de me faucher au passage, ça serait pas une mauvaise idée… » Bref, je ferai pas un « acte quatre » pour tout ça, mais j’ai été à deux doigts de la dépression nerveuse, et c’est bien parce que j’ai une volonté d’acier, un moral à tout épreuve et des gens qui m’entourent que j’ai réussi à dépasser tout ça ! Maintenant, je finis de me reconstruire, que ça soit au niveau de mon cocon à moi (mon appart, en gros !) comme de penser les plaies de mon cœur et de réaliser tout ce qui m’est arrivé en l’espace de quelques mois. Le prochain acte sera de réellement faire quelque chose de ma vie. Dans l’immédiat, je garde mon boulot de merde le temps de finir de me reconstruire (et surtout de tout payer !) et après, je tente de trouver ma voie. Mais ma priorité number one maintenant, c’est d’être égoïste et de ne penser qu’à moi. J’ai toujours pensé aux autres, taché de leur faire plaisir, tout sacrifié pour mon mec, et voilà où ça m’a mené ! Je passe en premier, désormais. Quand je vivrai la vie que je veux vivre, là, je pourrai penser aux autres.

Voilà en gros un aperçu de la vie de Mister Big et de ses petits tracas. Présentations et explications faites, je vais enfin pouvoir plus participer à ce blog !

Ridicule

Il y a des jours où on n’a pas besoin d’écrire tant il vous arrive une chose qui se passe de commentaires.


Hier, alors que j’étais devant mon ordi sur MSN, voilà-t-il pas que mister Benoît vient me parler… Tiens donc, il a dû se faire larguer par sa nana (oui, il en avait une récemment) et le voilà qui a envie de sexe. Donc qui c’est qu’il vient voir ? Moi. Et qui c’est qui a décidé de s’amuser un peu à ses dépens. Toujours moi. Conversation MSN retranscrite (sans les fautes d’orthographes et abréviations).

 Benoît : Comment va Nina?
Nina : Bien et toi?
Benoît : Bien merci. Quoi de neuf?
Nina : Pas grand chose, je viens de me faire deux heures de shopping, envie d’exterminer de la foule!
Benoît : Lol. Et là tu vas faire quoi de beau?
Nina : Je pars jeudi chez mes parents pour les vacances
Benoît : chanceuse
Nina : Oui, j’ai hâte
Benoît : Je te comprends
Nina : Ouais, surtout que là, je m’emmerde sur Paris…
Benoît : Comment ça se fait?
Nina : Chômage…
Benoît : Lol. Pas drôle en effet. T’as pas trouve des occupations?
Nina : Si, si mais ça nourrit pas son homme, comme on dit… En janvier, je pense que je vais postuler à Acadomia, pour filer des cours
Benoît : Ouais t’as bien raison
Nina : Bah, ça fait des sous et c’est pas du plein temps donc ça permet de chercher du boulot à côté
Benoît : C’est clair. C’est la meilleur solution
Nina : Ben oui, suis pas prof, moi, suis journaliste!
 

Vous noterez un talent certain de ma part pour parler de tout et n’importe quoi, sauf de sexe car je sais très bien où il veut en venir. D’ailleurs, il me donne rapidement raison.

Benoît : Lol je sais bien. Ça nourrit pas son homme comme tu dis. Et ta petite chatte tu la nourris comment?

Nina :Avec du pâté

 Là, j’avoue que j’ai été un poil fière de moi de cette réponse absurde. Après tout, je pouvais sincèrement croire qu’il me parlait de Kenya…
 
Benoît : Je parlais de l’autre
 
Ah non, c’était pas Kenya…
 
Nina : Ah! Avec mon chéri.

Benoît : Et c’est nourrissant? Ou des fois tu as encore faim lol?

Nina :Ah oui, c’est du genre très volontaire, le monsieur!

Benoît : Lol et dis moi tu ne connaîtrais pas une femme  dans les 30 ans célibataire qui aurait envie de se taper un jeune homme ???? En ce moment je cherche une femme plus âgee que moi mais je ne trouve pas

Je me sens peu de choses, tout à coup…
 
Nina : Non, je crois pas…
Benoît : C’est pas drôle ça……

Nina  : Je crois même pas connaître de femmes trentenaires

Benoît : Bah écoute alors une f plus jeune c pas grave. T’as pas une copine qui se plaint de ne pas avoir fait l’amour depuis un petit moment ???

Nina : Heu… Pas sur Paris, non
Benoît : Bah écoute même si c’est sur province je prends…
 

Quel affamé, je rêve ! Il faut en conclure que ce type n’a pas envie de moi car je suis une déesse du sexe mais juste parce que je suis une femme.

 Nina: J’ai une copine sur Toulouse
 
Je suis adorable…
 
Benoît : Elle est en galère???
Nina : Elle n’a pas le temps de se trouver un mec
Benoît : Il faudrait que tu l’invites chez toi un week-end
Nina : Oui et vous vous retrouvez où?
Benoît : Chez toi. Tu nous prêtes ton appart lol
 
Il veut pas que je lui fournisse les capotes non plus ?
 

Nina: Heu… non

Benoît : Pourquoi?
Nina : Parce que mon appart n’est pas un baisodrome
Benoît : Lol
Nina : De toute façon, elle voudrait pas
Benoît : Pourquoi?
Nina : Parce que ça le fait pas de baiser chez les copines

Benoît : Bah tant pis pour moi….. moi qui comptait sur toi…..

Nina : Bah, désolée, j’ai pas encore ouvert ma maison close
Benoît : Bah c’est pas cool, ça te ferait du boulot
Nina : Oui mais bon, c’est un peu totalement illégal
 

Je sais pas pourquoi, il me parlait plus, après… Il a dû percevoir mes sarcasmes, je pense. Et là, je me dis que je regrette vraiment d’avoir couché avec ce type qui n’a de considérations ni pour moi ni pour les femmes en général, j’ai l’impression. En tout cas, ça m’a amusée de le balader un peu, prendre cette demande de sexe à peine voilée pour une discussion de courtoisie.

Quoi qu’il en soit, je vous laisse apprécier l’art de la transition chez ce garçon, passer de boulot à sexe en une phrase, c’est du grand art.