Où je me stupidifie (et pas qu’un peu)

En ce moment, je suis chiante. Est-ce la crise de la trentaine qui m’a poussée à redevenir rousse et à me vernir les ongles ou la fameuse crise du mois de mars, là où les emmerdes tombent, je ne sais. Toujours est-il que comme je suis globalement de mauvaise humeur, ma première victime, c’est moi. Je me trouve tous les torts, je m’auto insulte à base de « t’es qu’une pauvre larve, ma fille ! » et autres amabilités du genre. Et mon nouveau complexe du moment, outre ma procrastination crasse (même pas au boulot, en plus, mais quand je suis chez moi et que je fous rien), c’est ma culture G qui fond comme neige au soleil.

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Il y a trois semaines, je suis partie en week-end pour le boulot. Dans une gare de province, je remplis mes petites menottes de ma littérature fétiche de voyage : des féminins. Faudra d’ailleurs que je fasse un article sur le sujet. Je discute avec la personne qui m’accompagne quand je tombe sur le Nouvel Obs et là, soupir : ça fait un bail que j’en ai pas lu un. A dire vrai, j’ai la sensation que mes lectures sont de plus en plus navrantes. Où est passé ma soif de culture ? Non parce que ça peut toujours servir de connaître le dernier produit Chanel histoire d’être frustrée ou de lire des histoires de cul sans doute inventées par les journalistes qui rédigent le papier (moi, ça me plairait bien, ça) mais ça ne m’aide pas pour suivre l’actualité. L’Actualité, devrais-je dire.

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Et que dire de mes lectures littéraires ? Récemment, j’ai fait un truc, un sacrilège : j’ai lu un Guillaume Musso. Bon, je précise, on me l’a prêté (à ma demande, je voulais me faire un avis). Je vous en parlerai dans un article mais j’ai cru me trépaner 47 fois tellement c’était insupportable, j’ai failli pleurer des larmes de sang. Bon, ça me rassure, je suis pas devenue si cruche. Du coup, pour remonter le niveau, je lis du Kessel. D’ailleurs, je suis fort ravie, j’ai acheté ses chroniques journalistiques et dans le premier tome, il parle et de l’Irlande du Nord et de la Russie. Je suis amoureuse mais moins que de Moravia parce que Moravia, il a une plume exceptionnelle et en plus, c’était un sacré beau mec (pourquoi ne suis-je pas née 80 ans plus tôt, hein ?).

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Mais je digresse. Revenons en à nos moutons. Donc je me sens devenir conne. Je ne consomme plus que des futilités. Alors je veux réagir ! Parce que j’arrive à 30 ans, raison ultime pour péter une durite au sujet de tout et n’importe quoi et que je veux me cultiver. Donc j’achète des livres un peu intelligents (de toute façon, la littérature girlie me gonfle, maintenant) et surtout, je fais un vœu pieux : acheter ET lire (nuance importance) le Nouvel Obs et Stratégies parce que c’est un peu important de se tenir au courant de l’actu de sa
profession au sens très large du terme. Et faudrait que j’apprenne le russe, toujours… Mais, plus que de volonté, c’est du temps qu’il me faudrait. Mais bon, c’est con, je ne suis pas une cruche à la base, j’ai appris plein de choses à la fac et par moi-même, j’ai la sensation que je perds ma curiosité, mon envie d’explorer un sujet pour apprendre. Et ça me navre. Ca me navre parce que c’est l’illustration parfaite de ce phénomène que je déteste et dont je suis victime : le métro-boulot-dodo. Je ressors du taf la tête farcie d’infos et je suis trop épuisée pour faire l’effort de faire quelque chose derrière. Et je passe ma soirée à cliquer bêtement sur yahoo ! jeux en soupirant parce que, merde, je me fais chier. La suite de Technopolis est bloquée à la page 166 depuis 3 ans et j’ai plus le courage d’écrire autre chose que des notes de blog crachées sur une feuille virtuelle.

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Non. 30 ans, le virage, je me ressaisis. Et je vais reprendre l’écriture, tiens. Ca m’occupera (enfin, ça m’occupera mes quelques heures de libre, c’est du n’importe quoi en ce moment).

PS : Non mais sérieusement, il transpire le sexe Moravia…

Courrier des coeurs, réponse à Marie

Cette semaine, Marie nous a posé la question suivante : « Bonjour les Vingtenaires! Depuis quelques temps, je me pose des questions sur
ma relation avec mon copain. Je suis bien avec lui, mais je ne sais pas trop ce que je ressens. J’ai déjà été amoureuse, je sais ce que c’est, mais je ne sais pas si je l’aime ou si c’est juste de l’amitié. Je ne sais pas trop quoi faire, si je dois continuer sans rien dire, se séparer le temps de faire le point… Des suggestions?
 »

La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie et voilà ce qu’on en pense :

Tatiana : Ben écoute tout dépend de ce que tu veux vivre avec ce jeune homme et aussi de ce que lui ressent pour toi.
Déjà si tu poses la question c’est qu’à mon avis tu ne l’aimes pas. Mais qui a dit que dans une relation tu es obligé d’aimer l’autre sinon ca veut dire que tu dois le quitter ? tant que tu ne lui mens pas sur ce que tu ressens et que tu es claire avec lui t’es pas obligée de le quitter.

Enzo : « J’ai déjà été amoureuse, je sais ce que c’est, mais je ne sais pas si je l’aime ou si c’est juste de l’amitié. » Si tu te poses la question, c’est que ce n’est pas de l’amour, enfin pas un amour passionnel ! A moins que ça fasse longtemps que vous êtes ensemble et qu’il y a une routine qui s’est mise en place ?

Pourquoi ne commences-tu pas par parler un peu avec lui (sur la routine par exemple, pas forcément les sentiments pour ça dégénère d’entrée de jeu) avant de penser déjà séparation ?

Summer : Ca fait combien de temps que vous êtes ensemble? parce que la si ca fait quelques mois, c’est peut être normal que tu ne saches pas encore, c’est pas forcément le coup de foudre à chaque fois et en plus chaque relation est différente. Si ca fait un moment, alors oui il faut te poser la question et peut être qu’en effet tu ne l’aime pas vraiment. Peut être aussi comme dit Enzo, la routine vous bouffe et dans ce cas mieux vaut en parler avec lui directement!

Bobby : Heuuu moi je suis pas du tout d’accord avec mes camarades. Le fait que tu te poses la question ne signifie pas pour moi que tu ne l’aimes pas.

Ca peut aussi être un questionnement de ta part (légitime, je trouve) sur ce que c’est que l’amour, ce que c’est que de vivre à deux, etc. Une relation, c’est quand même pas obligatoirement coup de foudre + passion, et heureusement. Vous pouvez vivre quelque chose de paisible, de serein, de rationnel, d’amical, et ça peut être une forme d’amour. Ce qui compte le plus, c’est que tu saches toi ce que tu veux vivre (un truc sérieux ou pas, rationnel ou passionnel), que vous en parliez, bref, que tu dédramatises la chose. C’est bien, à mon avis, de se poser des questions, ça veut dire que la folie de l’amour ne nous engourdit, et que l’on peut être heureux sans pour autant se voiler la face. Courage !

Keira : Mmmh la grande question : est-ce que je l’aime ?

Eh bien, c’est possible sans pour autant ressentir le côté passionnel de la chose, je suis de l’avis de Bobby sur ce coup là.

De toute façon en matière de relation, tant que la complicité et le sexe (parce que oui, c’est quand même un point essentiel à mes yeux…)se passent bien je ne vois pas où est le problème.

Après s’il te fout la pression avec des « je t’aime » pressants, il va falloir être claire. Si tu ne te sens pas prête à le lui dire mieux vaut en parler. Sinon ça va finir mal et ça serait dommage.

Tant que tu te sens bien, ne te prends pas la tête avec cette histoire de sentiments. Tu en as, qu’ils ne soient pas bouleversants n’est pas grave.

Profite du moment présent.

Lucas : Je ne suis pas calé pour répondre vu que ma plus longue relation a duré deux/trois mois. Mais tu peux aller écouter ce que chante trrrrrès bien Dajla sur la Routine.

Petite Cervoise : Comme l’a dit Grand Brun Ténébreux, si tu te poses la question, c’est que ce n’est peut être pas l’amour avec un grand A.

Mais why not, finalement ? on en revient toujours au dilemme amour solide et pépère VS amour passionnel.

La vraie question c’est de savoir si tu te sens bien avec lui ou pas. Si tu t’ennuies et que tu tournes en rond, alors oui, il vaut mieux passer à autre chose.

A part ça, tu ne dis pas si tu as encore du désir pour lui… c’est aussi un signe…

Pour ta propre tranquillité d’esprit, je te conseillerais de ne pas trop essayer de coller des mots sur des émotions (je suis bougonne en ce moment).
Nina : Chaque histoire est différente, il me paraît limite normal que les sentiments ne soient pas identiques non plus. Maintenant, je dirais que l’amour se mesure à ce que tu es prêt à faire pour lui. Si tu préfères passer tes soirées avec tes copines et que tu n’as pas envie de faire des efforts pour lui faire plaisir, ça me semble pas très positif. Est-ce qu’il te manque quand vous n’êtes pas ensemble ? Est-ce que tu as envie de lui confier tes petits tracas, de lui raconter ta journée ? Bref, y a des tas de petits détails comme ça. Après, je ne
te parle pas de longues perspectives, je ne sais pas depuis combien de temps vous êtes ensemble donc le fait que tu n’envisages pas le mariage et les enfants n’a aucune importance. Mais en gros, pose-toi la question : si demain, il part, que ressentiras-tu vraiment ? De la tristesse, de la peine ? Tu seras chafouine ou franchement dévastée ? Après, concernant la question de la séparation, ben, ça dépend de ce que lui attend aussi. Ne lui mens pas et tu verras bien où ça va.

Voilà, si toi aussi, tu as une question love and sex à nous soumettre, n’hésites plus, envoie la nous !

Où trouver l’homme ? Episode 24-2 : au mariage

A la recherche du prince charmant

(Lecteur, lectrice, je te rappelle que tout ceci n’est qu’une fiction, je suis pas allée à un mariage en vrai, mes amis ne se marient pas)

Dans l’épisode précédent, j’étais à un mariage de type « je connais personne et je m’ennuie ferme » quand je verrouille une cible, un bel homme qui me paraît seul. En tout cas, sur la photo des « on sait pas quoi en faire », catégorie à laquelle j’appartiens, il est seul. Intéressant, très intéressant. Va falloir attaquer.


Ca tombe bien, c’est l’heure du vin d’honneur. Ma timidité (si, si, je suis timide, des fois) et ma pudeur naturelle étant inversement proportionnelle à mon taux d’alcoolémie, j’avale une petite gorgée de punch et je me rapproche l’air de rien. Il semble s’ennuyer ferme lui aussi, ne connaissant vraisemblablement personne. Ok, banzaï, j’y vais.

« Salut, je m’appelle Nina et toi ?

– Fabien.

– Ah ok. Tu es un invité du marié ou de la mariée ?

– De la mariée. »

Génial, ça nous fait déjà un point commun. Et tu la connais d’où ? Ah du boulot ! Moi du collège. Ouais, je sais, j’ai perdu mon accent du sud. Quoi que c’est marrant, dans la phrase « j’ai perdu mon accent », j’ai tendance à dire accing. Comme quoi, il fait de la résistance, le petit, c’est bien. Je suis très fière de mes origines du terroir et ça me déprime d’avoir perdu l’accent. Bon, il est sympa Fabien puis il multiplie les eye contacts, c’est plutôt bon signe. Ah, là, il a rapidement glissé vers mon décolleté. Mais il revient à mes yeux, l’honneur est sauf.


L’avantage quand on discute à l’heure de l’apéro, c’est qu’on boit moins, je suis donc en pleine possession de mes moyens quand il s’agit de s’installer pour le dîner. Dieu, dans son infinie bonté m’a placée juste à côté de Fabien ! Ou alors, c’est la table des rebuts venus seuls et n’appartenant pas aux deux familles, les mêmes que sur la dernière photo où les mariés ont une crampe à la mâchoire à force de sourire. Peu importe. Comme je suis une fille sociable et bien élevée, je discute un peu avec l’ensemble de ma tablée tout en adressant
des regards en coin à Fabien qui les attrape tous. Yes ! Y a moyen de moyenner, là.

On mange. On mange. On mange encore. Mais qu’est-ce qu’on peut manger à un mariage, c’est indécent, j’ai peur pour les coutures de ma robe. Et on boit aussi. Du blanc, du rouge. Voilà, on mange, on boit et on discute et ça n’en finit pas. Le problème c’est que je ne suis pas habituée à manger et boire autant et je commence à glisser dans une douce torpeur, je sens Fabien un peu flottant aussi. Soudain, le DJ décidé qu’il est temps de se bouger le popotin, pile ce qu’il fallait.

« Youhou, je vais danser ! Qui vient ? »

Sous entendu : Fabien, tu me suis, s’il te plaît, sous peine de briser mon petit cœur ?

Il obtempère. Il est top ce mec. Nous voici à nous dandiner sur la piste de danse. Faut avouer que j’adore danser. Non pas que je le fasse forcément bien, j’ai jamais pris de cours mais ça importe peu, le dandinement est mon ami. Ouais, j’adore cette chanson, je chante à plein poumon : « GIMME GIMME GIMME GIMME MORE ! ». Oui, le DJ doit contenter tous les âges et tous les styles de personnes, y compris les fanas de Britney. Et franchement, Britney, pour danser, on fait difficilement mieux.


« Every time they turn the light down, Just wanna go that extra mile for yaaaa ! »Bonne nouvelle, Fabien semble plus amusé par ma version un peu personnelle de la chanson qu’effrayé. Ca tombe bien parce qu’après une journée à m’ennuyer ferme et après quelques verres de vin, je suis très motivée pour faire la fo-folle. Et je le fais drôlement bien.

Mais déjà, la soirée se termine. Je me rends compte une fois assise que j’ai très très mal aux pieds, mes petites folies sur le dancefloor vont se payer cher. Mais tant pis, je me suis bien amusée. Peu avant de partir, Fabien vient vers moi et me demande mon numéro car ça lui ferait plaisir qu’on aille boire un verre un soir. Un peu mon neveu. Je le lui donne, il me susurre un merci dans l’oreille et m’embrasse délicatement sur la joue.

Les enfants, j’ai une touche.

Putain deux ans !

Je prends une profonde inspiration et je souuuuuuuuuuuuuffle pour éteindre les deux bougies du gâteau. Deux ans, déjà. Deux ans qu’un matin gris de mai, je décidais de créer un blog, embarquant dans l’histoire des amis consentants. A y repenser, ça me paraît si loin et si proche. Tant de choses vécues en deux ans, de rencontres, d’amour et de brouettes, Seigneur ! Ca me file le vertige.

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Cette année a marqué un tournant dans ma vie, un tournant nécessaire. Je m’étais un peu perdue, je passais mes soirées à me bourrer la gueule pour pas me rendre compte que je m’emmerdais et que je n’avais rien à dire aux gens qui m’accompagnaient. Et puis il me fallait trouver un boulot et c’est pas en me bourrant la gueule à la première occasion que j’allais avancer, dans la vie. Donc j’ai mis toutes les conneries de côté. Enfin presque, je suis peut-être encore un peu trop active sexuellement parlant. Mais là, je trouve ça trop bon pour arrêter et ça me fait faire du sport en plus. En plus, selon mes calculs personnels, alors que de janvier à mai 2006, je comptais deux amants. Sur la même période, cette année, j’ai doublé. Mais vous aurez noté que j’en parle plus. Pourquoi ? Parce que plus trop envie d’attirer le lecteur en parlant de ma vie sexuelle. Que j’assume pleinement donc on s’en fout de savoir que j’ai baisé X fois.

Cette année, beaucoup de choses ont changé, j’ai dû évacuer des personnes de mon entourage. Parfois sciemment, parfois par « accident » mais c’est comme ça, je m’étendrai pas sur la question. Les vingtenaires ont beaucoup évolué, on a perdu quasi tous les Toulousains au profit de Parisiens, d’origine ou pas. Mais bon, ce blog est à l’image de ma vie, j’ai changé mes relations et ça se répercute jusque ici. L’autre jour, Summer me disait que mon blog était plus « sain » et je suis assez d’accord même si c’est pas forcément une volonté de ma part. Mais je me suis rangée des bagnoles et je m’en porte pas plus mal. Je m’en porte même mieux. Même que j’ai trouvé du boulot. Même que je me sens en total accord avec moi, je me fais plus horreur. C’est bon. Puis j’ai lancé des trucs qui marchent genre la liste du samedi, rendez-vous immuable maintenant. J’ai aussi lancé la version audio, ça apporte pas forcément quelque chose en plus mais pour le moment, elle reste. Enfin, le forum, appendice de ce blog qui est bien sympa, surtout que ce ne sont pas les mêmes personnes qui s’expriment ici et là-bas, amusant ! En plus, mes petits vingtenaires sont bien actifs en ce moment, les nouveaux venus ne faillissent pas à la tâche. Ca m’aide à tenir le cap car avec le boulot, j’ai moins de temps pour écrire (forcément).

Deux ans, donc, qui l’eut cru. Pourtant, il y a des jours où Nina me sort par les yeux. Parce que, quelque part, je suis un personnage public donc exposée. Que Nina fréquentait une blogosphère malsaine que j’ai fini par quitter, m’étant pris tellement de couteaux dans le dos qu’on peut carrément parler d’acupuncture. Non, je ne détaillerai pas, on s’en fout des ragots. Et même si je dis ce que je veux sur mon blog, je vois pas l’intérêt de refoutre ma merde. Pas besoin de ça pour qu’on ragote sur mon dos, je le sais donc on va pas fournir les munitions non plus. Mais bon, c’est le jeu, c’est comme ça, y a des ragots et des mesquineries partout, la blogosphère ne fait pas exception, c’est juste que c’est plus visible vu que des milliers de personnes assistent à nos bisbilles. Mais comme j’ai pas envie de prendre mes lecteurs en otage de disputes de maternelle, fin du paragraphe.

Alors maintenant, pour la 3e année, sur quoi va-t-on partir ? Ben tout pareil. Faudra changer le design pour la mue annuelle, je sais pas quand. J’ai pas super le temps de gérer tout ça pour le moment. Si je compte qu’en un an, on a accueilli 5 nouveaux vingtenaires sur les 9, je me demande où nous en serons dans un an. Si nous sommes toujours là dans un an. J’aimerais lancer une espèce de BD des vingtenaires, genre une personne qui dessine ses articles plutôt que de les écrire histoire de varier les plaisirs mais c’est une idée en l’air, je n’ai rien avancé du tout de ce côté là.

En tout cas, y a un an, j’étais en plein chagrin d’amour, en stage à domicile et en pleine déchéance. Cette année, je suis salariée (en CDI, mes trois lettres préférées), en forme et célibataire tranquille. Ca fait du bien de voir le chemin parcouru, des fois !

Ridicule

Il y a des jours où on n’a pas besoin d’écrire tant il vous arrive une chose qui se passe de commentaires.


Hier, alors que j’étais devant mon ordi sur MSN, voilà-t-il pas que mister Benoît vient me parler… Tiens donc, il a dû se faire larguer par sa nana (oui, il en avait une récemment) et le voilà qui a envie de sexe. Donc qui c’est qu’il vient voir ? Moi. Et qui c’est qui a décidé de s’amuser un peu à ses dépens. Toujours moi. Conversation MSN retranscrite (sans les fautes d’orthographes et abréviations).

 Benoît : Comment va Nina?
Nina : Bien et toi?
Benoît : Bien merci. Quoi de neuf?
Nina : Pas grand chose, je viens de me faire deux heures de shopping, envie d’exterminer de la foule!
Benoît : Lol. Et là tu vas faire quoi de beau?
Nina : Je pars jeudi chez mes parents pour les vacances
Benoît : chanceuse
Nina : Oui, j’ai hâte
Benoît : Je te comprends
Nina : Ouais, surtout que là, je m’emmerde sur Paris…
Benoît : Comment ça se fait?
Nina : Chômage…
Benoît : Lol. Pas drôle en effet. T’as pas trouve des occupations?
Nina : Si, si mais ça nourrit pas son homme, comme on dit… En janvier, je pense que je vais postuler à Acadomia, pour filer des cours
Benoît : Ouais t’as bien raison
Nina : Bah, ça fait des sous et c’est pas du plein temps donc ça permet de chercher du boulot à côté
Benoît : C’est clair. C’est la meilleur solution
Nina : Ben oui, suis pas prof, moi, suis journaliste!
 

Vous noterez un talent certain de ma part pour parler de tout et n’importe quoi, sauf de sexe car je sais très bien où il veut en venir. D’ailleurs, il me donne rapidement raison.

Benoît : Lol je sais bien. Ça nourrit pas son homme comme tu dis. Et ta petite chatte tu la nourris comment?

Nina :Avec du pâté

 Là, j’avoue que j’ai été un poil fière de moi de cette réponse absurde. Après tout, je pouvais sincèrement croire qu’il me parlait de Kenya…
 
Benoît : Je parlais de l’autre
 
Ah non, c’était pas Kenya…
 
Nina : Ah! Avec mon chéri.

Benoît : Et c’est nourrissant? Ou des fois tu as encore faim lol?

Nina :Ah oui, c’est du genre très volontaire, le monsieur!

Benoît : Lol et dis moi tu ne connaîtrais pas une femme  dans les 30 ans célibataire qui aurait envie de se taper un jeune homme ???? En ce moment je cherche une femme plus âgee que moi mais je ne trouve pas

Je me sens peu de choses, tout à coup…
 
Nina : Non, je crois pas…
Benoît : C’est pas drôle ça……

Nina  : Je crois même pas connaître de femmes trentenaires

Benoît : Bah écoute alors une f plus jeune c pas grave. T’as pas une copine qui se plaint de ne pas avoir fait l’amour depuis un petit moment ???

Nina : Heu… Pas sur Paris, non
Benoît : Bah écoute même si c’est sur province je prends…
 

Quel affamé, je rêve ! Il faut en conclure que ce type n’a pas envie de moi car je suis une déesse du sexe mais juste parce que je suis une femme.

 Nina: J’ai une copine sur Toulouse
 
Je suis adorable…
 
Benoît : Elle est en galère???
Nina : Elle n’a pas le temps de se trouver un mec
Benoît : Il faudrait que tu l’invites chez toi un week-end
Nina : Oui et vous vous retrouvez où?
Benoît : Chez toi. Tu nous prêtes ton appart lol
 
Il veut pas que je lui fournisse les capotes non plus ?
 

Nina: Heu… non

Benoît : Pourquoi?
Nina : Parce que mon appart n’est pas un baisodrome
Benoît : Lol
Nina : De toute façon, elle voudrait pas
Benoît : Pourquoi?
Nina : Parce que ça le fait pas de baiser chez les copines

Benoît : Bah tant pis pour moi….. moi qui comptait sur toi…..

Nina : Bah, désolée, j’ai pas encore ouvert ma maison close
Benoît : Bah c’est pas cool, ça te ferait du boulot
Nina : Oui mais bon, c’est un peu totalement illégal
 

Je sais pas pourquoi, il me parlait plus, après… Il a dû percevoir mes sarcasmes, je pense. Et là, je me dis que je regrette vraiment d’avoir couché avec ce type qui n’a de considérations ni pour moi ni pour les femmes en général, j’ai l’impression. En tout cas, ça m’a amusée de le balader un peu, prendre cette demande de sexe à peine voilée pour une discussion de courtoisie.

Quoi qu’il en soit, je vous laisse apprécier l’art de la transition chez ce garçon, passer de boulot à sexe en une phrase, c’est du grand art.

Gauthier, 24 ans, profession, fieffée salope ;)

Par Gauthier
 
Alors pour expliquer un peu je vais vous retranscrire une conversation qui me fit réfléchir quelque peu. Dans la semaine, votre cher Gauthier appelle Océane qui se trouve avec Mister Big :
 » Tu as baisé aujourd’hui ?
– Non …
– Moi oui !!!!
– De toute façon je ne passe pas ma vie à baiser… Pffff
– Ah ouais ? Et dimanche, tu t’en n’aies pas fait trois en 6h ? Allez combien de mecs tu as baisé dans ta vie ?
– Mais j’en sais rien…
– Mais essaye…
– Je peux dire une moyenne de 50 différents par ans.
– C’est tout ?
– Là moi j’aurais plutôt dit une centaine par ans !
– Mais non regardez depuis que je suis sur Paris (1e octobre) j’en suis à … (2 min plus tard) … 10 ! Sur 8 semaines ça fait presque un par semaine, c’est ma moyenne ! ça compense les périodes où je baise pas !
– Et quand est ce que tu baise pas ?
– Ben regarde, en septembre … (3 min plus tard) … ok c’est un mauvais exemple j’en ai eu 5 !
– C’est bien ce qu’on disait…
– Ok … (sentiment de solitude intense) … je suis une salope !
 
Donc pour mémoire j’ai une vie sexuelle active depuis 2000 (j’ai commencé avant, mais avant c’était… avant… bref), ça fait donc 5 ans. Et selon mes calculs et mes stats perso (50/ans) ça me fait donc : 250 mecs !!!! PUTAIN 250 ! Et encore, je suis sûr après cette conversation qu’on peut revoir le chiffre à la hausse. Par exemple 2004 fut soft (mes études me prenaient beaucoup de temps, et j’ai vécu quelques mois chez mes parents), mais ça compense 2003. Sainte année de tous les excès… Sexe drogues, alcool et rock’n’roll ! Là c’est sûr j’ai battu tous les records, et Océane m’a rappelé que ça m’amusait beaucoup de l’obliger à m’aider à me souvenir des prénoms de tous… Suis sadique par moment ! Quand je relis mon journal, je découvre des choses « tiens, j’ai baisé avec lui ! Ouha mais je m’en souvenais pas, c’est de la super bombe en plus ce mec… ».
 
Donc je suis une salope. Bon ben nous voilà bien avancé… Qu’est ce que je vais faire moi maintenant ? ça me fait doucement rire quand je vois dans un article que la moyenne nationale est de 14 partenaires pour un homme et 3 pour une femme dans toute une vie ! La différence vient du fait que les hommes non contents de gonfler le chiffre ne comptent pas de la même façon que les femmes qui en général ne mentionnent que les hommes qui ont réellement compté pour elles. J‘entends d’ici les mauvaises langues qui disent que je fausse les statistiques, JE NE SUIS PAS LA CAUSE DE TOUS LES MAUX DE CETTE PAUVRE PLANÈTE !
 
Je me souviens quand je suis arrivé dans le milieu. J’étais tout jeune (19 ans à peine) et je pratiquais déjà le plan cul. Mais pour une autre raison, je pensais être bi (muarf muarf muarf j’en ris encore, bref), et je ne me voyais pas rester avec un mec. Je pensais que ça me passerait, ou que je passerais ma vie avec une femme et que de temps en temps je lui mettrais une ou deux cornes avec un mec de passage. À cette époque donc on me présente un jeune homme (d’un an mon aîné) et il me dit « putain je viens de perdre un pari, je devais me faire 150 mecs cette année et mes amis me payaient une bouteille de champ’, mais j’en suis qu’à 116, j’aurais jamais le temps, il faudrait que j’en baise 34 en 4 jours ! ». Putain, 150 ? Mais comment est ce possible ? Et il n’en a eu QUE 116 ? Mais, mais, mais, mais c’est quoi ce mec ???? Je me souviens que ça m’avait choqué à mort, je ne comprenais pas, surtout pour une bouteille en boite, donc pour 400F de l’époque. J’ai bien changé…
 
Donc 250, ça en fait des litres de sueur et de spermes… Et de tant d’hommes différents. Qu’est ce qui me pousse à en avoir autant ? Ben déjà j’aime le sexe, et je ne pense pas être le seul, hein les copains ? Ensuite, ça me permet de compenser pas mal de chose. Je baise à outrance quand je me sens pas bien, pas sûr de moi. Quand je me sens accompli, je n’ai pas besoin de troncher du puceau. Non ! Par contre une semaine comme celle-là, où Marc vient m’annoncer qu’il m’aime encore, mais qu’il ne sait pas vraiment ni comment, ni pourquoi, où je m’ennuie à la fac, où je m’ennuie tout seul chez moi le soir. Ben ça me pousse à multiplier les rencontres. Et j’ai fait fort : 4 en 5 jours, ça calme. Et pas du thon en plus. Et j’ai fait dans le mélange des genres : du 19 ans maqué de l’est de la France, du couple juif, et du beur jeunot bombasse. Toi aussi baise à l’international, ça va t’ouvrir l’horizon !!!!! Bref, mélange de forme, mélange de couleur, 2005 sera (est ?) interculturel !
 
De toute façon même quand je suis en couple je n’arrive pas à être fidèle, il faut toujours que je couche avec tout ce qui bouge. Pas pour tromper, non je reste fidèle. Comme dit Mister Big « c’est pas parce que j’y met ma queue que j’y met mes sentiments ». Je préfère coucher avec un mec que de penser à lui pendant 2 semaines. Oui une fois que je l’ai eu je m’en fous, et je retourne dans les bras de mon homme. Une seule fois j’ai trompé un homme, enfin de mon point de vue, j’ai mangé avec Marc alors que j’étais en couple avec un garçon que j’aimais beaucoup, et là j’ai vraiment eu l’impression de lui foutre les cornes. Pendant tout le repas, et toute la semaine qui s’en ait suivie, je ne pensais qu’à Marc, je l’aime encore et c’est là que je trompe mon homme. Pas en me faisant sucer dans un coin sombre par une poufiasse dont j’ai oublié le prénom. Chacun son point de vue. Mais ce qui est sûr ce que mon mec s’il me fait ça, je le tue ! Faut pas pousser…
 
Revenons à nos moutons, 250 !!!! Imaginons, ils m’auraient tous filé 1000€ (et je vaux bien plus que ça !), ça ferait 250 000 € !!! Putain, demain je me prostitue !!!!! Même avec des tarifs de groupe et de réductions pour les étudiants je rentrerais facilement dans mes finances !!!! Quoi je délire ? Meuh nan… Enfin le bilan n’est pas tout rose. Je me demande si un jour je serais capable de me caser, arf et encore pour quoi faire ? Me prendre le chou avec un abruti qui finira par porter des couches à force de se faire sodomiser ? Bof je suis pas sûr que la perspective m’enchante plus que ça… Mais continuer à coucher avec tout ce qui bouge et faisant attention de conserver une certaine distance, ce n’est pas non plus la plus belle façon de vieillir. Et puis ça va un temps, mais mon sex appeal finira par subir le poids des ans.
 
Ah lalalala que de réflexion philosophique à l’orée d’un week-end qui s’annonce long et sans sexe. Mais qu’est ce que je raconte ? Je vais être en retard, j’ai un roumain-espagnol à voir ce soir ! Et c’est reparti !!!!!! Enjoy 😉
 
Ps : petit rajout de dernière minute : je me sens bien seul sur le coup. Avoir autant baisé dans ma vie… J’ai l’impression que ce n’est pas la norme. Donc je demande à tout ceux qui le souhaite de mettre en com’ le nombre de partenaires sexuels que vous avez eu dans votre vie. Merci d’avance. Celui qui me bat gagne quelque chose, à négocier…

Une semaine de sexe

Par Gauthier
Si ce titre ne ramène pas plus de lecteur, je me fais moine 😉
 
Donc voilà un article digne de Mister Big, mais à ma sauce quand même. Vous savez à quel point je m’ennuie et à quel point la vie et les sorties toulousaines me manquent. Que faire pour combler ce vide ? Tout simplement combler des anus ! (rho elle est belle celle-là, et oui j’en suis très fier na !)
 
Donc faisons les choses de façon chronologique, nous sommes mercredi, une grève ratp/sncf m’oblige à sécher (rho zut alors, comme c’est dommage !). Revenons un peu en arrière, mercredi dernier je papote toute la journée sur un chat et je tombe sur un rugbyman de 28 ans, blond aux yeux bleus de 85 kg MIAM. Il me propose de passer chez moi après sa journée de travail, j’accepte. Il m’appelle une demi heure avant d’arriver et me demande tout gentiment « euh je sors du travail, ça te dérange si je viens en costume ? », je réfléchis une milliseconde et je répond « mais noooooooooooon ! Dépêche toi !!!! ». Oui moi les mecs en costards ça me fout en feu… De toute façon qu’est ce qui me met pas en feu moi ? lol bref il se pointe donc sur le coup des 20h. On papote, j’apprends que ce mec bosse dans un ministère, il voyage beaucoup, on parle relations internationales, bref il est super intéressant, et en plus il est très beau. Après une heure de bavardage, on rigole du débile de la situation, se rencontrer pour une brouette et papoter de politique extérieure, on décide donc de se sauter dessus. Je le déshabille, et il est foutu comme j’adore : grand, du muscle, mais grassouillet là ou il faut, enfin bref je suis en train de me faire sucer par un magnifique pilier de rugby (breton de surcroît). Après une heure de brouette conventionnelle qui se termine par une magnifique levrette qui me fait quitter la Terre l’espace d’un instant, il se rhabille et rentre chez lui. Je n’ai pas son tel, en fait je ne connaissais même pas son prénom. Donc pendant qu’il remet son pantalon je le lui demande (oui suis poli quand même), et je sors un merveilleux « enchanté », RI-DI-CULE !!!!! Et je lui glisse que s’il veut me rappeler surtout il n’hésite pas… En fait ce garçon serait un parfait petit copain, enfin disons qu’il a toutes les qualités requises pour que j’aie envie qu’il soit mon petit copain. Mais bon il ne semble pas intéressé par ce genre de chose, alors j’espère qu’il me rappellera pour une brouette, ou pour une discussion politique autour d’un verre (suivi d’une levrette).
 
Le dimanche suivant, je papote avec un garçon à 5h du matin, il m’informe qu’il a un piercing au gland (diantre, je rêve d’en voir un en vrai, oui je n’ai encore jamais eu ça dans ma bouche…), il est mignon, gentil… Bref on décide d’aller boire un verre le dimanche soir en bas de chez moi. Il est anglais, avec un accent magnifique (moi l’accent anglais ça me met en feu). Il fait des études de droit (4e année), bref le garçon farpait ! Il repart après une heure de discussion fortement intéressante, parce qu’il a beaucoup de travail. On décide de manger ensemble le lundi. Le lendemain donc, je le retrouve encore une fois en bas de chez moi pour un resto gastronomique (Quick), on papote encore de tout et de rien, son accent rhaaaaaaaaa !!!!! je le ramène chez moi pour un café (oops j’ai pas de café, on s’encule ?) et donc on se saute dessus mutuellement. Et quand je dis qu’on s’est sauté dessus je n’exagère pas, j’en ai pété une latte de mon canapé… Je déchire ses vêtements avec frénésie, enfin je le vois : THE piercing !!!! Maman, Dieu existe ! Et en plus c’est beau ! Avec une main timide, je le prends, et je décide d’y goûter, là je suis beaucoup moins timide !!!! Bon à part pour le côté esthétique ça ne sert pas à grand chose. Sauf que le truc sympa c’est qu’avec mon piercing à la langue ça claque 😉
Une chose quand même sur ce garçon, il est bizarre. Moi je suis doux, câlin, tendre, bref je fais l’amour plus que je ne baise en réalité. Après je pète un plomb suivant l’humeur, mais c’est plutôt rare. Donc lui c’est pas tout à fait pareil. En fait il m’a demandé que je lui pince les tétons, bon soit, j’attrape ses tétons et je pince.
– Plus fort…
– …
– Tire dessus plus fort, pince plus fort, vas y tire dessus, MORDS-MOI !!!!
Et ben c’est la première fois qu’on me dit « mords-moi », et en fait ça me plaît !!! Donc j’ai mordu, tiré, pincé, traumatisé ses tétons, et ce jusqu’à l’orgasme… Bon piercing au gland oblige, il a fallu que j’y goûte jusqu’au bout… et niveau goût, ça change rien lol (suis con des fois moi pour penser que ça pouvait changer quelque chose looooooooool). Bref du sperme ça reste du sperme qu’il soit anglais ou français, qu’il soit aéré par un piercing ou pas… Le jeune homme se sauve pour aller à son cours de fin d’aprèm, et moi j’appelle Océane en commençant juste par :
– J’ai pas encore remis ma culotte, il est toujours dans l’escalier…
– Salope, tu viens de baiser ! Racoooooooooonte !!!!
Ouais c’est beau la transmission de pensée 😉
 
Bref AU SUIVANT (copyright Will and Grace saison 4) !!!!!! Donc hier soir (mardi), après une journée sans cours, je me colle sur le net. Je devais revoir mon anglais, mais manifestement il m’a oublié, qu’à cela ne tienne, je cherche un remplaçant. Ben oui c’est comme dans les équipes de rugby, il y en a toujours sur la touche pour remplacer au cas où. Donc je vais faire un tour sur mon banc de touche pour voir ce qui pourrait faire l’affaire (donc je fais le tour de ma liste de contact MSN). Là je commence à en chauffer 3, oui il fait toujours en mettre plusieurs sur le feu en même temps, on ne sais jamais lequel sera à point à temps, et puis certains peuvent vous claquer dans les doigts. Vous passer pour une allumeuse mais c’est pas grave, puisque ceux qui seront frustrés ce soir-là de pas avoir obtenus vos faveurs resteront sur leur faim. Donc on prochain coup, ils seront chaud beaucoup plus vite, et ils penseront « ce garçon est bien, il attend de connaître un mec pour coucher avec », donc ça tombe deux fois plus vite. C’est une technique mise à l’épreuve depuis longtemps, et grâce à elle je peux coucher avec la quasi-totalité des mecs que je chauffe sans qu’ils aient l’impression de prendre un ticket et de faire la queue ! Oui je suis une pute, et alors… Donc après moult hésitations, j’invite un gentil cheminot de 25 ans, blond, yeux bleus, imberbe, musclé, passif à souhait. Il est 2h du mat’, mais c’est pas grave, j’ai faim… On se déshabille tout de suite, on se viole. Bon le truc c’est que le garçon aime qu’on lui donne des ordres (c’est fatigant, j’aime pas parler quand je baise moi !), des trucs du style « suce-moi, lèche-moi les pieds, à 4 pat’ traînée… », moi c’est d’un naturel quand je fais ça, j’vous raconte pas ! Et puis si je vous raconte « Euh … Tu peux me sucer s’il te plaît, si tu as envie, enfin ça me ferait plaisir… » ou encore un merveilleux « coquin va ! » MAIS C’EST NUL TOUT ÇA GAUTHIER, T’ES UN MEC BORDEL, TU PEUX ÊTRE VULGAIRE AU LIT !!!!!! Ben non j’y arrive pas…. Mais bon on continue quand même. Et enfin, à 4h du matin, on termine, ouffff. Mais comme je dois me lever à 7h pour aller en cours, je me dis que je vais avoir du mal. Heureusement pour moi monsieur ratp et Monsieur sncf ont conjointement décidé de ne pas faire circuler de train ce mercredi béni !!!!
 
Voilà donc à quoi ressemble ma vie en ce moment : je visite des anus amis, je multiplie les rencontres, mais toujours avec une cagoule, parce qu’en plus il fait de plus en plus froid. Pensez-y… à la cagoule… ça serait dommage d’attraper la crève les enfants 😉

Non je ne changerai jamais…

Par Gauthier
 
Bon il se fait un moment que je n’ai pas raconté n’importe quoi dans ce blog, pourquoi ? Ben parce que ma vie est triste sans aucun intérêt. Si si si si si si, c’est vrai, je m’ennuie. Je vais pas faire un article là-dessus, parce que d’abord j’arrête pas de vous en parler, et en plus ça m’ennuie de dire que je m’ennuie. Alors je vais plutôt vous parler de ma vie rêvée, celle que j’imagine le soir pour m’endormir paisiblement, celle qui m’est interdite ? Non pas totalement, explications…
 
Voyez aujourd’hui par exemple, ma journée type : je me réveille en retard parce que j’ai joué aux Sims toute la nuit, Océane n’a pas réussi à me réveiller (c’est merveilleux je l’utilise comme réveil, vu que son fils la sort du lit tous les matins pile poil à l’heure idéale, je t’aime Océane). Donc j’arrive en retard en cours sans petit déjeuner, là je m’endors devant un prof qui se masturbe l’esprit sur des considérations géopolitiques, macro-économiques, sociales et humaines qui me dépassent avant 16h du matin. Mon cours de l’après-m’ est annulé parce que le prof à mieux à faire que de venir nous voir, je rentre chez moi, je mange du coca (ben quoi, le coca c’est un aliment pffff), je commente le blog, je réponds à mes mails (uniquement des pubs et des trucs administratifs, mes amis ont pas le temps de m’écrire de beaux mails grrr). Et mes voisins du dessus me poussent à mettre le Best Of de Destiny’s Child que je me suis fait livrer la veille pour couvrir le bruit de leur perceuse. À ce propos je me demande ce qu’ils font avec une perceuse toute la journée depuis une semaine, c’est à se demander s’il n’ont pas une vie sexuelle avec… Bref, on s’en fout…
 
Donc j’ai beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps pour penser… Mais penser à quoi ? Ben que je suis le prochain gagnant de la super cagnotte d’euro million à 2500 millions d’euros voyons ! Non j’exagère, 1000 millions me suffisent (quoi que je vais devoir me restreindre mais bon il faut savoir être raisonnable). Pour revenir à des choses plus rationnelles, j’ai fait toutes mes études sur Toulouse, j’y vis depuis la petite enfance, je n’ai donc jamais eu de rupture brutale dans mon environnement, je suis passé des amitiés de lycée à celle de fac, puis en même temps je me suis bâtit un réseau chez les pd, puis j’ai mélangé tout ça, et je me retrouve à la tête d’un groupe d’amis éclectique mais suffisamment bien construit pour nous permettre de passer des moments de bonheurs intenses. Et j’avais très envie de faire autre chose cette année, j’ai décidé en juin de candidater sur la capitale pour « voir du pays » et me forcer un peu à bouger, et puis dans mon domaine il y a pas beaucoup d’opportunité en province aussi, déjà que même pour finir en France ça va être compliqué, bref… Fallait que je bouge. Et ça me faisait plaisir en plus ! Bon le souci c’est que j’ai eu la décision de la commission le jeudi et que la rentrée était le mardi d’après !!! Là donc tu as 4 jours pour déménager, trouver un appart, et changer de vie, même pas le temps de te faire à l’idée.
 
Donc l’urgence à résider à organiser une fête de départ (alcool + amis + voiture explosée = bonne soirée mémorable), ensuite de me faire loger le temps de chercher un appart (hop on appelle mamie, elle connaît tout le monde), et trouver un appart (on drague des agents immobilier pour passer plus vite, visiter en avant première et on met en avant que nos parents sont rentiers, hop ça passe tout seul !). Oui bon ok mes parents sont loin d’être rentiers mais j’ai juste menti par omission lol
 
Et puis je me suis dit que j’aurai tout le temps de m’habituer à Paris « après ». Problème je m’habitue pas. Alors je me suis dit il y 15 jours à peu près « bon mon coco c’est le moment ou jamais de changer de vie, de te calmer, de mettre de l’ordre et de sortir un peu de tout ce carcan qui t’oppresse ». Résultats de courses : j’adore les carcans oppressants !!!! Et qu’est ce qui me manque en fait ? Sortir, boire, raconter des saloperies, aller dans des endroits connus, voir des gens connus, et surtout c’est vachement crevant de se faire des amis, dans le sens où combien de gens je vais devoir sonder et côtoyer avant de trouver les deux trois personnes intéressantes qui me correspondent ? Et surtout ne vais je pas changer en essayer de m’acclimater à cette capitale démesurée ?
 
Non je ne change pas, je suis un peu comme les royalistes pendant la république « je suis plus royaliste que le roi », entendez que je suis encore plus moi qui si j’étais moi à Toulouse. Je n’ai jamais autant parlé avec un fort accent toulousain (accent que je prends quand je veux, je maîtrise très bien ce genre de chose, faut dire aussi que je parle très bien et toc), je suis salace au possible en public. Un ami de passage qui ne m’a pas vu depuis 2 mois m’a fait remarquer Lundi « et ben t’es en forme ce soir », et Nina et moi on se regarde et on fait « ben non depuis qu’on va dans des bars à paris on fait toujours ça » (à savoir un hurle des mots tel « anulingus », « sodomie », « salope », etc… On drague ouvertement le personnel, bref on est sales). Et surtout je regarde avec envie tout contenant vodkaïque que je peux croiser avec cet œil de chien battu « mais, pourquoi je n’arrive plus à me rappeler quand était ma dernière cuite ? ».
 
Donc le Gauthier parisien ça ressemble à quoi ? Le même qu’avant mais en pire. Et je peux vous assurer que quand il y a soirée ici, il faut que ça dégoise grave, sinon je me jette du 20e étage, le souci c’est que je n’ai pas ce qu’il faut pour dégoiser, donc je fais dans le local (petit verre dans des bars avec Nina n’ co, et il faut impérativement qu’on aille en boite). Je ne pensais pas que ça me manquerait autant.
 
Un truc de plus, vous croyez peut-être que les autres de Toulouse me pleurent ? Mais pas du tout, enfin ils me disent bien que je leur manque, mais eux ils continuent à vivre, ils ne sont pas rentrés en monastère comme moi. Ils se font des soirées, Océane m’appellent quand elle est saoule, elle me réveille parce que moi suis au lit, Lucie pas mieux, Mister Big c’est pire (lui en plus il a une vie sexuelle avec des arrières boutiques et c’est moi qu’il appelle en premier bien sûr, alors que l’autre n’a pas fini d’enlever le sperme de sa bouche). Bref je pourrai m’épanouir sentimentalement. Je suis dans une ville de 11 millions d’âmes, avec 4 millions de célibataires. Là dessus on fait l’abattement des 10%, ça me laisse donc potentiellement 400 000 homos (filles et mecs), donc 250 000 pd, donc 100 000 jeunes pd !!!! Oui ça mérite une petite explication, je me base sur des enquêtes très précises, 6 % de la population mondiale est homo, mais ça passe à 10 % dans des sociétés développées et permissives voire légalistes, il y a plus d’hommes que de femmes, et plus de jeunes que de vieux. Mes chiffres sont super approximatifs, mais vous m’en voudrait pas, ce n’est pas un mémoire de socio 😉
 
Donc 100 000 plans cul potentiels, si c’est pas du rêve ça quand même, je me sens presque minable de n’avoir couché qu’avec (environ) 300 mecs. Là, l’approximation tient plus de mon alcoolisme, de ma fainéantise, et de tout un tas de paramètres qui m’empêchent de savoir avec exactitude combien de mecs j’ai tripoté avec mon zizi… Mais je ne suis pas un top model, en province c’est plus simple, on trouve un mec en boite, il est bof moyen, mais baisable, donc on rentre avec, ici ya tellement de choix, qu’on attend toujours que le groupe de connasses bodybuildées qui dansent torse poil et string apparent s’intéressent à vous ! et forcement comme c’est pas du tout le cas, vous rentrez bredouille. Là je vais sûrement rappeler de bons souvenir à quelques un d’entre vous (n’est ce pas Boulou), mais pour se donner du courage, je bois, un peu, beaucoup, et moralité à la fin suis tellement torché que je suis incapable d’aller voir un mec, et surtout de le ramener. Un soir à Toulouse j’arrive en boite avec un mec qui me plait, je dragouille, je bois, il m’offre à boire, je retrouve le mec que je me suis taper dans les chiottes la semaine précédente, il m’informe qu’il aimerait bien remettre ça, il m’offre à boire, je bois, je vais sur un podium, un mec monte avec moi, il est beau, il est torse nu, il sent bon le cul (poésie quand tu nous tiens), je le galoche (ni une ni deux, je m’approche je le colle et je lui fou ma langue dans son orifice buccal), là le mec que je draguais demande à mes amis de m’informer « une fois qu’il sera moins occupé » qu’il rentre dormir, et mon plan de la semaine précédente me dit qu’il préfère rentré parce qu’il a trop bu (il a essayer de me suivre), le temps que je me rende compte de tout ça le beau mec du podium était en train de s’enfiler un autre couillon. Résultat des courses ? J’étais bien saoul, mais je suis rentré seul… Bon vu mon niveau d’alcool le manque de sexe ne s’est pas fait ressentir de suite, mais bon ça fait chier quand même. Ben ici c’est un peu pareil, sauf que je n’ai pas d’ex plans, et que je n’ai toujours pas réussi à draguer qui que ce soit… Mais bon c’est pareil 😉
 
Bon je voulais en venir où moi dans tout ça ? Ben oui, je me souviens, je suis une ex-pute en repentance, mais je suis toujours une pute du dedans, et je m’assume pas : je suis devenu sage, c’est la lose. Donc si vous avez besoin je me loue pour des soirées, prévoyez juste la dose de vodka, plus il y en a plus je mets l’ambiance. Nina peut m’accompagner suivant vos thèmes de soirée. ET NON BANDE DE COCHON JE NE PARLE PAS DE SEXE JUSTE DE METTRE L’AMBIANCE !!!! Quoi qu’une petite pipe, ça fait jamais de mal 😉
 
À bon entendeur…

Suis-je sexodépendante ?

Suite à mes récentes mésaventures sexuelles, je me suis posée une grande question : suis-je sexodépendante ? Ai-je à ce point besoin de sexe que je suis prête à rouvrir ma porte à un connard qui m’avait déjà prouvé qu’il était le pire des goujats ?
 
Si je fais un rapide bilan de ma vie sexuelle passée et présente, je ne peux constater qu’il y a eu des hauts et des bas. En fait, ma sexualité varie selon si je suis en couple ou célibataire, si je suis en période de stress ou si je m’ennuie. Avec mon ex, Guillaume, on ne peut pas dire que c’était très régulier, ce n’était pas trop son truc finalement. Au départ, on se voyait chez moi le mercredi après-midi. La première brouette eut lieu de suite et fut assez épique. On se retrouve enfin seuls quelques temps après (oui, au début, on avait souvent des imprévus qui nous empêchaient de savourer notre mercredi après-midi). On passe par le distributeur de capotes, on arrive chez moi et c’est parti. Après un repos bien mérité, je commence à relancer les hostilités, ce qui l’étonne un peu : quoi, deux fois dans le même après-midi ? Pour le coup, c’est moi qui suis étonnée ! Il faut avouer que deux mois auparavant, je forniquais avec Pierre le pervers, pour qui une journée à moins de quatre brouettes était une journée de perdue (j’exagère à peine). Heureusement, j’ai des arguments convaincants et je l’ai eu, mon deuxième round.
 
J’ai donc vécu quatre ans d’une sexualité raisonnable mais très agréable (quand-même), jusqu’au déclin du couple où la sexualité est devenue totalement inexistante. Les 3 derniers mois, nous dormions dans le même lit sans nous toucher, si ce n’est quelques câlins plus fraternels qu’amoureux. Et là, j’ai réalisé que le sexe me manquait. Au départ, j’ai compensé par une saine masturbation mais, sur la fin, je commençais à envisager de me prendre un amant. Oui, je croyais que ce n’était qu’une mauvaise passe pour lui, qu’il n’avait plus de désir mais ça reviendrait… Quand je vous dis que je suis naïve ! Finalement, la rupture vint en juin.
 
Pendant une très longue période, j’ai dû me contenter d’une autosexualité efficace mais frustrante. Je pouvais avoir un orgasme trois fois par jour si je le voulais mais de tendresse, je n’en avait point. En même temps, ça tombait plutôt bien : mon année de master a été du grand n’importe quoi, on n’avait jamais les mêmes horaires de cours, difficile d’avoir une vie privée décente dans ses conditions. D’ailleurs, une de mes camarades qui vivait avec son fiancé m’avoua que son copain lui reprochait à mots couverts son indisponibilité. Je me contentais donc de rêvasser épisodiquement de Bertrand que je ne voyais plus ou du lointain Julien, en attendant.
 
Cependant, moins je le faisais et plus j’y pensais. Il fut un temps où j’ai envisagé d’écrire des nouvelles érotiques et les publier sur un forum qui leur était dédié mais je ne me suis pas lancée, finalement. J’avais une foule d’idées mais je n’ai pas franchi le cap de l’écriture. J’écris romans et nouvelles depuis longtemps et j’ai toujours été mauvaise pour les scènes de sexe : soit je les zappais carrément (« et il lui fit découvrir des plaisirs inédits »), soit je faisais du trop technique (« et il la lécha là tout en mettant ses doigts là… ») Une fois, pour rire, j’en ai écrit une particulièrement trash que j’ai fait lire à Gauthier… Au vu de sa réaction, j’ai considérablement censuré la version finale.
 
J’étais en manque. Pour Noël, Gauthier et Anne m’ont gentiment offert un ladyfinger (petit vibromasseur), tout joli, tout doré, que j’ai prénommé Ernest. Bon, et bien il n’a pas vraiment fait mon bonheur, je préfère encore me débrouiller seule.
 
Arrivée sur Paris, j’aurais « violé une bite de trottoir » (copyright Gauthier). Et là, ce fut l’épisode meetic, les brouettes vite organisées avec des inconnus, mes hormones sont calmées, à présent, merci pour elles. Je vois le monde avec des nouveaux yeux, les hommes que je voulais violer avant me laissent totalement indifférente. Cependant, comme dit justement Gauthier, « plus tu le fais, plus tu as envie de le faire ». Je tombe dans un cercle vicieux érotique que je ne renie pas et dont je ne rougis pas. Je ne suis amoureuse de personne, pourquoi me priver de plaisir ?
 
Cet été, je multiplie donc mes partenaires avec plus ou moins de réussite puis Arnaud arrive dans ma vie. Allez, c’est décidé, je deviens monogame ! Cette décision ne me pèse pas, j’ai assez profité de la vie cet été. Même si je suis rapidement tentée par quelqu’un d’autre, l’expérience vaut le coup : ça fait si longtemps que je n’ai pas eu de petit ami attitré, c’est quand même bien agréable. En plus, point de vue brouette, ça part plutôt bien. Le timide Arnaud est joueur, on teste pas mal de positions et de lieux, je suis enchantée. Je sens qu’un certain recoin de mon anatomie l’intrigue mais il n’ose s’y aventurer, même s’il a rapidement compris que j’étais peu farouche. Pourtant, j’en viens à me demander si le sexe n’a pas été un motif de rupture, de son côté. Selon Louis, Arnaud n’est pas vraiment attiré par le sexe. Si tel est le cas, j’ai dû le traumatiser, le pauvre, à toujours lui sauter dessus. Dès le départ, quand je lui ai expliqué qu’un de mes fantasmes était de faire l’amour à 3 (deux hommes, une femme), j’ai senti qu’il avait un peu tiqué, il m’avait (gentiment) traitée de perverse. La dernière fois qu’on s’est vu, c’était au cinéma, nous étions deux dans la salle. Avant le début du film, je me colle à lui et lui susurre à l’oreille :
« c’est cool, si le film est nul, on pourra faire des cochonneries !
– Non mais ça va pas ! Le projectionniste va nous voir et les vigiles passent de temps en temps dans les salles.
– Mais non, on est trop près du mur pour que le projectionniste nous voit et personne ne passera. »
De toute façon, le film étant « Charlie et la chocolaterie » de Tim Burton, je savais pertinemment qu’il n’y aurait pas brouette. Je regardai donc sagement le film blotti contre lui, pendant qu’il dormait. Une fois rentrés et allongés dans son lit (sans qu’il y ait eu brouette), je lui fais : « dis, si le film avait été nul, ça aurait été marrant de faire des trucs, tu crois pas ? Après tout, aucun vigile n’est passé… 
– Non, je l’aurais pas fait… T’es une malade, toi ! »
Il m’a dit ça gentiment… Il n’empêche que c’était la dernière fois que je le voyais.
 
Du coup, je repars dans mon cercle vicieux érotique en attendant. En attendant quoi ? Le prochain mec qui me donnera envie de devenir monogame.
 
Alors, suis-je sexodépendante ? Oui et non. Je pense que la dernière visite de Benoît est arrivée parce que j’avais les hormones en folie (oui, je venais d’avoir mes règles) et que je m’ennuie. Et bien, oui, le sexe peut être un passe-temps, non ? Cependant, je me rends compte que je suis actuellement dans une démarche différente de celle de mes débuts sur meetic. J’ai pris conscience de ça la semaine dernière en passant la nuit avec un charmant garçon dont je parlerai plus tard. En fait, je n’ai plus envie de sexe pour le sexe mais plus de sexe comme un partage, une expérience charnelle à vivre à deux. J’adore les confessions échangées sur l’oreiller, de voir qu’une relation devient plus profonde après que la personne avec qui je parle ait visité mon intimité. Et ça, je ne l’ai jamais eu avec Benoît et je ne l’aurai jamais (de toute façon, je ne le reverrai pas). Je l’ai eu avec Laurent, au départ, il m’a montré ses photos de plongée et m’a fait partager sa passion pour les mondes sous-marins, il m’a même montré des photos de sa famille et une photo de son ex qui traînait sur son ordinateur (qu’est-ce qu’elle était belle). C’est sans doute pour ça que je voudrais garder un contact amical avec lui. Je l’ai eu aussi avec mon amant de la semaine dernière, ce qui fait que la nuit que nous avons partagée était intense pour moi tant d’un point de vue sexuel qu’émotionnel. Ce n’est pas de l’amour mais c’était franchement agréable. Et puis, qui a-t-il de plus délicieux que de discuter cinéma dans les bras d’un homme ?