Où trouver l’homme ? Episode 24 : au mariage

(Je rappelle à mon aimable lectorat et au taré qui m’insulte en faisant semblant de faire de grosses fôtes que ceci n’est qu’une
fiction. En vrai, je n’ai pas assisté à un mariage depuis 5 ans et ce serait bien qu’Anthony demande ma sœur en mariage pour que je fête au moins celui là.)

A la recherche du prince charmant

Un soir, rentrant du boulot, j’ouvre ma boîte aux lettres en miaulant. Non que je sois folle mais ma porte est face aux boîtes aux lettres et Kenya appelle des fois que la personne qui farfouille devant la porte soit moi donc je lui réponds joyeusement [ça, c’est vrai]. Tiens, une lettre qui n’est pas envoyée par EDF et consort, qu’est-ce que c’est ? Une invitation au mariage d’une vieille copine de lycée. Ah oui, c’est vrai qu’elle m’en avait parlé. Bon, je viens seule ou accompagnée ? A un mariage où je ne connais personne ? J’ai pas de compagnon sous la main… Donc seule.

Le mariage, ah le mariage, ressort essentiel à nombre de comédies romantiques. Hé oui, le grand classique, le héros ou l’héroïne doit assister au mariage de son ami et il/elle est seul(e) et un peu déprimé(e) mais pendant la cérémonie il/elle rencontre une charmante personne, ils se tournent autour pendant 1h30 à 2h de films et à la fin, le monsieur demande la demoiselle en mariage et tout le monde pleure. Souvent il pleut et l’héroïne a les cheveux mouillés mais elle a un maquillage magique : il coule, certes, mais fait un effet smoky eyes sexy. Alors que si elle avait été sous la pluie et misérable parce que son nouvel amour doit faire face aux obstacles, elle a du mascara plein les joues.

 

Donc le mariage semble être le bon plan idéal pour la drague mais moi, je ne suis pas vraiment convaincue. Si je regarde la liste des mariages où je suis allée, les célibataires se comptaient sur les doigts de la main d’autant que dans ses cas là, on essaie de venir accompagnée quoi qu’il arrive pour ne pas passer pour la célibataire de service et éviter les questions gênantes de tante Yvette qui nous demande où est notre fiancé. Moi aussi, je me pose la question tante Yvette, si tu savais…Sauf que le mariage ayant lieu en Bretagne, je trouve peu d’hommes motivés pour m’accompagner. Et je n’ose pas faire un faux coming out à un mariage où je ne connais personne. Surtout qu’il faut avouer qu’un mariage, il y a une chance sur deux qu’on s’ennuie à mourir.

Week-end du mariage. Voyons le positif, ça me fait deux jours loin de Paris, comme des vacances. Et…c’est tout. Je ne connais quasi personne à part la mariée, ses parents et sa sœur mais ils sont très occupés, c’est fou. Du coup, à la mairie, je me passionne pour le plafond de la pièce et pendant la messe, je réfléchis plus sur le bébé qui pleure qu’autre chose. Je sais pas si vous avez remarqué mais y a toujours un bébé qui pleure et qui crie durant toute la cérémonie ou des enfants turbulents qui n’ont pas très envie de rester assis une heure. Moi, j’ai passé l’âge de courir sur les bancs de l’église en piaillant, c’est bien dommage. Ca m’aurait occupé. Tiens, si j’édifiais une théorie sur le mariage pour mon blog ? Pourquoi c’est toujours long à mourir une cérémonie de mariage ? Pourquoi le sermon du prêtre est toujours très drôle ? Pourquoi je trouve toujours surréaliste qu’une personne qui a fait vœu de chasteté explique à un jeune couple qui a déjà visité le kamasutra comment ça marche l’amour entre deux êtres alors que ça lui est étranger ? C’est comme si j’allais expliquer la cuisine à Cyril Lignac.

Fin de la cérémonie. Le couple a choisi des chansons relativement sympa, j’ai quand même assisté à une cérémonie où la mariée rentrait sur du Johnny Hallyday [véridique]. Là, arrive le meilleur moment, je trouve, le jeter de confettis sur les mariés puis le défilé de voitures qui klaxonnent. Parce qu’après, arrive la torture des photos, ça prend des heures, c’est insupportable et en plus, là, il pleut. Mariage pluvieux, mariage heureux, dit-on pour consoler ceux qui n’ont pas bien choisi leur date. Le dernier mariage pluvieux auxquels mes parents ont assisté, ça a duré 6 mois [véridique], super. Et c’est parti pour les photos, les parents des mariés, la
famille de la dame, la famille du monsieur, les témoins, les cousins… Moi, j’arrive en toute fin, la photo des gens qu’on n’a pas pu caser ailleurs. On est une demi douzaine dans le cas, ceux qui ne sont pas de la famille et ne sont pas témoin. Mais… qui est donc ce charmant jeune homme là, sans fille ultra sapée et bronzée accrochée à son bras ? D’ailleurs, j’aimerais qu’on m’explique qui a décrété qu’il pleuvait tout le temps en Bretagne, elles sont toutes dorées alors que moi, je suis plus teint de bidet. Mais bon, on dirait qu’il est seul. Intéressant…

A suivre, bien entendu !

Pour le plaisir, la chanson de Johnny Halliday pour rentrer dans une église.

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20 réflexions sur “Où trouver l’homme ? Episode 24 : au mariage

  1. faut dire qu’en fiction comme en réalité vraie c’est un péché cardinal que d’avoir un teint de bidet. mariage religieux, quand j’y pense faut vraiment aimer celui qui t’invite pour supporter une telle chose, ce fut pour moi la pire des expériences que d’attendre patiemment que ces simagrées soient finies.
    bizaremment le mariage où j’ai réussi à m’enfuir en foret avec une dame c’était juste mairie et pas trop de salamalèques débiles d’usage. ok il a duré un an et demi leur couple mais bon je retiendrais la partie qui m’intéresse.

  2. tu dois avoir raison, le terrorisme du code vestimentaire des grands évennements appelle également la rentabilisation de la durée en question, il faut donc allonger celle ci au maximum.
    mais ceci étant il y a autre chose, j’ai bien l’impression qu’à tous points de vue nous sommes pire que nos parents, tout simplement, et désolé pour l’analyse freudienne à deux balles, nous ne les avons pas tué symboliquement, ou bien peut être au contraire un peu trop.
    de quoi sommes nous les héritiers au juste? de traditions débiles et de conventions sociales archaiques issues d’un monde vérolé par des siècles de chichis et de christianisme castrateur.
    ou plutot par l’amour libre, le féminisme (oui je sais certaines pourraient me dire que le premier a été inventé par les mecs et que le deuxième en est la caution justificatrice) et la désintégration des cadres moraux puants et obscurantistes cités plus avant?
    ouais je hais cette époque et mes semblables qui se vautrent dans les carcans rigides de leurs grands parents. mais là je suis en pleine digression du mercredi matin.

  3. tout ce que je voulais dire par là c’est que je trouve notre génération plus conservatrice que celle de nos parents, ce qui est pour moi paradoxal parceque j’aime à penser qu’on devrait aller vers moins d’interdits et de contraintes, en clair être un peu moins con.

  4. Moi, je trouve ces marriages souvent hypocrites… Quand on voit le taux des divorces, entre 50 et 70 % il parrait… Tiens, j’ai encore vu 3 couples mariés se faire photographier dans mon joli quartier le WE dernier. Alors, j’ai vu statistiquement au moins une future divorce (rire)… Je trouve qu’on peut faire des très jolies fêtes aussi sans ce cirque.

    J’ai participé autrefois en Allemagne à quelques fêtes de marriage après minuit en sortant d’un bar du village. On passait parfois devant la salle utilisée pour bcp des marraiges du restaurant à coté. Comme on connaissait toujours des gens du marriage, on a participé des fois à 5 ou 10 au reste de la fête, bien sur, en donnant un peu des sous pour les boissons, etc…

    De toute façon, pour moi le marriage n’est pas obligatoire et devient à mon avis souvent plustôt à une corde au cou… De toute façon, ça ne tient souvent pas plus qu’une union libre. Si au moins on économisait pas mal des impôts comme en Allemagne… Mais bon, que ceux que ça amuse le fassent. Ca ne fait pas mal, je pense, sauf au portefeuille…

  5. Moi, je n’envisage pas non plus le marriage. Pour faire une jolie fête, je n’ai pas besoin de ça… De toute façon, je ne suis même pas sur de pouvoir réunir ma famille pour l’occasion tellement ils se détestent mutuellement… A noel, il faut que je vois séparement ma mère, mon père et ma soeur et je ne sais même pas ou est mon frère… Ca me déprime à chaque fois de faire 700 km aller et 700 km retour pour ce désastre familial… Si je n’avais pas encore quelques amis d’école et autres sur place…

    Bien entendu, chaque couple fait comme il veut! J’ai juste exprimé mon opinion sur la chose… Je ne savais pas qu’on avait plus des parts pour les impôts étant marié que pacsé ou vivant en union libre… Bien entendu pour des cas spéciaux comme le compagnon de ma soeur un marriage peut se justifier.

  6. @ F : notre génération n’est pas plus conservatrice. Il s’agit juste d’un ré-équilibrage suite aux excès que la société a pu connaitre. Je m’explique. Selon moi, 2 raisons principales expliquent ce retour aux valeurs « mariage » et « engagement » :
    – la première tient lieu au fait que nous avons vécu l’explosion de la cellule familiale (divorses, familles mono-parentales, familles recomposées). A cela plusieurs raisons, les principales étant culturelles et socio-économiques. Sur l’aspect culturel d’abord : l’époque de nos parents est celle de l’affranchissement culturel. Ils se sont révoltés contre des traditions écrasantes afin d’être libre du choix de leur vie. Certes cela a eu du bon mais aussi, comme tout excès, du mauvais. Multiplication des unions libres et prédominance du désir personnel se sont effectuées au détriment d’un environnement éducatif et familial sain pour les enfants (nombre d’entre nous, même si ce n’est pas mon cas, ont vecu comme un traumatisme l’explosion parfois violente de la cellule familiale). Beaucoup de personnes de notre génération y ont donc vu un échec d’une partie des idéaux de leurs parents. Il y a donc au contraire une remise en question de certains aspects de la culture « hippies », ceux-ci étant perçus comme de l’égoïsme et/ou de l’irresponsabilité naïve (on trouve encore aujourd’hui des quinquagénaires en quête d’une éternelle jeunesse). Il y a donc au contraire une volonté de retour à l’engagement, à la fidélité, etc. Tout cela sans compté que nous avons grandi avec la menace du SIDA. Sur l’aspect socio-economique : cette explosion de la famille est aussi liée au contexte éco favorable dans lequel ont grandi nos parents. Je m’en explique plus bas.
    – La deuxième raison est liée au besoin de liens stables solides et solidaires en ces périodes de crises. Or notre génération a vécu et continue aujourd’hui de vivre des périodes de crises importantes, notamment économiques (les vingt piteuses). Il y a donc un repli sur la cellule familiale.
    Le nombre de mariage et de naissance ne cesse d’augmenter ces toutes dernières années en France. Ce n’est pas qu’un phénomène de mode. Même si certains ne se marient que pour l’aspect social et festif de la cérémonie, rien n’empêche de ne faire qu’un mariage civil ou un mariage en petit comité.

  7. Un texte de Martin Gray, extrait du Nouveau Livre.
    C’est un texte que j’aime beaucoup (et que j’ai choisi et lu – en tant que témoin – au mariage civil d’un de mes meilleurs amis) et qui reste d’une incroyable actualité.

    « Certains croient que le temps n’est plus au mariage. Qu’il suffit de vivre l’un avec l’autre sous le même toit pour que l’union soit réelle et qu’on peut ainsi, quand le temps de l’amour a cessé, se séparer, recommencer. La vie serait ainsi une suite d’expériences que jamais le mariage ne viendrait sanctionner. Certains pensent même que le mariage est inutile, alors que des enfants naissent, et que la mère ou le père peut très bien, seul, si leur union se défait, élever les enfants. Le mariage ne serait qu’une vieille coutume à abolir et dont ne seraient plus victimes que les naïfs.

    J’ai dit que je voulais préserver la naïveté et je veux aussi défendre le mariage.

    Il faut qu’à un moment donné ton engagement soit total, conclu pour l’éternité. Il faut que tu croies cela. Et c’est pourquoi j’aime que le mariage soit un sacrement, un symbole qui dans les religions, quelles qu’elles soient, a une importance capitale.

    Car le mariage est un moment de la vie. Si tu multiplies ces unions sans signification sacrée, elles ne seront jamais que des rencontres sans avenir. Tu n’auras pas pris le risque, tu n’auras pas parié. Le mariage est ce risque et ce pari qui t’obligent à aller jusqu’au bout de tes sentiments. Tu peux alors éprouver quelle est leur valeur. Et l’autre le découvre aussi.

    Le mariage n’est donc pas un simple acte social. Il est cérémonie sacrée, moment où tu entres en harmonie avec un ordre du monde. Accomplis cet acte avec gravité. Entre dans le mariage comme si tu commençais une nouvelle vie. Et c’est une nouvelle naissance pour toi. Tu vas vivre à deux. Tu vas partager. Des enfants vont naître. »

  8. @ Nina : c’est très gentil mais a priori j’ai déjà plein de projets en cours et je ne pense pas qu’il soit bénéfique de me disperser d’avantage. En même temps, j’ai toujours aimé relevé les challenges (parce que là, vu le sujet…). Alors, effectivement, pourquoi pas en discuter. Autour d’un verre ?

  9. Ah, ba tu vois Nina, même pas besoin d’aller à un mariage, suffit d’en parler sur le net et on te propose d’aller boire un verre pour « en discuter »!
    Si c’est pas magique ça !

    Ahem.. pardon.

  10. Alors Nina, il n’y a très peu de chance qu’on se marira un jour puisque il te faut une bonne raison (administrative) et je n’en vois pas (rire)… Mais si ma compagne, si j’en avais une, y tenait particulierement, on peut toujours en discuter. Il faut pas être si catégorique non plus… Ma famille ne serait pas l’obstacle principal mais ça ne me parle pas trop non plus.

    Si tu as envie de faire des articles sur le mariage, fais en!

  11. très bien argumenté mon cher sylvestre, et je m’attendais un peu à ce genre de réponses s’il devait en venir une.
    mais je ne vois pas en quoi cela contredit le fait que nous sommes en tant que génération plus conservateurs. en soit c’est une forme de réaction contre le modèle de la précédente jugée donc plus libre ou libérée de certaines conventions sociales.
    après je suis en opposition sur le fond, bien que je respecte tout à fait ton analyse qui est pertinente.
    en effet je n’adhère pas du tout à cette vision qui voudrait que cette structure crée de la sécurité, qu’elle serait bénéfique et constructrice de quoi que ce soit.
    les familles recomposées, décomposées, explosées ou autre ça marche aussi, et c’est même dans bien des cas plus beau que les modèles nucléaires classiques.
    je n’ai pas vécu le divorce de mes parents comme un traumatisme, bien au contraire, dans certain cas c’est une libération passé le premier temps où tu dois t’adapter à la nouvelle donne.

    après sur ton extrait là aussi je suis contre, le mot de sacré ramène étymologiquement au divin, et cet aspect ne m’intéresse pas du tout, athée je suis et je reste.
    après je pense que considérer chaque moments et chaque relation pour ce qu’elle est c’est aussi prendre un risque, celui de vivre tout sans chaine pré imposée.
    je respecte les gens qui croient dans le mariage, après tout l’idée est belle, je suis le premier à écrire un blog par ailleurs sur notre désanchentement et notre manque d’idéalisme, mais c’est quand même un peu illusoire de croire qu’on aime qu’une fois dans sa vie, c’est même un peu triste.
    mon approche est donc éminemment plus libertaire, et je pense que même si c’est de l’arrière garde, le mariage républicain et son vieux texte assez nauséabond du code napoléonien aurait bien besoin d’être réformé et dépoussiéré.

  12. Je réponds un peu tardivement et je ne sais donc pas si quelqu’un lira ce post, mais bon…

    Oui, oui, il en faut bien un qui défende le mariage quand même. Sinon, ca fait vraiment trop consensuel.

    Je reconnais volontiers que certains aspects du mariage peuvent sembler archaïques aujourd’hui, notamment la cérémonie qui frise parfois l’apparat social ou les avantages (fiscaux mais aussi en termes de régime d’assurance par exemple).
    Toutefois, il ne me semble pas qu’il s’agisse aujourd’hui de conservatisme ou d’un total retour en arrière. Tout d’abord parce qu’il s’agit d’un éloignement, et donc d’une évolution, par rapport à la conception de ces dernières années (en gros celle de la génération de nos parents). Ensuite, il n’est pas non plus possible de dire que ce phénomène est un retour au mariage comme il était vécu encore auparavant (à la génération de nos grands-parents et encore avant eux). Le poids social qui faisait du mariage la norme obligatoire n’existe plus. Sauf quelques rares exceptions, les gens se marient sans avoir suivi la règle de l’abstinence avant le mariage ou respecter l’interdiction de vivre en couple avant le mariage qui prévalaient autrefois. Au contraire, rien n’empêche aujourd’hui quelqu’un de vivre de nombreuses expériences sentimentales et sexuelles avant de trouver « la bonne personne » et de décider de se marier avec elle. Le mariage n’est plus du tout aujourd’hui une convention sociale mais un choix librement effectué.
    Ce retour du « mariage » est en fait un renouveau. En effet, les notions de couple et de mariage sont en train d’être réinventées (dans le sens de revues et corrigées). Il s’agit désormais d’un acte d’amour très fort qui continue de provoquer d’intenses émotions (la personne qui tremble au moment de demander la main de l’autre, et cette dernière qui pleure de joie – ca fait un peu cliché mais c’est l’esprit qui compte).
    Je comprends que certains comme toi voient cela comme du conservatisme, mais je ne l’entends pas ainsi. Je trouve cela d’une incroyable modernité en fait.

    Je suis entièrement d’accord avec toi quand tu dis que « considérer chaque moments et chaque relation pour ce qu’elle est c’est aussi prendre un risque, celui de vivre tout sans chaine pré imposée. » Ce n’est pas moi qui dirait le contraire. Les chemins de traverse et les routes non tracées sont certainement ce qu’il y a de plus beau à vivre comme expérience.

    En revanche, je ne vois pas le mariage comme le fait d’une restriction de l’amour (ce qui serait effectivement triste) mais comme un catalyseur, voir un tremplin. L’amour et la conception qu’on en a, ainsi que nos désirs, évoluent avec le temps. Nous n’avons pas les mêmes attentes à 20, 30, 40 ou 50 ans. De fait, même en restant avec la même personne, l’amour peut évoluer et renaître. Il s’agira d’amour sous des conceptions différentes. L’amour se renouvèle. Et puis, cela n’empêche pas de connaitre d’autres formes d’amour. Il y a l’amour familial, l’amour de ses enfants et, même, de ses amis.

    Je pense que l’union fait la force et qu’à 2, mais aussi 3, 4… on se sent plus fort si le groupe est unit. Il est vrai cependant que lorsque les temps difficiles arrivent et que l’union n’est que formelle (pour les avantages fiscaux) et non dans les cœurs, alors c’est la cata.
    Je suis d’ailleurs tombé aujourd’hui sur une brève (qui va dans ton sens) sur l’explosion du nombre de divorse à Wall Street : « Depuis quelques mois, le nombre de divorces a fortement augmenté chez les banquiers new-yorkais, de 20 à 30%. Les avocats ont même notamment vu arriver récemment des salariés de chez Lehman Brothers. » Mais bon, je ne dois pas avoir la même conception du mariage qu’eux. Pour moi, le mariage reste subordonné à l’amour et à la vie de famille.

  13. très intéressant tout ça, et en effet il faut bien que quelqun se charge de le défendre ce foutu mariage! « subordonné à l’amour et à la vie de famille », là je suis d’accord sur le premier point, beaucoup moins que le second. quid d’un mariage où il n’y aurait pas d’enfants à ce moment là? n’est ce pas là justement que cette vieille institution n’a pas suivi et pêche par archaisme et tradition?
    tout le monde n’a pas envie d’avoir d’enfant, et même si j’aime le concept de solidarité je reste, peut être par traumatisme personnel, convaincu qu’il faut d’abord s’en sortir seul avant de toujours se reposer sur un groupe. je ne pense pas que cela doive devenir un refuge contre l’agressivité d’une époque. je préfère de très loin les idéalistes et romantiques qui ferait ça par folie et amour, quite à se séparer vite, là au moins ça a un sens que je peux accepter et comprendre.
    mais le refuge sécuritaire et les raisons fiscales c’est trop cynique pour moi!
    et puis pour finir j’ai bien du mal à croire à la « bonne personne », parceque comme tu le dis on est pas le même à vingt ans et à cinquante.

  14. Moi, je n’ai jamais été marié et il y a très peu des chances que je le serais un jour… Comme ma famille est toujours une catastrophe d’un point humain aussi, je suis très hésitant. De toute façon, ça ne m’a pas empeché de vivre avec une femme pour un certain temps sans ce cirque couteux de mariage. De toute façon sans mariage, on peut rester librement ensemble parce qu’on le veut! Or, les mariages, une fois marié, c’est tout un cirque pour se séparer. D’ailleurs, à un certain moment, le gouvernement avait envisagé des divorces consenuels sans passer par la case procès avec juges et avocats. Eh ben, les avocats n’ont pas voulu : Pas pour le « bonheur » des couples mais bassement pour une affaire de fric …

  15. Pas assez de temps libres pour suivre heure par heure le fil de la discussion, je réponds donc une nouvelle fois tardivement. Ca va bientot se transformer en page de forum. 🙂

    Je conviens que pour certains certainement le bonheur passera par la satisfaction des plaisirs à court terme (la jouissance immédiate) et par la multiplication des rapports avec différents partenaires suivant la méthode « Kleenex ».
    Je ne peux cependant me résoudre – même si on vit dans une société de consommation – à seulement consommer des moments d’amour.
    On peut aussi rechercher à construire et développer une relation amoureuse de manière durable.
    D’ailleurs, si on n’est pas le même à vingt ans et à cinquante, on sait aussi que les personnes au sein d’un couple influencent réciproquement leur développement. De telle manière que l’évolution des attentes des 2 personnes peuvent converger et fusionner. L’amour ne peut se résumer selon moi à un cout de foudre, l’amour se batit sur des expériences vécues et partagées.

    Je ne pense pas qu’il s’agisse là d’archaïsme. J’ai l’impression que ce désir d’engagement correspond a de nouvelles attentes de la société et tout particulièrement des nouvelles générations. Ne parle-t-on pas de plus en plus de « développement durable » et de « responsabilité sociétale » ?

    Enfin, si, lorsque le désir de l’autre s’efface, ce qui peut arriver, il suffit au couple de se séparer que va-t-il se passer dans le cas où une des deux personnes auraient un problème, un passage à vide , une phase de dépression liée à son âge ou son travail, ou pire une maladie grave (alzheimer, cancers, etc.) ?

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